Echo#3-Jazz à Vienne 2018

Echo#3-Jazz à Vienne 2018

Marcus Miller égal à lui-même

La venue de Marcus Miller sur la scène du Théâtre Antique de Vienne est toujours un évènement prisé du public venu en affluence ce 03 juillet 2018 pour écouter le nouveau projet de la star. Jazz-funk, gospel, R&B, soul et hip-hop. Le concert tient toutes ses promesses.

Echo#2-Jazz à Vienne 2018-Marcus MillerEcho#3-Jazz à Vienne 2018 se souvient du concert de Marcus Miller le 03 juillet 2018 au Théâtre Antique de Vienne.

Après le set d’ouverture de l’organiste Rhoda Scott venue fêter ses 80 ans à Vienne, la scène accueille Marcus Miller attendu impatiemment par des spectateurs enthousiastes. A 59 ans Marcus Miller a un pied dans l’histoire et un autre dans l’actualité voire dans l’avenir du jazz.

En effet, après avoir été aux côtés de Miles Davis avec qui il a enregistré Tutu en 1986, il se pose aujourd’hui comme l’ambassadeur des musiques noires de la planète. Le bassiste, clarinettiste, compositeur et producteur assume le rôle de découvreur de talents et endosse en quelque sorte celui de passeur.

Conférence/rencontre

Au cours de la rencontre organisée par le festival et animée par Frédéric Goaty (directeur de la rédaction de Jazz Magazine) à 18h, au Théâtre de Vienne, Marcus Miller a délivré quelques pistes de compréhension de son parcours musical.Echo#2-Jazz à Vienne 2018-MArcus Miler-Theatre de Vienne_03072018

Il confie l’importance de musiciens comme Don Cherry, Lenny White, Lonnie Liston Smith, dans les années 70, lorsqu’il était avant tout musicien de studio. Il avoue son plaisir de travailler avec son fils Julian.

Il évoque l’importance que représente le morceau Preacher’s Kid déjà enregistré sur l’album « Afrodeezia ». Marcus Miller a tenu à graver de nouveau ce titre avec le groupe vocal Take 6 sur son dernier opus Black Laid car il le dédie à son père disparu en mars 2018. Il se dit admiratif des choix qu’a fait son père William Henry Miller. Lui qui était chef de chœur dans les églises et souhaitait devenir musicien professionnel a conduit des trains et des bus pour assumer le quotidien de sa famille.

Marcus Miller termine la séance en esquissant quelques lignes de basse dans son fauteuil en se félicitant que son père ait apprécié sa musique.

Le concert

Avec son éternel feutre, lui qui s’était « juré de ne jamais porter de chapeau », Marcus Miller gagne la scène du Théâtre Antique entouré de Brett Williams (claviers), Alex Bailey (batteire), Russell Gunn (trompette) et Alex Han (saxophone alto).

Le show commence vraiment au troisième morceau avec un Papa was a Rolling Stone (repris aux Temptations) qui pousse les solistes dans leurs retranchements. L’enchaînement avec I love you, Porgy, le superbe thème de George Gershwin, permet d’apprécier un superbe solo du leader. Tout au long de son chorus il fait chanter sa basse avec lyrisme, soutenu par les superbes harmonisations du pianiste. Altiste et trompettiste confrontent leurs aigus dans des solos insolents avant que tout le groupe ne se retrouve pour une fin soignée.Echo#3-Jazz à Vienne 2018 - Marcus Miller- Jazz à Vienne-03072018

Nouveau contraste avec le titre Trip Trap qui remue funky. La batterie découpe le tempo, l’atmosphère se fait urbaine. Les slaps de la basse en délire et la batterie aux accents telluriques entraînent les claviers dans une danse folle jusqu’au paroxysme. Après les guerriers, les cuivres apportent un peu de sagesse dont ils se départissent vite. Pour finir, le bassiste engage le public à le soutenir dans ce funk urbain échevelé.

La musique regarde du côté de l’Afrique avec Highlife, titre repris de l’album « Afrodeezia ». La trame harmonique se fait plus riche, les rythmes plus souples et permettent à la trompette d’exulter et au saxophone alto d’élever ses aigus jusqu’au plus haut des gradins. L’essence de la vie irrigue le morceau.

Advient ensuite Preacher’s Kid pour lequel Marcus Miller embouche la clarinette basse. Dédié comme un hommage à son père récemment disparu, le thème composé il y a 4 ans pour William Henry Miller sonne comme une prière, un requiem gorgé d’émotion. Le bassiste redit comme lors de la conférence « être la continuation de l’histoire de [son] père ». La clarinette basse nostalgique entraîne le saxophone alto et la trompette dans une communion instrumentale somptueuse.

En fin de set Marcus Miller réussit encore à étonner avec une reprise innovante de Tutu qu’il avait composé pour Miles Davis. Le groupe dépayse le morceau vers de complexes rythmes latins que le public soutient tout au long du chorus de Fender du leader.

Décidément Marcus Miller n’en finit pas de surprendre. Le boss de la basse prouve sans se forcer que d’autres possibles peuvent advenir. Tout en restant lui-même il continue à se renouveler et à stimuler son public.

Clin d’œil à « Prévert Parade », Minvielle & Papanosh

Clin d’œil à « Prévert Parade », Minvielle & Papanosh

Le vocalchimiste André Minvielle et le quintet normand Papanosh ont mis en musique textes et poèmes de Jacques Prévert. Sur « Prévert Parade », les six complices font swinguer la poésie de Prévert. Animées par un même esprit libertaire, poésie et musique dialoguent en fanfare. Mots et tempo battent des mains, les vers valsent et entrent en transe. Une fête enlevée où liberté rime avec Poésie, Humour et Musique.

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Macha Gharibian présente « Joy Ascension »

Macha Gharibian présente « Joy Ascension »

Sorti le 24 janvier 2020, « Joy Ascension » propose un voyage dans les paysages variés qu’explore Macha Gharibian. D’envolées lyriques en pulsations hypnotiques, le troisième album de la pianiste et chanteuse creuse son sillon entre jazz, soul-folk et blues, sans vraiment choisir son port d’attache. Un univers sonore contrasté et ouvert qui ne manque ni d’audace ni de subtilité. Une méditation intimiste chargée d’allégresse et de générosité.

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Clin d’œil à RP3 & « In Odd We Trust »

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En 2020, Rémi Panossian Trio fête ses dix années d’existence et saisit l’occasion pour sortir un cinquième opus. Le titre, « In Odd We Trust », et la pochette annoncent la couleur. Étrange, vous avez dit étrange ?… en fait, pas si étrange que cela de la part de ce trio RP3 inventif et espiègle. Cet album anniversaire aurait tout aussi bien pu s’intituler « Dream & Groove ».

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Echo#2-Jazz à Vienne 2018

Echo#2-Jazz à Vienne 2018

Happy Birthday, Rhoda Scott !

Le 03 juillet 2018, pour les 80 ans de l’organiste Rhoda Scott, l’esprit de la fête règne au Théâtre Antique de Vienne. Groove sur scène, « Happy Birthday » chanté par le public et pour finir, l’arrivée sur le plateau d’un gâteau d’anniversaire confectionné par le chef Patrick Henriroux. Un festival d’émotions !

Echo#2-Jazz à Vienne 2018 - Rhoda ScottEcho#2-Jazz à Vienne 2018 propose un retour sur la venue de Rhoda Scott au festival Jazz à Vienne en ouverture de la soirée du 03 juillet 2018 à Vienne.

A cette occasion l’organiste invite le batteur Bernard Purdie à se produire avec elle sur la scène du Théâtre Antique entourée de son Lady Quartet remanié puisque le trompettiste Julien Alour pallie l’absence d’Airelle Besson et rejoint la batteuse Julie Saury et les saxophonistes Sophie Alour, Géraldine Laurent et Lisa Cat-Berro.

Commandeur de l’Ordre des Arts et des Lettres

Le matin même de son anniversaire, ce 03 juillet 2018, l’organiste Rhoda Scott a été décorée à la Mairie de Vienne, de la médaille de la Ville de Vienne et des insignes de Commandeur de l’Ordre des Arts et des Lettres pour l’ensemble de son œuvre.

Conférence/rencontre

A 18h, au Théâtre de Vienne, lors de la rencontre organisée par le festival et animée par Frédéric Goaty (directeur de la rédaction de Jazz Magazine), Rhoda Scott confie avec grande humilité « être fière mais ne pas mériter » l’honneur qui lui est fait. Au cours d’un très bref échange, l’organiste avoue qu’elle « apprécie de jouer avec de jeunes musicien-ne-s » car elle a « besoin de se sentir appartenir à un tout ».

Lors de l’entretien elle livre quelques confidences au public. Entre autres faits, elle évoque l’importance qu’ont eu pour elle les chansons de Ray Charles qu’elle apprenait par cœur lorsqu’elle avait 18 ans pour un bal dont le chanteur était la vedette. D’ailleurs l’organiste poursuit dans le même esprit et précise « quand je joue j’essaie de faire comme un chanteur ».

Elle confie aussi être heureuse de jouer avec Bernard Purdie qui se souvient avoir fait le bœuf avec elle il y a 50 ans, ce qu’elle a oublié et précise qu’ils n’ont pas répété pour le set du soir. On se doute qu’à leur niveau cela ne devrait pas avoir d’incidence.

Le concert

Celle qu’on surnomme « The Barefoot Lady » francisé en « l’organiste aux pieds nus » fait battre le cœur du groove depuis de nombreuses années avec son fameux orgue Hammond B3. Habituée du festival de Vienne où elle est toujours accueillie avec enthousiasme par le public, Rhoda Scott revient une nouvelle fois à l’occasion de ses 80 ans sur la scène du Théâtre Antique.Echo#2-Jazz à Vienne 2018-Rhoda Scott

Elle débute le concert en duo avec le batteur Bernard Purdie avec lequel elle engage le set dans une tranquille dynamique groovy et festive auquel s’ajoute un « Happy Birthday » spontané chanté en chœur par le public.

L’organiste est ensuite rejointe par ce qui aurait dû être le Lady Quartet. De facto, aux côtés de Rhoda Scott on retrouve bien trois des ladies musiciennes de la formation créée en 2004, en l’occurrence Julie Saury (batterie), Sophie Alour (saxophone ténor) et Lisa Cat-Berro (saxophone alto) mais en l’absence de la trompettiste Airelle Besson, le quartet accueille Julien Alour (trompette, bugle). On se loue aussi de la présence de la saxophoniste altiste Géraldine Laurent qui renforce la section de cuivres de son dynamisme et de sa forte personnalité musicale.

Le répertoire de la seconde partie du set s’appuie sur celui du dernier album du Rhoda Scott Lady Quartet, « We Free Queens » (Sunset Records L’Autre Distribution) paru en 2017 sous le label créé par Stéphane Portet, le propriétaire du Sunset.  La musique swingue et le groove gagne en puissance avec Escapade et l’intervention tonique de Géraldine Laurent. Sophie Alour prend le relais. Les interventions des cuivres se succèdent et font monter la tension.

Sur la superbe composition de Sophie Alour, I wanna move, la musique gagne en énergie. Côte à côte derrière leurs fûts et cymbales, Bernard Purdie revenu et Julie Saury jouent les yeux dans les yeux jusqu’à terminer le morceau dans les bras l’un de l’autre.

Ce set généreux dont on retient aussi le dynamique What I say de Ray Charles, se termine avec la venue sur scène de Marcus Miller et de Patrick Henriroux (chef du restaurant « La Pyramide ») qui remettent un splendide gâteau d’anniversaire à Rhoda Scott visiblement émue et ravie. Le public ovationne la musicienne.

On se souviendra de l’ambiance festive et généreuse de ce set offert par Rhoda Scott et ses invités. La musicalité des cuivres, le swing chaleureux et groovy de l’organiste.

Clin d’œil à « Prévert Parade », Minvielle & Papanosh

Clin d’œil à « Prévert Parade », Minvielle & Papanosh

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Jazz à Vienne 2018-Tremplin national RéZZo FOCAL

Jazz à Vienne 2018-Tremplin national RéZZo FOCAL

Obradovic Tixier Duo, lauréat 2018

 

Obradovic Tixier Duo est labellisé « Lauréat RéZZo FOCAL Jazz à Vienne 2018 » à l’issue de la 14ème édition du tremplin RéZZo FOCAL Jazz à Vienne. Le groupe se produira au Théâtre Antique lors de  l’édition Jazz à Vienne 2019 à l’issue d’un accompagnement artistique et professionnel ponctué par l’enregistrement d’un album.

Tremplin national RéZZo FOCALDepuis 14 ans, via « tremplin RéZZo FOCAL Jazz à Vienne », Jazz à Vienne et ses partenaires (clubs, festivals, associations…) participent à dénicher la nouvelle scène jazz en région. Les groupes sélectionnés jouent devant un public et un jury dans des conditions scéniques professionnelles.

Le groupe lauréat du tremplin enregistre ensuite un album sur un label de renom, bénéficie durant un an d’un soutien à la diffusion et d’un accompagnement artistique et promotionnel avec à la clef une programmation dans l’édition suivante de Jazz à Vienne et dans d’autres salles et festivals partenaires.

Les groupes finalistes 2018

A l’issue de la sélection, neuf groupes sont présentés au « tremplin RéZZo FOCAL Jazz à Vienne 2018 ». Ils leur a été donné de se produire à Cybèle dans des conditions scéniques professionnelles devant de nombreux spectateurs assidus et un jury désigné par le festival.

Le 28 juin 2018

  • Charley Rose Trio (Jazz Magazine/Île de France)
  • Oggy & The Phonics (Sunset Sunside/Île de France
  • Foehn Trio (Jazz(s)RA / Auvergne-Rhône-Alpes=

Le 29 juin 2018

  • White From Black (Jazz En Ville/Bretagne)
  • Minuit 10 (Marseille Jazz des Cinq Continents/Provence-Alpes-Côte-D’azur)
  • Obradovic Tixier Duo (Cristal Production/Nouvelle Aquitaine)

Le 30 juin 2018

  • Sed Trio (Jazz In Marciac/Occitanie)
  • Enez (ÔJazz/Centre-Val-de-Loire)
  • Antiloops (Jazz Sous Les Pommiers/Normandie

Tout au long des trois jours qu’a duré le tremplin, le public a pu écouter et voir des propositions artistiques de qualité, présentées par des groupes tous très impliqués. Les spectateurs ont pu entendre des musiciens dont le niveau technique témoigne d’un travail assidu. Les prestations ont reflété la diversité des formes musicales qui habitent le jazz hexagonal. Aucun n’a démérité et tous ont reçu un accueil chaleureux de la part des festivaliers.

« Obradovic - Tixier Duo »

Après délibération le jury a nommé « Obradovic - Tixier Duo » lauréat du tremplin RéZZo FOCAL Jazz à Vienne 2018. Le projet du duo est né de la collaboration du pianiste français David Tixier et la batteuse croate Lada Obradovic.

Porté par des instrumentistes talentueux d’un niveau technique avéré, le duo propose un son nouveau et personnel. Aux instruments acoustiques se mêlent sons électroniques maîtrisés, textes et silence. Loops, polyrythmies complexes, mélodies délicates et trames harmoniques sophistiquées coexistent. Les atmosphères laissent percevoir des dits explicites et des non-dits en devenir. Une musique singulière et innovante, élégante et sensible, élaborée et interactive. Entre frôlement et force, elle fascine et surprend autant qu’elle stimule.

Durant un an, « Obradovic - Tixier Duo » va bénéficier de la labellisation Lauréat RéZZo FOCAL Jazz à Vienne 2018. Cela entend un accompagnement artistique, l’enregistrement d’un album (enregistrement, mix et mastering) signé sur le label Naim Records avec un concert de sortie d’album à Paris ainsi qu’une programmation dans plusieurs salles et festivals (Nancy Jazz Pulsations, Le festival Tropisme, A Vaulx Jazz, Chorus Jazz Club, Cosmo Jazz Festival…) et au Théâtre Antique lors de l’édition 2019 du festival Jazz à Vienne.

Si le rituel ne change pas, rendez-vous avec le talentueux « Obradovic - Tixier Duo » en ouverture de la « All Night Jazz » de Jazz à Vienne 2019… avec de nouvelles propositions créatives !

Un grand merci à Pascal Derathé et l’équipe de Jazz-Rhone-Alpes.com pour les clichés des neuf groupes qui ont participé à ce tremplin RéZZo FOCAL Jazz à Vienne 2018.

Clin d’œil à « Prévert Parade », Minvielle & Papanosh

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Macha Gharibian présente « Joy Ascension »

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Jazz à Vienne 2018-Tremplin national RéZZo FOCAL

Echo#1-Jazz à Vienne 2018

Jazz loves Disney & Melody Gardot

Le Théâtre Antique de Vienne affiche complet pour la soirée du 29 juin 2018 avec à l’affiche Melody Gardot  et The Amazing Keystone Big Band avec China Moses, Sarah McKenzie, Myles Sanko et Ben l’Oncle Soul. La soirée tient ses promesses. Le public est comblé.

Echo#1-Jazz à Vienne 2018 revient sur une soirée qui fleure bon le jazz et réjouit les amoureux de la tradition. En ouverture, The Amazing Keystone Big Band propose son programme « Jazz Loves Disney puis laisse la scène à une des stars de l’art vocal actuel, Melody Gardot.

The Amazing Keystone Big Band … loves Disney

Echo#1-Jazz à Vienne 2018, Amazing Keystone Big BandAprès une prestation en septet le le jeudi 28 juin devant le jeune public, The Amazing Keystone Big Band revient le 29 juin dans le Théâtre Antique pour présenter son programme « Jazz Loves Disney« . Sur scène, le big-band en grande formation avec ses dix-sept musiciens épaulés par un orchestre à cordes de onze musiciennes et quatre invités qui assurent le show vocal et scénique, China Moses, Sarah McKenzie, Myles Sanko et Ben l’Oncle Soul.

Après les albums « Jazz Loves Disney » et « Jazz Loves Disney 2 » auquel le big-band a participé c’est l’occasion pour le public de découvrir live quelques-unes des superbes mélodies venues de l’univers des films de Disney.

Les splendides arrangements des thèmes de Disney interprétés par le big-band et l’orchestre à cordes mettent en valeur les voix des invité-e-s. Le public prend visiblement grand plaisir à retrouver les thèmes des grands films de Disney qui ont marqué un moment de leur vie. En cela toutes les générations s’y retrouvent.

Echo#1-Jazz à Vienne 2018, China Moses Les thèmes défilent portés par la rutilante machine du big-band et enveloppés par la souplesse les cordes. I Wanna Be like You, Try Everything, Beauty and The Beast, Stay Awake, So This is LoveEverybody Wants to be a cat, Under The Sea… et bien d’autres encore. Le charme des voix opère. Le chant sensuel et soul de China Moses et sa forte présence scénique déclenche l’enthousiasme. La voix caressante du crooner Myles Sanko captive et déclenche l’enthousiasme unanime sur le thème des Aristochats où il se libère.

Si l’on regrette les trous de mémoire qui ont affecté les passages de Ben l’Oncle Soul, on retient surtout les superbes interventions de Sarah McKenzy qui cumule avec bonheur les talents de pianiste et de chanteuse. Elle joue avec le tempo et de sa voix élastique transporte la musique dans le monde de ce jazz qui swingue avec élégance, charme et précision.

La seule prestation purement instrumentale du set avec David Enhco au bugle compte parmi les grands moments musicaux du set et l’on aurait volontiers écouté un peu plus la puissance de ce big band décidément toujours au top.

Melody Gardot

Pour sa troisième venue à Vienne, Melody Gardot sort le grand jeu. Après avoir conquis le public de Jazz à vienne en 2012 puis en 2015, elle a sorti en 2018 un double album d’enregistrements live captés entre 2012 et 2016 en Europe et cerise sur le gâteau s’est installé à Paris. Sa communication avec le public en est facilitée et elle ne se prive pas de commenter ses choix musicaux.

Elle se présente avec tous les atours de la star dont elle possède le statut incontestable. Outre sa voix et ses talents de musicienne, elle soigne aussi de plus en plus sa présentation et les atmosphères de scène. Sa silhouette élancée est mise en valeur par une longue robe noire et soyeuse qui affleure ses ballerines nouées, chevelure dénouée, postures soignées et apprêtées, sans oublier ses lunettes noires qui ne cache pas son sourire.

Elle communique avec le public et le tient informé de ses choix musicaux de jour qui ne s’enchaînent pas forcément comme cela était prévu à l’origine (dit-elle), faute de lumière pour lui permettre de se repérer sur la set-list mais aussi car elle adapte le répertoire à ses envies. Elle place la soirée sous le signe de l’amour, de la romance, de la tendresse… de l’amour.

Elle dit avoir rêvé de jouer sur scène avec un orchestre de 72 musiciens et le violoncelliste Artyom Manukyan rejoint pour un trio de violon pour former un quartet à cordes qui se joint au batteur, au contrebassiste et guitariste. Cet écrin précieux sied à la voix souple et au répertoire qu’elle interprète.

La chanteuse excelle dans les rythmes latins, bossa et samba, qu’elle magnifie avec délicatesse mais son répertoire respire aussi des autres influences qui irrigue son inspiration. Son interprétation de You don’t know what love is qui fait presque oublier les interprétations de Chet Baker, c’est peu dire.

La magie opère et le public est sous le charme de la voix soyeuse et claire de Melody Gardot qui captive littéralement.de bout en bout.

La soirée du 29 juin 2018 a comblé le public de Jazz à Vienne. Si la musique a été au diapason de la météo, empreinte d’une douce chaleur, elle n’a pas cependant pas manqué de fraîcheur par ses nuances et sa poésie.

Clin d’œil à « Prévert Parade », Minvielle & Papanosh

Clin d’œil à « Prévert Parade », Minvielle & Papanosh

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Macha Gharibian présente « Joy Ascension »

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Clin d’œil à RP3 & « In Odd We Trust »

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Clin d’œil à Laurence Saltiel

Clin d’œil à Laurence Saltiel

« Jardin après la pluie » un album apaisé et serein

A la tête d’un trio sans batterie, la vocaliste Laurence Saltiel délivre sur « Jardin après la pluie » son chant toujours aussi limpide et élégant. Entre poésie et swing la voix narre des histoires où triomphent la vie et le sourire.

On se réjouit que Laurence Saltiel ait délaissé un moment ses activités de pédagogue pour enregistrer « Jardin après la pluie » (Edyson Production/Inouie Distribution). Sorti le 01 juin 2018, cet album aux climats intimistes permet d’apprécier de nouveau le talent de cette chanteuse qui perpétue l’héritage de Mimi Perrin et des Double Six… avoir étudié le jazz avec Christiane Legrand n’est en cela pas anodin.Couverture de l'album "Jardin après la pluie" de Laurence Saltiel

Ainsi « Jardin après la pluie » vient s’ajouter à « Reflections from Paris » (1992), « Tomara » (1997), « Moondance » (2004) et « Portraits de famille » (2014) et à « Salade composée », « Entrée d’scène » et « La p’tite bête au grand air », trois albums à vocation pédagogique que compte aussi sa production discographique.

Pour son retour en studio, la chanteuse s’est entourée du contrebassiste Benoit Dunoyer de Segonzac et du pianiste et accordéoniste Patrick Villanueva. La voix claire de la Laurence Saltiel est servie par le swing absolu que prodiguent ces deux musiciens accomplis.

A l’écoute des huit titres de « Jardin après la pluie » il apparaît que la force et la sensibilité de l’art de Laurence Saltiel repose sur l’équilibre précieux qu’elle fait régner entre musique, texte et chant. Le swing parcourt le disque d’un bout à l’autre, la poésie manie l’humour ou la tendresse pour évoquer la fuite du temps et les tourments de la vie sans jamais sombrer dans la tristesse. Cristalline et précise la voix révèle les textes et déroule des scats irisés de lumière et de délicatesse. La souplesse préside à l’expression … et la sérénité advient.

Standards et compositions originales

Le répertoire de l’album compte deux standards choisis par la chanteuse. Le magnifique Throw it away que la grande Abbey Lincoln a enregistré en 1994 sur l’album « The Music is Magic ». Now Go and Fly composé par le pianiste Diederik Wissels sur des paroles de Fay Classen et David Linx.

Chacun des membres du trio a par ailleurs contribué au répertoire en fournissant deux compositions sur lesquelles Laurence Saltiel a écrit ses textes avec Lili Chane, Florence Camensuli-Babo et Josephina Echenique. C’est ainsi qu’alternent des chansons interprétées en anglais, en espagnol et en français. Quelques scats lumineux de la chanteuse contribuent à leur manière à la poésie de cet album.

Impressions musicales

Les notes tendres et apaisantes du piano et la voix lumineuse font rayonner le soleil sur Jardin après la pluie qui ouvre l’album. Après le début mélancolique de Throw it away, la voix s’envole en un scat limpide dont la délicatesse irise le titre.

On sourit au fil du texte de Crime de sang dont le swing n’est pas sans évoquer celui que cultivait un certain Nougaro. Joni’s Dream incite à une certaine langueur impulsée par le tempo chaloupé de la voix et le piano. On est touché par l’hommage rendu aux femmes sur Petite fille. Une musique délicate et élégante accompagne la force et le réalisme du texte.

Le chant pur et expressif transforme Now go and Fly en une véritable île de beauté. Sur un tempo syncopé de bossa nova, Sereine déborde d’un enthousiasme contagieux dont témoigne une improvisation libérée du piano et un scat vertigineux de la voix. Pour finir, on vibre au swing fervent et fantaisiste de Peace again qui termine l’album.

« Jardin après la pluie » respire la sérénité. Un équilibre précieux règne entre musique, texte et chant. Accompagné par Benoit Dunoyer de Segonzac et  Patrick Villanueva, la vocaliste Laurence Saltiel peaufine son expression vocale comme le ferait un dessinateur. Son chant navigue entre la délicatesse des pastels, la souplesse et la précision du fusain et les nuances de l’aquarelle. Comme des lignes lumineuses, ses scats évoquent des traits de pinceau que le peintre ajoute à son tableau pour lui donner plus d’épaisseur et de force. Un album ressourçant.

Clin d’œil à « Prévert Parade », Minvielle & Papanosh

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Clin d’œil à RP3 & « In Odd We Trust »

Clin d’œil à RP3 & « In Odd We Trust »

En 2020, Rémi Panossian Trio fête ses dix années d’existence et saisit l’occasion pour sortir un cinquième opus. Le titre, « In Odd We Trust », et la pochette annoncent la couleur. Étrange, vous avez dit étrange ?… en fait, pas si étrange que cela de la part de ce trio RP3 inventif et espiègle. Cet album anniversaire aurait tout aussi bien pu s’intituler « Dream & Groove ».

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