Samuelito publie son premier opus, « Solo »

Samuelito publie son premier opus, « Solo »

Un album sensible et habité

« Sólo », le premier opus du jeune prodige de la guitare flamenca, Samuelito, est annoncé pour le 23 juin 2017. Un hommage à la guitare et aux musiques qui l’ont nourri. Entre sensibilité et énergie, huit compositions captivantes.

Sur ce premier album « Sólo » (Label Ouest/L’Autre Distribution), le guitariste propose un voyage au cœur des musiques qu’il aime et qui ont jalonné sa vie. De rencontre musicale en rencontre humaine, de la Bretagne à l’Afrique en passant par l’Espagne et les pays de l’Est, Samuelito trace sa voie et fait entendre sa voix généreuse venue du plus profond de son être.

En effet, Samuel Rouesnel surnommé Samuelito grandit littéralement dans un monde où résonne et vit la guitare. Son immersion débute dès sa petite enfance avec les disques de ses parents écoutés à la maison et aussi avec ces guitares dont les cordes font palpiter son univers, celles de son grand-père, de sa mère, de son père…

Quand il déchiffre sa première partition de flamenco à l’âge de 8/9 ans il a déjà commencé un cursus musique-études au Conservatoire de Caen. Cette musique fait écho en lui puis la guitare devient son instrument. Il poursuit ensuite des études de guitare classique au pôle supérieur du Conservatoire de Paris tout en apprenant parallèlement la guitare flamenca. Il entame ensuite une licence en Musicologie à la Sorbonne.

Ses rencontres et son travail lui permettent de forger un style très personnel ancré dans la tradition flamenca. Avant cet album il est régulièrement invité pour accompagner le cante, chant flamenco et le baile, danse flamenca. Il s’engage aussi dans des projets impliquant différents styles musicaux, comme le jazz manouche en duo avec Antoine Boyer, la guitare classique en duo avec Arnaud Dumond.

Interprète émérite Samuelito est aussi compositeur et participe à de nombreuses autres activités (musiques de film, master-class, rubriques musicales dans des magazines, …). Sorti en 2015, son premier projet personnel, un EP de 5 titres intitulé « Viajero » mélange le flamenco au jazz et aux musiques du monde.

Habité par le flamenco, Samuelito demeure ouvert à de nombreuses influences et s’intéresse aux musiques du monde, ce dont témoigne ce premier album « Sólo », enregistré comme l’indique son titre sous son nom et en solo.

Avec la carte blanche que lui offre son label, Samuelito réalise un rêve d’enfant en enregistrant l’album« Sólo ». Il entre seul en studio avec ses guitares (flamenca, classique, folk), ses percussions (cajon, cymbales, tambourins, calebasse, shakers, tempura indienne, crotales tibétaines, cymbale chinoise, balais, tom grave, bongos). Abreuvé à la culture flamenca, le guitariste breton natif de Normandie puise dans ses souvenirs pour nourrir ses compositions. Même si les embruns bretons flirtent avec les rythmes d’Afrique de l’Ouest, le flamenco imprègne l’album.

Les superbes photos de l’artiste figurant sur le livret et illustrant cet article sont signées par Prisca B.

« Sólo » Huit titres gravés en cinq jours. Huit compositions radieuses écrites à partir de mélodies évocatrices de souvenirs musicaux ou humains. Un album captivant qui témoigne d’une exigence musicale extrême et d’un travail subtil et soigné.

Samuelito a composé et arrangé la totalité des titres de l’album. Hormis Como el Aire déjà enregistré sur l’EP « Viajero » et devenu Comme l’air, tous les morceaux sont enregistrés pour la première fois. On apprécie l’originalité de Jërëjëf qui fait se rencontrer la buleria flamenca et les rythmes de l’Afrique de l’Ouest (mbalax, bembe…). On est touché par la mélancolie de Yarnvili à l’ambiance musicale typiquement bretonne.

Deux hommages. Construite sur une harmonie celtique, Tiegezh honore la mémoire de son grand-père avec qui il avait conçu la mélodie originale. Para Siempre célèbre la figure tutélaire que Paco de Lucia représente pour Samuelito. Une composition offerte à celui qu’il nomme son Maître.

Sur Sonámbulo, le guitariste intègre deux letras por siguiriya qui le conduisent à chanter. En cela le guitariste ne prétend en rien se positionner comme cantaor mais ce chant lui permet d’intégrer ainsi sur l’album l’univers mystique de la siguiriya flamenca (rythme à cinq temps) dont le guitariste dit qu’elle « résonne profondément au fond de lui ». Sa passion pour le flamenco transparaît vraiment à travers ce dernier titre de l’album.

« Sólo » révèle la personnalité de Samuelito. Un opus à la mesure de l’amour du guitariste pour son instrument, pour la musique en général et pour le flamenco, sa langue musicale préférée. Son interprétation généreuse fait cohabiter sensibilité et énergie sur un album captivant.

My new solo album will be released the June 23 !! I made all compositions and arrangements, and played all the instruments. Here is an extract from a song called "Jërëjëf", especially for you my fb friends 😀

Publiée par Samuelito sur Lundi 12 juin 2017

Pierre de Bethmann Trio fait coup double

Pierre de Bethmann Trio fait coup double

Pierre de Bethmann Trio revient avec « Essais/Volume 4 » et un coffret qui regroupe les 4 albums des « Essais » enregistrés en 5 ans autour de reprises de thèmes issus de multiples traditions. Avec à son actif cinq années d’activité intense, quatre albums enregistrés et regroupés en un coffret, le pianiste continue à expérimenter avec brio, l’art du trio avec ses fidèles compagnons, Sylvain Romano et Tony Rabeson. Un vent de fraîcheur et de raffinement. Un havre de plénitude musicale propice au ressourcement et à la sérénité.

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Hommages à Ennio Morricone

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Pour commémorer ce qui aurait été le 92ème anniversaire du compositeur italien Ennio Morricone, deux labels présentent des albums qui honorent le Maestro. Son label Decca collabore avec CAM Sugar pour présenter « Morricone Segreto ». Le label Bonsaï lui rend hommage avec « More Morricone ». Le premier présente sept titres inédits en version orchestrale, de quoi satisfaire un public amateur de pièces rares. Interprété par le contrebassiste Ferruccio Spinetti et le pianiste Giovanni Ceccarelli, le second joue sur le registre de la sobriété et de l’intimité.

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L’ARFI présente « inDOLPHYlités »

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Avec « inDOLPHYlités », cinq membres de l’ARFI honorent la musique de l’album « Out to lunch! » gravé par Eric Dolphy en 1964. Par leur démarche, entre hommage et appropriation, Mélissa Acchiardi, Christophe Gauvert, Clément Gibert, Guillaume Grenard et Christian Rollet prolongent la musique du disque original. En conservant la même instrumentation, ils revisitent le répertoire auxquels ils ajoutent trois compositions de leur cru. Il en résulte une musique ludique et effervescente qui réinvente celle de Dolphy. Le bouturage musical de ces « inDOLPHYlités » s’inscrit dans l’ADN du collectif… plus ARFIdèle que ça, impossible !

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« Cissy Street »… du groove à revendre

« Cissy Street »… du groove à revendre

Cissy Street, mélodies et rythmes pour fêter la musique

« Cissy Street », un premier album bien ficelé et plein d’énergie. Cinq musiciens réunis pour honorer les rythmes. « Cissy Street », une invitation à la danse et à la fête.

Puisque la canicule règne en maître sur l’hexagone, on choisit « Cissy Street » (Inouï Distribution) pour fêter la Musique en ce 21 juin 2017. En effet, annoncé pour le 23 juin 2017, l’album  fait la fête aux rythmes de très belle manière. Du jazz qui trempe ses instruments dans le rock, le funk, le jazz et dans d’autres cultures où le rythme est roi… d’ailleurs comme l’annonce le cinquième titre, le groupe est Groovement malade !

En créant « Cissy Street » le guitariste et compositeur Francis Larue imagine une rue chaude et nocturne d’un quartier populaire bordée de clubs de jazz, de funk et de rock, d’où toutes sortes de gens entrent et sortent au rythme de leurs envies. A l’écoute des dix titres de l’album, le résultat est à l’aulne de son rêve et l’on se projette sans peine dans ce lieu qui ressemble à s’y méprendre aux rues festives de la Nouvelle-Orléans à moins que ce ne soit une place enfiévrée d’une ville latine.

Francis Larue réunit autour de lui quatre musiciens aguerris aux musiques qu’il aime. Vincent Périer embouche le saxophone et Yacha Berdah la trompette. Hugo Crost à la batterie et Etienne Kermarc à la basse sont aux manettes de la solide section rythmique.

Après avoir enregistré l’album dans le Studio Les Tontons Flingueurs, les musiciens ont eu recours à la plateforme de financement participatif Ulele pour financer une partie de la réalisation graphique de la pochette et du pressage des disques. La création graphique est à porter au crédit de David Fangaia. L’album est produit par Francis Larue avec le soutien du collectif Lilananda. L’énergie de tous les participants a contribué à faire vivre ce projet tonique et inspiré.

L’album ouvre avec A3, un titre électrique qui d’emblée annonce la couleur, le rock glisse vers le funk et ça continue de plus belle. L’Afrique préside aux chaudes couleurs de Yemanja où le guitariste se fait lyrique et convoque l’influence de Pat Metheny. Sur Jiajia’s Funk on imagine sans peine une bande d’humanoïdes déchaînés qui dansent avec entrain.

On craque à l’écoute de Groovement Malade au rythme totalement débridé. La trompette et le saxophone croisent le fer avec brio et donnent du fil à retordre à la guitare qui parvient sans peine à donner le change. On aime L’Hérétique où le jazz flirte avec la musique d’Irakere tout en faisant du pied au rock.

On se laisse emballer par les riffs entêtants d’Educ Pop et ses accents cuivrés suivis des lyriques envolées électriques de la guitare. L’énergie circule et les interactions démontrent le professionnalisme et l’écoute réciproque de ces jeunes musiciens.

Rythmes métissés venus d’Afrique ou des contrées latines, énergie du rock et du funk, lyrisme du jazz… « Cissy Street » c’est tout cela et bien plus encore. Une musique qui peut en découdre avec bien d’autres sans aucun complexe. Une explosion de rythmes et de couleurs joyeuses, une incitation à la danse et à la fête.

Rendez-vous avec « Cissy Street » le 22 juin 2017 à 21h au Périscope de Lyon pour se régaler d’un concentré de musique caniculaire boostée par un groove terrible.
Pierre de Bethmann Trio fait coup double

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Pierre de Bethmann Trio revient avec « Essais/Volume 4 » et un coffret qui regroupe les 4 albums des « Essais » enregistrés en 5 ans autour de reprises de thèmes issus de multiples traditions. Avec à son actif cinq années d’activité intense, quatre albums enregistrés et regroupés en un coffret, le pianiste continue à expérimenter avec brio, l’art du trio avec ses fidèles compagnons, Sylvain Romano et Tony Rabeson. Un vent de fraîcheur et de raffinement. Un havre de plénitude musicale propice au ressourcement et à la sérénité.

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L’ARFI présente « inDOLPHYlités »

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Clin d’œil à Hubert Dupont et « Golan-Al Joulan Vol 2 »

Clin d’œil à Hubert Dupont et « Golan-Al Joulan Vol 2 »

Une musique porteuse de lumière et d’espoir

Avec la parution de Golan Al Joulan-Vol 2, le contrebassiste Hubert Dupont se rappelle au bon souvenir de celles et ceux qui ont apprécié en octobre 2016 le premier volume de ce même projet. La musique délivre un message de paix et rayonne de sa force lumineuse.

Sur Golan Al Joulan-Vol 2 (Ultrabolic/Musea) sorti le 09 mai 2017, Hubert Dupont présente quarante et une minutes vingt de quatre titres enregistrés live en 2015 à Fontenay-sous-Bois dans l’établissement Musiques au Comptoir.

C’est avec bonheur que l’on retrouve autour du contrebassiste Hubert Dupont les deux membres du duo « Sabil », l’oudiste  Ahmad Al Khatib et le percussionniste Youssef Hbeisch ainsi que la flutiste Naïssam Jalal, le clarinettiste Matthieu Donarier et le violoniste Zied Zouari.

Celles et ceux qui ont apprécié les quarante-cinq minutes trente-huit de Golan Al Joulan-Vol 1 attendaient la sortie de ce second opus que l’on avait appelé de nos vœux dans la chronique publiée en novembre 2016. C’est d’ailleurs à cet article évoquant cet « ailleurs singulier » créé par Hubert Dupont et ses compagnons que l’on renvoie pour en savoir plus quant au contexte et au projet.

L’album Golan Al Joulan-Vol 2 ouvre avec une autre version de Tusi déjà présent sur le premier volet du projet. Sur Midday Promise, on est comblé par les échanges inventifs de la flutiste et du clarinettiste. Si Golan Al Joulan-Vol 1 présente uniquement des thèmes écrits par le leader, Golan Al Joulan-Vol 2 propose Furatain, une superbe composition d’Ahmad Al Khatib sur laquelle les interventions des musiciens se succèdent avec bonheur. Captivé par les interventions inventives et virtuoses des solistes, on se laisse emporter dans le tourbillon rythmique de la musique porteuse de lumière et d’espoir.

Sur « Golan Al Joulan-Vol 2 », portés par le public enthousiaste, les musiciens de l’orchestre unissent leurs talents pour faire résonner un propos à la fois nostalgique et prometteur de lendemains enchanteurs. Quelquefois proche de la transe, la musique soigne aussi la dimension mélodique et parvient à surprendre encore. Un jazz oriental d’une modernité rare.

Bien sûr on regrette un peu la coute durée de cet album mais pour y remédier on ressort le premier opus afin de prolonger le bonheur de l’écoute. On conseille d’ailleurs à celles et ceux qui découvrent le projet par le second volet de faire de même pour savourer plus longtemps la magie de cette musique.

Les deux volumes du projet Golan Al Joulan donnent corps au rêve d’Hubert Dupont pour qui « À la fois haut plateau et zone d’occupation, le Golan se rêve en terrain de jeu, en lieu d’échanges, en carrefour des modernités… Nous lui imaginons un avenir poétique. »

Réel vecteur de communication, la musique du contrebassiste et compositeur Hubert Dupont engage au dialogue et à l’écoute. Ainsi elle parvient à construire un nouveau langage commun. Comme le jazz et les musiques de l’Orient ont uni leurs idiomes, les hommes ne pourraient-ils pas suivre le modèle exemplaire des musiciens pour fonder un avenir pacifié pour le Golan et ses populations ? Tout est affaire de choix. On souhaite qu’un tel avenir puisse exister.

La consultation du site du contrebassiste Hubert Dupont permet de connaître les prochaines dates de concert de l’équipe de Golan Al Joulan et d’en savoir plus encore sur les projets du contrebassiste.

Pierre de Bethmann Trio fait coup double

Pierre de Bethmann Trio fait coup double

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« In The Beginning », album de Kira Skov et Maria Faust

« In The Beginning », album de Kira Skov et Maria Faust

« Les chants perdus d’une terre abandonnée »

La vocaliste danoise Kira Skov et Maria Faust, la saxophoniste montante de la scène de Copenhague, sont réunies autour d’un projet musical inspiré par l’Estonie, pays d’origine de Maria. Il en résulte « In The Beginning », un album singulier et attachant.

Issu d’une création collective d’artistes, de techniciens et de beaucoup d’autres participants fédérés autour de Kira Skov et Maria Faust, l’album « In The Beginning » (StuntRecords/Una Volta Music) annoncé pour le 23 juin 2017, rend un hommage très personnel à l’Estonie et à son histoire. En 2016, les deux musiciennes ont sillonné les régions frontalières du sud de l’Estonie, pays natal de la saxophoniste.

Elles ont découvert un répertoire de chansons en voie d’oubli qui évoquent la foi, le doute et le pardon, la soumission et l’abandon du peuple estonien par la société moderne.

Touchées par ces textes, informées des récits historiques relatifs à cette région d’Estonie et conscientes de la disparition des traditions culturelles et musicales disparues absorbées par la transformation de la société moderne, Kira Skov et Maria Faust se sont mobilisées pour concevoir un projet musical inspiré de la sombre histoire de l’église catholique qui a absorbé les traditions rurales païennes. Leur musique inclut des contes inspirés d’hymnes orthodoxes, du folklore estonien et de la culture occidentale.

La musique est habitée d’une force particulière que l’on peut relier à un enregistrement réalisé dans une église russe orthodoxe construite en 1873 et abandonnée.

A n’en pas douter la réalisation de cet album a été un réel challenge dont on loue la réussite. Autour et dans ce lieu hors du temps démuni d’eau et d’électricité, il a fallu le soutien d’une équipe technique assemblée sur place avec des responsables de productions cinématographiques internationales et des habitants locaux volontaires. Par ailleurs le projet n’aurait pu voir le jour sans le talent et la persévérance des deux femmes, sans la conviction des musiciens réunis autour de Kira Skov et Maria Faust, sans l’adhésion au projet du producteur Mark Howard de Los Angeles présent pour l’enregistrement et sans le soutien d’un financement participatif.

La sortie locale de l’album prévue en mars 2017 a été repoussée suite au décès de Nicolai Munch-Hansen, bassiste sur l’album et compagnon de la chanteuse.

Les neuf plages de l’album « In The beginning » sont habitées d’une force indéniable. Les chants et la musique établissent un lien entre le passé de la terre estonienne oubliée et un présent ré-imaginé. Le récit plein de force et de lyrisme projette son empreinte au bord d’un nouveau monde créé par les musiciens et les chanteur(se)s.

Autour de Kira Skov (chant) et Maria Faust (saxophone alto) sont réunis Tobias Wiklund (trompette), Meelis Vind (clarinette basse), Ned Ferm (saxophone ténor), Nicolai Munch-Hansen (contrebasse) et Sebastian Rochford (batterie). Les trois derniers joignent leurs voix à celle du chœur composé de Silja Uhs, Marie Roos, Annely Leinberg, Raul Mikson, Meelis Hainsoo, and Joosep Sang.

Les paroles de tous les chants sont à porter au crédit de Kira Skov, hormis celle l’Ave Maria d’ouverture devenu Blessed Are The Women et celles du dernier chant de l’album My Heart Is An Old Man écrites par Maria Faust. Les deux musiciennes ont uni leurs talents pour composer les thèmes. Les arrangements pour les chœurs et l’orchestre reviennent à Maria Faust.

On loue aussi le livret proposé par Stunt Records avec les textes des chants intégrés parmi de superbes images noir et blanc témoignant du contexte. Un bel objet qui dissuade d’acquérir les titres en téléchargement.

Neuf plages superbes évoquent le passé de ce qui était et aurait pu être, le travail, la terre les souvenirs, les prières à Dieu qui a abandonné sa maison, les chants du passé, les pleurs, l’amour et surtout la liberté, la poésie et la possibilité de recommencer une fois encore.

On aime le brin de réverbération des sonorités qui dotent de fragilité des chants d’une force émotionnelle extrême. Si certains morceaux adoptent une forme proche des chants sacrés par la présence des chœurs mais aussi par la forme des compositions et la force des arrangements, la musique intègre beaucoup de modernité au sein des partitions. Cela est particulièrement prégnant sur Everything That Was And Could Have Been avec des échappées très libres des soufflants.

La pulsation jazz se mêle aux accents folk de Let The Lifting Up Of My Hands Be An Evening Sacrifice. Poetry Is Free sonne comme une ode dédiée aux idées de tous les peuples disparus. Le chant de la trompette et celui de la clarinette dessinent une ligne d’espoir en arrière fond de la voix de la chanteuse.

In The Beginning marque l’album de la force hypnotique de la voix de la chanteuse alliée à la dimension incantatoire des chœurs. La pulsation impulsée par le batteur et la ligne lyrique de la trompette y contribuent tout autant.

La vidéo d’annonce de l’album brille par la qualité de sa construction qui intègre de nombreux éléments de contexte, suggère l’ambiance globale par de superbes images de la nature et propose des écoutes représentatives de la beauté de l’album, en l’occurrence Blessed Are The Women en introduction du montage, Poetry is free au milieu de la vidéo et pour finir le splendide Everything That Was And Could Have Been évoqué précédemment.

Pour accompagner l’écoute de ce superbe album on conseille la lecture de « L’homme qui savait parler la langue des serpents » écrit par Andrus Kivirähk paru en 2007 en Estonie. Un roman qui invente la vie d’un habitant de la forêt durant le moyen-âge au moment où apparaît la religion, au moment où le monde ancestral et le folklore estonien disparaissent emportés par la modernité incarnée par les villageois, les chevaliers et tout ce qui vient de l’étranger, de l’Occident. Une réflexion ironique et pertinente sur le passage du temps, la mémoire et l’identité, sur le monde qui change. Comme l’album « In The Beginning », le roman « L’homme qui savait parler la langue des serpents » entre nostalgie du passé et espoir d’un avenir possible.

« In The Beginning«  Un hymne incantatoire émouvant et puissant qu réveille la mémoire du passé. Sur cet album hypnotique et poétique, les chants sculptent des psalmodies telluriques et des hymnes lumineux qui célèbrent la terre d’Estonie abandonnée. Habitée par des forces héritées du folklore païen et des contes populaires estoniens la musique présente pourtant un caractère actuel, moderne et coloré qui tranche avec la force perceptible du passé ombré de teintes grises.

Pour finir et pour mieux s’imprégner de l’ambiance de l’enregistrement de l’album « In The Beginning » pourquoi ne pas visionner le court documentaire de réalité virtuelle proposé par Mikkel Keldorf (Khora). Avec la présentation des deux musiciennes il permet de découvrir « The story Behind » et d’entendre Song for Maria et In the Beginning chanté de nuit dans une clairière. Et après cela… il est tentant d’écouter l’album dans son intégralité, sans oublier de visiter le site consacré au projet de Kira Skov et Maria Faust.

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L’ARFI présente « inDOLPHYlités »

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Clin d’œil au 4tet de Jorgen Emborg avec M. Heise et « What’s Left? »

Clin d’œil au 4tet de Jorgen Emborg avec M. Heise et « What’s Left? »

Un jazz esthétique empreint d’une nostalgie passéiste.

Le quartet acoustique de Jorgen Emborg avec le jeune harmoniciste Mathias Heise a gravé neuf compositions du leader sur l’album « What’s left? » sorti le 16 juin 2017. Un jazz agréable qui devrait plaire à un large public.

Pour son nouveau quartet acoustique le pianiste danois Jorgen Emborg s’est adjoint sur l’album « What’s left? » les services d’une section rythmique rôdée avec le contrebassiste Peter Hansen et le batteur Karsten Bagge. Les trois musiciens déroulent un tapis rouge au talentueux Mathias Heise, nouvelle révélation de l’harmonica chromatique qui joue sur du velours.

Il en résulte l’album « What’s Left? » (Stunt Records/Una Volta Music) sorti le 16 juin 2017. Le groupe livre une musique joyeuse dont l’écoute est tout à fait confortable et les mélodies aisément mémorisables. Soutenus par une section rythmique fiable et efficace, les solistes peuvent à loisir exposer les thèmes et développer sans risque aucun leurs improvisations au lyrisme contenu et maîtrisé.

What’s left? Le titre annonce par lui-même la musique proposée. On a l’impression de se trouver en terrain connu, celui d’un jazz lumineux certes mais sans aspérité et plutôt conventionnel. Une impression de « déjà écouté », comme les traces d’une esthétique passéiste agréable voire confortable mais sans surprise.

Pourtant on ne boude pas son plaisir et on se laisse porter par des rythmes empruntés à une musique brésilienne pourtant loin de toute folie ou par les trois temps du thème Never-Ending Waltz en cousinage direct avec « Bluesette » (la magnifique composition de Toots Thielemans). Les deux ballades What’s Left et Rule No 1 accueillent le silence et étirent le tempo propice ainsi à l’expression des solistes qui peuvent tout à loisir dérouler leur expression soignée.

Les interventions de Jorgen Emborg au piano électrique laissent entendre un son suranné qui détonne un peu dans le contexte. On le préfère sur le clavier du piano plus favorable à son expression sophistiquée. Un peu loin de l’esthétique de son « Quadrillon », Mathias Heise, le jeune prodige danois de l’harmonica chromatique, livre le meilleur de son art et développe des solos dont le lyrisme et la « fausse » simplicité évoquent une filiation en droite ligne avec le maître de l’instrument, un certain Toots Thielemans. D’ailleurs l’album se termine avec Theme for Toots, une très belle composition de Jorgen Emborg qui rend hommage au guitariste et harmoniciste belge, Toot Thielemans disparu le 22 août 2016.

En définitive un album esthétique, raffiné et soigné. Les mélodies bien léchées oublient pourtant de convoquer l’émotion. L’harmonica de Mathias Heise contribue par bonheur à lui donner du relief et des couleurs.

Les dix compositions de Jorgen Emborg de l’album « What’s Left? » ont été enregistrées les 10 et 11 octobre 2016 par Thomas Vang au Village Studio de Copenhague sauf le titre Theme for Toots enregistré au Moonsong Studio de Copenhague le 09 décembre 2016.

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L’ARFI présente « inDOLPHYlités »

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Avec « inDOLPHYlités », cinq membres de l’ARFI honorent la musique de l’album « Out to lunch! » gravé par Eric Dolphy en 1964. Par leur démarche, entre hommage et appropriation, Mélissa Acchiardi, Christophe Gauvert, Clément Gibert, Guillaume Grenard et Christian Rollet prolongent la musique du disque original. En conservant la même instrumentation, ils revisitent le répertoire auxquels ils ajoutent trois compositions de leur cru. Il en résulte une musique ludique et effervescente qui réinvente celle de Dolphy. Le bouturage musical de ces « inDOLPHYlités » s’inscrit dans l’ADN du collectif… plus ARFIdèle que ça, impossible !

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Oregon présente Lantern, son trentième album

Oregon présente Lantern, son trentième album

Un bijou de jazz à écouter en boucle

Le groupe Oregon présente « Lantern », son nouvel album. Un jazz raffiné, doux, aérien, évocateur de climats aux couleurs universelles fidèle à son esthétique d’origine. Une musique transculturelle qui génère des univers sereins et aboutis.

Il serait dommage de passer à côté de « Lantern » (CamJazz/Harmonia Mundi) ce nouvel album du groupe Oregon annoncé pour le 30 juin 2017. En effet la musique d’Oregon fait la synthèse entre les harmonies du jazz, les ambiances de la musique européenne et les rythmes issus de nombreuses musiques ethniques de par le monde.

Précurseur dans les années 70 de ce que d’aucuns ont appelé le jazz world, le groupe Oregon a créé un langage singulier et un son qui lui est propre à partir des influences multiples qu’il ne cesse d’explorer. Une fois écoutées, les mélodies imprègnent la mémoire et imposent leur souvenir.

Plus de quarante ans après sa création (1970) le groupe Oregon est toujours présent dans le monde du jazz, même si le personnel a quelque peu évolué depuis ses débuts. Du groupe d’origine demeurent le guitariste, pianiste et compositeur Ralph Towner et le multi-instrumentiste Paul McCandless (hautbois, cor anglais clarinette basse, saxophone soprano, flutes).

Dans l’orchestre actuel la batterie et les percussions sont tenues par Mark Walker qui a rejoint le groupe en 1996 (après le départ de Trilok Gurtu intégré dans Oregon en 1985 à la suite du décès de Colin Walcott). C’est le contrebassiste italien, Paolino Dalla Porta qui a rejoint le trio Towner/McCandless/Walker en 2015 après le départ de Glen Moore. Depuis son arrivée il a participé à trois tournées du groupe Oregon.

L’écriture de Ralph Towner participe pour beaucoup au raffinement des titres interprétés mais l’instrumentation du groupe intervient pour beaucoup dans la texture de la musique. En effet Paul McCandless apporte des sonorités précieuses lorsqu’il quitte le saxophone soprano pour emboucher le hautbois ou le cor anglais. De son côté Ralph Towner apporte des effets différents selon qu’il est à la guitare, au piano ou au synthé. S’il joue de délicatesse sur les cordes de la guitare, il se fait par contre plus énergique et stimule le tempo sur les morceaux plus teintés de jazz dont le fameux The Glide que le groupe joue depuis fort longtemps.

Les interventions de Mark Walker varient selon les climats de la musique. Fin percussionniste formé aux rythmes de Cuba et d’Amérique du Sud, il déstructure la musique et dessine des arabesques percussives flottantes. Par contre il se montre fort énergique à la batterie sur les rythmiques jazz. Paolino Dalla Costa s’allie au batteur et apporte souplesse, fraîcheur et profondeur à la dimension rythmique de l’orchestre sur les climats plutôt world. Les ambiances jazz lui sont tout aussi familières et on se souvient de ses interventions toniques au sein du Devil quartet de Paolo Fresu.

Sur « Lantern », Oregon continue à se renouveler tout en conservant l’idiome qui lui est propre. Un jazz universel qui se promène entre le swing du jazz et les couleurs des musiques ethniques. Avec dix titres originaux, le groupe fait preuve une fois de plus de son aptitude à créer une musique fraîche et enchanteresse.

Sous la supervision du producteur Ermanno Basso l’album « Lantern » a été enregistré et mixé par Johannes Wohlleben du 28 au 30 novembre 2016 aux Studios Bauer de Ludwigsbur en Allemagne et mastérisé par Danilo Rossi.

On est sensible à l’ambiance ludique et légère de Dolomiti Dance qui ouvre l’album et fait des clins d’oeil à la musique classique. On apprécie le côté tendrement latin de Not Forgotten ombré d’une saudade délicate. Le silence habite les improvisations inspirées que Ralph Towner développe à la guitare. On est aussi touché par Figurine, une ballade poignante et minimaliste.

Un battement plus vif habite Walk the Walk, une composition de Mark Walker et The Glide où Ralph Towner s’exprime au piano. Le tempo jazz sied vraiment au groupe qui sait tout autant s’immerger dans la musique plus avant-gardiste du titre Lantern qui donne son nom à l’album. Sur ce thème composé par le groupe, Oregon n’a rien à envier aux orchestres de musique improvisée européenne les plus créatifs.

L’album se termine par The Water Is Wide, un air traditionnel désarmant de banalité que les arrangements de Ralph Towner et l’interprétation des musiciens transforment en un vrai bijou.

Le groupe Oregon prévoit une tournée d’été qui le conduit en Allemagne, au Danemark, en Russie, en Italie, en Angleterre et en Pologne. A croire que les programmateurs français ne sont pas sensibles à sa musique. Dommage ! Il n’en reste pas moins qu’on conseille avec chaleur l’écoute de cet album « Lantern » à sortir le 30 juin 2017 sous le label Italien Cam Jazz. A ne rater sous aucun prétexte.

« Lantern ». Le groupe Oregon développe une écoute extrême et une interactivité de tout instant qui s’allient au talent des quatre musiciens. Ainsi, dans sa structure actuelle la formation Oregon développe le même esprit qu’à ses origines. Le groupe navigue avec bonheur dans des ambiances variées qui dessinent les contours d’une musique universelle dont les mélodies captivent.

Pierre de Bethmann Trio fait coup double

Pierre de Bethmann Trio fait coup double

Pierre de Bethmann Trio revient avec « Essais/Volume 4 » et un coffret qui regroupe les 4 albums des « Essais » enregistrés en 5 ans autour de reprises de thèmes issus de multiples traditions. Avec à son actif cinq années d’activité intense, quatre albums enregistrés et regroupés en un coffret, le pianiste continue à expérimenter avec brio, l’art du trio avec ses fidèles compagnons, Sylvain Romano et Tony Rabeson. Un vent de fraîcheur et de raffinement. Un havre de plénitude musicale propice au ressourcement et à la sérénité.

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Hommages à Ennio Morricone

Hommages à Ennio Morricone

Pour commémorer ce qui aurait été le 92ème anniversaire du compositeur italien Ennio Morricone, deux labels présentent des albums qui honorent le Maestro. Son label Decca collabore avec CAM Sugar pour présenter « Morricone Segreto ». Le label Bonsaï lui rend hommage avec « More Morricone ». Le premier présente sept titres inédits en version orchestrale, de quoi satisfaire un public amateur de pièces rares. Interprété par le contrebassiste Ferruccio Spinetti et le pianiste Giovanni Ceccarelli, le second joue sur le registre de la sobriété et de l’intimité.

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L’ARFI présente « inDOLPHYlités »

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Avec « inDOLPHYlités », cinq membres de l’ARFI honorent la musique de l’album « Out to lunch! » gravé par Eric Dolphy en 1964. Par leur démarche, entre hommage et appropriation, Mélissa Acchiardi, Christophe Gauvert, Clément Gibert, Guillaume Grenard et Christian Rollet prolongent la musique du disque original. En conservant la même instrumentation, ils revisitent le répertoire auxquels ils ajoutent trois compositions de leur cru. Il en résulte une musique ludique et effervescente qui réinvente celle de Dolphy. Le bouturage musical de ces « inDOLPHYlités » s’inscrit dans l’ADN du collectif… plus ARFIdèle que ça, impossible !

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Clin d’œil à Bruno Schorp et « Into The World »

Clin d’œil à Bruno Schorp et « Into The World »

Voyage dans un univers métissé et introspectif

Le contrebassiste Bruno Schorp projette son univers sur les neuf plages de l’album « Into The World ». Très attachée à la mélodie, sa musique navigue entre introspection et dépaysements coloristes. Un voyage intérieur très personnel.

Après un premier album « Eveil » sorti en 2013 avec le Bruno Schorp Sextet, le contrebassiste propose « Into The World » (Shed/Music/Absilone) dont la sortie est prévue pour le 16 juin 2017.

Autour de lui, Bruno Schorp réunit une équipe de musiciens, compagnons de longue date, qui unissent leurs talents au service de la musique du leader. On retrouve le lumineux saxophoniste Christophe Panzani, le pianiste coloriste Leonardo Montana et le batteur toujours inventif Gautier Garrigue. Le contrebassiste a aussi invité trois artistes auxquels il est très attaché. La voix sensible de la chanteuse Charlotte Wassy. Tony Paeleman qui pose les couleurs de ses claviers sur trois plages de l’album. Le guitariste Nelson Veras dont on connait le goût pour la mélodie et les harmonisations subtiles.

« Into The World ». Neuf plages d’une musique généreuse et métissée dont les thèmes font alterner des ambiances intimes, comme des confidences, et des paysages plus colorés rapportés de ses voyages.

Bruno Schorp a composé sept pièces de l’album « Into The World ». Le compositeur évoque, la tendresse, la force et la fragilité des relations sur Louise, I Heard About A Thing Of You, A Nos parents et Mister K.

L’horizon se colore et s’élargit vers des paysages plus métissés sur Katmandou et Into The World qui ouvre l’album.

L’univers de Milton Nascimento lévite comme en suspension sur la trame des improvisations légères et inspirées du pianiste et du saxophoniste. Sur A Noite composé par Leonardo Montana se pose la voix caressante de la chanteuse qui tisse des textures évanescentes et nocturnes.

« Into The World » témoigne d’un vrai son de groupe. Bruno Schorp a aussi convié sur les neuf plages de l’album, un allié essentiel qui contribue de belle manière à la respiration de cet album intimiste et mélodique, le silence. Il habite chacune des interventions des musiciens indéniablement au service de l’univers du contrebassiste.

 

Pour la sortie de l’album « Into The World » le 16 juin 2017 le contrebassiste Bruno Schorp se produit en quartet avec Christophe Panzani (saxophone), Leonardo Montana (piano) et Gautier Garrigue (batterie) à 21h30 au Sunset à Paris. En invités à leurs côtés, la chanteuse Charlotte Wassy et le claviériste Tony Paeleman. Le rendez-vous devrait permettre de retrouver les ambiances intimistes de l’album.
Pierre de Bethmann Trio fait coup double

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Pierre de Bethmann Trio revient avec « Essais/Volume 4 » et un coffret qui regroupe les 4 albums des « Essais » enregistrés en 5 ans autour de reprises de thèmes issus de multiples traditions. Avec à son actif cinq années d’activité intense, quatre albums enregistrés et regroupés en un coffret, le pianiste continue à expérimenter avec brio, l’art du trio avec ses fidèles compagnons, Sylvain Romano et Tony Rabeson. Un vent de fraîcheur et de raffinement. Un havre de plénitude musicale propice au ressourcement et à la sérénité.

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Hommages à Ennio Morricone

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Pour commémorer ce qui aurait été le 92ème anniversaire du compositeur italien Ennio Morricone, deux labels présentent des albums qui honorent le Maestro. Son label Decca collabore avec CAM Sugar pour présenter « Morricone Segreto ». Le label Bonsaï lui rend hommage avec « More Morricone ». Le premier présente sept titres inédits en version orchestrale, de quoi satisfaire un public amateur de pièces rares. Interprété par le contrebassiste Ferruccio Spinetti et le pianiste Giovanni Ceccarelli, le second joue sur le registre de la sobriété et de l’intimité.

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L’ARFI présente « inDOLPHYlités »

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Avec « inDOLPHYlités », cinq membres de l’ARFI honorent la musique de l’album « Out to lunch! » gravé par Eric Dolphy en 1964. Par leur démarche, entre hommage et appropriation, Mélissa Acchiardi, Christophe Gauvert, Clément Gibert, Guillaume Grenard et Christian Rollet prolongent la musique du disque original. En conservant la même instrumentation, ils revisitent le répertoire auxquels ils ajoutent trois compositions de leur cru. Il en résulte une musique ludique et effervescente qui réinvente celle de Dolphy. Le bouturage musical de ces « inDOLPHYlités » s’inscrit dans l’ADN du collectif… plus ARFIdèle que ça, impossible !

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« Places In Between » par le trio Reis-Demuth-Wiltgen

« Places In Between » par le trio Reis-Demuth-Wiltgen

Un jazz moderne empreint de poésie

« Places In Between » (Double Moon/Socadisc) sorti le 02 juin est le second album du trio Reis-Demuth-Wiltgen. Il séduit par sa fraîcheur et l’équilibre magique qui existe entre rythme et mélodie. Un jazz lyrique et créatif.

Issus de la scène luxembourgeoise le pianiste Michel Reis, le contrebassiste Marc Demuth et le batteur Paul Wiltgen s’est formé pour la première fois en1998 à l’occasion d’une « fête de lycée » au Luxembourg. Ils suivent ensuite des chemins séparés au long desquels ils se familiarisent avec le jazz. Michel Reis suit la formation du Berklee College of Music et celle du New England Conservatory de Boston. Marc Demuth a obtenu son Bachelor’s et son Master’s au Koninklijk Conservatorium de la Haye et est diplômé du « Conservatoire Royal » de Bruxelles. Paul Wiltgen a complété ses études supérieures de jazz à la Manhattan School of Music de New-York.

De nouveau complices en 2002 le trio s’est vraiment reformé en 2011. Il s’est depuis forgé une solide réputation en Europe, au Japon et outre-Atlantique où il est reconnu par des artistes comme Joshua Redman qui est « tombé dingue de leur musique ». Le saxophoniste a d’ailleurs déjà joué avec eux et prévoit aussi de les retrouver en 2018.

Certes le trio Reis-Demuth-Wiltgen est un trio à l’instrumentation classique, piano/contrebasse/batterie, mais l’originalité du groupe réside ailleurs, dans une écriture qui associe une puissance rythmique étonnante à des motifs mélodiques élégants. La musique du groupe fait preuve de concision et de nuances.

Les trois musiciens ont participé à l’écriture de l’album où ils décrivent en musique les moments qu’ils passent ensemble au cours de leurs tournées. Réalisé sous le label allemand Double Moon Records l’album « Places In Between » à été enregistré à Brooklyn/New-York.

Sur « Places In Between » la musique se renouvelle tout au long des thèmes qui font alterner des ambiances au romantisme avéré et d’autres beaucoup plus énergiques. Douze plages qui ne cessent de surprendre et comblent l’écoute… morceaux groovy pour vibrer, compositions plus impressionnistes pour rêver.

Reconnue depuis quelques années déjà, cette formation continue à surprendre. Le trio effervescent ne s’enferme pas dans la monotonie. Les trois artistes mettent leur talent et leur technique au service du collectif, ce qui est d’ailleurs annoncé via le nom du trio Reis-Demuth-Wiltgen, qui place sur un pied d’égalité les trois musiciens.

La batterie de Paul Wiltgen assure une rythmique dynamique aidée en cela par la contrebasse de  Marc Demuth. Ses improvisations précises mettent en valeur la sonorité profonde de son instrument. « Artiste Steinway » le pianiste Michel Reis fait alterner un toucher pointilliste avec des motifs rythmiques réitératifs et puissants.

Sur certains thèmes de leur album « Places In Between », comme Small Talk et Where The Heart Beat les musiciens déroulent de longues séquences pulsionnelles où le duo contrebasse/batterie unit sa puissance au touché rythmique martelé par le pianiste jusqu’à un solo captivant et lyrique du piano. Sur d’autres morceaux comme Surreal Kinda Deal et Me Dire, le trio cultive un certain art du suspens pour narrer en finesse une histoire délicate.

« Places In Between ». Inscrit dans la droite ligne de la musique européenne par sa dimension lyrique et son art de la mélodie, le trio Reis-Demuth-Wiltgen développe un art plein de nuances. Sans cesse renouvelée, la musique de l’album surprend pas sa fraîcheur et sa capacité à raconter des histoires chantantes aux couleurs changeantes.

Cet été on peut écouter le trio Reis-Demuth-Wiltgen en France. Plusieurs rendez-vous s’anoncent. Le 24 juin 2017 à 19h30 et 21h30 au Duc des Lombards à Paris. Le 25 juin 2017 à 17h salle Jéliote d‘Oloron-Sainte-Marie dans le cadre du festival des Rives et des Notes. Le 08 juillet 2017 aux Têtes de Jazz en Avignon. Le 01 août 2017 à 21h à la salle Moulinages de l’Espace Soubeyran à Crest dans le cadre de Crest Jazz Festival. Le 02 août dans le cadre de Jazz à la Colle sur Loup.
Il faut par contre attendre le 16 mars 2018 pour la prochaine performance du trio Reis-Demuth-Wiltgen avec le saxophoniste Joshua Redman et l’orchestre philharmonique du Luxembourg dirigé par Vince Mendoza à la Philharmonie de Luxembourg.
Pierre de Bethmann Trio fait coup double

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Pierre de Bethmann Trio revient avec « Essais/Volume 4 » et un coffret qui regroupe les 4 albums des « Essais » enregistrés en 5 ans autour de reprises de thèmes issus de multiples traditions. Avec à son actif cinq années d’activité intense, quatre albums enregistrés et regroupés en un coffret, le pianiste continue à expérimenter avec brio, l’art du trio avec ses fidèles compagnons, Sylvain Romano et Tony Rabeson. Un vent de fraîcheur et de raffinement. Un havre de plénitude musicale propice au ressourcement et à la sérénité.

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Hommages à Ennio Morricone

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L’ARFI présente « inDOLPHYlités »

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« Abécédaire Thelonious Monk » écrit par Jacques Ponzio

« Abécédaire Thelonious Monk » écrit par Jacques Ponzio

Approcher Monk à travers ses mots

Avec « Abécédaire Thelonious Monk », le pianiste et écrivain Jacques Ponzio écrit un petit bouquin précieux à savourer avec délice. Les mots de Monk parlent de Monk… C’est en effet une bien belle idée que ce recueil de citations pour approcher Monk et mieux le connaître.

Après avoir signé avec François Postif le superbe « Blue Monk, un portrait de Thelonious Monk » en 1995 aux Éditions Actes Sud, Jacques Ponzio revient avec « Abécédaire Thelonious Monk », un court recueil de citations de Monk transcrites par des musiciens ou des journalistes et classées par ordre alphabétique. Cet ouvrage publié le 21 avril 2017 aux Éditions Lenka Lente est en fait une édition bilingue préfacée de fort belle manière par François Billard.

En cette année 2017 on peut penser que l’auteur célèbre à sa manière le centième anniversaire de la naissance (10 octobre 1917) de Thelonious Monk, ce compositeur et pianiste dont l’œuvre continue à fasciner musiciens et amateurs de jazz. Ce prodigieux artiste a légué aux générations qui l’ont suivi un héritage musical indéniable qui le place à jamais au firmament des génies du jazz. On apprécie l’initiative heureuse de Jacques Ponzio qui anticipe en publiant son livre en amont des mouvements médiatiques prévisibles. La lecture des 124 pages engage vraiment à se pencher sur Monk et sa musique pour les (re-)découvrir.

Animé par une incessante quête de création, Monk a certes participé à la révolution be bop mais il a surtout inventé un style pianistique et un art de la composition qui lui appartiennent en propre et sont encore aujourd’hui d’un modernisme inouï. S’il a influencé des générations de musiciens, le personnage a aussi intrigué voire dérangé ses contemporains. Ses comportements surprenants sur scène et dans la vie quotidienne, son mutisme et ses attitudes réservées n’ont cessé d’alimenter sa légende. Monk et sa musique ont entretenu une relation particulière avec le silence.

Classées par ordre alphabétique en anglais, les citations de nombreux musiciens (Steve Lacy, Henri Renaud, Sahib Shibab) et journalistes (Ira Gitler, Leonard Feather, Val Wilmer) apprennent beaucoup sur Monk. Quelques photos laissent entrevoir l’homme autrement que derrière un piano ou devant une partition, avec sa femme et ses deux enfants (p68-69 photo à porter au crédit de Jim Marshall) qui illustre l’entrée « Enfant : Ma femme et moi avons deux enfants » ou avec une raquette de ping-pong (p50-51) en regard de l’entrée « Jeux : Je joue au billard et au ping-pong. Je suis assez bon à ces jeux-là ».

« Abécédaire Thelonious Monk ». C’est un peu comme si Monk parlait lui-même à travers ses mots rapportés par d’autres. En définitive on perçoit l’homme épris de liberté qu’il a été, sa volonté d’être et de demeurer lui-même. Irrigués d’humour ses propos restituent une part de ses fragilités mais font surtout entrevoir la détermination indéfectible dont il fait preuve pour créer sa musique, ce jazz auquel il est tant attaché. Simplement parce que c’est ainsi qu’il le conçoit, sans qu’il lui importe d’ailleurs que ça plaise ou non.

« A ta façon : Je dis, joue à ta façon. Ne joue pas ce que veut le public. » - « Reconnaissance publique : Joue ce que tu veux et laisse le public s’emparer de ce que tu fais - même si ça doit lui prendre quinze ou vingt ans. »

Quelques entrées pourraient aussi inspirer les musiciens de jazz en devenir.

« Bonne musique : La bonne musique, c’est quelque chose qui vous rend heureux. Qui vous fait plaisir. Qui fait du bien à votre oreille…. »  - « Imagine : Ne joue pas tout (ni tout le temps) ; laisse des trucs flotter, de la musique à peine imaginée. Ce que tu ne joues pas pourrait bien être plus important que ce que tu joues. » - « Jazz : je n’ai pas une définition du jazz. Mais on doit probablement le reconnaître à chaque fois qu’on l’entend. » - « Liberté : Le Jazz c’est la  liberté. » « Musique : Ne parlons pas de musique, jouons-la. » - « Silence : Le bruit le plus fort au monde, c’est le silence. » - « Tempo : Que tu ne sois pas batteur ne signifie pas que tu n’as pas à garder le tempo. »

Il reste bien d’autres entrées et d’autres mots de Monk à découvrir dans cet « Abécédaire Thelonious Monk » dont la lecture ne laisse pas indifférent et engage à ressortir vinyles et CD de Monk pour l’écouter interpréter sa propre musique.

Pierre de Bethmann Trio fait coup double

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Clin d’œil à Fred Dupont et « Organ Session »

Clin d’œil à Fred Dupont et « Organ Session »

Premier album enthousiaste et groovy

L’organiste Fred Dupont livre avec « Organ Session » un premier album plein d’énergie. Les musiciens rivalisent d’enthousiasme et façonnent une musique qui oscille entre jazz, soul, blues et funk sans vraiment choisir une orientation plus qu’une autre. C’est plein de groove.

Sur « Organ session » (Assai Records/Socadisc) sorti le 02 juin 2017, Fred Dupont choisit de s’exprimer à l’orgue Hammond et au piano Wurlitzer Il a pris soin de s’entourer d’un batteur plus que solide en la personne juin  de Damien Schmitt, du guitariste Jo Champ, du trompettiste Renaud Gensane et de Baptiste Herbin, saxophoniste altiste qui joue plus vite que son ombre. Le groupe se distingue par un enthousiasme énergique mis au service du groove.

Après trois plages à l’orgue qui se promènent avec bonheur du côté du swing-funk, du blues et de la fusion pop-jazz, Fred Dupont s’engage sur Mandat Cash aux commandes du Wurlitzer et s’aventure du côté d’un funk où la trompette louche du côté de Miles des eighties. On se serait passé du vocoder sur le titre éponyme qui tente de cloner les musiques des années 80 sans vraiment y parvenir.

Par bonheur, l’orgue revient sur Rhum Express. Sur ce morceau hard-bop composé par Fred Dupont et Renaud Gensane, tous les musiciens mettent leur savoir-faire au service de la musique. Une des plus belles réussites de l’album. On est aussi agréablement surpris par 6 am qui fait dialoguer Fred Dupont et Renaud Gensane et par la reprise live du titre Listen here très joyeux où le saxophoniste volubile est porté par le drive implacable du batteur.

Sur « Organ Session », Fred Dupont brille sur les plages où il s’exprime à l’orgue. Il fédère autour de lui l’énergie du groupe et insuffle un groove indéniable à la musique de cet album généreux mais peu innovant.

Pierre de Bethmann Trio fait coup double

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