« Carnaval » de Ralph Lavital, un univers singulier

« Carnaval » de Ralph Lavital, un univers singulier

Entre climats festifs et ambiances intimes

L’album « Carnaval » de Ralph Lavital, réjouit par ses couleurs chatoyantes. Entre un jazz maîtrisé et de joyeuses influences caribéennes, la musique du guitariste invite à la danse mais offre aussi de superbes moments oniriques et sensibles. Un disque ciselé qui n’oublie pas d’être festif.

Le jeune guitariste et compositeur Ralph Lavital a confié la direction artistique de son album « Carnaval » au pianiste Laurent Coq dont il a suivi les cours de composition. Hormis Les étés, titre composé par Laurent Coq, le guitariste a conçu la totalité des autres titres du répertoire.

Pour cet album Carnaval (Jazz Family/Socadic) sorti le 12 mai 2017, Ralph Lavital s’est entouré de Laurent Coq au piano et d’un groupe de musiciens de la nouvelle scène parisienne tous férus de culture antillaise. Le chanteur et percussionniste Nicolas Pelage, le contrebassiste Zacharie Abraham et le batteur Laurent-Emmanuel « Tilo » Bertholo. Deux invités rejoignent le groupe. Laurent Lalsingué au steel pan qui intervient sur deux titres (Carnaval et Présent) et le saxophoniste Ricardo Izquierdo sur un thème (Préchotin).

« Carnaval ». Entre ambiances dansantes et rêveries sensibles, la musique exigeante sait se faire douce ou rythmée, rêveuse ou joyeuse. La belle équipe de musiciens réunis autour du guitariste et compositeur Ralph Lavital s’y entend pour servir des mélodies superbes incrustées dans un tissu harmonique subtil mais sait aussi faire chavirer le tempo. Toutes les influences du leader se conjuguent pour créer un univers festif aux climats nuancés et variés.

Très jeune, Ralph Lavital a été imprégné de la musique traditionnelle antillaise dans une famille où la mère est issue de la Martinique et le père, Tinou, de la Guadeloupe. Avec un père chanteur et guitariste, une sœur chanteuse et un frère pianiste, le jeune Ralph baigne dans le « terreau fertile » de la musique antillaise, dans le jazz (par son frère) et le gospel (par sa sœur). Dès 12 ans il donne ses premiers concerts aux côtés de son père.

Après avoir été intéressé par le piano, Ralph Lavital choisit finalement la guitare qu’il étudie au conservatoire du 13ème arrondissement de Paris avant de suivre une licence de musicologie à la Sorbonne. Là il joue comme guitariste au sein du big band universitaire dirigé par Laurent Cugny. Dans le même temps il découvre aussi le jazz au conservatoire d’Ivry ou Eric Schultz l’oriente vers l’EDIM (Enseignement Diffusion Information et Musique) où il suit les cours de Laurent Coq.

Après avoir participé à l’enregistrement de l’album de Laurent Coq, « Dialogue » (Sunnyside Records/Naïve) et avoir tourné avec lui en trio en 2013, Ralph Lavital a réalisé en 2014 un premier EP de quatre compositions originales dont il avait déjà confié la réalisation artistique à Laurent Coq, Cet EP a réuni Nicolas Pelage et Cynthia Abraham au chant, Ricardo Izquierdo au saxophone, Zacharie Abraham à la basse, Jonathan Jurion au piano et Arnaud Dolmen à la batterie.

S’il a changé d’équipe pour enregistrer « Carnaval », Ralph Lavital confie être redevable pour son inspiration à trois de ses anciens compagnons du groupe « Zetlito », Jonathan Jurion, Arnaud Dolmen et Gwenaël Ladeux.

L’album « Carnaval » a été enregistré par Julien Bassères au studio de Meudon du 1er au 03 mars 2016 puis mixé et mastérisé par Dave Darlington au Bass Hit Recording Studio de New-York, capitale du jazz.

Sur « Carnaval » on a particulièrement apprécié la musicalité de Blind interprété en duo par Ralph Lavital et Laurent Coq. Le titre rend hommage au père du guitariste ainsi que le morceau d’ouverture de l’album, Grand Nous, sur lequel le guitariste double la mélodie à la voix.

Mazouk Pitché séduit par ses rythmiques complexes que Tilo Bertholo assume avec brio. Illuminé par la voix de Nicolas Pelage, le titre Douvan n’est pas sans rappeler la richesse des univers du chanteur Thierry Péala.

Avec la pulsation impulsée par les battements de mains, avec le steel pan et les choeurs du titre Carnaval, on entame un voyage vers Trinidad ou vers Sainte-Anne.

Sur Big In qui termine le répertoire, on retrouve à la fois la chaleur des Caraïbes et ses rythmiques complexes et la souplesse d’un jazz mélodique qui vibre de mille nuances sous les doigts du pianiste et du guitariste

Le Présent se démarque singulièrement de l’ensemble du répertoire même s’il n’en est pas totalement dissocié. Le guitariste s’exprime au chant et à la guitare et évoque avec pudeur les sources d’inspiration qui alimentent sa musique et la volonté qu’il a de demeurer ancré dans le présent avec cet album tout en restant fidèle à ses influences premières.

Ralph Lavital a assimilé dans sa musique la dimension rythmique et les mélodies issues de la tradition caribéenne mais il a aussi intégré dans son écriture les couleurs harmoniques inspirées de l’écriture des compositeurs classiques romantiques européens. « Carnaval » condense en neuf titres les influences musicales qui ont traversé la vie du guitariste. Une fête joyeuse et sensible.

The Royal Bopsters présentent « Party of Four »

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Le quartet de jazz vocal américain, « The Royal Bopsters », dévoile « Party of Four » chez Motema Records. Composé d’Amy London, de la regrettée Holli Ross, de Pete McGuinness et de Dylan Pramuk, le groupe cisèle un joyau de l’art vocalese. Dans la lignée des fameux Lambert, Hendricks & Ross, des Manhattan Transfer, et des Double Six, The Royal Bopsters présentent un album éblouissant. Accompagné d’un brillant trio piano-contrebasse-batterie, le quartet a invité Sheila Jordan, Bob Dorough et Christian McBride. Au cœur d’arrangements somptueux, les prouesses de ces quatre voix de haute voltige débordent de swing et de précision.

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Roberto Negro présente « Papier Ciseau »

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Trois ans après l’éblouissant « Saison 3 », Roberto Negro revient avec « Papier Ciseau » à sortir le 13 novembre 2020. Toujours en quête de renouvellement, le pianiste et compositeur Roberto Negro revient avec le trio Dadada devenu quartet avec la venue de Valentin Ceccaldi. Les sensations se succèdent, les univers se croisent, les couleurs sonores contrastent et la musique explose.

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Francesco Bearzatti Tinissima 4tet signe « Zorro »…

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Dès ses origines, le jazz s’est inscrit dans une dynamique de libération, de résistance à l’injustice. A l’occasion du centenaire de la création de Zorro, le saxophoniste et clarinettiste italien Francesco Bearzatti à la tête de son Tinissima Quartet célèbre ce justicier légendaire. Les quatre trublions avant-gardistes signent chez Cam Jazz un opus divertissant. Un jazz libéré aux ambiances joyeuses.

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Festival Jazz Campus en Clunisois 2017 – La Programmation

Festival Jazz Campus en Clunisois 2017 – La Programmation

40ème anniversaire de « Jazz Campus en Clunisois »

« Jazz Campus en Clunisois » fête son quarantième anniversaire du 19 au 26 août 2017. Avec 8 jours de concerts, 57 artistes et 8 ateliers, le festival investit Cluny et des communes de la Bourgogne du Sud. Du jazz vivant plus que jamais.

Créé il y a quarante ans par le contrebassiste et compositeur Didier Levallet (ancien directeur de l’Orchestre National de jazz), le festival « Jazz Campus en Clunisois » privilégie, depuis ses origines, le rapport entre la création la plus actuelle et les pratiques amateurs ou pré- professionnelles.

Les concerts du festival se déroulent huit jours durant. Ils investissent autant des lieux prestigieux de Cluny comme le Théâtre Les Arts, l’Abbaye et le Farinier, que des salles plus modestes des communes alentour, Matour, Dompierre Les Ormes et La-Vineuse-sur-Frégande, dans un esprit de proximité entre les artistes et les spectateurs. Ils offrent au public une programmation qui comprend des concertistes de renommée internationale, des musiciens créatifs au long cours comme de nouveaux venus qui sont les enchanteurs de demain.

Durant le festival alternent concerts pique-nique gratuits et soirées en salle. Six « Ateliers pour adultes », destinés autant aux futurs professionnels qu’aux amateurs éclairés ou débutants, sont animés par des musiciens qui comptent parmi les plus en vue de la scène contemporaine, Denis Badault, Céline Bonacina, Vincent Courtois, Fidel Fourneyron, Simon Goubert et Jean-Philippe Viret. Sans oublier le Stage Jeune Public animé par Fabien Dubois et l’Atelier Fanfare animé par Jean-Paul Autin et Michel Deltruc. Tous les stages donnent lieu à des concerts de restitution auxquels le public est convié à Matour le dernier jour du festival.

Festival aux dimensions humaines, « Jazz Campus en Clunisois 2017 » met en regard l’appropriation de la musique de jazz et de l’improvisation avec ses manifestations les plus abouties et s’inscrit aussi dans l’écrin  de cette verdoyante Bourgogne du Sud où il fait bon vivre.

Durant huit jours, « Jazz Campus en Clunisois 2017 » propose une programmation attractive et variée destinée à un public curieux et ouvert au jazz et aux musiques improvisées.

Le festival ouvre le samedi 19 août à 21h à Matour avec Bobines Mélodies 2, un Ciné-Concert ARFI avec Jean-Paul Autin, Xavier Garcia et Alfred Spirli sur des projections de films dont « Le Vieil homme et la mer » constitue la pièce maîtresse. Public dès 8 ans.

Dimanche 20 août à 21h au LAB 71 de Dompierre les Ormes, Lionel Martin et Lionel Stanchev jouent la musique de leur album « Jazz Before Jazz ». C’est l’occasion où jamais de découvrir avec eux la musique de Louis Moreau Gottschalk. Un beau moment de poésie musicale.

C’est à partir de 21h au Théâtre Les Arts de Cluny que se déroulent les deux concerts de la soirée du mardi 22 août. La soirée ouvre avec un solo du contrebassiste Joachim Florent, virtuose énergique qui officie au sein du collectif Coax. Prestation honorifique s’il en est pour ce jeune contrebassiste de se produire en solo à Cluny, là où bien d’autres maîtres de cet instrument ont déjà sévi. La seconde partie de soirée appartient au Trio Barthélémy, Rayon, Gleizes. Guitare/oud, orgue Hammond et batterie. Trois virtuoses de leur instrument réunis autour du répertoire de « Roxinelle ». Les trois complices réservent bien des surprises. La soirée promet des changements d’atmosphères, entre orages et éclaircies.

Présence absolument requise le mercredi 23 août à 19h au Farinier des Moines de l’Abbaye pour écouter le Quatuor Machaut interpréter leur adaptation pour quatre saxophones de la « Messe de Notre Dame » de Guillaume de Machaut (XIVème siècle). Le quatuor réunit Quentin Biardeau, Simon Couratier, Francis Lecointe et Gabriel Lemaire. Leur proposition artistique modernise ce chef-d’œuvre de polyphonie liturgique. L’acoustique du  lieu devrait magnifier leur expression. A 21h, direction le Théâtre Les Arts de Cluny pour écouter Anne Pacéo en quartet. Entourée de Christophe Panzani (saxophone), Leila Martial (voix) et Tony Paeleman (claviers), elle interprète son programme « Circles ». Entre poésie cosmique et groove tellurique. Du jazz décomplexé qui ne perd pas le tempo.

C’est à 19h le mercredi 24 août que se produit Matterhorn#2 dans la Salle de la Grange du Dîme à La-Vineuse-sur-Frégande. Improvisation collective à fond pour Timothée Quost (trompette), Gabriel Boyault (saxophone), Aloïs Benoit (trombone) et Benoît Joblot (batterie). A partir de 21h, la musique continue au Théâtre les Arts de Cluny avec une soirée en 2 parties. En ouverture, place à « Deux en un » de Denis Badault. En solo, le pianiste fait coexister deux mélodies dans une seule pièce. Le musicien joue sur son clavier et joue aussi avec les auditeurs à qui il propose de s’amuser. Début de soirée ludique.

La seconde partie de soirée appartient au quartet du violoniste Dominique Pifarély. Ce brillant compositeur n’en est pas à sa première venue à Cluny, loin de là et c’est toujours un bonheur de le retrouver. Cette année il présente le programme de son album « Tracé Provisoire » paru en 2016 chez ECM. Il sera accompagné par ses fidèles compagnons Antonin Rayon (piano), Bruno Chevillon (contrebasse) et François Merville (batterie). Concert essentiel et précieux.

A 12h30 le vendredi 25 août, rendez-vous sur la pelouse du Haras National de Cluny pour écouter le duo Valentin Ceccaldi/Leïla Martial. Violoncelle et voix. Nul doute que le public suivra le Fil que proposent les deux artistes. A 19h, l’Abbaye de Cluny accueille le Duo Tsurr et le danseur Thomas Casey qui s’exprime librement sur la musique de la flutiste Marie Braun et du percussionniste Erwin Toul. Réjouissante perspective que ce paysage musical et mouvant tout à la fois.

A 21h, la scène du Théâtre les Arts de Cluny accueille le projet « African Jazz Roots », un hommage au jazz de John Coltrane et au Sabar traditionnel Sénégalais qui sera rendu par un quartet exceptionnel. Il réunit le batteur et compositeur Simon Goubert, le joueur de kora Ablaye Cissoko, la pianiste Sophia Domancich et le contrebassiste Jean-Philippe Viret. Ces retrouvailles de Simon Goubert et Ablaye Cissoko laissent augurer un moment musical hors du commun où vont se croiser les fondements musicaux de la musique de Coltrane et ceux du Sabar.

Dès 19h, la soirée du samedi 26 août célèbre le 40ème anniversaire de « Jazz Campus en Clunisois ». Les concerts se déroulent dans l’Abbaye de Cluny. En ouverture, le Musicabrass avec Jean-Paul Autin et ses compagnons de fanfare. En avant trombones, trompette, petite basse, saxophones, soubassophone et percussions pour un spectacle fantasque suivi d’un Concert Balade dans l’Abbaye avec Simon Goubert, Céline Bonacina, Hari Ratsimbazafy, Jean-Philippe Viret, Fidel Fourneyron, Denis Badaut, Vincent Courtois, Michel Deltruc, Fabien Dubois et des invités surprises.

La soirée continue avec un concert dansant mené par le Peuple Etincelle. Derrière leurs instruments, François Corneloup (saxophone soprano), Michael Geyre (accordéon), Fabrice Vieira (guitares/cavaquinho/chant/porte-voix), Eric Duboscq (guitares basse) et Fawzi Berge (zabumba, pandeiro, percussions, appeaux). A la clef, musique du Sud-Ouest et de bien au-delà, une musique populaire et vivante qui met de la culture dans la vie et invite au partage.

« Jazz Campus en Clunisois 2017 » se termine en feu d’artifice. Pour en savoir plus encore, une visite s’impose sur le site de « Jazz Campus en Clunisois ». Un petit séjour dans le Clunisois pendant la durée du Festival permettrait de profiter non seulement des concerts et des jams mais aussi des superbes paysages, des villages accueillants et de toutes les richesses de la Bourgogne du Sud sans oublier bien sûr les plaisirs de la table.

The Royal Bopsters présentent « Party of Four »

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Le quartet de jazz vocal américain, « The Royal Bopsters », dévoile « Party of Four » chez Motema Records. Composé d’Amy London, de la regrettée Holli Ross, de Pete McGuinness et de Dylan Pramuk, le groupe cisèle un joyau de l’art vocalese. Dans la lignée des fameux Lambert, Hendricks & Ross, des Manhattan Transfer, et des Double Six, The Royal Bopsters présentent un album éblouissant. Accompagné d’un brillant trio piano-contrebasse-batterie, le quartet a invité Sheila Jordan, Bob Dorough et Christian McBride. Au cœur d’arrangements somptueux, les prouesses de ces quatre voix de haute voltige débordent de swing et de précision.

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Roberto Negro présente « Papier Ciseau »

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Francesco Bearzatti Tinissima 4tet signe « Zorro »…

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Clin d’œil à Josiah Woodson et « Suite Elemental »

Clin d’œil à Josiah Woodson et « Suite Elemental »

Hommage inspiré à la Nature

Le poly-intrumentiste Josiah Woodson propose « Suite Elemental », un album inspiré par les quatre éléments de la nature. La musique s’inscrit dans un courant de jazz très actuel. Le leader ajoute un cinquième élément sensible pour incarner l’amour, la grâce, la paix et l’espoir.

Josiah Woodson a commencé la trompette à l’âge de douze ans et a travaillé avec Khalil Shaheed puis avec Marcus Belgrave à Oberlin dans l’Ohio. A Boston il est membre du « projet Makanda » et collabore avec d’autres groupes (« Out to Lunch », « People’s Champs »). Il a aussi eu l’occasion de jouer avec Brandford Marsalis, Dave Holland, David Sanchez, Danilo Perez, Mulgrew Miller, Mos Def et bien d’autres. 

Il participe aussi au groupe « Superpower Horns » avec qui il a écrit et enregistré l’album « Love on Top » de Beyoncé. C’est d’ailleurs en tant que sideman sur cet album qu’il a reçu un Grammy Awards en 2013.

Aujourd’hui, le trompettiste, guitariste, flutiste et pianiste Josiah Woodson choisit de s’engager comme leader de son propre projet qu’il conçoit en quintet. C’est donc avec son groupe Quintessentiel qu’il enregistre « Suite Elemental » (Re:Wax). L’album propose quatre titres consacrés aux éléments de la Nature, Air, Eau, Feu et Terre ainsi que Solstice et une rep[Rise]. La guitare déploie tous ses atours sur Eau dont l’esthétique évoque la fluidité de cet élément où l’on rêve de se baigner.

« Suite Elemental ».  Un jazz très actuel. Le groove impulsé par la section rythmique soutient les interventions instrumentales. Outre les quatre éléments de mère nature retrouvés sur  l’album, c’est bien le cinquième élément incarné par la sensibilité de Josiah Woodson qui donne tout son sens à la musique. Le leader se projette comme le « Prince Salomon » dont il conte l’aventure sur le livret. A l’aulne du conte… ce n’est pas le jazz qui fait le musicien mais le musicien qui sculpte son langage… ensuite partagé avec son groupe et apprécié par le public.

Pour la sortie de l’album « Suite Elemental », Josiah Woodson se produit en quintet le 13 juin 2017 à 20h30 au Sunside à Paris. A cette occasion il sera entouré du saxophoniste ténor Ricardo Izquierdo, du pianiste Daniel Gassin, du contrebassiste Zachary Abraham et du batteur Laurent-Emmanuel « Tilo » Bertholo. Un rendez-vous essentiel pour capter l’essence de la musique de Josiah Woodson.
The Royal Bopsters présentent « Party of Four »

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Le quartet de jazz vocal américain, « The Royal Bopsters », dévoile « Party of Four » chez Motema Records. Composé d’Amy London, de la regrettée Holli Ross, de Pete McGuinness et de Dylan Pramuk, le groupe cisèle un joyau de l’art vocalese. Dans la lignée des fameux Lambert, Hendricks & Ross, des Manhattan Transfer, et des Double Six, The Royal Bopsters présentent un album éblouissant. Accompagné d’un brillant trio piano-contrebasse-batterie, le quartet a invité Sheila Jordan, Bob Dorough et Christian McBride. Au cœur d’arrangements somptueux, les prouesses de ces quatre voix de haute voltige débordent de swing et de précision.

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Roberto Negro présente « Papier Ciseau »

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Trois ans après l’éblouissant « Saison 3 », Roberto Negro revient avec « Papier Ciseau » à sortir le 13 novembre 2020. Toujours en quête de renouvellement, le pianiste et compositeur Roberto Negro revient avec le trio Dadada devenu quartet avec la venue de Valentin Ceccaldi. Les sensations se succèdent, les univers se croisent, les couleurs sonores contrastent et la musique explose.

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Francesco Bearzatti Tinissima 4tet signe « Zorro »…

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Héloïse Lefebvre & Paul Audoynaud présentent « Sun Dew »

Héloïse Lefebvre & Paul Audoynaud présentent « Sun Dew »

Entre Jazz progressif et pop alternative

Créé par Héloïse Lefebvre et Paul Audoynaud, le sextet « Sun Dew » présente son premier album au titre éponyme. Intriguant et attirant tout à la fois, l’album présente une musique où coexistent plusieurs univers. Le répertoire frappe par son éclectisme et sa capacité à fusionner avec bonheur des idiomes contrastés.

En 2012 à Berlin, la violoniste Héloïse Lefebvre et le guitariste Paul Audoynaud s’associent et créent le duo « Please Spring » où les deux compositeurs et interprètes associent l’énergie rock de la guitare et l’esthétique élégante du violon. Ce projet évolue et devient le sextet « Sun Dew » à l’instrumentation atypique : violon, violoncelle, contrebasse, guitare, claviers et batterie.

Le sextet a sorti son album « Sun Dew » le 12 mai 2017 sous le Label Laborie Jazz dont on connaît l’intérêt pour la découverte et l’accompagnement des jeunes formations. Une fois encore le label a déniché un groupe à l’identité singulière. Il reste au sextet à creuser son sillon pour que soit reconnue sa spécificité dans l’univers du jazz européen.

Le violoncelle de Liron Yariv et la contrebasse de Paul Santner (qui tient aussi la basse électrique) tissent les harmonies et font corps autour du violon d’Héloïse Lefebvre pendant que la batterie (les percussions et la lap-steel guitare) de Christian Tschuggnall et le piano (Fender Rhodes ou Wurlitzer) de Johannes Von Ballestrem associent leur énergie à celle des guitares de Paul Audoynaud.

« Sun Dew ». L’album balance entre des atmosphères intimes et délicates et des univers plus énergiques habités par une pulsation rock inspirée.

Née dans une famille de musiciens d’Azay-sur-Indre, Héloïse Lefebvre débute le violon à cinq ans puis suit un cursus classique. Après avoir pratiqué le violon pendant une dizaine d’année, elle intègre l’atelier tzigane de l’école de « Jazz à Tours », puis suit une formation dans l’école tourangelle, avant d’intégrer le Conservatoire de Région dans la classe de Guillaume De Chassy. Elle a débuté son expérience scénique avec le groupe Hurlak. Elle décroche notamment le prix SACEM « Jeunes talents » en 2009 et est lauréate du concours Stéphane Grappelli, catégorie musique du monde.

Baigné dans un univers rock-blues dès son enfance, Paul Audoynaud débute la guitare à 10 ans. Il suit un parcours parallèle à celui de la violoniste. « Jazz à Tours », conservatoire de région. Il étudie l’écriture avec Anne Auber et décroche plusieurs prix. Il s’installe à Berlin où il murit son projet musical tout en enseignant la guitare.

Leur rencontre permet aux deux musiciens de concevoir une musique où leurs influences se fondent ou se télescopent pour créer des ambiances nuancées. Les compositions de la violoniste sont plutôt porteuses d’une esthétique chambriste sophistiquée dont témoignent les titres Méandres, Following Trees ou L’écho du songe.

L’écriture du guitariste esquisse des mondes plus énergiques où l’électricité fait entendre ses distorsions sur des rythmiques plus tranchées. De Tones from The Backwoods se dégage un climat éthéré propice à la rêverie créé en grande partie par la guitare lapsteel.

Sur Black Stache, violon, guitare et piano croisent leur cordes sur la partition d’un tango qui mène la danse dans un monde de robots. Insane Headache reprend quelques titres de « Queen of The Stone Age » arrangés par le guitariste. C’est un plaisir d’écouter hurler la guitare électrique qui passe le relai au violon avant de se lâcher vraiment sur une improvisation impétueuse.

Clint, composition co-signée par les deux leaders, est sans doute le titre de l’album où leurs univers coexistent de la meilleure manière. Les solistes ont la part belle et s’expriment librement sur une rythmique efficace et contenue. On se laisse captiver tout au long des séquences sans décrocher.

Le répertoire de « Sun Dew » affiche un éclectisme que l’instrumentation du sextet rend attractif. L’équilibre se fait entre la force d’un rock élégant et la sophistication d’un jazz chambriste. Entre jazz progressif et pop alternative.

Pour suivre l’actualité du groupe et les concerts à venir : Sun Dew

The Royal Bopsters présentent « Party of Four »

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Clin d’œil au Xavier Roumagnac Eklectik Band

Clin d’œil au Xavier Roumagnac Eklectik Band

« Sirènes », musique métissée et groovie

Issu de la scène des clubs de jazz parisiens, le Xavier Roumagnac Eklectik Band génère une musique puissante. Sorti le 19 mai 2017, l’album « Sirènes » fait entendre des cuivres vigoureux portés par des rythmes groovy.

Le batteur Xavier Roumagnac met le rythme au cœur de sa musique et conçoit le métissage comme la matière première de sa musique. Il l’a appris auprès des musiciens métropolitains mais aussi de ceux de la Réunion, des Antilles, du Sénégal, de la Guinée et du Mali. A cette charpente rythmique essentielle il ajoute une touche d’électro et une pincée de jazz undergroud.

Après une résidence d’accompagnement de 2015 à 2016 au Baiser Salé, le Xavier Roumagnac Eklectik Band sort son premier album « Sirènes » (Gaya Music Productions/Socadisc). Ainsi le leader construit un orchestre à géométrie variable autour de son quintet (sax/clarinette, guitare, basse, synthé, batterie) auquel  il ajoute une section de cuivres sur trois titres, une section de percussions sur trois autres morceaux. L’ensemble des musiciens est réuni sur deux compostitions.

« Sirènes ». Le caractère orchestral de la musique est assuré par une section de cuivres brillants. Renforcée par une efficace section de percussions, la rythmique musclée soutient les envolées expressives des solistes virtuoses. On apprécie le caractère contemplatif et nuancé des cinq titres enregistrés en quintet où prime une dimension mélodique plus sensible.

Pour apprécier en direct la musique de « Sirènes », un rendez-vous s’impose. En effet, le Xavier Roumagnac Eklectik Band se produit le 15 juin à partir de 21h30 au Baiser Salé à Paris pour le concert de sortie de l’album. C’est l’occasion où jamais d’écouter le groupe. Aux côtés de Xavier Roumagnac (batterie) seront réunis Robby Marshall (saxophone/clarinette), Yoann Kempst (guitare), Guillaume Marin (basse) et Công Minh Pham (claviers), William Hountondji (sax soprano/ténor), Samy Thielbault (sax ténor/ flûte), Julien Alour (trompette/ bugle), Jean-Philippe Scali (sax alto), Arnaud Dolmen (ka), Sonny Troupé (ka).

The Royal Bopsters présentent « Party of Four »

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« Un Poco Loco » s’attaque à « West Side Story »

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« Feelin’ Pretty », une relecture inventive

« Feelin’ Pretty » présente une relecture originale de « West Side Story » par un trio un peu fou de trois improvisateurs français, « Un Poco Loco ». Entre insolente parodie et hommage impertinent. Un régal d’inventivité et d’humour.

Né en 2014, le trio « Un Poco Loco » a été lauréat de Jazz Migration en 2016. Fidel Fourneyron est membre de l’ONJ et participe au Big Band Umlaut ainsi que Geoffroy Gesser et Sébastien Beliah. Après un premier album éponyme qui revisite des standards du bop des années 50, « Un Poco Loco » s’attaque à « West Side Story », l’œuvre mythique de Léonard Berstein.

Sur « Feelin’ Pretty » (Umlaut Records) paru le 21 avril 2017, les trois jeunes improvisateurs élaborent un travail que l’on peut sans conteste qualifier de raffiné, virtuose et inspiré. A trois, ils prennent le pari de restituer la dramaturgie de cette comédie musicale de 1961 couronnée par dix Oscars qui relate la vie des Jets et des Sharks et l’amour impossible de Maria pour Tony.

Certes ils ne sont pas les premiers à s’attaquer à ce monument de la comédie musicale. On se souvient en effet de ce merveilleux album « West Side Story (today) » (OWL) gravé en 1990 par Dave Liebman et Gil Goldstein. Le saxophoniste et le pianiste ont en leur temps décapé et rénové la partition de Bernstein tout en lui conservant la dynamique orchestrale grâce à l’utilisation des synthétiseurs et des séquences de programmation.

Choisir « Un Poco Loco », le titre d’une composition de Bud Powell, pour nommer leur trio donne d’emblée le ton. En effet, le tromboniste Fidel Fourneyron, le clarinettiste/ saxophoniste ténor Geoffroy Gesser et le contrebassiste Sébastien Beliah annoncent via le nom de leur groupe, leur volonté d’inscrire leur travail dans l’idiome du jazz et de signaler aussi qu’un brin de folie vit au cœur de leur musique.

Aujourd’hui sur « Feelin’ Pretty », le trio « Un Poco Loco » s’attaque à la mythique musique de Bernstein avec une instrumentation peu commune qui réunit trombone, saxophone ténor/clarinette et contrebasse. Loin de la masse orchestrale de l’enregistrement original, le trio joue avec les sons et les arrangements pour colorer sa musique. Influencés par le free jazz, la musique contemporaine et la musique concrète, les trois musiciens font du jazz à partir de « West Side Story » qu’ils mettent en scène de nouvelle manière. Ils empruntent les chemins de la liberté et parviennent à renouveler la musique originale et à surprendre.

Fidèle à l’esprit à la musique de Bernstein le trio restitue tout à fait l’esprit de ces thèmes qu’ils démontent et sculptent à leur manière. De la partition d’origine, le trio reprend Something is comin‘, America, Nowhere, I Feel Pretty, Prologue et Cool qui ouvre l’album de belle manière. Sur América ils reprennent huit mesures du morceau qu’ils font tourner en boucle. Une ronde infernale qui essouffle et donne le sourire. Les autres titres de l’album sont signés des membres du trio et respectent tout à fait le vocabulaire de l’œuvre originale comme le morceau intitulé Toux.

A trois, les musiciens restituent tout à fait l’ambiance originale de Prologue, la vie, le rythme, la vigueur, l’imminence du drame qui couve. Une sidérante réussite.

« Feelin’ Pretty ». Les couleurs inventives de la musique n’oblitèrent en rien son élégance et son humour. Un album vigoureux à savourer pour échapper à la pesanteur et à l’ennui.

The Royal Bopsters présentent « Party of Four »

The Royal Bopsters présentent « Party of Four »

Le quartet de jazz vocal américain, « The Royal Bopsters », dévoile « Party of Four » chez Motema Records. Composé d’Amy London, de la regrettée Holli Ross, de Pete McGuinness et de Dylan Pramuk, le groupe cisèle un joyau de l’art vocalese. Dans la lignée des fameux Lambert, Hendricks & Ross, des Manhattan Transfer, et des Double Six, The Royal Bopsters présentent un album éblouissant. Accompagné d’un brillant trio piano-contrebasse-batterie, le quartet a invité Sheila Jordan, Bob Dorough et Christian McBride. Au cœur d’arrangements somptueux, les prouesses de ces quatre voix de haute voltige débordent de swing et de précision.

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Roberto Negro présente « Papier Ciseau »

Roberto Negro présente « Papier Ciseau »

Trois ans après l’éblouissant « Saison 3 », Roberto Negro revient avec « Papier Ciseau » à sortir le 13 novembre 2020. Toujours en quête de renouvellement, le pianiste et compositeur Roberto Negro revient avec le trio Dadada devenu quartet avec la venue de Valentin Ceccaldi. Les sensations se succèdent, les univers se croisent, les couleurs sonores contrastent et la musique explose.

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Francesco Bearzatti Tinissima 4tet signe « Zorro »…

Francesco Bearzatti Tinissima 4tet signe « Zorro »…

Dès ses origines, le jazz s’est inscrit dans une dynamique de libération, de résistance à l’injustice. A l’occasion du centenaire de la création de Zorro, le saxophoniste et clarinettiste italien Francesco Bearzatti à la tête de son Tinissima Quartet célèbre ce justicier légendaire. Les quatre trublions avant-gardistes signent chez Cam Jazz un opus divertissant. Un jazz libéré aux ambiances joyeuses.

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Clin d’œil à Old School Funky Family

Clin d’œil à Old School Funky Family

« Ping Pong », une invitation à la fête

Le groupe Old School Funky Family produit une musique vivante et dynamique au groove puissant. Sorti le 27 avril 2017, leur deuxième album « Ping Pong » est une véritable invitation à la fête.

Old School Funky Family prétend « faire de la musique sérieusement sans se prendre au sérieux » et réussit son pari. Après un premier album éponyme sorti en 2015, Old School Funky Family propose un deuxième opus intitulé « Ping Pong ».

Il vient l’envie de bouger au rythme de ce nouveau CD aux 10 titres tout à fait improbables. En utilisant des instruments d’époque, des micros et matériels d’enregistrement des années 70, le collectif produit une musique tonique et stimulante.

On a vibré sans mesure à l’écoute du Tigre Berbère aux effluves orientaux séduisants.

« Ping Pong ». Du jazz fusion irrigué de musique « trad » et de funk et abreuvé d’Afrobeat. L’improvisation fait éclater les structures. La fête musicale bat son plein. Composée d’un accordéon, d’un sousaphone, d’une guitare et d’une batterie, la rythmique implacable soutient l’expression inventive du quartet de saxophones.

De « Ping Pong » se dégage énergie, bonne humeur et dynamisme. Ecouter « Ping Pong » oui !… mais vivre la musique de Old School Funky Family le 14 juin au Zèbre de Bellevile à Paris ce serait une drôlement belle idée, car le live permet de capter plus encore la dimension festive de ce funk cuivré interprété par Paul-Antoine Roubet (saxophone soprano), Illyes Ferfera (saxophone alto), Vincent Andrieux (saxophone ténor), Julius Buros (saxophone Baryton), Sébastien Desgrans (accordéon/claviers), Paul Vernheres (guitare), Pierre Latute (sousaphone), Jérôme Martineau-Ricotti (batterie).

The Royal Bopsters présentent « Party of Four »

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Le quartet de jazz vocal américain, « The Royal Bopsters », dévoile « Party of Four » chez Motema Records. Composé d’Amy London, de la regrettée Holli Ross, de Pete McGuinness et de Dylan Pramuk, le groupe cisèle un joyau de l’art vocalese. Dans la lignée des fameux Lambert, Hendricks & Ross, des Manhattan Transfer, et des Double Six, The Royal Bopsters présentent un album éblouissant. Accompagné d’un brillant trio piano-contrebasse-batterie, le quartet a invité Sheila Jordan, Bob Dorough et Christian McBride. Au cœur d’arrangements somptueux, les prouesses de ces quatre voix de haute voltige débordent de swing et de précision.

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Roberto Negro présente « Papier Ciseau »

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Trois ans après l’éblouissant « Saison 3 », Roberto Negro revient avec « Papier Ciseau » à sortir le 13 novembre 2020. Toujours en quête de renouvellement, le pianiste et compositeur Roberto Negro revient avec le trio Dadada devenu quartet avec la venue de Valentin Ceccaldi. Les sensations se succèdent, les univers se croisent, les couleurs sonores contrastent et la musique explose.

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Francesco Bearzatti Tinissima 4tet signe « Zorro »…

Francesco Bearzatti Tinissima 4tet signe « Zorro »…

Dès ses origines, le jazz s’est inscrit dans une dynamique de libération, de résistance à l’injustice. A l’occasion du centenaire de la création de Zorro, le saxophoniste et clarinettiste italien Francesco Bearzatti à la tête de son Tinissima Quartet célèbre ce justicier légendaire. Les quatre trublions avant-gardistes signent chez Cam Jazz un opus divertissant. Un jazz libéré aux ambiances joyeuses.

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« Ancestral Memories » par Baptiste Trotignon et Yosvany Terry

« Ancestral Memories » par Baptiste Trotignon et Yosvany Terry

Un jazz contemporain issu de la tradition

Baptiste Trotignon et Yosvany Terry présentent « Ancestral Memories ». Née du partage des cultures de ces deux musiciens, cette création inédite propose une musique irriguée des traditions musicales des deux artistes. Un jazz du XXIème siècle qui combine rythme et énergie, tradition et modernité.

Annoncé pour le 02 juin 2017, l’album « Ancestral Memories » (OKeh /Sony) est riche des métissages issus des traditions musicales de chacun des deux artistes. Celles qui ont émergé de la diaspora africaine aux États-Unis, à Cuba et dans les anciennes colonies françaises. Les deux musiciens ont capturé l’âme d’un riche héritage musical.

Ainsi l’album est irrigué des rythmes, mélodies et harmonies de la Caraïbe, de la Nouvelle-Orléans, de la Louisiane Française, de la Réunion mais aussi de Haïti (dont est issue la grand-mère du saxophoniste) et de Cuba, son île natale.

Portés par une section rythmique solide et soudée, Baptiste et Trotignon et Yosvany Terry s’expriment en toute liberté et croisent leurs idiomes avec bonheur sur « Ancestral Memories ». Le répertoire du projet s’inscrit certes dans une dynamique de métissage musical mais privilégie la forme d’un jazz énergique et sensible. Irrigué des coutumes et des mémoires des musiques traditionnelles propres aux deux leaders, l’album séduit par sa cohésion et sa tonalité moderne.

Aux côtés du pianiste Baptiste Trotignon et du saxophoniste/percussionniste Yosvany Terry une mise en place rythmique précise est assurée par une paire rythmique soudée composée du bassiste Yunior Terry, frère du saxophoniste et de l’incomparable Jeff « Tain » Watts à la batterie.

On est peu surpris de l’engagement de Baptiste Trotignon dans ce nouveau projet inédit où il a collaboré avec Yosvany Terry à l’élaboration d’un programme musical unique soutenu et subventionné dans le cadre d’un programme d’échange de jazz franco-américain.

En effet, on connaît le pianiste français pour être adepte des rencontres inédites car outre sa carrière en solo et les groupes avec lesquels il a enregistré, Baptiste Trotignon affectionne depuis longtemps les rencontres inédites et multiplie les collaborations musicales scéniques ou discographiques diverses et toujours réussies. Concerts en duo avec Tom Harrell, Brad Mehldau, Nicholas Angelich, Alexandre Tharaud, Mark Turnerou Christophe Miossec. Sans oublier son implication dans la musique de chambre. Enregistrements en duo avec Mark Turner et plus récemment avec Minino Garay pour « Chimichurri » son premier album chez Okeh.

Saxophoniste, percussionniste et compositeur, le Cubain Yosvany Terry vit à New-York depuis 1999. Après avoir étudié la musique classique à la Havane à la prestigieuse école nationale des Arts et au Conservatoire Amadeo Roldan, Yosvany Terry a travaillé ensuite avec les pianistes Chucho Valdes et Frank Emilio avant de continuer ses études de musique à New-York où il a étudié composition, orchestration et contrepoint. Dès son arrivée à New-York, il a été très bien accueilli dans le milieu du jazz et de la musique contemporaine. Il a eu l’occasion de jouer avec avec Brandford Marsalis, Dave Douglas, Steve Coleman, Roy Hargrove, Jeff « Tain » Watts et Gonzalo Rubalcaba. Il se produit aujourd’hui en leader à la tête de son quintet.

Les deux musiciens, Yosvani Terry et Baptiste Trotignon se sont engagés ensemble pour intégrer leurs traditions musicales ancestrales respectives dans un quartet de jazz actuel. Il en résulte un album inspiré. Le répertoire témoigne d’une grande cohésion d’ensemble. Les dix titres de l’album proposent des climats aux rythmiques et aux tonalités changeantes.

Tempo effréné de Erzulie où l’alto s’envole et le piano exulte dans un chorus tonique. Légèreté d’un Minuet Minute sautillant soutenu par une section rythmique exceptionnelle. Rythme chaloupé sur The French Quarter qui swingue mais affiche une modernité certaine. La composition Ancestral Memories, signée par Yosvany Terry, affiche un climat tourné vers un jazz résolument contemporain où brillent les fulgurances inspirées du saxophoniste.

Bohemian Kids et Hymn, les deux ballades de l’album, permettent aux solistes de s’exprimer avec une grande sensibilité. Sur le premier titre on peut apprécier la légèreté du toucher du pianiste et le son pur du soprano qui s’élève avec grâce. Sur le second morceau, empreint de romantisme, le propos est plus serein et éthéré. Composé par Baptiste Trotignon, Basta la Beguine fleure bon les rythmes des Caraïbes. Le pianiste brille par son phrasé fluide et inventif.

« Ancestral Memories ». Baptiste Trotignon et Yosvany Terry évoquent la puissance du métissage et portent un regard inédit sur le mélange des cultures passées. Après avoir approfondi les musiques traditionnelles de leurs culturelles ancestrales, ils les transposent  au XXIème siècle. Comme s’ils se servaient du passé pour aller plus loin, créer une nouvelle musique et la projeter vers demain.

L’été est l’occasion d’écouter live le répertoire de l’album « Ancestral Memories » et de voir le groupe en tournée. Rendez-vous avec Baptiste Trotignon, Yosvany Terry, Yunior Terry et Jeff « Tain » Watts, le 28 juillet 2017 dans le cadre de « Jazz à Vannes »du 01 au 03 août 2017 au Duc des Lombards à Paris et le 04 août 2017 au festival « Jazz in Marciac ».
The Royal Bopsters présentent « Party of Four »

The Royal Bopsters présentent « Party of Four »

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Roberto Negro présente « Papier Ciseau »

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Francesco Bearzatti Tinissima 4tet signe « Zorro »…

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Bientôt… « The Passion of Charlie Parker »

Bientôt… « The Passion of Charlie Parker »

Un audacieux lifting de la musique parkérienne

Le saxophoniste et compositeur Charlie Parker a bouleversé l’histoire du jazz. En 2017 Larry Klein ambitionne de présenter « The passion Of Charlie Parker ». Une sorte de mise en scène sonore qui projette la musique de l’altiste sur la scène jazz actuelle.

En 2015 on a célébré le 60ème anniversaire de la mort de Charlie Parker surnommé Bird, ce compositeur et saxophoniste altiste légendaire figure du be-bop (au même titre que d’autres comme ThelonIious Monk, Dizzy Gillespie, Kenny Clarke, Max.Roach, Charlie Christian, Bud.Powell. Son l’influence sur le jazz demeure essentielle.

Le 16 juin 2017, avec « The Passion Of Charlie Parker » (Impulse/Universal), Larry Klein propose un pari intéressant avec une approche inédite. Plutôt que de graver une énième version des morceaux enregistrés par Charlie Parker, le producteur imagine une sorte de pièce de théâtre musical qui conte l’histoire de la vie de celui qui fut un novateur en son temps. Pour ce faire, le producteur imagine de créer un nouveau langage qui colle aux compositions de Charlie Parker en émettant l’hypothèse que ce dernier jouerait ainsi les morceaux de nos jours. On comprend très vite qu’il s’agit d’une musique qui porte la marque du bebop sans en être une interprétation littérale.

Pour les textes le producteur a travaillé avec David Baerwald qui a adapté l’écriture aux contours des mélodies de Parker. Hormis sur Yardbird Suite où les paroles sont de Charlie Parker et sur Après Vous/Au Privave dont Camille Bertault a écrit le texte, il s’agit de dialogues intuitifs qui tissent un fil narratif censé assurer la cohérence de l’album. En fait le projet veut retracer la vie de Charlie Parker à travers des moments clés de la vie du saxophoniste, depuis ses débuts à Kansas City, son voyage à Chicago, à New-York, à Los Angeles, son voyage triomphal à Paris où il est honoré à la mesure de son talent enfin reconnu, sa relation avec sa dernière femme Chan Parker, jusqu’à ses funérailles.

Parmi les musiciens engagés dans le projet, trois de ceux qui ont participé à l’enregistrement de « Blackstar », le dernier album de David Bowie, en l’occurrence le saxophoniste ténor, Donny McCaslin, omniprésent, le guitariste Ben Monder et la batteur Mark Giuliana (sur un titre seulement). A leurs côtés le batteur Eric Harland (qui s’exprime aussi au vibraphone sur un interlude planant), le pianiste Craig Taborn, les contrebassistes Larry Grenadier et Scott Colley. Tous sont reconnus pour leur parfaite maîtrise technique sur leur instrument et une ouverture d’esprit certaine. Les musiciens ont écrit, Central Avenue et Salle Pleyel, deux courts interludes qui s’intercalent parmi les morceaux de Charlie Parker.

Loin de l’esthétique parkérienne, le saxophoniste Donny McCaslin, ténor de surcroît (pour se distancier sans doute encore plus de l’instrument du maître du bop) est loin de cloner Parker. Totalement débridé, il déjoue les phrasés parkériens et se joue du tempo qu’il étire et détend comme le font à dessein et avec talent la plupart des interprètes sur les autres titres du bopper.

On est peu surpris de retrouver des figures majeures de la scène vocale jazz internationale comme Kurt Elling, Gregory Porter, Melody Gardot, Luciana Souza et Madeleine Peyroux.

Il est plaisant de découvrir de jeunes talents comme Kandace Springs et la jeune chanteuse française Camille Bertault et dont on connait le goût pour le scat.

On est par contre plus étonné de découvrir la voix de la soprano et chef d’orchestre Barbara Hannigan plus connue pour travailler dans le domaine de la musique contemporaine et plus précisément avant-gardiste (Berg, Ligeti, Beor, Boulez). Elle incarne la voix de Chan Parker (la dernière femme du saxophoniste) et on se prend à penser en l’écoutant à une version revue et modernisée des « Double-Six ». Quant à la voix de Bird, elle est confiée à Jeffrey Wright, acteur de cinéma et de théâtre (« Basquiat », « Hunger Games »). Ces deux interprètes se prêtent de bon gré aux scènes musicales qui leur sont attribuées où les musiciens s’en donnent à cœur joie et même au-delà.

Le propos musical force l’intérêt même si certaines plages étonnent comme la version bossa pointilliste que Kandace Springs donne de Little Suede Shoes devenu Live My Love For You. Par contre on reste captivé par les interventions talentueuses de Melody Gardot, Gregory Porter (en jeune Parker), Kurt Elling et Madeleine Peyroux, même ou plutôt parce leur idiomes diffère quelque peu de leur périmètre d’expression habituelle.

Luciane Souza très proche de la phraséologie parkérienne chante sur le fil Bloomdido/Every Little Thing soutenue par un Craig Taborn stimulant. Camille Bertault sert avec brio l’esthétique bop sur Au Privave/Après Vous. Il s’agit bien d’une apothéose comme l’indique le titre de la scène.

Pas question de douter de la démarche de Larry Klein quant à sa volonté de rendre hommage à Charlie Parker même s’il ne s’agit pas vraiment d’un hommage conventionnel. Son parti-pris de distanciation est indéniable et témoigne aussi de sa volonté incontestable de création. Par contre on se questionne malgré tout sur l’accroche commerciale que représente la réunion de quelques-unes des plus grandes figures du jazz vocal alors que de facto, les chanteurs n’occupent pas la place centrale musicalement parlant, même si leurs prestations sont tout à fait mises en valeur.

« The Passion Of Charlie Parker ». Peut-être faut-il voir dans cet album la volonté de sanctifier une fois de plus Bird au Panthéon du jazz via une Passion. A  moins qu’il ne s’agisse de mettre en évidence la vivacité de sa musique et de proposer un nouveau langage qui l’actualise et le présente ainsi aux nouvelles générations.

Lifting original même si peu orthodoxe ou distanciation non conformiste ? A chacun de se faire une idée. Il s’agit de toute manière d’un album original à écouter avec critique pour en percevoir l’intérêt, la modernité et les limites.

The Royal Bopsters présentent « Party of Four »

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Roberto Negro présente « Papier Ciseau »

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Francesco Bearzatti Tinissima 4tet signe « Zorro »…

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« Avital meets Avital », une conversation musicale singulière

« Avital meets Avital », une conversation musicale singulière

Entre classique et jazz, entre Orient et Occident

Avi Avilal et Omer Avital. Un mandoliniste classique et un contrebassiste jazz en quête de leurs racines culturelles communes unissent leurs musiques. « Avital meets Avital »… une belle rencontre qui fait se croiser modernité et tradition.

Annoncée pour le 02 juin 2017, l’album « Avital meets Avital » (Deutsche Gramophonn) est né de la rencontre entre deux musiciens aux carrières divergentes, le mandoliniste classique Avi Avital et le contrebassiste jazz Omer Avital.

« Avital meets Avital ». Entre énergie et mélancolie, au croisement de la tradition classique et des improvisations libres, parée d’harmonies de jazz occidental, sous-tendue par les techniques de composition traditionnelle, la musique de l’album combine avec nuance des mélodies chantantes et des rythmes entraînants. Au carrefour des rythmes marocains, des harmonies orientales et de la liberté du jazz, Avi Avital et Omer Avital font librement converser leurs sons, leurs rythmes, leurs influences et leur mémoire sur un album singulier et fort inspiré.

Il était une fois… deux hommes sans lien de parenté ni d’alliance, nés tous deux de parents marocains, arrivés en Israël avec la vague d’immigration maghrébine des années 60 et grandis dans l’Israël des années 80. Issus de la première génération d’émigrants, marqués par les traditions de leurs familles et par leur amour de la musique occidentale, ils se sont rencontrés à l’Académie de Musique de Jérusalem.

Avi Avital est devenu mandoliniste classique de renom après avoir étudié l’instrument au conservatoire de Jérusalem puis à celui de Padoue. Il séduit le public et la presse par des interprétations passionnantes de klezmer, de musique baroque et de musique contemporaine. Le répertoire de la mandoline, cette petite cousine du luth, date du XVIIIème italien. Outre les pièces de cette époque, Avi Avital a transcrit et interprète des œuvres écrites pour d’autres instruments et commande même des créations à des compositeurs contemporains. Il entreprend aussi des collaborations ouvertes en directions de musiciens issus d’autres courants comme le clarinettiste Giora Feidman ou l’accordéoniste Richard Galliano. Avi Avital est actuellement installé à Berlin.

A New-York, Omer Avital est considéré comme l’un des contrebassistes et compositeurs les plus créatifs de la scène jazz actuelle. Sa musique très moderne combine des éléments orientaux et des arrangements contemporains. Elle repousse les frontières du jazz. Son dernier album « Abutbul Music » sorti le 18 mars 2016 séduit par sa musique mélodique et multiculturelle.

Invité en 2012 par le Festival de Musique de Brême pour la Musikfest, Avi Avital doit alors proposer un « concert surprise » qui présente un programme nouveau et original. Il pense aussitôt à Omer Avital dont il a suivi la carrière. Après une semaine de travail à New-York, les deux musiciens se lancent dans cette collaboration musicale inédite et travaillent sur leurs souvenirs d’enfance, les musiques des chanteurs, auteurs-compositeurs israéliens des années 50/60 et celles de leurs racines marocaines que le mandoliniste avait gardées enfouies au fond de lui-même.

Sur « Avital meets Avital » les deux musiciens sont entourés par le pianiste de jazz Yonathan Avishai et par le percussionniste Itamar Doari qui mettent leur talent au service de la musique et apportent des touches vibrantes de couleurs aux rythmes contrastés.

L’album propose neuf pièces aux atmosphères variées. Sur cet opus on entend pour la première fois des compositions d’Avi Avital qui s’est aventuré hors de sa zone de confort. Ses deux pièces, Avis’s song inspiré de la musique balkanique sur  un rythme à 11/8 et Prélude inscrit dans une tradition classique de la mandoline, encadrent Ballad for Avi écrite par Omer Avital. Son climat incite à la méditation tout autant que Lonely Girl, ballade plus mélancolique encore.

« Avital meets Avital » ouvre en beauté avec Zamzama où les modes arabes, les maqâmât, éclatent avec force et annoncent la coloration du disque. On les retrouve sur Hjazain aux influences marocaines indéniables. Ce titre est précédé de Maroc, morceau fondé sur le rythme marocain le plus typique produit par les qrareb (grandes castagnettes de fer). On aime ses arrangements très libres, les alternances percussives (percussions, mains, piano, cordes) et l’énergie joyeuse qui se dégage de ce morceau où l’on retrouve l’empreinte du contrebassiste.

Avec The Source and The Sea, l’album se termine par une ballade du compositeur israélo-polonais Moshe Vilenski comme un hommage pensif à la génération des parents des deux musiciens et à leurs influences culturelles.

« Avital meets Avital ». Un voyage construit aux confins de l’imaginaire de deux artistes inventifs. Climats nostalgiques, mélodies joyeuses, rythmes énergiques, ballades méditatives. Les atmosphères se combinent et proposent une mosaïque musicale aux ambiances orientales et méditerranéennes pleines de charme.

The Royal Bopsters présentent « Party of Four »

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