Le quartet de jazz vocal américain, « The Royal Bopsters », dévoile « Party of Four » chez Motema Records. Composé d’Amy London, de la regrettée Holli Ross, de Pete McGuinness et de Dylan Pramuk, le groupe cisèle un joyau de l’art vocalese. Dans la lignée des fameux Lambert, Hendricks & Ross, des Manhattan Transfer, et des Double Six, The Royal Bopsters présentent un album éblouissant. Accompagné d’un brillant trio piano-contrebasse-batterie, le quartet a invité Sheila Jordan, Bob Dorough et Christian McBride. Au cœur d’arrangements somptueux, les prouesses de ces quatre voix de haute voltige débordent de swing et de précision.
« Carnaval » de Ralph Lavital, un univers singulier
Entre climats festifs et ambiances intimes
L’album « Carnaval » de Ralph Lavital, réjouit par ses couleurs chatoyantes. Entre un jazz maîtrisé et de joyeuses influences caribéennes, la musique du guitariste invite à la danse mais offre aussi de superbes moments oniriques et sensibles. Un disque ciselé qui n’oublie pas d’être festif.
Le jeune guitariste et compositeur Ralph Lavital a confié la direction artistique de son album « Carnaval » au pianiste Laurent Coq dont il a suivi les cours de composition. Hormis Les étés, titre composé par Laurent Coq, le guitariste a conçu la totalité des autres titres du répertoire.
Pour cet album Carnaval (Jazz Family/Socadic) sorti le 12 mai 2017, Ralph Lavital s’est entouré de Laurent Coq au piano et d’un groupe de musiciens de la nouvelle scène parisienne tous férus de culture antillaise. Le chanteur et percussionniste Nicolas Pelage, le contrebassiste Zacharie Abraham et le batteur Laurent-Emmanuel « Tilo » Bertholo. Deux invités rejoignent le groupe. Laurent Lalsingué au steel pan qui intervient sur deux titres (Carnaval et Présent) et le saxophoniste Ricardo Izquierdo sur un thème (Préchotin).
« Carnaval ». Entre ambiances dansantes et rêveries sensibles, la musique exigeante sait se faire douce ou rythmée, rêveuse ou joyeuse. La belle équipe de musiciens réunis autour du guitariste et compositeur Ralph Lavital s’y entend pour servir des mélodies superbes incrustées dans un tissu harmonique subtil mais sait aussi faire chavirer le tempo. Toutes les influences du leader se conjuguent pour créer un univers festif aux climats nuancés et variés.
Très jeune, Ralph Lavital a été imprégné de la musique traditionnelle antillaise dans une famille où la mère est issue de la Martinique et le père, Tinou, de la Guadeloupe. Avec un père chanteur et guitariste, une sœur chanteuse et un frère pianiste, le jeune Ralph baigne dans le « terreau fertile » de la musique antillaise, dans le jazz (par son frère) et le gospel (par sa sœur). Dès 12 ans il donne ses premiers concerts aux côtés de son père.
Après avoir été intéressé par le piano, Ralph Lavital choisit finalement la guitare qu’il étudie au conservatoire du 13ème arrondissement de Paris avant de suivre une licence de musicologie à la Sorbonne. Là il joue comme guitariste au sein du big band universitaire dirigé par Laurent Cugny. Dans le même temps il découvre aussi le jazz au conservatoire d’Ivry ou Eric Schultz l’oriente vers l’EDIM (Enseignement Diffusion Information et Musique) où il suit les cours de Laurent Coq.
Après avoir participé à l’enregistrement de l’album de Laurent Coq, « Dialogue » (Sunnyside Records/Naïve) et avoir tourné avec lui en trio en 2013, Ralph Lavital a réalisé en 2014 un premier EP de quatre compositions originales dont il avait déjà confié la réalisation artistique à Laurent Coq, Cet EP a réuni Nicolas Pelage et Cynthia Abraham au chant, Ricardo Izquierdo au saxophone, Zacharie Abraham à la basse, Jonathan Jurion au piano et Arnaud Dolmen à la batterie.
S’il a changé d’équipe pour enregistrer « Carnaval », Ralph Lavital confie être redevable pour son inspiration à trois de ses anciens compagnons du groupe « Zetlito », Jonathan Jurion, Arnaud Dolmen et Gwenaël Ladeux.
L’album « Carnaval » a été enregistré par Julien Bassères au studio de Meudon du 1er au 03 mars 2016 puis mixé et mastérisé par Dave Darlington au Bass Hit Recording Studio de New-York, capitale du jazz.
Sur « Carnaval » on a particulièrement apprécié la musicalité de Blind interprété en duo par Ralph Lavital et Laurent Coq. Le titre rend hommage au père du guitariste ainsi que le morceau d’ouverture de l’album, Grand Nous, sur lequel le guitariste double la mélodie à la voix.
Mazouk Pitché séduit par ses rythmiques complexes que Tilo Bertholo assume avec brio. Illuminé par la voix de Nicolas Pelage, le titre Douvan n’est pas sans rappeler la richesse des univers du chanteur Thierry Péala.
Avec la pulsation impulsée par les battements de mains, avec le steel pan et les choeurs du titre Carnaval, on entame un voyage vers Trinidad ou vers Sainte-Anne.
Sur Big In qui termine le répertoire, on retrouve à la fois la chaleur des Caraïbes et ses rythmiques complexes et la souplesse d’un jazz mélodique qui vibre de mille nuances sous les doigts du pianiste et du guitariste
Le Présent se démarque singulièrement de l’ensemble du répertoire même s’il n’en est pas totalement dissocié. Le guitariste s’exprime au chant et à la guitare et évoque avec pudeur les sources d’inspiration qui alimentent sa musique et la volonté qu’il a de demeurer ancré dans le présent avec cet album tout en restant fidèle à ses influences premières.
Ralph Lavital a assimilé dans sa musique la dimension rythmique et les mélodies issues de la tradition caribéenne mais il a aussi intégré dans son écriture les couleurs harmoniques inspirées de l’écriture des compositeurs classiques romantiques européens. « Carnaval » condense en neuf titres les influences musicales qui ont traversé la vie du guitariste. Une fête joyeuse et sensible.
The Royal Bopsters présentent « Party of Four »
Roberto Negro présente « Papier Ciseau »
Trois ans après l’éblouissant « Saison 3 », Roberto Negro revient avec « Papier Ciseau » à sortir le 13 novembre 2020. Toujours en quête de renouvellement, le pianiste et compositeur Roberto Negro revient avec le trio Dadada devenu quartet avec la venue de Valentin Ceccaldi. Les sensations se succèdent, les univers se croisent, les couleurs sonores contrastent et la musique explose.
Francesco Bearzatti Tinissima 4tet signe « Zorro »…
Dès ses origines, le jazz s’est inscrit dans une dynamique de libération, de résistance à l’injustice. A l’occasion du centenaire de la création de Zorro, le saxophoniste et clarinettiste italien Francesco Bearzatti à la tête de son Tinissima Quartet célèbre ce justicier légendaire. Les quatre trublions avant-gardistes signent chez Cam Jazz un opus divertissant. Un jazz libéré aux ambiances joyeuses.
Les concerts du festival se déroulent huit jours durant. Ils investissent autant des lieux prestigieux de Cluny comme le Théâtre Les Arts, l’Abbaye et le Farinier, que des salles plus modestes des communes alentour, Matour, Dompierre Les Ormes et La-Vineuse-sur-Frégande, dans un esprit de proximité entre les artistes et les spectateurs. Ils offrent au public une programmation qui comprend des concertistes de renommée internationale, des musiciens créatifs au long cours comme de nouveaux venus qui sont les enchanteurs de demain.
Il participe aussi au groupe « Superpower Horns » avec qui il a écrit et enregistré l’album « Love on Top » de Beyoncé. C’est d’ailleurs en tant que sideman sur cet album qu’il a reçu un Grammy Awards en 2013.
et l’esthétique élégante du violon. Ce projet évolue et devient le sextet « Sun Dew » à l’instrumentation atypique : violon, violoncelle, contrebasse, guitare, claviers et batterie.


Old School Funky Family prétend « faire de la musique sérieusement sans se prendre au sérieux » et réussit son pari. Après un premier album éponyme sorti en 2015,
musicales de chacun des deux artistes. Celles qui ont émergé de la diaspora africaine aux États-Unis, à Cuba et dans les anciennes colonies françaises. Les deux musiciens ont capturé l’âme d’un riche héritage musical.
propose un pari intéressant avec une approche inédite. Plutôt que de graver une énième version des morceaux enregistrés par Charlie Parker, le producteur imagine une sorte de pièce de théâtre musical qui conte l’histoire de la vie de celui qui fut un novateur en son temps. Pour ce faire, le producteur imagine de créer un nouveau langage qui colle aux compositions de Charlie Parker en émettant l’hypothèse que ce dernier jouerait ainsi les morceaux de nos jours. On comprend très vite qu’il s’agit d’une musique qui porte la marque du bebop sans en être une interprétation littérale.
« Avital meets Avital ». Entre énergie et mélancolie, au croisement de la tradition classique et des improvisations libres, parée d’harmonies de jazz occidental, sous-tendue par les techniques de composition traditionnelle, la musique de l’album combine avec nuance des mélodies chantantes et des rythmes entraînants. Au carrefour des rythmes marocains, des harmonies orientales et de la liberté du jazz, Avi Avital et Omer Avital font librement converser leurs sons, leurs rythmes, leurs influences et leur mémoire sur un album singulier et fort inspiré.