Premier extrait, Sometimes I feel like a motherless child
Avec une interprétation vibrante du célèbre chant d’esclaves, Sometimes I feel like a motherless child, le saxophoniste Archie Shepp & le pianiste Jason Moran révèlent un premier titre de leur album enregistré en duo. Annoncé pour le 05 février 2021, « Let My People Go » sortira sur Archieball, le label du saxophoniste. Un saxophone, un piano, une voix… des échanges poignants.
Le légendaire saxophoniste Archie Shepp et le pianiste Jason Moran présentent un premier extrait de leur album « Let My People Go » à sortir le 05 février 2021 sur le label Archiball. Réunis autour du thème I feel like a motherless child, le duo livre une version chargée d’émotion de ce célèbre negro-spiritual.
Archie Shepp et les duos saxophone-piano
Figure essentielle du jazz, Archie Shepp a chanté le blues et crié le free. Après sa rencontre avec le pianiste Cecil Taylor, le saxophoniste s’est souvent produit en duo saxophone-piano.
Avec Abdullah Ibrahim il a gravé « Duet » (Denon) en 1978, « Mama Rose » (SteepleChase) avec Jasper Van’t Hof en 1982 et « Eagle’s Flight » avec Tchangodei en 1985. Avec Horace Parlan, il a enregistré « Trouble in Mind » (Steeple Chase) en 1980, « Goin’ Home » (Steeple Chase) en 1986 et « Reunion » (L+R Records) en 1987. Archie Shepp a retrouvé Mal Waldron sur « Left Alone Revisited » (Enja) en 2002.
Sur son label Archieball fondé en 2004 avec Monette Berthomier et Samuel Thiebaut, il a dialogué avec Siegfried Kessler sur « First Take » en 2005 et avec Joachim Kühn sur « Wo!Man » en 2010.
« Let My People Go »
Sur son prochain opus, « Let My People Go » (ArchieBall/L’Autre Distribution) à sortir le 05 février 2021, Archie Shepp renoue avec le duo. Il converse avec le pianiste texan Jason Moran.
Quarante années séparent les deux musiciens. Pourtant la différence d’âge et de parcours musical ne constitue pas un obstacle pour ces ces deux artistes qui regardent ensemble en direction de leurs racines communes. Avec gravité, le saxophoniste et le pianiste portent la parole de ceux qui ont vécu l’abomination de l’esclavage.
Sometimes I feel like a motherless child
Projeté dans le XXIème siècle, ce chant issu de l’histoire afro-américaine du XIXème siècle résonne avec force.
Le piano délivre ses notes dans un espace sonore recueilli. Il accueille et stimule le souffle du soprano au vibrato poignant. Entre blues déchiré et gospel bouleversant, le dialogue se poursuit entre piano et voix. Vibrant d’émotion, le chant hésite entre prière et cri, entre lamentation et révolte.
La force de la musique réside en la fragilité qu’elle exprime.
Au final, huit minutes empreintes d’un désespoir saisissant. Sur la vidéo, on découvre les images filmées le 12 septembre 2017 à la Philharmonie de Paris.
« Terra Canta », le nouvel opus de Manu Le Prince
Pour son nouveau projet « Terra Canta », Manu Le Prince élabore un jazz poétique. Associée à des musiciens d’exception, la chanteuse autrice et compositrice aux origines anglo-argentines interprète de sa voix lumineuse, des titres de ses auteurs brésiliens favoris, des standards de jazz, des musiques originales composées à son intention et un morceau de Michel Jonasz. Cet album génère un univers musical raffiné et chaleureux propice aux émotions.
Jazz Campus en Clunisois 2026 – Henri Texier « Blue Roots » Quintet
Pour la sixième et dernière soirée de Jazz Campus en Clunisois 2026 au Théâtre les Arts de Cluny, le festival accueille Henri Texier. A la tête de son « Blue Roots » Quintet, il offre un hymne vibrant au jazz et à l’improvisation. Avec ses compagnons, le contrebassiste et compositeur redonne une âme à certaines de ses anciennes compositions qui deviennent de nouvelles œuvres dont le groove possède un pouvoir guérisseur.
Jazz Campus en Clunisois 2026 – Nadoz – Ellington-Timeless
Pour son septième soir, « Jazz Campus en Clunisois » propose un double plateau sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Composé de la guitariste et chanteuse Christelle Séry et du clarinettiste Étienne Cabaret, le duo Nadoz précède les saxophones et clarinettes de Daniel Erdmann et le piano de Aki Takase réunis sous l’idiome « Ellington-Timeless ». Après un premier duo électrisant et dynamique, un duo élégant et délicat.