La trompettiste Airelle Besson signe « Try ! », son deuxième album en tant que leader. A la tête de son quartet qui réunit la chanteuse Isabel Sörling au chant, le pianiste Benjamin Moussay et le batteur Fabrice Moreau, elle propose un opus envoûtant. Entre rêverie aérienne et lumineux contrejour, l’oreille flotte et échappe à l’attraction terrestre.
Sinne Eeg présente son nouvel album « Dreams »
Une chanteuse de jazz et des jazzmen… un disque de rêve
Entourée par un orchestre à son service, la chanteuse scandinave Sinne Eeg présente « Dreams », son neuvième opus. Son chant mélodieux, son intonation parfaite et son sens du rythme font de cet album une réussite absolue. Sinne Eeg … une chanteuse de jazz, un point c’est tout et c’est déjà beaucoup !
Sur son neuvième album « Dreams » (Stunt/Una Volta Music) annoncé pour le 26 janvier 2018, la vocaliste danoise, Sinne Eeg retrouve son collaborateur de longue date, le pianiste Jacob Christoffersen mais elle s’entoure de musiciens issus de la scène jazz américaine, le batteur Joey Baron et le guitariste Larry Koonse avec lesquels elle a souvent joué et le contrebassiste Scott Colley qu’elle admire depuis longtemps.
Servie par ces musiciens talentueux, la chanteuse peut libérer tout son art. Ancrée dans la grande tradition du jazz vocal, Sinne Eeg possède une sensibilité à fleur de chant. A l’écoute de Falling in Love With Love on ne peut douter qu’elle ait écouté Sheila Jordan et sans trop d’erreur il est probable que Sarah Vaughan l’inspire lorsqu’elle chante What is This Thing Called Love.
Il convient aussi de préciser que Sinne Eeg ne se contente pas de chanter, elle à l’origine de six des dix morceaux de l’album. Elle renouvelle les quatre reprises du disque avec une aisance inouïe mais son identité vocale s’incarne vraiment sur les morceaux de son cru.
La souplesse de la voix de Sinne Eeg bouleverse autant que son grain plein d’empathie pour toutes les notes qu’elle embrasse avec chaleur de la plus grave à la plus aigue. Elle caresse les paroles et articule ses scats avec la grâce et le swing que seules possèdent les grandes chanteuses de jazz. Ses improvisations bouleversent autant que la douceur avec laquelle elle murmure l’amour. Avec un brin de vibrato, elle porte l’émotion à son comble et s’accommode de toutes les cadences. Chanteuse jazz intégrale, sous toutes les coutures.
Sinne Eeg © Stephen Freiheit
L’album ouvre avec The Bitter End, un morceau au groove funky. Le répertoire enchaine, Love Song, une ballade romantique de son cru, What Is This Thing Called Love de Cole Porter et Falling in Love With Love de Richard Rogers. On est définitivement séduit par la manière dont elle déroule ses scats sur les deux standards qui s’en trouvent rafraîchis. Inspirée par le souffle des anges la chanteuse semble flotter au-dessus des portées.
Sinne Eeg signe la musique d’une superbe valse Head Over Hells mais confie le texte au vocaliste et multi instrumentiste Mads Mathias. La chanteuse reprend Time to Go, un thème déjà présent sur un disque précédent où elle l’interprétait en duo piano-voix. Le morceau prend une nouvelle dimension avec la présence de la guitare, de la contrebasse et de batterie mais conserve malgré tout son climat de tendresse mélancolique.
Sur Dreams, le titre qui donne son nom à l’album, Sinne Eeg intervient comme un instrument. Le morceau ouvre avec la voix et la guitare qui jouent à l’unisson et instaurent vraiment un climat de rêve. Inspirée par les airs du folklore nord-européen, cette ballade sans parole composée par la chanteuse permet d’apprécier son talent de pure vocaliste et d’appréhender l’entente qui existe entre les cinq musiciens.
Après avoir vu un documentaire sur les enfants d’Alep, Sinne Eeg a composé Aleppo dont elle se fait aussi parolière. Elle exprime combien elle a été touchée par la souffrance de ces innocentes victimes. L’album se termine avec Anything Goes, un morceau de Cole Porter qu’elle modernise avec des inflexions bluesy et interprète en duo avec Jacob Christoffersen.
Sinne Eeg se promène avec autant d’aisance sur les ballades qu’elle habite avec tendresse que sur le souple tempo d’une valse ou sur un titre funky qu’elle fait groover tout simplement. Aucun maniérisme, pas d’effet superflu, juste la note, la cadence, l’inflexion, l’articulation et l’improvisation qui conviennent. C’est bien cela une chanteuse de jazz qu’on se le dise !
Airelle Besson dévoile « Try ! »
Sandro Zerafa signe « Last Night When We Were Young »
Sandro Zerafa signe « Last Night When We Were Young », son cinquième album en tant que leader. Le guitariste interprète des standards en duo avec le pianiste Vincent Bourgeyx ou en trio avec le contrebassiste Yoni Zelnik et le batteur Antoine Paganotti. Inscrit dans la grande tradition du jazz, le propos n’en est pas moins empreint de modernité. Un opus irradié de légèreté et de lumière.
« Happy Hours » de Vincent Touchard & Stephen Binet
Sur « Happy Hours », le batteur Vincent Touchard et le pianiste Stephen Binet prolongent leur collaboration initiée au Piano-bar du Théâtre le Prisme à Elancourt lors de jam sessions qui donnent leur nom à l’opus. C’est dans l’esprit de ces moments conviviaux qu’ils ont invité au studio Libretto les prestigieux musiciens rencontrés lors de ces soirées. Trois jours d’enregistrement, quelques éléments d’arrangement et treize standards après, l’album restitue un jazz intemporel dont la magie opère sans faillir.

Au début des années 2000, le flutiste et compositeur a commencé à faire écouter ses « XP ». Il ne s’agit pas d’un nom de code mais d’un terme générique pour eXPeriences. Derrière cet acronyme se cache le langage construit par Malik Mezzadri avec une approche personnelle de l’improvisation et du discours harmonique, mélodique et rythmique.

