Avec David Linx on embarque sur « 7000 Miles »

Avec David Linx on embarque sur « 7000 Miles »

Aux commandes, le quartet Linx-Ceccarelli-Goualch-Imbert

Annoncé pour le 02 février 2018, l’album « 7000 Miles » (Sound Surveyor Music/Invivo) présente le troisième opus et le nouveau projet du quartet qui réunit David Linx (voix), André Ceccarelli (batterie), Pierre-Alain Goualch (piano, fender rhodes) et Diego Imbert (contrebasse).

En 2009, le trio formé d’André Ceccarelli à la batterie, Diego Imbert à la basse et et Pierre-Alain Goualch au piano invite David Linx pour l’enregistrement de l’album « Le Coq et la Pendule », en hommage à Claude Nougaro. Ainsi le trio devient quartet.

Après le succès discographique et scénique du projet, le groupe élabore une suite enregistrée en 2014 sur « à NOUsGARO », avec des textes inédits de Nougaro et des adaptations en anglais, mis en musique par chaque membre du groupe.

Après six ans et de nombreux concerts, le quartet élabore une nouvelle approche musicale et rentre en studio autour d’un répertoire original avec quelques reprises revisitées. De nouveau la magie opère et chaque membre s’investit à part égale.

D’emblée la première écoute permet de percevoir la cohésion qui règne entre les quatre musiciens sur l’album « 7000 Miles » (Sound Surveyor Music/Invivo).

Avec David Linx, André Ceccarelli, Pierre-Alain Goualch et Diego Imbert on embarque sur « 7000 Miles »

Complices les quatre pilotes de « 7000 Miles » proposent un voyage somptueux au-dessus d’un vertigineux paysage aux couleurs et aux rythmes mouvants. Chaque escale procure un dépaysement pourvoyeur de bonheur. On savoure la souplesse de la voix, la légèreté du jeu de la batterie au tempo toujours assuré, l’articulation délicate du piano, la rondeur du grain et la précision des notes de la contrebasse.

Couverture de l'album "7000 Miles" de Linx-Ceccarelli-Goualch-Imbert« 7000 Miles » vibre de rythmes lumineux, de textes denses et porteurs de messages. La voix, la batterie, le piano et la contrebasse sonnent en parfaite cohésion. Chaque titre apporte son lot de surprises et libère des pulsations qui lui sont propres. Textes et compositions vivent à part égales sur ce répertoire qui propose quatre reprises et des compositions originales.

On perçoit la proximité qui existe entre les quatre musiciens, leur intimité basée sur leur conception commune de la musique et leur écoute réciproque. On capte la grande osmose qui règne entre la voix limpide et aérienne de David Linx, les baguettes et balais du maître ès batterie qu’est André Ceccarelli, le délicat jeu de piano de Pierre-Alain Goualch et la chaleureuse sensibilité de la contrebasse de Diego Imbert.

Devenu une référence en matière de jazz vocal, David Linx libère totalement son chant. Sa voix singulière recèle à la fois une force et une délicatesse intrinsèquement liées. Au fil des titres, il retient, suspend, étire le tempo ou le pousse, l’accroche et le bouscule. Il swingue et voltige avec une maîtrise inouïe à moins qu’il ne lévite et plane en totale apesanteur.

La singularité de sa voix réside autant dans sa puissance que dans sa souplesse et la maîtrise des écarts avec des descentes profondes dans les graves suivies de montées vertigineuses dans les aigus. Linx-Ceccarelli-Goualch-Imbert-embarquent sur l'album "7000 miles"Ses silences et la tenue de ses notes sans aucun forçage alternent avec des improvisations où les onomatopées se bousculent ou se caressent, c’est selon.

Sur une musique de Ryuichi Sakamoto et des paroles de David Linx, le titre 7000 Miles, qui donne son nom au projet, parle de la confrontation entre Orient et Occident dans le monde actuel et de la question du positionnement difficile quand on se trouve à « 7000 miles » de l’un ou de l’autre, étant au milieu, parfois dans une périlleuse posture. Une ballade somptueuse que la voix de David Linx étire sur les lignes d’un clavier délicat et d’une contrebasse chaleureuse soutenus par la douce caresse des balais sur les peaux des toms et des cymbales.

Sur le titre d’ouverture, Poses, une reprise de Rufus Wainwright, la voix flotte comme en suspension.

Le fender-rhodes et la batterie dégagent une belle énergie sur le rythme entraînant de From One Family To Another composé par Diego Imbert. Sur America, la composition de Pierre-Alain Goualch, écrite bien avant la venue de Donald Trump à la tête des USA, David Linx a écrit un texte qui se révèle être une critique douce-amère des choix de ce pays.

Écrite en 1998 par David Linx et Daniel Goyone, la chanson Fool To Never Know déroule une douce mélodie. Un superbe chorus de contrebasse répond à la voix mais on échappe à toute sensiblerie du fait d’une rythmique tout en décalage.

Le quartet Linx-Ceccarelli-Goualch-Imbert aux commandes de l'album 7000 MilesSur une idée d’André Ceccarelli, la reprise de Dock of the Bay a tout pour séduire, traité comme un standard de jazz sur un tempo dont les couleurs soul se teintent de reflets latins. Une sorte de boogaloo dont le tempo ralenti flirterait entre un groove funky et soul et des pulsations latines lascives. La batterie mène le bal, le piano ne manque pas d’aplomb, la contrebasse assure le tempo sans faillir et la voix s’amuse.

Arrangé par Pierre-Alain Goualch, le standard Night and Day se voit sérieusement modernisé par une métrique qui donne un sentiment de vertige. Des spirales vocales s’élèvent et valsent dans un ciel où les couleurs de la nuit épousent celles du jour.

Sur Distinction ressurgit l’identité de compositeur de David Linx et la puissance de son parler-chanter. L’album se termine avec The promise of You écrite en 1991 par David Linx avec le compositeur brésilien Yvan Lins. De ce titre émane une douce tendresse qui laisse augurer un possible bonheur.

Avec « 7000 Miles » on embarque sur un vol transmusical chargé d’émotions aux couleurs multiples. Loin de toute turbulence démonstrative, les échanges complices des quatre musiciens procurent une douce sensation de bien-être. A coup sûr, le pilote automatique n’est pas activé. Il règne en effet un climat d’intimité rassurante qui enchante.

Sandro Zerafa signe « Last Night When We Were Young »

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Sandro Zerafa signe « Last Night When We Were Young », son cinquième album en tant que leader. Le guitariste interprète des standards en duo avec le pianiste Vincent Bourgeyx ou en trio avec le contrebassiste Yoni Zelnik et le batteur Antoine Paganotti. Inscrit dans la grande tradition du jazz, le propos n’en est pas moins empreint de modernité. Un opus irradié de légèreté et de lumière.

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« Happy Hours » de Vincent Touchard & Stephen Binet

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Sur « Happy Hours », le batteur Vincent Touchard et le pianiste Stephen Binet prolongent leur collaboration initiée au Piano-bar du Théâtre le Prisme à Elancourt lors de jam sessions qui donnent leur nom à l’opus. C’est dans l’esprit de ces moments conviviaux qu’ils ont invité au studio Libretto les prestigieux musiciens rencontrés lors de ces soirées. Trois jours d’enregistrement, quelques éléments d’arrangement et treize standards après, l’album restitue un jazz intemporel dont la magie opère sans faillir.

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Xavier Belin dévoile « PiTakPi »

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Le pianiste, arrangeur et compositeur martiniquais Xavier Belin signe un album prometteur, « PiTakPi ». A la tête de son quartet du même nom, il développe un projet moderne et très personnel. Attaché à sa culture et à la modernité de son écriture, il déborde de créativité. Il compose autour de la clave du « ti-bwa », utilisée dans la musique traditionnelle martiniquaise, mais aussi autour du « ti-bwa », instrument de percussion en bambou frappé avec des baguettes. Du jazz moderne influencé par les musiques afro-descendantes.

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« Old and New Songs »

« Old and New Songs »

Passeurs de musique, d’hier à demain

Le répertoire de l’album « Old and New Songs » annoncé pour le 02 février 2018 est construit à partir de chansons populaires et folkloriques de lieux et d’époques variées. Porté par ces « passeurs » que sont Yoann Loustalot, François Chesnel, Frédéric Chiffoleau et Christophe Marguet, le projet séduit par son originalité et sa sensibilité.

Quatre improvisateurs émérites se réunissent autour d’un projet qui donne son nom à l’album « Old and New Songs » (Bruit Chic/L’Autre Distribution) à paraître le 02 février 2018. Le trompettiste Yoann Loustalot, le pianiste François Chesnel, le contrebassiste Frédéric Chiffoleau et le batteur Christophe Marguet.

Pochette de l'album "Old and New Songs avec Y Loustalot-F Chesnel-F Chiffoleau-C MarguetAncrée dans le patrimoine des chansons populaires la musique des quatre musiciens prend une forme très actuelle. Par l’improvisation le quartet s’approprie des airs gravés dans la mémoire collective. Il les transforme librement pour en faire son propre patrimoine et le partager avec générosité sur les douze plages de « Old and New Songs ».

S’il puise dans le passé des chansons populaires, « Old and New Songs » ne procède pas de la vague rétro qui règne actuellement au sein de la société. Les musiciens s’inscrivent dans une démarche artistique qui vise à s’approprier des mélodies collectives, issues le plus souvent de la tradition orale, pour les faire vivre aujourd’hui via le jazz et l’improvisation.

A partir de traces musicales du passé et en utilisant des codes actuels, le quartet tisse un pont qui permet à ces airs anciens de traverser le temps. Une transmission d’hier à aujourd’hui et pourquoi pas à demain.

Le répertoire des musiques populaires et folkloriques est certes infini mais la collecte des quatre artistes procède d’une approche personnelle entreprise auprès de musiciens du monde entier lors de leurs voyages ou à partir d’écoutes de disques auxquels ils sont attachés..

Au fil des plages de l’album « Old and New Songs » on découvre deux chants traditionnels japonais, Edo no komoriuta et Oshima anko bushi et La Romanella venue d’Italie. Certes, on reconnait d’autres thèmes exposés plus ou moins brièvement et quelquefois relancés en cours de plage mais il n’en demeure pas moins que les jazzmen conduisent très vite la musique sur leurs propres sentiers, s’en emparent et la transforment.

On va de surprise en surprise et il est plaisant de se laisser dérouter vers ce que l’on aurait voulu imaginer mais que l’on n’a pas su ou pas pu. La créativité du quartet « Old and New Songs » contribue à enrichir la perception de l’auditeur, à ouvrir son écoute à d’autres possibles. C’est bien là que réside l’art et le quartet le fait de manière délicieuse.

Il en va ainsi pour plusieurs airs familiers. Mellan branta stränder, le traditionnel russe qui a déjà inspiré le jazzman suédois Jan Johansson sur l’album « Jazz på ryska ». Kristallen Den Fina enregistré par le trompettiste Art Farmer sur « To Sweden with love ». Le faussement moyen-âgeux File la laine composé en 1948 par Robert Marcy. Le célèbre Bachianas Brasileiras No. 5 - Aria (Cantilena) de Villa-Lobos. Plaine, ma Plaine composé à l’époque soviétique en 1934 par Lev Knipper perd ici ses accents guerriers. Le chant traditionnel béarnais La belle s’en va au jardin des amours se teinte d’accents tragiques. Une jeune fillette attribué à Jehan Chardavoine perd ses inflexions renaissance mais restitue la désespérance de la fillette devenue nonette.

Comme des passeurs entre hier aujourd’hui et demain, les quatre protagonistes du projet « Old and New Songs » ouvrent des sentiers musicaux dépaysants. L’inventivité mélodique du trompettiste, le toucher coloriste du pianiste, la sonorité chaleureuse du contrebassiste, la rythmique inventive du batteur s’unissent pour tisser des musiques sensibles et changeantes.

Enregistré en avril et juillet 2017 au studio Gill Evans d’Amiens par Philippe Teissier du Cros assisté d’Ambroise Helmlinger l’album a été mixé et mastérisé par le même Philippe Teissier du Cros au Studio Boxson à Paris. Par contre ce serait méconnaître ce qui anime les quatre lascars que d’imaginer des concerts à venir qui reproduisent fidèlement l’album.

En effet le propre de l’improvisation, processus créatif s’il en est, garantit l’écoute d’une version nouvelle de chaque morceau lors de toute prochaine interprétation, au gré de la libre inspiration des interprètes. On fait aussi confiance aux musiciens pour dénicher au fil du temps d’autres trouvailles. Nul doute donc que chaque concert à venir offrira une musique renouvelée et un plaisir indicible à se laisser immerger dans l’imaginaire musical de ces quatre complices qui ont plus d’un tour dans leur sac pour générer des surprises et régénérer leur musique

Une belle occasion se profile bientôt pour écouter live le répertoire de « Old and New Songs ». Rendez-vous à Paris le 08 février 2018 à 21h au Sunside pour retrouver sur scène le trompettiste Yoann Loustalot, le pianiste François Chesnel, le contrebassiste Frédéric Chiffoleau et le batteur Christophe Marguet.
Sandro Zerafa signe « Last Night When We Were Young »

Sandro Zerafa signe « Last Night When We Were Young »

Sandro Zerafa signe « Last Night When We Were Young », son cinquième album en tant que leader. Le guitariste interprète des standards en duo avec le pianiste Vincent Bourgeyx ou en trio avec le contrebassiste Yoni Zelnik et le batteur Antoine Paganotti. Inscrit dans la grande tradition du jazz, le propos n’en est pas moins empreint de modernité. Un opus irradié de légèreté et de lumière.

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« Happy Hours » de Vincent Touchard & Stephen Binet

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Sur « Happy Hours », le batteur Vincent Touchard et le pianiste Stephen Binet prolongent leur collaboration initiée au Piano-bar du Théâtre le Prisme à Elancourt lors de jam sessions qui donnent leur nom à l’opus. C’est dans l’esprit de ces moments conviviaux qu’ils ont invité au studio Libretto les prestigieux musiciens rencontrés lors de ces soirées. Trois jours d’enregistrement, quelques éléments d’arrangement et treize standards après, l’album restitue un jazz intemporel dont la magie opère sans faillir.

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Xavier Belin dévoile « PiTakPi »

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Le pianiste, arrangeur et compositeur martiniquais Xavier Belin signe un album prometteur, « PiTakPi ». A la tête de son quartet du même nom, il développe un projet moderne et très personnel. Attaché à sa culture et à la modernité de son écriture, il déborde de créativité. Il compose autour de la clave du « ti-bwa », utilisée dans la musique traditionnelle martiniquaise, mais aussi autour du « ti-bwa », instrument de percussion en bambou frappé avec des baguettes. Du jazz moderne influencé par les musiques afro-descendantes.

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« Jean-Michel Bernard Plays Lalo Schifrin »

« Jean-Michel Bernard Plays Lalo Schifrin »

La Mission n’est pas Impossible (!)… l’album est somptueux

Le pianiste et compositeur Jean-Michel Bernard présente l’album « Jean-Michel Bernard Plays Lalo Schifrin » consacré aux musiques du grand compositeur et arrangeur argentin Lalo Schifrin. Arrangements ciselés, orchestrations somptueuses. En invités, Kyle Eastwood et Lalo Schifrin lui-même.

Couverture de l'album "Jean-Michel Bernard Plays Lalo Schifrin"

Sorti le 19 janvier 2018, l’album « Jean-Michel Bernard Plays Lalo Schifrin » (Cristal records/Sony Music Entertainment) fait suite à la réussite du programme d’un concert monté par Jean-Michel Bernard en hommage à Lalo Schifrin au 3ème « Festival du Cinéma et de Musique de Film de la Baule » en 2016.

Le projet qui sous-tend l’album porte pour majorité sur les orchestrations des musiques de films composées par Lalo Schifrin.

Avant tout, « Jean-Michel Bernard Plays Lalo Schifrin » est une belle histoire d’amitié qui unit deux compositeurs, Lalo Schifrin et Jean-Michel Bernard. Après une première rencontre en 1990 ils se retrouvent en 2017 autour de « Jean-Michel Bernard Plays Lalo Schifrin ». De générations et de nationalités différentes, Lalo Schifrin et Jean-Michel Bernard ont en commun un goût certain pour le jazz et la musique orchestrale moderne. Les œuvres du premier ont façonné la vocation du second et participé de sa culture.

Lalo Schifrin, pianiste, chef d’orchestre, compositeur, arrangeur argentin est né en 1932 à Buenos Aires en Argentine. Il est notamment connu pour ses musiques de film (Bullitt, L’inspecteur Harry,…) et de séries (Mission Impossible, Mannix, Starsky et Hutch,…). Le jazz est une de ses patries. Jean-Michel Bernard, pianiste et compositeur est né en 1961 à Montdidier en France. Il a accompagné Ray Charles en concert les trois dernières années de sa vie et est le compositeur attitré de la musique des films de Michel Gondry.

L’histoire remonte à 1990. Le musicologue Alain Lacombe est chargé de coordonner pour le Midem de Cannes un concert exceptionnel de Lalo Schifrin à la tête de l’Orchestre National de Lyon complété par une section rythmique composée de Ray Brown à la contrebasse et Grady Tate à la batterie. Au programme, des œuvres de Schifrin mais aussi de Villa-Lobos, Francis Lai, Dizzy Gillespie et une suite française autour de Ravel, Delerue, Honneger et Georges Auric.

Alain Lacombe contacte le jeune pianiste de 29 ans Jean-Michel Bernard alors responsable de l’émission « L’Oreille en coin ». Le pianiste français saisit cette opportunité qui lui permet de rencontrer son héros musical, Lalo Schifrin. Lors du concert dirigé en janvier 1990 par le compositeur de Bullit, le chef d’orchestre dédicace le concert à Jean-Michel Bernard pour le remercier de son travail.

Un quart de siècle après, Lalo Schifrin a acquis une reconnaissance internationale. Il s’est lancé dans une série de concerts et d’albums baptisés « Jazz meets the Symphony ». Il a composé des musiques pour les films de nombreux cinéastes dont Carlos Saura pour « Tango » et Brett Ratner pour la série des « Rush Hours ».  Il est devenu un compositeur à la fois savant et populaire apprécié pour son sens de la mélodie, ses orchestrations et son approche rythmique.

Jean-Michel Bernard ©
Giovanni Cittadini Cesi

Jean-Michel Bernard à l’origine de nombreux indicatifs de France-Inter s’immerge quant à lui dans la musique pour l’image notamment auprès de Michel Gondry, Etienne Chatilliez, Eric Besnard, Francis Veber …. De 2000 à 2003 il devient compagnon et accompagnateur sur scène de Ray Charles. Le père de la soul qualifie le jeu du pianiste de « feu d’artifice » . Au gré des projets le compositeur lance des clins d’oeil musicaux à Schifrin mais  leurs chemins ne se sont plus croisés depuis 1990.

En 2016 la venue de Lalo Schifrin est annoncée en France pour un hommage que lui rend le 3ème festival « Musique et Cinéma » de La Baule » en novembre. Le consultant musical du festival, Stéphane Lerouge, propose le nom de Jean-Michel Bernard et tout s’enchaîne pour le pianiste. Il contacte le contrebassiste Pierre Boussaguet, le batteur François Laizeau, le trompettiste Eric Giausserand, le saxophoniste Charles Papasoff, le vibraphoniste et percussionniste Daniel Ciampolini. Lui-même s’installe aux claviers du Steinway et d’un Nord Electro 5. Le voilà parti pour arranger les standards de Lalo Schifrin que sont Mannix, The Cincinatti Kid, Bullit, Dirty Harry avec des incursions du côté de Tango, Lalo’s Bossa Nova ou Les Félins.

La veille du concert Jean-Michel Bernard et Lalo Schifrin se retrouvent. Le 12 novembre 2016, le jour de l’hommage qui lui est rendu par le festival, Lalo Schifrin découvre en direct le travail du Français et de ses complices musiciens. A la fin du concert il les rejoint sur scène pour interpréter avec eux entre autres morceaux Dirty Harry et Mission Impossible. Les deux pianistes, compositeurs et arrangeurs sont ainsi réunis le temps d’un concert.

En 2017, Jean-Michel Bernard projette d’enregistrer le programme du concert en disque. Fin janvier 2017 il enregistre avec ses cinq complices durant trois jours chez Cristal. Il complète le programme avec Manteca de Dizzy Gillespie. Durant de longs jours le leader du projet continue à travailler sans relâche dans son studio. Il coupe, arrange, ajoute des parties de violoncelle et violon, de guitare, et de cor sur certains morceaux.

Il convoque même le contrebassiste Kyle Eastwood qui intervient sur Dirty Harry. On se souvient que son père interprétait le rôle du fameux Inspecteur Harry Callahan. Lalo Schifrin donne son accord pour participer à l’enregistrement qui a lieu en Californie le 03 avril 2017.

Lalo Schifrin intervient sur des morceaux à deux pianos.

Sur sa composition Chano qui devient une véritable joute pianistique et sur une fantaisiste Introduction to The Plot où se suivent des extraits de « Rêverie » de Debussy, « An Die Freude » de Beethoven, « The Battle Hymn of Republic » de Steffe, « The Plot » de Schifrin et les « Frères Jacques ». Artistes du projet "Jean-Michel Bernard plays Lalo Schifin" réunis autour de Lalo SchifrinLes deux pianistes gravent aussi ensemble The Cheketeers Suite enregistré au studio A du fameux Capitol Building d’Holywood avec la flutiste Sara Andon.

On entend aussi cette dernière sur Cool Hand Luke où elle joue aux côtés du groupe de jazz.

Le disque ouvre sur une version éclaboussante de Mannix et se termine par une version plus introspective du même thème de Lalo Schifrin interprété sur un tempo de ballade en piano solo par Jean-Michel Bernard. Entre ces deux balises alternent des morceaux rythmés et d’autres plus lyriques.

Les dix-sept plages de l’album « Jean-Michel Bernard Plays Lalo Schifrin » proposent une musique somptueuse. Un petit trésor vitaminé qu’il fait bon écouter pour booster le moral. On vibre, on sourit, on rêve. Mise en valeur par les arrangements peaufinés de Jean-Michel Bernard, la musique de Lalo Schifrin en sort magnifiée et l’auditeur oscille entre joie et nostalgie.

Sandro Zerafa signe « Last Night When We Were Young »

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Sinne Eeg présente son nouvel album « Dreams »

Sinne Eeg présente son nouvel album « Dreams »

Une chanteuse de jazz et des jazzmen… un disque de rêve

Entourée par un orchestre à son service, la chanteuse scandinave Sinne Eeg présente « Dreams », son neuvième opus. Son chant mélodieux, son intonation parfaite et son sens du rythme font de cet album une réussite absolue. Sinne Eeg … une chanteuse de jazz, un point c’est tout et c’est déjà beaucoup !

Couverture de l'album "Dreams" de Sinne EegSur son neuvième album « Dreams » (Stunt/Una Volta Music) annoncé pour le 26 janvier 2018, la vocaliste danoise, Sinne Eeg retrouve son collaborateur de longue date, le pianiste Jacob Christoffersen mais elle s’entoure de musiciens issus de la scène jazz américaine, le batteur Joey Baron et le guitariste Larry Koonse avec lesquels elle a souvent joué et le contrebassiste Scott Colley qu’elle admire depuis longtemps.

Servie par ces musiciens talentueux, la chanteuse peut libérer tout son art. Ancrée dans la grande tradition du jazz vocal, Sinne Eeg possède une sensibilité à fleur de chant. A l’écoute de Falling in Love With Love on ne peut douter qu’elle ait écouté Sheila Jordan et sans trop d’erreur il est probable que Sarah Vaughan l’inspire lorsqu’elle chante What is This Thing Called Love.

Il convient aussi de préciser que Sinne Eeg ne se contente pas de chanter, elle à l’origine de six des dix morceaux de l’album. Elle renouvelle les quatre reprises du disque avec une aisance inouïe mais son identité vocale s’incarne vraiment sur les morceaux de son cru.

La souplesse de la voix de Sinne Eeg bouleverse autant que son grain plein d’empathie pour toutes les notes qu’elle embrasse avec chaleur de la plus grave à la plus aigue. Elle caresse les paroles et articule ses scats avec la grâce et le swing que seules possèdent les grandes chanteuses de jazz. Ses improvisations bouleversent autant que la douceur avec laquelle elle murmure l’amour. Avec un brin de vibrato, elle porte l’émotion à son comble et s’accommode de toutes les cadences. Chanteuse jazz intégrale, sous toutes les coutures.

La chanteuse Sinne Eeg

Sinne Eeg © Stephen Freiheit

L’album ouvre avec The Bitter End, un morceau au groove funky. Le répertoire enchaine, Love Song, une ballade romantique de son cru, What Is This Thing Called Love de Cole Porter et Falling in Love With Love de Richard Rogers. On est définitivement séduit par la manière dont elle déroule ses scats sur les deux standards qui s’en trouvent rafraîchis. Inspirée par le souffle des anges la chanteuse semble flotter au-dessus des portées.

Sinne Eeg signe la musique d’une superbe valse Head Over Hells mais confie le texte au vocaliste et multi instrumentiste Mads Mathias. La chanteuse reprend Time to Go, un thème déjà présent sur un disque précédent où elle l’interprétait en duo piano-voix. Le morceau prend une nouvelle dimension avec la présence de la guitare, de la contrebasse et de batterie mais conserve malgré tout son climat de tendresse mélancolique.

Sur Dreams, le titre qui donne son nom à l’album, Sinne Eeg intervient comme un instrument. Le morceau ouvre avec la voix et la guitare qui jouent à l’unisson et instaurent vraiment un climat de rêve. Inspirée par les airs du folklore nord-européen, cette ballade sans parole composée par la chanteuse permet d’apprécier son talent de pure vocaliste et d’appréhender l’entente qui existe entre les cinq musiciens.

Après avoir vu un documentaire sur les enfants d’Alep, Sinne Eeg a composé Aleppo dont elle se fait aussi parolière. Elle exprime combien elle a été touchée par la souffrance de ces innocentes victimes. L’album se termine avec Anything Goes, un morceau de Cole Porter qu’elle modernise avec des inflexions bluesy et interprète en duo avec Jacob Christoffersen.

Sinne Eeg se promène avec autant d’aisance sur les ballades qu’elle habite avec tendresse que sur le souple tempo d’une valse ou sur un titre funky qu’elle fait groover tout simplement. Aucun maniérisme, pas d’effet superflu, juste la note, la cadence, l’inflexion, l’articulation et l’improvisation qui conviennent. C’est bien cela une chanteuse de jazz qu’on se le dise !

Sandro Zerafa signe « Last Night When We Were Young »

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« Happy Hours » de Vincent Touchard & Stephen Binet

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Clovis Nicolas présente « Freedom Suite Ensuite »

Clovis Nicolas présente « Freedom Suite Ensuite »

Avec une nouvelle version de « Freedom Suite »

Le contrebassiste Clovis Nicolas présente son album « Freedom Suite Ensuite » qui rend hommage à la célèbre Freedom Suite de Sonny Rollins. Au sein d’un groupe sans piano ni guitare, le leader inscrit son projet dans la grande tradition du jazz post-bop.

Couverture de l'album de Clovis Nicolas, "Freedom Suite Ensuite"Après « Nine Stories sorti » en 2014 à New-York, Clovis Nicolas revient à la tête d’un quartet « sans accords », c’est à dire sans piano ni guitare pour assurer l’harmonie derrière les solistes via les accords. Le 19 janvier 2018, le contrebassiste sort l’album « Freedom Suite Ensuite » (Sunnyside Records/Socadisc).

L’opus rend hommage à Sonny Rollins, ce saxophoniste légendaire qui a incarné la figure d’un jazz libertaire et a toujours donné libre cours à ses improvisations au sein d’un cadre formel comme ce fut le cas sur sa fameuse Freedom Suite enregistrée en 1958 avec Oscar Pettiford à la contrebasse et Max Roach à la batterie.

 

Clovis Nicolas conçoit de créer une nouvelle version de l’incroyable Freedom Suite de Sonny Rollins, jusque là exclusivement interprétée par des saxophonistes, en lui donnant une suite intitulée « Freedom Suite Ensuite ». Pour finaliser et réussir ce projet ambitieux, il lui a fallu trouver la formation au sein de laquelle il puisse projeter sa vision musicale.

Très actif sur la scène musicale de New York depuis son arrivée au début des années 2000, le contrebassiste français Clovis Nicolas a vu sa réputation grandir suite à des concerts et/ou des enregistrements auprès d’éminents jazzmen (Peter Bernstein, Frank Wess, Herbie Hancock, Kenny Washington, Brad Mehldau, Harry Allen, Dee Dee Bridgewater et Jane Monheit).

Plusieurs concerts au sein d’un quartet avec deux saxophones mais sans piano ni guitare ont permis à Clovis Nicolas de se forger une nouvelle identité, d’élargir sa gamme d’expression, de mettre l’accent sur son jeu en solo et de déterminer la direction et le type de formation à adopter pour sa nouvelle musique.

Des enregistrements comme « Avant Garde » de Coltrane et Don Cherry, « Etudes » de Ron Carter ont contribué à asseoir sa conception musicale. L’identité sonore de ces orchestres a habité l’esprit de Clovis Nicolas quand il s’est agi de choisir les musiciens.

Pour le batteur il s’est tourné vers Kenny Washington, un de ses professeurs à la Juilliard School dont il admire la richesse rythmique, le sens du swing et le son. Le saxophoniste ténor Grant Stewart avec qui il joue depuis son arrivée à New York s’est imposé comme un partenaire incontournable. Les partitions de trompette sont partagées entre l’introverti et excellent soliste Brandon Lee et le fougueux Bruce Harris, au jeu plus expressif et très adapté au blues.

Pour cette nouvelle approche de Freedom Suite, une trompette intervient donc aux côtés du saxophone dans le strict respect de l’esprit de la composition.  La « Suite » s’inscrit au sein de d’un « Ensuite » constitué de compositions originales et de standards. Freedom Suite est réorganisée, décomposée en trois parties, séparées par deux « Interludes » sans solos.

Le répertoire ouvre avec The 5:30 PM Dive Bar Rendez-vous, un titre qui évoque une bizarrerie de Thad Jones et met en valeur le trompettiste Bruce Harris. Clovis Nicolas a composé Grant S, un superbe blues écrit pour le saxophoniste Grant Stewart ce qui permet à l’occasion de savourer sa sonorité chaleureuse, son aisance harmonique et mélodique et son articulation précise au cours d’un long solo.

Nichols et Nicolas est inspiré par le style de Herbie Nichols. La composition You or Me ? contrefait de belle manière le standard d’Irving Berlin The Best Thing for You (Would Be Me).

Dans la valse Dark and Stormy, c’est Montmartre sous la pluie qui se dessine. Sur Fine et Dandy de Kay Swif on apprécie les dynamiques solos de Bruce Harris, Grant Stewart et Kenny Washington qui insufflent un brin d’énergie dans le répertoire. Le contrebassiste a tiré le titre de sa composition Speak a Gentle Word du long poème d’Oscar Wilde, « Ballad of Reading Gaol ». On peut y écouter les solos lyriques de Grant Stewart et Brandon Lee.

L’album se termine avec Little Girl Blue, la composition de Richard Rodgers, interprétée magnifiquement en solo par le contrebassiste.

En supprimant piano et guitare, Clovis Nicolas s’inscrit au sein d’une formation qui lui permet d’affirmer sa nouvelle identité musicale. Porté par une rythmique et des solistes brillants, « Freedom Suite Ensuite » propose un jazz fidèle aux concepts formels de l’harmonie mais pourvoyeur de liberté.  « Jouer free à l’intérieur d’une forme » en référence à Sonny Rollins.

Sandro Zerafa signe « Last Night When We Were Young »

Sandro Zerafa signe « Last Night When We Were Young »

Sandro Zerafa signe « Last Night When We Were Young », son cinquième album en tant que leader. Le guitariste interprète des standards en duo avec le pianiste Vincent Bourgeyx ou en trio avec le contrebassiste Yoni Zelnik et le batteur Antoine Paganotti. Inscrit dans la grande tradition du jazz, le propos n’en est pas moins empreint de modernité. Un opus irradié de légèreté et de lumière.

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« Happy Hours » de Vincent Touchard & Stephen Binet

« Happy Hours » de Vincent Touchard & Stephen Binet

Sur « Happy Hours », le batteur Vincent Touchard et le pianiste Stephen Binet prolongent leur collaboration initiée au Piano-bar du Théâtre le Prisme à Elancourt lors de jam sessions qui donnent leur nom à l’opus. C’est dans l’esprit de ces moments conviviaux qu’ils ont invité au studio Libretto les prestigieux musiciens rencontrés lors de ces soirées. Trois jours d’enregistrement, quelques éléments d’arrangement et treize standards après, l’album restitue un jazz intemporel dont la magie opère sans faillir.

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Xavier Belin dévoile « PiTakPi »

Xavier Belin dévoile « PiTakPi »

Le pianiste, arrangeur et compositeur martiniquais Xavier Belin signe un album prometteur, « PiTakPi ». A la tête de son quartet du même nom, il développe un projet moderne et très personnel. Attaché à sa culture et à la modernité de son écriture, il déborde de créativité. Il compose autour de la clave du « ti-bwa », utilisée dans la musique traditionnelle martiniquaise, mais aussi autour du « ti-bwa », instrument de percussion en bambou frappé avec des baguettes. Du jazz moderne influencé par les musiques afro-descendantes.

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Clin d’œil à Romain Baret & « Naissance de l’Horizon »

Clin d’œil à Romain Baret & « Naissance de l’Horizon »

La liberté du jazz et l’énergie du rock

Membre du collectif « Pince-Oreilles », le guitariste Romain Baret propose le second album de son trio, « Naissance de l’horizon ». Imbibé de rock et de jazz, l’opus déborde d’énergie et de puissance.

Après un premier album « Split Moments » plutôt avant-gardiste enregistré en 2013 et sorti en mai 2014 sous le Label Pince-Oreilles, le guitariste Romain Baret revient avec un second album, Couverture de l'album "Naissance de l'horizon" du guitariste Romain Baret« Naissance de l’Horizon » (Label Pince-Oreilles/Inouïe Distribution) sorti le 19 janvier 2018.

Sur cet opus, on retrouve le trio historique constitué de Romain Baret (guitare), Michel Molines (contrebasse) et Sébastien Necca (batterie) augmenté de deux invités, Eric Prost (saxophone ténor) et Florent Briqué (trompette et bugle).

Sur les neuf titres où s’exprime le trio de Romain Baret, on saisit la connivence qui unit les trois complices pour qui c’est l’occasion rêvée de formaliser leur propre esthétique. Le trio renouvelle sa collaboration avec le saxophoniste Eric Prost déjà présent sur le précédent album et qui intervient cette fois sur sept pistes. Le second invité est le trompettiste Florent Briqué qui joue sur deux titres.

On se laisse accrocher par la musique énergique de l’album « Naissance de l’Horizon ». Les musiciens irriguent de leur fougue un univers musical électrisé.

Le répertoire de « Naissance de l’Horizon » se déroule comme la bande-son d’un film avec neuf titres comme neuf scènes qui s’enchaînent sans discontinuité.

L’album ouvre en quintet avec le titre éponyme plutôt explosif, somme toute plutôt logique puisqu’il met en sons le big bang originel et la création de l’univers. Le second morceau de l’album, Schizophrénie, mène deux rythmes en parallèle, comme pour donner la sensation d’une vie qui advient mais hésite encore.

L’opus se termine avec A Rise of Hope qui laisse augurer des avenirs radieux. Dans l’intervalle les titres ne manquent pas de fougue. C’est sans doute sur Follow and Switch qu’on saisit toute la quintessence du jeu de Romain Baret auquel le saxophoniste répond avec un lyrisme inspiré. Il fait bon entendre Eric Prost dans cet univers qui lui sied vraiment.

Respire marque une pause bienvenue dans cet univers expansif saturé d’énergie. Le titre prend quelque peu ses distances avec la dynamique rageuse de l’album. La contrebasse fait entendre son chant boisé, la guitare virtuose se fait plus poétique et la batterie elle-même temporise son discours sans rien perdre de sa vigueur. On se prend à rêver et percevoir un possible horizon pacifié.

Imprégnée de jazz, de rock et de pop, la musique de « Naissance de l’Horizon » projette des tableaux irrigués d’énergie et de mouvement. Les déflagrations rythmiques éclaboussent les plages. De lumineuses mélodies fredonnées illuminent cette polyrythmie chatoyante. La guitare virtuose de Romain Baret sidère par les variations de son nuancier musical. Les souffleurs contribuent à élargir le spectre du trio. Tous les contributeurs mettent leurs improvisations foisonnantes au service de l’écriture précise du leader.

 

Rien ne vaut la scène pour apprécier à sa pleine mesure la musique de Romain Baret. Pour écouter live la musique de « Naissance de l’Horizon », rendez-vous le 02 février 2018 à 21h au Périscope de Lyon. Sur scène, l’équipe de l’album au complet sera présente, Romain Baret (guitare), Michel Molines (contrebasse), Sébastien Necca (batterie), Éric Prost (saxophone ténor) et Florent Briqué (trompette et bugle).
Sandro Zerafa signe « Last Night When We Were Young »

Sandro Zerafa signe « Last Night When We Were Young »

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« Happy Hours » de Vincent Touchard & Stephen Binet

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Xavier Belin dévoile « PiTakPi »

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