« Mother » par Jacky Terrasson et Stéphane Belmondo

« Mother » par Jacky Terrasson et Stéphane Belmondo

« Mother », états d’âme et rêverie intime de deux complices

L’album « Mother » résulte de la collaboration du pianiste Jacky Terrasson et du trompettiste Stéphane Belmondo. Des quatorze titres se dégage une atmosphère intimiste à la musicalité impressionniste. Le dialogue inspiré de ces deux instrumentistes complices apporte une respiration apaisée propice à la quiétude.

300-couv_terrasson_belmondo_motherLa collaboration de Jacky Terrasson et de Stéphane Belmondo remonte à leurs débuts dans le monde du jazz, il y a près de trente ans. Une époque où ils entretenaient déjà une relation musicale privilégiée. Ils se sont retrouvés il y a six ans pour un concert donné en duo dans le sud-ouest de la France au Festival de Saint-Emilion. Depuis ils ont eu l’occasion de cultiver leur complicité et de donner naissance à un univers qui leur appartient en propre. « Mother » (Impulse!/Universal) dont la sortie est annoncée pour le 02 septembre, est l’aboutissement logique de leurs retrouvailles.

A l’origine, Jacky Terrasson et Stéphane Belmondo ont enregistré une trentaine de titres au Recall Studios. Après écoute, ils « se sont rendus compte que les ballades sonnaient superbement » explique le pianiste. Ils ont donc pris le parti de conserver les « morceaux les plus lents » pour « Mother ».

« Mother », un album de ballades comme une rêverie nostalgique reflet des états d’âme des deux artistes. Dans cet opus Jacky Terrasson et Stéphane Belmondo explorent le registre d’une intimité mélancolique. Non dénuée de lyrisme et d’humour, l’atmosphère du disque est teintée d’un romantisme sobre et raffiné.

Le répertoire de « Mother » comprend des compositions originales, Souvenirs de Belmondo et Hand in Hand de Terrasson, des standards du jazz américain, des classiques de la chanson française, une reprise de Stevie Wonder et des interludes.

Au moment de l’enregistrement l’album devait s’intituler « Twin Spirit ». De fait, après que la production de l’album ait été achevé et à la suite de la disparation de la mère de Jacky Terrasson, le disque a été rebaptisé « Mother » d’après le titre de la composition du pianiste figurant au cœur du CD. Ainsi, comme le dit le pianiste, l’album devient un hommage à dédié à sa mère mais aussi « plus largement à toutes les mères et les femmes qui ne peuvent l’être ». L’interprétation du titre éponyme est particulièrement sensible et intense.

300-03--j-terrasson-s-belmondo-2016-copyright-philippe-levy-stabL’album ouvre avec First Song, le morceau poignant de Charlie Haden dont les deux musiciens font ressortir la beauté mélancolique. Il se referme avec une interprétation splendide du célèbre Que reste-t-il de nos amours ? de Chauliac et Trenet sorti en 1943.

Du côté de la chanson française on aime une version remarquable de La chanson d’Hélène composée pour le film de Claude Sautet « Les Choses de la vie ». Le thème exposé très sobrement par les deux instrumentistes est harmonisé de belle manière par le pianiste dont le toucher délicat sied à cette interprétation raffinée.

Par son équilibre, le dialogue entre les instrumentistes contribue à la réussite de l’interprétation de Lover man où les deux musiciens croisent et entrecroisent leurs lignes musicales. Sobre mais lyrique. Sans esbroufe, juste la musicalité comme cheval de bataille. Le tissage de You don’t know what love is est de la même veine sensible. On écoute avec bonheur les échanges parfaitement maîtrisés. On se plaît à savourer le toucher minimaliste du pianiste qui n’est pas sans rappeler l’influence 300_-j-terrasson-s-belmondo-2016-copyright-philippe-levy-stabdes musiques de Debussy, Poulenc, Ravel et Fauré.

On apprécie aussi les « interludes » posés comme des virgules sonores décalées parmi les autres titres. La fantaisie de Pic Saint Loup, nom d’un vin de la région où se trouve le studio d’enregistrement Recall. Les propos interrogatifs de Pompignan, en clin d’oeil à la ville qui a accueilli les musiciens pour l’enregistrement. L’atmosphère désuète mais malicieuse du titre de Stéphane Grappelli, Les Valseuses. La rupture rythmique de Fun Keys où l’on retrouve la frappe percussive et explosive du pianiste, ancien lauréat du prix Thelonious Monk (1993).

La reprise du grand succès de Stevie Wonder, You are the sunshine of my life est une surprise savoureuse. En effet, le morceau est presque méconnaissable. Déconstruit et malaxé, il est reconstruit avec des modifications harmoniques et un parti-pris rythmique qui transfigurent le morceau. On dira à juste titre que les deux interprètes se sont réellement réapproprié la composition pour la faire leur.

Tout au long des plages de l’album, l’accompagnement subtil du pianiste Jacky Terrasson procure une trame de musicalité propice à l’expression des lignes mélodiques très dépouillées que dessine le trompettiste Stéphane Belmondo. La simplicité et la subtilité de leur expression contribuent à créer l’atmosphère feutrée et raffinée qui caractérise l’album « Mother ».

On peut retrouver Jacky Terrasson et Stéphane Belmondo le 07 septembre 2016 au Festival « Jazz à la Villette » à la Philharmonie de Paris.

Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

A 75 ans, le pianiste Keith Jarrett sort un opus inédit intitulé « Live in Budapest ». Publié chez ECM, ce double album restitue la teneur d’un récital capté en 2016 au Béla Bartók National Concert Hall lors d’un récital donné dans la capitale hongroise. Une plongée dans le monde unique de Keith Jarrett devenu le maître absolu de l’improvisation en piano solo.

lire plus
« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

La voix embrumée de Giorgio Alessani swingue avec aisance sur les dix pistes de « Kissed by the Mist ». Une section rythmique et une section de cuivres issues de la scène jazz française actuelle, un orchestre symphonique… et le tour est joué, un nouveau crooner est né. Sans s’aventurer ni dans les aigus ni dans les graves, le chanteur façonne le registre médium avec souplesse et sans jamais forcer. Textes, mélodies et arrangements tissent la trame d’un délicieux album où vibrent les émotions.

lire plus
Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Le 06 novembre 2020, le Label Storyville Records propose « Montmartre 1964 », un album inédit de Dexter Gordon capté en direct en juillet 1964 au Jazzhus Montmartre. Le saxophoniste joue avec le trio composé du contrebassiste Niels-Henning Ørsted Pedersen, du batteur Alex Riel et du pianiste Tete Montoliu. Ce merveilleux opus témoigne de la maîtrise du jeu de ce géant du ténor au lyrisme confondant et à l’expression audacieuse. Un souffle de félicité venu de de l’âge d’or du jazz danois

lire plus
Jazz à l’Opéra de Lyon – Martial Solal

Jazz à l’Opéra de Lyon – Martial Solal

Martial Solal en trio dans la Grande Salle de l’Opéra de Lyon

La saison de l’Amphi Jazz débute par un coup d’éclat. Le pianiste Martial Solal se produira en trio le 14 octobre 2016 pour un concert exceptionnel dans la Grande Salle de l’Opéra. On salue avec bonheur la venue de cet improvisateur talentueux.

A peine la programmation du Jazz Estival au Péristyle se termine-t-elle que se profile celle de l’Amphi-Jazz. Avec en ouverture, le 14 octobre à 20h30, un concert de Martial Solal en trio dans la Grande Salle de l’Opéra de Lyon, François Postaire entame donc la saison Amphi-Jazz 2016/17 par un évènement prestigieux à plusieurs titres.

D’abord, il est vrai que les musiques du Mondes et le Jazz ne sont pas légion à pénétrer dans la Grande salle de L’opéra de Lyon, temple de la musique lyrique. On garde en mémoire deux moments magiques. Le 30 janvier 2016, lorsque la voix de la fadiste Kátia Guerreiro a résonné dans la Grande Salle et a comblé de bonheur les spectateurs venus écouter son répertoire « Até ao fim ». Le 31 mai 2008 quand fut accueilli dans cette même salle, le projet jazz « Follow The Song Lines » dirigé par Dirk Brossé avec David Linx & Maria João au chant et Mario Laginha & Diederik Wissels au piano. Ce soir-là les musiciens ont partagé ensemble le bonheur de la création instantanée et celui d’interpréter une écriture peaufinée et inventive que le public avait apprécié. Le Jazz via Martial Solal est donc de nouveau invité dans la Grande Salle le 14 octobre 2016.

Par ailleurs la présence de Martial Solal se fait rare sur les scènes françaises, enfin et surtout (!) Martial Solal n’est pas un pianiste lambda. Respecté par ses pairs, il est reconnu bien au-delà de la France (Europe, USA, …) comme une référence parmi les plus prestigieux pianistes de jazz.

Pour tous ces motifs, la venue de Martial Solal est vraiment exceptionnelle. La lecture rapide de « Martial Solal - libr’explorateur du piano » permet de prendre la mesure de l’ampleur de sa carrière. Par son talent prodigieux et sa singularité, cet artiste a marqué l’histoire du jazz européen. Il est sans aucun doute aujourd’hui l’un des plus grands pianistes improvisateurs.

Il convient donc absolument de ne pas rater ce rendez-vous du 14 octobre dans la Grande Salle de l’Opéra de Lyon. Pour l’occasion, Martial Solal est accompagné à la contrebasse par le Danois Mads Vinding avec lequel il avait enregistré entre autre opus, le disque » Contraste » en 1999. La collaboration de Bernard Lubat sera cette fois à la batterie (et non au piano comme en 2014 où lui et Solal dialoguaient sur deux pianos). On retrouve aussi en invitée, la chanteuse et improvisatrice Claudia Solal, fille émérite du pianiste.

Le répertoire du concert n’est pas connu mais on fait confiance au pianiste pour proposer un déluge d’idées et pour dérouler sur son clavier des inventions mélodiques hors pairs, des trouvailles harmoniques étonnantes et des improvisations renversantes, le tout avec le soutien des complices réunis autour de lui.

Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

A 75 ans, le pianiste Keith Jarrett sort un opus inédit intitulé « Live in Budapest ». Publié chez ECM, ce double album restitue la teneur d’un récital capté en 2016 au Béla Bartók National Concert Hall lors d’un récital donné dans la capitale hongroise. Une plongée dans le monde unique de Keith Jarrett devenu le maître absolu de l’improvisation en piano solo.

lire plus
« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

La voix embrumée de Giorgio Alessani swingue avec aisance sur les dix pistes de « Kissed by the Mist ». Une section rythmique et une section de cuivres issues de la scène jazz française actuelle, un orchestre symphonique… et le tour est joué, un nouveau crooner est né. Sans s’aventurer ni dans les aigus ni dans les graves, le chanteur façonne le registre médium avec souplesse et sans jamais forcer. Textes, mélodies et arrangements tissent la trame d’un délicieux album où vibrent les émotions.

lire plus
Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Le 06 novembre 2020, le Label Storyville Records propose « Montmartre 1964 », un album inédit de Dexter Gordon capté en direct en juillet 1964 au Jazzhus Montmartre. Le saxophoniste joue avec le trio composé du contrebassiste Niels-Henning Ørsted Pedersen, du batteur Alex Riel et du pianiste Tete Montoliu. Ce merveilleux opus témoigne de la maîtrise du jeu de ce géant du ténor au lyrisme confondant et à l’expression audacieuse. Un souffle de félicité venu de de l’âge d’or du jazz danois

lire plus
Norah Jones annonce « Day Breaks »

Norah Jones annonce « Day Breaks »

Avec « Day Breaks », Norah Jones revient à ses racines Jazz

Norah Jones annonce la sortie de son prochain album, « Day Breaks », à paraître le 07 octobre. Avec ce nouvel opus splendide, la pianiste chanteuse revient à ses racines jazz. La boucle est bouclée.

250-250_couv-day-breaksDans son 7ème album en solo, elle revient à ses racines et au piano. Sur « Day Breaks » (Blue Note/Universal), Norah Jones entremêle avec une rare subtilité country, folk, rock, soul et jazz. Elle est cette fois accompagnée par de véritables légendes du jazz comme le saxophoniste Wayne Shorter, l’organiste Dr Lonnie Smith et le batteur Brian Blade déjà présent sur son premier disque et dont le jeu constitue l’épine dorsale de ce nouvel album.

Cet album à découvrir le 07 octobre compte douze titres. Neuf compositions originales. toutes écrites ou co-écrites par Norah Jones300-72Norah-Jones-v2 et des reprises d’Horace Silver (Peace), Duke Ellington (Fleurette Africaine) et Neil Young (Don’t be denied).

Norah Jones exprime la richesse et la diversité de la musique américaine et en attendant la sortie de l’album le 07 octobre, on écoute le titre Carry On dont la tonalité apaisante rappelle un peu l’ambiance de son premier album « Come Way with me ».

Outre l’écoute de ce premier single, il convient de noter sur l’agenda des concerts de cette fin d’année, celui de Norah Jones qui sera à Lyon le 11 novembre à 20h, à l’Amphithéâtre 3000 de la Cité Internationale.

Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

A 75 ans, le pianiste Keith Jarrett sort un opus inédit intitulé « Live in Budapest ». Publié chez ECM, ce double album restitue la teneur d’un récital capté en 2016 au Béla Bartók National Concert Hall lors d’un récital donné dans la capitale hongroise. Une plongée dans le monde unique de Keith Jarrett devenu le maître absolu de l’improvisation en piano solo.

lire plus
« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

La voix embrumée de Giorgio Alessani swingue avec aisance sur les dix pistes de « Kissed by the Mist ». Une section rythmique et une section de cuivres issues de la scène jazz française actuelle, un orchestre symphonique… et le tour est joué, un nouveau crooner est né. Sans s’aventurer ni dans les aigus ni dans les graves, le chanteur façonne le registre médium avec souplesse et sans jamais forcer. Textes, mélodies et arrangements tissent la trame d’un délicieux album où vibrent les émotions.

lire plus
Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Le 06 novembre 2020, le Label Storyville Records propose « Montmartre 1964 », un album inédit de Dexter Gordon capté en direct en juillet 1964 au Jazzhus Montmartre. Le saxophoniste joue avec le trio composé du contrebassiste Niels-Henning Ørsted Pedersen, du batteur Alex Riel et du pianiste Tete Montoliu. Ce merveilleux opus témoigne de la maîtrise du jeu de ce géant du ténor au lyrisme confondant et à l’expression audacieuse. Un souffle de félicité venu de de l’âge d’or du jazz danois

lire plus
Ambronay 2016 – Les concerts du Chapiteau

Ambronay 2016 – Les concerts du Chapiteau

Vibrations et voix magnétiques sous le Chapiteau d’Ambronay

Renommé pour la qualité de sa programmation des grandes œuvres baroques, le Festival d’Ambronay 2016 propose aussi des concerts de Musiques du Monde sous le Chapiteau tous les samedis soirs à 21h.

Depuis 37 ans le Festival de Musique Baroque d’Ambronay contribue à la promotion de la Musique Baroque, de ses auteurs, ses œuvres, ses interprètes d’aujourd’hui et ceux de demain 300_logo ambronaydont il favorise l’émergence (Festival eemerging). En 2016 on se laissera éblouir par les Vibrations des Lumières avec une programmation tout en contrastes et clairs-obscurs.

Le Festival se déroule du 16 septembre au 09 octobre 2016. Si les voûtes sonores de l’Abbatiale d’Ambronay demeurent un écrin incomparable pour les voix et les orchestres, la Salle Monteverdi accueille toujours des concerts précieux. La musique résonne aussi à Bourg en Bresse, à Ambérieu-en-Bugey et à Villieu-Loyes-Mollon. Par ailleurs, l’association avec l’Auditorium-Orchestre National de Lyon se poursuit. Pour connaître plus précisément la programmation des quatre week-ends, la consultation du site du Festival d’Ambronay s’impose.

Cette année encore, Daniel Bizeray, Directeur du Festival d’Ambronay promet des moments festifs sous le Chapiteau. Cet espace est en quelque sorte devenu un lieu où règne une liberté musicale certaine. Le programme des « réjouissances sous le Chapiteau » est alléchant. En effet de nombreuses voix magnétiques sont programmées tous les samedis à 21h. De plus, à l’issue de chaque concert les festivités se prolongent par des « afters » (entrée libre) dès 22h30 au Bar du festival.

Le samedi 17 septembre à 21h, le Chapiteau propose une soirée « Entre deux Mondes » avec Las Hermanas Caronni et leur musique métissée. Laura Caronni (voix, violoncelle) et Gianna Caronni (voix, clarinette) sont en effet de vraies musiciennes du monde. Si l’Argentine a fondé leur identité, les jumelles naviguent aujourd’hui entre les musiques de l’Ancien et du Nouveau Monde. Fortes de leur bagage musical classique elles se jouent des styles et déjouent les modes. Leur dernier opus « Navega Mundos » (Les Grands Fleuves/Harmonia Mundi) sorti en 2015 donne à écouter une musique sans frontières.

Le concert du 17 septembre se profile sous les auspices de la finesse et du dépaysement.

Le samedi 24 septembre à 21h, toute la lumière et la beauté du Maroc vont irradier le Chapiteau. En effet, la voix de la chanteuse Oum brille comme un « Astre du Désert ». Inspirée par le Jazz et l’Orient, Oum étonne par l’étendue de ses capacités vocales. Son album « Zarabi » (Lof Music/Harmona Mundi) sorti en 2016, propose une musique marocaine hors du temps. La chanteuse s’exprime en darija (dialecte marocain) pour conter l’universel de la féminité. Une orchestration originale, voix, oud, trompette, percussions et contrebasse au service d’une musique qui réalise la fusion entre soul et chant oriental.

La soirée du 24 septembre est annonciatrice de vibrations inspirées et empreintes de grâce.

Le samedi 01 octobre à 21h, le Chapiteau vibre de la « chanson française déjantée » du trio Triwap. Un programme  prometteur est annoncé… Et si on s’en mêlait !? Il s’agit d’un spectacle total, chanté et joué, drôle et musical. Trois trublions brillants, touche-à-tout, multi-instrumentistes et comédiens. Emmanuel Lanièce (piano, guitare, voix), Pierre Leblanc-Messager (trombone, flûte à bec, chant) et Martin Pauvert (Contrebasse, piano, guitare, chant) se promènent dans des répertoires variés. De Dutronc à Stevie Wonder en passant par les Bee-Gees.

Wap doo wap ! Le spectacle s’annonce joyeux et inventif le 01 octobre.

300-72_Virevolte-©Pierre-ComblerLe samedi 08 octobre à 21h, ViréVolte invite à un « Voyage au bout de la Nuit » sous le Chapiteau d’Ambronay. Réunis autour de la chanteuse Aurore Bucher, les musiciens de Virévolte décloisonnent la musique populaire et la musique savante. Ils proposent un nouveau répertoire avec des arrangements inédits. Les instruments baroques se mettent au service du jazz, la guitare folk ranime Bach et Haendel, la clarinette s’immisce dans la musique ancienne. Ainsi Dowland et Bashung, Mozart et Sinatra se télescopent. Une chanson de Dalida devient même un air d’opéra !

Le bulletin météo de ce 08 octobre annonce un tourbillon musical qui va virévolter et illuminer la nuit.

En quittant le Chapiteau après ces quatre soirées, avant de reprendre la route, il est possible de poursuivre les festivités. En effet dès 22h30 le Bar du festival est ouvert pour une fin de soirée conviviale. Depuis 2014, cette formule des « afters » permet de retrouver les artistes écoutés sous le chapiteau à 21h. Il est d’ailleurs tout à fait possible d’échanger avec eux en toute liberté.

Tout un programme : « After Métissé » le 17 septembre, « After Musique du monde » le 24 septembre, « After Déjanté » le 01 octobre et pour finir « After Baroque et pop » le 08 octobre. Il serait vraiment dommage de bouder son plaisir !

Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

A 75 ans, le pianiste Keith Jarrett sort un opus inédit intitulé « Live in Budapest ». Publié chez ECM, ce double album restitue la teneur d’un récital capté en 2016 au Béla Bartók National Concert Hall lors d’un récital donné dans la capitale hongroise. Une plongée dans le monde unique de Keith Jarrett devenu le maître absolu de l’improvisation en piano solo.

lire plus
« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

La voix embrumée de Giorgio Alessani swingue avec aisance sur les dix pistes de « Kissed by the Mist ». Une section rythmique et une section de cuivres issues de la scène jazz française actuelle, un orchestre symphonique… et le tour est joué, un nouveau crooner est né. Sans s’aventurer ni dans les aigus ni dans les graves, le chanteur façonne le registre médium avec souplesse et sans jamais forcer. Textes, mélodies et arrangements tissent la trame d’un délicieux album où vibrent les émotions.

lire plus
Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Le 06 novembre 2020, le Label Storyville Records propose « Montmartre 1964 », un album inédit de Dexter Gordon capté en direct en juillet 1964 au Jazzhus Montmartre. Le saxophoniste joue avec le trio composé du contrebassiste Niels-Henning Ørsted Pedersen, du batteur Alex Riel et du pianiste Tete Montoliu. Ce merveilleux opus témoigne de la maîtrise du jeu de ce géant du ténor au lyrisme confondant et à l’expression audacieuse. Un souffle de félicité venu de de l’âge d’or du jazz danois

lire plus
Festival Jazz Campus en Clunisois 2016

Festival Jazz Campus en Clunisois 2016

40 ans pour Jazz Campus en Clunisois. Ça se fête !

Pour sa quarantième édition, « Jazz Campus en Clunisois » donne rendez-vous au Jazz et aux Musiques improvisées, du 13 au 20 août. Grâce à la ténacité de Didier Levallet, ce festival aux dimensions humaines propose une vision renouvelée d’un jazz foisonnant et toujours en mouvement.

Campus-2016-AFFICHE-2-150x150« Jazz Campus en Clunisois » Des musiciens créatifs au long cours et de nouveaux venus qui sont les enchanteurs de demain font vivre une programmation attractive où alternent concerts pique-nique gratuits et soirées en salle. Sans oublier en fin de festival la restitution du travail réalisé par les stages durant les 6 ateliers proposés cette année.

« Jazz Campus en Clunisois » C’est aussi l’occasion pour les festivaliers de découvrir ou de retrouver le Clunisois. la ville de Cluny bien sûr avec tous ses attraits mais aussi Berzé le Châtel, Matour, Dompierre les Ormes et les paysages verdoyants de la Bourgogne du Sud.

« Jazz Campus en Clunisois« . 7 jours, 6 lieux différents, 11 groupes de musiciens composés de 49 artistes de renommée internationale. Le programme de la semaine est alléchant.

1511637_605825036158931_1305750752_nLe samedi 13 août à 21h, c’est dans le parc de la Maison des Patrimoines de Matour qu’on a rendez-vous avec le duo de Raphaël Schwab (contrebasse) & Julien Soro (/saxophone alto). Les deux complices proposent un jazz tout en poésie, humour, lyrisme. Concert gratuit.

Le lundi 15 août à 21h, direction Dompierre les Ormes pour écouter Busking, un autre duo d’improvisateurs : la contrebassiste Busking-©-Eric-Legret-1-150x150Hélène Labarrière et le guitariste Hasse Poulsen. Leur nouvelle aventure explore  « la chanson sans les mots ». La chanson, souvenir d’enfance au pays des rêves, des perles de la variété française, des trésors du mythe américain. Les cordes de ces deux explorateurs se frottent et s’emmêlent, pour encore plus d’intimité, de partage, avec jubilation et profondeur. Tout un programme à découvrir pour les oreilles curieuses.

Le mardi 16 août à 21h, on retrouve le Théâtre les Arts de Cluny pour une soirée en deux parties.

D’abord Spring Roll avec Sylvaine Hélary (flûte traversière, voix), Antonin Rayon (piano), Hugues Mayot (sax), clarinette et Sylvain Lemêtre (vibraphone, percussions). Un programme instrumental intitulé « Printemps » s’appuyant souvent sur des textes, en référence à ce qu’on a appelé le « printemps arabe », notamment en Egypte. Une musique sans peur et sans reproche comme une résonnance du présent

MOHAMED ABOZEKRY QUINTETLa seconde partie de soirée appartient à Mohamed Abozekry & Heejaz extended avec le oudiste Mohamed Abozekry, Anne-Laure Bourget (percussions), Hugo Reydet (contrebasse), Ludovic Yapoudjian (piano) et  Benoit Baud (saxophone). Une « musique univers » qui emprunte l’énergie du rock, l’improvisation du jazz et chevauche les mélodies du monde à la sensibilité orientale. A découvrir de tout urgence si ce n’est pas encore fait ou à réécouter pour apprécier de nouveau cette musique singulière et énergique.

Le mercredi 17 août à 18h45 on rejoint le Château de Berzé le Chatel pour un Stabat Mater Furiosa. Association du Théâtre et de la Musique. La musicienne Patricia Dallio, adepte de la création en musique électronique via des capteurs de mouvements, et la comédienne Catriona Smith-Morrison proposent le texte incandescent de Jean-Pierre Siméon dans une « version allégée ». On nous promet une très forte expérience.

Risser-DR-150x150Le mercredi 17 août on prend la direction de Cluny pour le Théâtre Les Arts à 21h où l’on retrouve Eve Risser et son White Desert Orchestra. La pianiste et compositrice Eve Risser dirige un ensemble de dix musiciens, composé de représentants de sa génération, celle qui marie technicité à toute épreuve, ouverture artistique tous azimuts et sens de la prise de risque. Elle nous fait parcourir les canyons américains sur les ailes d’une musique qui allie jazz, la musique classique et contemporaine. Une rêverie un peu savante et sérieuse qui surprend quelquefois. Un voyage dépaysant.

Le jeudi 18 août à 18h45 on retourne au Château de Berzé le Châtel pour un autre duo. La voix de Andreas Schaerer et la batterie de Lucas Niggli. l’idiome est moderne. Le vocaliste beat boxeur virtuose rivalise avec l’un des percussionnistes les plus inventifs de la scène européenne actuelle. Créativité et improvisation à la clef. Leur langage a de quoi surprendre.

MarcDucret_ByMaaritKytöharju_PoriJazz2010La soirée du 18 août se déroule à Cluny. A partir de 21h, la scène du Théâtre Les Arts appartient au guitariste Marc Ducret. Pour sa première venue au Festival Jazz Campus en Clunisois, le guitariste annonce la couleur… Métatonal. Marc Ducret a su marier les éléments constitutifs du rock et ceux du jazz. Son idiome est devenu une référence. En trio avec ses habituels compagnons Eric Echampard (batterie) et Bruno Chevillon (contrebasse) il invite trois vents, et pas n’importe lesquels. Rien moins que le saxophoniste Christophe Monniot, le trompettiste Fabrice Martinez et le tromboniste Samuel Blaser. La soirée promet son pesant de son.

PossibleS-quartet-DR-1-150x150A 12h30 le vendredi 19 août, invitation à un pique-nique au Haras National de Cluny pour écouter  le Possible(S) quartet. Quatre instrumentistes à vent lâchés dans la nature. On retrouve Rémi Gaudillat (trompette, bugle), Fred Roudet trompette), Loïc Bachevillier (tuba) et Laurent Vichard (clarinette). Au programme, compositions originales et improvisations élégantes. Tout est possible.

Après Coutances et le Mans, la folie de « Brotherhood Heritage » vient à Jazz Campus en Clunisois le vendredi 19 août. A 21h l’orchestre est sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny pour une soirée plus que prometteuse.

Ce projet actuel, « Brotherhood Heritage », piloté à la demande de plusieurs festivals par le pianiste François Raulin et le contrebassiste Didier Levallet, a pour objectif de redonner à entendre la musique de La Confrérie du Souffle (Brotherhood of Breath).

© Patrick Audoux Issu d’un orchestre sud-africain multiracial, ce big band émigré en 1966 en Europe pour cause d’apartheid, est né dans les années 70 à Londres. Il a laissé une empreinte profonde dans les mémoires. Il enflamme la scène européenne du jazz, opérant une jonction explosive entre les musiques populaires d’Afrique du Sud et l’avant-garde des improvisateurs britanniques, sous la houlette du pianiste Chris Mc Gregor, jusqu’en1990.

Les musiciens réunis dans l’orchestre expriment la quintessence de plusieurs générations de jazzmen français (et un anglais qui fit partie, comme Didier Levallet, des dernières moutures de l’orchestre historique). Sont réunis sur scène : François Raulin (piano, arrangements), Didier Levallet (contrebasse, arrangements), Chris Biscoe, Raphaël Imbert, François Corneloup (saxophones), Michel Marre, Alain Vankenhove (trompette), Jean-Louis Pommier,  Mathias Mahler (trombone), Simon Goubert (batterie).

Tous partagent l’envie de renouer avec ce répertoire prenant sa source dans les très prenantes mélodies sud-africaines, et conjuguant le chant, immédiatement saisissable et porteur d’un lyrisme puissant, avec la liberté de parole de chaque interprète.Emile-Parisien-4tet-DR-150x150

Le samedi 20 août, rendez-vous pour la soirée de clôture de « Jazz Campus en Clunisois » à 21h au Théâtre les Arts de Cluny le saxophoniste Émile Parisien et son Émile Parisien Quartet. Le super doué du saxophone vient délivrer son message avec Julien Touéry (piano), Ivan Gélugne (contrebasse) et Julien Loutelier (batterie). Des virtuoses au discours charpenté et original.

« Jazz Campus en Clunissois ». Un festival fidèle à ses valeurs. …« foisonnement  de propositions, points de vue, dialogues de cultures, … pont entre des attitudes créatrices immémoriales, comme restant en nos besoins les plus ancestraux d’expression, et la nécessité d’aller de l’avant, en défrichant avec jubilation les territoires du présent et imaginant ceux en devenir…. »  Didier Levallet

Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

A 75 ans, le pianiste Keith Jarrett sort un opus inédit intitulé « Live in Budapest ». Publié chez ECM, ce double album restitue la teneur d’un récital capté en 2016 au Béla Bartók National Concert Hall lors d’un récital donné dans la capitale hongroise. Une plongée dans le monde unique de Keith Jarrett devenu le maître absolu de l’improvisation en piano solo.

lire plus
« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

La voix embrumée de Giorgio Alessani swingue avec aisance sur les dix pistes de « Kissed by the Mist ». Une section rythmique et une section de cuivres issues de la scène jazz française actuelle, un orchestre symphonique… et le tour est joué, un nouveau crooner est né. Sans s’aventurer ni dans les aigus ni dans les graves, le chanteur façonne le registre médium avec souplesse et sans jamais forcer. Textes, mélodies et arrangements tissent la trame d’un délicieux album où vibrent les émotions.

lire plus
Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Le 06 novembre 2020, le Label Storyville Records propose « Montmartre 1964 », un album inédit de Dexter Gordon capté en direct en juillet 1964 au Jazzhus Montmartre. Le saxophoniste joue avec le trio composé du contrebassiste Niels-Henning Ørsted Pedersen, du batteur Alex Riel et du pianiste Tete Montoliu. Ce merveilleux opus témoigne de la maîtrise du jeu de ce géant du ténor au lyrisme confondant et à l’expression audacieuse. Un souffle de félicité venu de de l’âge d’or du jazz danois

lire plus
Jazz estival 2016 au Péristyle de l’Opéra de Lyon

Jazz estival 2016 au Péristyle de l’Opéra de Lyon

« Jazz (f)estival » sous le Péristyle de l’Opéra

Du 09 juin au 03 septembre 2016 les concerts jazz du Péristyle reprennent leurs quartiers d’été sous les arcades de l’Opéra. Versant estival de l’Amphi-Jazz, le Péristyle est un repère musical incontournable du paysage lyonnais. Un café-jazz en terrasse où il fait bon écouter de la musique tout l’été. 

peristyle-cb-mouthFréquenter le Péristyle en été, c’est la certitude de retrouver toutes les couleurs musicales du jazz régional programmées par les bons soins de François Postaire, directeur de l’Amphithéâtre de l’Opéra. Au plus chaud de l’été les arcades offrent un havre de fraîcheur et même si le ciel se déchaîne, elles demeurent un abri bienveillant qui protège des averses ou orages.

Si le Péristyle est ouvert du lundi au vendredi de 9h à 23h, les concerts de jazz, gratuits et sans réservation, se déroulent en trois sets du lundi au samedi à 19h, 20h15 et 22h avec par exemple en option, apéro, repas et/ou dessert. La musique s’écoute seul(e) ou se partage entre amis.

A chacun sa manière de fréquenter le péristyle. Les amateurs de surprise s’y rendront les yeux fermés à l’heure qui leur convient pour découvrir les musiciens programmés sans en savoir plus et savourer ainsi le plaisir de la découverte. Les amoureux de jazz feront leur choix pour découvrir des musiciens ou pour ré-écouter ceux qu’ils affectionnent. Pour organiser ces flâneries et dégustations musicales, rien de mieux que la programmation disponible en ligne sur le site de l’Opéra. Elle précise les styles programmés et propose même des écoutes musicales.

Si tous les rendez-vous valent leur pesant d’or, on a repéré cet été quelques balises musicales comme des « coups de cœur ».

Les 9, 10 et 11 juin, c’est le 320_remycrambesRémi Crambes Trio qui ouvre le festival. Du modern jazz, dans la tradition du trio Ponty-Humair-Louiss. Le violoniste Rémi Crambes est entouré de Camille Thouvenot à lorgue et de Wendlavim Zabsonre à la batterie. Au programme, des compositions de W. Shorter, J. Coltrane, T. Monk, et quelques compositions originales. Improvisation et groove sont de la partie.

320_strachoLes 23, 24 et 25 juin, est programmé le Stracho Temelkovski trio ou Nerazdeleni trio. Le leader multi instrumentiste ( basse / viola / mandole / percussions) s’est entouré de Jean-François Baez (accordéon) et Jean-Pierre Sarzier (clarinette basse). Le trio propose un Jazz oriental sans frontières puisant dans les sonorités acoustiques et dans l’oralité des rythmes asymétriques. Un voyage tout en nuances, au cœur des Balkans, de la Méditerranée et de l’Afrique.

320_memakeLes 27, 28 et 29 juin, la musique de Mémaké résonne sous les arcades du Péristyle. comme François Merville, le batteur, Ma, comme Lionel Martin le saxophoniste, Ke comme Benoît Keller le guitariste. Le trio promet un jazz libre et expressif issu de leurs influences musicales. Une promesse de dépaysement dans des mondes imaginaires et colorés.

320_vallognes-teruel-oukridLes 04, 05 et 06 août, place au Vallognes/Téruel/Oukrid Jazz Trio. Ce trio piano-basse-batterie promène son inspiration dans les standards et les comédies musicales. Ces musiciens complices et inspirés réservent toujours des surprises. La certitude d’écouter un jazz libre et inventif.

320_bossayearsLes 8, 9 et 10 août, le Péristyle rime avec Brésil et plus précisément avec un style musical des années 60, la bossa-nova. Le Bossa Years Quartet propose son répertoire interprété par le saxophoniste Michael « Getz » Cheret (qui annonce d’emblée sa référence, le grand Stan Getz), Priscila Valdazo au chant et à la contrebasse et Zaza Desideiro à  la batterie. La guitare a amplement contribué au style bossa-nova et dans le groupe elle est tenue par Michel Perez. C’est un plaisir de retrouver ce musicien dont la délicatesse musicale n’a d’égale que sa modestie. Sa venue à Lyon dans le contexte de ce quartet constitue un évènement incontournable.

zaza-emerton-151-85Les 15, 16 et 17 août, le Brésil sera encore de la partie avec le Duo Desiderio - Oliveira. Ces deux brésiliens ont grandi en écoutant des musiques traditionnelles et instrumentales de leur région respective. Ils ont appris la bossa-nova, la Musique Populaire Brésilienne, le jazz et se sont rencontrés en France où ils ont goûté à d’autres cultures musicales. Une grande complicité lie le pianiste Ewerton Oliveira exégète de la musique de Hermeto Pascoal et Zaza Desideiro, batteur quasiment incontournable dans la région. Thèmes d’ici, improvisations d’ailleurs, mélodies de là bas… tout est prétexte à musique. De beaux moments en perspective.

320_wondercollectiveLes concerts du Péristyle se terminent toujours de belle manière. Comme pour graver un souvenir impérissable dans les mémoires. Cette année ne manquera pas à la tradition puisque les 01, 02 et 03 septembre, c’est Wonder Collective, un orchestre de onze musiciens professionnels qui terminera la saison. Comme le nom du groupe l’annonce, c’est un hommage gai et tonique à la musique de Stevie Wonder. Chanteur, choeurs, trompette, trombone, claviers, guitare, basse, batterie et percussions. Du groove joyeux en perspective, comme un  feu d’artifice pour marquer la fin de la fête.

Au-delà de ces « coups de cœur », la programmation tout en entière vaut le détour. Du jazz de qualité dans des conditions sympathiques sous le Péristyle de l’Opéra tout au long de l’été.

… avec quelques nouvelles surprises dessinées sur les vitres du bâtiment !320_peristyle2016

Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

A 75 ans, le pianiste Keith Jarrett sort un opus inédit intitulé « Live in Budapest ». Publié chez ECM, ce double album restitue la teneur d’un récital capté en 2016 au Béla Bartók National Concert Hall lors d’un récital donné dans la capitale hongroise. Une plongée dans le monde unique de Keith Jarrett devenu le maître absolu de l’improvisation en piano solo.

lire plus
« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

La voix embrumée de Giorgio Alessani swingue avec aisance sur les dix pistes de « Kissed by the Mist ». Une section rythmique et une section de cuivres issues de la scène jazz française actuelle, un orchestre symphonique… et le tour est joué, un nouveau crooner est né. Sans s’aventurer ni dans les aigus ni dans les graves, le chanteur façonne le registre médium avec souplesse et sans jamais forcer. Textes, mélodies et arrangements tissent la trame d’un délicieux album où vibrent les émotions.

lire plus
Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Le 06 novembre 2020, le Label Storyville Records propose « Montmartre 1964 », un album inédit de Dexter Gordon capté en direct en juillet 1964 au Jazzhus Montmartre. Le saxophoniste joue avec le trio composé du contrebassiste Niels-Henning Ørsted Pedersen, du batteur Alex Riel et du pianiste Tete Montoliu. Ce merveilleux opus témoigne de la maîtrise du jeu de ce géant du ténor au lyrisme confondant et à l’expression audacieuse. Un souffle de félicité venu de de l’âge d’or du jazz danois

lire plus