Le saxophoniste ténor et compositeur Francesco Geminiani signe « Red Sky, Blue Water ». Le musicien a composé un répertoire original très dynamique qu’il présente avec un ensemble de musiciens talentueux de la scène jazz internationale. Le répertoire restitue les rythmes de la vie urbaine. Neuf tableaux musicaux aux couleurs lyriques et sensibles.
Enrico Pieranunzi rend hommage à Fellini
Un concert éblouissant
Le 02 décembre 2017 Enrico Pieranunzi rend hommage en trio à Federico Fellini et aux thèmes de Nino Rota. Sur scène le jazz déploie toutes ses nuances sur des arrangements somptueux. En réponse, le public vibre de plaisir sur les gradins du Grand Auditorium du Musée des Confluences.
Le 02 décembre 2017, dans le cadre de sa résidence au Musée des Confluences de Lyon, Enrico Pieranunzi rend hommage au cinéma de Federico Fellini et à la musique de Nino Rota.

Le maestro reprend le répertoire de l’album « Fellini Jazz » publié en 2003 chez Cam Jazz sur lequel il s’exprime en quintet avec Kenny Wheeler (trompette), Chris Potter (saxophone), Charlie Haden (contrebasse) et Paul Motian (batterie).
Pour son « trio français » composé de Diego Imbert à la contrebasse et André Ceccarelli à la batterie, le pianiste Enrico Pieranunzi a écrit de nouveaux arrangements.
Debout au micro ou assis au piano, Enrico Pieranunzi pilote la soirée avec aisance et simplicité. Très pédagogue il s’adresse au public pour présenter les thèmes, évoquer les films et leur contexte. Il sollicite l’aide d’André Ceccarelli et des spectateurs italiens présents dans la salle afin d’ajuster sa traduction. Il n’hésite pas à recommander l’écoute du disque « Fellini Jazz » qu’il dédicacera d’ailleurs après le concert à un public conquis.
De bout en bout de la soirée, les arrangements somptueux écrits par le pianiste valorisent les splendides mélodies de Nino Rota. Avec une absolue maîtrise, la main gauche rythmicienne et la droite mélodiste se disputent la préséance pour harmoniser les thèmes sur les 88 touches du clavier. Enrico Pieranunzi maîtrise autant le rythme que l’harmonie et son piano chante avec lyrisme ou murmure avec émotion. Il déroule les délicieuses mélodies de Nino Rota en parfaite entente avec la section rythmique qui prend visiblement grand plaisir à l’exercice.
Après avoir ouvert avec I Vitelloni, le trio continue avec Il Bidone arrangé en bop. Le toucher délié et délicat du pianiste fait varier les rythmes et André Ceccarelli excelle à suivre les cadences impulsées par Enrico Pieranunzi. Le leader transforme les notes de la splendide Strada en des perles irisées. Le soutien harmonique sans faille du contrebassiste permet au pianiste de se détacher du thème, de laisser libre cours à son inventivité et de prendre son envol avec lyrisme.
C’est ensuite un piano concertant qui expose Le Notti Di Cabiria, cette mélodie dont Enrico Pieranunzi prétend qu’elle « capture tout l’esprit de Rome ». Le jeu délicat d’André Ceccarelli, maître ès balais, accompagne le chorus de contrebasse de Diego Imbert dont la justesse éblouit.
- Diego Imbert
- Enrico Pieranunzi
- André Ceccarelli
C’est avec décontraction et souplesse que le pianiste entame ensuite Amarcord soutenu par la souple pulsation du batteur au tempo infaillible. La précision du solo de contrebasse tient les spectateurs en haleine. Le temps est étiré, comme suspendu. Le morceau se termine dans des ondes de délicatesse accompagné par le murmure de l’archet de Diego Imbert.
Enrico Pieranunzi feint de se débattre avec ses partitions avant de jouer les arrangements pour trio de tous les thèmes du film « La Dolce Vita » qu’il considère comme « le chef d’œuvre » de Fellini. Le pianiste débute seul écouté avec grande attention par ses compagnons souriants. Le morceau continue ensuite sur un tempo très syncopé. Facétieux, les musiciens s’amusent et le découpage rythmique évoque les brisures d’un montage cinématographique rythmé.
La parfaite réactivité du trio permet au pianiste de faire monter la tension à la manière d’Erroll Garner puis de la laisser retomber jusqu’à devenir une douce caresse comme celle des regards de Marcello Mastroianni.
Les musiciens se jouent du tempo qu’ils doublent. La tension revient à son comble. Pour finir, le trio sort « le grand jeu » et le morceau se termine en une valse étourdissante et coquine.
Ovationné par un public totalement conquis par le splendide concert, le trio interprète en rappel une composition du pianiste, Fellini’s Waltz. Pour cet ultime moment, Enrico Pieranunzi convoque la poésie sur scène.
Entouré de Diego Imbert et André Ceccarelli, le pianiste Enrico Pieranunzi a fait entrer en résonance Jazz et Cinéma. En parfaite connivence, le trio a transformé l’Auditorium du Musée des Confluences en un Club de Jazz où ont régné en alternance les deux composantes du swing, tension et détente. Durant toute la soirée des ondes de bonheur ont circulé entre la scène et la salle. L’écoute attentive du public et son enthousiasme vis à vis de la musique ont fait écho au plaisir de jouer du trio et au concert en tout point superbe. La musique a imposé sa magie et à travers elle le public a pu capter la vision du monde de Fellini.
Francesco Geminiani signe « Red Sky, Blue Water »
Thierry Péala et Verioca Lherm célèbrent Tania Maria
Pour leur premier album en duo, Thierry Péala et Verioca Lherm revisitent avec brio l’œuvre de la grande pianiste, compositrice et chanteuse Tania Maria. Sur « a Tania Maria Journey », les deux complices font respirer les musiques qu’ils ornent de délicatesse et interprètent avec une ferveur perceptible. Avec grand naturel, ils signent une performance tout à fait réussie. Un disque festif et pétillant où les improvisations ont la part belle !
Jazz à Vienne 2021 – La programmation
Dans le contexte sanitaire actuel, le festival Jazz à Vienne maintient sa 40ème édition du 23 juin au 10 juillet 2021. Dévoilée le 06 avril 2021, la programmation laisse augurer de belles soirées dans le Théâtre Antique de la ville iséroise. Outre les noms déjà dévoilés parmi lesquels Jamie Cullum, Keziah Jones, Ibrahim Maalouf, Erik Truffaz, Avishai Cohen et Vincent Peirani, d’autres têtes d’affiche se profilent comme autant de rendez-vous prometteurs : Marcus Miller, Brad Mehldau, Roberto Fonseca, Kyle Eastwood, Thomas Dutronc et bien d’autres encore. De quoi satisfaire les festivaliers de toutes sensibilités.











spoken word CD très important dans la discographie du chanteur. Il en a composé les musiques (sauf pour Precious Lord) principalement avec le regretté Pierre Van Dormael.
Le 21 novembre 2017, Benjamin Tanguy présente le nouveau visuel 2018 de Jazz à Vienne. Il s’inscrit dans le cadre d’un partenariat noué avec le Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême qui s’est cette année adressé au dessinateur nantais Brüno.