Le label Mr Bongo célèbre le Brésil

Le label Mr Bongo célèbre le Brésil

 Mr Bongo cultive les pépites des musiques brésiliennes

 

Belles initiatives du label anglais Mr Bongo. En ce début d’automne, il publie deux rééditions de musiques brésiliennes devenues cultes, « Mr Bongo Record Club Vol 1″et « Krishnanda ». Autre réjouissance, la sortie du 4ème album des « Barbatuques » intitulé « Ayú ».

On est heureux d’évoquer les deux rééditions de musiques brésiliennes que le label Mr Bongo propose le 04 novembre 2016. D’une part le « Mr Bongo Record Club - Volume One«  et d’autre part l’album « Krishnanda » de Pedro Santos. Par ailleurs, le 07 octobre 2016, on s’est réjoui de la sortie en France du quatrième album du groupe « Barbatuques » intitulé « Ayú » paru en 2015 au Brésil.

record-club-numero1_couv_300« Mr Bongo Record Club Vol 1 » est une compilation de « trésors » qui tournaient sur les platines durant de fameuses soirées mix devenues légendaires. Le légendaire Gilles Peterson a repéré ces morceaux depuis longtemps et le Label Bongo est fort inspiré de remettre en pleine lumière vingt titres, vingt diamants bruts à découvrir. Ainsi, grâce à ce premier volume, des morceaux de choix s’adressent aux auditeurs du XXIème siècle qui n’étaient peut-être pas nés dans ces fameuses années 60 et 72 qui célébraient toutes les formes de musique.

On a aimé Mathar, une sorte de morceau jazz funk indien du vibraphoniste américain Dave Pike. On a vibré sur Freak du Jamaïcain Tappa Zukie et aussi sur le morceau Use my body de Mavis John, la reine des Caraïbes. On s’est étonné à l’écoute de Deixa A tristeza interprété par Neno Exporta Som, où orgue et cuíca font bon ménage.

On a repéré le titre Samba interprété par les Amazones de Guinée, un groupe féminin de 1961 qui combattait pour l’émancipation de la femme… malgré les années, le titre est encore d’actualité. On écoute avec plaisir la chanteuse brésilienne Eva Correia José Maria aka Evinha (du Trio Esperanca) interpréter le titre Esperar pra ver.

Avec « Mr Bongo Record Club Vol 1 » on retrouve l’ambiance et l’esprit de ces fameuses sixties et seventies où la musique rythmait et proclamait la liberté et la vie. Des explosions de titres groovy et chatoyants qui explosent.

pedros-santos_krishnanda_couv_300Parce qu’un bonheur ne va jamais seul, le Label Bongo réédite le 04 novembre, « Krishnanda » le seul album qu’ait réalisé Pedro Santos en 1968. De son vrai nom, Pedro Sorongo, l’auteur de cet opus était percussionniste. Il a joué avec Elis Regina, Sebastião Tapajós, Baden Powell et fabriquait, inventait même des percussions.

« Krishnanda » est un joyau rare que l’on n’hésite pas à qualifier de chef d’œuvre de la musique psychédélique brésilienne. Un mélange baroque de musique traditionnelle et de musique psychédélique. Des cuivres mélangés à de l’électronique bidouillée

Des ambiances exotiques barrées suggérant les touffeurs des tropiques. Des messes noires tropicales où les chants de perroquets hallucinés se mêlent à des voix célestes. Tout juste trente minutes de musique et pourtant un dépaysement extraordinaire. A laisser tourner en boucle pour que dure le plaisir.

« Krishnanda ». La pochette annonce la couleur, la roue de la vie explose avec une musique colorée. Douze titres à la fois exotiques et furieux, un peu kitsch mais merveilleux !

barbatuques-ayu_couv_300Le groupe « Barbatuques » a été formé en 1995 à São Paulo par Fernando Barba. Cet ensemble musical de human beatbox a produit son premier album en 2002 et s’est fait connaître lors de nombreux rassemblements ou festivités au Brésil mais aussi en Europe à partir de 2005. Les « Barbatuques » ont enregistré aux côtés de la chanteuse Camille en 2007 et sont venus en 2008 aux Nuits de Fourvière à Lyon.

Les années passent et le groupe poursuit son ascension et perfectionne son style. Il s’est produit lors des JO en 2016 au Brésil et avec « Ayú », les « Barbatuques » réaffirment aujourd’hui l’essence de leur style. Aucun artifice. Seulement la voix et le corps animés par beaucoup de créativité et une forte conviction. Les 17 titres sont saisissants. On se laisse emporter dans leur écoute sans résister et on découvre des surprises sonores étonnantes.

Sur l’album « Ayú », les quinze artistes du groupe brésilien « Barbatuques » jouent de leur corps et de leur voix pour fusionner avec énergie mélodies, rythmes et harmonies dépaysantes.

Maisons-Laffitte Jazz Festival#Digital Edition 2020

Maisons-Laffitte Jazz Festival#Digital Edition 2020

En raison de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19, les organisations des festivals de jazz français se voient contraints, post-déconfinement, d’annuler et/ou reporter leurs éditions 2020 pour le plus grand désespoir des artistes et des publics. Dans le contexte actuel, le Maisons-Laffitte Jazz Festival choisit pourtant une autre option en proposant une… #Digital Edition 2020. Dans le paysage jazz, cette solution inédite réjouit !

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Omer Avital Qantar propose « New York Paradox »

Omer Avital Qantar propose « New York Paradox »

Le contrebassiste Omer Avital revient à la tête de son quintet Qantar avec « New York Paradox ». En perpétuel mouvement, l’opus restitue des vibrations musicales modernes et toniques. Omer Avital Qantar croise allègrement mélodies orientales, hard-bop et blues. Il en ressort une musique moderne et explosive. Un concentré de jazz vitaminé qui explose d’une énergie puissante et radieuse.

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Cap sur Jazz à Vienne 2021

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Après l’annulation de l’édition 2020 du festival Jazz à Vienne, toute l’équipe se mobilise et met le cap sur Jazz à Vienne 2021. La 40ème édition se déroulera donc, c’est officiel, du 23 juin au 10 juillet 2021… avec Jamie Cullum en ouverture de cette quarantième édition le 23 juin 2021 à 20h30 au Théâtre Antique !

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Grégory Privat présente « Family Tree »

Grégory Privat présente « Family Tree »

« Family Tree », un jazz vibrant et envoutant

Grégory Privat présente « Family Tree », son premier album en trio. Avec douze compositions originales, le pianiste célèbre ses origines caribéennes et fait des clins d’œil aux rythmes créoles. Une musique créative, moderne et universelle.

Né en 1984 à la Martinique, Grégory Privat a eu pour première influence musicale son père, pianiste et membre du groupe « Malavoi ». Après avoir appris le piano classique dès l’âge de 6 ans et ce pendant 10 ans, il se tourne ensuite vers le jazz et mène de front des études d’ingénieur. A 27 ans, il fait le choix de se consacrer au jazz.

Le pianiste se produit sur les scènes françaises et enregistre deux albums en quintet, en 2011 « Ki Koté » et en 2013, un véritable hommage à sa terre natale, « Tales of Cyparis » qui le fait connaître au-delà de la France. En 2015, Grégory Privat grave l’album « Luminescence » en duo avec le batteur-percussionniste Sonny Troupé déjà présent dans les deux précédents quintets. On note aussi en 2015 sa participation dans le groupe « Liberetto » dirigé par le bassiste Lars Danielsson.

family-tree_couv_200Le 14 octobre 2016, c’est le premier album en trio de Grégory Privat qui voit le jour, « Family Tree » (ACT/PIAS). Sans surprise mais avec bonheur, l’opus est ancré dans ce qui constitue l’ADN musical du pianiste, la tradition musicale de la Martinique, sa terre de naissance.

Les cultures des habitants de la Martinique et de la Guadeloupe, qu’ils viennent d’Afrique, d’Europe, d’Inde ou même de Chine, ont fusionné pour créer ce qu’on nomme aujourd’hui la culture créole. C’est cette belle aventure qui inspire au pianiste le titre de l’album « Family Tree ».  En effet, Grégory Privat n’évoque pas la terminologie habituelle des « racines » pour faire référence aux bases constitutives de son inspiration musicale. Il utilise l’image d’un arbre qui s’élève et réunit toutes les branches qui ont pu se greffer à la musique d’origine.

Certes l’arbre généalogique du jazz a aussi de multiples racines ou branches dont l’une se trouve dans les Caraïbes et plus précisément dans les deux départements d’Outre-Mer où est apparue la biguine dans les années 60, ce rythme qui a laissé des traces dans le jazz français. Cette danse assez lente inspirée des rythmes traditionnels afro-caribéens du bèlè et du gwoka a intégré des éléments de la musette et du jazz-créole américain. La biguine a laissé une empreinte dans le jazz français et dans le zouk, musique pop dominante en Martinique et Guadeloupe.

Comme le dit ci-après le pianiste, on retrouve des clins d’œil à tous ces styles dans son premier album enregistré chez ACT. « Tous les éléments de la musique Antillaise sont présents en moi », dit Grégory Privat. « Ils trouvent leur chemin intuitivement et naturellement dans ma musique. Mais j’essaie toujours d’aller ailleurs, de découvrir de nouveaux styles jour après jour. »gregory-privatdiane-vo-ngoc_2_300

Pour sa nouvelle aventure en trio, Grégory Privat a voulu réunir autour de lui des partenaires qui se comprennent d’emblée et avancent dans la même direction que lui. Pour ce faire, il convoque deux nouveaux compagnons avec qui il a des références communes, deux musiciens très imprégnés comme lui de la culture martiniquaise.

Grégory Privat appelle à ses côtés le bassiste Linley Marthe. Ce dernier très intéressé par l’approche de la musique de Grégory Privat, délaisse sa basse électrique pour jouer exclusivement de la contrebasse sur tous les titres de l’album « Family Tree ». Aussi à l’aise avec le jazz qu’avec les rythmes créoles, Linley Marthe teinte l’album d’une sonorité chaude et grave.

Le pianiste a déjà eu l’occasion de jouer avec le jeune batteur martiniquais Laurent-Emmanuel dit « Tilo » Bertholo au sein du projet « Jazz Bèlè Philosophy » du trompettiste Franck Nicolas. Grégory Privat s’adjoint donc ce batteur qui possède à la fois la technique de l’instrument et celle de la créolité. En effet, Tilo Bertholo a assimilé toute les techniques du jazz moderne et revisite la tradition antillaise dans son approche de la batterie,

« Family Tree », un trio où l’entente humaine et musicale fonctionne. « Family Tree », un album lumineux qui narre des histoires aux émotions subtiles. « Family Tree », des ambiances nuancées et des lignes mélodiques sublimées par une pulsation rythmique sans cesse renouvelée.

Le titre éponyme, Family Tree, dessine une mélodie simple qui s’élève et se charge d’émotions. Le pianiste dresse un tableau musical délicat et voluptueux. La main droite évolue lyrique et virtuose alors que la main gauche plaque des accords percussifs. Tout en nuance, le morceau comporte à la fois des traits esquissés et de volubiles spirales rythmiques.

gregory-privat-triodiane-vo-ngoc_200Sur Zig Zagriyen le piano se fait véhément et percussif et se lance dans une poursuite infernale, poussé et soutenu par le rythme implacable qu’impulsent batterie et contrebasse. Une intervention très timbrée et délicate de la contrebasse opère un espace de respiration salutaire. Le rayonnant Seducing the Sun respire de délicatesse et de douceur. On se détend pour mieux se laisser porter par Galactica au rythme tendu jusqu’au paroxysme.

Happy Invasion fait dialoguer des suites d’accords rythmiques et des lignes mélodiques fluides aux notes égrenées au piano par une main droite véloce. On aime la pulsation et le rythme entêtant de Riddim où la virtuosité du pianiste sous-tend un lyrisme audacieux. Dans ce morceau l’équilibre est parfait entre les trois interprètes dont les interventions sonnent en parfaite osmose, chacun relance l’autre et le soutient à la fois, tous contribuent à part égale à un climat rythmique assez singulier et complexe.

Composés par Grégory Privat, les douze titres de « Family Tree » célèbrent un équilibre quasiment parfait entre mélodie et rythme. On baigne dans un monde radieux éclairé par un jazz vibrant et envoutant.

« Family Tree » ouvre avec le titre le plus court de l’opus qui porte le nom d’un sentiment que l’on éprouve de bout en bout de l’album… Le bonheur

Pour découvrir plus avant le pianiste Grégory Privat, rien de mieux qu’un clic vers son site

Maisons-Laffitte Jazz Festival#Digital Edition 2020

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Omer Avital Qantar propose « New York Paradox »

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Le contrebassiste Omer Avital revient à la tête de son quintet Qantar avec « New York Paradox ». En perpétuel mouvement, l’opus restitue des vibrations musicales modernes et toniques. Omer Avital Qantar croise allègrement mélodies orientales, hard-bop et blues. Il en ressort une musique moderne et explosive. Un concentré de jazz vitaminé qui explose d’une énergie puissante et radieuse.

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Cap sur Jazz à Vienne 2021

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Mika Hary sort son premier album

Mika Hary sort son premier album

Mika Hary, une nouvelle voix à découvrir

Mika Hary sort son premier album « When Morning Comes ». On découvre une nouvelle chanteuse aux lisières du jazz, de la world et de la pop. Sa voix sensible et légère navigue entre douceur et puissance.

mikaharry-cover_200Son amour pour le jazz et l’improvisation, ainsi que son inspiration pour différents sons et couleurs, ont conduit Mika Hary d’Israël à New York à l’âge de 21 ans. Là, elle a reçu une bourse d’études à la célèbre « New School » pour le jazz et la musique contemporaine et a ensuite formé son premier groupe avec lequel elle a joué. C’est durant ces mêmes années que Mika Hary a commencé à créer un son bien à elle, un mélange de simplicité et de complexité. Sa voix expressive sait alternativement monter en intensité ou se faire douce et apaisante.

Après de nombreuses rencontres artistiques et de multiples concerts, Mika Hary présente son premier album « When Morning Comes » (B.P LTD / Labeleh Music) sorti le 26 septembre. Le CD conte l’histoire de la quête d’une jeune femme qui cherche sa place dans le monde et s’interroge sur elle-même et sur les autres.

Aux dires de son producteur new yorkais Matt Pierson, « le son de Mika, distinctif et émotionnel, vous attrape et son incroyable sens de la narration à la fois lyrique et mélodique, captive ». Celui qui a travaillé avec de grands noms du jazz (Joshua Redman, Pat Metheny, Brad Mehldau) est rejoint dans son appréciation par le manager actuel de la chanteuse, Asher Bitansky, qui a précédemment travaillé avec Noa et Yaël Naïm.

Mika Hary joue avec de jeunes musiciens New-Yorkais, Nir Felder à la guitare, Sam Yahel aux piano/claviers, Jonathan Levy à la basse et de Jordan Perlson à la batterie. La chanteuse a confié les arrangements au flûtiste Hadar Noiberg.

Sur « When Morning Comes », Mika Hary s’efforce de créer une musique fluide, douce et légère qui tente de mélanger les genres. On reste attentif à l’orientation de la carrière de cette artiste et à son évolution musicale. Entre jazz, pop et world, il faut quelquefois choisir.

Pour les amateurs de « découverte live », Mika Hary sera en concert le 22 novembre au New Morning, en 1ère partie des Balkan Beat Box.

Maisons-Laffitte Jazz Festival#Digital Edition 2020

Maisons-Laffitte Jazz Festival#Digital Edition 2020

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Cap sur Jazz à Vienne 2021

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« Cinema Italia » par Rosario-Giuliani-Luciano-Biondini

« Cinema Italia » par Rosario-Giuliani-Luciano-Biondini

Quatre jazzmen italiens jouent leur cinéma en Noir et Blanc

L’album « Cinema Italia » honore ces grands films du cinéma italien où la musique dit ce que les images ne peuvent exprimer. Un disque en « Noir et Blanc » joué par quatre jazzmen italiens inspirés.

cinema-italia_couvBien sûr, les chefs-d’œuvre que furent « La Dolce Vita », « Huit et Demi », « La Strada », « Il était une fois dans l’Ouest » sont portés par les interprètes et le talent du réalisateur mais leur musique contribue en grande part à leur identité et leur succès. Dans ces films images et son se fondent l’un dans l’autre et imprègnent la mémoire collective.

Pourtant construire un projet sur les musiques du grand cinéma italien n’a rien de très original et constitue même un pari risqué dans la mesure où nombre de musiciens s’y sont déjà essayé. Il a fallu l’inventivité et le talent de quatre musiciens italiens pour transformer le challenge en une réussite qui prend la forme de l’album « Cinema Italia » sorti le 07 octobre chez Via Veneto & Jando Music avec une distribution assurée par Socadisc.

giuliani-biondini-pietropaoli-rabbia_photo_paolo-soriani_200Ce quartet de choc est constitué par le saxophoniste Rosario Giuliani, l’accordéoniste Luciano Biondini, le contrebassiste Enzo Pietropaoli et le batteur-percussionniste Michel Rabbia.

Neuf titres enregistrés. Quatre compositions de Nino Rota qui font ressurgir les images des films de Fellini, « La Strada », « La Dolce Vita » et « Huit et Demi » mais aussi le « Roméo et Juliette » de Zeffirelli. Trois thèmes d’Ennio Morricone. Voilà que défilent les images de « Cinema Paradiso » de Giuseppe Tornatore puis clignotent les titres de deux films légendaires, « Il était une fois en Amérique » et « Il était une fois dans l’Ouest » de Sergio Leone. Deux compositions originales écrites par les deux solistes s’ajoutent aux thèmes inoubliables. Ils ne déparent pas dans l’ensemble des musiques de Rota et Morricone et s’inscrivent tout à fait dans le même esprit,  Bianco e Nero de Rosario Giuliani et What is there What is not de Luciano Biondini.

« Cinema Italia », un album sensible et inventif où le jazz résonne en noir et blanc. Le rideau de scène se lève sur une musique tamisée où la mélodie triomphe dans des décors intimistes. Les airs inoubliables de Rota et Morricone sont modernisés.

rosario-giuliani_200Le luciano-biondini_200saxophoniste Rosario Giulliani conserve un phrasé fluide et flamboyant mais tempère son expression qui se fait nostalgique et sensible, tant à l’alto qu’au soprano. Il converse avec son alter-ego, l’accordéoniste Luciano Biondini, véritable poète au doigté précis et délicat. Les dialogues des deux compères sont mis en valeur par une section rythmique qui favorise le dialogue des deux mélodistes. Enzo Pietropaoli assure des fondations solides et Michele Rabbia michele-rabbia_200enzo-pietropaoli_200projette un espace sonore unique. Silence et tumulte se succèdent dans le décor que prodigue ce « bruitiste » délicat et artisanal, ce véritable sculpteur de son.

L’écriture de Rota et Morricone est respectée mais tous les thèmes sont « mis en son » et même « mis en scène » par les quatre musiciens complices qui deviennent de véritables créateurs d’ambiances. La Dolce Vita flotte en quasi-apesanteur. Sur 8 e 1/2 les spirales musicales du saxophone et de l’accordéon s’enlacent jusqu’à donner le vertige. Légèreté et drame se côtoient dans l’interprétation de La Strada. Même sans harmonica « C’era Una Volta II West » résonne de nostalgie et d’espérance. Les quatre musiciens excellent à restituer les souvenirs sous-tendus par Deborah’s Theme

« Cinema Italia ». Un charme infini. Une musicalité inventive et renouvelée. Les images des films défilent. On se souvient, on vibre, on frissonne, on tremble ou on sourit, on tourne et valse avec la fête foraine. On se laisse entraîner dans le tourbillon des mélodies.

Maisons-Laffitte Jazz Festival#Digital Edition 2020

Maisons-Laffitte Jazz Festival#Digital Edition 2020

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Omer Avital Qantar propose « New York Paradox »

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Cap sur Jazz à Vienne 2021

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Ibrahim Maalouf, « 10 ans de Live ! »

Ibrahim Maalouf, « 10 ans de Live ! »

10 ans de Live, ça se fête !

En 2006 Ibrahim Maalouf s’est lancé dans l’aventure avec son premier album « Diasporas » présenté sur scène la même année. Huit albums plus tard, Ibrahim Maalouf est devenu un artiste incontournable. Le 07 octobre, il fête ses 10 ans de Live avec un coffret exceptionnel.

Ibrahim Maalouf - 10 ans de live - cover digitalC’est en 2006 qu’Ibrahim Maalouf monte pour la première fois sur scène en solo au New Morning. 10 ans, un millier de concerts et des dizaines de pays traversés plus tard, il fête cette décennie de carrière scénique. 10 ans de Live, ça se fête !

mister-productions_logo_200L’enfant de Beyrouth né sous les bombes, ce prodige de la trompette à 4 pistons inventée par son père, s’est révélé comme une star du jazz au profil d’homme d’affaire. Sous son label « Mi’ster Productions » il commercialise ses huit albums

Pour évoquer sa trajectoire et l’anniversaire de ses « 10 ans de Live », il parait essentiel de revisiter la discographie d’Ibrahim Maalouf car c’est bien à partir de ce terreau qu’au fil des années le trompettiste a alimenté ses spectacles de scène, les a enrichis, les a habités.

Huit albums. Le tryptique « Diasporas » (2007), « Diachronism » (2009) et « Diagnostic » (2011), tous trois  réédités en 2013 dans le coffret « Dias ». En 2012 sort le merveilleux album « Wind », une musique délicate et précieuse qui a accompagné la projection du film muet de René Clair, « La proie du vent » à la Cinémathèque française. Il constitue aussi un hommage à Miles Davis.

L’année 2013 voit la parution de l’album « Illusions », intense et lumineux. L’opus affiche un côté pop-rock et prend quelques distances avec le jazz. L’artiste y présente une nouvelle facette de son art qu’il met en scène avec plus d’exubérance. Il élargit son public. Cette démarche n’est pas sans évoquer celle d’un autre célèbre trompettiste nommé Miles Davis qui a marqué le jazz de son empreinte. En 2014 Ibrahim Maalouf propose le délicieux « Au pays d’Alice… » avec le rappeur Oxmo Puccino. Une splendide adaptation de l’histoire d’Alice au Pays des Merveilles de Lewis Caroll. Un projet ambitieux et magique, un « presqu’opéra » dont la diffusion scénique est restée trop confidentielle.

anzh_ibrahimmaalouf_200En septembre 2015, Ibrahim Maalouf fait coup double en sortant deux albums en même temps. Deux hommage à la femme. Deux projets, deux orchestres. « Kalthoum » et « Red & Black Light ». Le premier album célèbre la figure emblématique de la chanteuse que le trompettiste a écoutée durant son enfance, Oum Kalthoum. Son répertoire transcrit en jazz propose une « suite » de tableaux respectueux de l’écriture originelle. Avec une esthétique plis actuelle, plus électro, voire pop, le second opus est une ode à la femme d’aujourd’hui. Constitué de compositions du trompettiste et d’une reprise de Beyonce, il est accessible à un large public. Un album qui incite à danser et à chanter.

Pour avoir suivi l’évolution sur scène du trompettiste depuis ses premiers débuts, on peut témoigner de la présence scénique réelle qu’exerce Ibrahim Maalouf. Chez lui on peut vraiment parler de l’alliance du charisme et de l’intelligence musicale. D’année en année on a vu ce musicien transformer ses concerts en des shows dont la qualité musicale n’est jamais sacrifiée. Ibrahim Maalouf assume tous les rôles. Compositeur, interprète, organisateur, il pratique avec bonheur l’art la pédagogie depuis longtemps et sait aussi communiquer avec les foules.

Sa prestation triomphale en ouverture du Festival « Jazz à Vienne » cet été est un exemple probant de sa capacité à soulever le public. Dans la même journée, il a présenté un tryptique musical. Le matin un spectacle pédagogique destiné à sensibiliser le jeune public au jazz. En soirée a développé durant deux sets les répertoires de ses deux albums « Kalthoum » et « Red & Black Light ». Le spectacle fut captivant et généreux. Il comblé les 8 000 spectateurs du Théâtre Antique de Vienne qui seront sûrement nombreux à revenir l’écouter à Lyon le 05 décembre.

Un bon millier de concerts en France et à travers le monde, des récompenses (Victoire du Jazz, Victoire de la Musique, plusieurs disques d’or), des centaines de milliers d’albums vendus sur son propre label, ainsi que différentes musiques de film. Ibrahim Maalouf est devenu un artiste incontournable.

C’est pour garder une trace durable de ses meilleurs souvenirs de scène que le trompettiste10-ans-de-live-ibrahim-maalouf-compil-3d_250 Ibrahim Maalouf a sélectionné les concerts les plus marquants et les propose au public sous plusieurs formes évoquées sur le site de l’artiste.
 
Dans le projet discographique il y a plus de 10 morceaux inédits jamais gravés sur les albums mais joués sur scène depuis des années. Qabu ou encore Jamal, des versions incroyables de True sorry, avec des musiciens venus de partout. La Javanaise avec Juliette Gréco, un moment magique à l’Olympia. Et de nombreux autres moments inoubliables.

À anniversaire exceptionnel, coffret exceptionnel ! Le 07 octobre sortira « 10 ans de Live », coffret se déclinant en divers formats et dans lequel on retrouve en CD, DVD ou sur clef USB des morceaux inédits, et des versions inoubliables des meilleurs titres joués partout dans le monde par Ibrahim Maalouf, ses musiciens, et des invités comme Juliette Gréco avec qui fut enregistrée à l’Olympia une version magique de La Javanaise.

Ibrahim Maalouf organise aussi une tournée de 19 dates. États-Unis, Canada, Suisse, Allemagne, Finlande et Monaco… sans oublier la France avec des concerts dans les Zénith à Strasbourg, Dijon, Lille, Toulouse, Grenoble, dont celui de Paris le 03 Décembre, sans oublier le festival « Nancy Jazz Pulsations » et Lyon où il sera le 05 décembre pour un concert à 20h à l’Amphithéâtre de la Cité Internationale. Il terminera par une date historique à l’AccorHôtels Arena le 14 Décembre 2016.

En attendant les concerts on se plait à écouter un extrait du coffret, Red & Black Light enregistré au Zénith Nantes Métropole.

Tant pis s’il agace les puristes du jazz qui voit en lui un trompettiste devenu homme d’affaire. Ibrahim Maalouf demeure avant tout un musicien qui déclenche l’enthousiasme tout en produisant une musique dont il soigne à la perfection. 10 ans de Live ! … et bien sûr on attend la prochaine décennie.

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Cap sur Jazz à Vienne 2021

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Après l’annulation de l’édition 2020 du festival Jazz à Vienne, toute l’équipe se mobilise et met le cap sur Jazz à Vienne 2021. La 40ème édition se déroulera donc, c’est officiel, du 23 juin au 10 juillet 2021… avec Jamie Cullum en ouverture de cette quarantième édition le 23 juin 2021 à 20h30 au Théâtre Antique !

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Norah Jones de retour avec « Day Breaks »

Norah Jones de retour avec « Day Breaks »

Au piano, Norah Jones flirte avec le jazz

Sur le Label Blue Note records, la chanteuse Norah Jones renoue avec le clavier de son piano et teinte de jazz l’univers de son album « Day Breaks ». L’amour et le contexte socio-politique s’invitent dans une atmosphère plutôt sépia.

250-250_couv-day-breaks« Day Breaks ». Douze chansons. Des grands noms du jazz invités en studio, le saxophoniste Wayne Shorter, l’organiste Dr Lonnie Smith et le batteur Brian Blade. Deux standards de jazz, Peace du pianiste Horace Silver et Fleurette Africaine de Duke Ellington. Neuf compositions originales. Une reprise de Neil Young, Don’n be denied.

Comme déjà annoncé dans l’article du mois d’août avec l’écoute du morceau Carry On, Norah Jones revient quelque peu au monde du jazz. Pour ce retour annoncé à ses racines, la fille de Ravi Shankar s’est bien entourée. En effet, aux crédits de l’album, on trouve le batteur Brian Blade, déjà présent sur le premier disque de la chanteuse. Il assure une assise rythmique solide. Le bassiste John Patitucci et le légendaire saxophoniste Wayne Shorter, le rejoignent sur quelques titres.

C’est vraiment avec grand plaisir qu’on écoute le solo de Wayne Shorter au saxophone soprano sur Peace, le titre d’Horace Silver. Sur la fameuse composition de Duke Ellington, Fleurette Africaine, Norah Jones se contente de fredonner la mélodie sur la dernière plage de l’album. Sa  méditation est soutenue alors par une improvisation apaisée de Wayne Shorter. On ne pouvait rêver meilleure chanson pour terminer l’album300-72_norahjones.

Sur deux titres, Norah Jones est accompagnée du batteur Karriem Riggins, du bassiste Vicente Archer et d’une section de cuivres composée du trompettiste Dave Guy, du tromboniste J. Walter Hawkes et du saxophoniste ténor Leon Michels. Avec cette formation, l’atmosphère tricote du côté des musiques folk et country teintées d’accents soul. On oublie vite Once I had a laugh plutôt délayé pour préférer la reprise du titre de Neil Young Don’t be denied plus vibrant. Sans doute la chanteuse est-elle nostalgique de l’époque où elle chantait ce titre avec son girl-band « Puss N Boots » durant les premières parties des concerts de Neil Young.

Norah Jones a écrit ou co-écrit neuf des pistes de l’album avec Sarah Oda. De la collaboration des deux femmes est issu le titre It’s a wonderful time for love qui balance sur un tempo très swing et que Norah Jones interprète en trio. La ballade Tragedy fait aussi partie de ces compositions à quatre mains. L’orgue colore le morceau d’accents soul-bluesy et contraste par sa légèreté avec le titre précédent.

L’organiste Dr Lonnie Smith est aussi présent sur Burn, une mélopée au climat sombre. Après les titres enregistrés avec Wayne Shorter, Brian Blade et John Patitucci, une des plus belles réussites de l’album est sans doute la chanson la plus rythmée, Flipside où l’orgue se mêle à la ligne de basse jouée par la pianiste. Sur ce thème, le chant de Norah Jones s’élève jusqu’à devenir un cri libérateur. On aime cette énergie dont l’album manque un peu. Au son de ce morceau on fait aussi le lien avec les écoutes musicales qui ont inspiré la chanteuse, les albums de soul jazz des années 60, les trios avec orgue et surtout l’album « Compared to What » de Les McCann. La filiation est saisissante.

Ainsi, avec « Day Breaks », le Label Blue Note mêle les grandes légendes de son passé avec une artiste d’aujourd’hui dont il n’est pas exclut qu’elle fasse aussi partie de l’avenir du label.

A noter sur l’agenda des concerts de cette fin d’année la première date de la tournée française de Norah Jones qui sera à Lyon le 11 novembre à 20h, à l’Amphithéâtre 3000 de la Cité Internationale.

Maisons-Laffitte Jazz Festival#Digital Edition 2020

Maisons-Laffitte Jazz Festival#Digital Edition 2020

En raison de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19, les organisations des festivals de jazz français se voient contraints, post-déconfinement, d’annuler et/ou reporter leurs éditions 2020 pour le plus grand désespoir des artistes et des publics. Dans le contexte actuel, le Maisons-Laffitte Jazz Festival choisit pourtant une autre option en proposant une… #Digital Edition 2020. Dans le paysage jazz, cette solution inédite réjouit !

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Omer Avital Qantar propose « New York Paradox »

Omer Avital Qantar propose « New York Paradox »

Le contrebassiste Omer Avital revient à la tête de son quintet Qantar avec « New York Paradox ». En perpétuel mouvement, l’opus restitue des vibrations musicales modernes et toniques. Omer Avital Qantar croise allègrement mélodies orientales, hard-bop et blues. Il en ressort une musique moderne et explosive. Un concentré de jazz vitaminé qui explose d’une énergie puissante et radieuse.

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Cap sur Jazz à Vienne 2021

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« Sfumato », Emile Parisien Quintet avec Joachim Kühn

« Sfumato », Emile Parisien Quintet avec Joachim Kühn

L’élégance furieuse de « Sfumato »

« Sfumato », le dernier album en quintet du saxophoniste Émile Parisien poursuit une aventure commencée en 2015 à « Jazz in Marciac ». Le pianiste allemand Joachim Kühn apporte son expérience et son talent. Énergie et liberté font bon ménage.

CoverL’album « Sfumato » (ACT/[PIAS]) annoncé pour le 07 octobre résulte d’une aventure musicale initiée en 2015 lors d’une carte blanche proposée au saxophoniste Émile Parisien par le festival « Jazz in Marciac ».

Après avoir joué avec Daniel Humair et Michel Portal, rien d’étonnant à ce qu’Émile Parisien se soit rapproché du légendaire pianiste Joachim Kühn qui, avec les deux premiers cités, a contribué à l’émergence d’un jazz européen. Ainsi le nouveau projet d’Émile Parisien en quintet réunit Joachim Kühn au piano, Manu Codjia à la guitare, Simon Taillieu à la contrebasse et Mario Costa à la batterie. Deux invités prestigieux, le clarinettiste Michel Portal et l’accordéoniste Vincent Peirani, rejoignent le quintet sur trois plages de l’album.

« Sfumato », le jazz libre et créatif d’un quintet intergénérationnel. Les années de différence qui séparent le pianiste de ses jeunes partenaires ne font pas obstacle à leur entente car une même philosophie musicale les unit. Créer une musique instantanée construite en symbiose où improvisation et énergie s’allient pour créer des climats émotionnels variés.

EMILE PARISIENOuvert sur toute les cultures et les genres musicaux Émile Parisien est un artiste multi-récompensé, désigné « Artiste de l’année » par le Prix Django Rheinhardt en 2012, distingué aux » Victoires du Jazz » à deux occasions, (2009 et 2014), nommé « Artiste Spedidam ». Sa large vision musicale lui a permis de se produire en en quartet, en duo, avec Yaron Herman, Vincent Peirani, Michel Portal et Daniel Humair. Il a aussi prêté ses services à Stéphane Kerecki, Anne Paceo et bien d’autres. Émile Parisien est un des représentants de la jeune scène européenne actuelle du jazz contemporain comme jadis le fut Joachim Kühn.

© RinderspacherC’est en effet au sein du trio Kühn/Jenny-Clark/Humair que le pianiste a contribué à dessiner un jazz européen créatif. Dans cette même dynamique de jazz libre, Joachim Kühn a aussi joué avec Ornette Coleman, Archie Shepp ou Pharoah Sanders. C’est donc son talent et sa riche expérience que le pianiste apporte au quartet d’Émile Parisien. Ainsi, Joachim Kühn, par son jeu qui allie classicisme et modernisme vient tempérer la virtuosité étincelante d’Émile Parisien. Dans Duet for Daniel Humair les deux solistes rivalisent de liberté et construisent un discours moderne et nuancé proche de la musique contemporaine. 

Émile Parisien vit le jazz tant avec son esprit qu’avec son corps. S’il s’agite sur scène et peut dérouter certains spectateurs par ses mouvements anarchiques, le saxophoniste produit une musique au swing indubitable. Le voir s’agiter et grimacer sur scène fait souvent oublier que sa musique coule avec une fluidité toute naturelle. Cela devient une évidence à l’écoute de « Sfumato ». En effet a contrario de ses postures corporelles ou de ses mimiques faciales, le flow du saxophoniste respire. Même sur les tempi rapides une musique précise coule du saxophone soprano en fusion.

Parisien_Kuehn13Les musiciens s’amusent et content des histoires. Le Clown Tueur de la fête foraine narré en trois parties et les deux épisodes de Balladibiza. Les invités, Michel Portal et Vincent Peirani, ne sont pas en reste sur les trois titres où ils interviennent. Ils participent à la tonalité alternativement sombre et lumineuse de l’album.

Tous les instrumentistes du groupe jouent à part égale. La virtuosité éblouissante d’Émile Parisien. Le jeu lyrique de Joachim Kühn. La guitare réverbérée et écorchée de Manu Codjia. Le groove tellurique de Mario Costa et Simon Tailleu qui soutiennent  avec brio l’expression des solistes. On a particulièrement été sensible aux deux compositions de Joachim Kühn qui mettent en valeur l’alchimie du groupe. Arôme de l’Air tonique et enlevé et Brainmachine plus sombre et torturé.

Des plages de l’album se dégage un flou artistique. Difficile en fait de définir le climat global du disque qui navigue dans des atmosphères aux couleurs changeantes. N’est-ce pas ce qu’annonce le titre de l’album en faisant référence à une technique de peinture, le sfumato qu’employaient les artistes de la Renaissance pour flouter la réalité ?

Comme si la virtuosité des musiciens dissimulait la réalité de la musique pour mieux la révéler. « Sfumato », un album où les artistes suggèrent la musique et la mettent en perspective. Un jazz d’une liberté tout à fait contrôlée et d’une grande vitalité où alternent écriture et séquences d’improvisation.

 

Maisons-Laffitte Jazz Festival#Digital Edition 2020

Maisons-Laffitte Jazz Festival#Digital Edition 2020

En raison de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19, les organisations des festivals de jazz français se voient contraints, post-déconfinement, d’annuler et/ou reporter leurs éditions 2020 pour le plus grand désespoir des artistes et des publics. Dans le contexte actuel, le Maisons-Laffitte Jazz Festival choisit pourtant une autre option en proposant une… #Digital Edition 2020. Dans le paysage jazz, cette solution inédite réjouit !

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Omer Avital Qantar propose « New York Paradox »

Omer Avital Qantar propose « New York Paradox »

Le contrebassiste Omer Avital revient à la tête de son quintet Qantar avec « New York Paradox ». En perpétuel mouvement, l’opus restitue des vibrations musicales modernes et toniques. Omer Avital Qantar croise allègrement mélodies orientales, hard-bop et blues. Il en ressort une musique moderne et explosive. Un concentré de jazz vitaminé qui explose d’une énergie puissante et radieuse.

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Cap sur Jazz à Vienne 2021

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Kandace Springs intègre le légendaire label Blue Note

Kandace Springs intègre le légendaire label Blue Note

« Soul Eyes », l’album Blue Note de Kandace Springs

Le Label Blue Note accueille Kandace Springs, une nouvelle chanteuse-pianiste. Annoncé pour le 30 septembre, son premier album porte le nom du standard de Mal Waldron, « Soul Eyes ». C’est plutôt un bon présage et on se réjouit de découvrir cette nouvelle voix.

couverture de l'album Soul Eyes de Kandace SpringsLa venue d’une nouvelle artiste attire d’autant plus l’attention qu’elle revendique l’influence de grandes chanteuse de jazz. En effet, Kandace Springs, pianiste, chanteuse et songwriter de 27 ans installée à Nashville revendique clairement l’influence d’artistes de jazz telles que Billie Holiday, Ella Fitzgerald, Nina Simone, Roberta Flack et Norah Jones.

En 2014, la chanteuse était plutôt orientée R&B/hiphop, idiome dans lequel elle obtenait alors un franc succès. Malgré cela Kandace Springs se remet en question et souhaite trouver une autre direction musicale. C’est dans cet intervalle qu’elle attire l’attention de Prince qui  l’invite à se produire avec lui lors d’un concert donné pour le 30ème anniversaire de « Purple Rain ». L’honneur est grand et Prince l’encourage à persévérer et à trouver son propre son.

« Soul Eyes » un album qui chante l’amour. Un délicat voile nimbe le chant de Kandace Springs d’une aura magique qui devrait toucher le cœur d’un large public. Son chant teinté de nostalgie se promène entre une soul très cool et un chant jazzy nocturne.

Pour enregistrer l’album « Soul Eyes » la chanteuse retrouve les producteurs, Carl Sturken et Evan Rogers avec lesquels elle a déjà travaillé mais elle se rapproche du célèbre producteur Larry Klein dont on sait qu’il a été en proximité de Melody Gardot, Lizz Wright et Joni Mitchell.

Kandace Springs

Kandace Springs©Mathieu Bitton

Sur l’album « Soul Eyes », Kandace Springs assure le chant et les parties de piano. Elle est accompagnée des guitaristes Dean Parks et Jesse Harris, de l’organiste Pete Kuzma, du bassiste Dan Lutz, du batteur Vinnie Colaiuta et du percussionniste Pete Lorpela. Terence Blanchard la rejoint sur deux morceaux dont le titre éponyme et Too Long to Last à l’ambiance torride où le trompettiste délivre un solo déchirant.

Le père de Kandace Springs était chanteur à Nashville et ainsi la musique a très tôt fait partie de l’environnement de la jeune-femme. Elle apprend le piano à10 ans mais la passion de la chanteuse pour la musique remonte vraiment à l’écoute du premier album de Norah Jones, « Come Away With Me » que lui offre un ami de son père en 2002. Elle tombe sous le charme du titre The Nearness of You qui devient en quelque sorte un repère marquant pour sa personnalité musicale. C’est d’ailleurs ce titre qu’elle chante lors de concerts à Nashville. Ceux qui ont découvert Rihanna, les producteurs Carl Sturken et Evan Rogers la repèrent alors et lui proposent de signer avec leur maison de production mais à 17 ans Kandace Springs temporise et continue à chanter à Nashville.

Kandace Springs

Kandace Springs©Mathieu Bitton

Quelques années plus tard, après avoir hésité à entrer dans une école de design automobile, la jeune-femme recontacte les producteurs. Elle rejoint New-York et travaille d’arrache-pied jusqu’à obtenir une audition avec le président de Blue Note, Don Was qui tombe sous le charme de son interprétation de I Can’t Make you love me de Bonnie Rait. Aujourd’hui Kandace Springs appartient à l’écurie « Blue Note » et met un pied dans le monde du jazz.

Sur le CD « Soul Eyes » la chanteuse Kandace Springs interprète le standard de Mal Waldron qui donne son nom à l’album. Elle a aussi choisi deux titres écrits par le guitariste Jesse Harris, Talk to Me et Neither Old Nor Young. Elle reprend par ailleurs deux chansons de Shelby Lynne, Thought it Would Be Easier et Leavin’. La chanteuse intègre quelques influences funk en incluant The World is a Ghetto dont elle donne une interprétation souple et chaleureuse. Elle a co-écrit avec Carl Sturken et Evan Rogers la ballade Fall Guy et Novocaine Heart. On préfère le tempo plus tonique du second titre à l’ambiance quasiment sirupeuse du premier.

C’est Rain Falling qui termine l’album. Kandace Springs interprète seule piano-voix, ce titre de sa composition. Cette ballade nostalgique et soignée se détache de la couleur globale de l’album et laisse augurer une possible incursion de la chanteuse dans un monde musical où le blues et le jazz seraient invités plus largement comme sur le clip où elle interprète « Soul Eyes » seule au chant et au piano

Maisons-Laffitte Jazz Festival#Digital Edition 2020

Maisons-Laffitte Jazz Festival#Digital Edition 2020

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Omer Avital Qantar propose « New York Paradox »

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Cap sur Jazz à Vienne 2021

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« Les Nébuleuses », nouvel album de Christophe Dal Sasso

« Les Nébuleuses », nouvel album de Christophe Dal Sasso

 « Les Nébuleuses », un album qui ne manque pas de souffle

Après sa relecture en grand orchestre de l’œuvre de John Coltrane, « A Love Supreme », Christophe Dal Sasso inaugure un nouveau cycle de compositions. L’album « Les Nébuleuses » est inspiré du phénomène astronomique du même nom. De la théorie du big band à la théorie du big bang !

300_nebuleuses_couvL’album « Les Nébuleuses » (jazz&people/Harmonia Mundi) est sorti le 23 septembre sous le label de jazz participatif français jazz&people. Il s’agit du nouveau projet du flutiste, compositeur et arrangeur Christophe Dal Sasso inspiré cette fois par le phénomène astronomique des nébuleuses. C’est le même label participatif qui avait soutenu le précédent projet de Christophe Dal Sasso  et Lionel Belmondo « John Coltrane : A Love Supreme » paru en 2014. Dave Liebman avait alors apporté sa participation lors de concerts inoubliables.

Aussi diverses que les nébuleuses de l’espace, les compositions de Christophe Dal Sasso proposent des univers différents. L’écoute de l’album « Les Nébuleuses » précipite l’auditeur dans une musique singulière. Entre forme écrite et impro­visation, prin­cipes sériels et jazz post-coltranien, le projet musical est ambitieux et exigeant.

Sept pièces directement inspirées des nébuleuses dont elles portent le nom et des images restituées par le télescope spatial Hubble, livrant le spectacle fascinant de ces entités extrêmement lointaines et incertaines aux géométries étonnamment régulières ou bien totalement entropiques, parfois vivement colorées par les gaz ionisés dont elles sont faites.christophe-dal-sasso

Pour restituer ces univers, Christophe Dal Sasso associe un trio à cordes et un quintet de jazz. Cette formation est à l’image de ces nébuleuses célestes qui restent imprévisibles dans leurs évolutions. Elles sont constamment menacées de s’effondrer sur elles-mêmes et de disparaître. Le compositeur parvient à projeter à travers sa musique ces états variables et instables qui prennent corps à travers des textures sonores mouvantes.

Constitué de Youri Bessières (violon), Martin Rodriguez (violon alto) et Jean-Philippe Feiss (violoncelle), le trio à cordes élabore une trame structurée. Sur ce tissu souple et stable vont pouvoir se nouer les interactions dynamiques du quintet de jazzmen qui réunit Christophe Dal Sasso (flûte), Pierre de Bethmann (piano, Fender Rhodes), David El-Malek (saxophones ténor et soprano), Manuel Marchès (contrebasse) et Lukmil Perez Herrera (batterie). L’écriture du composietur varie d’un titre à l’autre et restitue le caractère instable des nébuleuses aidé en cela par la force des improvisations des instrumentistes. Chaque composition constitue une œuvre en soi.

Dans l’espace musical créé par le quintet jazz et le trio à cordes oscillent les vibrations des pulsars et flotte la matière gazeuse interstellaire. Au gré des pièces, les trajectoires instrumentales s’entrecroisent ou se télescopent. Sur l’orbite régulière des cordes, les mélodies ascendantes du saxophoniste se chargent de l’énergie que dégage le pianiste. La batterie véhémente sculpte des paysages éclatés où la contrebasse libère son chant chromatique.

Avec « Nébuleuses », on se promène musicalement de La Nébuleuse d’Orion qui ouvre le disque à La nébuleuse de l’Hélice qui le termine. Chaque titre génère sa propre ambiance, son univers unique. Ainsi La Nébuleuse du Crabe résonne d’étrangeté alors que La Nébuleuse de l’Œil du Chat tournoie sur elle-même. NGC 2440 sécrète comme une aura vaporeuse censée évoquer la naine blanche située au cœur de la nébuleuse du même nom.

Les trois parties de la pièce intitulée Les piliers de la création évoquent les trois colossales colonnes de poussières interstellaires qui ont contribué à inspirer le nom de la nébuleuse. Christophe Dal Sasso utilise le système de composition par miroirs et transposition de Pierre Boulez. Chaque pièce possède un aspect rythmique spécifique. Écoute bouleversante. On s’élève dans un monde musical dépaysant.

On a aussi décollé aux vibrations du titre V838 situé au centre du répertoire de l’album et dédié au quintet de jazz. Au Fender Rhodes, Pierre de Bethmann insuffle une énergie spatiale. Propulsé par le batteur, David El-Malek décolle littéralement. On est aspiré dans un monde qui n’est pas sans rappeler le jazz électrique des années 70.

Christophe Dal Sasso n’est pas le premier à avoir été inspiré par l’univers interstellaire. En effet « Les Nébuleuses » ont une généalogie. Avant lui, la pianiste Mary Lou Williams a développé une série de compositions inspirées par les constellations du Zodiaque. On se rappelle aussi les explorations interstellaires de John Coltrane en quête d’un son cosmique. On se souvient enfin du « Jazz in the Space Age » de George Russell qui prophétisait en 1960 la généralisation de concepts chromatiques que l’on trouve à l’œuvre dans ce disque « Les Nébuleuses ».

Après avoir rêvé sur les insondables mystères de l’univers, Christophe Dal Sasso traduit sa rêverie par le biais d’une œuvre qui explore différentes formes musicales et bouleverse les repères habituels. « Les Nébuleuses » un album incontournable qui interpelle et impose sa singularité.

Maisons-Laffitte Jazz Festival#Digital Edition 2020

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André Minvielle présente l’album « 1time »

André Minvielle présente l’album « 1time »

André Minvielle dévoile son monde intime et magique

L’album « 1time » du voc’alchimiste André Minvielle est sorti le 23 septembre. Le chanteur joue avec les rythmes et les mots. Sa voix chaleureuse invite à un voyage où syncope et syntaxe explosent de rire à chaque virage.

couv_minvielle1timelow« 1time ». Comment énoncer et comprendre  le titre de l’album ?  « Intime » ou « One time » ? Libre à chacun. En tout cas on  ne peut l’écouter one time seulement car cet opus est comme un piège. On vient vite à l’écouter plus encore pour en découvrir tous les sens, pour en explorer tous les rythmes et pénétrer dans le monde d’André Minvielle.

Difficile donc de chroniquer un album aussi riche que « 1time » (Complexe articole de déterritorialisation/L’Autre Distribution). En effet, on ne sait comment l’appréhender pour le présenter sans le trahir. En fait, « 1time » se suffit à lui-même et du coup, on serait tenté d’écrire tout simplement : « 1time », un disque à écouter et à réécouter sans modération pour appréhender l’intimité musicale de cet artiste unique qu’est André Minvielle. 57 minutes de déterritorialisation musicale française. Pourtant on ne peut s’y résoudre car ce serait faire fort peu de crédit à cet objet précieux que signe André Minvielle.

En livrant son « intime », Minvielle invite à pénétrer dans son monde. Dans son univers de chanteur-musicien-poète qui télescope rythmes et syllabes. Dans son territoire de chercheur collectionneur d’accents. Dans les sphères du rugby, des champignons, des crapauds et de la terre vivante. Dans les mondes de ses amis et de ceux qui l’inspirent, Sylvie Servoise et son « Art de l’intime », Claude Laurius et son livre « L’Anthropocène », le bassiste et sculpteur Fernand « Nino » Ferrer, les poètes Jacques Prévert et André Bénédetto, George Baux avec qui il a réalisé l’album, Patrick Auzier, l’artificier de la Cie Lubat et sa fille qui reprend le flambeau sans oublier Charles Baudelaire et son poème en prose « Enivrez-vous ».

Sur « 1time », la pulsation des rythmes croise la scansion des mots. La musique vibre au rythme de la poésie à moins que ce ne soit l’inverse. Comme l’écrit André Minvielle dans le livret de présentation de l’album, cet opus est un hommage qu’il rend à Saint Cop et à sa compagne Sainte Axe et, il faut le dire, c’est une réussite. Le voc’alchimiste, à moins que ce ne soit le vocal-chimiste, trousse les rimes et détrousse les notes comme nul autre.

andre-minvielleDans le morceau Présentation, André Minvielle teste la nouvelle compagne de son intime, la main-vielle à roue fabriquée sur mesure par Jacques Grandchamp pour accompagner son chant. Dans cet album, il choisit de convier une bande de musiciens complices.

Dans Intime One time, le titre d’ouverture, le premier invité est le créateur du festival « Uzeste Musical », Bernard Lubat avec qui il a longtemps collaboré. Avec Lubat au piano Fender, le rythme balance « de l’extime au next time ». Dans Le facteur d’accent on retrouve avec bonheur Abdel Sefsaf, l’ancien chanteur stéphanois du groupe Dézoriental. Son scat furieux constitue un moment phare de l’album. Il revient sur A Fungi ! où il prend une improvisation fongique échevelée.

Le groupe « Journal Intime » est lui aussi convié. Fred Gastard au saxophone baryton, Sylvain Bardiau à la trompette et Matthias Mahler mêlent leurs timbres chaleureux aux voix de Juliette et André Minvielle sur la valse Le Verbier qui vante les mérites des vers « de belle vertu » qui fertilisent la terre. A vrai dire l’anthropophone Minvielle affirme de nouveau son intérêt pour la terre dans Keskifon, un rap-soul-bluesy inspiré par le travail de Claude Laurius qui a fondé les bases de la climatologie. Non seulement le titre groove mais en plus il est plus pédagogique qu’un livre pour expliquer « l’effet de serre ».

stcop_couv_minvielle1timelowSur Nino, André Minvielle convoque « Journal Intime » et « Ti’bal Tribal » composé de sa fille cadette Juliette Minvielle voix/piano, du saxophoniste Illyes Ferfera et du bassiste Fernand « Nino Ferrer pour un rythm’ & blues funky comme une ode à St Cop. La pulsation du morceau n’a rien à envier aux meilleurs orchestres de funk.

Le guitariste Sylvin Marc invité par « Ti’bal Tribal » fait chalouper Sacré Éole et Madada. Ce dernier titre fait un clin d’oeil à la plasticienne Marina Jolivet dont le pingouin coquin figure au pied de la statuette de St Cop qu’elle a colorisée en bleu et jaune.

Étranges étrangers, le poème de Jacques Prévert (toujours d’actualité) mis en musique par Minvielle, Les crapauds à l’ambiance hallucinante et drolatique… tous les titres de l’album valent le détour. Il reste juste à laisser tourner le disque en boucle sur la platine ou sur tout autre support et à écouter jusqu’à plus soif ! ET surtout ne pas oublier de faire un tour sur le site d’André Minvielle.

Il est aussi vrai qu’une autre option permet de découvrir le nouveau répertoire d’André Minvielle, l’écouter en live. Dans ce cas, un tour du côté du Studio de l’Ermitage à Paris s’impose le 11 Octobre à 21h pour la sortie de l’album « 1time » avec Juliette et André Minvielle, Fernand Ferrer et Journal intime (Fred Gastard, Sylvain Bardiau, Matthias Malher).

Maisons-Laffitte Jazz Festival#Digital Edition 2020

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Cap sur Jazz à Vienne 2021

Cap sur Jazz à Vienne 2021

Après l’annulation de l’édition 2020 du festival Jazz à Vienne, toute l’équipe se mobilise et met le cap sur Jazz à Vienne 2021. La 40ème édition se déroulera donc, c’est officiel, du 23 juin au 10 juillet 2021… avec Jamie Cullum en ouverture de cette quarantième édition le 23 juin 2021 à 20h30 au Théâtre Antique !

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