Victoires du Jazz 2019

Victoires du Jazz 2019

Anne Paceo, artiste de l’année

La batteuse Anne Paceo, la flutiste Naissam Jalal, le chanteur David Linx, le tromboniste Fidel Fourneyron, l’accordéoniste Vincent Peirani et Le Sacre du Tympan sont distingués par les Victoires du Jazz 2019. La remise des prix est prévue le 16 octobre 2016 au Casino de Paris où les lauréats sont invités à se produire en concert.

Les Victoires du Jazz 2019 - Le PalmarèsPour les Victoires du Jazz 2019, l’Académie reconduit les six catégories habituelles, par contre cette année, point de « Victoire d’honneur ».

Anne Paceo nommée « Artiste de l’année », Fidel Fourneyron désigné « Artiste qui monte de l’année », David Linx récompensé dans la catégorie « Voix de l’année », Le sacre du Tympan reconnu « Groupe de l’année », « Living Being II – Night Walker »de Vincent Peirani proclamé « Album sensation de l’année » et « Quest of the Invisible », celui de Naissam Jalal, honoré comme « Album inclassable de l’année » .

En 2019, la liste des des lauréat.e.s aux Victoires du jazz 2019 a été dévoilée sur la page Facebook des Victoires de la Musique. On se questionne quant au motif de ce choix

Le Palmarès des Victoires du Jazz

« Artiste de l’année » : Anne Paceo

Anne Paceo, Victoire du Jazz 2019, Artiste de l'annéeAvant de mener tambours battants sa carrière de leader sur les scènes françaises, européennes et internationales, Anne Paceo  a longtemps accompagné d’autres musiciens, ce qu’elle fait d’ailleurs encore aujourd’hui. Diplômée du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, au département jazz (mention très bien) elle brille par la précision de son jeu contrasté.

Après avoir été désignée dans la catégorie « Révélation » en 2011, la batteuse et compositrice a déjà remporté la Victoire de l’Artiste de l’année en 2016. En 2019, elle est de nouveau récompensée de la Victoire dans la catégorie « Artiste de l’Année ».

Cette distinction étonne peu car cette artiste globe-trotteuse s’investit dans des projets dont la diversité prouve sa grande ouverture en direction de tous les styles de musique. Sa discographie en témoigne d’ailleurs, de « Triphase » paru en 2008 en passant par le très original « Fables of Shwedagon » sorti en 2016 jusqu’au superbe « Bright Shadows » en 2019. On note par ailleurs la fidélité dont fait preuve Anne Paceo vis à vis de sa maison de disques, Laborie Jazz.

« Artiste qui monte » : Fidel Fourneyron

Originaire des Landes, le tromboniste et compositeur Fidel Fourneyron a vraiment mérité sa récompense car depuis longtemps il est de facto un « Artiste qui Monte » ! Fidel Fourneyron, Victoire du Jazz 2019, Artiste qui monte

En solo dont témoigne l’album High Fidelity (2015), avec son trio « Un Poco Loco » qui a déjà gravé trois albums dont le dernier explore le répertoire de Charlie Parker, avec son nouveau trio Animal avec lequel il a sorti l’ album éponyme en 2018 sous le label ONJ, avec sa très singulière création « ¿ Que Vola ? »  dont témoigne l’album du même nom sorti en 2019 chez No Format.

On n’oublie pas non plus sa participation à l’ONJ d’Olivier Benoit de 2014 à 2018 et ses activités de pédagogue.

L’Académie des Victoires du Jazz ne pouvait que remarquer ce talentueux et créatif musicien.

« Voix de l’année » : David Linx

On s’étonne qu’il ait fallu attendre aussi longtemps pour que l’Académie des Victoires du Jazz  reconnaisse le talent de David Linx, ce chanteur né à Bruxelles qui n’a eu cesse d’innover dans le domaine du chant jazz masculin et dont les prouesses vocales réjouissent les amateurs de jazz depuis les années 90.

DAvid Linx, Victoire du Jazz 2019, catégorie VoixDepuis 1995, année de la sortie de « Standards » (Buy My Records) et Up Close (Label Bleu), cet artiste n’a cessé de faire entendre son chant à nul autre pareil. Perfectionniste et soucieux de renouveler son art, il a pendant des années tourné et enregistré en duo avec le pianiste belge Diederick Wissels et aussi avec Paolo Fresu pour le projet « Heartland ».

On ne compte plus ses collaborations scéniques et discographiques avec le BJO (Brussels Jazz Orchestra) dont le remarquable « Brel » enregistré en 2016. David Linx a aussi croisé sa voix avec celles de chanteuses. Avec Faye Classen et Maria Pia Di Vito sur scène et sur l’album « One Heart, Three Voices » (e-motiveRecords) gravé en 2005. Avec la chanteuse portugaise Maria Joao autour du projet « Follow The Songlines » gravé en 2010 chez Naïve ainsi que surr « A Different Porgy and Another Bess » enregistré en 2012 avec le BJO.

Impossible d’omettre le projet « A NOUsGARO » que David Linx a créé sur scène et enregistré sur l’album au titre éponyme en hommage au chanteur toulousain qu’il admirait tant. Pour ce disque il a enregistré avec André Ceccarelli avec qui il avait déjà gravé « Rock My Boat » en 2011 puis avec qui il a sorti « 7000 Miles en 2019 ». La même année David Linx a par ailleurs enregistré un autre superbe album, « The Wordsmith », en duo avec le bassiste Michel Hatzigeorgiou. Il serait trop long de citer les nombreux autres opus que le chanteur a enregistrés en leader ou comme invité mais il est essentiel d’évoquer « A Lover’s Question » gravé avec James Baldwin qui a eu une influence majeure dans la vie de David Linx. Sorti en 1987 l’album a été réédité en 2000 par Label Bleu.

Si les albums de David Linx constituent des références qui permettent de saisir sa personnalité vocale, il est essentiel de l’écouter sur scène où il donne toujours le meilleur de lui-même. L’ensemble de la carrière de David Linx mérite pour le moins une Victoire du Jazz dans la catégorie « Voix », dommage que l’Académie ait mis autant d’années pour honorer enfin ce chanteur au professionnalisme indéfectible.

« Groupe de l’année » : Le Sacre du Tympan

Depuis 2002, le bassiste et compositeur Fred Pallem conduit de main de maître son big band, Le Sacre du Tympan.

Écouter une fois le groupe sur scène constitue une expérience inoubliable et addictive. Non content de réunir autour de lui des instrumentiste inventifs et talentueux, il ne cesse de renouveler son inspiration et les albums qu’il a gravés avec son orchestre constituent des moments de pur bonheur.

Du premier, « Le Sacre Du Tympan » gravé en 2002, en passant par « Le Sacre Du Tympan - Le Retour ! » en 2005 « La Grande Ouverture » en 2008, « Soundtrax » en 2010, « Fred Pallem & Le Sacre Du Tympan - Présentent François de Roubaix » en 2015, « Soul Cinema! » en 2017, « Cartoons » en 2017 jusqu’à « L’Odyssée » paru en 2018.

Hors des sentiers battus, l’inventive musique du Sacre du Tympan est un véritable remède contre la mélancolie et la morosité ambiante. Assister à  un concert ou écouter un album de l’orchestre vaut plus qu’une cure de jouvence.

« Album sensation de l’année » : « Living Being II – Night Walker » de Vincent Peirani

Album sensation de l'année aux Victoires de la Musique 2019Musicien incontournable de la scène jazz européenne, l’accordéoniste Vincent Peirani a renouvelé le langage de son instrument. Début 2015 il s’est entouré de cinq musiciens, le saxophoniste Emile Parisien, le claviériste Tony Paeleman, le bassiste et guitariste Julien Herné et le batteur Yoann Serra. Il a baptisé son groupe « Living Beeing »..

Après un premier album éponyme paru en 2015, « Living Being », Vincent Peirani a sorti « Living Being II – Night Walker » en juin 2018. Le quintet est au sommet de son expression. Tous les instruments sont sur un pied d’égalité ce qui explique en partie l’impression d’équilibre qui se dégage de l’opus. A cela il faut ajouter le travail de précision de l’ingénieur du son Boris Darley qui concourt lui aussi à faire de « Living Being II – Night Walker » un album remarquable.

Avec six compositions originales du leader et trois reprises, l’album est traversé par un souffle inspiré. On retient particulièrement le superbe « Kashmir to Heaven », mini suite en 3 parties qui fait référence à deux morceaux du célèbre groupe Led Zeppelin, Kashmir et Stairway to Heaven. Sans guitare,la musique dégage une énergie surprenante. Entre rock, chanson, pop et musique écrite occidentale, les plages recèlent des trésors d’élégance. Sauvages ou délicats, les morceaux très expressifs déclenchent une large palette d’émotions.

« Album inclassable » : « Quest of the Invisible » de Naissam Jalal

couverture de l'album Quest of the Invisible de Naissam JalalSorti le 01 mars 2019, le double album « Quest of the Invisible », propose un répertoire empreint d’une spiritualité profonde. Porté par ses instruments (flûte et nay) ou sa voix, le souffle de Naïssam Jalal habite les huit plages envoûtantes de l’album.

Sur le premier disque, Naïssam Jalal est entourée du pianiste Leonardo Montana et du contrebassiste Claude Tchamitchian. Le piano aérien et la contrebasse profonde entrent en communion avec le souffle de la flûte, du nay ou de la voix. Sur le second disque, le trio est rejoint par le batteur et percussionniste américain Hamid Drake au daf. Le rythme y prend plus de place mais s’inscrit avec délicatesse au cœur des mélodies introspectives.

Empreintes de spiritualité, les compositions que Naissam Jalal a écrites pour « Quest of the Invisible » n’appartiennent à aucune tradition mystique mais s’inspire de toutes les musiques qui ont touchée la musicienne Des thèmes mélodiques très simples où le silence occupe une grande part, des rythmes répétitifs et hypnotiques. Entre transe et extase, l’invisible devient musique.

Le jazz, musique de niche

On pointe cette année encore, la faible exposition médiatique des Victoires du Jazz déjà observée pour les Victoires du jazz 2018. Pourtant,le nombre et le talent des musiciens de cette catégorie musicale nommée « Jazz » ne faiblissent pas.

Le palmarès des Victoires du Jazz 2019 a été révélé sur la page Facebook (4330 abonnés) des Victoires du Jazz. On est là, bien loin du large battage fait autour des Victoires de la Musique relayées sur la plupart des médias généralistes (papier, web et radio) et remises lors d’une 34ème cérémonie le 08 février 2019 à la Seine musicale et retransmise sur France 2. Au regard du peu d’intérêt que les médias non spécialisés nationaux, hormis France Musique, portent au jazz, peut-être cette démarche de l’Académie permettra-t-elle de toucher un plus large public via les réseaux sociaux. C’est ce que l’on souhaite.

La remise des distinctions est programmée le mercredi 16 octobre à 19h30, au Casino de Paris, où les lauréats se produiront lors d’un concert présenté par André Manoukian et diffusé sur France 5. A cette occasion, le palmarès des Victoires des professionnels du jazz sera également dévoilé.

« Bigre ! » & Célia Kameni…  L’Etoile Filante

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La sortie du nouveau single de Bigre ! & Célia Kameni tombe à pic. Tel un élixir de joie, L’Etoile Filante va combler de plaisir les oreilles d’un public désespéré par les scènes vides et frustré de ne plus pouvoir partager la musique vivante avec celles et ceux qui la créent. Dans l’obscurité ambiante, la joie insolente de la musique illumine le firmament.

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Naïssam Jalal revient avec « Un Autre Monde »

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Pour le dixième anniversaire de son groupe « Rythms of Resistance », la flûtiste et compositrice Naïssam Jalal revient avec le double album « Un Autre Monde ». Dans ce troisième opus la musicienne lance un cri d’alarme et imagine un autre monde issu de ses aspirations et de ses rêves. Un manifeste musical lumineux empreint de force et de liberté.

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Le pianiste Chick Corea est décédé

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Le 09 février 2021, le pianiste et compositeur Chick Corea est mort à 79 ans à Tampa en Floride. Le jazz est en deuil et pleure la disparition de ce prodigieux artiste qui a opéré la fusion du jazz avec le rock et le funk. Sa contribution, majeure dans l’évolution du jazz contribue à faire de lui un musicien dont l’influence est encore perceptible aujourd’hui chez de nombreux artistes. Son empreinte demeure à jamais gravée dans l’univers du jazz.

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Samy Thiébault revient avec « Symphonic Tales »

Samy Thiébault revient avec « Symphonic Tales »

Jazz modal, tablas et cordes symphoniques dialoguent

Après son incursion dans les musiques caribéennes sur « Carribean Stories » en 2018, Samy Thiébault revient le 20 septembre 2019 avec « Symphonic Tales » où le leader réussit le challenge d’intégrer avec bonheur son saxophone ténor dans un écrin musical innovant, entre jazz, cordes classiques et musique indienne. Un album somptueux.

A travers ses huit albums, Samy Thiébault n’en finit pas de renouveler sa musique et son inspiration sans pour autant perdre le fil de ses influences. Ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre, le saxophoniste revient un an après l’envoutant « Carribean Stories » avec le splendide « Symphonic Tales » (Gaya Music/l’Autre Distribution) qui concilie avec brio un quartet de jazz modal, un orchestre symphonique et un joueur de tablas.

Nouveau format musical

Samy Thiébault revient avec l'album Symphonic TalesSur « Symphonic Tales », le saxophoniste Samy Thiébault propose un nouveau format musical retrouve Adrien Chicot (piano), Sylvain Romano (contrebasse) et Philippe Soirat ( batterie), le trio avec lequel il a enregistré « Clear Fire » en 2013, « A Feast of Friends » en 2015 et « Rebirth » en 2016″. Par contre le leader renouvelle la géométrie orchestrale qui entoure son saxophone. En effet, il adjoint au quartet les tablas de Mossin Kawa et invite à les rejoindre l’Orchestre Symphonique de Bretagne que dirige Aurélien Azan Zielinsky.

Pourtant, que l’on ne s’y trompe point, le symphonique breton n’a pas pour vocation d’accompagner les solistes. Avec ses cordes et ses instruments à vent, l’orchestre devient le cinquième membre du quartet. Les masses orchestrales s’allient à la paire contrebasse-batterie qui croise quant à elle les rythmes avec les tablas. Le substrat musical ainsi fondé permet au piano et au saxophone ténor de dérouler leur dialogue fécond.

Une symphonie à l’énergie spirituelle

Sur « Symphonic Tales », la musique de Samy Thiébault sonne comme une symphonie qui mêle de manière originale arrangements classiques, jazz modal et ragas indiens. L’héritage spirituel de Coltrane flirte avec les rythmes indiens et émerge de la densité orchestrale. De cet opus admirable émane une énergie spirituelle perceptible à chaque instant.

Une identité singulière

Samy Thiébault réussit le challenge de surprendre son public au fil d’albums qui jamais ne se ressemblent. Pourtant un même fil traverse toutes les réalisations discographiques du musicien, celui de son identité singulière qui demeure intangible et reconnaissable. Ancrée dans le monde coltranien, elle s’incarne sur « Symphonic Tales » dans le son unique de son saxophone ténor.

Sous-tendu par une inspiration transcendante, le musicien élève ailleurs son propos musical, vers un monde où la spiritualité fait loi.

Lévitation en sept titres

En ouverture, Samy Thiebault annonce la couleur. The Flame propose un voyage musical aux confluences des cordes symphoniques, des rythmiques indiennes et du jazz q’uincarne son ténor coltranien en diable. Au- dessus de la riche masse orchestrale, les inflexions du saxophone procurent une sensation proche de la lévitation.

Samy Thiébault revient avec Symphonic Tales

Samy Thiebault©Youri Lenquette

Avec Elevation, la sensation de planer se poursuit. Dès l’introduction, une ligne musicale ravélienne met d’abord en lumière le basson et les cordes puis sur la rythmique incandescente animée par les tablas, la batterie et la contrebasse, le ténor expose la mélodie comme une célébration. Il prend un chorus brûlant chargé d’une énergie spirituelle puis sur des arrangements rutilants, l’orchestre prend le relais et l’on plane entre ciel et terre alors que les accords du piano stimulent le saxophone. Affleurent alors les échos suprêmes de McCoy Tyner et John Coltrane.

Paré de lumière, le titre Diva and Shiva fait dialoguer les deux divinités incarnées pour la première par l’orchestre apaisant et pour la seconde par le ténor qui restitue à travers son discours la puissance du dieu hindou Shiva. Le motif réitératif de la mélodie de Jahân Jog Joy devient psalmodie dès que le saxophone fait entendre sa voix inspirée. Le piano chante ensuite une improvisation qui se greffe avec bonheur sur une superbe orchestration. En réponse, le ténor déclame sa joie avec énergie.

Après la flamboyance de l’orchestre qui retrouve les influences de Ravel, le ténor expose le thème du titre Adana. Le ténor n’en finit pas de dialoguer avec l’orchestre et embrase le titre jusqu’à l’incandescence. Sur le plus fiévreux Ajurna, ténor et tablas dialoguent avec fougue et inspirent au piano une improvisation musclée.

L’album se termine avec Diwali qui fait écho à la fête des lumières en Inde. Sur ce titre, un métissage presque parfait réunit jazz modal, tradition indienne et musique symphonique. Piano et saxophone échangent en toute sérénité au-dessus de la puissance orchestrale.

Le 24 octobre 2019, Samy Thiébault propose aux spectateurs présents à l’Opéra de Rennes d’assister à la création de « Symphonic Tales » avec l’Orchestre Symphonique de Bretagne dirigé par Aurélien Azan Zielinsky.

« Bigre ! » & Célia Kameni…  L’Etoile Filante

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Naïssam Jalal revient avec « Un Autre Monde »

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Le pianiste Chick Corea est décédé

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Nos Amériques#22 – Festival Villes des Musiques du Monde

Nos Amériques#22 – Festival Villes des Musiques du Monde

Du 11 octobre au 10 novembre 2019 en Île de France

Du 11 octobre au 10 novembre 2019, le festival sans frontière, « Villes des Musiques du Monde », fait résonner la pluralité des voix des Amériques. Cinq semaines de diversité culturelle à vivre dans Paris, en Seine-Saint-Denis et dans le Grand Paris avec Nos Amériques#22.

visuel du Festival Villes des Musiques du Monde_ Nos Amériques#22Pour sa 22ème édition, le festival « Villes des Musiques du Monde » fait résonner « ses » Amériques dans toute l’Ile-de-France et déploie son imaginaire du 11 octobre au 10 novembre 2019 pour faire entendre la diversité culturelle des Amériques. Des artistes engagés et passionnés, des figures emblématiques de leurs pays mais également des découvertes réjouissantes, de belles rencontres artistiques et humaines !

Nos Amériques#22 propose de découvrir les Amériques des métissages. Il programme des RV avec de doux rêveurs, des inventeurs de mélodie, des forgeurs de rythmes. L’occasion rêvée pour découvrir un hip hop créatif et conscient, de multiples incarnations de la cumbia et des musiques populaires qui essaiment bien au-delà de leurs terres, celles du si fertile héritage africain, réprimé, effacé, mais qui refleurit sans cesse, des squares de La Nouvelle-Orléans, aux faubourgs de São Paulo en passant par les solares de la Havane.

Nos Amériques#22 - Ouverture avec deux temps forts

Le Brésil et l’Argentine sont à l’honneur et ouvrent le festival les 11 et 12 octobre 2019.

  • Le 11 octobre 2019, RV à 20h30 au Théâtre équestre Zingaro (Aubervilliers) pour la création « Jacaranda » avec Fernando DelPapa qui propose un conte écologiste entre transe afro-brésilienne, réalités amazoniennes et ouverture au monde et  avec La Roda Do Cavaco qui invite João Cavalcanti.
  • Le 12 octobre 2019, il faut choisir entre trois options. D’une part la grande parade « Nos Amériques » qui part du métro Fort d’Aubervilliers pour rejoindre le Fort d’Aubervilliers où se prolonge la soirée avec la soirée « Soul Train Party ». D’autre part, deux doubles plateaux. Celui proposé au Pan Piper (Paris) où se produisent le duo Aguamadera puis les jumelles Las Hermanas Caronni. Un autre programmée par Le Sax (Achères) avec le groupe de musique Capverdienne Djêu et la chanteuse brésilienne Flavia Coelho qui présente son quatrième album « DNA ».

Nos Amériques#22 - Hip Hop East, West & South

  • RV le 18 octobre 2019 au Fort d’Aubervilliers (Aubervilliers) avec un plateau entièrement féminin qui présente en première partie, Billie Brelok, rappeuse franco-péruvienne de Nanterre et Ëda, contrebassiste et chanteuse franco-colombienne puis Ana Tijoux une des MC’s les plus respectées du Chili et Shadia Mansour, artiste palestinienne basée à Londres.
  • Le 31 octobre 2019, dans le cadre du Festival Hip Hop de Saint-Denis, RV avec deux « cadors » de la scène rap indépendante, Dino Killabizz et 2spee Gonzales, qui ouvrent la soirée sur la scène de Ligne 13 (Saint Denis) et précèdent Jordan Caceres aka « Rêverie« .
  • Deux rendez-vous se profilent pour écouter un grand nom de la scène hip hop, le rappeur Raashan Ahmad. Il se produit le 17 octobre 2019 (Le Deux Pièces Cuisine, Le Blanc-Mesnil) avec Fang The Great en première partie puis le 19 octobre 2019 (Le Tamanoir, Gennevilliers) avec en ouverture de soirée, le septet parisien Chlorine Free feat Mattic

  • Le 18 octobre 2019, le Pôle Musical d’Orgemont (Epinay-Sur-Seine) accueille The Souljazz Orchestra, originaire d’Ottawa. Le sextet vient faire entendre sa musique explosive et incandescente qui invite à la fois à la danse et à la réflexion.
  • D’autres RV groovy à ne pas rater. Le 28 octobre 2019 au Studio de l’Ermitage (Paris) avec The Bongo Hop, une formation au groove chaloupé et inclassable pour une musique transatlantique punchy. Le 30 octobre 2019 avec le trio Dowdelin à la Péniche Metaxu (Pantin). Le 07 novembre 2019 au Cabaret sauvage (Paris) avec un monstre sacré de la musique jamaïcaine, le chanteur, danseur et compositeur Lee Scratch Perry.
  • Des promesses de groove se profilent à Paris le 15 octobre 2019 à La Cigale avec les jeunes musiciens assidus et passionnés du brass band Trailblazers qui précèdent Abraham Inc. le groupe multiculturel piloté par le clarinettiste klezmer virtuose David Krakauer, le rappeur canadien Socalled et le légendaire tromboniste Fred Wesley, légende du funk.

Nos Amériques#22 - Fêtes latines

  • Le 19 octobre 2019 dans le Fort d’Aubervilliers la cumbia révèle plusieurs aspects, une facette chilienne avec le groupe Chico Trujillo et la dimension péruvienne avec Los Wembler’s De Iquitos.
  • Le 01 novembre 2019 au Petit Bain, Paris accueille Jean-Paul Tamayo. Les fans de salsa vont se régaler et danser de son big band, le Paris Latin Orchestra.

Nos Amériques#22 - L’Amérique Indienne

  • Le 09 novembre 2019, le 360 Paris Music Factory convie deux voix de femmes. Elisapie, venue du grand nord québecois et Djuena Tikuna dont le chant arrive du cœur de l’Amazonie.
  • Les 09 et 10 novembre 2019, le centre FGO (Fleury Goutte d’Or-Barbara) de Paris accueille A Tribe Called Red. Un duo de DJS d’Ottawa qui a inventé la « powow-step ». Un duo unique qui revendique ses racines indiennes et célèbre les droits et les talents des peuples autochtones.

Nos Amériques#22 - À ne pas rater

  • Le 06 novembre 2019, l’enregistrement de l’émission Ocora - Couleurs du Monde au Carreau du Temple (Paris). Antoine Tato Garcia, Anissa Bensalah, Kalliroi & le Fado Rebetiko project, M’Toro Chamou, Rusan Filiztek, Perrine Fifadji, les six finalistes de la 3ème édition du Prix des Musiques d’ICI vont présenter leurs projets dans une émission qui sera diffusée les samedis 09 et 16 Novembre 2019 de 23h à minuit sur les ondes de France Musique.
  • En 2019, La Cité des Marmots a voyagé au Brésil avec Fernando DelPapa. En effet, 400 élèves de 18 classes (de CE1 au u CM2)  de Seine-Saint-Denis ont fait un bout dechemin avec le musicien et chanteur qui a partagé avec eux la culture de son pays. On les retrouve à l’Embarcadère (Aubervilliers) les 07 & 08 novembre 2019 et le 10 novembre 2019 à La Parole Errante (Montreuil). Voix et percussions vont se croiser en rythme sur samba, forró, choro,
  • Sans oublier les concerts de la Scène Jeune Public et Famille et Les Écrans du Festival au Cinéma Le Studio d’Aubervilliers.

RV du 11 octobre au 10 novembre 2019 dans toute l’Île de France, pour partager les musiques de Nos Amériques#22. Pour se préparer, rien de mieux que quelques titres à écouter pour mieux choisir ses soirées.

« Bigre ! » & Célia Kameni…  L’Etoile Filante

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Naïssam Jalal revient avec « Un Autre Monde »

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Le pianiste Chick Corea est décédé

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Clin d’œil à Jacob Karlzon et « Open Waters »

Clin d’œil à Jacob Karlzon et « Open Waters »

Voyage musical aquatique sur les « Open Waters »

En trio, le pianiste Jacob Karlzon signe « Open Waters », un album dont les neuf titres évoquent les sons de la mer. Un voyage musical comme une immersion dans un univers aquatique multiforme. La musique génère images et sensations… douceur des flots apaisés, vigueur des mers agitées. Il reste juste à se laisser flotter au fil des eaux.

couverture de l'album Open Waters de Jacob KarlzonSorti le 27 septembre 2019, l’album « Open Waters » (Warner Music) du pianiste et compositeur Jacob Karlzon entraîne la musique au fil de neuf titres de sa composition. Chaque morceau se fait l’écho de territoires aquatiques aux profils variés. Le répertoire déroule en effet des paysages sonores diversifiés qui stimulent l’imagination.

Le pianiste a enregistré « Open Waters » au Nilento Studio de Göteborg. Hormis sur le dernier titre de l’album où Jacok Karlzon s’exprime solo, le leader est accompagné de Morten Ramsbøl à la basse et de Rasmus Kihlberg à la batterie.

L’album « Open Waters » donne à découvrir des étendues d’eau à perte d’oreille. Au fil des plages on cabote sur des flots limpides, on devine le ressac énergique de l’océan, on pose le regard sur une mer d’huile et l’on ressent même la fraîcheur d’impétueuses cataractes.

Jakob Karlzon

Le pianiste a accompagné Silje Nergaard, Nils Landgren et Viktoria Tolstoy. Il a aussi partagé la scène avec Kenny Wheeler, Norma Winstone ou Billy Cobham. Il a abordé l’univers du heavy metal avec son album “More” (ACT) en 2012. Dans le récent “Now” (Warner Music) sorti en 2016, il a intégré des éléments électroniques à sa palette. Il se décrit lui-même comme un musicien alternatif.

De formation classique, le pianiste et compositeur suédois Jacob Karlzon fusionne toutes ses influences (pop, folk, électro, rock et heavy metal) et propose un jazz ouvert où l’improvisation est fondamentale. Sur « Open Waters » l’approche mélodique prévaut mais la dimension rythmique est essentielle, qu’il s’agisse de la douce respiration de la batterie de Rasmus Kihlberg ou de la force pulsatile de la basse de Morten Ramsbøl.

Les deux membres de la paire rythmique ont collaboré avec le pianiste dans de nombreux projets au fil des ans, dans des groupes parmi lesquels on peut citer celui de Viktoria Tolstoï et Human Factor. La cohésion que le trio donne à entendre sur « Open Waters » résulte à n’en pas douter d’un réelle compréhension et d’une palpable complicité musicale.

A l’issue de l’enregistrement, Jacob Karlzon a manifesté son contentement après le travail accompli avec ses compagnons : “Je suis heureux lorsqu’on interprète ma musique de cette manière. J’ai vraiment envie d’emmener mes auditeurs au bord de la mer, avant de les laisser décider dans quelle direction ils voudraient nager.”

Au fil des eaux

L’écoute des neuf plages de l’opus « Open Waters » déclenche images et sensations variées.

Dès l’ouverture de l’album, on embarque en toute sérénité sur les calmes étendues d’Open Waters.

Stimulée par la musique, l’imagination navigue ensuite sur les flots rageurs de Look what you made me do. Elle plonge ensuite dans les grottes sous-marines de Secret Rooms, se laisse asperger par les cascades rythmiques de Motion Picture, admire les vagues d’écume de Slave to Grace puis, sur Ever changing, se laisser capter par la douceur immobile d’une mer apaisée.

Vient alors le moment de palmer en douceur dans les fonds sous-marins transparents de How It Ends.

Après cette immersion bienfaisante, on remonte à la surface des eaux limpides de Panorama avant de se laisser dériver jusqu’au lagon accueillant de Note to Self qui marque la fin du voyage aquatique.

Faute d’un réel voyage sur les mers du monde, l’écoute de l’album « Open Waters » du pianiste Jacob Karlzon propose une bande-son pourvoyeuse d’un dépaysement aquatique. Il fait bon naviguer au fil des eaux musicales avec le trio qui fait alterner calme et énergie, douceur et force.

« Bigre ! » & Célia Kameni…  L’Etoile Filante

« Bigre ! » & Célia Kameni… L’Etoile Filante

La sortie du nouveau single de Bigre ! & Célia Kameni tombe à pic. Tel un élixir de joie, L’Etoile Filante va combler de plaisir les oreilles d’un public désespéré par les scènes vides et frustré de ne plus pouvoir partager la musique vivante avec celles et ceux qui la créent. Dans l’obscurité ambiante, la joie insolente de la musique illumine le firmament.

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Naïssam Jalal revient avec « Un Autre Monde »

Naïssam Jalal revient avec « Un Autre Monde »

Pour le dixième anniversaire de son groupe « Rythms of Resistance », la flûtiste et compositrice Naïssam Jalal revient avec le double album « Un Autre Monde ». Dans ce troisième opus la musicienne lance un cri d’alarme et imagine un autre monde issu de ses aspirations et de ses rêves. Un manifeste musical lumineux empreint de force et de liberté.

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Le pianiste Chick Corea est décédé

Le pianiste Chick Corea est décédé

Le 09 février 2021, le pianiste et compositeur Chick Corea est mort à 79 ans à Tampa en Floride. Le jazz est en deuil et pleure la disparition de ce prodigieux artiste qui a opéré la fusion du jazz avec le rock et le funk. Sa contribution, majeure dans l’évolution du jazz contribue à faire de lui un musicien dont l’influence est encore perceptible aujourd’hui chez de nombreux artistes. Son empreinte demeure à jamais gravée dans l’univers du jazz.

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Jacky Terrason en mode tendresse sur « 53 »

Jacky Terrason en mode tendresse sur « 53 »

53 ans, 15ème album en leader, 3 trios

Jacky Terrasson revient en trio sur un album intitulé « 53 », en référence à son âge. Avec trois rythmiques différentes, le pianiste livre plusieurs facettes de son talent. Outre son éblouissante virtuosité, il pratique avec réussite l’art de la retenue et de la douceur. Sensible, la musique respire mais n’oublie pas de groover. De quoi combler d’aise les oreilles éprises de nuances.

Après « Mother » sorti en 2016 en duo avec Stéphane Belmondo, Jacky Terrasson fait le choix du trio sur « 53 » (Blue Note/Universal) à sortir le 27 septembre 2019.

Pour ce quinzième album en leader qui marque la cinquante troisième année du pianiste, ce dernier fait appel à trois rythmiques différentes pour l’accompagner.

“Pourquoi 53 ? Tout simplement parce que j’aurai conçu et enregistré cette musique au cours de ma 53e année et qu’à cette occasion j’ai voulu faire un disque qui me ressemble vraiment. C’est un âge pour un homme où l’on se sent dans une forme de maturité, en pleine possession de ses moyens, avec en plus un léger recul sur la vie qui permet une certaine lucidité. Avec ce disque j’ai eu envie de me livrer totalement, de prendre des risques, tout en assumant mon parcours, mes choix artistiques, ma vie… et mon âge !” Jacky Terrasson

« 53 » révèle l’étendue de l’art du pianiste

A l’occasion de ses trente ans de carrière, le pianiste Jacky Terrasson distille plusieurs climats sur les seize plages de « 53 ». Cet opus cultive plus la sensibilité, la tendresse, la douceur et la subtilité que l’énergie et la virtuosité, sans pour autant les oublier. En effet, si le pianiste invite le silence au cœur des mélodies, pratique l’épure et la concision, il n’oublie pas pour autant de libérer sa fougue et son énergie jubilatoire.

Des compositions personnelles

A part un arrangement du Lacrimosa du Requiem de Mozart, les quinze autres titres du répertoire de « 53 » sont des compositions originales de Jacky Terrasson, ce qui constitue une première discographique pour le pianiste. Il a en effet toujours excellé dans les reprises de standards qu’il transforme, après les avoir déconstruits puis reconstruits.

Arrangements précis et formats ramassés

Arrangés avec précision, les quatorze titres originaux construisent un univers aux ambiances variés mais aux formats ramassés. Ainsi alternent pièces intimistes au climat sentimental (My Lys), nostalgique (Alma), romantique (Nausica) ou empreint de sérénité (Resilience), morceaux explosifs à tendance bop (Jump!) ou funky (Babyplum et This is mine), fantaisie bluesy (Blues en femmes majeures), brillant exercice de style (Palindrome), ballade au tempo suspendu (La part des Anges) en version instrumentale ou avec le poème de Baudelaire, « Enivrez-vous » (Le Spleen de Paris) que dit Stéphane Menut.

Retour au trio piano-basse-batterie

Jacky Terrasson©Marc Obin

Jacky Terrasson©Marc Obin

Hormis, son arrangement de Lacrimosa que le pianiste interprète seul et le titre Résilience qui conclut l’album avec un hommage émouvant à sa mère disparue, où Jacky Terrasson s’exprime en duo avec la contrebasse de Géraud Portal, le leader joue en trio sur les quatorze autres titres.

Pour qui a écouté Jacky Terrasson dans les années 90, avec son trio d’alors qui réunissait Leon Parker à la batterie et Ugonna Okegwo à la basse, le retrouver de nouveau en trio est un grand plaisir. En fait le bonheur est triple car le leader ne craint pas le risque. En effet, il ne se contente d’un seul trio mais diversifie les approches avec trois rythmiques différentes.

Le bassiste Géraud Portal rejoint le batteur Ali Jackson sur quatre titres tout en légèreté The Call, Alma, Kiss Jannett for me, La part des anges instrumental, sur un cinquième morceau bluesy, Blues en femmes majeures et un sixième plus groovy avec la basse électrique, This is mine.

Le bassiste Sylvain Romano et le batteur Gregory Hutchinson sont réunis sur des morceaux habités par l’énergie, les survoltés Mirror et Jump!, les plus toniques Babyplum et What happens au 6ème et aussi le tendre Nausica.

La paire rythmique composée du contrebassiste Thomas Bramerie et du batteur Lukmil Perez intervient sur My Lys pris sur un tempo de bossa rapide et sur le savant et ludique Palindrome. Les deux rythmiciens accompagnent aussi le pianiste sur la reprise de la Part des Anges sur laquelle Stéphane Menut dit « Enivrez-vous » de Baudelaire.

Clins d’œil à quelques titres

  • The Call ouvre l’album sur un tempo léger, tout en suspension et riche en ruptures. Le titre rend un hommage au style d’Ahmad Jamal. Jacky Terasson est accompagné subtilement par Gérauld Portal (contrebasse) et Ali Jackson (batterie).
  • Avec la même rythmique, le pianiste tire aussi une révérence à un autre de ses maîtres, Keith Jarrett, sur le bien-nommé Kiss jannett for me. Une douce mélancolie imprègne cette mélodie raffinée et délicate.
  • Composée pour le film « La sincérité » de Charles Guérin Survielle (2017), Alma sonne comme une confession musicale intime empreinte de mélancolie. Jacky Terrason fait preuve d’une grande maitrise dans son expression avec des notes jouées avec retenue mais avec un grand naturel. Le contrebassiste Gérauld Portal et le batteur Ali Jackson sont en totale symbiose avec le maitre de cérémonie.
  • Jacky Terrasson reprend Babyplum, une de ses compositions sur l’album « What it is » enregistré en 1999. Le pianiste était alors au Fender Rhodes accompagné par Michael Brecker (saxophone ténor), Richard Bona (basse electrique) et Mino Cinelu (batterie et percussions). Sur « 53 », le pianiste propose une version acoustique du même thème, avec de riches arrangements harmoniques. Il est accompagné par Gregory Hutchinson à la batterie et Sylvain Romano dont le chorus ciselé enchante.
  • On a aussi vibré à l’écoute de la somptueuse ballade Nausica dont les notes choisies avec précision par le pianiste font respirer la mélodie. Par leur soutien rythmique délicat, Sylvain Romano et Gregory Hutchinson contribuent au climat évanescent du thème.

Entre confession et libération, l’album « 53 » révèle toute l’étendue du talent de Jacky Terrasson. L’énergique pianiste se double d’un tendre poète. Sa musique navigue entre intimité, tendresse, mélancolie et vitalité, dynamisme et ardeur. Difficile de ne pas succomber au charme subtil de cet opus sensible.

Pour baigner dans les splendides climats de l’album « 53 », quelques rendez-vous à venir prochainement avec Jacky Terrasson en trio. Il se produira le 04 octobre 2019 dans le cadre de Jazz entre les deux Tours à La Rochelle (avec Sylvain Romano et Ali Jackson), le 31 novembre 2019 à Ermont dans le cadre de Jazz au Fil de l’Oise avec (avec Sylvain Romano et Ali Jackson), le 07 déembre 2019 à l’Auditorium de l’Opéra de Bordeaux dans le cadre du Festival l’Esprit du Piano à Bordeaux (avec Sylvain Romano et Ali Jackson), le 12 décembre 2019 à Paris au New Morning (avec Géraud Portal et Lukmil Perez) et à Paris les 27, 28, et 29 décembre 2019 au Sunside (avec Géraud Portal ou Thomas Bramerie et Lukmil Perez).

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