Clin d’œil à Olivier Boge & « When Ghosts Were Young »

Clin d’œil à Olivier Boge & « When Ghosts Were Young »

Mélodies lumineuses et ambiances sereines

« When Ghosts Were Young » est le quatrième disque en leader d’Olivier Boge. Sorti le 17 novembre 2017, l’album dessine les contours d’un univers romantique d’où s’élèvent de lumineuses mélodies.

Couverture de l'album d'Olivier Boge, "When Ghosts Were Young"Le nouvel album d’Olivier Bogé, « When Ghosts Were Young » (jazz&people/PIAS) sorti le 17 novembre 2017, fait suite au magnifique « The World Begins Today » (2013) et au superbe « Expanded Places » (2015) dans lequel Olivier avait enregistré une grande partie des instruments présents (saxophone, piano, guitare, Fender Rhodes et voix).

Sur ce nouvel opus, Olivier Bogé à voulu « Retrouver cette innocence et cet émerveillement qui nous sont propres lorsque l’on est enfant, préservé des différentes formes de chaos auxquelles on est inévitablement amené à faire face au cours d’une vie. Refaire surgir ces fantômes, ces âmes intérieures présentes au fond de nous et préservées de tout cela pour réinventer notre propre monde. Non pas se refermer pour se protéger, mais s’ouvrir et rayonner d’une lumière nouvelle qui nous fait croire de nouveau à nos utopies, voilà ce qui pourrait bien se jouer au cœur de ce nouvel album ». Il est parvenu à créer un univers très personnel où il fait bon s’immerger.

Pourvoyeuse de tendres émotions, la musique de « When Ghosts Were Young » flotte aux confins d’un univers radieux et poétique qui fait oublier les contraintes gravitationnelles. Une escapade onirique ressourçante.

Olivier Bogé a consacré deux ans à l’écriture de son projet discographique. Sur « When Ghosts Were Young », le multi instrumentiste privilégie principalement la guitare acoustique, le saxophone et la voix. Il intervient au piano sur deux titres, Rain’s Feathers et What Will Remain et utilise aussi Fender Rhodes et synthétiseurs. On regrette quelque peu le recours quasi systématique aux nappes vocales de la voix du leader.

Olivier Bogé a composé toutes les plages de l’album et cette fois encore le leader s’entoure de musiciens dont il est proche et avec lesquels il joue depuis plusieurs années. Ces instrumentistes émérites, leaders de leurs propres projets, contribuent aux paysages musicaux de l’album. Le guitariste Pierre Perchaud du trio FOX, le pianiste Tony Paeleman membre du collectif Watershed, le contrebassiste Nicolas Moreaux coleader du trio FOX et le subtil batteur Karl Jannuska. La chanteuse Isabel Sörling apparaît sur le titre Rains’s Feather.

« When Ghosts Were Young », une musique rayonnante dont les ambiances et les rythmes apaisent. L’album oublie les frontières de styles et les musiciens servent une écriture légère et poétique. Sans urgence aucune, la musique élève ses mélodies jusqu’à des cieux bienveillants. Plus qu’un album, un oasis de lumière.

 

Pour s’immerger live dans la musique de « When Ghosts Were Young », rendez-vous à Paris les 30 et 31 janvier 2018  à 21h au Sunside. Deux concerts pour retrouver sur scène le quintet d’Olivier Bogé avec Olivier Bogé (sax alto, piano, guitare), Pierre Perchaud (guitare), Tony Paeleman (piano), Nicolas Moreaux (contrebasse), Karl Jannuska (batterie).
Saison 2021/22 – Auditorium de Lyon

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Pour la saison 2021/22 de l’AO, l’Auditorium-Orchestre national de Lyon accueille d’immenses stars du jazz. Main dans la main avec Jazz à Vienne, l’institution lyonnaise programme Michel Portal, Gregory Porter, Chucho Valdès et Stacey Kent. Ces affiches alléchantes laissent augurer d’intenses moments de jazz. De quoi réjouir le public !

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Robin Nicaise, architecte de « Building & Piano studies »

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Le nouveau projet de Robin Nicaise fascine par la richesse de ses couleurs sonores et par l’originalité de sa forme. Annoncé pour le 09 septembre 2021, l’album « Building & Piano studies » juxtapose en effet deux esthétiques musicales. D’une part, un concerto pour saxophone ténor de quatre titres où le quintet jazz du leader dialogue avec le quatuor à cordes, String Quartet. D’autre part, des études composées et interprétées en piano solo par le leader lui-même. Un opus ambitieux qui accroche l’oreille par son élégance et sa fluidité.

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Jazz Campus en Clunisois 2021 – Trio Oliva/Abbuehl/Ber

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Tony Tixier sort « Life of Sensitive Creatures »

Tony Tixier sort « Life of Sensitive Creatures »

Un album sensible et intimiste

C’est en trio que le pianiste Tony Tixier sort « Life of Sensitive Creatures », son nouvel album attendu pour le 08 décembre 2017. Une musique vibrante de sensibilité. Des mélodies souvent introspectives qui invitent à la rêverie.

Le pianiste Tony TixierOriginaire de France, Tony Tixier s’est installé à New-York en 2012 et a récemment emménagé à Los Angeles. Avant la sortie de l’album « Life of Sensitive Creatures » (Whirling Recordings) annoncé pour le 08 décembre 2017, le pianiste a déjà à son actif une discographie qui a permis de l’écouter dans différentes formules.

En trio piano/basse/batterie sur « Fall in Flowers » en 2006. En solo (claviers, synthétiseurs, Wurlitzer et Rhodes) sur « Electric’ Trane » en 2007. En septet sur « Parallel Worlds » en 2009 avec la chanteuse Leila Martial, le trompettiste Brice Moscardini, les saxophonistes Ricardo Izquierdo et Adrien Daoud, le bassiste Joachim Govin et le batteur Guilhem Flouzat. En quartet sur « Dream Pursuit » en 2012 chez SpaceTimeRecords avec le saxophoniste Logan Richardson, le bassiste Burniss Earl Travis et le batteur Justin Brown.

Couverture de l'album de Tony Tixier, "Life of Sensitive Creatures"Sur l’album « Life of Sensitive Creatures » (Whirling Recordings) le pianiste choisit la formule du trio piano-contrebasse-batterie plus intime que le quartet ou le septet ce qui lui permet de produire une musique sensible, reflet des émotions qu’il a pu ressentir durant sa vie.

A ses côtés, deux instrumentistes accomplis et expérimentés, le contrebassiste Karl McComas Reichl et le batteur Tommy Crane. Ils mettent leur talent au service de son écriture imaginative et singulière dont l’esthétique s’inscrit autant dans le jazz que dans la musique classique européenne.

Sur « Life of Sensitive Creatures », Tony Tixier fait entendre sa voix de compositeur. Il en ressort un album au climat sensible et intimiste. Au service de la musique, son imagination projette des mélodies chantantes qui racontent des fragments de vie, des émotions. Mélancolie, jalousie, hésitations, introspection, espoir, lâcheté, doute, questionnement, remise en cause, plénitude. A l’écoute de l’album on entre en vibration avec les émotions transmises par le trio.

Le pianiste propose huit compositions originales qui côtoient trois reprises dont une interprétation romantique du classique Darn That Dream de Jimmy Van Heusen, un très swinguant Tight Like This de Louis Armstrong et une version assez étonnante du thème de Stevie Wonder, Isn’t She Lovely.

Sur la pochette de l’album, la photo d’Alain Tixier dépeint Tony Tixier enfant dans les bras de sa mère. I Remember the Time of Plenty, le morceau d’ouverture, illustre ce climat qui hésite entre le souvenir ému des tendres émotions du passé et la fougue énergique de la joie de l’enfant qui dès six ans se forme au piano classique.

Sur Denial of Love, le dialogue piano-basse laisse deviner la brisure de cette plénitude de l’enfance. Sur Illusion les musiciens font régner un climat qui évoque les déceptions, les désillusions qui adviennent tout au long de la vie. Très présente, la batterie soutient les envolées lyriques du pianiste.

Quand advient le joyeux blues, Home At Last, on sent la pression baisser et l’on ressent le plaisir simple du retour chez soi. La frappe amortie du batteur ajoute sa douceur à la légèreté du toucher du pianiste. Le découpage rythmique et les impulsions percussives de Calling Into Question tranchent avec le chant continu et souple de la main droite du pianiste.

Sur un tempo plus rapide, Blind Jealousy of a Paranoid donne à percevoir une relative notion de drame et d’urgence impulsée par les trois musiciens. A l’écoute des rythmes changeants de Causeless Cowards’ on perçoit hésitation et doutes mais on respire plus librement à l’écoute de Flow qui termine l’album et libère enfin la lumière.

« Life of Sensitive Creatures », un album empreint de poésie et d’émotions. L’écriture sensible de Tony Tixier est servie par la performance des trois musiciens qui devisent de manière très spontanée. L’album respire et prend le temps, il laisse de l’espace au silence. Souple et nuancée la musique affiche sa singularité à travers des découpages rythmiques qui dynamisent l’expression plutôt impressionniste du trio.

La capitale des Gaules est honorée de la présence prochaine sur la scène du Bémol5 de ce pianiste qui joue actuellement dans les groupes de Christian Scott, Seamus Blake et Wallace Roney. En effet, après les concerts parisiens où il s’est produit récemment avec son trio américain, le pianiste Tony Tixier revient à Lyon. Il se produit en effet en trio le mercredi 13 décembre 2017 à 20h30 sur la scène du Bémol5 avec le batteur Gautier Garrigue et le contrebassiste Florent Nisse.

Saison 2021/22 – Auditorium de Lyon

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Jazz Campus en Clunisois 2021 – Trio Oliva/Abbuehl/Ber

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Clin d’œil à Alex Stuart & « Aftermath »

Clin d’œil à Alex Stuart & « Aftermath »

La musique et le monde en harmonie

Le guitariste australien Alex Stuart présente « Aftermath », son quatrième opus. En quintet, le leader propose un voyage musical contrasté en onze étapes. Ce carnet de route comble l’auditeur par la variété de ses textures.

Couverture de l'album "Aftermath" du guitariste Alex SytuartAprès « Waves » en 2005, « Around » en 2010 et « Place to be » en 2014, le 24 novembre 2017, le guitariste australien Alex Stuart sort « Aftermath » (Jazz Family/Socadisc), son quatrième album. Onze morceaux originaux composés et arrangés par le leader pour son quintet. Toutes les pièces sont inspirées de ses propres expériences de vie et de voyage, en Inde, en Asie et en Australie.

La splendide photo de couverture de l’album est à porter au crédit de Roger Stuart.

Entouré du trompettiste Arno de Casanove, du saxophoniste ténor Irving Acao, du bassiste Ouriel Ellert et du batteur et percussionniste Antoine Banville, le guitariste Alex Stuart voyage entre les deux mondes qui le passionnent. Sa vie de musicien à Paris et le style de vie auquel il aspire, en proximité avec la nature. C’est de son pays d’origine et de ses étendues sauvages, l’Australie que lui vient son amour de la nature.

« Aftermath », selon les plages, l’album résonne des énergiques vibrations des cités urbaines ou des échos d’espaces plus vastes qui résonnent de multiples traditions musicales unifiées. Réminiscences groovy venues d’Afrique, inflexions issues de l’Inde ou des Balkans, les musiques du monde s’invitent mais la pop n’est pas loin et le jazz flirte avec le rock.

Les onze compositions originales d’Alex Stuart se succèdent comme les étapes d’un voyage que pilote avec aisance le jeu fluide du guitariste. Le saxophone aux lignes puissantes et poignantes et les envols aériens et acérés de la trompette illuminent la texture dense que trame l’énergique section rythmique.

Home évoque des espaces à perte de vue. Les effluves latino-caribéens de Perfume River contrastent avec la tension de la rythmique et les lignes obsédantes que la guitare réitère au-dessus des chants inquiétants du saxophone et de la trompette sur Aftermath.

Après l’entêtant System Overload qui comme son nom l’indique n’est pas loin de faire disjoncter l’auditeur, advient Pluie Basque, le dernier titre de l’album, dont le climat indo-rafraîchissant laisse espérer la survenue d’un espoir salvateur qui effacera les séquelles de la démence du monde.

Alex Stuart a eu recours à un financement participatif pour une partie du projet (location du studio d’enregistrement, travail de l’ingénieur du son, mixage et mastering, coûts de communication). En cohérence avec ses idées, le guitariste a versé 10% des fonds récoltés à l’association OXFAM, (association loi 1901 reconnue d’intérêt général) engagée dans la lutte contre la pauvreté. Alex Stuart croit que la musique, ses mélodies, ses rythmes et ses harmonies peuvent contribuer à lutter contre les inégalités et alimenter l’espoir d’un « demain » plus radieux. Sa démarche va plus loin que les mots et vaut d’être saluée.

Sur « Aftermath » le guitariste communique son espoir de surmonter les séquelles qui affectent le monde actuel. Sa musique fait coexister les couleurs sombres d’aujourd’hui et celles plus lumineuses qu’offre la nature porteuse d’espérance. Une musique unificatrice.

 

Pour découvrir la musique de l’album « Aftermath » en live, rendez-vous le 23 janvier 2018 à Paris au New Morning à 20h30 avec Alex Stuart (guitare), Arno De Casanove (trompette), Irving Acao (saxophone ténor), Ouriel Ellert (basse) et Antoine Banville (batterie). La première partie de soirée est assurée par le pianiste Gregory Privat en solo.
Saison 2021/22 – Auditorium de Lyon

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Compagnie Imperial en résidence à l’AmphiJazz de Lyon

Compagnie Imperial en résidence à l’AmphiJazz de Lyon

Un feu d’artifice musical pour la fête des Lumières de Lyon

Du 06 au 09 décembre 2017, l’AmphiJazz de l’Opéra de Lyon accueille la Compagnie Impérial en résidence. Deux quartets et un sextet aux ambiances variées. Si Lyon honore la Fête des Lumières, l’Amphi fait encore plus fort en ouvrant sa scène au feu d’artifice musical de la Compagnie Impérial.

Ambiance soirée avec Imperial Orpheon

Imperial Orpheon © S.Armengol

La Compagnie Imperial est un collectif qui réunit des musiciens créateurs et improvisateurs parmi les plus actifs de la scène française. Au-delà des affinités qui les ont rassemblés à l’origine, les membres de cette compagnie se nourrissent de ce faire-ensemble qui leur permet de fédérer leurs inspirations et de rassembler leur énergie créatrice.

Du 06 au 09 décembre 2017, les musiciens de la Compagnie Imperial envahissent l’Amphi de l’Opéra de Lyon. Leurs projets vont illuminer les gradins de l’Amphi de leurs feux d’artifice musicaux.

Improvisateurs émérites, les « impériaux » pratiquent une musique contemporaine. Ils puisent leur inspiration dans les mondes aussi divers que l’opéra, le jazz, le rock, les mélodies populaires et les musiques africaines et plus précisément mandingues. Ces influences multiples s’expriment au sein des cinq univers musicaux proposés par la Compagnie Impérial durant sa résidence de  à l’Amphi de l’Opéra de Lyon. Lyon fête ses Lumières dans les rues. L’Amphi de l’Opéra fête le Jazz.

Le jeudi 07 décembre 2017 à 20h30 se produit Impérial Quartet qui réunit Gérald Chevillon (saxophones basse, ténor, soprano), Damien Sabatier (saxophones baryton, alto, sopranino), Antonin Leymarie (batterie) et Joachim Florent (basse électrique).

Comme sur « Grand Carnaval », le troisième opus d’Imperial Quartet sorti en 2016, la musique d’Imperial Quartet brille de mille éclats joyeux. Les musiciens malaxent la matière des sons pour en faire une musique généreuse et inventive, puissante et virtuose qui convoque la polyrythmie au cœur de la fête qu’ils animent.

Vendredi 08 décembre 2017 à 20h30, place à Impérial Orphéon où les saxophonistes Gérald Chevillon, Damien Sabatier et le batteur Antonin Leymarie sont rejoints cette fois par l’accordéoniste et chanteur lyrique Rémy Poulakis

Les musiciens de l'Imperial Orpheon

Impérial Orphéon © S. Armengol

Certes, l’univers musical change mais le dynamisme demeure. Cette formation atypique explose en effet  d’énergie. Les quatre musiciens poly-instrumentistes virtuoses, complices et survoltés embarquent le public dans une musique puissante, généreuse et inattendue qui se promène entre choros brésiliens, thèmes bulgares endiablés, transes gnawa, le tout enrobé de chants rossiniens, d’airs d’opéra revisités et de compositions originales !

Un vrai bal moderne et déjanté qui résonne comme une invitation à la danse.

Le samedi 09 décembre 2017 à 20h30, c’est à Impérial Pulsar qu’échoit l’honneur de se produire pour le dernier concert du soir de la résidence de la Compagnie Imperial.

Les musiciens de l’Impérial Quartet, Gérald Chevillon, Damien Sabatier, Antonin Leymarie et Joachim Florent accueillent deux musiciens africains en les personnes d’Ibrahim Diabaté (dundun, tamani, goni) et Oumarou Bambara (djembe, tamani, balafon).

Ils ont choisi l’emblème du pulsar, cette nébuleuse astronomique en expansion qui tourne sur elle-même à un rythme effréné et immuable, pour évoquer leur musique polyrythmique dont les cycles se superposent, tournent, et rayonnent ensemble. Les rythmes de la musique mandingue pluriséculaire habitent au cœur de l’expression du groupe. Ces musiciens aux origines diverses parviennent à élaborer un langage commun qui les fédèrent. Ambiance fascinante, festive et hypnotique.

Il convient aussi de repérer les deux séances d’Amphi-Midi proposés à 12h30 le mercredi 06 et le vendredi 08 décembre 2017.

Lors du premier rendez-vous du mercredi 06 décembre c’est l’occasion de découvrir le duo D&G qui réunit deux saxophonistes dignes héritiers du free jazz et de la musette, de Gus Viseur à Michel Portal. Les saxophones de Gérald Chevillon (basse, ténor, soprano) et ceux de Damien Sabatier (baryton, alto, sopranino) vont s’en donner à cœur joie et mêler leurs timbres.

La séance du vendredi 08 décembre 2017 intitulée, « After Science », voir se produire seul en scène le bassiste Joachim Florent. A la basse électrique il développe un récit dévoilant une diversité d’inspirations et de pratiques qui forcent l’admiration.

La Compagnie Impériale clôture de manière festive les résidences 2017 de l’AmphiJazz de l’Opéra de Lyon. On attend celles de 2018 pour que vibre encore le jazz entre les murs de cette salle accueillante.

Saison 2021/22 – Auditorium de Lyon

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Jazz Campus en Clunisois 2021 – Trio Oliva/Abbuehl/Ber

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Chronicles, le nouveau projet de David Linx

Chronicles, le nouveau projet de David Linx

Toujours évolutif, David Linx conserve son ADN musical

A la fois nouveau groupe et nouveau projet de David Linx, « Chronicles » témoigne du potentiel évolutif du chanteur. Soucieux de questionner sans cesse son art, David Linx renouvelle une fois de plus son propos musical mais au cœur du projet demeure son identité, avec ce qui a fait de lui un artiste incontournable dans le paysage du jazz, son ADN musical hors norme.

Le chanteur David Linx

David Linx © Amaury Voslion

Résultat d’un processus créatif mené depuis de long mois avec le compositeur et pianiste Armel Dupas, David Linx présente « Chronicles », une introspection musicale inspirée par le poème Inventory On Being 52 de James Baldwin, écrivain et poète américain dont David Linx fut très proche et qu’il considère comme un père spirituel.

La solidité, la souplesse, l’inventivité et la réactivité des musiciens avec lequel David Linx travaille devraient lui permettre de donner le meilleur de lui-même et de propulser avec force et nuances les textes auxquels il tient tant.

Dans l’équipe avec laquelle David Linx travaille, le guitariste Manu Codjia fait figure d’aîné, un aîné déjà très sollicité qui a largement fait ses preuves et enthousiasmé public et musiciens. Sa trajectoire musicale ferait pâlir d’envie plus d’un cador mais le guitariste se cache derrière une modestie qui n’a d’égale que son talent.

Les autres musiciens du groupe font partie de la jeune génération des jazzmen français qui montent. Le piano et les claviers sont tenus par Armel Dupas dont le récent projet « A Night Walk » mérite le détour. Le bassiste/contrebassiste Timothé Robert fait partie de la fine fleur du jazz français. On n’est guère surpris de retrouver derrière fûts et cymbales de sa batterie le très sollicité Arnaud Dolmen qui a récemment sorti un album magique, « Tonbé Lévé ».

En concert, « Chronicles », le nouveau projet de David Linx se présente comme une suite de nouvelles littéraires. « Chaque chanson raconte une bribe d’histoire, est le fruit d’une réflexion ou d’une réminiscence, (…) bouts de chemins, souvenirs ou évoque la construction d’une nouvelle attitude pour affronter le monde de demain, celui de nos enfants et de nos espoirs. »

Le souvenir du poème Inventory / on being 52 a sans doute inspiré David LInx qui parvient à l’âge qu’avait James Baldwin lorsqu’il a écrit le poème. Peut-être une démarche introspective portée sur sa vie engage-t-elle le chanteur à rechercher auprès et avec de jeunes musiciens, une nouvelle expression artistique qui lui permette de transmettre ses valeurs et de se projeter plus avant. D’autres aînés qu’il admire ont, avant lui, suivi une telle démarche, comme un certain Miles Davis.

David Linx a découvert le poème Inventory  / On Being 52 alors qu’il avait 19 ans. Écrit par James Baldwin à l’âge de 52 ans, ce poème restitue avec force la vision que l’écrivain porte sur sa vie. C’est avec lui que David Linx avait choisi ce poème pour figurer dans l’album « A Lover’s Question » (Label Bleu/Harmonia Mundi), un Couverture de l'album "A Lover's Question" (Label Bleu/Harmonia Mundi) avec James Baldwin et David Linxspoken word CD très important dans la discographie du chanteur. Il en a composé les musiques (sauf pour Precious Lord) principalement avec le regretté Pierre Van Dormael.

Enregistré entre septembre 1986 et septembre 1987 avec James Baldwin lui-même, « A Lover’s Question » est un chef d’œuvre très émouvant où l’on capte la force de la voix de l’écrivain américain qui dialogue avec David Linx. En réécoutant les trois plages de Inventory / On Being 52 où s’expriment Steve Coleman (saxophone alto), Slide Hampton (trombone), Jimmy Owens (trompette, fluegelhorn), Pierre Vaiana (saxophone ténor) et Diederick Wissels (piano), on saisit la puissance de l’écriture de Baldwin et l’on comprend pourquoi le sens des mots est essentiel pour David Linx.

On se propose d’entrer dans le monde « Chronicles » avec des vidéos proposées par David Linx et réalisées avec le soutien de la SPEDIDAM.

Après cette magnifique ballade, This Last Waltz, chantée par David Linx en duo avec Armel Dupas au piano…« une ode à la vie et au temps passé », on retrouve David Linx et l’ensemble du groupe qui interprètent Walkaway Dreams … où comment prendre son destin en mains dans un monde aux sombres couleurs où les puissants détiennent tous les pouvoirs.

Ces films permettent de percevoir la connivence qui existe entre les musiciens, leur écoute et leur réactivité créative, il n’empêche que rien ne remplace la perception scénique d’un concert.

Un premier rendez-vous se profile à l’occasion du festival « Jazz au fil de l’Oise ». David Linx et le groupe Chronicles se produisent en effet à Vauréal le samedi 25 novembre 2017 à 20h30 à « L’Antarès ».

Une seconde option est possible pour écouter et voir David Linx et Chronicles sur scène dès le début de l’année 2018 à Paris au Sunside les 02 et 03 janvier 2018 soit à 19h30, soit à 21h30. Belle idée pour débuter l’année en jazz !

En attendant de vivre la musique live, on se fait plaisir en visionnant le somptueux Boundary 113. Un chorus lumineux et stratosphérique de Manu Codjia propulse le scat souple et énergique de David Linx. Tous les éléments de l’identité musicale du chanteur réunis dans cette courte séquence. Sur tous les tempi le chanteur embrase les harmonies. On peut apprécier le son projeté avec énergie ou délicatesse, l’élégance des acrobaties vocales de son scat, la très large tessiture qui lui permet une maîtrise parfaite des graves, des aigus et des écarts périlleux posés avec précision et dans le respect parfait de la dimension rythmique. Un régal absolu !

Saison 2021/22 – Auditorium de Lyon

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Chemirani & Rhythm Alchemy – Opéra de Lyon

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Groove et jubilation rythmique

La venue de « Chemirani & Rhythm Alchemy » fait l’objet du deuxième concert de la saison 2017/18 de l’Amphi sur la scène de la Grande Salle de l’Opéra de Lyon. Le 16 décembre 2017, le père et les deux fils Chemirani entourés de cinq invités hors du commun présentent une création transculturelle où le rythme règne en maître.

Après la soirée du 20 octobre 2017 qui a présenté les splendides « Panoramas » de Daniel Humair, celle du 16 décembre 2017 a de quoi réjouir tous les amateurs de musique, sans distinction de style puisque la scène de la Grande Salle de l’Opéra de Lyon accueille les musiciens du projet « Chemirani & Rhythm Alchemy » aux accents universels.

Composé de Djamchid Chemirani et ses deux fils Keyvan et Bijan, le Trio Chemirani a créé sa propre langue qui résulte de la fusion de leurs trois frappes. Avec le trio, tout gravite autour du zarb, avec le daf qui introduit dans les percussions la rupture du timbre, les cordes pincées du saz joué par Bijan et les cordes frappées du santour dont joue Keyvan.

Dans le projet intitulé « Chemirani & Rhythm Alchemy », créé à Royaumont en 2013, Keyvan Chemirani (directeur artistique) élargit la grammaire rythmique du trio Chemirani aux syntaxes de l’Inde, avec les tablas et la kanjira de Prabhu Edouard, et du jazz et des musiques improvisées européennes avec la batterie de Stéphane Galland (Aka Moon).

Les musiciens de "Chemirani & The Rythm Alchemy" photographiés par Hostekind

« Chemirani & Rythm Alchemy » © Hostekind

L’invitation faite aux cordes du violoncelle de Vincent Segal et à celles de la lyre crétoise de Socratis Sinopoulos va au-delà de la dimension mélodique pour s’intéresser aux timbres et au micro-tonal.

Le souffle de Julien Stella rend présente la dimension humaine des percussions, beatbox, et la sonorité boisée de la clarinette basse. Comme Prabhu Edouard, Kayvan Chemirani formé aux percussions indiennes pratique aussi le konnokol, le rythme indien chanté.

A travers « Chemirani & Rhythm Alchemy », les huit musiciens inventent donc une nouvelle langue issue de leur travail collectif et du partage de cultures ancrées dans des traditions fortes. Baignée dans la tradition persane, la musique du trio Chemirani aux origines iraniennes, accueille et dialogue avec la musique ottomane et celle de la Grèce de Socratis Sinopoulos, avec les musiques de l’Inde de Prabhu Edouard, avec le jazz de Stéphane Galland et Vincent Segal et avec les musiques du monde d’aujourd’hui que représente Julien Stella.

La soirée du 16 décembre 2017 dans la Grande Salle de l’Opéra de Lyon propose un moment musical pourvoyeur de plaisir, de groove et de jubilation. En effet, la musique de « Chemirani & Rhythm Alchemy » dépasse largement la simple dimension percussive. Le groupe explore rythmes pairs et impairs et propose une polyrythmie chantante et chatoyante. Une musique qui fait alterner des pièces introspectives contemplatives propices à la méditation et des séquences festives quasiment explosives.

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