Pour les 75 ans de Keith Jarrett, le label ECM dévoile le 8 mai 2020, un titre inédit du légendaire pianiste. Une version live de Answer Me, issu du prochain album solo de Keith Jarrett enregistré à Budapest. Un petit trésor !
« Nightintales, les chansons nocturnes de China Moses
Tempo implacable, swing et ballades… ça groove
China Moses traverse les territoires de la nuit sur « Nightintales ». Sa voix chaleureuse et son énergie convoquent des ambiances nocturnes. La chanteuse raconte une histoire passionnante où se télescopent le blues, le R&B, la soul et la pop. Un jazz nuancé très personnel qui met en lumière ses compositions et son nouvel univers.
Avec son nouvel album « Nightintales » (MPS/Pias) annoncé pour le 31 mars 2017, China Moses engage sa carrière sur une trajectoire nouvelle. Après un premier album en 1997, « China », où s’invite le hip-hop, après avoir exploré le R&B ainsi que les standards du Great American Songbook, la chanteuse investit avec brio en 2008 le répertoire de Dinah Washington sur « This One’s for Dinah ». En 2012 elle mêle ensuite avec talent blues, jazz et pop sur « Crazy Blues ». Après un tel parcours, on savait que China Moses était une chanteuse de standards de jazz et de blues avec laquelle il fallait compter.
Aujourd’hui China Moses creuse son sillon. Sur « Nightintales » elle s’affranchit de l’héritage des grandes voix du jazz pour enfin s’aventurer sur sa propre voie. Le résultat est enthousiasmant. China Moses s’invente un univers très personnel ancré dans les musiques qui groovent. Avec énergie et fraîcheur, elle interprète ses propres compositions. Sa chaude voix de contralto glisse sur des ballades somptueuses ou se déchaîne avec passion sur des rythmes énergiques pleins de syncopes.
De sa mère, la célèbre chanteuse de jazz Dee Dee Bridgewater, China Moses a hérité l’énergie et le swing puissant qui habite son nouveau projet. Elle a repris de son père, Gilbert Moses, metteur en scène américain de théâtre, de cinéma et de télévision, la capacité à projeter un scénario musical pour conter une histoire.
Les compositions écrites et composées par China Moses et Anthony Marshall ont été enregistrées à Londres au Snap Studios en cinq jours avec des musiciens anglais. Une grande complicité lie la chanteuse et le musicien-producteur du disque issu du R&B, du hip-hop et du gospel. Ils se connaissent musicalement depuis plus de 10 ans et ont déjà travaillé sur le 3ème album de China Moses. « Nightintales » né quasiment en temps réel sous la direction d’Anthony Marshall, restitue un vrai son « à l’anglaise » teinté de soul, de jazz et de blues et révèle l’ADN musical de la chanteuse.
China Moses (chant) et Anthony Marshall (guitare, vibraphone, chant) ont enregistré l’album avec Luke Smith (piano, orgue), Neville « Level » Malcolm (contrebasse), Jerry Brown (batterie), Luigi Grasso (sax alto), Rob Sell (sax baryton et alto), Tom Walsh (trompette), Patrick Hayes (trombone), Sovra Wilson-Dickson et Tadasuke Iijima (violon) et Gregory Dugan (violoncelle).
Les climats des titres se suivent et ne se ressemblent pas même s’ils participent d’un ensemble très cohérent. Des instants méditatifs avec la section de cordes, des moments malicieux, du swing effréné, des espaces de mélancolie, de l’énergie débridée. En fait, les onze titres de « Nightintales » ressemblent à s’y méprendre à la vraie vie.
China Moses nous met en garde, il faut se méfier des aventures de la nuit… Watch out, car il va falloir de l’énergie… Running, pour vivre ses passions… Put it on The line, sans perdre le fil… Disconnected, on succombe au swing de l’adultère… Blame Jerry, aux addictions diverses… Nicotine, y compris à l’intoxication amoureuse… Hungover, vécue jusqu’à sa fin amère… Whatever, avec toujours en ligne de mire le risque de craquer… Breaking Point, pour finir par se retrouver et repartir pour une autre nuit et… Running de nouveau
« Nightintales »… China Moses narre et projette en images musicales les contes d’une nuit. La chanteuse promène son regard, ses oreilles et sa voix sur le monde qu’elle traverse. Sa musique donne vie à des aventures nocturnes et l’on sent vivre, respirer, aimer, courir, souffrir et espérer des personnages qui vivent dans les lieux d’une ville propice aux rencontres mais aussi à la solitude et à la mélancolie.
« Nightintales ». La passion d’une chanteuse déterminée à prendre sa place dans le territoire d’un jazz vivant, maîtrisé et nuancé. Une musique fraîche, énergique, souple et captivante. Du swing, du groove, de l’humour, de la sensualité et de l’émotion avec un menu musical alléchant. Onze titres pétillants entre deep soul, blues, cool jazz et R&B rythmé qui s’autorise même un clin d’oeil vers une pop souriante. Un album plein de nuances qui respire la passion.
Ecouter « Nightintales » donne envie de bouger avec la musique et de découvrir le projet live pour profiter aussi de la remarquable présence scénique de la chanteuse. Ça tombe bien, un concert approche à grand pas. China Moses présente en effet le répertoire de son album à Paris le 28 avril 2017 à 21h au New Morning. Pour ce rendez-vous, la chanteuse est accompagnée de Luigi Grasso (saxophone alto et baryton), Joe Armon Jones (piano), Marijus Aleksa (batterie), Luke Wynter (basse).
Une tournée d’été s’annonce dont les dates figurent sur le site de China Moses.
Answer Me par Keith Jarrett
Vincent Peirani et Emile Parisien dévoilent Deus Xango
Près de six ans après un premier album « Belle Époque » décoré de prestigieux prix internationaux, le duo constitué de Vincent Peirani et Emile Parisien revient avec son nouveau projet, « Abrazo ». Histoire de mettre l’eau à la bouche, le duo dévoile Deus Xango, un premier single pour patienter en attendant la sortie de l’album prévue pour le 28 août 2020.
Baptiste Herbin présente « Vista Chinesa »
Le saxophoniste Baptiste Herbin vient enchanter ces temps de confinement avec la sortie de « Vista Chinesa ». Son quatrième album offre un concentré musical imprégné de rythmes brésiliens. A la tête d’un quartet, l’altiste accueille des invités brésiliens de marque et introduit des chansons dans son répertoire. Son jeu volubile ne manque ni de nuance ni de sensibilité. Du jazz ensoleillé et flamboyant.
Ce septième album du Trio Mediaeval reste dans continuité du travail du groupe qui explore la musique ancienne, la musique médiévale mono et polyphonique sacrée, les chansons traditionnelles avec un intérêt manifeste pour la musique contemporaine. Pourtant sur « Rimur », le groupe s’intéresse à l’improvisation et collabore dans ce champ avec le trompettiste Arve Henriksen qui s’intéresse lui aussi aux musiques nordiques.
L’improvisation préside au processus créatif du second album de ce « Label ECM-Focus5 », « Asian Fields Variations », sorti le 17 mars 2017. Il s’agit du premier enregistrement du trio composé par le clarinettiste Louis Sclavis, le violoniste Dominique Pifarély et le violoncelliste Vincent Courtois. Ces trois artistes majeurs de la musique créative française sont des adeptes de l’improvisation qui constitue d’ailleurs le noyau fondamental de leur expression. Les trois artistes travaillent de longue date ensemble dans des contextes très divers.
En 2015, le trio Sclavis-Pifarély-Courtois a été relancé avec un nouveau projet de compositions sur la scène du festival A Vaulx Jazz un certain 19 mars 2015. On garde le souvenir de la prestation que les trois artistes donnèrent à cette occasion devant une salle suspendue au déroulement de cette création instantanée pleine de surprises, de fraîcheur et de vivacité.
« Gershwin » est en effet un album incontournable à conseiller à tout amateur de Musique.
2017 marque le grand retour sur disque du pianiste Eric Legnini en leader. « Waxx Up » (Anteprima/Musicast) est annoncé pour le 17 mars 2017.
Sur « Villes invisibles », Toufic Farroukh s’éloigne de Beyrouth, sa cité natale à laquelle il a consacré l’album « Cinéma Beyrouth » en 2012. Déjà présents sur le précédent opus, le pianiste Leandro Aconcha et le batteur Luc Isenmann demeurent aux côtés de saxophoniste rejoints par le contrebassiste Marc Buronfosse. Autour de cette section rythmique on retrouve l’accordéoniste Didier Ithursarry, le joueur de oud Ahmad Al Khatib, le guitariste Frédéric Favarel et le percussionniste Bachar Khalifé.
Aujourd’hui avec son deuxième album chez Blue Note,
Enfin, Yaron Herman « trouve que cette lettre ressemble à un arbre ». On peut donc aussi percevoir l’album comme l’alliage de trois segments soudés, trois musiciens associés, trois racines unies pour former un tronc solide. Un tronc qui ne demande qu’à générer des boutures, des bourgeons, des expansions vers une musique projetée vers l’avenir à partir du terreau des origines. On perçoit alors Y comme un symbole porteur d’unité et de devenir.
Trois titres captivent par leurs climats dynamiques et étranges, par l’énergie qui les traversent, par le mouvement omniprésent qu’ils suggèrent, par les échappées lyriques qui fusent de leur trame répétitive et rythmique. First Dance, Legs to run et Side jump. Énergie, rythme, riffs mélodiques réitératifs créent des climats dynamiques et étranges.