Sur « Remembering Jaco », le Multiquarium Big Band d’André Charlier et Benoît Sourisse fait revivre la mémoire de Jaco Pastorius avec Biréli Lagrène à la basse fretless. La voix de Peter Erskine, ancien batteur de Weather Report, évoque la mémoire de Jaco. Les dix-sept musiciens de l’orchestre et leur invité rendent un hommage éblouissant au grand bassiste. Orchestrations éclatantes et jubilatoires… du groove à couper le souffle !
« Continuum » de Nik Bärtsch’s Mobile
« Continuum », le nouvel album de Nik Bärtsch’ Mobile
L’album « Continuum » (ECM/Universal) de Nik Bärtschs’s Mobile est sorti le 18 mars chez ECM. Un concert du même groupe est programmé le 21 mai dans le cadre du Festival Jazz à Saint-Germain-des-Prés. Les nouvelles sont bonnes quand l’actualité discographique et celle des concerts se téléscopent.
Cette double occurrence a en effet de quoi ravir les amateurs de la musique acoustique du pianiste et compositeur suisse. La personnalité singulière de Nik Bärtsch a émergé sur la scène jazz ces dix dernières années et a conquis un public très large. Entre la précision de l’horloger suisse et le détachement du maître zen, sa musique, héritière de Steve Reich, excelle à transmettre « une énergie intense et calme », un groove hypnotique renforcé par la puissance de cohésion qui émane du groupe.
Au commencement était « Mobile » … c’est dont s’est souvenu Nik Bärtsch qui a consacré son dernier disque, à son groupe d’origine, « Mobile », groupe totalement acoustique. Il lui a adjoint un quintet à cordes sur trois pièces, et « Mobile » est devenu, « Mobile Extended ». Puisque l’actualité des concerts rejoint celle du disque le plaisir sera augmenté d’entendre « live » la musique du CD « Continuum »
Après trois albums studio (Stoa, 2006, Holon, 2008, et Lyria, 2010) et un double album live (2012) avec son groupe amplifié « Ronin », c’est en effet avec sa formation d’origine « Mobile » que le claviériste et compositeur suisse Nik Bärtsch a enregistré en mars 2015 son nouvel album « Continuum » (ECM/Universal) sous la direction artistique de Manfred Eicher. Pour précision, l’effectif de « Mobile » se recoupe avec le line-up actuel de « Ronin ».
A la base, le quartet acoustique « Mobile », fondé en 1997, est la source de l’esthétique de Nik Bärtsch et de son attitude musicale. Une attitude façonnée par son approche conceptuelle de la réduction et de la répétition, mais aussi par sa fascination pour la culture japonaise. Le pianiste conçoit l’art musical comme une sorte de rituel. Nik Bärtsch et ses comparses, Kaspar Rast (batterie), Sha (clarinette) et Nicolas Stocker (percussions) travaillent à la confection d’un son de groupe global fondé sur l’énergie sans se complaire dans de vains exercices de virtuosité. « Cette musique puise son énergie dans la tension entre la précision des compositions et de l’auto-contournement de l’improvisation. De cette restriction auto-imposée découle la liberté. L’extase par l’ascétisme », dit l’artiste.
Jouant avec des textures musicales issues du jazz, du funk, de la musique contemporaine, du minimalisme ainsi que des musiques rituelles et sacrées, il crée de nouvelles énergies extrêmement structurées. L’approche artistique de Bärtsch est quelque peu inspirée de Ligeti et de sa finesse rythmique.La musique se développe en modules, comme des spirales ascensionnelles dont les structures sont fondées sur la répétition d’un certain nombre d’éléments qui se propulsent à travers le rythme. Cela n’est pas sans évoquer les motifs de la musique minimaliste (Reich, Glass, Riley) mais chez Bärtsch, les pulsations sont rythmiques et non flottantes.
Les musiciens sont moins soucieux de donner en spectacle leur virtuosité individuelle et prennent plutôt part à la création d’un timbre commun, fort et énergique.
Nik Bärtsch a choisi le festival « Jazz à Saint-Germain-des-Prés » pour présenter avec les musiciens du groupe « Mobile » son nouvel album « Continuum » le 21 mai à 21h dans le grand amphithéâtre de la Maisons des Océans. Ce concert constitue un évènement car le groupe se fait rare en France et la musique de « Mobile » devrait résonner de la meilleure manière dans ce joyau de l’architecture du début du 20ème siècle.
Nul doute qu’on se laissera pénétrer par la sensualité quasi-physique de la musique de Nik Bärtsch et son groupe « Mobile ».
« Remembering Jaco » par Charlier/Sourisse/Multiquarium Big Band
Ibrahim Maalouf annonce « 40 Mélodies »
Le trompettiste Ibrahim Maalouf annonce pour le 06 novembre 2020, la sortie de son 12ème album studio, « 40 Mélodies », en référence aux 40 bougies qu’il aura soufflées la veille, date de son anniversaire. Avec le guitariste François Delporte, il revisite les mélodies qui ont émaillée ses disques et ses concerts. Un album intimiste qui revient à l’essentiel… une trompette et une guitare.
Fred Pallem & Le Sacre du Tympan racontent Les Fables de La Fontaine
Sur leur nouvel opus, Fred Pallem & Le Sacre du Tympan font plus que raconter les Fables de la Fontaine. Leur musique réveille les textes du grand fabuliste qui s’en trouvent sublimés. Avec un brin d’insolence et un zeste d’amusement, les voix des récitants projettent dans le 21ème siècle les mots du 17ème qui demeurent d’une grande actualité. Les oreilles se régalent de ces quatorze titres où mots et musique s’accordent pour le meilleur.
Dans cet opus « Inspiration Baroque » par l’Ensemble Amarillis et Louis Sclavis, deux trios coexistent. Le trio baroque Amaryllis, Héloïse Gaillard (flûtes à bec et hautbois baroque), Annabelle Luis (violoncelle baroque) et Violaine Cochard (clavecin). Le trio jazz, Louis Sclavis (clarinettes), Matthieu Metger (saxophones) et Jean-Philippe Feiss (violoncelle). Les deux formations mettent en résonance des œuvres de l’époque baroque et des compositions de Jazz européen de Louis Sclavis et Matthieu Metzger.
L’enchaînement des morceaux concourt à mettre en évidence les points communs qui existent entre les syntaxes de cesdeux musiques. Lors du passage d’un morceau à un autre, point vraiment de démarcation mais plutôt des ponts, des similitudes, des liens même. Les musiciens en toute liberté inventent et croisent sons et partitions, alternent rythmes et fantaisies, inventent des mots nouveaux.
Le public cautionne les choix de programmation de cette grande maison incontournable dans le paysage lyonnais. C’est ainsi que huit concerts « Jazz & Musiques du Monde » sont programmés en 16/17 à l’AOL, soit deux de plus que durant la saison 15/16. La nouvelle est réjouissante et la teneur des concerts proposés est plus qu’alléchante.
Ainsi, l’affiche artistique proposée en 2016 devrait permettre à ce festival d’effacer la baisse de fréquentation connue en 2015. En effet, cette année les organisateurs ambitionnent de rallier les 3 termes de l’équation « satisfaction du public/qualité artistique/rentabilité ». Aux côtés du nouveau directeur Samuel Ribier, Benjamin Tanguy assure la coordination artistique. Présent dans le staff de programmation depuis de nombreuses années (Scènes de Cybèle, Club de Minuit et de Caravan’Jazz, …) il œuvre aux côtés de Jean-Paul Boutellier, Jean-Pierre Vignola et Reza Ackbaraly. 
Dans l’esprit de l’opus 
Randy Weston, pianiste et compositeur depuis longtemps reconnu comme un géant du jazz moderne a exploré longuement ses racines africaines. Pour honorer ses 90 ans, « Jazz à Vienne » l’invite le 04 juillet. Il vient en quintet avec trois invités africains, Cheick Tidiane Seck, Ablaye Cissoko et Mohamed Abozekry. Le premier set est assuré par la fille de Nina Simone, Lisa Simone qui présente en quartet son projet teinté de soul, « All Is Well ».
Le 07 juillet, un double plateau présente successivement sur scène John Scofield et John McLaughlin. L’ouverture de soirée revient à John Scofield qui se produit en trio avec Brad Mehldau au piano et le batteur Mark Guiliana. John McLauglin joue ensuite avec son groupe 4th Dimension où nous retrouvons Etienne Mbappe (guitare basse), Gary Husband (keyboard, percussions) et Ranjit Barot (percussions) pour une immersion dans le monde de « Black Light », son dernier opus.
Le 05 juillet, nous retrouvons la chanteuse et pianiste Diana Krall précédée par un premier set confié au chanteur Hugh Coltman qui interprète le répertoire de son opus « Shadows – Songs for Nat King Cole ».
. Esperanza Spalding délaisse la contrebasse pour la guitare basse et produit son nouveau projet « Emily’s D + Evolution » (paru le 04 mars 2016 chez Decca/Universal) qui devrait en surprendre plus d’un. Elle. La soirée se termine entre pop, folk et jazz avec Yael Naim.
set de la soirée « Anniversaire de Chick Corea » est confié à la voix soul de Gregory Porter qui devrait présenter le répertoire de son dernier opus « Take me to the Alley » (parution le 06/05/16 chez Decca/Universal).
Un peu éloigné de la cible « jazz pur jus », le chanteur et guitariste Sanseverino vient présenter le répertoire de son dernier album « Papillon » en ouverture de la soirée du 01 juillet. Il cède la plateau au guitariste et compositeur Goran Bregović qui revient enflammer les gradins du Théâtre Antique avec la musique des Balkans portée par son orchestre des Mariages et Enterrements, format réduit (le Small Band).
Le 30 juin une soirée paillettes et danse. Le style musical un peu rétro du groupe américain Pink Martini oscille entre jazz, musique latine et lounge avec China Forge et Strom Large qui se partagent le chant. La soirée se termine avec Caravan Palace, groupe français de musique électro-swing qui devrait être accueilli avec chaleur pour l’humeur festive de leur répertoire.
programme alléchant présente diverses facettes du jazz. Nox.3, le groupe lauréat du RéZZO FOCAL à Vienne de 2015, Robin McKelle
qui nous promène entre soul jazz et pop, un groupe de musiciens qui ont tous joué avec James Brown, The J.B. Original James Brown band, la voix pleine de ferveur de Faada Freddy, le souffle inépuisable du saxophoniste Kamasi Washington qui avait créé le buzz en 2015 avec son double album « The Epic » et enfin le claviériste multi-instrumentiste Cory Henry, pilier du groupe Snarky Puppy, se produit avec les The Funk Apostles.
C’est le chanteur et guitariste Buddy Guy qui est la tête d’affiche de la dernière soirée du festival avec la Soirée Blues du 15 juillet. Sur scène il sera précédé de la chanteuse Shakura S’Aida et du chanteur guitariste Selwyn Birchwood.
A l’occasion de tous ces évènements, ce sont des artistes des cinq continents qui se vont se croiser à Fourvière et en métropole pour composer ce bouquet de 178 représentations. Parmi ces spectacles, il y aura 42 créations et/ou premières françaises dont 83 au cirque, 52 sont dévolues au théâtre, 7 à la danse et 36 aux musiques.
Benjamin Biolay pour une unique date estivale française aux Nuits de Fourvière avec son nouveau projet Palermo Hollywood le 17/06.

t enrobé par un orchestre de cuivres et de percussions confié aux arrangeurs Robin Reyes Torres et Ernesto Burgos Osorio de Santiago de Cuba. Pour que la soirée soit encore plus vivante, un atelier gratuit de danse rumba est organisé à l’Odéon ce même 03 juillet à 11h. Pour parachever la fête, Dominique Hervieu, la Directrice artistique de la Biennale de la Danse, viendra initier le public à la rumba tarentelle qui composera le final du défilé de la Biennale en septembre… tout un programme en perspective
2016, les Nuits de Fourvière confient les clefs de l’Eclat Final au Centre des Musiques Traditionnelles Rhône-Alpes. Pour cette Carte Blanche, voyage musical entre Afrique (Bénin et Somaliland), Réunion et Mexique/Colombie. La nueva cumbia sera au cœur de la fête avec Celso Pinã et Kumbia Boruka. Ambiance dansante à prévoir. On l’aura compris pour cet Eclat Final, le rythme triomphe en beauté.
Le jour du Jazz Day, le 30 avril, tout le territoire métropolitain résonne du son du jazz et la plupart des évènements mis en place sont proposés gracieusement au public. Bien sûr, nous entendons déjà les puristes protester et prétendre que toutes ces « journées » ne sont que des évènements, des cache-misère qui promeuvent un jour et oublient les 364 autres jours. Nous nous insurgeons contre cette idée simpliste et pensons qu’il est essentiel d’éclairer au grand jour cette musique au moins un jour par an ne serait-ce que pour la valoriser, la promouvoir largement, tous styles et tous musiciens confondus. Profiler le jazz comme un outil éducatif est plutôt rassurant et conforme à l’idée que nous nous faisons de cet art et il nous plaît que les objectifs fixés par l’Unesco pour cette musique soient ambitieux et correspondent à son propos.
