Trombone Shorty sort « Parking Lot Symphony » chez Blue Note

Trombone Shorty sort « Parking Lot Symphony » chez Blue Note

Brass-Band, funk, hip-hop… du groove de bout en bout

Le 28 avril 2017 Trombone Shorty sort « Parking Lot Symphony » chez Blue Note est annoncé pour le  sous le titre. Sur son quatrième opus le jeune tromboniste et chanteur mêle les musiques les plus diverses. Sonorités funk des années 70, rock, hip-hop, soul, R&B, gospel et ragtime et jazz.

Pour « Parking Lot Symphony » (Blue Note/Universal), ce premier album de Trombone Shorty paru sous le label légendaire Blue Note, Troy Andrews s’est adjoint les services du producteur Chris Seefried et a collaboré avec des compositeurs et des musiciens aussi différents que ceux d’Edward Sharpe & The Magnetic Zeros, des Meters, de Better Than Ezra ou encore de Dumpstaphunk. A ses côtés sur l’album, on écoute Leo Nocentelli (guitariste du groupe The Meters) et Tony Hall (de Dumpstaphunk qui remplaçait pour l’occasion le bassiste du groupe) ainsi que les membres de son groupe « Orleans Avenue », le guitariste Pete Murano, les saxophonistes Dan Oestreicher (sax baryton) et BK Jackson (sax ténor), le bassiste Mike Bass-Bailey et le batteur Joey Peebles. Le disque compte 2 reprises et dix titres dont certains co-écrits par Aloe Blacc, Ethan Gruska et Alex Ebert. 

Il a fallu attendre 4 ans après « Say That to say This », le précédent album de Trombone Shorty paru en 2013, pour que sorte ce quatrième album « Parking Lot Symphony ». En effet en raison d’une activité soutenue, Trombone Shorty a différé le moment d’entrer en studio pour enregistrer « Parking Lot Symphony ».

On peut d’ailleurs dire qu’il n’a pas pris le temps de souffler entre son cinquième passage à la Maison Blanche, sa présence à la cérémonie des Grammy Awards aux côtés de Madonna, ses interventions sur les albums de She & Him, Zac Brown, Dierks Bentley et Mark Ronson, les premières parties de Dary Hall & John Oates et celle des Red Hot Chili Peppers, les enregistrements des voix de plusieurs personnages du film d’animation « The Peanuts Movies », sans omettre le concert de clôture du »  New Orleans Jazz & Heritage Festival ». Troy Andrews plus connu sous le nom de Trombone Shorty a aussi publié « Trombone Shorty » un livre pour enfant retraçant son parcours. Toutes ces activités lui ont permis de murir son nouveau projet.

Né dans le quartier de Trémé à la Nouvelle-Orléans en 1986, le jeune Troy Andrews a reçu son surnom de ses parents à l’âge de 4 ans lorsqu’il choisit le trombone plutôt que la trompette comme son frère aîné. A 8 ans il est à la tête d’un groupe avec lequel il se produit dans les bars et les salles des fêtes. Ado, il joue avec les Neville Brothers et rejoint ensuite la section de cuivres du groupe de Lenny Kravitz à sa sortie du lycée. Après ces expériences il s’investit aux côtés des musiciens qui ont soutenu la reconstruction de sa ville dévastée en 2005 par l’ouragan Katrina. Le jeune tromboniste enregistre ensuite trois albums. En mai 2010 il sort Backatown (Verve/Universal), du « suprafunkrock » où jazz, funk, soul et rock se mélangent.  En 2011 c’est « For True » (Verve/Universal) et ensuite en 2013 « Say That to Say This » (Verve/Universal).

Comme le titre de l’album l’indique, « Parking Lot Symphony » prend plusieurs directions et propose des sonorités variées. On passe de la fanfare au funk le plus torride, du blues déchirant au hip-hop insolent. La seule unité qu’on puisse trouver sur ce disque réside dans l’interprétation de Troy Andrews toujours soucieux de servir la musique et de mettre en évidence la diversité des influences qui l’ont nourri.

L’album ouvre avec Laveau Dirge N°1 et se termine avec Laveau Dirge Finale, un chant funèbre. Le jeune Troy Andrews tromboniste, songwriter et chanteur n’entame pourtant pas « Parking Lot Symphony » comme une complainte. Ce morceau de soul néo-orléanaise honore ses racines à travers un hommage rendu à une des plus célèbres prêtresses vaudou de l’histoire de la Nouvelle-Orléans. Le son de la trompette et les contrechants des autres cuivres colorent de nostalgie une ouverture recueillie et respectueuse. Dans le final plus électrique on suit la trompette et les chœurs pour une marche dans la foule réunie pour une ultime célébration.

Sur « Parking Lot Symphony », deux reprises. Sur It Ain’t No Use des Meters, on plonge dans une folle atmosphère de jazz soul. Avec beaucoup de respect le jeune Troy Andrews interprète une version optimiste de Here come The Girls d’Allen Toussaint.

Le titre Parking Lot Symphony qui donne son nom à l’album résulte d’une co-écriture de Troy Andrews avec Alex Ebret (d’Edward Shape & The Magnetic Zeros). Une musique stimulante propre à remonter le moral quand on l’a perdu. On a aussi repéré Familiar co-écrit avec Aloe Blacc, du funk qui emprunte au RnB et à la soul. Co-écrit avec Kevin Griffin, Where It at ? rappelle la pop des années 2000.

Porteur d’une nostalgie désabusée, No Good Time regarde du côté du blues. L’âme de James Brown rôde sur l’instrumental Tripped Out Slim nommé ainsi en hommage à un ami de la famille disparu. Dirty Water apparaît comme le titre le plus apaisé de l’album. Porteur de mélancolie, il encourage pourtant à croire en la vie.

« Parking Lot Symphony ». On prend grand plaisir à écouter les douze titres de l’album. Un concentré du talent de Troy Andrews qui allie virtuosité et énergie, brillance et tonus. Le chant de l’artiste sonne mieux que jamais même quand il  prend sa voix de fausset sur Dirty Water. On se laisse imprégner des ambiances variées de cet album dont l’unité réside dans la personnalité du leader. Qu’il évoque l’amour, la tristesse, le dépit, la foi, l’espoir, le plaisir… il honore la vie sous tous ses aspects. Les cuivres triomphent du désespoir.

 

Après avoir écouté les douze titres de l’album « Parking Lot Symphony » de Troy Anders on se réjouit de pouvoir l’écouter live durant le festival Jazz à Vienne 2017 le 08 juillet 2017 sur la scène du Théâtre Antique de Vienne. La prometteuse Soirée Funk propose un triple plateau avec Juan Rozoff le « petit Prince », Trombone Shorty & Orleans Avenue et pour finir le fameux bassiste Larry Graham & Graham Central Station en compagnie de Marco Prince et de la chanteuse Jeanne Added réunis pour un « Hommage à Prince », trop tôt disparu en 2016.
Clin d’œil à Thomas Naïm & Desert Highway

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Ambronay 2018 – Estrellas Argentinas

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Jazz Day 2017 à Lyon, Saint-Étienne et Vienne

Jazz Day 2017 à Lyon, Saint-Étienne et Vienne

En avant pour 24h de Jazz le 30 avril 2017

Chaque année depuis 2011, le 30 avril est célébrée la « Journée internationale du Jazz ». Depuis 2013, « Jazz à Vienne » coordonne le « Jazz Day » sur le territoire, avec le soutien du Pôle Métropolitain. Le Jazz Day 2017, c’est 24h de jazz à Lyon, à Vienne et à Saint-Étienne.

En 2017 le 30 avril est un dimanche. Le Jazz Day 2017 est donc l’occasion de vivre 24h de jazz en famille.

Cette Journée Internationale du Jazz est l’occasion pour cette musique d’être médiatisée plus largement que de coutume et d’être ainsi mieux connue dans sa diversité ce qui est un plus incontestable pour le jazz pas toujours bien identifiée par le grand public. Sur les médias nationaux que sont la télévision et les radios et dans la presse écrite non spécialisée, le jazz ne bénéficie pas vraiment d’une grande visibilité. Bien sûr les grandes stars du jazz sont largement diffusées mais ce n’est pas le cas pour tous les musiciens.

Le 26 février 1917 à New-York, un orchestre nommé l’Original Dixieland Jazz Band, un quintet de style New Orleans, grave un 78 tours avec deux titres, Livery Stable Blues et Dixie Jazz Band One Step. Cet enregistrement est étiqueté comme le premier enregistrement de l’histoire du jazz. Bien sûr on ne peut pas vraiment affirmer que le jazz soit né ce jour-là mais cet enregistrement fait date.

Depuis sa naissance au XXème siècle, le jazz a essaimé au-delà du territoire américain et a diversifié ses styles, ragtime, swing, be-bop, cool jazz, bossa-nova, jazz latin, hard bop,  free-jazz, jazz fusion, jazz électro, sans oublier les nombreuses musiques regroupées sous le vocable ethno-jazz et bien d’autres courants car la liste n’est pas exhaustive, loin s’en faut. D’ailleurs les scènes font souvent coexister les artistes issus des différents courants du avec ceux des musiques cousines dont les publics sont friands comme le blues,la funk, la soul, le R’n B sans oublier les musiques latines africaines ou cubaines.

Ainsi, le jazz s’est ouvert à nombreux styles musicaux grâce auxquels son vocabulaire rythmique, mélodique ou harmonique s’est enrichi, sans pour autant qu’il renie les formes originales. Aujourd’hui on peut donc parler d’un jazz multiforme. On peut autrement dire que le jazz a muté, qu’il a évolué. D’ailleurs de nombreux artistes sont réservés quant à l’emploi du terme « jazz » qu’ils trouvent un peu trop limité pour qualifier cette musique qu’ils aiment et qu’ils pratiquent.

Cette année encore on se réjouit de ces 24 heures consacrées au Jazz. A Lyon, Vienne et Saint-Étienne le jazz vit toute l’année dans les clubs, les salles et les festivals de la région. Le Jazz Day 2017 est une occasion supplémentaire pour les publics du Pôle Métropolitain de vivre cette musique dans les lieux même où elle est diffusée toute l’année et peut-être d’y revenir à d’autres occasions. C’est une des missions fixée par l’Unesco pour ce Jazz Day.

En 2017 on remarque avec intérêt que le 30 avril, le jazz va résonner dans des lieux où il n’est pas souvent présent. C’est le cas dans plusieurs Établissements pour Personnes Âgées Dépendantes (EHPAD) de la Métropole de Lyon qui vont accueillir des animations musicales à destination de leurs résidents. Le jazz va aussi vivre dans quelques parcs comme dans la Grange au Parc de Lacroix-Laval avec une jazz Session des élèves de l’atelier Musical du Chapoly ainsi que dans le Théâtre de Verdure du parc de Parilly à l’initiative du Jack Jack avec plusieurs formations des écoles de musique de la Métropole de Lyon. Il convient aussi de noter l’implication du Sytral et du Jazz Club Lyon Saint Georges qui sort de ses murs pour investir à 17h30 la Station de Métro de Bellecour et offrir du swing manouche en plein centre de Lyon.

Pour connaître le détail et l’exhaustivité de la programmation de ce 30 avril 2017 sur Lyon, Saint-Étienne et Vienne et pour organiser de riches déambulations jazzy, le meilleur moyen consiste à consulter le site du Jazz Day à Lyon. Les propositions sont nombreuses et permettent de découvrir de nombreux groupes, des styles variés et des lieux emblématiques où le jazz vit toute l’année.

Bien sûr il est impossible de profiter de l’ensemble des propositions. On a repéré quatre propositions qui figurent au ciel des « Latins de Jazz… & Cie ».

  • On peut par exemple aller bruncher au Bémol 5 à partir de 13h30 pour bien commencer la journée en jazz et se restaurer de belle manière. Au programme musical, Magnetic Orchestra à 13h30 et Limonest Swing Band à 15h. Plus de précision, lire « Jazz Day Brunch au Bémol 5 le 30 avril 2017 » et consulter le site du Bémol 5.

  • Pourquoi ne pas envisager aussi de se rendre au Musée des Confluences et plus précisément dans le Grand Auditorium pour plonger Aux racines du Jazz autour du compositeur Louis Moreau Gottschalk et de sa musique ? Avec à 16h30 une conférence de Florent Mazzoleni consacrée à puis à  Gottschalk et suivie à 17h30 un concert du saxophoniste Lionel Martin (saxophones) et du pianiste Mario Stanchev qui jouent le répertoire de leur album « Jazz before Jazz » où ils imaginent le jazz avant le jazz. Pour en savoir plus, lire « Le Musée des Confluences consacre le Jazz Day 2017 aux Racines du Jazz » et s’informer sur le site du Musée des Confluences.

  • A moins qu’en famille on envisage de rejoindre Le Périscope,13, rue Delandine dans le quartier de Perrache et faire vivre « Racines » avec Odyssée. Un conte musical pour tout public à partir de 5 ans. Deux musiciens, Yoann Cuzenard (tuba) et Denis Martins (batterie, percussion), 1 comédien, Bruno Fontaine (jeu et narration). Pour en savoir plus, rien de plus simple consulter le site du Périscope.

  • En fin d’après-midi on peut s’acheminer vers le Sirius, la péniche amarrée sur les berges du Rhône, face au 4 quai Augagneur dans le 3ème arrondissement de Lyon pour écouter Gaël Horellou interpréter son nouveau projet « Identité » entre maloya et Jazz. Le saxophoniste est entouré de Nicolas Beaulieu (guitare),  Florent Gac (orgue), Emmanuel Félicité (percussions), Jérôme Calciné (percussions) et Vincent Philéas (percussions). Pour en savoir plus sur ce jazz métissé de Maloya, cette musique propre à l’île de la Réunion, on peut lire « Gaël Horellou présente Identité » et aussi se connecter eu site du Sirius.

Sur Lyon, Saint-Étienne et Vienne, le Jazz Day 2017 c’est 24 heures de Jazz à vivre en famille. Pour connaître l’exhaustivité des festivités, prudent de consulter le site du Jazz Day… sans oublier de prolonger l’écoute du jazz dans tous ces lieux et même plus largement durant les 364 autres jours de l’année.

Clin d’œil à Thomas Naïm & Desert Highway

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Ambronay 2018 – Estrellas Argentinas

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Jazz Day Brunch au Bémol 5 le 30 avril 2017

Jazz Day Brunch au Bémol 5 le 30 avril 2017

Dix jours après son ouverture, le Bémol 5 célèbre le Jazz Day

A peine dix jours après son ouverture le 21 avril 2017 avec la venue de David Linx, le nouveau club de jazz lyonnais, le Bémol5 célèbre le Jazz Day dès 13h30 avec un « Jazz Day Brunch » et deux groupes de jazz, le Magnetic Orchestra et le Limonest Swing Band.

On rappelle l’ouverture prochaine le 21 avril 2017 du « Bémol 5 », le nouveau club de jazz lyonnais du 1 rue de la Baleine dans le 5ème arrondissement. L’établissement ouvre ses portes en fanfare avec un concert inaugural qui réunit le chanteur David Linx et le groupe « InLab 4ttet ». Les mêmes artistes proposent aussi une seconde prestation le 22 avril. Après ces deux concert d’ouverture le club offre ensuite une programmation régulière consultable en ligne sur son site.

Cette programmation annonce « Chansongs Monsieur Nougaro » les 28 & 29 avril et prévoit ensuite, le 30 avril à partir de 13h30 un « Jazz Day Brunch » au Bémol 5 avec deux concerts. On compte sur l’équipe dynamique du Bémol 5 pour proposer un brunch alléchant puisque le club propose outre la musique une carte avec des produits artisanaux, éthiques, bio, locaux ou provenant de grandes maisons lyonnaises.

Ce double concert du Bémol 5 est organisé dans le cadre du « Jazz Day » proposé par l’Unesco depuis 2011 et coordonné depuis 2013 par « Jazz à Vienne »sur le territoire métropolitain . Cette « Journée Internationale du Jazz » est destinée à sensibiliser la communauté internationale aux vertus du  jazz comme outil éducatif et comme force de paix, d’unité, de dialogue et de coopération renforcée entre les peuples.

En première partie, dès 13h30 se produit le trio « Magnetic Orchestra ».

Cet orchestre délivre une musique vivante, généreuse, ancrée dans la tradition des standards de jazz et leur histoire. Remarquable par son énergie démonstrative, son inventivité et son originalité ce groupe se joue des contrastes. Les musiciens cherchent à se surprendre avec une musique de l’instant qui va toujours là où on ne l’attends pas. Voyageant dans l’univers des standards, le trio intègre aussi des compositions, prétextes à des improvisations débridées.

Dès 15h est prévu le concert du « Limonest Swing Band » en partenariat avec le Conservatoire de Limonest.

Ce Big Band est composé de dix-sept musiciens dirigés par Stéphane Rivero. Il poursuit avec ardeur son exploration de toutes les formes de jazz et propose un nouveau répertoire qui promet. A la clef swing, ballades, deux doigts de samba et aussi de Beatles.

Jazz et bonne chère font toujours bon ménage. La proposition d’un « Jazz Day Brunch » au Bémol 5 est l’occasion où jamais de partager ces deux plaisirs entre amis ou en famille pour le Jazz Day 2017.

Clin d’œil à Thomas Naïm & Desert Highway

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Ambronay 2018 – Estrellas Argentinas

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Le Musée des Confluences consacre le Jazz Day 2017 aux Racines du Jazz

Le Musée des Confluences consacre le Jazz Day 2017 aux Racines du Jazz

« Jazz Before Jazz »

Le Musée des Confluences consacre le Jazz Day 2017 aux Racines du Jazz et à l’œuvre de Louis Moreau Gottschalk. Une conférence animée par le journaliste Florent Mazzoleni sur la vie du compositeur. Une relecture musicale vivifiante de l’œuvre de ce précurseur du jazz par le duo Lionel Martin-Mario Stantchev.

En 2011, l’Unesco a proclamé le 30 avril « Journées Internationale du Jazz ». Totalement en accord avec les valeurs prônées par l’Unesco à l’occasion de ce Jazz Day le Musée des Confluences s’inscrit dans cette démarche en proposant depuis 2015 les « Jazz Days ».

Après Nguyen Lê en 2015 et Dhafer Youssef en 2016, c’est un programme à la fois pédagogique et musical que présente le Musée des Confluences en 2017 autour du compositeur Louis Moreau Gottschalk et de sa musique. Une conférence de Florent Mazzoleni et un concert du duo Lionel Martin & Mario Stanchev autour du répertoire de l’album « Jazz Before Jazz ».

Le 30 avril 2017 à 16h30, dans le Grand Auditorium du Musée des Confluences, le journaliste, auteur et photographe Florent Mazzoleni anime une conférence où il évoque la vie du compositeur Louis Moreau Gottschalk.

Ce musicien et compositeur est le premier à saisir l’importance des cultures africaines sur l’évolution des musiques occidentales. Le conférencier va retracer comment, parties de La Nouvelle-Orléans, les musiques, du jazz au  hip-hop en passant par les musiques modernes du continent africain, ont pu s’épanouir de part et d’autre de l’Atlantique entre la fin du 19ème siècle et aujourd’hui.

En effet, né en 1829 à la Nouvelle-Orléans, Louis Moreau Gottschalk est bercé par les chants des esclaves et le piano de sa mère, une aristocrate créole. Virtuose capable de recréer une mélodie après une simple écoute, il est envoyé en Europe dès son plus jeune âge pour suivre l’enseignement du Conservatoire. Le musicien joue devant les plus grandes sommités du monde de l’époque, compose les premiers tubes exotiques de la musique européenne (Bamboula, Le Banjo).

En 1860 à La Havane Louis Moreau Gottschalk donne la première représentation de « La Nuit des Tropiques ». C’est la première fois sur la scène du Tèatro Tacon que des tambourinaires africains partagent la vaste scène avec des musiciens symphoniques et des chanteurs lyriques européens.

Ainsi, Gottschalk est le premier compositeur qui a intégré, à la musique européenne, les rythmes, harmonies et mélodies du sud des États-Unis via le son des esclaves, la musique créole et caribéenne, ibérique et latino-américaine. Ainsi sont réunis les éléments essentiels des musiques comme le jazz et le rock qui vont s’épanouir de part et d’autre de l’Océan Atlantique.

A 17h30 le 30 avril 2017, à l’issue de la conférence, le saxophoniste Lionel Martin et le pianiste Mario Stantchev proposent un concert en duo où ils imaginent le jazz avant le jazz. En effet, le 04 mars 2016, les deux musiciens ont sorti chez Cristal Records une version digitale de l’album « Jazz Before Jazz », autour de la musique de Louis Moreau Gottschalk. La version vinyle de l’album est disponible sur le site du label lyonnais Ouch Records.

En fait, c’est le caractère métissé de l’œuvre de Louis Moreau Gottschalk qui a conduit les deux artistes à se réunir autour de sa musique. En effet, pour eux il n’est « pas question de considérer Gottschalk comme un des (grands-) pères du jazz. Ils voient plutôt en lui le « chaînon manquant » qui relie la musique savante occidentale à ce qui va devenir le jazz quelques décennies après sa mort ».

Partant des mélodies pour piano de Gottschalk, les deux musiciens revisitent la musique du compositeur américain. Forts de leurs expériences et de leur connaissance du jazz, de la musique classique, des musiques traditionnelles bulgares et africaines, du rock, Lionel Martin et Mario Stanchev modernisent et réinventent la musique de Gottschalk.

 Un petit avant-goût de la musique de « Jazz Before Jazz » avec le clip réalisé par Lucien Martin (Nalu Films productions)…

 
Pour se préparer et être dans le bain, on conseille aussi la lecture de l’ouvrage « Le pianiste voyageur » écrit par Catherine Sauvat et sous-titré « La vie trépidante de Louis Moreau Gottschalk ». Un livre de 176 pages paru en 2011 dans la Collection « Voyageurs Päyot ».
Puisqu’en 2017 le 30 avril est un dimanche, ce peut donc être l’occasion de vivre le Jazz Day en famille au Musée des Confluences après une visite des collections du musée.
Clin d’œil à Thomas Naïm & Desert Highway

Clin d’œil à Thomas Naïm & Desert Highway

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Ambronay 2018 – Estrellas Argentinas

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Label ECM-Focus7-Avril 2017 – François Couturier

Label ECM-Focus7-Avril 2017 – François Couturier

« Nuit Blanche », troisième album du Tarkovsky Quartet

Avec « Label ECM-Focus7 » se poursuit l’exploration de l’identité ECM. Sorti le 07 avril 2017, « Nuit Blanche » est le troisième album du « Tarkovsky Quartet » fondé par le pianiste français François Couturier. Cet opus propose des compositions sensibles aux arrangements subtils.

« Label ECM-Focus7″ se penche sur le troisième album du Tarkovsky Quartet qui renvoie au nom du fameux réalisateur russe Andrey Tarkovsky. Après « Nostalghia - Song for Tarkovsky » sorti en 2005 puis « Tarkovsky Quartet » paru en 2009, le groupe réuni autour du pianiste François Couturier continue sur « Nuit Blanche » à explorer l’esthétique d’un monde où prévalent le silence et la lenteur si chers à Tarkovsky.

Autour du pianiste François Couturier le Tarkovsky Quartet regroupe le saxophoniste Jean-Marc Larché, l’accordéoniste Jean-Louis Matinier et la violoncelliste Anja Lechner.

Ingmar Bergman a un jour dit à propos de Tarkovsky : « Il évolue avec grand naturel dans l’espace des rêves ». Sur les dix-sept plages de « Nuit Blanche », le Tarkovsky Quartet explore un monde onirique à la texture vaporeuse et évanescente. Un univers peuplé de rêves. Ceux qui habitent l’esprit et pénètrent dans l’univers de la mémoire où ils deviennent souvenirs. Un monde où se croisent ombres et lumières.

Six compositions de François Couturier constituent la structure de l’album qui ouvre et se termine par une plage d’improvisation. On observe que les séquences musicales consacrées aux improvisations sont plus nombreuses que sur les deux albums précédents du quartet. Ces moments de compositions spontanées que sont les improvisations évoquent les atmosphères du cinéaste. Au total huit moments intitulés Rêves, Dreams et Traums, mais aussi Vertigo et Rêve Etrange….

Durant ces moments d’improvisation instantanée les quatre musiciens développent leur inspiration et tissent des voiles sonores. Ils construisent des draperies musicales dont les textures varient. Des rêves comme des brumes légères, des transparences sonores mystérieuses, éthérées, quasi impalpables. Puis la trame des rêves s’épaissit d’ombres vibrantes qui deviennent interrogatives voire inquiétantes. Une musique chambriste improvisée dont l’esthétique nourrit l’imagination de l’auditeur.

Faisant allusion au fait que Tarkovsky écoutait continuellement Vivaldi au moment du tournage de « Stalker », le quartet a intégré au répertoire de « Nuit Blanche » une interprétation de Cum dederit delectis suis somnum extrait de « Niisi Dominus » du compositeur vénitien.

Le groupe a aussi ajouté un arrangement de Quant ein congneu a ma pensee, pièce d’un auteur inconnu du XVIème siècle dont Anja Lechner a trouvé le manuscrit parmi les partitions de ses grands-parents musiciens.

Les quatre artistes du Tarkovsky Quartet ont tissé une histoire avec le label ECM qui remonte bien avant la création du quartet. En 1994 François Couturier et Jean-Marc Larché ont enregistré la première fois pour ECM sur « Khomsa » alors qu’ils étaient membres du groupe du maître tunisien de l’oud Anouar Brahem. Ensuite le pianiste François Couturier a participé au trio de Brahem avec Jean-Louis Matinier sur « Le pas du chat Noir » en 2002 et « Le voyage de Sahar » en 2006. On retrouve d’ailleurs encore Couturier auprès de Brahem sur « Souvenance » en 2014. Chez ECM François Couturier a enregistré « Un jour si blanc » en piano solo paru en 2010 qui s’apparente aussi au monde de Tarkovsky.

Le pianiste travaille aussi en duo avec Anja Lechner avec qui il a enregistré « Moderato cantabile » en 2013. Par ailleurs ils ont aussi tous les deux participé à l’enregistrement de l’album « Il Pergolese » autour de la musique de Pergolese avec la chanteuse Maria Pia de Vito et le batteur Michele Rabbia. La violoncelliste a participé aussi à plusieurs albums du joueur de bandonéon argentin Dino Saluzzi. Elle collabore par ailleurs avec des compositeurs contemporains comme TIgran Mansurian impliqué chez ECM.

L’accordéoniste Jean-Louis Matinier a participé au projet de Louis Sclavis « Dans la nuit », une B.O. composée pour le film muet de Charles Vanel. Il joue aussi des arrangements de Bach, Biber et Pergolese ainsi que des compositions originales et des improvisations sur l’album « Inventio » de Marco Ambrosetti.

« Nuit Blanche » a été produit par Manfred Eicher et enregistré à Lugano en avril 2016.

Enregistré par des artistes fortement impliqués dans le Label ECM, ce nouvel album du Tarkovsky Quartet inscrit tout à fait son esthétique dans celle du label ECM. La partition de « Nuit Blanche » accueille le silence et mêle compositions originales sensibles, musique baroque et improvisations subtiles. Une musique où le pouls du temps bat avec lenteur et délicatesse.

On explore prochainement d’autres enregistrements du Label ECM dans un futur billet « Label ECM-Focus8 ».

Clin d’œil à Thomas Naïm & Desert Highway

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Ambronay 2018 – Estrellas Argentinas

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