La trompettiste Airelle Besson signe « Try ! », son deuxième album en tant que leader. A la tête de son quartet qui réunit la chanteuse Isabel Sörling au chant, le pianiste Benjamin Moussay et le batteur Fabrice Moreau, elle propose un opus envoûtant. Entre rêverie aérienne et lumineux contrejour, l’oreille flotte et échappe à l’attraction terrestre.
Clin d’œil à Jacob Karlzon et « Open Waters »
Voyage musical aquatique sur les « Open Waters »
En trio, le pianiste Jacob Karlzon signe « Open Waters », un album dont les neuf titres évoquent les sons de la mer. Un voyage musical comme une immersion dans un univers aquatique multiforme. La musique génère images et sensations… douceur des flots apaisés, vigueur des mers agitées. Il reste juste à se laisser flotter au fil des eaux.
Sorti le 27 septembre 2019, l’album « Open Waters » (Warner Music) du pianiste et compositeur Jacob Karlzon entraîne la musique au fil de neuf titres de sa composition. Chaque morceau se fait l’écho de territoires aquatiques aux profils variés. Le répertoire déroule en effet des paysages sonores diversifiés qui stimulent l’imagination.
Le pianiste a enregistré « Open Waters » au Nilento Studio de Göteborg. Hormis sur le dernier titre de l’album où Jacok Karlzon s’exprime solo, le leader est accompagné de Morten Ramsbøl à la basse et de Rasmus Kihlberg à la batterie.
L’album « Open Waters » donne à découvrir des étendues d’eau à perte d’oreille. Au fil des plages on cabote sur des flots limpides, on devine le ressac énergique de l’océan, on pose le regard sur une mer d’huile et l’on ressent même la fraîcheur d’impétueuses cataractes.
Jakob Karlzon
Le pianiste a accompagné Silje Nergaard, Nils Landgren et Viktoria Tolstoy. Il a aussi partagé la scène avec Kenny Wheeler, Norma Winstone ou Billy Cobham. Il a abordé l’univers du heavy metal avec son album “More” (ACT) en 2012. Dans le récent “Now” (Warner Music) sorti en 2016, il a intégré des éléments électroniques à sa palette. Il se décrit lui-même comme un musicien alternatif.
De formation classique, le pianiste et compositeur suédois Jacob Karlzon fusionne toutes ses influences (pop, folk, électro, rock et heavy metal) et propose un jazz ouvert où l’improvisation est fondamentale. Sur « Open Waters » l’approche mélodique prévaut mais la dimension rythmique est essentielle, qu’il s’agisse de la douce respiration de la batterie de Rasmus Kihlberg ou de la force pulsatile de la basse de Morten Ramsbøl.
Les deux membres de la paire rythmique ont collaboré avec le pianiste dans de nombreux projets au fil des ans, dans des groupes parmi lesquels on peut citer celui de Viktoria Tolstoï et Human Factor. La cohésion que le trio donne à entendre sur « Open Waters » résulte à n’en pas douter d’un réelle compréhension et d’une palpable complicité musicale.
A l’issue de l’enregistrement, Jacob Karlzon a manifesté son contentement après le travail accompli avec ses compagnons : “Je suis heureux lorsqu’on interprète ma musique de cette manière. J’ai vraiment envie d’emmener mes auditeurs au bord de la mer, avant de les laisser décider dans quelle direction ils voudraient nager.”
Au fil des eaux
L’écoute des neuf plages de l’opus « Open Waters » déclenche images et sensations variées.
Dès l’ouverture de l’album, on embarque en toute sérénité sur les calmes étendues d’Open Waters.
Stimulée par la musique, l’imagination navigue ensuite sur les flots rageurs de Look what you made me do. Elle plonge ensuite dans les grottes sous-marines de Secret Rooms, se laisse asperger par les cascades rythmiques de Motion Picture, admire les vagues d’écume de Slave to Grace puis, sur Ever changing, se laisser capter par la douceur immobile d’une mer apaisée.
Vient alors le moment de palmer en douceur dans les fonds sous-marins transparents de How It Ends.
Après cette immersion bienfaisante, on remonte à la surface des eaux limpides de Panorama avant de se laisser dériver jusqu’au lagon accueillant de Note to Self qui marque la fin du voyage aquatique.
Faute d’un réel voyage sur les mers du monde, l’écoute de l’album « Open Waters » du pianiste Jacob Karlzon propose une bande-son pourvoyeuse d’un dépaysement aquatique. Il fait bon naviguer au fil des eaux musicales avec le trio qui fait alterner calme et énergie, douceur et force.
Airelle Besson dévoile « Try ! »
Sandro Zerafa signe « Last Night When We Were Young »
Sandro Zerafa signe « Last Night When We Were Young », son cinquième album en tant que leader. Le guitariste interprète des standards en duo avec le pianiste Vincent Bourgeyx ou en trio avec le contrebassiste Yoni Zelnik et le batteur Antoine Paganotti. Inscrit dans la grande tradition du jazz, le propos n’en est pas moins empreint de modernité. Un opus irradié de légèreté et de lumière.
« Happy Hours » de Vincent Touchard & Stephen Binet
Sur « Happy Hours », le batteur Vincent Touchard et le pianiste Stephen Binet prolongent leur collaboration initiée au Piano-bar du Théâtre le Prisme à Elancourt lors de jam sessions qui donnent leur nom à l’opus. C’est dans l’esprit de ces moments conviviaux qu’ils ont invité au studio Libretto les prestigieux musiciens rencontrés lors de ces soirées. Trois jours d’enregistrement, quelques éléments d’arrangement et treize standards après, l’album restitue un jazz intemporel dont la magie opère sans faillir.
Après 
Après « Made In Animas », « Evidence from El Cayo » et « Night Poems », Felipe Cabrera sort « Mirror » (3D Family/MDC/PIAS) à sortir le 27 septembre 2019. Sur ce quatrième album, le contrebassiste croise les fils de sa vie. Sur la pochette de l’album, le leader se mire sur trois miroirs tout comme l’album vibre entre musique classique, jazz et musique cubaine.
On se souvient de Missin’ Ya, une reprise de Night in Tunisia de Dizzy Gillespie gravé dans « Diasporas », le tout premier album du trompettiste Ibrahim Maalouf en 2007. Par ailleurs, de Lhasa, à Raul Paz, en passant par Tito Puentes ou Omar Sosa, le trompettiste a collaboré avec de nombreux artistes latins. Né au Liban, Ibrahim Maalouf a grandi en France. Pourtant, il revendique des influences latino-américaines qui font partie intégrante de sa culture familiale et musicale.
Après une trilogie consacrée à la voix, le pianiste
La guitare a bercé la vie d’Eric Legnini. En effet, son père était fan de Django Reinhardt et le pianiste a ferraillé avec d’autres artistes du Plat Pays qui pratiquaient aussi la six-cordes, comme Philip Catherine ou le légendaire Toots Thielemans, harmoniciste certes, mais aussi savant manieur des six-cordes. Du coup, pour Eric Legnini, pas question de perpétuer l’idée que « les pianistes et guitaristes ne font pas toujours bon ménage ».