Le trompettiste, compositeur et arrangeur Pierre Drevet signe le superbe « EchangƎ ». Enregistré live avec le Brussels Jazz Orchestra et la chanteuse Claire Vaillant, l’album délivre une musique flamboyante où la richesse et la joie du partage sont perceptibles. Compositions originales, arrangements éclatants, splendides envolées des solistes. Du swing grand format dont l’écoute déclenche l’enthousiasme. A partager sans réserve.
David Enhco présente « Horizons », son 3ème album en quartet
La liberté atout majeur d’un album sans concession
Sur son troisième album, « Horizons », le compositeur et trompettiste David Enhco présente son nouveau projet musical. En quartet il explore des horizons ouverts où la liberté est reine. On est à la fois captivé et étonné par cette alchimie étrange où liberté coexiste avec solennité et spontanéité avec élégance.
On ne rappelle pas ici l’inlassable engagement musical de David Enhco né dans une famille de musiciens, devenu trompettiste et très vite impliqué sur les scènes auprès de Thomas, son frère pianiste. On n’évoque pas non plus sa participation aux aventures de l’Amazing Keystone Big-Band dont il assure la co-direction avec Bastien Ballaz, Jon Boutellier et Fred Nardin, ni même son compagnonnage musical auprès de la chanteuse Cecil McLorin Salvant mais on se penche s
ur « Horizons » le troisième épisode discographique de l’aventure engagée avec son quartet, un album où les surprises se suivent et ne se ressemblent pas
Après « La Horde » paru en 2013 chez Cristal Records puis « Layers » sorti en 2015 sous le label Nome (fondé par les musiciens du quartet et les frères Maxime et Adrien Sanchez), David Enhco présente « Horizons » (Nome/L’Autre Distribution) enregistré en décembre 2016 aux studios La Buissonne et sorti le 28 avril 2017. Sur cet opus le trompettiste s’exprime en quartet avec ses fidèles amis, le pianiste Roberto Negro, le contrebassiste Florent Nisse et le batteur Gautier Garrigue.
Sur « Horizons », David Enhco et son groupe dessinent plus précisément encore les contours de leur identité musicale qui doit beaucoup à ce continuum fidèle que le trompettiste entretient avec ses partenaires. Cela constitue sans doute un atout essentiel qui participe à l’évolution de la musique du quartet. En effet, s’exprimer librement est d’autant plus aisé que règnent au sein du groupe confiance et respect mutuels. Ainsi les musiciens peuvent mieux dialoguer, avancer, s’aventurer, innover et créer. C’est bien sur ce collectif que se fonde cet album qui intrigue autant qu’il séduit.
Les onze titres de l’album « Horizons » dessinent un monde musical empreint de nuances qui sont autant de surprises. Couleurs et ambiances alternent au gré de l’expression des musiciens qui savent renouveler leur discours. De plage en plage, les atmosphères varient, surprennent et captivent l’attention de l’auditeur. Soutenu par le collectif très soudé, le souffle de la trompette tempête ou murmure, son chant s’élève du groupe, se brise pour mieux s’élancer et tenter une nouvelle envolée. Les horizons ouverts par cet album font vibrer les amateurs de jazz improvisé.
Les deux improvisations collectives intitulées Interludes I et II témoignent vraiment du climat de liberté qui règne sur cet album tourné clairement du côté de ce qu’il est coutumier de nommer la musique improvisée européenne. La sonorité presque davisienne de la trompette sur L’éclat disparu composé par Gauthier Garrigue n’est pas sans rappeler les inflexions d’un certain Miles sur Blue in Green de l’album « Kind of Blue ».
Sur les compositions de Roberto Negro le climat est changeant. Comme suspendu et évanescent sur le nocturne Likasi, il n’est pas sans évoquer les dissonances du monde de Kenny Wheeler ou de celui de Jon Hassel. Sur Félix B. se dessine la trajectoire aventureuse et incertaine d’une trompette funambule qui hésite sur le fil tendu entre deux horizons. Le tempo se précipite sur L’inconnu et le couple d’amoureux. La musique devient alors une toile sur laquelle la trompette projette de fulgurantes interrogations.
La plume de Florent Nisse dessine les contours d’un univers musical que Nino Rota n’aurait pas dénié. Alors qu’Interspiratio déclenche chez David Enhco une profonde mélancolie, Questions come next entraîne le trompettiste dans un monde empreint de lyrisme et l’orchestre dans un tourbillon crescendo et résolutoire qui termine l’album en beauté.
On retrouve une relative continuité formelle entre les trois compositions du trompettiste. Touches délicates des lignes brisées de Sentinelle écrit par David Enhco « en pensant à une sorte de rempart mental contre la morosité. Un rappel pour rester joyeux même dans les moments difficiles ». Rythme ralenti comme étiré sur From the Horizon qui laisse entrevoir la lumière heureuse de Silver Lining.
On regarde avec bonheur vers les « Horizons » matures ouverts par le David Enhco Quartet et on se laisse porter par la musique pleine d’espoir de Sentinelle avec le superbe solo de contrebasse de Florent Nisse…
… et pour finir on conseille la consultation du site de David Enhco.
Le David Enhco Quartet présente le répertoire de l’album « Horizons » sur scène le mercredi 31 mai à 20h au Café de la Danse à Paris. En première partie, « Flux » avec Federico Cassagrande & Florent Nisse.
Le trompettiste Pierre Drevet signe « EchangƎ »
Les flamboyantes couleurs sonores de « Twins »
Premier projet du Collectif La Boutique, « Twins » est construit autour du répertoire de Jean-Remy Guédon. Le trompettiste Fabrice Martinez en assure la direction artistique et propose une relecture inspirée des titres, avec en invité, l’accordéon de Vincent Peirani. Orchestre rutilant et sonorités flamboyantes accrochent l’oreille.
Gregory Porter présente « Concord »
Après « Revival » découvert en janvier 2020, Gregory Porter présente « Concord ». Un clip et un nouveau single de son album « All Rise » dont la sortie est annoncée pour le 28 août 2020. Un autre titre fort réussi qui permet de retrouver avec bonheur la chaleureuse voix du crooner baryton.
Après le disque « Bayati » gravé en 2014 avec Ari Hoenig et Nathan Peck, Shahin Novrasli présente à quarante ans son deuxième album, « Emanation » (Jazz Village/[Pias]), sorti le 07 avril 2017. On découvre une musique riche et inspirée, imprégnée de la rigueur du classique tout autant que de la tradition azérie et ponctuée d’improvisations étourdissantes.
Sur ce nouvel album « Les idées heureuses » (Mélisse/Outhere Music France) sorti le 14 avril 2017, le contrebassiste Jean-Philippe Viret poursuit sa quête autour de François Couperin. Le disque emprunte d’ailleurs son titre à une pièce de l’auteur, issue du premier livre de pièces de clavecin paru en 1713.
écouté, analysé la musique gwo ka, sa tradition et sa modernité. Le disque restitue l’authenticité de cette musique. Il s’est amusé à exploiter de manière différente une même base de mélodie pour qu’à la fin les musiques restituent des reflets différents, tantôt plus axé sur le gwo ka moderne, tantôt plus orienté vers le jazz. Bien sûr à cela, Sonny Troupe rajoute des métriques issues du métal qu’il a aussi étudié sans oublier quelques pincées d’électro pour pimenter le tout.
En attendant la sortie de son album attendu pour l’automne, Tony Allen annonce la parution d’un EP de quatre titres produit par Vincent Taurelle, « A Tribute to Art Blakey And The Jazz Messengers » (Blue Note/Universal) disponible dès le 19 mai 2017.
Depuis plusieurs années Tony Allen tente de nombreuses expériences (techno, électro). En 2012, le maître de l’afrobeat participe à « Rocket Juice & the Moon », avec le bassiste Flea (du groupe ‘Red Hot Chili Peppers’) et Erykah Badu.