« Letters to Marlene » – G. de Chassy / C. Marguet / A. Sheppard

« Letters to Marlene » – G. de Chassy / C. Marguet / A. Sheppard

Une arme musicale porteuse d’espoir

Après « Shakespeare Songs », Guillaume de Chassy, Christophe Marguet et Andy Sheppard reviennent avec « Letters to Marlene ». L’iconique Marlene Dietrich devient leur muse et les inspire. Les trois musiciens lui adressent des lettres musicales porteuses d’espoir. Une superbe réussite.

A travers la musique de l’album « Letters to Marlene » sorti le 09 mai 2018 sous le label NoMadMusic, le pianiste Guillaume de Chassy, le batteur Christophe Marguet et le saxophoniste Andy Sheppard questionnent lCouverture de l'album "Letters to Marlene" par Guillaume de Chassy, Christophe mArguet et Andy Shepparde rôle de l’artiste lors des périodes troubles de l’histoire.

Marlene Dietrich les inspire, elle qui, en son temps, s’est engagée avec courage contre le nazisme. Cette star a en effet affiché ses convictions pour la paix en chantant sur le front pour les alliés, ennemis de l’Allemagne, quitte à se couper de son pays natal qu’elle a quitté dès 1930 pour les États-Unis.

En effet, Marlene Dietrich a soutenu le moral des armées américaine, britannique et plus largement celles des alliés, puisque la star s’est produit sur le front européen en avril 1944 puis en 1945 durant la campagne de libération de l’armée du Général Patton. Elle a reçu en 1947 la Medal of Freedom, distinction militaire américaine décernée aux civils pour service rendus.

Le projet

Les trois musiciens donnent à leur album la forme de « …lettres musicales : lettres d’admiration et de gratitude en hommage à son exceptionnel parcours d’artiste et de femme porteuse d’espoir ; musiques pour interroger autrement deux époques troublées : les années 1930-1940 et nos années 2010-2020 ».

Après avoir observé le regain de nationalisme et populisme qui affecte tant l’Europe que les USA depuis le début des années 2010, ils font un parallèle entre la période actuelle du XXIème siècle et celle qui, au XXème siècle, a vu la montée du nazisme.

Guillaume de Chassy, Christophe Marguet et Andy Sheppard envisagent leur musique comme une arme pacificatrice. Ils inscrivent leur credo au cœur de leur art et le transmettent à celles et ceux qui voudront bien l’entendre.

L’album

Guillaume de Chassy et Christophe Marguet s’investissent dans l’écriture et composent huit thèmes, trois écrits par le pianiste et cinq par le batteur.

Leurs compositions côtoient deux morceaux chantés par Marlene Dietrich. Falling In Love Again composé par Friedrich Hollaender avec des paroles de Sammy Lerner que la star interprétait dans le célèbre film « L’Ange Bleu » (1930) et la célèbre chanson Lili Marleen (Norbert Schultze/Hans Leip) popularisée par le régime nazi et devenue ensuite un emblème de résistance contre lui

Les onze Letters to Marlene évoquent le courage, l’engagement, la solitude, le spleen lié à l’exil, la fraternité, le combat, le triomphe et aussi l’amour, Le trio construit un album à l’esthétique soignée. Andy Sheppard, Guillaume de Chassy et Christophe Marguet élaborent un discours musical dont l’essentiel repose certes sur l’écriture et les arrangements du pianiste et du batteur mais aussi sur la liberté d’expression, le dialogue et l’écoute. Le chant du saxophone incarne la voix, celle qui déclame, se souvient, murmure, s’enthousiasme ou combat sur des poèmes dont les climats varient au fil des plages.

Enregistré en janvier 2018 aux Studios La Buissonne de Pernes les Fontaines, l’album est mixé et mastérisé par Philippe Teissier du Cros.

Libre à chacun de sourire avec distance ou de craquer avec enthousiasme sur… le visuel de la pochette qui détourne la célèbre photo du 29 septembre 1944 où Marlene Dietrich pose sur la base de la 8th Air Force à Birmingham avec les hommes du 401st Bomb Group. Seul demeure le visage de la star. Ceux d’Andy Sheppard, Christophe Marguet et Guillaume de Chassy se substituent aux militaires d’origine, le Colonel William T Seawell, le Capitaine Captain Felix Kalinski et le pilote Lawrence W Pfeiffer.

Impressions musicales

L’album ouvre avec Lili Marleen, superbe ode musicale où les incantations du saxophone ténor s’élèvent au-dessus des accords en nappe du piano et du flot tournoyant des balais. Sur Letter to Marlene piano et saxophone devisent avec une courtoise sensibilité.

Le climat évolue et se fait joyeux avec America. Sur un rythme de marching band piano et saxophone exposent le thème à l’unisson puis le saxophone volubile en prend à sa guise avec le tempo marqué par les accords du piano et la batterie martiale.

On change d’atmosphère avec Et in Terra Pax Hominibus Bonae Voluntatis. On flotte alors dans un univers onirique où la sonorité quelque peu solennelle du ténor chante la paix et la liberté. Suspendu hors du temps, on imagine un avenir où la sérénité peut advenir.

On rêve ensuite avec The Dress, une courte ballade raffinée chantée par un soprano solaire. On change de monde et l’on part sur le front avec les jeeps pour parcourir Les Ardennes. Dans cette pièce musicale le soprano virevolte comme la voix de Marlene aurait pu la faire au-dessus des cahots des routes qu’évoquent les rythmiques saccadées du piano et de la batterie.

On se recueille ensuite à l’écoute de Seule à l’ambiance minimaliste très épurée. Le soprano mélancolique et les arpèges délicats du piano évoquent la solitude profonde. Plus loin, les improvisations et les échanges enflammés du trio sur A Dinner at Marlene’s Place évoquent l’animation des moments partagés par Marlene Dietrich et Jean Gabin accueilli par la star à Hollywood de 1941 à 1943.

Élégante et délicate, la lettre Ein Koffer in Berlin restitue un climat de tendre nostalgie que piano et saxophone ténor peignent avec une intense retenue sur la toile des souvenirs mais Falling in love again ne laisse pas s’installer la mélancolie. Éloignée de celle de la chanson originale, l’ambiance se fait tumultueuse. On se surprend à fredonner la romance d’un bonheur revenu.

Sur un lent tempo où tango et rumba s’étreignent, le trio adresse leur dernière lettre à leur muse qui  a vécu recluse à Paris durant les dernières années de sa vie. Last Dance restitue à la fois une intense sensualité et un climat de tristesse éperdue… la musique repart et l’on vogue de nouveau au fil des climats somptueux des onze « Letters To Marlene ».

Une fois encore, les artistes mettent en avant leur musique pour promouvoir la tolérance, la paix et le respect. Poétique et esthétique, l’album « Letters to Marlene » fait plus que convaincre. Andy Sheppard incarne un chanteur inspiré et sensible, Christophe Margueur un batteur tirailleur ou pacificateur et Guillaume de Chassy un metteur en scène coloriste et lyrique. L’écoute de l’album procure une indicible émotion qui engage à partager largement cette musique.

 

Pour écouter live le trio Guillaume de Chassy, Christophe Marguet & Andy Sheppard et écouter le répertoire de « Letter to Marlene » quelques rendez-vous se profilent. Le 23 mai 2018 au festival « Jazz in Arles », le 24 mai 2018 à Fontenay-sous-Bois (Le Comptoir), le 26 mai 2018 à Lurs à l’Osons Jazz Club, les 01 & 02 juin 2018 au Jazz Club de Dunkerque, et le 22 août 2018 au Théâtre les Arts de Cluny dans le cadre du festival Jazz Campus en Clunisois.
Echo#1-Nuits de Fourvière 2021

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Le 15 Juin à 20h00, le Grand Théâtre de Fourvière accueille la « Nuit du Jazz italien ». En raison du contexte sanitaire, le trompettiste Enrico Rava n’est pas présent. Il est remplacé par le duo formé du pianiste Giovanni Guidi et le trompettiste Luca Aquino. La seconde partie de soirée a permis de s’immerger dans le projet hommage à Ennio Morricone rendu par le saxophoniste Stéfano Di Battista et ses compères. Cette soirée italienne entre sensibilité et flamboyance a conquis un public enthousiaste.

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Jazz à Vienne 2021 – Modifications de la programmation

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Depuis plusieurs mois, Jazz à Vienne fait tout pour maintenir sa 40e édition. Les difficultés sont nombreuses dans le contexte sanitaire actuel et des tournées d’artistes sont annulées. La programmation de certaines soirées du Théâtre Antique en est donc modifiée. Cependant toute l’équipe du festival demeure mobilisée pour faire face aux changements et proposer de nouveaux concerts. Le jazz va vivre live à Vienne !

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Jazz à Vienne 2021 – 04 juillet

Suite à l’annulation de la tournée européenne de Marcus Miller, les deux concerts du bassiste programmés les 04 et 06 juillet 2021 dans le cadre de Jazz à Vienne 2021 sont annulés. Les organisateurs du festival communiquent à propos de la soirée du 04 juillet. La soirée ouvre avec le guitariste Raul Midón puis le batteur Manu Katché recrée sa célèbre émission « One Shot Not » sur la scène du Théâtre Antique de Vienne.

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Thomas Bramerie signe « Side Stories »

Thomas Bramerie signe « Side Stories »

La force d’un jazz sensible et intemporel

Après 30 ans de carrière, Thomas Bramerie dévoile « Side Stories », son premier album en leader. Sideman incontournable, le contrebassiste avance dans la lumière en trio avec deux jeunes talentueux jazzmen. Il est rejoint par trois compagnons de route, Eric Legnini, Jacky Terrasson et Stéphane Belmondo. De l’album s’exhale le parfum sensible et la force d’un jazz intemporel.

Couverture de l'album "Side Stories" de Thomas BramerieThomas Bramerie dévoile « Side Stories » son premier album en leader dont la sortie est annoncée pour le 25 mai 2018 chez Jazz Eleven.

Le contrebassiste se présente en trio entouré de deux talentueux musiciens de la jeune scène jazz, le pianiste Carl-Henri Morisset, déjà remarqué en concert aux côtés de Pierrick Pedron et le batteur Elie-Martin Charrière. Le leader invite aussi trois compagnons de route des dernières décennies, les pianistes Jacky Terrasson et Eric Legnini ainsi que le trompettiste Stéphane Belmondo.

Un livret accompagne l’album. il regroupe des textes de Thomas Bramerie qui possède un réel talent d’auteur. Son écriture révèle une personnalité réflexive, porteuse d’altérité et riche d’une humanité attentive. La musique reflète une autre facette de l’homme, celle du compositeur et instrumentiste.

Thomas Bramerie sideman

Après avoir fait le choix de la contrebasse en 1988, Thomas Bramerie joue à la fin des années 80, avec quelques-uns des plus grands noms du jazz (Chet Baker, Toots Thielemans, Horace Parlan, Johnny Griffin et Steve Grossman). Il se produit sur les scènes parisiennes depuis les années 90 et il serait plus rapide de citer les noms de ceux avec qui il n’a pas joué plutôt que de lister ceux qu’il a accompagnés.

Le contrebassiste Thomas Bramerie

Thomas Bramerie©Pascal Pittorino

Son installation à New-York en 1997 marque une autre épisode où après avoir tourné avec Dee Dee Bridgewater, il devient un sideman incontournable pour nombre de jazzmen de la scène new-yorkaise. Il s’intègre par ailleurs dans des projets variés, latin jazz, musique du Moyen-Orient, rock et musique classique. En 2004 il intègre le trio du pianiste Jean-Michel Pilc avec lequel il enregistre et part en tournée.

En 2006, il revient en France. On l’écoute alors aux côtés de nombreux artistes dont Pierrick Pedron, Julien Loureau, André Ceccarelli, Baptiste Trotignon, Bojan Z, les frères Belmondo mais aussi Richard Galliano, Didier Lockwood, et bien d’autres.

La profondeur de son toucher, sa sensibilité, son sérieux, son écoute et sa réactivité ont fait de Thomas Bramerie un contrebassiste essentiel dans le monde du jazz français où il manifeste une grande ouverture à tous les styles de musique.

Thomas Bramerie leader

En 2018, à la tête de son trio, Thomas Bramerie propose sur « Side Stories », une musique vivante aux multiples facettes. Un jazz ouvert qui intègre le legs de la tradition à laquelle le contrebassiste ajoute des touches de lumière et un voile de modernité. Ces couleurs inventives enrichissent et renouvellent la musique, qu’il s’agisse de reprises ou de ses propres compositions.

Profondeur et discrétion, force et fragilité font bon ménage dans l’expression du contrebassiste et teintent sa musique de sensibilité, d’humanité et de véracité. Même s’il assied son art sur une technique avérée, jamais il n’assène son savoir-faire. Point d’esbroufe, pas d’étalage. La justesse et la finesse de son langage suffisent. De sa musique se dégage une force perceptible malgré la retenue et les nuances dont Thomas Bramerie fait preuve.

Au fil de l’album on découvre neuf compositions de Thomas Bramerie et cinq reprises. Deux standards de jazz, Played Twice de Monk et Work Song de Nat Adderley. Deux chansons, Avec le temps de Léo Ferré et Un jour tu verras de Georges von Parys. Un thème de musique classique. Salut d’Amour, écrit à l’origine pour violon et piano par le compositeur Edward Elgar.

Impressions musicales

La contrebasse se la joue solo en ouverture et en fin d’album. Pichòt Bebei affiche une franche couleur jazz avec une ligne fluide et swinguante. Sur la composition intemporelle de Léo Ferré, Avec le temps, la contrebasse chante littéralement. Elle développe à la fois la mélodie et l’harmonie du morceau et termine l’album dans un climat chargé d’émotion.

L’atmosphère monkienne et dense de Played Twice permet de saisir la richesse et la modernité du trio. C’est avec souplesse et originalité que le même trio métamorphose Work Song du trompettiste Nat Adderley et transforme le titre en une véritable pépite. Les deux jeunes musiciens s’en donnent à cœur joie et font preuve d’une inventivité sans pareille dans leurs échanges et leurs improvisations.

La contrebasse expose le thème mélodieux et chantant avant que le Fender Rhodes d’Eric Légnini n’impulse une allure funky à Here. Le solo dépouillé et percussif du clavier électrique tranche avec l’allègre chant du piano qui lui répond. Sur un motif réitératif de contrebasse, le fender revient éclairer de ses nappes sonores le superbe All Alone où la contrebasse chante la solitude avec lyrisme.

Deux compositions du contrebassiste portent les prénoms de son épouse et de son fils. Le trio magnifie ces deux morceaux. Sur Yêïnou, le motif de basse met en orbite le piano dont l’improvisation musclée stimule la batterie au jeu incandescent. Sur Émile, la contrebasse expose d’abord le thème à l’archet avant de dérouler un riff de basse sur les cordes et de céder la parole au piano qui s’éclipse très vite pour laisser place à un élégant et lyrique solo de contrebasse.

Le contrebassiste Thomas Bramerie

Thomas Bramerie©Pascal Pittorino

Outre ces deux déclarations d’amour, advient Salut d’amour. Ce thème écrit en 1888 par Edward Elgar met en évidence l’élégance du jeu du trio qui transforme l’écriture romantique en une superbe ballade irriguée d’une pudique tendresse. Le toucher sensible de Jacky Terrasson sied à Now, la délicate mélodie composée par le leader. Le duo piano-contrebasse comble par sa légèreté et sa délicatesse.

Exposé sobrement en trio le thème Side Stories prend des couleurs nocturnes dès l’intervention de Stéphane Belmondo. Le jeu sobre mais chatoyant de la trompette et de sa sourdine cède la place à un solo évanescent du piano qui génère une atmosphère étrange. L’accompagnement allégé mais essentiel de la contrebasse contribue aussi à faire de ce thème une ballade somptueuse.

Deux compositions de Thomas Bramerie dépaysent le propos musical. Sur Chantez, le trio incite à la danse et dispense une joyeuse ambiance de béguine enjazzée. C’est par contre du côté de la bossa nova que se tourne Troç de vida où le bugle de Stéphane Belmondo souffle une douce saudade. S’il n’abandonne pas la contrebasse le leader revient à son instrument d’origine, la guitare qu’il utilise pour accentuer le balançao.

C’est encore dans le registre de la nostalgie qu’intervient le bugle sur Un jour tu verras accompagné très sobrement par le trio. Stéphane Belmondo insuffle juste ce qu’il faut d’émotion pour faire écho aux souvenirs encore vivaces dans les mémoires des voix de Charles Trenet ou de Mouloudji.

Sensible et ardent à la fois, le jazz de Thomas Bramerie vaut élixir de vie. Ses reliefs et ses teintes restituent les nuances d’un art délicat mais ancré dans l’énergie, une énergie canalisée qui transmet le sens de la musique et de la vie. S’il advenait que d’aucun se questionne sur les bienfaits de la musique, on lui conseillerait d’écouter en boucle les quatorze plages de « Side Stories » pour en retrouver le goût. Une musique aux saveurs de vie à partager largement. Offrir ce que l’on aime est le plus beau des cadeaux, c’est ce qu’a fait Thomas Bramerie, Qu’il soit remercié  pour cette contribution à l’amour.

Rendez-vous à Paris le 02 juin 2018 à 20h30 au Pan Piper pour le concert de sortie de l’album « Side stories » avec Thomas Bramerie, Carl-Henri Morisset et Elie-Martin Charrière. Le 27 mai 2018, Stéphane Belmondo rejoint le trio au Jazz Club du Beau Monde à Marseille. Plus d’informations à propos des concerts à venir sur le site de Thomas Bramerie.
Echo#1-Nuits de Fourvière 2021

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Jazz à Vienne 2021 – 04 juillet

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Clin d’œil à Fidel Fourneyron & « Animal »

Clin d’œil à Fidel Fourneyron & « Animal »

Le bestiaire inspiré de Fidel Fourneyron

Avec le soutien de l’ONJ Fabric, Fidel Fourneyron présente « Animal », un album et un trio inédit qui réunit autour du tromboniste, le contrebassiste Joachim Florent et le batteur Sylvain Darrifourcq. Avec eux le groupe rend hommage à quelques représentants du monde animal. Au fil des plages et des improvisations le bestiaire prend forme et s’anime.

Le label ONJ Records met à l’honneur le projet « Animal » soutenu par le tromboniste Fidel Fourneyron, membre de l’ONJ d’Olivier Benoit. La sortie de l’album « Animal » (ONJ Records/L’Autre Distribution) est annoncée pour le 25 mai 2018.

Le musicien

Membre de l’ONJ d’Olivier Benoit jusqu’à la fin de sa mandature, Fidel Fourneyron est aussi impliqué à titre personnel dans « ¿ Que Vola ? » et « Un Poco Loco ». Il collabore aussi avec « Umlaut Big Band », « White Desert Orchestra » d’Eve Risser, a participé au « Tribute to Lucienne Boyer » avec le Grand Orchestre du Tricot et s’investit par ailleurs dans nombre d’actions pédagogiques dont la Fanfare au Carreau et un atelier du festival Jazz Campus en Clunisois.

Le trio

Pas question ici d’évoquer de manière exhaustive la liste des nombreuses activités de ce musicien. Il s’agit de présenter le nouveau trio « Animal » que Fidel Fourneyron a fondé avec deux musiciens impliqués comme lui dans les musiques improvisées, le contrebassiste Joachim Florent et le batteur Sylvain Darrifourcq.

Dans ce trio trombone-contrebasse-batterie, Fidel Fourneyron est positionné d’emblée comme un soliste qui chante un blues à la fois brut et plein de fraîcheur.

L’album « Animal »

Sur « Animal », la musique donne à entendre huit portraits d’animaux. On ignore tout des raisons qui ont guidé le tromboniste Couverture de l'album "Animal" de Fidel Fourneyrondans ces choix pourtant ils ont tous un point commun, celui d’habiter l’inconscient collectif via fables, romans, légendes, BD et dessins animés.

Loin des considérations évolutionnistes savantes et sérieuses de Darwin, les musiciens brossent des portraits des animaux à la manière d’un mime ou d’un caricaturiste en suggérant des mouvements ou des expressions à grand traits d’improvisations inspirées.

Le langage musical des rois complices parvient à cerner les attitudes ou les sonorités propres à chaque animal évoqué. Une écoute à l’aveugle à permis de reconnaître sans erreur les caractéristiques animalières.

Le bestiaire

Puissance du chant de Moby-Dick, souffle énervé du bison avant la charge, pavane fière du coq présomptueux, trottinement ou course éperdue de la gracieuse souris

Démarche féline et coup de patte assassine du chat, agilité du singe que l’on imagine se balancer au bout des lianes, activité laborieuse et incessante de la fourmi, déambulation bluesy d’un loup féroce en quête de gibier, à moins qu’il ne cherche à échapper à ses prédateurs humains…

Baguettes, cymbales et fûts donnent de la voix, soutiennent, ponctuent ou poussent la coulisse du trombone qui dialogue avec les cordes de la contrebasse. La dimension rythmique domine certes mais les lignes mélodiques, les tessitures et les timbres adoptés participent pour beaucoup aux couleurs de l’album et au relief des portraits.

Le propos des instrumentistes parvient à créer une véritable dramaturgie musicale. L’album témoigne d’une écoute et d’une réactivité de tout instant entre les membres de ce trio qui parvient à travers des improvisations croisées à restituer le profil dominant des animaux dont les morceaux portent les titres.

Après réflexion, on se demande bien si ce sont vraiment des animaux qu’évoquent les musiciens. Ne brossent-ils pas plutôt le portrait de certains traits que l’homme emprunte, volontairement ou non, aux bêtes pour survivre dans la jungle qu’il s’est créé lui-même ?

« Animal », ça groove, ça chante le blues, ça célèbre l’improvisation. Une musique dont le dépouillement permet à l’imaginaire de projeter les évocations animales très réussies dans leur milieu de vie.

 
Le lundi 28 mai 2018 à 20h30, la Dynamo de Banlieues Bleues et le label ONJ Records fêtent à Pantin les quatre ans d’existence du label et la sortie de l’album « Animal ». C’est l’occasion de retrouver sur scène Fidel Fourneyron, Joachim Florent et Sylvain Darrifourcq.
Echo#1-Nuits de Fourvière 2021

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Clin d’œil à Espen Berg Trio & « Bølge »

Clin d’œil à Espen Berg Trio & « Bølge »

Une musique intimiste et raffinée

Le jazz compte de nombreux trio piano-contrebasse-batterie. Celui du pianiste Espen Berg propose son second album « Bølge ». Ancré dans un jazz moderne, l’opus cultive un climat singulier qui hésite entre onirique poésie et tourbillons syncopés. L’élégance des univers intimistes et raffinés de « Bølge » captive.

Après un premier disque “Mønster” sorti en 2015 et au retour d’une tournée au Japon en 2017, le trio du pianiste Espen Berg annonce pour le 25 mai 2018, la sortie de son second album Couverture de l'album "Bolge" du Espen Berg trio“Bølge” (Odin/Outhere).

Espen Berg Trio réunit le contrebassiste Bárður Reinert Poulsen et le batteur Simon Olderskog Albertsen autour du pianiste et compositeur Espen Berg.  Ce jeune pianiste norvégien a aussi réalisé deux albums solo et a travaillé entre autres musiciens des scènes nordiques, avec Anders Jormin, Arve Henriksen and Mathias Eick

Les dix plages de « Bølge » s’écoutent sans effort. Sans doute cela tient-il à l’apparente simplicité qui s’en dégage. Pourtant cette accessibilité cache une grande complexité mélodique et rythmique lesquelles sont agencées avec une extrême précision. Cette rigueur quasi mathématique est voulue par le pianiste qui a composé neuf des dix titres de l’album. Il dit prendre plaisir à composer en faisant coexister cette dimension purement mathématique et l’interactivité des interprètes. De facto, il réussit parfaitement ce challenge.

De « Bølge » ressort une impression de dynamisme et de spontanéité à relier à la grande interactivité qui existe entre les trois musiciens. Il se dégage aussi une sensation d’équilibre intense à rattacher sans doute à la rigueur de l’écriture du pianiste.

En Norvégien, Bølge signifie vague et c’est bien ce que le trio du pianiste Espen Berg offre à l’écoute. Plusieurs vagues musicales, de teneur différentes. En effet, tout comme l’on peut observer différent formes et sortes de vagues sur les différents rivages des océans, on perçoit à l’écoute des dix titres de « Bølge”, des vagues musicales dont l’intensité et la dynamique varient.

Dix vagues musicales

Du titre de Sting, Hounds of Winter, que reprend le trio, se dégage une atmosphère recueillie où alternent poétique mélancolie et intensité contenue. Débuté dans un climat étrange, Maetrix se poursuit sur unE rythmique complexe avec des échanges libres et syncopés entre piano et contrebasse.

Après une introduction où des palmas marquent le rythme, le piano fait flotter la mélodie de XIII comme un léger nuage porteur de lumière. Un solo de batterie-percussion apporte une superbe respiration juste avant la fin de morceau. Sur la superbe ballade Bølge, piano et contrebasse cisèlent leurs discours apaisés soutenus par les feuilletages délicat des balais.

Les vagues swinguantes de la mélodie de Tredje tourbillonnent sur un rythme ternaire. On apprécie la vague de liberté qu’apporte Cadae dans le déferlement des vagues/titres. Il propose une rupture dans le déroulement de l’album et instaure un climat où le trio développe une expression très libre et percussive.

Avec For Now advient une atmosphère vaporeuse sur un tempo rythmique très étiré. On demeure suspendu aux notes cristallines du piano rêveur. On reste captif de Bridges qui fait alterner beauté apollinienne du piano et tension dionysiaque de la batterie

Développée comme une mélopée infinie, Skoddefall libère les envolées lyriques et romanesques du piano. L’album se termine avec Climbing qui porte bien son nom. A partir d’une simple mélodie intimiste et poétique, le trio monte en puissance et développe une vague sonore porteuse d’allégresse annonciatrice du rivage de la félicité.

Sur « Bølge », le trio du pianiste Espen Berg Trio installe des climats variés et raffinés et propose une musique élégante, dynamique et lyrique. Un groupe à suivre avec attention.

Echo#1-Nuits de Fourvière 2021

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Marjolaine Reymond présente « Demeter No Access »

Marjolaine Reymond présente « Demeter No Access »

La prêtresse ensorcelle par son chant halluciné

Une fois de plus, Marjolaine Reymond s’aventure hors des cadres et refuse d’enfermer son art dans des frontières de style. Avec un talent créatif hors norme elle mêle toutes les couleurs de sa palette d’artiste dans l’univers ensorcelant de « Demeter No Access ». Telle une prêtresse hallucinée, elle continue à inventer un monde dans lequel il fait bon s’immerger.

Après « Eternal Sequence » (2005), « Chronos in USA » (2008) et « To be an Aphrodite or not to be » (2013), Marjolaine Reymond annonce une nouvelle autoproduction de son label Kapitaine Phoenix Collectif. Couverture de l'album de Marjolaine Reymond, "Demeter No Acess"Annoncé pour le 11 mai 2018, l’album « Demeter No Access » sort chez Cristal Records/Sony Music Entertainment.

Après avoir invité la déesse Aphrodite au cœur de son album précédent, Marjolaine Reymond convoque cette fois Déméter et Perséphone, invite Orphée et Eurydice, convie de fantastiques créatures animales moyen-âgeuses, fait un détour dans le second livre de la bible de l’Ancien Testament. L’album « Demeter No Access » se présente donc un polyptyque aventureux où dieux, mythes, personnages imaginaires ou bibliques se télescopent.

« Demeter No Access » étonne et comble à la fois. Singulier serait un terme trop étroit pour définir l’univers que chevauche la musique de l’album. Original pourrait convenir sous réserve d’ajouter d’autres qualificatifs afin de mieux cerner l’esthétique de l’album… étonnant et audacieux, moderne et poétique, mystérieux et fascinant, énigmatique et fragile, puissant et précieux, étrange et pulsatile.

Les musiciens

Sur les quatorze plages de « Demeter No Access », Marjolaine Raymond se produit en quintet entourée de Bruno Angelini (piano, fender rhodes), Denis Guivarc’h (saxophone alto), Olivier Lété (basse électrique) et Christophe Lavergne (batterie). Ce quintet aux sonorités très contemporaines intègre avec bonheur des sons électroniques dans sa trame musicale dense et organique.

Le groupe est rejoint sur certaines plages par un quatuor de cordes constitué de Régis Huby (violon), Clément Janinet (second violon), Guillaume Roy (alto) et Marion Martineau (violoncelle). Entre les deux groupes l’alchimie opère et ils terminent ensemble l’album dans une conclusion quasiment symphonique.

Sources et influences de Marjolaine

De facto, évoquer le monde de Marjolaine Reymond demeure difficile car sa créativité s’abreuve aux sources d’une culture élargie au-delà des frontières musicales. Cet album résulte en effet d’une démarche artistique inscrite autant dans la musique que dans la littérature. Son propos s’inspire en effet d’un manuscrit du Moyen Age (Le Bestiaire), d’un poème d’Ovide (Les Métamorphoses), de l’épopée grecque (L’Odyssée), du second livre de la bible de l’Ancien Testament (L’Exode) que des œuvres de trois poétesses romantiques du XIX siècle, Emily Bronte, Elisabeth Browning, Emily Dickinson qui irriguent son inspiration.

A travers sa nouvelle création « Demeter No Access » Marjolaine Reymond questionne la coexistence de l’animal en l’homme, de la société et du monde sauvage, de la liberté et du déterminisme, de l’amour et de la mort, thèmes toujours d’actualité en ce début de XXIème siècle. La mise en son de cet ambitieux projet restitue une esthétique qui impressionne par sa précision et sa musicalité quasi extatique.

L’art de Marjolaine

La chanteuse Marjolaine Reymond appuie son travail vocal sur une technique acquise par la pratique du chant lyrique et contemporain mais aussi dans le jazz. Il en ressort des échappées vocales hallucinantes, loin des schémas vocaux habituels. Parfaitement maîtrisée, sa voix se fait cristalline ou rauque, douce ou puissante, elle murmure ou simule le cri.

Elle signe toutes les compositions et confie l’arrangement du dernier titre de l’album à Christophe Monniot. Son inspiration de musicienne, compositrice et metteuse en sons s’abreuve dans de nombreux univers, musique contemporaine, chant lyrique, rock, musique improvisée, jazz expérimental et musique électroacoustique. On saisit en effet des influences et des références multiples issues du jazz (Norma Winstone, John Taylor, Meredith Monk, Kenny Wheeler), du monde unique de Frank Zappa, de la musique répétitive de Philip Glass et des incursions dans les territoires de la pop et du rock.

Marjolaine Reymond poursuit dans le domaine de l’art la même quête qu’Edgar Morin dans le domaine des sciences, réunir au lieu de scinder. Dans « Demeter No Access », elle y parvient tout à fait.

Impressions musicales

Bestiaire étonnant

Le flamboyant saxophone alto introduit le chant exalté qui déclame le pamphlet onirique de Cheval nommé. Sur Les cupidons glacés, un motif joué en boucle au piano accompagne la voix théâtralisée qui se métamorphose au fur et à mesure du développement du morceau.

Le Tigre d’Annabelle vibre de la voix lunaire de la chanteuse. Elle fait écho au chant lyrique et moderne du saxophone qui part ensuite en improvisation sauvage sur le fond entoilé de sonorités électroniques. Zappa n’est pas loin.

Métamorphoses polyphoniques

Eurydice interceptum morsus serpentis ouvre avec quatuor à cordes, effets électronique et quintet à voix. Le thème métamorphose littéralement le climat de l’album. Durant les 50 secondes de Spirito e cielo le chant des cordes s’éclaircit et Demeter No Access advient. La musique accouche d’un chant plaintif qu’accompagnent d’insolites créatures sonores électroniques.

Par magie, la voix devient solaire sur Ecrire la lettre. L’enchanteresse déclenche un solo du saxophone alto tout droit inscrit dans le sillage de Steve Coleman et libère la section rythmique organique.

Odyssée cosmique et Exode

La voix met sur orbite L’odyssée de Ted Parker qui débute un voyage cosmique accompagné par le groupe devenu soucoupe volante. Le voyage se termine plus tard avec L’exode de Ted Parker qui reprend les mêmes ambiances répétitives sur un tempo plus étiré à la fin de l’album. Sur des arrangements de Christophe Monniot, la voix évanescente et le groupe sont rejoints par les cordes. Cette micro-symphonie instaure un climat contemporain et mystique et marque la fin du voyage.

Entre ces deux thèmes les cordes habitent Orfeo e Proserpina qui émarge dans un monde proche de celui de Debussy. La voix et le saxophone évoquent ensuite Le cri du Centaure et ses vibrations mélodiques qui débouchent dans le monde ensauvagé de Persephone unlimited dont la pulsation résonne de la force du rock.

Isaac et le Minotaure s’élève comme un hymne à la joie où la voix et les cordes s’unissent avec bonheur. Cordes et sons électroniques induisent un flottement musical éphémère sur Senso di colpa e la perdita qui précède la fin de l’Odyssée et annonce L’exode de Ted Parker déjà évoqué.

Une pulsation vibrante règne sur « Demeter No Access » qui n’en finit pas d’étonner même après plusieurs écoutes attentives. L’alchimie musicale délivre des ondes chimériques. Groove organique et évanescences brumeuses se croisent et contribuent à créer un monde labyrinthique où l’on aime à déambuler en boucle sans jamais se perdre.

 

Pour profiter de la dimension scénique de « Demeter No Access » et retrouver Marjolaine Reymond, Denis Guivarc’h, Bruno Angelini, Olivier Lété et Christophe Lavergne, rendez-vous le 22 Juin 2018 à 21h au Studio de l’Ermitage, à Paris.
Echo#1-Nuits de Fourvière 2021

Echo#1-Nuits de Fourvière 2021

Le 15 Juin à 20h00, le Grand Théâtre de Fourvière accueille la « Nuit du Jazz italien ». En raison du contexte sanitaire, le trompettiste Enrico Rava n’est pas présent. Il est remplacé par le duo formé du pianiste Giovanni Guidi et le trompettiste Luca Aquino. La seconde partie de soirée a permis de s’immerger dans le projet hommage à Ennio Morricone rendu par le saxophoniste Stéfano Di Battista et ses compères. Cette soirée italienne entre sensibilité et flamboyance a conquis un public enthousiaste.

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Jazz à Vienne 2021 – Modifications de la programmation

Jazz à Vienne 2021 – Modifications de la programmation

Depuis plusieurs mois, Jazz à Vienne fait tout pour maintenir sa 40e édition. Les difficultés sont nombreuses dans le contexte sanitaire actuel et des tournées d’artistes sont annulées. La programmation de certaines soirées du Théâtre Antique en est donc modifiée. Cependant toute l’équipe du festival demeure mobilisée pour faire face aux changements et proposer de nouveaux concerts. Le jazz va vivre live à Vienne !

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Jazz à Vienne 2021 – 04 juillet

Suite à l’annulation de la tournée européenne de Marcus Miller, les deux concerts du bassiste programmés les 04 et 06 juillet 2021 dans le cadre de Jazz à Vienne 2021 sont annulés. Les organisateurs du festival communiquent à propos de la soirée du 04 juillet. La soirée ouvre avec le guitariste Raul Midón puis le batteur Manu Katché recrée sa célèbre émission « One Shot Not » sur la scène du Théâtre Antique de Vienne.

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Kenny Barron présente « Concentric Circles »

Kenny Barron présente « Concentric Circles »

Une élégante fraîcheur

Le 04 mai 2018 Kenny Barron présente chez Blue Note son tout dernier projet, « Concentric Circles ». L’album confirme, s’il est encore besoin de la préciser, le talent de ce pianiste élu sept fois « meilleur pianiste de l’année » par les JJA. Un album à l’image de la prestigieuse carrière de l’artiste.

Couverturede l'album "Concentric Circles" du pianiste Kenny BarronEn 2018, le pianiste, compositeur et chef d’orchestre Kenny Barron va célébrer son 75e anniversaire et le 50e anniversaire d’une carrière remarquable. A cette occasion il présente le 04 mai 2018 son nouvel album « Concentric Circles »(Blue Note/Universal).

Natif de Philadelphie, Kenny Barron a mené une brillante carrière au cours de laquelle il a collaboré avec la plupart des géants du jazz parmi lesquels on peut citer Dizzy Gillespie, James Moody, Milt Jackson, Stan Getz, Chet Baker, Lee Morgan, Freddie Hubbard, Joe Henderson et Yusef Lateef  et aussi plus récemment Wallace Roney, John Stubblefield, Cecil McBee et Victor Lewis.

Au fil des années, le pianiste continue à enregistrer et à tourner avec des groupes musicaux aux configurations variées (duo, trio, quartet). Sur les deux précédents albums de Kenny Barron sortis chez Impulse « The Art of Conversation » (2014) et « Book of Intuition » (2016), le pianiste a mis en évidence la dimension intime de son art, en duo avec le contrebassiste Dave Holland et en trio avec Johnathan Blake et Kiyoshi Kitagawa.

Sur « Concentric Circles », Kenny Barron est cette fois à la tête d’un nouvel orchestre, un quintet. Ses fidèles musiciens, le bassiste Kiyoshi Kitagawa et le batteur Johnathan Blake sont rejoints par deux nouvelles recrues, Mike Rodriquez (trompette et bugle) et Dayna Stephens (saxophone).

« Concentric Circles permet au pianiste d’élargir encore sa palette sonore sur les onze plages enregistrées en quintet parmi lesquelles figurent huit compositions originales et trois reprises de titres redevables à Caetano Veloso, Thelonious Monk et Lenny White.

« Concentric Circles »

L’album s’ouvre avec DPW une composition au tempo hard bop où, à 75 ans, Kenny Barron confirme qu’il est le dépositaire d’une tradition du piano moderne. Sur ce morceau composé en 2013 il imprime une ambiance où le jeu du saxophoniste et du trompettiste rappelle les atmosphères du « VSOP » d’Herbie Hancock avec en prime, un solo turbulent du batteur et une improvisation lyrique du leader au jeu toujours maîtrisé.

Kenny Barron Quintet

L’écriture de la douce valse Concentric Circles confirme le talent de mélodiste de Kenny Barron. Le propos du pianiste demeure souple et élégant sur le clavier alors que le saxophone ténor déploie un jeu fluide face au bugle véloce et à la contrebasse chantante.

Avec ses rythmes en 6/8, la batterie bouscule Blue Waters, une nouvelle composition du pianiste. Elle s’inscrit tout à fait dans l’esprit du label Blue Note. Le quintet groove tour à tour sur les courtes improvisations de la trompette,du saxophone ténor et du piano inspiré. Comme un clin d’œil aux « Jazz Messengers » d’Art Blakey

A Short Journey assombrit le climat lumineux du début de l’album. Cette ballade écrite par le pianiste se distingue par un climat onirique à l’esthétique tamisée créé par la trompette et le saxophone soprano, le toucher méditatif du piano et les cymbales en suspension. On se prend à penser à l’album « In a Silent Way » de Miles Davis.

Sur Aquele Frevo Axe, composition de Caetano Veloso, Kenny Barron renouvelle son affection vis à vis de la bossa nova. La lumière revient sur l’album avec cette interprétation raffinée et fidèle à l’esprit de la musique brésilienne. Les arrangements lumineux et chaloupés des soufflants subliment le morceau dont se dégage une impression de tranquillité envoutante.

L’amour de Kenny Barron pour les rythmes latins se manifeste de nouveau sur Baile où, sur un tempo médium trompette eLe pianiste Kenny Barront saxophone ténor s’en donnent à cœur joie et échangent avec le piano ludique. La nouvelle pièce de Kenny Barron, Von Hangman vibre de couleurs contrastées. Sur un tempo rapide, la section rythmique pousse les bouillonnants saxophone et trompette dans leurs retranchements.

L’émotion surgit à l’écoute du morceau In The Dark composé à l’origine pour la partition d’un film. Le jeu en apesanteur du piano et sa sonorité cristalline tranchent avec le solo lunaire du saxophone ténor et l’improvisation nocturne de la trompette et sa sourdine. La souplesse de la section rythmique contribue pour beaucoup à l’atmosphère planante et contemplative du titre.

Le tempo énergique de L’s Bop permet aux solistes de libérer un swing torride. Les deux cuivres et le piano exultent sur ce chatoyant morceau de hard bop. Le batteur délivre un solo riche en figures rythmiques énergiques que soutient le piano avec fougue. A partir d une ligne de basse funky jouée main sur le piano I’m Just Sayin’ entretient une forte tension que soutient la contrebasse et les syncopes de la batterie,l es improvisateurs se lâchent et groovent à fond.

Encore une fois, Kenny Barron rend hommage à l’iconique Thelonious Monk qui a toujours inspiré et influencé son jeu. Il termine l’album avec une reprise de Reflections, qu’il a pourtant enregistré de nombreuses fois à commencer avec son groupe « Sphere » en 1982 sur « Four in One ». Unn interprétation somptueuse où il renouvelle son inspiration et surprend encore.

Avec « Concentric Circles » Kenny Barron propose un nouveau bijou musical inspiré. Même s’il n’a plus rien à prouver le pianiste manifeste encore une grande spontanéité et produit en quintet une musique parfaitement maîtrisée à l’image de sa carrière.

Echo#1-Nuits de Fourvière 2021

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