L’ARFI présente « inDOLPHYlités »

L’ARFI présente « inDOLPHYlités »

Effervescence ARFIdèle

Avec « inDOLPHYlités », cinq membres de l’ARFI honorent la musique de l’album « Out to lunch! » gravé par Eric Dolphy en 1964. Par leur démarche, entre hommage et appropriation, Mélissa Acchiardi, Christophe Gauvert, Clément Gibert, Guillaume Grenard et Christian Rollet prolongent la musique du disque original. En conservant la même instrumentation, ils revisitent le répertoire auxquels ils ajoutent trois compositions de leur cru. Il en résulte une musique ludique et effervescente qui réinvente celle de Dolphy. Le bouturage musical de ces « inDOLPHYlités » s’inscrit dans l’ADN du collectif… plus ARFIdèle que ça, impossible !

couverture de l'album InDOLPHYlités de l'ARFIAbreuvés aux fondamentaux de l’Association à la Recherche d’un Folklore Imaginaire fondée en 1977 et toujours vivace en 2020, Mélissa Acchiardi (vibraphone), Christophe Gauvert (contrebasse), Clément Gibert (clarinette, clarinette basse, saxophone alto), Guillaume Grenard (trompette, bugle, flûte) et Christian Rollet (batterie) proposent « inDOLPHYlités », un album savoureux à écouter dès le 13 novembre 2020 sur le label ARFI.

Imprégnés par la liberté qui irrigue l’ARFI depuis sa création et inspirés par celle qui imprègne la musique du disque « Out of lunch! », ces cinq doux fêlés du collectif lyonnais se sont immergés dans le répertoire du mythique album gravé le 25 février 1964 chez Blue Note Records par Eric Dolphy (saxophone alto, flûte, clarinette basse), Freddie Hubbard (trompette), Bobby Hutcherson (vibraphone), Richard Davis (contrebasse) et Tony Williams (batterie) dont « inDOLPHYlités » apparaît comme le prolongement.

Sorti le vendredi 13 novembre 2020, « inDOLPHYlités » (ARFI/L’Autre Distribution et les Allumés du Jazz) est à découvrir sans retenue !

« inDOLPHYlités », entre Fidélité et Infidélité

Par son titre, « inDOLPHYlités » engage de prime lecture à envisager une part d’infidélité vis à vis de « Out of lunch! » qui l’inspire. Après écoute, on serait à vrai dire plutôt tenté d’évoquer une fidélité nuancée à moins qu’il ne s’agisse d’infidélités respectueuses.

L’instrumentation

Sur « inDOLPHYlités » on retrouve clarinette basse, saxophone alto, flûte, trompette, vibraphone, contrebasse et batterie par contre, un instrument s’ajoute. En effet, Clément Gibert enrichit sa panoplie instrumentale (clarinette basse et saxophone alto) d’une clarinette. Par contre, à la différence de « Out To Lunch! » où la flûte est tenue par l’instrumentiste qui embouche aussi saxophone alto et clarinette basse, en l’occurrence Eric Dolphy, sur « inDOLPHYlités », c’est le trompettiste/bugliste, Guillaume Grenard qui est aussi flûtiste.

Le répertoire

Les deux disques ouvrent avec Hat and Beard et se terminent avec l’enchainement des titres Out to Lunch et Straight Up and Down. Sur les deux opus figurent Something Sweet, Something Tender et Gazzelloni à la nuance près que l’ordre s’inverse.

Aux cinq titres de Dolphy, présents sur les deux opus, les arfiens ont greffé trois morceaux. Composé par Guillaume Grenard, le tonique Out to Punch fait le pendant à Out to Lunch. Clément Gibert apporte sa contribution au répertoire en ajoutant deux morceaux, le jubilatoire Damné soit le Premier et le lumineux Quelque chose de Doux, Quelque Chose de Tendre qui apporte un rien de délicatesse supplémentaire et fait écho au titre original dont il restitue le titre mot pour mot.

Cinq compositions originales d’Eric Dolphy et 42′ de musique sur « Out to Lunch ». Huit plages sur « inDOLPHYlités » pour 41′ d’écoute.

La pochette

couverture de l'album Out to lunch d'Eric Dolphy_inDOLPHYlitéscouverture de l'album InDOLPHYlités de l'ARFILe visuel du disque de l’ARFI conserve les tonalités bleues de la pochette de « Out to Lunch! ». Elle schématise les aiguilles des panneaux horaires affichés sur les portes des magasins pour annoncer l’heure du retour après la pause repas, comme le montrait la superbe photo de Reid Miles… Out to lunch… will be back !

S’y ajoutent des figuratifs de couleur rose suggérant instruments et instrumentistes.

Au fil des titres

Comme un clin d’œil à l’univers de Monk, Hat and Beard permet au quintet de l’ARFI de s’en donner à cœur joie sur les tempi impairs et de réinventer sans plagiat et de manière fort singulière l’atmosphère du titre original. Sur l’acidulé Gazzelloni écrit par Dolphy en hommage au flûtiste classique Severino Gazzelloni, Guillaume Grenard délaisse la trompette pour la flûte. Hachures, ruptures et délires aériens zèbrent librement la construction du morceau.

C’est plus loin une atmosphère tout en suspension que le quintet livre sur Something Sweet, Something Tender où calme et volupté font bon ménage. La contrebasse mélodieuse et le vibraphone angélique rivalisent de douceur. Découlant de la même inspiration, la composition de Clément Gibert, Quelque chose de Doux, Quelque chose de Tendre développe plus encore cette dimension de douceur apaisée qui tranche avec les déflagrations des thèmes à venir. Bugle, clarinette basse et vibraphone devisent sereinement alors que contrebasse et batterie ponctuent le dialogue avec tendresse.

Le percutant Out to Punch revitalise l’ambiance. Improvisations étourdissantes, gazouillis à tous crins. La ligne mélodique n’en finit pas d’être brisée par la trompette et la clarinette basse qui s’évertuent ensuite à la reconstruire. Phrases anguleuses, zigzags, rebondissements, digressions, distorsions du vibraphone, délire de haut vol tous azimuts. Total ARFI !

Dans la longue introduction de Damné soit le Premier, la clarinette basse explore l’entièreté de son registre et éructe à qui mieux mieux. Les autres protagonistes la rejoignent ensuite et entament avec elle une danse jubilatoire et incandescente d’où émergent des sons fulgurants jusqu’à ce que, pour finir, le paysage sonore se calme.

Sur un rythme en 5/4, Out to Lunch ouvre un boulevard à l’alto qui explose et s’époumone jusqu’au paroxysme, porté par la batterie en délire.

L’album se termine avec le très intense et singulier Straight Up and Down qui décape les tympans. Sur un motif continu de la contrebasse, les soufflants rivalisent, grognements et borborygmes de la trompette, explosion de l’alto, le vibraphone se fait allusif et la batterie pointilliste. Un moment dont les hauts et les bas ne sont pas sans évoquer les échanges peu maîtrisés des buveurs impénitents à l’acmé de leurs excès. La musique titube et l’oreille frémit.

Si les conditions sanitaires le permettent, RV avec « InDOLPHYlités » le 30 Janvier 2021 à La Fraternelle, Saint Claude (39) pour écouter live Clément Gibert (clarinette, clarinette basse, saxophone alto), Guillaume Grenard (trompette, bugle, flûte), Mélissa Acchiardi (vibraphone), Christophe Gauvert (contrebasse) et Christian Rollet (batterie).

« Quartier Latin, Jazz Club du Rhône »

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Bonne nouvelle pour la région Auvergne-Rhône-Alpes que l’ouverture à Saint-Romain-en-Gal d’un nouveau club de jazz … le « »Quartier Latin, Jazz Club du Rhône », inauguré le lundi 04 février 2024 lors d’un hommage à Mario Stanchev. Porté par l’association « Jazz Club du Rhône » présidée par Jean-Paul Boutellier – Fondateur du Festival Jazz à Vienne, le projet est soutenu par le département du Rhône.

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Pierre de Bethmann quartet présente « Credo »

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En 2024, Pierre de Bethmann revient avec « Credo ». En quartet, le pianiste présente la musique à laquelle il croit. Avec un répertoire constitué exclusivement de nouvelles compositions, la musique groove de bout en bout, elle respire et restitue l’énergie du groupe. Un jazz intemporel inscrit dans le passé et ouvert sur l’avenir.

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« Vestido de amor » de Chico César

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Figure majeure de la scène musicale brésilienne actuelle, Chico César revient avec « Vestido de amor ». Chanteur, producteur et homme de scène, il célèbre l’amour, le métissage et tous les rythmes du monde, forro, reggae, calypso, rock. Sa musique en fusion délivre un message de paix, de fraternité, d’amour, d’espoir et aussi de lutte.

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The Royal Bopsters présentent « Party of Four »

The Royal Bopsters présentent « Party of Four »

Jazz vocal de haute voltige

Le quartet de jazz vocal américain, « The Royal Bopsters », dévoile « Party of Four » chez Motema Records. Composé d’Amy London, de la regrettée Holli Ross, de Pete McGuinness et de Dylan Pramuk, le groupe cisèle un joyau de l’art vocalese. Dans la lignée des fameux Lambert, Hendricks & Ross, des Manhattan Transfer et des Double Six, The Royal Bopsters présentent un album éblouissant. Accompagné d’un brillant trio piano-contrebasse-batterie, le quartet a invité Sheila Jordan, Bob Dorough et Christian McBride. Au cœur d’arrangements somptueux, les prouesses de ces quatre voix de haute voltige débordent de swing et de précision.

Après « The Royal Bopsters Project » sorti en 2015, The Royal Bopsters sont de retour avec « Party of Four », un deuxième album fort réussi dont la sortie est annoncée chez Motema Records. Sur leur premier album, The Royal Bopsters ont invité cinq légendes qui les ont inspirés : Mark Murphy (1932-2015), Bob Dorough (1923- 2018), Jon Hendricks (1921-2017), Annie Ross (1930-2020) et Sheila Jordan née en 1928 et toujours vaillante.couverture de l'album Party of Four par The Royal Bopsters

Pour leur deuxième album enregistré en juin 2017 et juin 2019, le quartet a de nouveau convié Sheila Jordan et invité Bob Dorough et Christian McBride.

« Party of Four » sort le 13 novembre 2020, trois jours avant la date qui aurait été celle du 64ème anniversaire de la chanteuse du groupe, Holli Ross et 5 jours avant celui de Sheila Jordan.

The Royal Bopsters

Le quartet vocal rassemble Amy London (soprano), Holli Ross (alto), Peter McGuinness (ténor) et Dylan Pramuk (basse). Tous les membres du groupe ont enseigné le jazz dans la région de New York et transmis ainsi leur connaissance et leur pratique du jazz vocal.

Les vocalistes de « The Royal Bopsters » mettent à mal la logique mathématique car leurs quatre voix additionnées n’en font qu’une, celle d’un groupe vocal qui contribue par son approche à rafraîchir le style vocalese. Utilisé pour la première fois par Leonard Feather en 1953, dans la revue Down Beat pour qualifier le style de la chanteuse Annie Ross, le terme vocalese désigne un genre de jazz vocal dont la tradition s’inscrit dans l’histoire du jazz. Il consiste à transcrire des solos d’instrumentistes pour la voix. Aux États-Unis, ce sont le chanteur Eddie Jefferson (1918-1979) puis les groupes de Lambert, Hendricks & Ross (1958-1962) et Manhattan Transfer (fin années 70, début années 80) qui ont popularisé l’art vocalese. En France, Mimi Perrin et les Double-Six (1959-1966) ont représenté avec brio ce style de jazz vocal.

L’écoute de « Party of Four » prouve dès les premières mesures de la première piste combien The Royal Bopsters maîtrisent le jazz vocal de style vocalese. Leurs voix de haute voltige développent des prouesses de swing valorisées par des arrangements éclatants.

Groupe instrumental et invités

Sur l’album « Party of Four », dédié à Holli Ross décédée en juillet 2020, le quartet vocal The Royal Bopsters est accompagné par un trio instrumental composé du pianiste Steve Schmidt piano, du batteur Steve Williams et du contrebassiste Cameron Brown qui cède l’instrument à Christian McBride sur deux titres. Le percussionniste Steven Kroon intervient lui aussi à leurs côtés sur deux morceaux.

Sur Lucky To Be Me, la toujours jeune Sheila Jordan qui a chanté le bop avec Charlie Parker rejoint The Royal Bopsters et retrouve Cameron Brown avec qui elle a souvent partagé la scène et même gravé des albums. Le regretté Bob Dorough (1923-2018) a chanté avec The Royal Bopsters sa composition Baby, You Should Know It, sur ce qui compte sans doute parmi un de ses derniers enregistrements.

Les brillants arrangements sont à porter au crédit de Dylan Pramuk, Peter McGuinness et Steve Schmidt.

Au fil des plages

L’album ouvre avec l’entraînant But not For Me, ce thème de Gershwin qu’affectionnait Chet Baker. Avec agilité et précision, les voix reprennent d’ailleurs un solo scat de Chet Baker harmonisé pour l’ensemble par McGuinness. Le morceau permet aussi d’apprécier un solo swinguant et savoureux du pianiste Steve Schmidt. Le répertoire se poursuit avec le medley On A Misty Night/The Gipsy. Amy London chante la mélodie avec passion et le contrebassiste invité, Christian McBride, offre un solo aussi lumineux que puissant. Sur des arrangements de Dylan Pramuk, les voix des Royal Bopsters sonnent comme les instruments d’un big band qui ponctueraient le rythme derrière la basse. On demeure confondu par la précision de l’orchestration.

Le groupe enchaîne avec la tendre ballade How I Love You (Let me count the reasons) dont les paroles et arrangements ont été à l’origine écrits par Dylan Pramuk à l’occasion de son mariage. C’est d’ailleurs lui dont la voix est mise en valeur sur ce titre. La chanson est basée sur une improvisation de Dexter Gordon. Plus loin, Lucky To Be Me met en avant Sheila Jordan. Après le couplet introductif des Royal Bopsters, Sheila Jordan et Cameron Brown exposent la mélodie puis la chanteuse entame un scat sublime de douceur et de retenue.

Sur Why’d You Do Me the Way You Did ? Amy London a ajouté des paroles à celles de Mark Murphy. La chanteuse clame son blues avec véhémence pour narrer une histoire d’amour ratée et les notes bleues voltigent au-dessus du clavier du pianiste, arrangeur du morceau. La ballade de Billy Strayhorn, Day Dream, ménage ensuite un intermède en suspension que le quartet chante a capella. Ce titre, interprété par les voix sans aucun accompagnement, brille par sa mélancolie un peu décalée par rapport au reste du répertoire. Un joyau vocal absolu !

Le contraste est grand avec le morceau suivant, Cuando Te Vea (When I see you), un mambo de Tito Puente, arrangé par Dylan Pramuk. Sur un rythme de salsa, Holly Ross chante les paroles qu’elle a écrites. Outre l’efficace intervention de la contrebasse de Christian McBride et la présence du percussionniste Steve Kroon, McGuinness offre un remarquable solo de « trombone à la bouche ». Le répertoire se poursuit avec un morceau de Bob Dorough, Baby, You Should Know It, sur lequel le chanteur rejoint le quartet. L’atmosphère se fait bluesy et restitue le rire et la voix pétillante et expressive de Bob Dorough.

Place ensuite à Our Spring Song, une composition de Pete McGuinness qu’il a arrangée pour le groupe sur des paroles d’Amy London. Le morceau se distingue par un swing chaleureux et les prouesses des voix qui développent un solo de groupe chatoyant. Le défi est grand pour les Bopsters sur Rusty Dusty Blues de Mayo Williams, basé sur l’improvisation du groupe de Count Basie. En effet, ce titre fut interprété entre autres chanteurs par Jon Hendricks avec Dave Lambert et Annie Ross. Dylan Pramuk qui a conçu les arrangements, pose avec détermination son chant bluesy sur les paroles de Jon Hendricks.

Une force mystérieuse et une émotion sensible caractérisent l’interprétation que donnent The Royal Bopsters de la composition de Wayne Shorter, Infant Eyes. Sur des arrangements de Pete McGuinnes et des paroles de Doug Carn, c’est un chorus du saxophoniste Wayne Shorter issu de l’enregistrement original qui est repris par le groupe. Le solo solaire et inspiré du pianiste ajoute au mystère et à la douceur du morceau. L’album se termine avec My Shining Hour arrangé par Peter McGuinness. Le scat qu’il développe est remarquable de souplesse, d’inventivité et de clarté sur le tempo rapide du morceau. On est proche de la jubilation !

« Quartier Latin, Jazz Club du Rhône »

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Bonne nouvelle pour la région Auvergne-Rhône-Alpes que l’ouverture à Saint-Romain-en-Gal d’un nouveau club de jazz … le « »Quartier Latin, Jazz Club du Rhône », inauguré le lundi 04 février 2024 lors d’un hommage à Mario Stanchev. Porté par l’association « Jazz Club du Rhône » présidée par Jean-Paul Boutellier – Fondateur du Festival Jazz à Vienne, le projet est soutenu par le département du Rhône.

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Pierre de Bethmann quartet présente « Credo »

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Roberto Negro présente « Papier Ciseau »

Roberto Negro présente « Papier Ciseau »

Couleurs sonores contrastées

Trois ans après l’éblouissant « Saison 3 », Roberto Negro revient avec « Papier Ciseau » à sortir le 13 novembre 2020. Toujours en quête de renouvellement, le pianiste et compositeur Roberto Negro revient avec le trio Dadada devenu quartet avec la venue de Valentin Ceccaldi. Les sensations se succèdent, les univers se croisent, les couleurs sonores contrastent et la musique explose.

Roberto Negro©Jean-Pascal Retel

Roberto Negro©Jean-Pascal Retel

Élu aux Victoires du Jazz 2018 dans la catégorie Album sensation de l’année pour l’album « Saison 3 » avec son trio Dadada, le pianiste et compositeur Roberto Negro présente « Papier Ciseau » (Label Bleu/L’Autre Distribution) dont la sortie est attendue pour le 13 novembre 2020.

Sur ce nouvel opus, on retrouve autour du pianiste, le saxophoniste Émile Parisien et le batteur Michele Rabbia. Cependant, le trio Dadada s’étoffe et devient quartet avec l’arrivée de Valentin Ceccaldi, membre, comme le leader, de la tribu du TriCollectif.

Sans cesse en recherche de timbres, le quartet Dadada navigue entre romantisme et modernisme et projette sa musique dans un espace truffé d’effets et de sonorités étranges. Les quatre compères se gardent bien de fixer des repères et le jeu des instruments se combine à celui des effets de toutes sortes. Les couleurs sonores contrastées de cette musique à l’esthétique déroutante se projette loin des normes habituelles.

« Papier Ciseau »

couverture de l'album Papier Ciseau de Roberto NegroC’est en octobre 2019, au Studio Gil Evans d’Amiens, que l’ingénieur du son Mathieu Pion, chargé aussi du mixage, a enregistré « Papier Ciseau ».

Au piano et aux claviers, Roberto Negro s’exprime entre mélodies naïves et phrasés explosifs. Michele Rabbia partage son inventivité entre batterie/percussions et électronique. Émile Parisien parsème son expression lyrique de fulgurances inouïes et surprenantes. Pour ce projet, le violoncelliste Valentin Ceccaldi a opté pour la basse au jeu contrasté.

Des univers aux couleurs tranchées se télescopent. L’oreille vogue de chimère tumultueuse en réalité apaisée et voyage avec plaisir du tumulte à l’apaisement, d’une ambiance paradisiaque et à une atmosphère cauchemardesque. « Papier Ciseau », des sonorités aux couleurs contrastées, réminiscences d’enfance projetées dans l’avenir.

Au fil des titres

Les mains dans le dos, on compte jusqu’à trois pour jouer à Pierre, Feuille, Ciseau… à l’écoute des neuf plages de « Papier Ciseau ».

L’album débute avec Lime, un titre plein de fraîcheur. D’abord une mélodie presque naïve que développe le piano. Il est ensuite rejoint par le groupe et la musique devient délurée, avec des sons acidulés que le quartet triture tout en entonnant en chœur « Dadada ». Plus loin, sur un simple motif réitératif que la main gauche répète sur le piano, la main droite et le soprano embarquent Odile dans un jeu méditatif puis, porté par le souffle effervescent du soprano et la rythmique torride, le climat étrange se métamorphose. Pour finir, la sérénité revient… à moins qu’il ne s’agisse de nostalgie.

Roberto Negro Quartet Dadada©Jean-Pascal Retel

Porté par la rythmique tellurique, le souffle ténébreux du saxophone ouvre plus tard les portes de l’univers fantastique de l’enfance qu’évoque Toot. Dans la foulée, Apotheke débute par un tumulte sonore et une prescription énoncée comme une pub. La ligne de basse soutient la ligne mélodique que fragmentent claviers et soprano. Parasité par des effets sonores surprenants et cocasses, le solo lyrique du saxophone se termine très vite.

Sur Telex, le duo piano-soprano propose d’abord un motif romantique et lent puis entame une narration dont le climat s’intensifie puis est porté au paroxysme par le quartet. Sans crier gare, advient Neunzehn à la construction déroutante. Le soprano à l’expression fulgurante, la basse dévergondée et les percussions toniques génèrent des moments brûlants auxquels succèdent des espaces sereins. On est submergé et esbroufé par la maîtrise dont le groupe fait preuve pour contrôler le climat musical.

Le répertoire se poursuit avec Missa à l’atmosphère musicale onirique : soprano planant, basse pulsatile, percussions et claviers répétitifs. L’ambiance se fait extravagante puis devient enivrante et l’on se laisse flotter avec bonheur au fil des mesures. Sur Solarels, le monde de l’enfance revient en force avec un superbe travail opéré par les effets électroniques, à partir d’un riff de piano. Sifflets et grondements ponctuent le morceau et invitent à rejoindre la cour de récré où se croisent des sonorités tout en légèreté jusqu’à ce que le piano sonne la fin des réjouissances et rappelle basse, cymbales, claviers.

Il faudra attendre 2021 pour que la musique de Roberto Negro et de son quartet Dadada redonne des couleurs à la morosité de ces temps confinés. Rendez-vous le à 20h le 17 janvier 2021 à Paris au Café de la Danse et à 21h le 20 janvier 2021 à la Maison de la Culture d’Amiens.

« Quartier Latin, Jazz Club du Rhône »

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Pierre de Bethmann quartet présente « Credo »

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Francesco Bearzatti Tinissima 4tet signe « Zorro »…

Francesco Bearzatti Tinissima 4tet signe « Zorro »…

… de la pointe de son JaZZ avant-gardiste

Dès ses origines, le jazz s’est inscrit dans une dynamique de libération, de résistance à l’injustice. A l’occasion du centenaire de la création de Zorro, le saxophoniste et clarinettiste italien Francesco Bearzatti à la tête de son Tinissima Quartet célèbre ce justicier légendaire. Les quatre trublions avant-gardistes signent chez Cam Jazz un opus divertissant. Un jazz libéré aux ambiances joyeuses.

couverture de l'album Zorro de Francesco Bearzatti Tinissima QuartetAprès avoir célébré Woody Guthrie sur le superbe « This Machine Kills Fascists », le saxophoniste et clarinettiste italien Francesco Bearzatti revient à la tête de son Tinissima Quartet. De la pointe de son jazz avant-gardiste, il signe « Zorro » (Cam Jazz) à paraître le 13 novembre 2020.

Avec ses ambiances échevelées, l’album honore Zorro, ce héros masqué de la littérature américaine créé sous le titre « The Curse of Capistrano » par l’Américain Johnston McCulley et popularisé de 1957 à 1961 à travers une série télévisée de Walt Disney dont le générique était connu par les générations d’enfants de cette époque. Au cinéma plus de cinquante films ont glorifié le justicier masqué de 1920 où Zorro était incarné par Douglas Fairbanks dans « Le Signe de Zorro » jusqu’aux films de Martin Campbell, « Le masque de Zorro » (1998) et « La légende de Zorro » (2005) où Antonio Banderas campait le héros.

Avec une pochette qui affiche le sourire du justicier masqué, « Zorro » déborde d’une énergie joyeuse. Comme dans un film projeté en noir, blanc et rouge, le répertoire fait alterner aventures haletantes, épisodes romantiques et chevauchées soutenues. Avec Francesco Bearzatti, le Tinissima Quartet signe la musique de la pointe de ses instruments vigoureux et virtuoses.

Francesco Bearzatti

Entre rock, funk, punk et jazz, Francesco Bearzatti incarne la figure d’un artiste qui a développé un style singulier nourri par ses influences éclectiques. Honoré de nombreuses récompenses en Italie comme en France, le saxophoniste et clarinettiste a su tracer son chemin en dehors des sentiers battus et a collaboré avec nombre de musiciens de la scène jazz européenne.

Après des études musicales en Italie et un détour du côté de New York, le clarinettiste et saxophoniste italien Francesco Bearzatti intègre l’orchestre crée par Aldo Romano pour célébrer Sidney Bechet. Le musicien à la technique impeccable développe une personnalité singulière et monte le Bizart Trio avec Emmanuel Bex. Le saxophoniste explore ensuite des contrées plus rock avec le batteur Dan Weiss et le bassiste japonais Stomu Takeishi avec qui il forme les Sax Pistols. En France, Francesco Bearzatti collabore avec de nombreux musiciens de la scène jazz parmi lesquels figurent entre autres Louis Sclavis, Henri Texier, François Merville, Simon Goubert, Thierry Péala, Bruno Angelini.

Francesco Bearzatti forme un duo avec le guitariste Federico Casagrande avec lequel il a enregistré chez Cam Jazz « Double Circle » (2015) et « Lost Songs — Live at Abbazia di Rosazzo Winery » (2018). Il fait également partie intégrante des groupes d’Enrico Rava « Special Edition » et de Giovanni Guidi.

Tinissima Quartet

Dans le même temps, le musicien italien poursuit ses projets personnels dont le Tinissima Quartet fait partie. Entouré du trompettiste Giovanni Falzone, du bassiste Danilo Gallo et du batteur Zeno De Rossi, Francesco Bearzatti a consacée un premier opus au parcours de la photographe et révolutionnaire Tina Modotti, « Suite for Tina Modotti » (Parco della Musica) sorti en 2008, puis un projet consacré à Malcolm X, « X Suite for Malcolm » (Parco della Musica) paru en 2010 et ensuite, en 2013, « Monk’n’roll » (CamJazz), en hommage au génie de Thelonious Monk. En 2015, le Tinissima Quartet sort « This Machine Kills Fascists » (Cam Jazz), un hommage à la vie de Woody Guthrie.

« Zorro » (Cam Jazz) est annoncé pour le 13 novembre 2020.

Chevauchée en neuf épisodes

L’album ouvre avec Zorro qui campe avec brio la silhouette du fougueux justicier. Avec Tierra Indios, la caméra se déplace ensuite sur la terre des indiens que chantent la flûte indienne sur un motif répétitif ponctué par la batterie en guise de tambours indiens. Clap de tournage et la scène suivante campe le retour de Zorro avec en guise d’ouverture, un sifflet comme un clin d’œil à la musique des westerns Ennio Moriccone. El Regresso continue avec les soufflants qui entonnent une chansonnette joyeuse et sautillante. La trompette convoque le chevalier masqué qui enfourche le ténor de Francesco Bearzatti et galope au rythme de la batterie.

Plus loin, quelque chose semble se tramer alors que ténor et trompette soufflent la ligne mélodique introductive sobrement d’abord puis avec plus d’emphase. Pas de doute, Algo Mal évoque une mauvaise action suggérée par les éructations très libres du ténor et la tonalité dramatique qui résulte de l’expression éruptive du quartet et des divagations plaintives du ténor. Après une brève intro à la batterie, les deux vents à l’unisson exposent un thème aux allures bop. L’aventure se poursuit avec Bernado sur un rythme haletant que le ténor adopte sur une ligne de basse continue. Mordante, la trompette entre en jeu et donne la réplique au ténor poussé par une batterie énergique. Le dialogue continue jusqu’au retour du thème bop qui boucle la scène.

Place ensuite à un épisode qui met en scène Sargento Garcia campé par le tuba de Danilo Gallo. Sur cette plage fantaisiste au possible, le jeu de Francesco Bearzatti à la clarinette se fait ludique. Avec la trompette de Giovanni Falzone au jeu truculent, elle entreprend un dialogue moqueur et farfelu qui devient conflictuel jusqu’à ce que le tuba intervienne et calme leur jeu endiablé.

Dans la scène suivante, la clarinette de Francesco Bearzatti entonne une douce romance en l’honneur de la tendre Lolita, amie de cœur de Don Diego. Trompette et clarinette improvisent avec lyrisme au décours d’une mélodie séduisante. Le film continue sur un mode plus tonique puisque Zorro enfourche son cheval, le noir Tornado. La rythmique tempétueuse fait résonner des riffs débridés sur lesquels trompette et ténor soufflent à perdre haleine. La musique enivrante suggère la course du destrier à travers des paysages nocturnes qui défilent à perte de vue. Pour finir, El Triunfio Del Zorro reprend le thème d’ouverture sur un rythme plus serein. Le voyage musical effervescent se termine avec une scène où ténor et bugle annoncent le triomphe de Zorro. La chevauchée se termine en beauté.

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« Vestido de amor » de Chico César

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Figure majeure de la scène musicale brésilienne actuelle, Chico César revient avec « Vestido de amor ». Chanteur, producteur et homme de scène, il célèbre l’amour, le métissage et tous les rythmes du monde, forro, reggae, calypso, rock. Sa musique en fusion délivre un message de paix, de fraternité, d’amour, d’espoir et aussi de lutte.

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Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

Maître absolu de l’impro piano solo

A 75 ans, le pianiste Keith Jarrett sort un opus inédit intitulé « Live in Budapest ». Publié chez ECM, ce double album restitue la teneur d’un récital capté en 2016 au Béla Bartók National Concert Hall lors d’un récital donné dans la capitale hongroise. Une plongée dans le monde unique de Keith Jarrett devenu le maître absolu de l’improvisation en piano solo.

Sorti le 30 octobre 2020, le double album de Keith Jarrett, « Live in Budapest » (ECM/Universal) amortit par son indicible beauté l’impact de la nouvelle annoncée au New York Times par le pianiste, en l’occurrence, son potentiel retrait de la scène suite à deux accidents vasculaires cérébraux intervenus en février et en mai 2018.

Depuis 45 ans Keith Jarrett a contribué à redéfinir la place du piano dans la musique contemporaine en alliant dans son expression jazz, classique et traditions ethniques. En 2020, son légendaire enregistrement « The Köln Concert » (ECM/Universal) a célébré son 45ème anniversaire et figure au sommet des enregistrements de piano solo vendus dans l’histoire du jazz.

Après avoir annoncé en 1998 qu’il était atteint du « syndrome de fatigue chronique », le pianiste a ensuite repris des forces et enregistré dans son home studio de superbes ballades gravées sur le sublime « The Melody at Night, With You ». Tel un phœnix, en 1998, il a ensuite retrouvé sur scène son légendaire trio avec le batteur Jack DeJohnette et le contrebassiste Gary Peacock, récemment disparu (04 septembre 2020). En mars 2018, le label ECM a sorti le lyrique et sensible « After the Fall » (ECM/Universal) enregistré à Newark (New Jersey) le 14 novembre 1998 au New Jersey Performing Art Center.

« Live in Budapest »

couverture de l'album Budapest Concert de Keith JarrettAvant le concert de 2016 gravé sur « Live in Budapest », Keith Jarrett s’était produit quatre fois au Béla Bartók National Concert Hall de Budapest. La grand-mère maternelle du pianiste était hongroise, il a joué la musique de Bartók dès son plus jeune âge et, comme il l’explique au public, il lui a toujours voué une vive admiration. Les conditions étaient réunies pour que le concert se présente sous les meilleurs auspices.

Sur « Live in Budapest », quelques pièces sont empreintes des atmosphères sombres propres à Bartók et à d’autres compositeurs hongrois. Part VI irradie par la fougue de son toucher alors que Part IX et Part X convoquent un registre plus contemporain aux résonances ombrageuses et interrogatives.

D’autres ballades comme Part V, Part VII et Part XI touchent par leur dimension sensible et lyrique. Après un Part XII blues « bien tempéré » improvisé dans la plus pure tradition de ce style, le pianiste déploie son talent et offre en rappel It’s A Lonesome Old Town et Answer Me, deux titres que Keith Jarrett transfigure en rêveries délicates et poétiques.

Keith Jarrett a confié qu’il considérait « Budapest Concert » comme l’étalon-or de ses performances actuelles, l’œuvre de référence par rapport à laquelle tous ses autres enregistrements en solo devaient être mesurés. De fait, ce double album constitue une réussite absolue à écouter pour s’immerger dans le monde de cet improvisateur unique.

« Quartier Latin, Jazz Club du Rhône »

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Bonne nouvelle pour la région Auvergne-Rhône-Alpes que l’ouverture à Saint-Romain-en-Gal d’un nouveau club de jazz … le « »Quartier Latin, Jazz Club du Rhône », inauguré le lundi 04 février 2024 lors d’un hommage à Mario Stanchev. Porté par l’association « Jazz Club du Rhône » présidée par Jean-Paul Boutellier – Fondateur du Festival Jazz à Vienne, le projet est soutenu par le département du Rhône.

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Pierre de Bethmann quartet présente « Credo »

Pierre de Bethmann quartet présente « Credo »

En 2024, Pierre de Bethmann revient avec « Credo ». En quartet, le pianiste présente la musique à laquelle il croit. Avec un répertoire constitué exclusivement de nouvelles compositions, la musique groove de bout en bout, elle respire et restitue l’énergie du groupe. Un jazz intemporel inscrit dans le passé et ouvert sur l’avenir.

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« Vestido de amor » de Chico César

« Vestido de amor » de Chico César

Figure majeure de la scène musicale brésilienne actuelle, Chico César revient avec « Vestido de amor ». Chanteur, producteur et homme de scène, il célèbre l’amour, le métissage et tous les rythmes du monde, forro, reggae, calypso, rock. Sa musique en fusion délivre un message de paix, de fraternité, d’amour, d’espoir et aussi de lutte.

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« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

Crooner dans la brume

La voix embrumée de Giorgio Alessani swingue avec aisance sur les dix pistes de « Kissed by the Mist ». Une section rythmique et une section de cuivres issues de la scène jazz française actuelle, un orchestre symphonique… et le tour est joué, un nouveau crooner est né. Sans s’aventurer ni dans les aigus ni dans les graves, le chanteur façonne le registre médium avec souplesse et sans jamais forcer. Textes, mélodies et arrangements tissent la trame d’un délicieux album où vibrent les émotions.

Après « Semplici Parole » et « Sweet Innocence », Giorgio Alessani propose « Kissed by the mist » (Label Quart de Lune/Idol/UVM) sorti le 25 septembre 2020. Sur les textes du poète new-yorkais Cédric McClester, la voix du chanteur évoque et incarne tous les états d’âme qui fondent la vie… tristesse, désespoir, joie de vivre, amour.

Un savoureux album de jazz aux harmonies contemporaines, aux arrangements rutilants et au swing entraînant.

« Kissed by the Mist »

Avec la complicité de la coach vocale Michele Hendricks, le pianiste et chanteur Giorgio Alessani qui a quitté Rome à 22 ans pour s’établir à Paris, interprète ses propres compositions.Couverture de l'album Kissed By The Mist de Giorgio Alessani

Il est entouré du pianiste Cédric Hanriot, du contrebassiste Diego Imbert et du batteur André Ceccarelli, d’un superbe orchestre symphonique, le Star Pop Orchestra dirigé par Christophe Eliot et d’une section de cuivres composée de Bastien Ballaz (trombone), Cédric Ricard (saxophone et flûte) et David Enhco (trompette et bugle). Le guitariste Allen Hinds accompagne le chanteur sur 50 Shades of Blue et le saxophoniste Christophe Gauthier développe un solo lumineux et concis sur Nothing has Changed.

Tous les arrangements pour orchestre de cordes et cuivres ont été confiés à Jean Gobinet qui avait aussi réalisé ceux du film « The Artist », hormis ceux de A Place To Belong à créditer à Stefano Nerozzi et Giorgio Alesssani lui-même.

Au fil des plages

« Kissed by the Mist », un savoureux mélange de swing, soul et funk.

La voix de Giorgio Alessani se fait feutrée et énergique sur Blood In The Water. La voix au ton chaleureux rebondit sur l’arrangement ciselé de Not Much Has Changed et glisse sur les notes sans jamais les attaquer de front.

Sur la ballade Eventually à laquelle la trompette bouchée de Jean Gobinet insuffle un groove délicat, le timbre de la voix joue sur le velours et semble parfois gémir. Loin de celles du gris, les 50 Shades of Blue sont propulsées sur un tempo funk et la voix plus emphatique se plaît à rugir, soutenue par le big band rutilant où la flamme du ténor Cédric Ricard fait merveille. C’est dans le registre caresse et feeling que s’exprime le chanteur sur le (presque trop) lyrique How Many Ways Are There To Say I’m Sorry.

Ballade interprétée par la voix accompagnée du seul piano, I Now Regret suggère la peine et les remords. On se laisse convaincre par Do I Think About You Every Now And Then où la voix poignante gorgée de swing en suspension entre en osmose parfaite avec le piano au jeu délicat. Les arrangements de la section de cordes participent à créer un écrin harmonieux d’où émergent les aigus précis de la flûte de Cédric Ricard.

Un peu trop chargée en mélancolie, A Place to Belong pourrait accompagner la projection d’une série larmoyante. On préfère le tempo plus soul du titre I Used to Play Around qui conte une belle romance. L’album se termine par le titre éponyme Kissed by the Mist et que l’on aurait volontiers écouté en ouverture. Avec une orchestration riche en couleurs et un piano volubile, la voix du crooner développe l’ensemble de ses atouts dont le charme n’est pas le moindre.

« Quartier Latin, Jazz Club du Rhône »

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Bonne nouvelle pour la région Auvergne-Rhône-Alpes que l’ouverture à Saint-Romain-en-Gal d’un nouveau club de jazz … le « »Quartier Latin, Jazz Club du Rhône », inauguré le lundi 04 février 2024 lors d’un hommage à Mario Stanchev. Porté par l’association « Jazz Club du Rhône » présidée par Jean-Paul Boutellier – Fondateur du Festival Jazz à Vienne, le projet est soutenu par le département du Rhône.

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Pierre de Bethmann quartet présente « Credo »

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En 2024, Pierre de Bethmann revient avec « Credo ». En quartet, le pianiste présente la musique à laquelle il croit. Avec un répertoire constitué exclusivement de nouvelles compositions, la musique groove de bout en bout, elle respire et restitue l’énergie du groupe. Un jazz intemporel inscrit dans le passé et ouvert sur l’avenir.

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« Vestido de amor » de Chico César

« Vestido de amor » de Chico César

Figure majeure de la scène musicale brésilienne actuelle, Chico César revient avec « Vestido de amor ». Chanteur, producteur et homme de scène, il célèbre l’amour, le métissage et tous les rythmes du monde, forro, reggae, calypso, rock. Sa musique en fusion délivre un message de paix, de fraternité, d’amour, d’espoir et aussi de lutte.

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Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Lyrisme et audace

Le 06 novembre 2020, le Label Storyville Records propose « Montmartre 1964 », un album inédit de Dexter Gordon capté en direct en juillet 1964 au Jazzhus Montmartre. Le saxophoniste joue avec le trio composé du contrebassiste Niels-Henning Ørsted Pedersen, du batteur Alex Riel et du pianiste Tete Montoliu. Ce merveilleux opus témoigne de la maîtrise du jeu de ce géant du ténor au lyrisme confondant et à l’expression audacieuse. Un souffle de félicité venu de l’âge d’or du jazz danois.

Montmarte 64 - Storyville RecordsÉcouter « Montmartre 1964 » (Storyville Records) offre le privilège d’accéder aujourd’hui à la musique savoureuse dispensée par Dexter Gordon (1923-1990) en juillet 1964 au Jazzhus Montmarte de Copenhague. Installé au Danemark de 1962 à 1965, le saxophoniste ténor américain Dexter Gordon, occupait alors une place phare sur la scène jazz danoise de l’époque.

Durant l’été 1964, le saxophoniste faisait salle comble tous les soirs avec le pianiste catalan Tete Montoliu et les Danois Niels-Henning Ørsted Pedersen (NHOP) à la contrebasse et Alex Riel à la batterie. Le 06 novembre 2020, le label Storyville Records propose un album inédit capté en direct 1964 le 20 et 28 juillet 1964 au club Jazzhus Montmartre.

Dexter Gordon

Géant au propre, il mesurait 1m98, comme au figuré, avec une carrière studio et sur les scènes internationales étendue sur plus de 50 ans, ce maître de la ballade fut l’un des premiers saxophonistes ténor à adapter le langage bop de Charlie Parker, Dizzy Gillespie et Bud Powell.

Son lyrisme prodigieux s’abreuve aux sources de la musique de Lester Young mais sa sonorité puissante et son discours audacieux alimentent des improvisations ébouriffantes qui avaient un impact énorme, tant sur les musiciens que sur le public. En 1962, son arrivée sur la scène jazz danoise a fait grande impression. Au cours de l’été 1964, NHOP, Alex Riel et Tete Montoliu jouaient avec Dexter Gordon tous les soirs. « Montmartre 1964 » se compose d’enregistrements inédits captés en direct les 20 et 28 juillet 1964.

Après avoir retrouvé les scènes new-yorkaises, en 1976, Dexter Gordon a campé le rôle principal du film « Autour de Minuit » (1986) de Bertrand Tavernier et a été nommé membre et officier de l’Ordre des arts et des lettres par le ministère de la Culture de France.

Au fil des pistes

Avec le solo virtuose du tout jeune NHOP tout juste âgé de 18 ans sur King Neptune, on est transporté dans la nuit du 28 juillet 1928. L’ambiance effervescente du club est palpable d’emblée et cela s’amplifie encore après une puissante intervention de Dexter Gordon au ténor. En pleine possession de son art, Dexter est bien le Roi Neptune des lieux.

C’est ensuite la voix de Dexter Gordon qui ouvre Big Fat Butterfly de Eddie Barefield et Saunders King. Le leader continue au ténor. De son timbre acéré, il développe son discours musical impérieux empreint de bop dans un style direct qui coule avec limpidité et va en crescendo. Il galvanise le pianiste Tete Montoliu dont le style inspiré de Tatum et Powell possède un toucher percussif et une articulation très nette. Il truffe ses phrases de traits rapides. Après un solo nourri de Niels-Henning Ørsted Pedersen, Dexter Gordon reprend son chant et termine le morceau.

Le répertoire se poursuit avec Manha de Carnival, la superbe bossa nova écrite par Luiz Bonfa pour le film « Orfeo Negro ». La sonorité chaleureuse et virile du ténor fait merveille. Son phrasé se développe avec ses accentuations typiques et de beaux glissandos dans les aigus. Sur le tempo latin, Dexter Gordon toujours en arrière du temps, impulse un swing constant. Le piano truffe son discours de citations et fait des escapades hors champ mais aucun risque de sortie de route car le magistral contrebassiste balise le tempo avec une assurance peu commune.

Dexter Gordon attaque ensuite le thème de Sonny Stitt, Loose Walk. Il empoigne ce morceau de bop avec un phrasé plus tendu, une sonorité plus rude et maintient la tension par un solo crescendo de 3’54. Avec véhémence, il anime son improvisation et la truffe de citations et de growls rugissants. Stimulés, piano et contrebasse s’en donnent à cœur joie et offrent des solos somptueux soutenus par le beat solide qu’assure Alex Riel sans faillir.

Après avoir présenté les musiciens de sa voix grave et nonchalante, Dexter Gordon ouvre la séance du 20 juillet 1964 avec son thème I Want More. Toujours au sommet de son art, le saxophoniste déroule le thème avant de s’investir dans une improvisation de 2’24 où, avec une grande intelligence mélodique et harmonique, il développe son discours hard bop imparable. Il crée une tension palpable et jubilatoire qui imprègne l’inspiration du piano, du contrebassiste et alimente la vigueur des 4/4 échangés avec le batteur.

Le contraste est grand avec le titre suivant, Misty. L’occasion pour le saxophoniste de démontrer son talent d’interprète sur cette ballade voluptueuse. A l’écoute de sa sonorité langoureuse, on se prend à rêver aux volutes de fumée de sa cigarette qui s’enroulaient autour de son ténor, tout au long de son interprétation chargée d’une douce mélancolie et d’une grâce absolue. L’opus se conclut avec Cheese Cake, une composition originale de Dexter Gordon. Sur un rythme tonique, le discours musical du saxophoniste imprégné de hard bop développe avec ardeur une improvisation audacieuse portée par le swing imparable qu’impulsent les talentueux accompagnateurs et improvisateurs inscrits dans la dynamique lumineuse du leader.

« Montmartre 1964 » (Storyville), un album inédit à découvrir pour pénétrer par la grande porte dans le monde de ce géant du jazz que fut le saxophoniste Dexter Gordon.

« Quartier Latin, Jazz Club du Rhône »

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Bonne nouvelle pour la région Auvergne-Rhône-Alpes que l’ouverture à Saint-Romain-en-Gal d’un nouveau club de jazz … le « »Quartier Latin, Jazz Club du Rhône », inauguré le lundi 04 février 2024 lors d’un hommage à Mario Stanchev. Porté par l’association « Jazz Club du Rhône » présidée par Jean-Paul Boutellier – Fondateur du Festival Jazz à Vienne, le projet est soutenu par le département du Rhône.

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Pierre de Bethmann quartet présente « Credo »

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« Vestido de amor » de Chico César

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Fonnesbæk & Kauflin – « Standards » (Storyville Records)

Fonnesbæk & Kauflin – « Standards » (Storyville Records)

Swing, musicalité et virtuosité

Le label Storyville Records annonce pour octobre 2020, la sortie de l’album « Standards » enregistré par Fonnesbæk & Kauflin. Le contrebassiste et le pianiste s’expriment dans un langage qui leur est commun et dialoguent de manière fusionnelle. Le répertoire compte neuf standards issus de l’héritage des grands compositeurs de jazz du XXème siècle. De l’album se dégage un swing irrésistible, une virtuosité absolue et une musicalité inouïe.

Standards par Fonnesbæk & KauflinL’album « Standards » publié en octobre 2020 par le label indépendant Storyville Recordsse compose de neuf thèmes composés par les légendaires Billy Strayhorn, Duke Ellington, Irving Berlin,Thelonious Monk, Bud Powell, McCoy Tyner, Benny Golson, Oscar Peterson et Cole Porter.

Enregistré au Studio Nilento à Gothenburg (Suède) les 14 et 15 juin 2017 par le contrebassiste Thomas Fonnesbæk et le pianiste Justin Kauflin, le disque reprend Nigerian Marketplace d’Oscar Peterson et All Right With Me de Cole Porter qui figuraient au répertoire de leur album « Synesthesia » (2017) lequel comptait principalement leurs compositions originales hormis For No One de Lennon-McCartney.

On est séduit d’emblée par le swing qui se dégage de l’album « Standards ». La conversation musicale des deux artistes revitalise, quelques standards, ces morceaux d’anthologies écrits par des musiciens et compositeurs du pantheon du jazz. Précis et bien articulé, le jeu du pianiste interpelle par son élégance et son discours enjoué. Avec une souplesse féline et une grande assurance rythmique, le contrebassiste mallaxe la matière sonore et fait preuve d’une grande agilité mélodique.

Thomas Fonnesbæk

Né en 1977, le contrebassiste et compositeur danois Thomas Fonnesbæk s’inscrit dans la droite ligne du légendaire Niels-Henning Ørsted Pedersen (NHOP). Sous son nom, chez Stunt Records il a gravé entre autres, « Eeg-Fonnesbæk » (2015) avec Sinne Eeg mais aussi « Groovements » avec Aaron Parks, « Blue Waltz - Live at Gustav’s » avec Enrico Pieranunzi et bien d’autres albums. Sous le label Storyville, il a enregistré avec Christian Sands et Alex Riel (batterie) l’album « Take One - Live at Montmartre » sorti en 2014.

Justin Kauflin

Né en 1986, à Silver Spring, le pianiste, compositeur et producteur de jazz new-yorkais, Justin Kauflin, a commencé à jouer du jazz professionnellement à l’âge de 15 ans. En 2004 il devient membre du « Clark Terry Ensemble » puis a suivi les enseignements de Mulgrew Miller et Harold Mabern. En 2008, il s’installe à New York et à 23 ans, il sort son premier album « Introducing Justin Kauflin ». En 2011 il est demi-finaliste au Concours international de piano jazz Thelonious Monk. Le talentueux pianiste est aujourd’hui signé chez Quincy Jones.

Il apparaît dans le film documentaire de Alan HIcks, « Keep On Keepin’ On » (2014). Tourné sur 5 ans, le film brosse le portrait intime de deux hommes remarquables, un jeune étudiant de 23 ans, Justin Kauflin, qui se bat contre sa singularité et son mentor, légende du jazz âge de 89 ans, Clark Terry, qui lutte pour sa survie.

Impressions

La tentation est forte de louer la musicalité du pianiste et la virtuosité du contrebassiste mais il importe tout autant d’évoquer la maîtrise du clavier et l’expressivité des cordes. Dans leur langage commun, Fonnesbæk & Kauflin dialoguent de manière fusionnelle Leurs improvisations s’inscrivent avec fluidité après l’exposition des thèmes, tout est joué avec souplesse. Ensemble, les deux musiciens devisent joyeusement sur les standards composés par leurs aînés dont ils honorent l’héritage.

Les différents thèmes choisis alimentent leur inspiration et leur permettent de sublimer la mélodie dans une quête de perfection qui laisse pantois.

Sur les titres de Bud Powell, Duke Ellington, Mc Coy Tyner, Monk, le discours de ce duo se fait complexe et se distingue par une densité et une brillance peu communes. A chaque improvisation, ils font preuve d’un feeling palpable, comme si la musique émergeait d’eux de manière irrépressible. Par leur toucher, ils transforment l’essence classique de ces standards qu’ils affectionnent et parviennent à transcender les modes et les styles successifs du jazz pour exploiter les richesses inépuisables du piano et de la contrebasse.

Leur dialogue véloce parvient à l’oreille comme à travers un jeu de miroirs sonores. Slaloms, dérapages, paraphrases, changements de vitesse, de tempo deux virtuoses rendent ces standards lumineux, joyeux et ludiques. Tout en respectant la structure traditionnelle des standards, Fonnesbæk & Kauflin font preuve d’une imagination intarissable et d’une palette harmonique inépuisable et contemporaine. Sur Take the A Train de Billy Strayhorn et sur Inception de McCoy Tyner, on perçoit leur goût pour la phrase bouillonnante. Sur les ballades, In a sentimental Mood et Round Midnight, leur toucher délicat fait merveille. Leur sensibilité se fait bluesy sur Nigerian Market d’Oscar Peterson.

Sur la contrebasse, Thomas Fonnesbæk combine une maîtrise technique et un sens du rythme peu communs avec une sensibilité mélodique et harmonique. Décontracté et élégant, le jeu de Justin Kauflin allie la simplicité à l’habileté, la finesse d’un toucher précis et élégant à une décontraction ludique. Une magnifique symbiose règne entre Fonnesbæk & Kauflin qui perpétuent et magnifient un jazz immortel.

« Quartier Latin, Jazz Club du Rhône »

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Pierre de Bethmann quartet présente « Credo »

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Storyville Records

Storyville Records

Le label relie jazz d’hier et d’aujourd’hui

Nommé d’après le quartier notoire de la Nouvelle-Orléans où le jazz est né, Storyville Records est un label de jazz européen indépendant créé en 1952 à Copenhague.  Le label développe une dynamique éditoriale qui préserve son identité. Dans cette perspective sont publiés des inédits de grands jazzmen du XXème siècle et des enregistrements d’artistes contemporains. Ainsi, sont annoncées les sorties des albums « Montmartre 1964 » de Dexter Gordon et « Standards » de Fonnesbæk & Kauflin. Se souvenir du jazz d’hier et s’immerger dans le jazz d’aujourd’hui, une belle manière de relier tradition et actualité.

Storyville Records est une maison de disque internationale basée à Copenhague, au Danemark, spécialisée dans le jazz et le blues. Fondée en 1952 à Copenhague par Karl Emil Knudsen, un amateur de jazz éclairé. Logo Storyville RecordsA l’origine le label a réédité sous licence des disques américains qui figuraient sous les labels Paramount Records, American Music Records et Southland Records puis après la guerre, K.E. Knudsen a enregistré les artistes de jazz américains en tournée en Europe et en Scandinavie.

Il a joué un rôle déterminant dans le lancement de la carrière de certains des artistes danois les plus influents du jazz parmi lesquels on peut citer Niels-Henning Ørsted Pedersen, Alex Riel et Niels Lan Doky. De nos jours, Storyville Records soutient les projets d’artistes contemporains dont la musique s’inscrit dans la tradition qui est celle du label depuis presque 70 ans.

Entre tradition…

Outre des enregistrements originaux, Storyville Records a réédité sous licence de nombreux enregistrements qui figuraient auparavant sur des labels tels que Paramount Records, American Music Records et Southland Records. Beaucoup de disques Storyville ont été pressés au Japon. En 2005, Editions Wilhelm Hansen, une société danoise avec plus de 150 ans dans la musique l’édition et une partie du Wise Music Group ont acquis Storyville. 

Les producteurs Anders Stefansen et Mona Granager, Montmarte 1964 - Storyville Recordsdeux associés de longue date qui ont travaillé avec Knudsen à construire le label, ont continué à travailler avec Storyville pour préserver l’identité unique de la marque.

Aujourd’hui, Storyville est reconnu comme l’étiquette peut-être la plus importante pour Duke Ellington Orchestre avec environ 50 sorties. Storyville est aussi étroitement associée aux successions de Ben Webster et Dexter Gordon afin de sortir des enregistrements non publiés. C’est le cas de l’album « Montmartre 1964 » de Dexter Gordon à paraître le 06 novembre 2020.

… et actualité

Standards par Fonnesbæk & KauflinChristian Brorsen, qui a été directeur musical du Jazzhus Montmartre à Copenhague de 2011 à 2016, travaille maintenant avec la directrice générale Mona Granager à promouvoir une nouvelle génération d’artistes qui jouent dans la tradition qui est celle de Storyville depuis près de 70 ans.

Parmi les nouveaux artistes sortants avec qui Storyville travaille, figurent entre autres Enrico Pieranunzi, Lars Jansson, Carsten Dahl, Christian Sands, Heine Hansen, Mathias Heise, New Orleans Jazz Orchestra, Adonis Rose et Thomas Fonnesbæk. En prise avec l’actualité, en octobre 2020, Storyville Records publie « Standards » enregistré par le contrebassiste danois Thomas Fonnesbæk & le pianiste américain Justin Kauflin.

Chez Storyville Records, de grands artistes contemporains suivent les traces des géants d’hier. Storyville Records, The Best In Jazz Since 1952.

« Quartier Latin, Jazz Club du Rhône »

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Pierre de Bethmann quartet présente « Credo »

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« Vestido de amor » de Chico César

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Stracho Temelkovski signe « The Sound Braka »

Stracho Temelkovski signe « The Sound Braka »

Album aux ambiances festives et hypnotiques

Le multi-instrumentiste, improvisateur et beatboxer, Stracho Temelkovski signe son premier album « The Sound Braka ». Aux confluences du jazz, des musiques improvisées et des musiques du monde, l’album réunit autour du leader ses « frères de son ». Des formations à géométrie variable proposent des musiques issues des cultures populaires orales et des musiques savantes. Entre ambiances festives et hypnotiques se crée une alchimie naturelle. Un univers musical aux accents universels où les rythmes frénétiques des Balkans croisent des poésies jazzy. Un album singulier chargé d’humanité.

Stracho Temelkovski signe The Sound Braka_couverture de l'albumAvec « The Sound Braka » (Musika Songes/MDC/PIAS) annoncé pour le 30 octobre 2020, le musicien Stracho Temelkovski signe un opus qui condense et magnifie les patrimoines musicaux des Balkans, de la Méditerranée et l’Orient (proche et extrême), des faubourgs de Buenos Aires et le jazz. Ce disque est l’aboutissement d’un véritable processus de maturation.

Il a pris sa forme actuelle lors d’une résidence de création à l’Amphi Jazz de l’Opéra de Lyon en mai 2018 à laquelle Stracho Temelkovski a convié ses « frères de son », tous virtuoses et complices, pour créer ensemble un répertoire unique.

Du solo à l’octet, Stracho Temelkovski partage ses aventures musicales avec des artistes venus de différents horizons et avec eux, il trace sa route entre jazz, harmonies balkaniques, latines et orientales, rythmes asymétriques et sons urbains. Basée sur l’échange la musique de « The Sound Braka » possède des vertus essentielles. Elle respire et apporte la preuve que les échanges sont porteurs de fraternité et fédèrent au-delà des différences culturelles. Elle réconforte et dynamise.

Stracho Temelkovski

Autodidacte, Stracho Temelkovski possède une formation musicale basée sur l’échange, les rencontres et la transmission orale. Virtuose et sensible, Stracho Temelkovski passe avec une aisance déconcertante de la basse à la mandole, de la viola à la guitare électrique et pratique aussi percussions et beatbox. Du pays de ses origines, la Macédoine, il emprunte les sons envoûtants, les rythmes asymétriques et la ferveur des fanfares instrumentales des Balkans.

Stracho Temelkovski signe "The Sound Braka"

Stracho Temelkovsk©Laurie Diaz

Né à Grenoble dans une famille macédonienne, Stracho Temelkovski a appris tout jeune les rudiments de la guitare électrique, de la basse, des percussions, du sampling et de la programmation. Avec son premier groupe « Kassinga » fondé à 15 ans, il mêle avec sonorités jazz-funk et dub auxquelles il ajoute une touche orientale.

En 2003, il remplace au pied levé le bassiste de jazz américain Steve Swallow sur un projet du musicien et poète Antonio Placer, avec lequel il développe la polyvalence instrumentale qui deviendra sa véritable signature. Cette collaboration se poursuit sur « The Sound Braka », où les deux compositeurs co-signent deux titres, La mélo doucha man et Manzanilla.

Stracho Temelkovski a aussi collaboré avec Gnawa Diffusion, MIG (avec Djazia Satour) et le pianiste Omar Sosa dont il a assuré fin 2015, la première partie d’un concert près de Grenoble. Leur rencontre crée des liens musicaux complices qui débouchent sur trois concerts en duo. Le troisième est enregistré et donne lieu à la sortie de « Live in Seynod », un EP digital sorti en juillet 2020. Amateur de danse contemporaine, Stracho Temelkovski s’est également associé à des chorégraphes (François Veyrunes, Sylvère Lamotte) pour lesquels il compose et interprète la musique de leurs spectacles.

Stracho Temelkovski signe "The Sound Braka"_photo©Laurie Diaz©

Stracho Temelkovski©Laurie Diaz

Connaisseur des musiques actuelles, Stracho Temelkovski crée un pont entre les musiques savantes et les musiques traditionnelles et populaires. Ses influences se situent entre « Bach, Dr Dre, Prodigy, Django Reinhardt , Paco de Lucia et Daft Punk ». Il aime à croiser les expériences avec des artistes venus d’autres horizons, comme les conteurs Louis Soret et Melisdjane Sezer, le pianiste Jean-Marie Machado et son Orchestre Danzas, le flûtiste Joce Mienniel dont la création « Babel » réunit des musiciens traditionnels venant de Syrie, d’Italie, du Pakistan, de Macédoine, de Belgique et de France.

Très impliqué dans le tissu associatif local, il manifeste un fort intérêt pour la médiation culturelle. Il intervient auprès des scolaires et dans les quartiers et a animé des ateliers en milieu carcéral. Il a réalisé des sessions en prison et découvert le beatbox via un jeune détenu, Mourad. Par ailleurs, dans une prison pour femmes, il a rencontré une détenue originaire du Cap-Vert qui « est venue lire des poèmes écrits sur un cahier pour ses enfants » alors qu’il jouait une samba à la guitare acoustique. Cet échange chargé d’humanité lui a inspiré le climat à la fois oppressant et joyeux de « Saudade des Baumettes », un des titres de l’album « The Sound Braka ».

Guitariste, percussionniste, compositeur et arrangeur, Stracho Temelkovski évoque sa musique « viscérale » comme « un chant de cordes et de percussions » qui « prend sa source dans les Balkans et se nourrit d’autres sonorités, celles de [s]a réalité. Les sons se rencontrent et dialoguent, entre Orient et Occident, ils sont le reflet de [s]on identité. Fruits d’une culture hétéroclite, ils rappellent que [s]es racines ont aussi poussé dans le bitume. Ce cheminement est intuitif, il [l]’amène à jouer des mélodies improvisées et hypnotiques. En privilégiant le sens et l’instant, il semble que le temps ait une autre valeur, comme affranchi de toutes cadences inhumaines. »

« The Sound Braka »

L’origine du projet part du spectacle solo puis du trio avec Jean-François Baëz (accordéon) et Jean-Charles Richard (saxophones) qui s’est étoffé en studio en quintet et en sextet sur les deux derniers jours de l’enregistrement

Ainsi Stracho Temelkovski (basse, mandole, daf, bendir, cymbale et udu, beatbox, guitares) partage son répertoire avec ses « frères » musiciens, Jean-François Baëz, Jean-Charles Richard, Ashraf Sharif Khan (sitar), Jean-Marie Machado (piano), Antony Gatta (percussions). Sur six titres, il convie d’autres complices, Aziz Maysour (guembri), François Thuillier (tuba), Shyam Goswami (chant), Iyad Haimour (flute ney), Fred « Brain » Monestier (synthétiseur) et Pascal Messaouidi (additional sound design).

Hormis les deux titres conçus avec Antonio Placer, Stracho Temelkovski signe les six autres morceaux de l’album dont les mélodies lui viennent « en connection avec son vécu ». Enregistré au studio La Buissonne et à la Bobine de Grenoble, « The Sound Braka » est produit par Stracho Temelkovski and Fred « Brain » Monestier. Son visuel a été réalisé en collaboration avec Laurie Diaz qui a pris des photos sur les pentes de la Croix-Rousse à Lyon et avec Julien Blanchet responsable d’un design, élégant, épuré et accessible.

Voyage au fil des titres

Le guembri, la basse et la guitare entament Du dernier au premier soupir avec une mélopée répétitive orientale entrecoupée de voix urbaines. Telle une prière envoutante, elle se densifie avec l’entrée du sitar, de la flûte ney, des percussions. C’est ensuite au soprano de Jean-Charles Richard d’entrer en scène. Ses circonvolutions spiralées débordantes de vitalité sont soutenues par le piano de Jean-Marie Machado et l’accordéon de Jean-François Baëz. Leurs improvisations jazz font respirer la mélodie.

Le répertoire se poursuit avec Saudade des Baumettes qui ouvre par la mélodie jouée à l’unisson par la basse, piano, saxophone et accordéon alors que le leader fait aussi résonner ses percussions vocales. Les sonorités orientales évocatrices de l’écriture de Rabih Abou-Khalil croisent de nostalgiques rythmes argentins. Comme porté par un tapis volant, le soprano aérien virevolte et avec le sitar d’Ashraf Sharif Khan ouvre la porte qui mène à la libération. Avec Gipsy, le voyage musical se poursuit entre un rythme salsa tenu par le piano et des sonorités de fanfare balkanique que soutient le tuba de François Thuillier. L’accordéon s’en donne à cœur joie sur le riff du baryton qui s’emballe avant de laisser s’exprimer le sitar exalté. Un délice que cette musique frénétique aux accents universels !

Le climat se fait plus nostalgique avec La Mélo Doucha Man. L’accordéon introduit la complainte, relayé ensuite par le sitar puis par le soprano qui s’évade dans les aigus. Sur une rythmique complexe, la mélodie est portée par l’ensemble des instruments bouillonnants rejoints par le tuba. Débuté sur un tempo de tango argentin, Manzanilla s’évade ensuite vers l’orient avec la flûte ney puis le baryton lyrique la rejoint et tous réunis, les musiciens convient la musique à s’enfiévrer comme le font si bien les fanfares balkaniques.

Plus loin, sur Le miel de la vie, piano et baryton entament une berceuse qui se transforme peu à peu en une offrande spirituelle portée dans un premier mouvement par le sitar. La basse et les percussions s’impliquent puis l’accordéon prend le relais avant que le baryton n’invite ses compères à festoyer au son des ardents rythmes balkaniques. Place ensuite à Make Dunia. Sur un motif réitératif de la basse ponctué par le beatbox, soprano, guembri, accordéon et sitar chantent la mélodie alors que percussions et tuba ne s’en laissent pas conter. Une véritable invitation à danser en rondes ouvertes !

L’album se termine avec Odimé Siné. Cette composition réalise une véritable alchimie entre la musique orientale traditionnelle exprimée par le piano, le sitar et la voix de Shyam Goswami et les improvisations jazz du sitar et du soprano fougueux et aérien.

Avec « The Sound Braka », Stracho Temelkovski signe un opus dont les atmosphères festives et hypnotiques incitent autant à la danse qu’à la réflexion. Un modèle réussi de coexistence entre les musiques populaires et les musiques savantes. Une invitation à développer une écoute ouverte et à porter un regard bienveillant sur la pluralité culturelle. Un disque porteur d’un humanisme tempéré qu’il fait bon partager largement.

Plusieurs concerts se profilent pour écouter la musique de « The Sound Braka ». RV le 04 Décembre 2020 à 22h30 au Foyer Méditerranée à Juan-Les-Pins (06) dans le cadre du Jammin’Juan Festival avec le trio de Stracho Temelkovski (basse, mandole, viola, percussions, beatbox) qui réunit à ses côtés Jean-François Baëz (accordéon) et Jean-Charles Richard (saxophones). RV le 09 Décembre 2020 à 20h à Paris (75) au Bal Blomet, où Ashraf Sharif Khan (sitar) rejoint le trio du leader. RV aussi le 16 Décembre 2020 à 20h30 à La Source - Fontaine (38) dans le cadre du festival Les Détours de Babel Festival où Stracho Temelkovski propose un feu s’artifice musical avec le quartet qui accueille Jean-Marie Machado (piano) et Iyad Haimour (flûte ney). Pas question de bouder son plaisir !

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