Enrico Zanisi présente « Blend Pages »

Enrico Zanisi présente « Blend Pages »

Musique de chambre aux péripéties imprévisibles

Après « Piano Tales » enregistré en piano solo, Enrico Zanisi présente l’album « Blend Pages » qui combine musique de chambre et improvisation. Autour du pianiste sont réunis Michele Rabbia, Gabriele Mirabassi et le Quatuor IXI. Le propos musical plutôt chambresque réserve des péripéties qui surprennent tout autant qu’elles ravissent.

« Blend Pages », le dernier album du pianiste Enrico Zanisi est annoncé pour le 15 juin 2018 chez Cam Jazz. Le leader réunit autour de lui le clarinettiste Gabriele Mirabassi, le percusionniste Michele Rabbia et le quatuor à cordes français Quatuor IXI, avec Régis Huby et Clément Janinet au violon, Guillaume Roy à l’alto et Atsushi Sakaï au violoncelle.

Un pianiste explorateur et lyrique, un percussionniste évanescent et bruitiste, un clarinettiste voltigeur et magicien, un quatuor souple et subtil.

Enrico Zanisi, pianiste prometteur

Le pianiste Enrico Zanessi présente l'album "Blend Pages"

Enrico Zanisi©Elisa-Caldana

Né dans une famille de musiciens, Enrico Zanisi a commencé à se produire au piano au sein d’orchestres de chambre dès l’âge de 8 ans. En 2009 il est admis à la Manhattan School de New-York et est ensuite désigné meilleur Nouveau Talent du Top Jazz 2012 par un jury de journalistes du magazine  » Musica Jazz ».

Après trois disques gravés en trio, « Quasi Troppo Serio » (2010), « Life Variations » (2012) et « Keywords » (2014) puis « Piano Tales » (2016) où Enrico Zanisi s’exprime en solo, « Blend Pages » est le cinquième album enregistré en leader par ce jeune pianiste italien de 26 ans. Il a participé par ailleurs à de nombreux autres opus comme co-leader, sideman ou invité.

La production discographique déjà étoffée du pianiste reflète le début d’une carrière plus que prometteuse.

L’album « Blend Pages »

Enrico Zanisi présente l'album "Blend Pages"A l’origine Enrico Zanisi envisage un projet pour piano et quartet à cordes. Le canevas original évolue et au final, le leader envisage un autre propos. Il fait dialoguer musique de chambre et improvisation et enregistre l’album « Blend Pages » en France les 03, 04 et 05 avril 2017 au Studio Sextan La Fonderie à Malakoff.

Le titre de l’album, témoigne d’ailleurs de cette recombinaison adoptée par le compositeur Enrico Zanisi. Un peu comme si un coup de vent espiègle avait mélangé les pages du livret d’origine et reformaté l’organisation de l’album qui adopte à la suite de cette péripétie un nouveau format.

Au fil des plages de « Blend Pages », les intervenants varient, les climats évoluent et s’enchaînent sans pause. Le compositeur explore et élargit le spectre musical de son piano. Il propose une musique très personnelle centrée autour du piano qui pilote le scénario musical.

Impressions musicales

Uno ouvre l’album sur une ambiance chambresque à souhait. Le piano dialogue avec les cordes qui malaxent subtilement la matière sonore. Après Chevaliers où piano et quatuor explorent une superbe mélodie sur une structure assez conventionnelle, advient le lumineux Chiari. Avec majesté la clarinette s’envole et illumine le morceau débuté avec délicatesse par le piano.

Après les trois premières pièces où règne une relative tranquillité, le quatrième morceau fait basculer le roman musical dans un climat intranquille puis suivent des péripéties qui se résolvent dans la dernière composition.

Fighting for change ouvre par un accord martelé au piano. Avec ardeur les percussions et les cordes entrent en lutte puis laissent respirer et planer les sons du piano qui revient à l’accord inaugural. Sur Prelude le piano prend la main et réorganise le discours (à dessein) désordonné des cordes.

Advient ensuite la superbe Danse des Arbres où la clarinette espiègle et aérienne se lance dans un solo de haute-voltige au-dessus du tapis des cordes. L’émotion survient au détour de Resonare où le duo piano-clarinette tisse jusqu’au firmament une romantique mélodie. Percussions, quatuor, piano et clarinette se retrouvent sur Modulus aux dissonances étranges.

On est comblé par l’intensité du dernier thème, Few things Left. L’écrin orchestral sensible des cordes et la souplesse délicate des cymbales mettent en valeur le jeu pianistique sobre et bucolique et la clarinette à la sonorité azuréenne.

L’album « Blend Pages » adopte une architecture aux lignes très libres. Maître d’oeuvre du projet, Enrico Zanisi conçoit le disque comme une extension de sa pensée dont le piano est l’architecte. Le Quatuor IXI représente le substrat essentiel qui fonde l’édifice musical. Les percussions et l’électronique de Michele Rabbia constituent les éléments de liaison qui délivrent l’indispensable énergie vibratoire alors que la clarinette de Gabriele Mirabassi apporte lumière et légèreté dans l’ouvrage.

Coup de Cœur pour « Cuban Jazz Report »

Coup de Cœur pour « Cuban Jazz Report »

Sorti le 10 février 2020 sous le label Stunt, « Cuban Jazz Report » réunit une équipe de choc autour du percussionniste cubain Eliel Lazo. Avec le pianiste “Caramelo de Cuba”, le bassiste Yasser Pino et le batteur Raul Pineda, il développe une musique spontanée, ancrée dans les racines du jazz et celles la musique afro-cubaine africaine. Avec créativité, les quatre musiciens explorent les rythmes et joignent leurs voix aux instruments. Un jazz cubain moderne et sans blabla qui enflamme une descarga festive !

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Paul Lay revient avec « Deep Rivers »

Paul Lay revient avec « Deep Rivers »

Le pianiste Paul Lay revient en trio avec la chanteuse Isabel Sörling et le contrebassiste Simon Tailleu déjà présents à ses côtés sur le splendide « Alcazar Memories ». « Deep Rivers » résonne comme un voyage autour de 100 ans de chansons américaines, de la guerre de sécession à Nina Simone. Le trio rend hommage aux musiques populaires de la fin du 19ème et du 20ème siècle. Le répertoire s’enrichit de quatre compositions du pianiste rejoint par quatre invités. Les émotions sont au rendez-vous.

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Coup de Cœur pour GRIO – GRand Impérial Orchestra

Coup de Cœur pour GRIO – GRand Impérial Orchestra

Débuter l’année 2020 avec l’album « Music Is Our Mistress », c’est la garantie de faire le plein d’énergie car GRIO – GRand Impérial Orchestra n’a pas fait les choses à moitié. Il ne manque ni d’idées, ni d’invention. Étoffée de trois soufflants et d’un pianiste, la superbe équipe de l’Impérial Quartet est devenue octet. En concert, la musique de GRIO est atomique et l’album restitue tout à fait l’ardente puissance de l’orchestre. Après une première dégustation cochléaire, une seconde tournée est bienvenue pour s’enivrer de cette musique tonique, hypnotique et addictive. A consommer sans modération !

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Harold Lopez-Nussa sort « Un Día Cualquiera »

Harold Lopez-Nussa sort « Un Día Cualquiera »

Le retour aux sources du pianiste cubain

Le 15 juin 2018, Harold López-Nussa publie « Un Día Cualquiera », son deuxième album chez Mack Avenue Records. Avec son trio original, le pianiste cubain propose un répertoire ancré dans la culture de son île. Un retour aux sources qui combine à la fois musiques populaire, classique et jazz.

Harold Lopez Nussa sort l'album "Un Dia Cualquiera"Avec « Un Día Cualquiera » (Mack Avenue Records/Pias) annoncé pour le 15 juin 2018 et enregistré aux États-Unis au studio de radio WGBH de Boston, le pianiste Harold Lopez-Nussa sort un album enraciné dans la culture et les traditions cubaines.

Ce retour aux sources advient après des escapades musicales que le pianiste a entreprises au-delà de ses racines insulaires. En effet sur les albums « Havana-Paris-Dakar » (2015) et « El Viaje » (2016) enregistrés avec le contrebassiste sénégalais Alune Wade, Harold López-Nussa s’est ouvert à des influences musicales venues d’Afrique et des Caraïbes même si ses fondamentaux demeuraient ancrés dans la culture de son île.

« Une journée ordinaire »

Harold López-Nussa intitule son nouveau projet « Un Día Cualquiera », « une journée ordinaire », car le pianiste a souhaité que l’enregistrement studio restitue ce que serait la musique si elle était jouée « tout simplement, comme on peut le faire n’importe quel jour à la maison, dans le salon ».

Le pianiste grave son nouveau projet avec le trio qu’il a fondé il y a dix ans à Cuba avec son jeune frère Ruy Adrián López-Nussa à la batterie et aux percussions et le contrebassiste Gastón Joya. Il élabore un répertoire de onze titres qui compte de nouvelles compositions originales et revisite des plus anciennes mais explore aussi le legs musical hérité de célèbres Cubains, en l’occurrence le compositeur Ernest Lecuona, le chanteur César Portillo de la Luz.

L’héritage cubain revisité

Avec Danza de Los Ñañigos et Y la Negra Bailaba on plonge dans le répertoire de Ernest Lecuona, le grand compositeur cubain qui a à introduit dans le répertoire classique des formes issues des musiques populaires cubaines.

Danza de Los Ñañigos se réfère aux rituels religieux afro-cubains. En osmose avec la section rythmique, le piano joue le titre avec légèreté et sobriété. Y la Negra Bailaba intègre les influences du son et du danzón cubains. Le trio transfigure le thème d’Ernesto Lecuona et introduit des contrastes rythmiques singuliers. Le jeu du piano fascine par son aisance à passer d’une nuance à une autre.

Le trio reprend aussi un boléro écrit par le chanteur cubain César Portillo de la Luz en 1946, Contigo en la Distancia. Le thème devient une ballade que les musiciens interprètent avec sensualité sur un tempo très lent. Sur ce chant d’amour, la contrebasse langoureuse dialogue avec le piano romantique. Harold López-Nussa restitue l’expérience acquise auprès d’Omara Portuondo avec qui il a tourné durant trois ans. Elle lui a montré « comment mettre toute sa passion, toute son existence dans une seule chanson ». Visiblement la leçon a été profitable au pianiste qui enchante par ses nuances et le raffinement de son expression.

Les compositions originales

L’album ouvre avec Cimarron,  une ancienne composition du pianiste. Le trio la réinvente et propose un voyage rythmique et mélodique à travers un jazz époustouflant. Après avoir exposé la mélodie, le piano part dans une improvisation de haute voltige suivi par la contrebasse qui ne s’en laisse pas conter. De Preludio (to Jose Juan) se dégage une grande une force émotionnelle. Sur cette ode romantique, l’archet fait pleurer la contrebasse que le piano console par son jeu lumineux.

La composition Una Tarde Cualquiera en Paris rend hommage à Bebo Valdés. Le trio adopte un tempo qui donne le vertige. La virtuosité des trois protagonistes est mise en valeur avec une musicalité gorgée de groove qui dégage une joie communicative. Hialeah fait la part belle à la rythmique et transforme ce danzon en une fiesta caliente propice à la danse.

Après un début élégiaque, la composition Elegua déborde très vite d’énergie et de vibrations chaleureuses. Les brisures syncopées restituent les rythmes et les chants offerts par le trio jazz à une divinité Yoruba. Ce titre est sans doute un des plus marquants de l’album.

Tel un concertiste classique le pianiste se fait plaisir en solo sur Ma petite dans la Boulangerie. Certes il démontre sa virtuosité mais était-il vraiment nécessaire de le prouver ainsi ?

L’album se termine avec Mi Son Cerra’o, une autre composition originale d’Harold López-Nussa qui évoque le son et l’esprit des premiers enregistrements de descargas (jam sessions) sur lequel Bebo Valdès a joué.

L’incandescence de Conga Total/El Cumbanchero

En trois minutes et trente-neuf secondes, le trio embrase l’album avec Conga Total/El Cumbanchero où l’on retrouve le thème du portoricain Rafael Hernandez porté à l’incandescence par une conga effrénée. La pulsion énergique de la batterie alliée à la contrebasse entretient la flamme du piano virtuose qui joue sans concession et sans relâche.

Une vidéo enregistrée live au studio WGBH de Boston restitue l’esprit de Conga Total/El Cumbanchero. On plonge sans retenue dans cette performance !

« Un Día Cualquiera » explore la diversité et la richesse de la musique cubaine. En trio Harold López-Nussa transcende la tradition et propose un latin-Jazz où coexistent tonalités romantiques et pulsations énergiques. Entre tradition et innovation, le pianiste démontre l’étendue de ses talents d’improvisateur. Son jeu révèle de nombreuses nuances rythmiques et harmoniques. Ses improvisations mêlent avec bonheur souplesse, vélocité, invention, énergie et raffinement.

Coup de Cœur pour « Cuban Jazz Report »

Coup de Cœur pour « Cuban Jazz Report »

Sorti le 10 février 2020 sous le label Stunt, « Cuban Jazz Report » réunit une équipe de choc autour du percussionniste cubain Eliel Lazo. Avec le pianiste “Caramelo de Cuba”, le bassiste Yasser Pino et le batteur Raul Pineda, il développe une musique spontanée, ancrée dans les racines du jazz et celles la musique afro-cubaine africaine. Avec créativité, les quatre musiciens explorent les rythmes et joignent leurs voix aux instruments. Un jazz cubain moderne et sans blabla qui enflamme une descarga festive !

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Paul Lay revient avec « Deep Rivers »

Paul Lay revient avec « Deep Rivers »

Le pianiste Paul Lay revient en trio avec la chanteuse Isabel Sörling et le contrebassiste Simon Tailleu déjà présents à ses côtés sur le splendide « Alcazar Memories ». « Deep Rivers » résonne comme un voyage autour de 100 ans de chansons américaines, de la guerre de sécession à Nina Simone. Le trio rend hommage aux musiques populaires de la fin du 19ème et du 20ème siècle. Le répertoire s’enrichit de quatre compositions du pianiste rejoint par quatre invités. Les émotions sont au rendez-vous.

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Coup de Cœur pour GRIO – GRand Impérial Orchestra

Coup de Cœur pour GRIO – GRand Impérial Orchestra

Débuter l’année 2020 avec l’album « Music Is Our Mistress », c’est la garantie de faire le plein d’énergie car GRIO – GRand Impérial Orchestra n’a pas fait les choses à moitié. Il ne manque ni d’idées, ni d’invention. Étoffée de trois soufflants et d’un pianiste, la superbe équipe de l’Impérial Quartet est devenue octet. En concert, la musique de GRIO est atomique et l’album restitue tout à fait l’ardente puissance de l’orchestre. Après une première dégustation cochléaire, une seconde tournée est bienvenue pour s’enivrer de cette musique tonique, hypnotique et addictive. A consommer sans modération !

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Clin d’œil à Ichiro Onoe & « Miyabi »

Clin d’œil à Ichiro Onoe & « Miyabi »

Couleurs rythmiques raffinées

Sur l’album « Miyabi », le batteur Ichiro Onoe est entouré des trois musiciens déjà présents sur son premier opus « Wind Child ». Le quartet présente un répertoire tout en subtilité et en élégance. Il ouvre les portes d’un univers ancré dans la tradition du jazz et irradié de couleurs raffinées.

Couverture de l'album "Miyabi" de Ichiro OnoeSur son deuxième album « Miyabi » (Promise Land/Socadisc) sorti le 07 juin 2018, le batteur Ichiro Onoe se produit en quartet avec les trois musiciens déjà présents à ses côtés sur « Wind Child » sorti en 2014.

Avec le saxophoniste Geoffrey Secco, le pianiste Ludovic Allainmat et le contrebassiste Matyas Szandai, le leader présente un répertoire de sept titres de son cru dont certains ont été composés à l’origine pour des instruments traditionnels japonais (Shö, Hichiriki, tambour).

Natif de Tolyo, Ichiro Onoe a étudié la batterie au Berklee College de Boston et vit depuis de nombreuses années à Paris où il s’est produit aux côtés de Bruno Angelini, Ricky Ford, Chris Cheek, Manola Badrena, Andy Narell et bien d’autres.

Le batteur continue sa carrière de leader après celle de sideman qu’il a menée durant de nombreuses années auprès de personnalités du jazz comme Ron Carter ou de chanteuses/chanteurs tels que Yasuko Agawa (au Japon) ou Mina Agoss, Joe Lee Wilson ou Jane Birkin.

Les musiques de John Coltrane, Charles Mingus, Wheather Report ou Bob Mintzer constituent les références musicales revendiquées par Ichiro Onoe et perceptibles dans « Miyabi ». Le batteur propose néanmoins une musique très actuelle irisée de douces couleurs sans doute à porter au crédit de ses racines japonaises. Sur certaines plages, ses traits de baguette rapellent l’esthétique simple et de élégante des calligraphies asiatiques.

 Ichiro Onoe émaille les plages de brisures rythmiques. Son toucher très personnel s’apparente ainsi autant à des zébrures qu’à des caresses mais son jeu peut aussi évoquer la pulsation du rock comme sur le titre Life Pulse traversé d’une puissance certes domptée mais très efficace.

La composition Miyaby réserve des surprises et de beaux moments de lyrisme. Saxophone et piano évoquent le fantôme de Coltrane puis dessinent avec l’archet de la contrebasse des gravures japonaises nuancées avant d’explorer des univers très libres et repartir en contrepoint. Sur chaque paysage le batteur adapte son jeu et prodigue de nouvelles couleurs. Tout au long des douze minutes et treize secondes du morceau on demeure suspendu à l’écoute de cette musique qui se renouvelle sans cesse tout en conservant un subtil équilibre rythmique et mélodique.

On demeure sous le charme de Despite All empreint de mystère et de douce mélancolie. La sonorité à tour de rôle grave ou écorchée du saxophone ténor est exacerbée par les roulements des tambours, les caresses des cymbales ou les martèlements des fûts qui dialoguent avec le silence. Cette ballade d’une facture peu commune met en évidence le talent du batteur autant que celle de ses trois comparses.

Imprégnée de sérieuses influences bop ou hard bop la musique du batteur Ichiro Onoe sait aussi se parer de douceur et de retenue. L’album est habité par un swing indéniable impulsé par ce rythmicien dont le lyrisme élégant se pare de délicates nuances perceptibles de bout en bout des sept plages de « Miyabi ».

Coup de Cœur pour « Cuban Jazz Report »

Coup de Cœur pour « Cuban Jazz Report »

Sorti le 10 février 2020 sous le label Stunt, « Cuban Jazz Report » réunit une équipe de choc autour du percussionniste cubain Eliel Lazo. Avec le pianiste “Caramelo de Cuba”, le bassiste Yasser Pino et le batteur Raul Pineda, il développe une musique spontanée, ancrée dans les racines du jazz et celles la musique afro-cubaine africaine. Avec créativité, les quatre musiciens explorent les rythmes et joignent leurs voix aux instruments. Un jazz cubain moderne et sans blabla qui enflamme une descarga festive !

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Paul Lay revient avec « Deep Rivers »

Paul Lay revient avec « Deep Rivers »

Le pianiste Paul Lay revient en trio avec la chanteuse Isabel Sörling et le contrebassiste Simon Tailleu déjà présents à ses côtés sur le splendide « Alcazar Memories ». « Deep Rivers » résonne comme un voyage autour de 100 ans de chansons américaines, de la guerre de sécession à Nina Simone. Le trio rend hommage aux musiques populaires de la fin du 19ème et du 20ème siècle. Le répertoire s’enrichit de quatre compositions du pianiste rejoint par quatre invités. Les émotions sont au rendez-vous.

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Coup de Cœur pour GRIO – GRand Impérial Orchestra

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Débuter l’année 2020 avec l’album « Music Is Our Mistress », c’est la garantie de faire le plein d’énergie car GRIO – GRand Impérial Orchestra n’a pas fait les choses à moitié. Il ne manque ni d’idées, ni d’invention. Étoffée de trois soufflants et d’un pianiste, la superbe équipe de l’Impérial Quartet est devenue octet. En concert, la musique de GRIO est atomique et l’album restitue tout à fait l’ardente puissance de l’orchestre. Après une première dégustation cochléaire, une seconde tournée est bienvenue pour s’enivrer de cette musique tonique, hypnotique et addictive. A consommer sans modération !

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Jeremy Hababou revient avec « Nuances »

Jeremy Hababou revient avec « Nuances »

Une élégante poésie musicale

Le deuxième album de Jeremy Hababou porte vraiment bien son nom, « Nuances ». D’une facture épurée, mélodies et atmosphères explorent le registre des émotions. Élégantes et raffinées, les compositions du pianiste s’accordent avec la sobriété de son jeu. Une musique poétique, sensible et élégante.

Jereny Hababou revient avec "Nuances"Dans la continuité de son premier album « Run Away », Jeremy Hababou revient avec « Nuances » (Outnote/Outhere) sorti le 08 juin 2018. On retrouve l’élégance, la sensibilité et la sobriété déjà perceptibles dans sa musique de 2016.

Sur « Nuances » enregistré en mai 2017 par Gérard de Haro assisté d’Anaëlle Marsollier dans les studios de La Buissonne à Pernes-les-Fontaines, Jeremy Hababou se présente en trio avec Lukmil Perez à la batterie et Chris Jennings à la basse. Le pianiste invite aussi Stéphane Chausse (clarinette et clarinette basse) sur quatre titres et Jeremy Bruyère (contrebasse) sur trois morceaux.

Depuis « Run Away »…

Depuis ses débuts discographiques et après les rencontres musicales et humaines déjà évoquées dans la chronique « Run Away », le premier album de Jeremy Hababou, le pianiste a participé à la bande son du film « Tamara » réalisé par Alexandre Castagnetti, à celle de « Django » réalisé par Etienne Comar ainsi que celle de « La promesse de l’aube » réalisé par Eric Barbier.

Jeremy Hababou a cheminé aux côtés d’André Manoukian en qui il a trouvé un « coach » et aussi un partenaire complice puisqu’il leur arrive de se produire en concert en duo. Il convient aussi d’évoquer dans son entourage la présence d’un autre pianiste, Eric Legnini qui assure la direction musicale de son nouvel album « Nuances ».

Le monde sensible de « Nuances »

Des paysages musicaux de « Nuances » se dégage une dimension cinématographique indéniable. En effet, les atmosphères des neuf pistes possèdent une forte puissance suggestive. Chaque titre déclenche des impressions voire même des émotions qui évoluent plutôt dans le registre d’un romantisme bien tempéré avec des incursions dans le monde de la mélancolie et d’un univers aux teintes sépia.

Dans la plupart des climats musicaux règne une épure qui confine quelquefois au minimalisme. Malgré une esthétique dépouillée, le pianiste compositeur fait advenir des ambiances harmoniques et rythmiques plus coloristes qui demeurent malgré tout ancrées dans le monde sensible de cet artiste dont la maturité musicale se confirme.

Impressions musicales

La mélodie mélancolique de Tristesse incarne tout à fait le sentiment qu’évoque son titre. Une ballade épurée et sensible où l’archet de la contrebasse étire les notes en une lamentation que Satie n’aurait pas déniée.

Dans la même gamme de nuances, s’inscrivent les deux versions de Chanson d’Hiver. Dans le premier morceau la mélodie est chantée par la clarinette basse dont la sonorité très pure sied à cette romance délicate. L’accompagnement dépouillé et sobre du piano et de l’archet de la contrebasse accentue plus encore le climat hivernal du morceau. Le leader reprend le thème en piano solo et ses harmonisations accentuent le climat romantique du morceau.

Le piano ouvre en solo Le Penseur par une mélodie qui peut évoquer un songe calme débuté durant une nuit printanière sereine. La section rythmique presse ensuite le tempo et le vent se lève, l’intensité gagne le discours du piano qui laisse deviner la survenue d’une pensée plus dense et agitée. Le Désir qui ouvre l’album fait lui aussi coexister deux ambiances musicales qui s’enchaînent et adoptent un tempo différent. Le motif réitératif développé par le piano tranche avec celui plus pondéré que joue l’archet. A la toute fin ils s’entremêlent en bonne entente.

Au centre de l’album, Éclaircie donne à entendre une superbe embellie musicale. Ce titre permet au batteur de prendre un solo long et énergique sur un motif répétitif du piano qui se développe en expansion. Sur une ligne de contrebasse tendue le thème de Pantin est décliné à l’unisson par la clarinette et le piano puis survient un déséquilibre (très étudié) qui permet à la clarinette de se lancer dans un chorus voltigeur et de retrouver son équilibre sur les accords sécurisants d’un piano ludique.

Sur Chanson pour Anne, les envolées lyriques et aériennes de la clarinette illuminent la musique du trio comme un clin d’oeil ému fait à Anne Ducros. Le Chant Du Chameau est sans doute la composition qui se démarque le plus des autres par le style oriental de sa mélodie. La clarinette décolle en impro sur le tapis volant déroulé par le piano et la contrebasse mais la batterie a le dernier mot et marque la fin de la promenade à chameau.

Avec « Nuances » Jeremy Hababou confirme sa place parmi les plus talentueux musiciens de la scène jazz française. La sobriété de son jeu porte le sceau indéniable de la musique classique ce qui sied tout à fait à son écriture et aux climats qu’il instaure. Aucun bavardage n’entache cet album qui brille par ses climats nuancés et un art maîtrisé de l’épure.

Coup de Cœur pour « Cuban Jazz Report »

Coup de Cœur pour « Cuban Jazz Report »

Sorti le 10 février 2020 sous le label Stunt, « Cuban Jazz Report » réunit une équipe de choc autour du percussionniste cubain Eliel Lazo. Avec le pianiste “Caramelo de Cuba”, le bassiste Yasser Pino et le batteur Raul Pineda, il développe une musique spontanée, ancrée dans les racines du jazz et celles la musique afro-cubaine africaine. Avec créativité, les quatre musiciens explorent les rythmes et joignent leurs voix aux instruments. Un jazz cubain moderne et sans blabla qui enflamme une descarga festive !

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Paul Lay revient avec « Deep Rivers »

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Echo#2-Nuits de Fourvière 2018

Echo#2-Nuits de Fourvière 2018

Un rendez-vous réussi entre Jazz et Spiritualité

Les Nuits de Fourvière ont connu un heureux mélange d’énergie, de recueillement et d’allégresse avec le concert du 06 juin 2018 donné en hommage à Paul Robeson dans le Temple du Change. Raphaël Imbert et ses complices ont offert de fortes vibrations émotionnelles. La dimension spirituelle de « Music is my Hope » a éclaté.

Echo#2-Nuits de Fourvière 2018Après un Focus sur Raphaël Imbert, cet explorateur du spirituel dans le jazz,  Echo#2-Nuits de Fourvière 2018 revient sur le concert généreux et inoubliable qu’il a donné avec les membres de son groupe le 06 juin 2018 au Temple du Change de Lyon.

Dans le cadre des Nuits de Fourvière, le concert de Raphaël Imbert et de son groupe au Temple du Change a mis en évidence le lien indéniable qui relie le jazz au negro-spiritual, au blues et sa mélancolie, à la folk protestataire et à la soul poignante, inclut l’énergie pimentée du rock et bien sûr des improvisations inspirées.

Musique et émotion

Raphaël Imbert au saxophone ténor, les chanteuses Aurore Imbert et Marion Rampal, les guitaristes Pierre Durand et Thomas Weirich et le (chanteur et) batteur Jean-Luc Di Fraya rejoignent le pianiste et claviériste pour continuer le negro spiritual inaugural, Didn’t My Lord Deliver Daniel que Pierre-François Blanchard a commencé seul. Le groupe enchaîne avec Die Moorsoldaten/Peat Bog Soldiers interprété par les deux chanteuses en anglais puis en allemand. La plainte du saxophone, les lamentations des guitares donnent une allure de prière à ce premier chant antifasciste composé dans les camps de concentration.

Sur A Letter To A Muse, la clarinette basse du leader et les guitares enveloppantes précèdent le souffle poétique d’Aurore Imbert qui termine le morceau. C’est aussi à la clarinette basse que Raphael Imbert interprète avec son groupe le spiritual Deep River, popularisé par Paul Robeson. Dans le temple, ce gospel prend des allures de cantique.

Dès le début du concert les murs du temple renvoient les échos de l’émotion palpable que la musique de Raphaël Imbert instaure dans ce lieu sacré. Une musique généreuse où énergie et sensibilité se côtoient avec bonheur. Son swing intrinsèque obtient dès le début du concert l’adhésion spontanée de l’assemblée qui répond aux émotions transmises par les officiants. Il est vrai que le lieu se prête à cette manifestation musicale profane empreinte d’une profonde spiritualité.

C’est à l’issue de ce quatrième morceau que de rouge et noir vêtu, Raphaël Imbert présente musiciens et chanteuses. Il évoque la substance et l’histoire du projet « Music Is My Hope » dédié à Paul Robeson (1898 -1976), ce militant américain, noir, artiste, chanteur et communiste privé de sa nationalité par le McCarthysme jusqu’en 1958 où il revient en concert sur la scène du Carnegie Hall. Ce 06 juin 2018, le groupe a débuté le concert avec deux des morceaux que Paul Robeson avait interprétés lors de ce fameux concert du 09 mai 1958.

Le public s’implique

Le concert continue avec Blue Prelude, un chant d’amour déchirant qui fut repris par Nina Simone. La voix envoûtante de Marion Rampal dont la concentration n’a d’égale que la puissance de son chant, est portée par les lamentations intenses des guitares imprégnées de blues. Le cri déchirant du saxophone exprime une désespérance intense qui densifie le climat de cette poignante interprétation de Blue Prelude.

Aurore Imbert revient avec Lady On Earth, une de ses compositions, une ballade poétique et féministe au climat plutôt pop. Le groupe poursuit avec Here’s A Song,un titre composé par Raphaël Imbert avec des paroles de Marion Rampal. Au son de la clarinette basse, du piano bastringue et de la guitare « arrangée » de Pierre Durand qui sonne comme un banjo, le groupe stimule le public dont les mains marquent très vite le tempo.

Arrive ensuite un moment marquant du concert avec Circle Game, la magnifique composition de Joni Mitchell pour laquelle le saxophoniste dit nourrir une affection personnelle de longue date. Le saxophone ténor chante le blues, les guitares se font furieuses, la batterie s’en mêle et porte la musique à son paroxysme. On n’est guère loin de la transe et pourtant le manège cesse de tourner en douceur et le morceau se termine avec la guitare. Après Eastern Queen, une ballade entre prière et blues chargée d’une intense émotion et dédiée à la compagne du leader advient un autre instant clé du concert.

Bach et improvisation

Très concentré, Raphaël Imbert s’avance sur le devant de la scène avec sa clarinette basse pour jouer solo, Christ Lag in Todesbanden, un choral de Bach devant des spectateurs attentifs et silencieux. Jazz et spiritualité oscillent en phase.

Totalement investi, le musicien fait montre d’une parfaite maîtrise de son instrument dont il explore l’entière tessiture. Ses improvisations alternent entre douceur et volubilité avec des échappées free. Sa prière captive l’assemblée.

Le public est conquis

On aurait presque envie d’écrire, « la messe est dite » car de fait, après cette pièce qui mêle écriture de Bach et improvisation, le public est définitivement acquis à la musique du groupe.

Advient ensuite Showboat to Delphi, un titre de Raphaël Imbert avec des paroles de Marion Rampal, qui est censé terminer le set. Après une introduction confidentielle à trois, voix, saxophone et orgue, la trame musicale s’épaissit. Poussé par la batterie et les guitares, le saxophone élève son blues comme une ultime prière et le public entraîné par la chanteuse à la voix hypnotique reprend les paroles en chœur jusqu’à ce que le groupe quitte la scène par l’allée centrale alors que la guitare continue seule encore quelques instants. Une ovation spontanée fait se lever l’assemblée qui salue la performance musicale et la générosité de Raphaël Imbert et ses compagnons.

Marion Rampal présente de nouveau les musiciens et glisse subrepticement une des citations inscrite sur les murs du temple, « Ta Parole est une Lampe à mes pieds, une Lumière sur mon chemin » comme un répons à Raphaël Imbert qui a intercalé de manière plus abrupte dans sa première prise de parole, l’autre phrase du livre sacré qui fait face à la première, « Si vous demeurez dans ma Parole, la Vérité vous rendra Libres ». Un clin d’oeil ludique de ces deux membres de la Cie Nine Spirit.

Une musique libératrice

En rappel et en acoustique, Marion Rampal commence Sheanandoa alors que l’ensemble des autres musiciens se rejoignent derrière elle et l’accompagne de leurs chants et contrechants. Raphaël lmbert fait résonner l’orgue du temple puis rejoint le groupe. Après les derniers remerciements du saxophoniste aux Nuits de Fourvière et avec le soutien rythmique du public, le concert se termine sur Sweat River Blues gravé sur « Music is My Home ». Ce blues explose de l’énergie du rock.

A vrai dire, à aucun moment la basse n’a fait défaut car piano droit, clavier-Hammond XK-1c et batterie ont assuré un soutien indéfectible aux voix, guitares et saxophone ténor ou clarinette basse, ces deux derniers assurant tour à tour un trait d’union entre les cordes vocales et celles des guitares.

Comme l’a dit Raphaël Imbert, le public a écouté « du jazzrocksoulblues et free ». Tel un hymne pacificateur et réconciliateur, « Music is My Hope » a éclairé le public des Nuits de Fourvière de sa généreuse lumière et instauré un moment ineffable où ont coexisté paix et fraternité. Un concert bouleversant non dénué de vigueur où se sont croisés recueillement, colère, espoir et allégresse. Dans le cadre intime et sacré du Temple du Change a régné une quasi communion entre jazz et spiritualité, entre musiciens-chanteuses et public. Un moment de répit hors du temps et de l’urgence du monde.

Coup de Cœur pour « Cuban Jazz Report »

Coup de Cœur pour « Cuban Jazz Report »

Sorti le 10 février 2020 sous le label Stunt, « Cuban Jazz Report » réunit une équipe de choc autour du percussionniste cubain Eliel Lazo. Avec le pianiste “Caramelo de Cuba”, le bassiste Yasser Pino et le batteur Raul Pineda, il développe une musique spontanée, ancrée dans les racines du jazz et celles la musique afro-cubaine africaine. Avec créativité, les quatre musiciens explorent les rythmes et joignent leurs voix aux instruments. Un jazz cubain moderne et sans blabla qui enflamme une descarga festive !

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Paul Lay revient avec « Deep Rivers »

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Le pianiste Paul Lay revient en trio avec la chanteuse Isabel Sörling et le contrebassiste Simon Tailleu déjà présents à ses côtés sur le splendide « Alcazar Memories ». « Deep Rivers » résonne comme un voyage autour de 100 ans de chansons américaines, de la guerre de sécession à Nina Simone. Le trio rend hommage aux musiques populaires de la fin du 19ème et du 20ème siècle. Le répertoire s’enrichit de quatre compositions du pianiste rejoint par quatre invités. Les émotions sont au rendez-vous.

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Coup de Cœur pour GRIO – GRand Impérial Orchestra

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Débuter l’année 2020 avec l’album « Music Is Our Mistress », c’est la garantie de faire le plein d’énergie car GRIO – GRand Impérial Orchestra n’a pas fait les choses à moitié. Il ne manque ni d’idées, ni d’invention. Étoffée de trois soufflants et d’un pianiste, la superbe équipe de l’Impérial Quartet est devenue octet. En concert, la musique de GRIO est atomique et l’album restitue tout à fait l’ardente puissance de l’orchestre. Après une première dégustation cochléaire, une seconde tournée est bienvenue pour s’enivrer de cette musique tonique, hypnotique et addictive. A consommer sans modération !

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