Le vendredi 12 octobre 2018 à 20h, l’Auditorium de Lyon accueille le saxophoniste Archie Shepp. Il est entouré de deux musiciens américains Darryl Hall et Steve McCraven et deux artistes français, Carl-Henri Morisset et Marion Rampal. Une affiche alléchante qui laisse espérer une belle soirée !
Dès le mois de mai, il est apparu que la saison 2018/2019 de l’Auditorium-Orchestre National de Lyon s’annonçait prometteuse. En effet, Aline Sam-Gio, Directrice Générale de l’institution lyonnaise, poursuit le dialogue et la co-production de concerts avec « Jazz à Vienne » et propose cinq concerts de jazz dont le premier approche.
En effet, les réjouissances jazz de la nouvelle saison débutent le 12 octobre 2018 à 20h avec la venue du saxophoniste Archie Shepp. Figure phare du jazz, le saxophoniste a contribué à en écrire la grande histoire. Il a prêté sa voix et ses saxophones aux révoltes musicales avant-gardistes du free jazz et a ainsi participé aux contestations et résistances afro-américaines. Depuis, il ne cesse de chercher de nouvelles directions à son expression.
Archie Shepp
Archie Shepp
Archie Shepp
Au commencement des années 60, aux côtés de Cecyl Taylor il a gravé trois références du free jazz, » Four for Trane », « Fire Music » et « Mama Too Tight », sans oublier « Mama Rose ». Les années 70 le retrouvent à la tête du big band Attica Blues. Dans son discours se mêlent, jazz, blues et soul. Après avoir créé son propre label « Archie Ball », Archie Shepp est resté attentif à ses racines afro-américaines, a diversifié son discours et élargi les domaines de ses collaborations (Brigitte Fontaine, Chuck D, Rocé, Cheick Tidiane Seck, Mike Ladd, …). Le saxophoniste mêle aujourd’hui sa voix et son ténor à de nombreux projets et au fil des ans en conservant son idiome singulier porteur d’une grande charge émotionnelle.
Le 12 octobre 2018 à 20h, Archie Shepp est annoncé en quartet à l’Auditorium de Lyon, entouré de deux musiciens américains, le contrebassiste Darryl Hall et le batteur Steve McCraven et du jeune pianiste français Carl-Henri Morisset. La chanteuse française Marion Rampal va joindre sa voix vibrante et envoûtante à la plainte émouvante gorgée de blues, de spirituel, de soul, de folk et de jazz du saxophoniste.
Aujourd’hui encore à 81 ans, le charismatique Archie Shepp se prévaut d’être un témoin et un gardien engagé de la musique noire américaine. Si son discours demeure ancré dans le free jazz, il plonge dans le blues, fondement de la musique afro-américaine.
Avant la prometteuse soirée du 12 octobre 2018 à l’Auditorium de Lyon, il fait bon se souvenir d’un certain 03 juillet 2017 durant le festival Jazz à Vienne pour la soirée « Hommage à John Coltrane » sur la scène du Théâtre Antique où le saxophoniste avait été rejoint pour quelques morceaux par Marion Rampal.
Le pianiste McCoy Tyner est décédé le 06 mars 2020 à l’âge de 81 ans. Avec lui s’éteint le dernier membre du quartet de Coltrane dans lequel il a joué de 1960 à 1965. Son héritage a révolutionné l’art du piano jazz moderne. Après une riche carrière de leader, il laisse le souvenir d’un musicien lumineux et discret dont le jeu unique et reconnaissable demeure une référence essentielle du jazz moderne.
Cette année encore, c’est un volatile haut en couleurs qui se pavane sur le visuel 2020 de Jazz Campus en Clunisois. L’oiseau hausse le col et ouvre le bec pour donner rendez-vous au public du 15 au 22 août 2020. Il siffle aussi l’ouverture des inscriptions pour les stages 2020. Plumes lissées et œil vif, il attend avril pour annoncer la programmation.
Le 29 février 2020, après la prestation de Chick Corea Trilogy, le public de l’Auditorium de Lyon a encore des étoiles dans les yeux. Il se félicité d’avoir assisté au concert éblouissant du pianiste entouré de ses complices, le contrebassiste Christian McBride et le batteur Brian Blade. Ce soir-là Chick Corea Trilogy rime avec Magie. Trois virtuoses inspirés en conversation musicale… un pur moment de bonheur.
Le pianiste Omar Sosa revient avec la chanteuse/violoniste Yilian Canizares pour un opus dédié à l’eau. « Aguas », se situe aux confluences de leurs racines afro-cubaines, de la musique classique occidentale et du jazz. Une musique empreinte de poésie, de nostalgie et de spiritualité.
Après la musique pure et translucide de « Transparent Water » publié en 2017 et enregistré avec le joueur de kora Seckou Keita, le pianiste cubain Omar Sosa croise son inspiration et sa musique avec celle de la violoniste et chanteuse cubaine Yilian Canizares.
On se souvient de l’album « Invocacion« paru en 2015 et ressorti en 2017 par Naïve en version deluxe avec 2 remixes inédits. Nourrie de jazz, de musique cubaine et de musique classique, Yilian Canizares navigue alors entre douceur langoureuse et exubérance incandescente.
Une rencontre… un album
Omar Sosaet Yilian Canizares se sont rencontrés en 2014 alors que la chanteuse et violoniste assure la première partie du concert du pianiste. A partir de leurs points communs la connexion s’est faite entre ces artistes issus de deux générations différentes qui décident d’unir leurs univers.
« Aguas »
Ils sont rejoints par leur compatriote Inor Sotolongo aux percussions et ils enregistrent ensemble « Aguas » (MDC/PIAS) annoncé pour le 05 octobre 2018. Comme son titre l’indique, « Aguas » est dédié à l’eau et particulièrement à Oshun, la Déesse de l’Amour et Maîtresse des Rivières dans la tradition Lucumí, ou Santería, comme on l’appelle à Cuba, une pratique spirituelle importante pour les deux artistes.
A travers les onze plages de l’album, ces artistes cubains vivant en dehors de leur patrie commune alimentent leur musique à la source de leurs traditions et de leurs racines.
La musique restitue un climat irrigué de nostalgie. Le propos poétique et sensible contribue à créer des atmosphères sereines et pacifiées dont se dégage de douces émotions.
Même si l’apport dynamique des percussions est essentiel, les contrastes se font rares sur « Aguas » où les artistes ont centré leur créativité pour générer un univers d’où serait gommée en grande partie la dimension démonstrative souvent associée à la musique cubaine. Il en résulte un quasi lissage rythmique accentué par des lignes de violon empreintes de classicisme, un chant presque sans aspérité et des effets électroniques étirés et aquatiques.
Qu’il s’agisse pour Omar Sosa et Yilian Canizares d’un parti pris intellectuel pour se démarquer ou d’une réelle interaction fusionnelle et spirituelle existant entre les deux artistes, l’album parvient à créer un univers singulier propice à la contemplation.
« Aguas »pour respirer et prendre de la distance avec l’agitation et l’entropie du monde.
Les 12 & 13 novembre 2018Omar Sosa et Yilian Canizares seront en concert à 20h30 au Bal Blomet à Paris, avec à leurs côtés le percussionniste Gustavo Ovalles.
Le pianiste McCoy Tyner est décédé le 06 mars 2020 à l’âge de 81 ans. Avec lui s’éteint le dernier membre du quartet de Coltrane dans lequel il a joué de 1960 à 1965. Son héritage a révolutionné l’art du piano jazz moderne. Après une riche carrière de leader, il laisse le souvenir d’un musicien lumineux et discret dont le jeu unique et reconnaissable demeure une référence essentielle du jazz moderne.
Cette année encore, c’est un volatile haut en couleurs qui se pavane sur le visuel 2020 de Jazz Campus en Clunisois. L’oiseau hausse le col et ouvre le bec pour donner rendez-vous au public du 15 au 22 août 2020. Il siffle aussi l’ouverture des inscriptions pour les stages 2020. Plumes lissées et œil vif, il attend avril pour annoncer la programmation.
Le 29 février 2020, après la prestation de Chick Corea Trilogy, le public de l’Auditorium de Lyon a encore des étoiles dans les yeux. Il se félicité d’avoir assisté au concert éblouissant du pianiste entouré de ses complices, le contrebassiste Christian McBride et le batteur Brian Blade. Ce soir-là Chick Corea Trilogy rime avec Magie. Trois virtuoses inspirés en conversation musicale… un pur moment de bonheur.
Sur son nouvel opus « The Window », la chanteuse Cecil McLorin Salvant propose un répertoire consacré aux chansons d’amour. Dans la grande tradition des duos voix/piano elle décline avec Sullivan Fortner les différents aspects ce sentiment. Un album d’une grande sobriété, habité de bout en bout par une musicalité peu commune.
Une année après son double album « Dreams and Daggers » enregistré live au Village Vanguard, la chanteuseCecil McLorin Salvant est de retour le 28 septembre 2018 avec « The Window » (Mack Avenue/PIAS).
Elle fait le choix d’interpréter dix-sept chansons d’amour en duo avec le pianiste Sullivan Fortner, nouveau venu des scènes américaines.
Cecil McLorin ouvre une fenêtre sur l’amour dont elle révèle plusieurs perspectives. Jamais sentimentaliste, elle parvient avec sobriété à visiter un répertoire très large.
Depuis des reprises de Richard Rodgers, Stephen Sondheim et Stevie Wonder jusqu’à des compositions personnelles sans omettre un tour du côté du cabaret, du Rhythm and Blues avec une échappée vers West Side Story, elle explore et révèle l’amour sous toutes ses formes. Avec elle on plonge dans un univers d’une musicalité savoureuse qui, en arrière fond, résonne de l’empreinte du blues.
Une fois encore on apprécie la précision de sa diction et cette aisance avec laquelle elle fait varier son expression. Sa voix agile use sans abuser des écarts, des glissandos. Avec souplesse elle maîtrise toutes les nuances du chant, de la plus intime douceur à la ferveur extrême, sans jamais donner l’impression de forcer.
On perçoit tout au long de l’album et en particulier sur les titres enregistrés live, la grande complicité qui existe entre la chanteuse et le pianiste dont le jeu se coule dans la trace du chant. Son accompagnement très nuancé met en valeur les contrastes de la voix et les couleurs des morceaux.
Les dix-sept chansons déclinent un arc en ciel d’atmosphères où le duo jongle avec aisance d’un climat à un autre.
Le romantisme de The Sweetest Sounds de Richard Rodgers contraste avec l’allégresse gracieuse de One Step. La voix susurre la ballade intimiste Visionset devient ensuite sensuelle sur Obsessions où elle caresse les mots.
Le chant se fait déchirant sur Ever Since the One I love’s Been Goneoù le piano étincelle. Cecil McLorin Salvant adopte en français le ton de la confidence sur une de ses compositions, A Clef. Avec légèreté et souplesse le duo interprète Wild is loveet s’exprime avec une délicatesse exquise sur Trouble is a Man.
Le tempo de rumba sied à Where Thine alors que J’ai le cafard, vieille chanson du répertoire français adopte un rythme de valse polka. Tell me whydes Beatles déborde de sensualité. Le piano se charge d’humour sur I’ve Got Your Numberalors qu’il adopte un accompagnement stride pour accompagner By Myself.
On sourit au timbre enfantin que la chanteuse adopte sur Everything I Got belongs To You de Richard Rodgers. Sur la reprise de Somewherede West Side Story enregistré live, la voix pose des inflexions d’espoir relayées par le jeu riche et scintillant du piano qui cite America et d’autres pièces de l’œuvre de Bernstein.
On a retrouvé sur By Myselfdes modulations agiles chez Cecil McLorin qui rappellent la voix d’Ella Fitzgerald. La jeune chanteuse fait d’ailleurs un hommage à son ainée en interprétant The Gentleman is a Dopeque la grand Ella aimait chanter.
La version live de Peacoks avec la saxophoniste Melissa Aldana constitue un des moments les plus forts de cet album.
Même si l’on savoure avec délice « The Window », cet album au propos totalement maîtrisé, il demeure qu’on goûterait volontiers que Cecil McLorin Salvant ouvre sa discographie sur d’autres fenêtres de l’art du chant et dépayse son propos pour nous surprendre de nouveau.
Le pianiste McCoy Tyner est décédé le 06 mars 2020 à l’âge de 81 ans. Avec lui s’éteint le dernier membre du quartet de Coltrane dans lequel il a joué de 1960 à 1965. Son héritage a révolutionné l’art du piano jazz moderne. Après une riche carrière de leader, il laisse le souvenir d’un musicien lumineux et discret dont le jeu unique et reconnaissable demeure une référence essentielle du jazz moderne.
Cette année encore, c’est un volatile haut en couleurs qui se pavane sur le visuel 2020 de Jazz Campus en Clunisois. L’oiseau hausse le col et ouvre le bec pour donner rendez-vous au public du 15 au 22 août 2020. Il siffle aussi l’ouverture des inscriptions pour les stages 2020. Plumes lissées et œil vif, il attend avril pour annoncer la programmation.
Le 29 février 2020, après la prestation de Chick Corea Trilogy, le public de l’Auditorium de Lyon a encore des étoiles dans les yeux. Il se félicité d’avoir assisté au concert éblouissant du pianiste entouré de ses complices, le contrebassiste Christian McBride et le batteur Brian Blade. Ce soir-là Chick Corea Trilogy rime avec Magie. Trois virtuoses inspirés en conversation musicale… un pur moment de bonheur.
« The Paname Papers » fait partie des belles surprises de la rentrée discographique de l’automne 2018. Proposé par le talentueux Jon Urrutia Trio, l’album séduit par sa vitalité. Les neuf compositions originales du leader restituent l’éventail de ses influences. Une combinaison réussie de modernité, d’audace et de virtuosité. Surprenant de maturité et de maîtrise.
Sorti le 27 septembre 2018, l’album « Paname Papers » (Errabal Jazz) est propulsé par le pianiste franco-espagnol Jon Urrutia-Monnotà la tête de son trio. Il est entouré de deux talentueux musiciens natifs du sud de la France, Damien Varaillon (contrebasse) et Stephane Adsuar (batterie) avec lesquels il a noué une belle complicité, ce dont témoigne l’album.
Un atout de cet opus est de faire coexister une grande fluidité avec des influences musicales multiples. En effet le répertoire reflète différents courants du jazz et s’appuie aussi sur la musique classique/contemporaine ou les musiques improvisées. « The Paname Papers » combine des rythmiques et des textures issues de musiques teintées des cultures françaises, espagnoles et américaines.
Entre tradition et modernité, les neuf morceaux de l’album « The Paname Papers » vibrent de mélodies élégantes et d’improvisations libérées. La musique est servie par le talent et la créativité des trois instrumentistes très complices du Jon Urrutia trio.
« The Paname Papers »
Fondé à Paris, en 2017, le Jon Urrutia Trio est né de plusieurs rencontres et collaborations des musiciens lors de sessions. Au regard de leur entente le trio développe de belles interactions et décide d’aller en studio en automne 2017 pour enregistrer un répertoire de neuf compositions originales de Jon Urrutia.
L’album « The Paname Papers » est enregistré les 22 et 23 novembre 2017 au studio de Meudon par Clément Garel. Il est édité et mixé les 24 et 25 novembre 2017 par Julien Bassères et Jon Urrutia et mastérisé par Julien Bassères.
Les neuf titres de « Paname Papers » restituent les différentes influences constitutives de la personnalité musicale du leader Jon Urrutia. Sans se tromper, on peut le qualifier de musicien éclectique et sans frontières, ce dont témoigne son cursus musical.
Jon Urrutia
Le pianiste franco-espagnol Jon Urrutia-Monnot entreprend des études classiques au « Conservatoire Arriaga » de Bilbao en Espagne puis poursuit au « College for the Arts Arnhem » à Artez en Hollande avec Rob van der Broek et Robert Jan Vermeulen, à Paris avec Bernard Maury au Conservatoire « Nadia et Lily Boulanger » du 9ème arrondissement et à la « Bill Evans Piano Academy ».
Après avoir obtenu une bourse de mérite, le pianiste va étudier au Berklee College of Music de Boston, de l’automne 1998 à l’hiver 2000. Il a alors pour professeurs rien moins que Danilo Perez, Ray Santisi, Laszlo Gardony, Paul Schmeling, Alon Yavnai, Allain Mallet et Edward Bedner. Son séjour Outre Atlantique lui permet de côtoyer la fine fleur des musiciens américains. A son retour en France il obtient les diplômes requis pour pouvoir enseigner le piano jazz et poursuit aussi des recherches musicologiques autour de l’improvisation.
De ce parcours très riche découlent de nombreuses collaborations scéniques et discographiques qui ont contribué à enrichir la pratique et l’inspiration de Jon Urrutia. Il a en effet eu l’occasion de jouer avec des musiciens de renommée internationale tels que George Garzone, Perico Sambeat, Oscar Stagnaro, Sunny Murray, Bill Pierce, Jorge Pardo, Francisco Mela, Jaleel Shaw, Mario Rossy, Ferenc Nemeth ou Gilad Hekselman. Aujourd’hui, le pianiste combine activités pédagogique et artistique.
Ce parcours musical riche en expériences a permis à Jon Urrutia de développer sa technique et son style personnel et a aussi contribué à enrichir sa sensibilité artistique, son inspiration et son écriture, dont l’album « The Paname Papers » est le témoignage.
Impressions musicales
Au fil des neuf titres coexistent une élégance quelque peu sophistiquée, des vibrations audacieuses, de joyeuses et dynamiques interactions. L’entrain complice et la réactivité de chaque instant qui lient les trois musiciens leur permet de mettre leur virtuosité au service de leur musique. Du répertoire rayonne une atmosphère généreuse et joyeuse teintée parfois d’accents bluesy ou de riches ambiances latines.
Sur la grille ré harmonisée de Donna Lee, Dona Kubik est irriguée du jeu pianistique de Jon Urrutia. La section rythmique très réactive soutient avec brio l’improvisation du leader qui alterne césures et traits fulgurants, comme des clins d’oeil à Fred Hersh et aussi à Monk peut-être. Advient ensuite Valse pour Nono, qui débute comme une comptine avec une boucle jouée sur un tempo ternaire. Le solo du pianiste s’épaissit ensuite de phrases mélodiques qui enchantent et intensifient le propos. Porteur d’une tendre mélancolie le thème se souvient d’un être proche.
Contrebasse et piano se font bluesy sur l’introduction du thème Entartetes Blues.Soutenu par la pulse continue de la contrebasse et de la batterie qui poussent fort le tempo, le piano développe son improvisation à travers des lignes groovy et étincelantes riches en citations. Le trio projette ensuite uneFantaisie Onirique et l’on embarque avec eux sur cette musique aux accents cinématographiques. Une rêverie musicale où le solo mélodieux de la contrebasse engage à la volupté.
Entropical Cha résonne des influences latines du pianiste qui fait chanter la mélodie puis développe avec aisance et virtuosité son improvisation. Avec fougue la batterie prend le relais dans un solo caliente. La structure rythmique complexe de Fourth Elementgénère un swing moderne que le trio en parfaite symbiose truffe de citations jazzy.
Pris sur un tempo médium, Pasos Enanos survient comme une respiration. Après le solo expressif de la contrebasse, celui du pianiste se métamorphose comme porté par un élan vital perceptible.
Si The Paname Papers fait par son titre clin d’oeil allusif à la lourdeur du dispositif administratif français, on présume que les musiciens y font face sans problème tout comme ils s’emparent et maîtrisent ce thème dynamique. Dans ce morceau vif et percussif on perçoit comme des échos du style d’Ahmad Jamal dans le jeu du piano. L’improvisation incisive de la batterie est du meilleur effet.
L’album se termine avec La Caravana Amarilla. On se laisse capturer par une belle mélodie qui débute un voyage musicaldépaysant à travers l’Espagne et son flamenco. A la toute fin du morceau, le batteur délaisse peaux, baguettes et cymbales et pratique les palmas pour conclure ce morceau dont le rythme de base doit beaucoup à celui de la bulería.
Les neuf titres composés par Jon Urrutia et interprétés avec talent par un trio interactif font de « Paname Papers » (Errabal Jazz) un album à la fois dynamique et élégant. Sorti le 27 septembre 2018, cet opus propose une musique riche et un rien sophistiquée. Empreint de modernité et fondé sur de multiples influences, « Paname Papers » vibre d’un entrain communicatif. Une pépite à ne pas rater !
Le pianiste McCoy Tyner est décédé le 06 mars 2020 à l’âge de 81 ans. Avec lui s’éteint le dernier membre du quartet de Coltrane dans lequel il a joué de 1960 à 1965. Son héritage a révolutionné l’art du piano jazz moderne. Après une riche carrière de leader, il laisse le souvenir d’un musicien lumineux et discret dont le jeu unique et reconnaissable demeure une référence essentielle du jazz moderne.
Cette année encore, c’est un volatile haut en couleurs qui se pavane sur le visuel 2020 de Jazz Campus en Clunisois. L’oiseau hausse le col et ouvre le bec pour donner rendez-vous au public du 15 au 22 août 2020. Il siffle aussi l’ouverture des inscriptions pour les stages 2020. Plumes lissées et œil vif, il attend avril pour annoncer la programmation.
Le 29 février 2020, après la prestation de Chick Corea Trilogy, le public de l’Auditorium de Lyon a encore des étoiles dans les yeux. Il se félicité d’avoir assisté au concert éblouissant du pianiste entouré de ses complices, le contrebassiste Christian McBride et le batteur Brian Blade. Ce soir-là Chick Corea Trilogy rime avec Magie. Trois virtuoses inspirés en conversation musicale… un pur moment de bonheur.
A peine ont retenti les trois coups de l’automne que déjà se profilent les RV d’octobre 2018 de l’Opéra Underground. Un concert dans la grande salle de l’Opéra avec un double plateau aux couleurs de l’Amérique latine. Quatre concerts jazz et musiques du monde dans la salle de l’Amphi. Des promesses de surprises et de dépaysement !
Le duo des Riley père et fils marque donc le 27 septembre 2018 le début de la saison 2018/19 de l’Opéra Underground. En effet, en ce début de saison 2018/19, le décès de Rachid Taha a privé le public du concert évènement du 22 septembre où l’artiste devait célébrer les 20 ans de l’album « Diwan ».
Avant d’évoquer les RV d’octobre 2018 de l’Opéra Underground, pas question de rater le second concert de septembre 2018.
Anaventou!, un rendez-vous festif incontournable
Le 29 septembre 2018 à 20h, la soirée s’annonce frénétique avec la venue du groupe festif et énergique Anaventou!
Anaventou!, un groupe de cinq Belges et quatre Brésiliens qui mènent le bal. Anaventou! cultive l’esprit de la fête avec batteries, percussions, harmonica, accordéon, chant, flûte, basse, saxophone, violon, clavier. Neuf compères et une musique festive à découvrir absolument.
Avec ce groupe fini le blues et les idées noires du début d’automne. Anaventou! … la garantie d’une soirée groovy où s’agitent les corps et monte la température !
Porteños
Le 18 octobre 2018 à 20h, la Grande Salle de l’Opéra de Lyon accueille la soirée Porteños dont le nom évoque d’emblée les grandes villes portuaires de l’Amérique du Sud et leurs musiques. En effet, la soirée rend hommage à Buenos Aires et Valparaiso avec un double plateau pour une soirée qui réunit Melingo et Macha et Bloque Depresivo, avec la participation spéciale du Quatuor Wassily.
Bloque Depresivo
Bloque Depressivo, le nouveau groupe d’Aldo Asenjo plus connu sous le nom de Macha, leader et chanteur du groupe culte chilien Chico Trujillo tourne avec un répertoire le répertoire nourri et des classiques portuaires et des compositions de Macha. Au programme pas de cumbia mais des valses péruviennes, cuecas, ballades et boléros.
La voix de velours du chanteur transmet la mélancolie souvent associée aux drames qu’il raconte.
Melingo
C’est un vrai bonheur de retrouver le tango-blues halluciné de Daniel Melingo dont les albums et les prestations scéniques procurent de belles sensations. Après avoir abandonné le rock, le musicien argentin Melingo a investi le tango et s’est forgé un univers singulier Il illumine le tango et le revigore. Son dernier opus « Anda » sorti en 2016 témoigne de son art.
La voix rocailleuse et éraillée du crooner bluesy fascine et invite à pénétrer dans ce que l’on peut nommer le tango du XXIème siècle.
Du côté du Jazz
Le jazz est de retour dans la salle underground de l’Amphi de l’Opéra de Lyon avec deux soirées jazz organisées en partenariat avec le Rhino Jazz(s) Festival.
Papanosh avec Roy Nathanson & Napoléon Maddox
Le 05 octobre 2018 à 20h, le groupe rouennais Papanosh réunit à ses côtés saxophoniste Roy Nathanson et le rappeur et beat boxer Napoléon Maddox. Ensemble ils proposent leur projet « Home », une musique dont les ambiances naviguent entre rock, R&B et soul. La musique pleine de joie de vivre et de virtuosité de Papanosh gagne encore en énergie et s’enrichit de la participation des deux musiciens américains habitués aux salles underground outre-Atlantique.
Au programme, des promesses de folles improvisations, de superbes mélodies sans oublier des envolées poétiques.
On ne présente plus Louis Sclavis, cet insatiable créateur devenu depuis longtemps une référence majeure de la musique improvisée.
Il vient le 10 octobre 2018 à l’Amphi de l’Opéra de Lyon avec son tout nouveau projet, “Characters on a Wall”, élaboré autour du travail de son ami, l’artiste plasticien Ernest Pignon-Ernest. Après avec « Napoli’s Walls », Louis Scalvis poursuit sa quête en quartet avec Sarah Murcia à la contrebasse, Benjamin Moussay aux claviers et Christophe Lavergne à la batterie autour du travail de celui qui a été un des pionniers du street-art. Huit œuvres musicales mises en perspectives avec huit œuvres picturales.
Au croisement des arts, cette soirée prometteuse laisse augurer des improvisations créatives, de superbes paysages musicaux et de belles émotions.
Du côté des Musiques du Monde.
BIM
Le 06 octobre 2018 à 20h, le Benin International Musical vient rendre hommage à la musique des ancêtres du Dahomey. Le BIM est un projet de Radio France en collaboration avec l’ORTB, l’UER, Rolling Stone Magazine, TV5Monde, Institut Français Paris et Institut français Bénin. L’occasion pour le public de découvrir la musique béninoise.
Entre rythmes vaudous et chants traditionnels, des rythmes électriques et des chants enfiévrés.
Alash
Avec le trio Alash, la soirée du 20 octobre 2018 permet de découvrir la nouvelle génération du chant de gorge traditionnel de Tuva. Les trois musiciens du groupe Alash viennent de la république de Touva, à la frontière de la Mongolie et pratiquent le chant diphonique plus communément appelé « chant de gorge ». Une technique traditionnelle ancestrale permet à un chanteur de produire jusqu’à trois mélodies distinctes, et de créer ainsi un chant harmonique.
Le pianiste McCoy Tyner est décédé le 06 mars 2020 à l’âge de 81 ans. Avec lui s’éteint le dernier membre du quartet de Coltrane dans lequel il a joué de 1960 à 1965. Son héritage a révolutionné l’art du piano jazz moderne. Après une riche carrière de leader, il laisse le souvenir d’un musicien lumineux et discret dont le jeu unique et reconnaissable demeure une référence essentielle du jazz moderne.
Cette année encore, c’est un volatile haut en couleurs qui se pavane sur le visuel 2020 de Jazz Campus en Clunisois. L’oiseau hausse le col et ouvre le bec pour donner rendez-vous au public du 15 au 22 août 2020. Il siffle aussi l’ouverture des inscriptions pour les stages 2020. Plumes lissées et œil vif, il attend avril pour annoncer la programmation.
Le 29 février 2020, après la prestation de Chick Corea Trilogy, le public de l’Auditorium de Lyon a encore des étoiles dans les yeux. Il se félicité d’avoir assisté au concert éblouissant du pianiste entouré de ses complices, le contrebassiste Christian McBride et le batteur Brian Blade. Ce soir-là Chick Corea Trilogy rime avec Magie. Trois virtuoses inspirés en conversation musicale… un pur moment de bonheur.