David Linx revient avec « Be My Guest, The Duos Project ». Sur cet album, le chanteur, compositeur et parolier poursuit son exploration de l’art du chant. Il dialogue avec quinze invités talentueux croisés dans le monde au fil des ans. Ces duos inédits dessinent les états d’âme de quinze contrées musicales aux climats fort différents. Une œuvre à découvrir absolument !
Michael Felberbaum signe « 3Elements »
Grâce, élégance et musicalité
Le guitariste Michael Felberbaum signe un sixième album intitulé « 3Elements ». l’album propose un jazz chambriste à l’instrumentation singulière, un trio guitare-saxophone-piano, sans basse ni batterie. Au final, une musique à la palette nuancée et subtile qui conjugue grâce, élégance et musicalité.
Sur l’album « 3Elements » (Fresh sound new talent) annoncé pour le 18 janvier 2019, le guitariste Michael Felberbaum réunit autour de lui Frédéric Borey (saxophones soprano et ténor) et Leonardo Montana (piano et Fender Rhodes).
On pourrait se demander si le titre de l’album fait référence à la portée symbolique, numérologique ou ésotérique souvent attribuée au chiffre 3. Sans explorer toutes les hypothèses il s’avère, et c’est bien là l’essentiel… l’album est le fait de trois musiciens inspirés.
Le répertoire de l’album compte une composition du saxophoniste et huit compositions du leader qui a par ailleurs arrangé un titre chanté par Janis Joplin, un de Chris Cornell (Soundgarden) et une pièce du compositeur baroque napolitain, Andrea Falconieri… la musique navigue entre les rivages du jazz, du blues, du rock et du classique.
« 3Elements », un album à l’esthétique soignée. Un opus singulier irrigué par le dialogue permanent qu’entretiennent les trois musiciens. Il fait résonner des échos intimistes qui n’en possèdent pas moins une dynamique fort expressive.
« 3Elements », une instrumentation singulière
Le trio atypique qui réunit les guitares acoustique et électrique de Michael Felberbaum, les saxophones soprano et ténor de Frédéric Borey et le piano et le Fender Rhodes de Leonardo Montana, renouvelle les discours habituels.
La voix du saxophoniste Frédéric Borey se partage entre énergie, douceur, sensibilité et lyrisme. Le son lumineux du soprano et la pureté du grain du ténor se marient à merveille avec le jeu tout en nuances de la guitare. Avec élégance et subtilité, Michael Felberbaum cisèle son phrasé avec précision et apprivoise les dissonances. Le sens rythmique du pianiste brésilien Leonardo Montana permet à la guitare et au saxophone de libérer leurs discours. A l’aise dans les minimalismes les plus subtils où son lyrisme fait mouche, le pianiste chahute aussi les paysages sonores sur les touches de son Fender Rhodes.
Sans section rythmique, les trois instrumentistes croisent leurs mélodies sur des trames harmoniques variées. Ils reprennent les motifs des morceaux qui alimentent leurs échanges et donnent lieu à de multiples développements. Unisson et dialogues alternent. Les interactions de chaque instant nourrissent la trame musicale et oxygènent la musique
Impressions musicales
L’album ouvre avec Italian Waltz, un morceau à la texture aérienne qui se déroule avec légèreté et fluidité sur un rythme ternaire enlevé. 3Elements, qui flirte avec les dissonances, met en évidence la réelle communauté musicale au sein de laquelle les 3 éléments de ce trio peu conventionnel s’expriment. Au fil du morceau on prend la mesure de la maîtrise de l’improvisation que développe chacun des trois compères. La dimension rythmique est assumée par les trois instrumentistes qui n’oublient pas pour autant de libérer leur créativité débordante. Les lignes mélodiques se développent dans des climats harmoniques variés.
Après un exposé du thème de Black Hole Sun à l’unisson, la guitare développe un solo pensif auquel répond le ténor. Par son attaque son jeu n’est pas sans rappeler celui de Joe Lovano alors que son phrasé coulé évoque celui d’un un certain Joe Henderson. Les trois instruments s’unissent pour terminer le morceau du groupe grunge « Soundgarden » en un feu d’artifice de lyrisme.
Sur Ava, le balancement rythmique évoque des rivages brésiliens que colorent les chants et contre-chants entrelacés du soprano et de la guitare. Soutenus par le piano, guitare et saxophone exposent ensemble le thème de Gilmore puis s’expriment à tour de rôle avant de céder l’expression au piano. Les soli se succèdent avec une grande cohérence jusqu’à la reprise du thème et la fin de ce morceau aux consonances très jazz.
Mercedes Benz que chantait Janis Joplin est repris de manière très personnelle par le trio qui pare le thème d’accents nostalgiques aux sonorités sépias. Les improvisations fournies du saxophone et de la guitare sont soutenues par le piano dont le chorus aéré et moderne impulse un envol et déclenche des échanges touffus et très riches entre saxophone et guitare.
Avec bonheur, l’album enchaîne avec Lazy Man Blues qui calme le jeu et paresse sur la grille du blues. Les trois solistes se font lyriques et s’aventurent dans des harmonies surprenantes. Le trio reprend Segui, Segui, Dolente Core du compositeur baroque napolitain Andrea Falconieri dont ils donnent une version ciselée. Les trois interprètes se relaient pour exprimer les nuances de la partition dont ils restituent avec précision les nuances et les appogiatures.
Mode débuté comme un pur exercice de contrepoint puis cède aux appels d’un jazz moderne fort séduisant. Sur Shade l’écriture de Frédéric Borey entraîne le trio vers d’autres rivages expressifs. Point de thème exposé à l’unisson mais un climat intimiste dont les brumes et contrejours incitent à la contemplation et à la rêverie.
Le swing règne en maître sur Mobil où les solistes développent des improvisations inspirées et peaufinées L’album se termine avec The State of things saisissant par les lignes de force qu’il dégage. On cède à l’appel du soprano envoûtant qui entraîne le piano dans son monde alors que la guitare garde le cap rythmique sans pour autant parvenir à dompter leurs aspirations à la liberté.
Le nuancier subtil et varié de « 3Elements » propose un jazz chambriste fluide et inventif où se côtoient de multiples influences. Entre intimité et grâce, dissonances et contrepoint, swing et lyrisme, l’opus développe un charme surprenant et envoutant.
« Be My Guest : The Duos Project » par David Linx
Simone Prattico présente « Oriundo »
Au fil des huit pistes de l’album « Oriundo », le batteur italien Simone Prattico pratique un art qui navigue entre dynamisme et romantisme. Métissage réussi entre sa culture méditerranéenne et la musique afro-américaine, son jazz moderne cultive tout à la fois intensité, souplesse et élégance. Une musique qui génère de tendres émotions.
Clin d’œil à « Hope » de Kevin Norwood
Le chanteur et compositeur Kevin Norwwod revient avec « Hope », un second opus fort réussi. Entouré de trois musiciens d’exception, il présente un nouveau répertoire où sa voix au timbre singulier se déploie au-dessus du jeu dynamique et nuancé du trio. Un album élégant aux ambiances magiques.
Avec l’envoûtant “Babel » (Buda/Socadisc) paru le 09 novembre 2018 on embarque avec le flutiste et compositeur
Issu du monde du jazz, le pianiste
Sorti le 11 mai 2018, l’album « Onze Heures Onze Orchestra volume 2 » (Onze Heures Onze /Absilone) fait suite au
Le batteur, percussionniste et compositeur Edward Perraud a voulu « écrire tout un opus pour célébrer les intervalles, dans lequel chaque composition est une offrande à un des 12 intervalles du langage tonal compris au sein d’une octave ». Pour ce faire il a convié le contrebassiste Bruno Chevillon et le pianiste Paul Lay à le rejoindre pour servir la musique qu’il a imaginée. Ensemble ils ont enregistré l’album « Espaces » (Label Bleu/L’Autre Distribution) sorti le 21 septembre 2018.
Leader de « Pocket Rhapsody », le pianiste et claviériste Frank Woeste a fondé le Studio Libretto avec l’ingénieur du son Erwan Boulay. Le musicien a invité plusieurs musiciens avec qui il a déjà partagé la scène, à dialoguer avec lui dans des duos spontanés. L’album « Libretto Dialogues Vol 1 » (Phonart/Socadisc/Belove) sorti le 09 novembre 2018 témoigne de la teneur de dix de ces « Dialogues ».
« Kings and Bastards » (Cam Jazz/Pias) sorti le 16 novembre 2018, le premier album solo du pianiste
Pour son premier album enregistré en septembre 2017 en tant que leader, le jeune pianiste anglo-napolitain
Sorti le 30 novembre 2018, l’opus « Play Gershwin » (CamJazz/Pias) réunit le pianiste Enrico Pieranunzi, son frère le violoniste Gabriele Pieranunzi et le clarinettiste Gabriele Mirabassi. Le trio interprète la musique de Gershwin comme il est peu souvent donné de l’entendre.
Sorti le 23 novembre 2018 l’album « Live At Gustav’s - Blue Waltz » (Stunt Records/Una Volta Music) permet d’écouter cette fois le pianiste Enrico Pieranunzi en duo avec le contrebassiste
Toujours fidèle au Label Laborie Jazz, Anne Paceo va sortir « Bright Shadows » le 25 janvier 2019.Toutes les compositions de « Bright Shadows » sont à porter au crédit de la batteuse.
Anis Benhallak inscrit des éléments musicaux qu’il emprunte autant à l’Orient qu’à l’Occident. Il croise les cultures et explore avec liberté les chemins du jazz et ceux de ses racines. En quête d’un univers ouvert à la diversité, il puise son inspiration à des sources multiples, jazz, chaabi, rock, pop. Sa recherche musicale le conduit à proposer des pièces chantées en ladino, en arabe et en tamazight, langue berbère.
Pour son deuxième album, Anis Benhallak élabore un répertoire composé entre Damas, Paris, Alger et New-York. Autour de lui il réunit un casting international avec le contrebassiste Chris Jennings et le batteur Karim Ziad. D’autres invités les rejoignent : le pianiste Gregory Privat, la chanteuse Kawthar Meziti, le saxophoniste Damien Hennicker, le chanteur Youba Adjrad, le percussionniste Adel Khababa et le pianiste Smail Benhouhou.