Théo Ceccaldi Trio révèle « Django »

Théo Ceccaldi Trio révèle « Django »

Haut les cordes entre frénésie et délicatesse !

Sur « Django », le Trio de Théo Ceccaldi embarque sa musique dans un univers aux ambiances contrastées. Un jazz qui oscille entre frénétiques envolées et délicates caresses. Violon, guitare et violoncelle tirent une révérence affectueuse à la musique de Django Reinhardt et la transportent dans leur univers ludique. Loin des conventions, entre déchaînement et tendresse, les cordes du trio tissent un voile onirique.

couverture de l'album Django du Théo Ceccaldi TrioAvec son troisième album « Django » (Brouhaha/L’Autre Distribution) annoncé pour le 18 octobre 2019, le Théo Ceccaldi Trio navigue avec maîtrise sur un pont qui balance entre tradition et innovation.

Théo Ceccaldi au violon, son frère Valentin Ceccaldi au violoncelle et Guillaume Aknine à la guitare constituent un trio peu ordinaire dont l’expression audacieuse se fonde sur l’improvisation.

Sur l’album « Django », deux reprises de Django Reinhardt coexistent avec trois compositions originales du trio. Pour les trois autres titres, on saisit au vol des bribes de thèmes mais très vite on se laisse transporter dans le monde déjanté du trio. Comme chez leur illustre aîné, la mélodie occupe une place de choix dans l’univers du trio mais elle chemine au milieu de notes chahutées sur une pulsation qui réinvente la rituelle « pompe » de la musique manouche.

Les oreilles sont émerveillées par ce « Django » où se croisent improvisations échevelées, cordes enrockées et subtiles rêveries.

Théo Ceccaldi

Récompensé en 2017 d’une Victoire du Jazz dans la catégorie « Révélation de l’Année », l’énergique Théo Ceccaldi mène ses projets personnels tout en répondant à de nombreuses sollicitations artistiques.

Virtuose très sollicité

Membre fondateur du collectif orléanais Tricollectif, Théo Ceccaldi compose, arrange et joue dans le grand Grand Orchestre du Tricot avec lequel il a gravé plusieurs albums dont le dernier, « Tribute to Lucienne Boyer » (Tricollection/L’Autre Distribution) sorti en 2017.

Le violoniste diversifie ses activités et participe aussi au Power Trio « In Love With » du batteur Sylvain Darrifourcq et s’implique par ailleurs dans le quatuor à cordes de musiques improvisées iXi de Régis Huby et Guillaume Roy, le quartet franco-allemand qÖÖlp des Berlinois Christian Lillinger et Ronny Graupe, le trio européen « Velvet Revolution » de Daniel Erdmann, ainsi que dans le nouveau tentet de Joëlle Léandre « Can You Hear Me ? ». On ne compte plus les rencontres qui associent le violoniste à quelques-uns des plus grands improvisateurs européens.

De 2014 à 2018, Théo Ceccaldi a intégré l’ONJ avec lesquels il a enregistré les quatre albums sous la mandature d’Olivier Benoit, « Europa Paris » (2014), « Europa Berlin » (2015), « Europa Rome » (2016) et « Europa Oslo » (2017).

Projets du violoniste

Ceccaldi & Negro

Une superbe complicité unit Théo Ceccaldi au pianiste Roberto Negro. Le remarquable duo Théo Ceccaldi & Roberto Negro a donné naissance à « Babies » en 2016 et au superbe « Montevago » sorti en 2019. On se régale de leur univers audacieux et envoutant.

Freaks

En 2018, le violoniste forme Freaks, un orchestre survolté et détonnant aux partis pris musicaux radicaux avec lequel il enregistre un album au titre éponyme en 2018. Voir et écouter le mordant « Freaks » sur scène constitue un moment inoubliable. Une musique savamment déjantée qui zappe entre free jazz, punk et new wave.

Théo Ceccaldi Trio

En 2010 Théo Ceccaldi fonde son trio avec son frère Valentin Ceccaldi au violoncelle et le guitariste Guillaume Aknine.

Loin du format chambriste que les instruments auraient pu induire, le Théo Ceccaldi Trio oriente son discours loin des sentiers balisés, entre fantaisie ludique, fougue survoltée, lyrisme haletant et poésie sophistiquée. Le trio signe chez Ayler Records et publie deux albums, « Carroussel » en 2012 suivi de « Can you smile ? » en 2013 où la contrebassiste Joëlle Léandre rejoint le trio . Le trio remporte par ailleurs le dispositif de Tournée Jazz Migration 2014 de l’AJC.

Théo Ceccaldi Trio

Théo Ceccaldi Trio©Sylvain Gripoix

2019 voit la sortie de « Django », le troisième opus du trio.

L’ombre tutélaire de l’illustre compositeur et guitariste Django Reinhardt plane sur les trios qui réunissent violon/guitare/guitare/contrebasse ou violoncelle. Groupe créatif s’il en est, le trio de Théo Ceccaldi n’y échappe pas mais il est inconcevable pour les trois acolytes d’imaginer un hommage compassé ancré dans une tradition manouche revivaliste.

Armés de leur virtuosité et de leur inventivité décoiffante, les trois musiciens se collent au challenge et détournent de manière radicale les codes originaux pour les propulser dans leur univers moderne et singulier.

« Django », huit titres entre déchaînement et tendresse

Reprises de Django Reinhardt

Sur Rythme Futur, la première reprise de Django Reinhardt, le rythme totalement explosé et les effets sonores projettent la musique dans des sphères contemporaines aux échos galactico-rocks. Le Célèbre Manoir de mes rêves est magnifié quant à lui dans une version voluptueuse où violon et guitare séduisent par leur sensualité.

Arrangements librement inspirés

Savant et ludique, Balancelle et Chèvrefeuille fait un clin d’œil à Honeysuckel Rose de fats Faller et Minor Swing de Django alors que le parodique Acétone Charleston inspiré du Charleston de James P. Johnson émerveille par la furie maîtrisée avec laquelle le trio chamboule la dimension rythmique. On plane d’abord sur Le cou du Dragon qui convoque le Blue Drag de Josef Myrox. On s’enivre ensuite jusqu’à l’extase avant qu’un souffle plus calme ne provoque une douce accalmie.

Compositions originales du violoniste

Avec une liberté sans pareille le trio ménage de superbes contrastes sur les compositions originales du violoniste marquées de l’identité singulière du groupe. On se laisse embarquer dans la galaxie sous-marine onirique de Six pouces sous mer qui débride ensuite une énergie frénétique sans rien perdre de sa subtilité au fil de ses presque treize minutes.

A partir d’un motif réitératif, l’envoûtant Brûle Roulotte se laisse dériver vers les brulantes sonorités rock des cordes exaspérées qui finalement choisissent de rentrer en orbite cosmique. Ballade au climat éthéré, Nin-nin je t’aime met en lumière le jeu sensible du violon et la guitare à la sonorité aérienne.

La dimension live permet de prendre la pleine mesure de la musique du Théo Ceccaldi Trio. C’est chose possible sur plusieurs scènes. Les RV ne manquent pas pour célébrer la sortie de l’album « Django » du Théo Ceccaldi Trio. Le 16 novembre 2019 au Château d’Eymet dans le cadre de la 14ème saison de « Jazz off' » de l’association Maquizart et le 19 novembre 2019 au Café de la Danse à Paris. ICI pour tout savoir des concerts de Thé Ceccaldi.

Stéphanie Lemoine signe « Love leaves traces »

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Opera Underground – RV d’octobre 2019

Opera Underground – RV d’octobre 2019

GRIO - Stéphane Wrembel - Louis Sclavis Trio

Pour ses RV d’octobre 2019, l’Opera Underground ouvre ses portes au jazz avec trois concerts. GRIO, le nouveau groupe de la Cie Impérial, le guitariste Stéphane Wrembel qui célèbre la facette cachée d’un Django inspiré par Ravel et pour finir, le trio de Louis Sclavis. Un aperçu plus que représentatif de la diversité du jazz.

Visuel de l'Opera Underground, Rv d'octobre 2019Les RV d’octobre 2019 de l’Opera Underground explorent différentes facettes du jazz. La musique improvisée se taille la part belle avec un groupe emblématique de ce courant du jazz avec le trio de Louis Sclavis où flirtent clarinette et cordes et avec le GRand Impérial Orchestra de la Cie Impérial, le GRIO qui invite l’Afrique à irriguer son inspiration. le solo de Stéphane Wrendel complète le tableau avec un hommage singulier à une grande figure du jazz celle de Django Reinhardt, où il s’agit de découvrir un Django plus ravelien que manouche.

GRIO - Le GRand Impérial Orchestra de la Cie Impérial

Bonne nouvelle, la toujours bouillonnante Cie Imperial continue ses explorations. Après Impérial Pulsar et ses rencontres avec l’Afrique et les musiques mandingues, après les croisements de l’Imperial Orphéon avec arts du cirque (Gala) ou avec la grande tradition classique de l’opéra (Vox Populi) la Cie Imperial porte en son sein un nouvel orchestre le Le GRand Impérial Orchestra ou GRIO.Rv d'octobre 2019 à l'Opera Underground avec GRIO

GRIO est au RV d’octobre 2019 avec l’Opera Underground. Ce groupe réunit les musiciens d’Imperial quartet, les saxophonistes Damien Sabatier (saxophones baryton, alto, sopranino) et Gérald Chevillon (saxophones basse, ténor, soprano), le contrebassiste Joachim Florent et le batteur Antonin Leymarie avec le pianiste Aki Rissanen, le tromboniste Simon Girard, les trompettistes Fred Roudet et Aymeric Avice.

GRIO perpétue l’exploration des traditions africaines suite à ses précédents voyages au Mali et au Burkina Faso. Pour ce faire, l’orchestre associe une rythmique (piano, basse, batterie) à une section de cinq soufflants ( 2 trompettes, 2 saxophones et 1 trombone), Il peut ainsi porter sur les scènes l’écho des Banda Linda, ces orchestres faits d’instruments fabriqués à partir de racines d’arbres et de cornes d’antilopes.

GRIO a forgé un nouveau répertoire qui s’inspire certes des Banda Linda de Centrafrique mais creuse aussi dans ce terreau qui constitue l’inspiration majeure de la Cie Imperial, le jazz libertaire des années 60. Un prétexte de plus pour explorer plus avant le champ de l’improvisation collective.

RV le 18 octobre 2019 à 20h sur les gradins de l’amphi de l’Opéra de Lyon pour soirée pour vibrer entre polyrythmies et jazz libertaire avec le GRIO qui réfute les contraintes et les formats pré-conçus. La soirée propose un jazz en constante réinvention, un Jazz libre de J à Z. Ce concert constitue par ailleurs une belle mise en oreilles avant la sortie de l’album « Music Is Our Mistress » enregistré par le GRIO en mai 2019 au studio La Buissonne et annoncé pour le 17 janvier 2020.

Stéphane Wrembel - Django solo

Natif de Fontainebleau, le guitariste Stéphane Wrembel compte parmi les RV d’octobre 2019 de l’Opera Underground. Il s’est fait connaître aux États-Unis comme guitariste virtuose, spécialiste de Django Reinhardt.Rv d'octobre 2019 à l'Opera Underground avec Stéphane Wtrembel

Ses qualités de compositeur lui ont aussi valu d’être appelé pour écrire certains thèmes des films de Woody Allen « Midnight in Paris » et « Vicky Cristina Barcelona ». Depuis 12 ans, en hommage à Django Reinhardt, Stéphane Wrembel organise aussi au Carnegie Hall et au Town Hall de New York, le festival « Django à gogo » où sont conviés de prestigieux invités.

Certes avant Stéphane Wrembel d’autres musiciens, pas seulement des guitaristes d’ailleurs, ont reconnu l’immense génie de Django Reinhardt et ont été inspirés par son invention mélodique, son ingéniosité harmonique et son énergie rythmique. En 2019 on ne compte d’ailleurs plus les musiciens qui portent sur les scènes la musique de Django avec grand talent, et les citer tous serait long.

Par contre aujourd’hui Stéphane Wrembel se distingue en dévoilant un aspect différent de Django qui met en lumière des pièces solo que Reinhardt a enregistrées entre 1937 et 1950. Ainsi, le guitariste est le premier interprète à avoir transcrit, enregistré et joué toutes les pièces solo de Reinhardt et à avoir regroupé 17 pièces sur un album intitulé « Django l’impressionniste ». Ce disque brosse le portrait d’un Django quelque distancié du jazz manouche auquel il est habituellement associé. Ainsi on découvre un Reinhardt classique, admirateur de Maurice Ravel et de Claude Debussy, un impressionniste gitan.

RV le 19 octobre 2019 à 20h à l’Opera Underground avec le guitariste Stéphane Wrembel. En solo il interprète des compositions que Django Rheinhardt, influencé par Ravel et Debussy, a écrites pour guitare solo. Le guitariste profitera de ce concert pour présenter son nouvel album en exclusivité mondiale à l’Opera Underground. Un évènement à ne pas manquer.

Louis Sclavis Trio - Asian Fields Variations

En avril 2017 est sorti « Asian Fields Variations », le premier album du trio qui réunit autour du clarinettiste Louis Sclavis, le violoniste Dominique Pifarély et le violoncelliste Vincent Courtois.Rv d'octobre à l'Opera Underground avec Louis Sclavis Trio

Certes, Louis Sclavis est à l’origine du projet « Asian Fields Variations » mais le trio fonctionne de manière démocratique avec une participation égale de chacun des membres au processus créatif. Il s’agit d’une réelle organisation collective où chaque musicien contribue au programme. Ceci fonde le groupe autant que le projet.

Si les trois musiciens sont au RV d’octobre 2019 de l’Opera Underground, ils collaborent depuis de nombreuses années, plus de 35 ans pour Louis Sclavis et Dominique Pifarély et plus de vingt ans pour Louis Sclavis et Vincent Courtois. Adeptes de l’improvisation qui constitue le noyau dur de leur art, ces trois artistes majeurs de la musique créative française investissent leur talent au service d’une créativité sans cesse requestionnée.

Ensemble, Sclavis, Pifarelly et Courtois pratiquent un équilibre délicat entre composition et improvisation. Le trio met sa virtuosité au service de la musique et propose avec « Asian Fields Variations », une élégante musique chambriste aux subtiles nuances où le souffle du clarinettiste navigue entre les cordes frottées du violoncelle et du violon.

RV le 26 octobre 2019 à 20h à l’Opéra Undergroud avec Louis Sclavis Trio. Nul doute que Louis Sclavis, Dominique Pifarély et Vincent Courtois sauront une fois de plus captiver leur auditoire et l’étonner par leur incessante inventivité qui ne se dément pas au fil des ans et leur permet de renouveler leur propos sans redite aucune. Entre éclats et murmures, austérité et douce folie, cette soirée prometteuse devrait conquérir toutes les oreilles.

Stéphanie Lemoine signe « Love leaves traces »

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Avec « Love leaves traces », son deuxième album, la chanteuse, auteure et compositrice, Stéphanie Lemoine navigue entre nu-jazz, pop, folk et soul. Son univers éclectique explore des espaces poétiques où son chant aérien alterne entre français et anglais. Un voyage musical sans frontières entre les genres.

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Le trio Reis-Demuth-Wiltgen revient avec « Sly »

Le trio Reis-Demuth-Wiltgen revient avec « Sly »

Avec « Sly », le trio Reis-Demuth-Wiltgen continue à explorer le format traditionnel du trio jazz piano acoustique/contrebasse/batterie. Alliée à d’élégantes narrations musicales, la puissance rythmique du groupe ne se dément pas. Ce quatrième album reflète l’identité musicale du groupe et rend hommage à ses racines luxembourgeoises à travers la figure du Renard dont la ruse inspire son titre à l’album.

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Nouveau RV avec Christophe Monniot & Didier Ithursarry

Nouveau RV avec Christophe Monniot & Didier Ithursarry

Plus de deux ans après la parution de leur album « Hymnes à l’Amour », le saxophoniste Christophe Monniot et l’accordéoniste Didier Ithursarry récidivent avec un deuxième opus éponyme sous-titré « Deuxième Chance ». Avec lyrisme et virtuosité, les deux musiciens complices tissent une musique à la fois tendre et sensible, intense et pétillante. « Deuxième Chance », un nouveau rendez-vous à ne pas manquer !

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Le très hot « Cooking » de Géraldine Laurent

Le très hot « Cooking » de Géraldine Laurent

Un album effervescent qui comble les sens

La sortie de l’album « Cooking » de Géraldine Laurent constitue un incontournable des sorties discographiques de l’automne 2019. Pour ce quatrième opus en leader, la saxophoniste revient avec l’équipe déjà à ses côtés en 2015 sur l’opus « At Work ». Après plusieurs années de connivence, Géraldine Laurent, Paul Lay, Yoni Zelnik et Donald Kontomanou ont élaboré un disque effervescent qui comble les sens. On en redemande jusqu’à plus faim !

Attendu pour le 18 octobre 2019, « Cooking » (Gazebo/L’autre distribution), le quatrième album en leader de Géraldine Laurent propose un répertoire composé en grande partie de titres originaux avec cette fois, une seule reprise.couverture de l'album Cooking de Géraldine Laurent

La pochette où la saxophoniste se présente entourée de piments, restitue tout à fait la chaleureuse gamme des couleurs sonores de l’alto. Hommage au disque « Cookin' » (1956) de Miles Davis, l’album « Cooking » a été enregistré au Studio Ferber par Dominique Poutet aka Dume assisté par Matthieu Lefèvre. Il est produit par Laurent de Wilde.

Sur son nouvel opus, la saxophoniste retrouve ses complices déjà présents à ses côtés sur l’album « At Work » (Gazebo/L’autre distribution) sorti en 2015. Avec le pianiste Paul Lay, le contrebassiste Yoni Zelnik et le batteur Donald Kontomanou, l’altiste concocte un repas hot en saveurs. Un savant mélange d’alliages qui mettent l’oreille en appétit et stimulent l’envie d’écouter.

Avec « Cooking », Géraldine Laurent grave un quatrième album savoureux et addictif qui accroche les sens, déclenche appétit et les émotions. Son alto libère un flux ardent et maîtrisé. Dans la musique incandescente alternent cris déchirés irradiés de lumière et phrasés sensibles et lyriques sur les ballades. On dévore le menu du disque toutes oreilles ouvertes, on est comblé mais pas rassasié… et après une première écoute sans retenue l’on se laisse tenter par une deuxième, pour se délecter de toutes les nuances de cette musique savoureuse.

« Cooking », un menu musical qui comble les oreilles

En 2019, sur son album « Cooking », la saxophoniste continue à inscrire son discours musical dans la grande tradition du jazz qu’elle continue à renouveler.

Dans le répertoire de l’album figure une seule reprise, You And The Night And The Music, à la différence des opus précédents qui comptaient plus de standards revisités par l’altiste. Comme des anecdotes musicales, les dix compositions de Géraldine Laurent constituent l’un après l’autre des prétextes à l’improvisation, cette prise de risque perpétuelle dans laquelle excelle la saxophoniste.

A huit mains, Géraldine Laurent et ses complices élaborent un menu savoureux. Ils s’emparent des thèmes, se les approprient et déversent tout à tour leurs propres ingrédients dans la marmite bouillonnante de « Cooking ». Derrière les fourneaux, ils font monter la sauce et chauffer la musique, mitonnent des mets incandescents pimentés de saveurs lyriques auxquelles se mêlent les douces couleurs de délicates ballades. Au final, une cuisine musicale puissante et nuancée qui déclenche l’envie irrépressible d’y goûter de nouveau.

La cheffe Géraldine Laurent et sa brigade complice proposent un menu de onze plats d’une teneur classique revisitée de modernité…

… A table !

Géraldine Laurent

Géraldine Laurent©Anthony Voisin

Le menu commence avec un apéritif éblouissant. Après le phrasé découpé de l’introduction qui expose le thème de Cooking, arrive un chorus flamboyant de l’alto. Géraldine Laurent déborde d’un lyrisme qui n’est pas sans rappeler celui d’Eric Dolphy ou de Gigi Gryce. Le piano n’est pas en reste avec une improvisation étincelante.

No More Waltz advient ensuite comme une mise en bouche qui valse sur un tempo à 6/8. Le morceau met en évidence la symbiose du quartet. Le chorus de l’alto déroule son propos lyrique sur une rythmique ajustée. Une riche trame harmonique enrobe le flux des improvisations de l’alto et du piano. Sur le tempo ultra rapide de Next, l’alto s’exprime par fulgurances et surfe avec agilité sur le flot rythmique soutenu. Épicée par un superbe chorus de batterie, cette entrée tonique aiguise l’appétit.

En guise de premier plat, Boardwalk séduit alors l’oreille. Sur cette ballade aux douces nuances, la sonorité moelleuse de l’alto évoque des teintes crépusculaires. Le saxophone papillonne autour du ruban que le piano étire en pointillés sur une rythmique aux nuances délicates. Le morceau n’est pas sans évoquer les ambiances d’un certain Maiden Voyage Construit à partir d’un simple motif soul bluesy, le deuxième plat, The Call,  restitue l’univers musical singulier de l’altiste. Après l’improvisation éloquente du piano, l’alto élève avec sensibilité une sorte d’incantation sur laquelle plane le fantôme d’Art Pepper.

Frénétique et flamboyant, Room 44  fait office de trou normand. Son tempo très rapide déclenche chez l’alto un flot flamboyant de cris aux sonorités colorées que la rythmique stimule avec furie. Le piano inspiré puis exulté répond au saxophone qui a le dernier mot. L’appétit est stimulé pour découvrir la suite du menu.

Donald kontomanou, Yoni Zelnik, Géraldine Laurent et Paul Laye, Enregistrement de l'album COOKING au Studios Ferber

Géraldine Laurent en quartet©Anthony Voisin

Early Bass Master, le troisième plat a de l’étoffe. Il débute par un riff qui précède la mélodie présentée à l’unisson par le piano et l’alto. Le saxophone développe ensuite un chorus quelque peu contemplatif avant de devenir plus bouillonnant puis d’inviter la contrebasse à chanter sur le riff qu’elle continue à souffler. Le menu se poursuit avec Day off,  un entremets sensible et délicat. Ballade à l’atmosphère musicale flottante, ce morceau pourrait fort bien accompagner les images d’un film en noir et blanc comme le faisait la musique de Miles Davis sur le film de Louis Malle, « Ascenseur pour l’échafaud ». Sous la virtuosité, transparaît chez l’alto une fêlure révélatrice d’une sensibilité à fleur de peau.

Après ce doux intermède, advient As It, qui n’est pas sans évoquer la force de certains fromages. Le thème musclé de la composition donne toute latitude aux solistes pour s’exprimer. Il en ressort un climat fiévreux et exalté. La rythmique qui n’est pas en reste contribue au climat organique de ce morceau envoutant. Comme les très bons cuisiniers revisitent les recettes du terroir en des recettes innovantes, le quartet métamorphose la composition d’Arthur Schwartz, You and the night and the music. Sur ce dessert où harmonies et rythmes explosent, les solistes diversifient leurs expressions.

Le repas se termine avec Minus One, une mignardise nimbée de douces couleurs. Le son caressant de l’alto se fait alors charmeur et convoque une rêverie lumineuse dont on se délecte.

« Cooking » de Géraldine Laurent, déclenche le plaisir et l’envie d’écouter encore et encore. A la tête d’un quartet fusionnel, la saxophoniste perpétue la tradition en la revisitant de manière moderne et fort personnelle.

Pour déguster live le menu de « Cooking », des rendez-vous se profilent. D’abord le concert de sortie de l’album à Paris, le 25 Octobre 2019 au New Morning dans le cadre d’une nouvelle opération [Sunset Hors les Murs]. Géraldine Laurent (saxophone alto sera entourée de ses fidèles complices, Paul Lay (piano), Yoni Zelnik (contrebasse), Donald Kontomanou (batterie). C’est ensuite D’Jazz Nevers Festival qui invite Géraldine Laurent le 14 novembre 2019. Pour l’occasion le piano est confié à Baptiste Trotignon.

Stéphanie Lemoine signe « Love leaves traces »

Stéphanie Lemoine signe « Love leaves traces »

Avec « Love leaves traces », son deuxième album, la chanteuse, auteure et compositrice, Stéphanie Lemoine navigue entre nu-jazz, pop, folk et soul. Son univers éclectique explore des espaces poétiques où son chant aérien alterne entre français et anglais. Un voyage musical sans frontières entre les genres.

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Le trio Reis-Demuth-Wiltgen revient avec « Sly »

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Avec « Sly », le trio Reis-Demuth-Wiltgen continue à explorer le format traditionnel du trio jazz piano acoustique/contrebasse/batterie. Alliée à d’élégantes narrations musicales, la puissance rythmique du groupe ne se dément pas. Ce quatrième album reflète l’identité musicale du groupe et rend hommage à ses racines luxembourgeoises à travers la figure du Renard dont la ruse inspire son titre à l’album.

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Nouveau RV avec Christophe Monniot & Didier Ithursarry

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Plus de deux ans après la parution de leur album « Hymnes à l’Amour », le saxophoniste Christophe Monniot et l’accordéoniste Didier Ithursarry récidivent avec un deuxième opus éponyme sous-titré « Deuxième Chance ». Avec lyrisme et virtuosité, les deux musiciens complices tissent une musique à la fois tendre et sensible, intense et pétillante. « Deuxième Chance », un nouveau rendez-vous à ne pas manquer !

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Jazz à Vienne Saison 19/20#1 – Octobre 2019

Jazz à Vienne Saison 19/20#1 – Octobre 2019

Sun Ra Arkestra - Ibrahim Maalouf

Jazz à Vienne Saison 19/20#1 annonce deux concerts à venir en octobre 2019. Rendez-vous le 26 octobre 2019 au Cube de Lyon avec The Sun Ra Arkestra pour ressentir les vibrations cosmiques de l’orchestre. Prévoir de se mobiliser le 27 octobre 2019 à la Halle Tony Garnier de Lyon pour exulter au son du jazz métissé du trompettiste Ibrahim Maalouf attendu dans le cadre de sa tournée « S3NS ».

Pour la 7e année consécutive, Jazz à Vienne passe en mode Saison entre deux éditions estivales. Nul ne s’en plaint et c’est l’occasion de parcourir le Pôle métropolitain pour découvrir un jazz pluriel et toujours actuel.

Avec Jazz à Vienne Saison 19/20#1, on découvre les deux concerts encore à venir pour octobre 2019.

Sun Ra Arkestra - 26 octobre 2019 au Sucre à Lyon

Sun Ra Arkestra - Jazz à Vienne Saison 19/20#1Le SucreJazz à Vienne Saison 19/20#1, Sun Ra Archestra au Cube, en partenariat avec Jazz à Vienne et Children of the Drum, accueille le concert exceptionnel du mythique Sun Ra Arkestra,  le 26 octobre 2019 à 19h.

Ce groupe mythique créé par Sun Ra propose une sorte de voyage spacio-temporel cosmique. Le groupe gravite dans une galaxie très libre où il pratique une musique spirituelle aux accents mystiques qui mêle avec bonheur be bop, musiques improvisées, rythmes africains et sons électroniques.

Sun Ra, prophète cosmique du jazz, aurait 105 ans aujourd’hui. Durant ses 50 ans de carrière, le compositeur, pianiste et claviériste Herman Poole Blount alias Sun Ra a porté haut le flambeau de l’activisme afro-américain avec son mythique groupe The Arkestra. La musique spirituelle et cosmique de ce « gourou » musical a marqué l’histoire du jazz.

Connu pour ses compositions, ses performances phénoménales et l’étrange « philosophie cosmique » qu’il a prêchée, Sun Ra a enregistré plus de deux cents albums d’une musique unique, influencée par le bebop et annonciatrice du free-jazz. Les prestations scéniques inoubliables du Sun Ra Arkestra ont marqué les générations d’amateurs de jazz qui ont eu la chance de le voir et l’écouter. D’ailleurs la scène de la Maison de la danse de Lyon, qui s’appelait encore « Théâtre du 8ème », se souvient toujours des ovations du public soulevé par la musique de Sun Ra et de son Arkestra.Sun Ra Arkestra - Jazz à Vienne Saison 19 20#1

Depuis le départ de Sun Ra en 1994, c’est Marshall Allen, fidèle compagnon du leader depuis 1958, qui conduit The Sun Ra Arkestra fort aujourd’hui de ses 60 ans d’existence. C’est avec ferveur que le saxophoniste et flutiste encore vigoureux pilote le cosmique Sun Ra Arkestra. A ce propos on se souvient de l’enthousiasme du public présent le 21 mars 2015, lors de la dernière soirée de l’édition 2015 du Festival A Vaulx Jazz. Il n’y a d’ailleurs aucune raison pour que cela diffère en 2019.

Depuis le début de l’année, The Sun Ra Arkestra a entamé une tournée pour les 95 ans de Marshall Allen. A l’occasion de la venue au Sucre du Sun Ra Arkestra, on se réjouit qu’une vague de revival jazz propulse en avant (via la plateforme Boiler Room ou la webradio londonienne underground NTS), ce mythique Sun Ra Arkestra. Ainsi, une nouvelle génération avide de vibrations pourvoyeuses de transe, va pouvoir re-découvrir cet ensemble historique.

RV à 19h le samedi 26 octobre 2019, au Sucre de Lyon, avec le Sun Ra Arkestra pour vivre un voyage rétro-futuriste dans la galaxie singulière de cet orchestre unique dont les costumes de scène pailletés brillent tout autant que leur musique. Le public est convié à une célébration interactive qui mêle incantations musicales, danses jubilatoires, transes incantatoires. Nul doute que le jazz psychédélique du Sun Ra Arkestra va rallier les plus jeunes à cette musique cosmique aux accents électroniques très actuels.

Ibrahim Maalouf « S3NS »- 27 octobre 2017 à la Halle Tony Garnier de Lyon

Ibrahim Maalouf - Jazz à Vienne Saison 19 20#1Pour sa Saison 2019/20, Jazz à Vienne invite le public de la région Auvergne-Rhône-Alpes à découvrir sur la scène de la Halle Tony Garnier de Lyon, la nouvelle coloration latine de la musique de celui qui triomphe lors de ses venues au Théâtre Antique de Vienne, Ibrahim Maalouf.

C’est en effet à l’occasion de la sortie de son onzième album « S3NS » paru le 27 septembre 2019 chez Mister Ibe et dans le cadre de sa tournée « S3NS », que le trompettiste Ibrahim Maalouf sillonne les scènes de l’hexagone.

Avec « S3NS », le trompettiste Ibrahim Maalouf propose un métissage musical rythmé par des sonorités cuivrées et des syncopes énergiques. La musique oscille entre des accents latinos chaleureux et groovy et l’idiome singulier du leader. Des promesses de dépaysement musical mais aussi pour les inconditionnels du trompettiste, la certitude de retrouver les riffs énergiques du leader soutenu par une rythmique toujours efficace. Un cocktail savamment dosé d’énergie, de breaks musclés, d’accents nostalgiques, de pulsation latine.

Sur scène, Ibrahim Maalouf (trompette, piano) sera entouré de Frank Woeste (rhodes/piano), François Delporte (guitare), Stéphane Galland (batterie), Thierry Fanfant (basse), Alexis Bourguinon (trompette), Yacha Berdah (trompette), Renaud Gensane (trompette), Michael Joussein (trombone basse), Irving Acao (saxphone), Abraham Mansfarrol (percussion), Denys Daniélidès (soubassophone), Matthias Mahler (trombone)… sans compter les éventuelles surprises qui pourraient advenir.

Lors du concert du 27 octobre 2019 à 19h à la Halle Tony Garnier, le trompettiste Ibrahim Maalouf invite à découvrir son nouveau répertoire, « S3NS ». Avec ses quinze musiciens, le leader donne rendez-vous à son public pour un show décapant qui rend hommage à la culture latine et à la musique afro-cubaine… en mode Maalouf, bien entendu !

Stéphanie Lemoine signe « Love leaves traces »

Stéphanie Lemoine signe « Love leaves traces »

Avec « Love leaves traces », son deuxième album, la chanteuse, auteure et compositrice, Stéphanie Lemoine navigue entre nu-jazz, pop, folk et soul. Son univers éclectique explore des espaces poétiques où son chant aérien alterne entre français et anglais. Un voyage musical sans frontières entre les genres.

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Le trio Reis-Demuth-Wiltgen revient avec « Sly »

Le trio Reis-Demuth-Wiltgen revient avec « Sly »

Avec « Sly », le trio Reis-Demuth-Wiltgen continue à explorer le format traditionnel du trio jazz piano acoustique/contrebasse/batterie. Alliée à d’élégantes narrations musicales, la puissance rythmique du groupe ne se dément pas. Ce quatrième album reflète l’identité musicale du groupe et rend hommage à ses racines luxembourgeoises à travers la figure du Renard dont la ruse inspire son titre à l’album.

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Nouveau RV avec Christophe Monniot & Didier Ithursarry

Nouveau RV avec Christophe Monniot & Didier Ithursarry

Plus de deux ans après la parution de leur album « Hymnes à l’Amour », le saxophoniste Christophe Monniot et l’accordéoniste Didier Ithursarry récidivent avec un deuxième opus éponyme sous-titré « Deuxième Chance ». Avec lyrisme et virtuosité, les deux musiciens complices tissent une musique à la fois tendre et sensible, intense et pétillante. « Deuxième Chance », un nouveau rendez-vous à ne pas manquer !

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Géraldine Laurent – « Mini Mémo »

Géraldine Laurent – « Mini Mémo »

Altiste au jeu lyrique et incandescent

Géraldine Laurent

Née en 1975 à Niort

Depuis 1999, la saxophoniste alto Géraldine Laurent fait entendre sa voix incandescente dans l’univers du jazz. Sa musique est irriguée des influences de grands maîtres du jazz parmi lesquels figurent entre autres Eric Dolphy, John Coltrane, Charlie Parker et Gigi Gryce. Au fil des ans, sa forte personnalité musicale marquée par ses improvisations flamboyantes, lui a permis de s’imposer dans un monde dominé par les hommes. Reconnue par les professionnels, elle a par ailleurs conquis les publics et déclenche à chacun de ses concerts des tonnerres d’applaudissements.

 

Géraldine Laurent commence le saxophone à l’âge de 13 ans après avoir débuté puis délaisse les études de piano classique. Elle étudie ensuite le jazz puis, en 1999 s’installe à Paris où elle se fait connaître  en jouant entre autres avec Charles Bellonzi.

Entre 2003 et 2004, sensible à d’autres arts elle s’ implique dans des projets en danse contemporaine avec la Cie ”Ballets Atlantiques Régine Chopinot ».

En 2006, son talent lui vaut d’être repérée et elle reçoit le Django d’Or dans la catégorie « Nouveau Talent ».

2007 et 2010 : deux albums en leader

Géraldine Laurent, pochette de l'album Time Out Trio Géraldine Laurent, pochette de l'album Around GigiAprès avoir formé fond le Time Out Trio avec Yoni Zelnik (contrebasse) et Laurent Bataille (batterie), elle signe chez Dreyfus Jazz chez qui elle grave « Time Out Trio » en 2007.

C’est ensuite en 2010, sous le même label qu’elle publie « Around Gigi », en hommage à Gigi Gryce, saxophoniste alto, figure majeure des références musicales de Géraldine Laurent.

2015 : troisième album en leader

Géraledine Laurent, pochette de l'album Looking For ParkerAprès 2011, la saxophoniste enregistre avec le batteur Jacques Mahieux puis avec le trio Codjia-Laurent-Marguet, elle enregistre « Looking for Parker » (Beejazz) en hommage à Charlie Parker, un autre de ses maîtres.

Elle continue à se produire en sidewoman auprès de nombreux musiciens parmi lesquels  Aldo Romano et Henri Texier avec lesquels elle a enregistré « Complete communion to Don Cherry », Médéric Collignon, Pierrick Pedron, Ira Coleman, Billy Drumond, Laurent de Wilde, Airelle Besson et bien d’autres encore.

Géraldine Laurent, pochette de l'album At Work2015 voit la sortie de « At Work » (Gazebo/L’autre distribution) son troisième album en leader qu’elle grave sous le label de Laurent de Wilde avec Paul Lay au piano, Yoni Zelnik à la contrebasse et Donald Kontomanou à la batterie.

Le disque reçoit le Grand Prix du Jazz de l’Académie Charles Cros. Il est aussi récompensé du prix du disque Français de l’Académie du jazz.

De 2016 à 2019

Durant ces années, elle participe à l’album « Quand on s’aime » de Terez Montcalm et à « Premier Rendez-vous », celui de René Urtreger et de l’écrivaine Agnès Desarthe. Elle enregistre et tourne aussi avec le projet « La chose commune » avec Emmanuel Bex, David Lescot, Elise Caron, Simon Goubert et Mike Ladd. Depuis 2017 elle a été appelée à se produire au sein du Lady quartet de Rhoda Scott et a d’ailleurs participé à l’enregistrement de l’album « We Free Queens » (Sunset Records).

Elle continue par ailleurs à partager les scènes avec nombres de musiciens d’ici et d’ailleurs parmi lesquels on peut citer François et Louis Moutin, Daniel Humair, Émile Parisien, Thomas de Pourquery, Antonio Farao, Mike Stern, Lenny White, Joe Lovano. Elle se produit aussi avec des comédiens et écrivains tels François Marthouret, Amira Casar et Noëlle Châtelet pour des lectures improvisées.

Elle continue par ailleurs à tourner et à travailler avec son quartet « At Work » qui devient ainsi un véritable atelier de création, à moins qu’il faille écrire atelier de cuisine (!) au regard de l’album qui va découler du travail commun des quatre artistes.

2019 : quatrième album en leader

couverture de l'album Cooking de Géraldine LaurentEn 2019, Géraldine Laurent sort « Cooking ». Sur ce quatrième opus gravé en leader. on retrouve aux fourneaux la cheffe Géraldine Laurent et la brigade complice déjà présente à ses côté sur « At Work ».

Avec la saxophoniste, le pianiste Paul Laye, le contrebassiste Yoni Zelnik et le batteur Donald Kontomanou proposent un menu de onze plats d’une teneur classique revisitée de modernité.

Hommage au disque « Cookin' » (1956) de Miles Davis, l’album intitulé « Cooking » et produit par Laurent de Wilde a été enregistré au Studio Ferber par Dominique Poutet aka Dume assisté par Matthieu Lefèvre.

La saxophoniste au jeu toujours lyrique et bouillonnant a mitonné sur « Cooking » un menu musical qui comble les oreilles et déclenche un appétit inextinguible avec l’envie de l’écouter encore et encore… en attendant le prochain.

Stéphanie Lemoine signe « Love leaves traces »

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