Clin d’œil à « ¿Que Vola? »

Clin d’œil à « ¿Que Vola? »

Entre énergie frénétique et lumineuse incantation

Annoncé pour le 25 janvier 2019 l’album « ¿Que Vola? » réunit autour du tromboniste Fidel Fourneyron, six musiciens de la scène jazz française et trois percussionnistes cubains. Le répertoire mêle rythmes traditionnels afro-cubains et jazz européen actuel. Entre transe et spiritualité, la musique résonne comme une célébration païenne irradiée d’énergie et de lumière.

« ¿Que Vola? » … une expression qui émaille les salutations qu’échangent les Cubains dans les rues de l’île. Un « quoi de neuf ? » chantant pour engager la conversation. « ¿Que Vola? »… c’est aussi le nom d’un projet musical porté depuis 201,2 entre Paris et Cuba, par le tromboniste Fidel Fourneyron. Au final, « ¿Que Vola? » résulte d’un échange humain et musical entre trois percussionnistes de l’orchestre cubain Osain del Monte et un septet de jazz français réuni autour de Fidel Fourneyron.

« ¿Que Vola? »… c’est enfin un album bluffant !

« ¿Que Vola? » (No Format!) propose de s’immerger dans une cérémonie païenne irradiée d’énergie et de spiritualité. Nourris des rythmes sacrés afro-cubains, les tambours des trois percussionnistes unissent leur énergie avec les souffles poétiques des cuivres et vents du septet jazz. Le collectif musical franco-cubain élabore une musique incantatoire et incendiaire, une transe musicale envoutante et frénétique à laquelle il est difficile de résister.

Entre Paris et Cuba

Après un premier voyage en 2012, Fidel Fourneyron séjourne plusieurs fois dans l’île de Cuba. Grâce aux conseils éclairés de Thibault Soulas (contrebassiste) qui a vécu à La Havane, il découvre les rythmes et les chants sacrés de la musique cubaine. Il a l’occasion de rencontrer et jouer avec le groupe Osain del Monte, Cinq musiciens de ¿Que Vola?  (F Fourveyron, T Soulas, A Panter Calderon, B Crespo Richard, R Tamayo Martinez)un des orchestres les plus en vue et novateur de l’île où officient trois percussionnistes érudits des rythmes sacrés et créateurs de la néo-rumba, Adonis Panter Calderon, Barbaro Crespo Richard et Ramon Tamayo Martinez.

Avec Thibaud Soulas le tromboniste se plonge dans le labyrinthe des rythmes qui accompagnent les cultes sacrés (Regla de Ocha,  Palo ou de la confrérie Abakua) et approfondit sa connaissance de la rumba, profane et populaire que jouent les trois frappeurs de Osain del Monte. Petit à petit chez Fidel Fourneyron devenu en 2014 tromboniste de l’ONL d’Olivier Benoit, l’idée fait son chemin de remplacer les voix des chants sacrés par les souffles de cuivres et saxophones et d’y associer les battements des trois percussionnistes cubains.

Trois percussionnistes cubains et un septet de jazz français

Fidel Fourneyron et Thibaud Soulas composent, arrangent et conçoivent un répertoire où rythmes cubains, profanes et sacrés, ont la part belle. Les deux directeurs musicaux du projet « ¿Que Vola? » rassemblent les trois percussionnistes de Cuba et cinq talentueux musiciens de jazz français, issus de deux des groupes dans lesquels joue Fidel Fourneyron (Radiation 10 et Umlaut Big Band).

Ainsi sont réunis les talents de dix musiciens talentueux et convaincus qu’il leur est possible de créer une musique originale issue de leurs cultures respectives, une musique aux confluences des rythmes sacrés afro-cubains, des traditionnelles rumbas cubaines et du jazz français.

Ainsi les créateurs de « ¿Que Vola? » ont pour nom Aymeric Avice (trompette), Adonis Panter Calderon (percussions), Benjamin Dousteyssier (saxophones alto & baryton), Elie Duris (batterie), Fidel Fourneyron (trombone), Hugues Mayot (saxophone tenor) Barbaro Crespo Richard (percussions), Bruno Ruder (fender rhodes), Thibaud Soulas (contrebasse) et Ramon Tamayo Martinez (percussions).

En 2017, le directeur de Banlieues Bleues propose au tromboniste une résidence à la Dynamo et « ¿Que Vola? » est créé à Pantin puis continue à vivre sur quelques-unes des scènes jazz de France. Le répertoire se rôde et bientôt germe l’idée d’un enregistrement.

Une musique collective entre tradition cubaine et jazz

Couverture de l'album "¿Que Vola?"Rien de pouvait mieux convenir à la musique non formatée de ¿Que Vola? que le label indépendant No Format! qui réfute les musiques standardisées et soutient les musiciens opposés au prêt à écouter.

Grâce à Florent Groc, la pochette de ¿Que Vola? prend vie avec le visuel frappant d’un oeil grand ouvert et d’une langue transpercée par un sabre, une version originale de la mala langua censée chasser le mauvais oeil et tenir à distance les mauvaises langues.

Avec un répertoire de sept titres, ¿Que Vola? propose quarante-et-une minutes d’une musique qui célèbre les rythmes. et fait se rencontrer de manière symbiotique le jazz français, la rumba et les rythmes sacrés afro-cubains. Une rencontre contemporaine réussie entre le jazz et la musique afro-cubaine.

De plage en plage

En ouverture Kabiosile (saludo a Changó) salue Changó, l’orisha (divinité) de la foudre et du tonnerre dans la Santeria. Sur une trame rythmique enfiévrée, cuivres et saxophones font flotter leurs chants rejoints par le groupe tout entier qui installe un climat coltranien.

Nganga emprunte sa rythmique au rite Palo. Le trombone ouvre la cérémonie profane comme un prédicateur et les cuivres reprennent ses motifs musicaux comme autant de rituels portés par le tapis sonore des percussions sur une ligne de basse obsédante. Le ténor frénétique génère un climat de transe irradiée par le rythme des tambours magnétiques. Irrésistible !

Introduit par les claves et bongo Calle Luz (rue lumière) amorce le thème en décalage. L’alto et le ténor se livrent à une joute musicale incantatoire et lumineuse, comme un reflet du nom de la rue où habite la famille cubaine du contrebassiste, l’endroit où le tromboniste a habité à la Havane. ¿Que Vola? poursuit la cérémonie païenne. Sur un rythme de rumba columbia mené par les percussions en fusion, le trombone expose une prière lancinante qui se continue par un solo du Fender Rhodes accompagné d’un motif des cuivres. Les tambours clament leur foi, accélèrent le rythme rejoints par les chœurs qui reprennent comme un leitmotiv Acere, que vola ? suivis par les soufflants cuivrés jusqu’au final.

L’ardent saxophone alto dirige une procession qui porte le nom du rite et du rythme Lyesa. L’alto mène le bal et laisse libre cours à à l’orchestre malaxeur de matière et au cortège de rythmes frénétiques des percussions qui installent une frénésie collective. guaguanco typique, Fruta Bomba met en lumière la voix du trombone. Repris par les soufflants énergiques, le thème déclenche ensuite chez eux des échanges enflammés et éclatatnts

Après six compositions de Fidel Fourneyron, le son tellurique de la contrebasse introduit Resistir Resistir, écrit par Thibaud Soulas. Le morceau se métamorphose comme par magie en une épopée de mouvements musicaux orchestraux suscitant des chorus de la trompette galvanisée, du trombone exalté et du Fender Rhodes survolté que stimule la batterie. Tous rallient ensuite l’orchestre pour le feu d’artifice final.

Dyonisiaque, ¿Que Vola? confine à la transe et envoûte par sa frénésie rythmique. « ¿Que Vola? » possède aussi une dimension apollinienne en raison de la lumière et de la spiritualité dont la musique est inspirée. « ¿Que Vola? » évite soigneusement les sentiers battus.

Si elle fait bouger les lignes, la musique de ¿Que Vola? fait aussi bouger les pieds et incite au mouvement. Une raison supplémentaire pour se mobiliser et aller l’écouter en concert. Rendez-vous pour le concert de sortie de l’album le 03 février 2019 à 17h au Théâtre Claude Lévi-Strauss du Musée du Quai Branly-Jacques Chrirac dans le cadre du Festival Sons d’Hiver.

Louis Matute, Prix Evidence de l’Académie du Jazz

Louis Matute, Prix Evidence de l’Académie du Jazz

En 2022, l’Académie du Jazz crée un nouveau prix, le Prix Évidence. Le premier lauréat est le guitariste suisse Louis Matute à la tête de son « Large Ensemble » pour son troisième album « Our Follklore ». Par cette récompense, l’institution honore le nouvel enregistrement d’un(e) artiste ou d’un groupe en développement « qui se singularise par sa charge créative, sa qualité d’exécution et sa musicalité ». Belle reconnaissance institutionnelle pour cet album élégant, coloré et lyrique.

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David Bressat signe « Constellation »

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Avec « Constellation », le pianiste et compositeur David Bressat signe son troisième album live. Enregistré en février 2022 dans six clubs emblématiques, entre région Auvergne-Rhône-Alpes et région Bourgogne-Franche-Comté, l’opus présente neuf compositions originales. Une musique colorée, un album énergique et vivifiant !

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Leïla Olivesi signe « Astral »

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Avec « Astral », la pianiste et compositrice Leïla Olivesi signe son sixième album. Entourée des meilleurs musiciens de sa génération, elle propose un jazz acoustique, lumineux et poétique. Entre tradition et modernité, cet opus regarde vers les étoiles et projette la musique loin de la gravité terrestre.

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Clin d’œil à Claude Tchamitchian & « In Spirit »

Clin d’œil à Claude Tchamitchian & « In Spirit »

Quand le lyrisme relie l’intime au mystère

Claude Tchamitchian annonce la sortie de son troisième album solo, « In Spirit ». Attendu pour le 25 janvier 2019, l’opus permet d’entrer plus encore dans l’univers singulier du contrebassiste. La musique captive par son lyrisme et son mystère. Le musicien livre un album exigeant qui rend accessible son univers intime et renouvelle le langage de l’instrument.

Considéré comme un leader charismatique et un compositeur inspiré, le contrebassiste Claude Tchamitchian demeure néanmoins toujours impliqué dans la compagnie et le label Emouvance qu’il a fondés et continue par ailleurs à explorer son univers personnel. C’est ainsi que le 25 janvier 2019, Claude Tchamitchian ajoute un troisième album solo à sa discographie en sortant « In spirit » (émouvance/Absilone).

De « Jeux d’enfant » à « In Spirit »

« In Spirit » ouvre un nouvel espace dans l’univers que Claude Tchamitchian explore depuis 1992, année où il a gravé « Jeux d’Enfant »son premier enregistrement de leader en solo. Il a poursuivi ensuite son cheminement en gravant « Another Childhood », un deuxième album contrebasse solo, opus devenu référence dans le monde de l’instrument.

« In Spirit »… une extension novatrice du territoire de la contrebasse.

« In Spirit »… un nouvel idiome

Le contrebassiste confie : « La conception de ce 3ème solo « In Spirit » obéit à la même nécessité que j’éprouve depuis toujours d’explorer de nouveaux territoires et de développer de nouveaux langages propres à la contrebasse ». Ainsi dans ce nouvel opus, Claude Tchamitchian met à profit toutes les situations pour travailler son instrument de nouvelle manière, pour continuer à inventer son propre idiome.

Il dit avoir eu « la chance de [se] voir confier une des deux contrebasses que possédait Jean-François Jenny-Clarke, merveilleuse opportunité, [lui] permettant de mener à bien la création de ce solo …..l’année même du 20ème anniversaire de sa disparition, étonnante coïncidence« . La mémoire de Jean-François Jenny-Clarke imprègne donc l’album du fait que le contrebassiste joue sur un des instruments du grand Jean-François Jenny-Clark, celui sur lequel il avait enregistré « Le Voyage(ECM) avec Paul Motian et Charles Brackeen.

Cet instrument permet à Claude Tchamitchian d’avoir recours à un nouvel accordage qui renouvelle et libère son expression. Il met à profit ces « plus » techniques pour s’aventurer au plus profond de lui même et trouver d’autres pistes qui alimentent et renouvellent son inspiration.

Explorateur de l’intime, il invente un nouveau langage pour sa contrebasse.

Quatre pistes pour se souvenir…

Sur les quatre titres de « In Spirit », Claude Tchamitchian explore sa mémoire, ses racines et sa vie. C’est ainsi qu’il se souvient et honore tout à tour Jean-François Jenny-Clark, ses origines arméniennes, son enfance et l’album « Another Childhood ».

L’album propose quatre parties, dont trois longues suites et un intermède plus court.

In spirit ouvre le répertoire. Sur cette pièce dédiée à Jean-François Jenny-Clark, le contrebassiste a modifié l’accordage de son instrument et a changé ainsi les paramètres de son jeu. Exit l’accordage en quarte juste et les fondamentales mi/la/ré/sol, Arrive la quinte diminuée et l’accordage en mi bémol/la/mi bémol/la. Le contrebasse virtuose se saisit de cet argument technique pour modifier, libérer et enrichir son expression. D’ailleurs même en étant néophyte on peut prendre la mesure de la force poignante et mystérieuse qui imprègne la musique. Au plus profond de chacun, elle fait vibrer les émotions en réactions aux harmoniques que fait sonner l’instrument.

Couverture de l'album "In Spirit" de Claude TchamitchianEncore une fois Claude Tchamitchian met la technique au service de son art et utilise le jeu à 2 archets qui enserrent les cordes pour installer sur In Memory un lyrisme austère et nostalgique. En souvenir de l’Arménie, le chant mélancolique de la contrebasse est comme empreint d’une triste tendresse et d’une profonde empathie.

Sur In Childhood, le rythme prend la première place. Le contrebassiste fait un clin d’oeil à « Another Childhood » sur ce morceau ternaire en pizzicato assez rapide qui apporte un autre souffle au répertoire.

Pour terminer l’album, In Life développe un mouvement rapide et puissant où le musicien livre un dialogue pudique avec sa contrebasse, comme un libre-échange avec cet instrument devenu son autre Moi. Ce morceau qui joue beaucoup sur les harmoniques libère une musicalité étonnante sans doute à mettre en lien avec la grande liberté de l’expression et à la diversité des propositions successives. La contrebasse propose différents profils sonores. Utilisée et accordée comme un kamantcha (instrument arménien), elle évoque la sonorité d’un violoncelle mais sait aussi offrir un son rond et généreux.

« In Spirit », un album à découvrir les oreilles grandes ouvertes. Claude Tchamitchian se livre à un puissant corps à corps introspectif . Opus exigeant, « In Spirit » offre une musique à la fois profonde et lumineuse, dense et limpide, intime et intense, délicate et mystérieuse, singulière et familière.

Pour retrouver Claude Tchamitchian en concert, rendez-vous à 20h30 le 01 février 2019 dans la salle 2 du Triton (Les Lilas). Une occasion idéale pour écouter live le solo « In Spirit’, cette musique architecturée et raffinée, virtuose et émotionnelle, lyrique et sensible dont la musicalité n’a d’égale que son mystère.

Louis Matute, Prix Evidence de l’Académie du Jazz

Louis Matute, Prix Evidence de l’Académie du Jazz

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David Bressat signe « Constellation »

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Leïla Olivesi signe « Astral »

Leïla Olivesi signe « Astral »

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« Todhe Todhe », Pierre de Bethmann « Medium Ensemble Vol. 3 »

« Todhe Todhe », Pierre de Bethmann « Medium Ensemble Vol. 3 »

Saisissant d’énergie et d’audace

La sortie de « Todhe Todhe », troisième volume du Medium Ensemble de Pierre de Bethmann est annoncée pour le 18 janvier 2019. Le pianiste continue à explorer de nouveaux territoires sonores aux couleurs multiples. Écriture dense, palette sonore somptueuse, solistes inspirés, harmonies audacieuses, rythmique énergique. Le résultat est saisissant.

Le pianiste Pierre de Bethmann frappe un grand coup en ce début d’année avec la sortie le 18 janvier 2019 de « Todhe Todhe » (Alea/Socadisc), sixième production de son label Aléa et volume 3 du Medium Ensemble. Rien moins que deux CD et huit compositions du leader.

Une écriture complexe, des couleurs orchestrales audacieuses et éclatantes, de superbes mélodies et de riches harmonies permettent aux solistes inspirés d’improviser soutenus par une section rythmique renversante d’efficacité et d’inventivité. « Todhe Todhe », une réussite saisissante d’énergie et d’audace.

Medium Ensemble

Après cinq ans d’existence, le Medium Ensemble devient tentet. Dix musiciens remarquables mettent leur talent au service de l’écriture complexe et innovante du leader.

Exit la voix, le cor et le tuba. L’orchestre accueille vibraphone et marimba dont les timbres s’associent de belle manière avec celles du piano. Toujours tonique, la section rythmique soutient et stimule une section de cuivre réduite à six instruments. 

Autour de Pierre de Bethmann sont réunis, Stéphane Guillaume à la flûte et au saxophone ténor, Sylvain Beuf au saxophone alto, David El Malek au saxophone ténor, Thomas Savy à la clarinette basse, Sylvain Gontard à la trompette et au bugle, Denis Leloup au trombone, David Patrois au marimba et au vibraphone, Simon Tailleu à la contrebasse et Karl Jannuska à la batterie.

L’album « Todhe Todhe »

TCouverture de "Todhe Todhe", Vol 3 du Medium Ensemble de Pierre de Bethmannroisième volume du Medium Ensemble, « Todhe Todhe » propose deux CD de superbe facture où sont gravées huit compositions originales de Pierre de Bethmann, dont la reprise de Voiseau, une pièce de 2001. La courte durée des disques, 38′ pour le premier et 41′ pour le second, est inversement proportionnelle à la force et à la densité d’un propos musical à couper le souffle.

A l’issue de deux années de résidence au sein du Théâtre de Saint Quentin en Yvelines, le Volume 3 du Medium Ensemble a été créé le 12 juin 2018 au Théâtre de Saint Quentin en Yvelines et enregistré en juin et juillet 2018 par Philippe Gaillot au studio Ferber à Paris.

Comme le suggère la pochette, on peut écrire, sans guère d’être contredit, que le double album « Todhe Todhe » s’impose comme un sommet musical. En effet rien ne dépare dans le palmarès de cette production, tout résonne au diapason, qualité du son, densité et singularité de l’écriture, diversité des ambiances, inventivité des solistes qui prennent le temps de développer leur expression, somptueux timbres orchestraux portés par une rythmique époustouflante et créative.

Impressions musicales

L’oreille est tenue en haleine d’un bout à l’autre des deux disques aux couleurs orchestrales chatoyantes. On apprécie les nuances de l’écriture et la précision des orchestrations On savoure l’éloquence des improvisations. Neuf plages musicales comme un ravissement sans cesse renouvelé !

Riche en matière sonore En même temps ouvre le disque 1 sur un motif que jouent vibraphone, piano, saxophone et section rythmique vite rejoints par les autres musiciens qui densifient le propos. L’expression nerveuse du chorus de piano stimule le fougueux du saxophone ténor (celui de David El Malek) qui entraîne le déchainement de la batterie.

L’orchestre et les phrases elliptiques du piano parent Ecart Type aux résonances contemporaines. Le trombone s’envole dans une improvisation aérienne puis le saxophone alto fait monter la tension avant que tout ne se résolve. Le phrasé serein du piano introduit Nuance. Parée de riche couleurs, la ballade inspire les solistes, bugle et clarinette, qui mêlent tour à tour leur sonorité à la dense masse orchestrale du Medium Ensemble.

Sitôt après l’ouverture de Mir, le vibraphone dialogue avec la batterie. Le collectif les rejoint ensuite. Il se trame alors un climat harmonique singulier d’où émerge le solo céleste du saxophone alto. Un dialogue clarinette basse-batterie amorce le disque 2 sur Todhe Todhe dont la riche texture et les harmonies rutilantes ne laissent pas indifférents. Un chorus de piano exalté stimule l’enthousiasme de l’orchestre qui met en orbite le solo impétueux de la flûte.

Wabi Sabi conquiert par un climat de rêverie qui atteint son acmé avec l’expression du saxophone ténor. Composition aux multiples facettes, Volseau permet d’écouter une improvisation du vibraphone qui inspire ensuite un solo turbulent et véhément au saxophone ténor.

Amblitude s’aventure sur un rythme funky et offre une mélodie bluesy. Trompette et trombone devisent allègrement avant que ne s’enflamme le ténor (celui de Stéphane Guillaume cette fois), soutenu par le vibraphone. Le répertoire se termine avec une version magnétique et courte de Nuance devenue pour l’occasion Nuance persistante où la clarinette basse mise à l’honneur chante une ode musicale haute en couleurs orchestrales.

Pour écouter live le répertoire de « Todhe Todhe », rendez-vous le 15 février 2019 au Studio de L’Ermitage à Paris avec les 10 solistes exceptionnels du Medium Ensemble de Pierre de Bethmann.

Louis Matute, Prix Evidence de l’Académie du Jazz

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David Bressat signe « Constellation »

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Leïla Olivesi signe « Astral »

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Kevin Reveyrand présente « Reason and heart »

Kevin Reveyrand présente « Reason and heart »

Musicalité, sensibilité et subtilité

Le 12 janvier 2019, Kevin Reveyrand présente « Reason and heart », son nouvel album. A la tête d’un trio efficace et d’invités inspirés, le bassiste met en évidence son instrument. La musicalité de l’opus doit beaucoup à la sensibilité de l’écriture et aux subtiles interprétations des artistes. Une belle découverte pour débuter l’année 2019 !

Entre cœur et raison, le contrebassiste, bassiste, compositeur, arrangeur et producteur Kevin Reveyrand revient le 12 janvier 2019 avec « Reason and heart » (Asaï records/Socadisc), son troisième opus en tant que leader. Il choisit de s’exprimer à la basse électrique et privilégie un répertoire qui met en évidence tant l’instrument que ses qualités d’instrumentiste.

« Reason and heart », un album  instrumental

Couverture de l'album "Reason and Heart" de Kevin ReveyrandAprès « Tipari » (2008) et « World songs » (2013) où la voix occupait une place essentielle, la nouvelle proposition discographique de Kevin Reveyrand est cette fois instrumentale.

Avec un répertoire de huit compositions originales auquel s’ajoute une reprise d’un titre de Peter Gabriel ré-arrangé par le leader, « Reason and heart » propose un jazz actuel marqué par l’écriture très personnelle du leader et par une grande part laissée à l’improvisation.

Autour de lui, Kevin Reveyrand a réuni le guitariste Olivier-Roman Garcia et le batteur Francis Arnaud auxquels se joignent le trompettiste/bugliste Sylvain Gontard sur deux titres et l’accordéoniste Sébastien Debard sur un autre titre. La complicité qui lie les musiciens est palpable. Leur virtuosité sans étalage est toute entière mise au service de la musique.

Sur « Reason and heart », les ambiances se succèdent et évoluent entre allégresse et mélancolie. Libérée de son rôle d’accompagnement, la basse est mise en valeur. Les instrumentistes très expressifs jouent avec les trames rythmiques. Outre la richesse harmonique de l’opus, on note la grande place accordée aux lignes mélodiques.

Impressions musicales

Le morceau d’ouverture annonce la couleur… The Very Beginning. Un vrai début à plusieurs titres car l’album est aussi le premier disque instrumental du leader. Bassiste attitré de Charles Aznavour durant les sept dernières années de scène du chanteur, Kevin Reveyrand partage sa vie musicale entre scènes, studios et composition, entre position d’accompagnateur et de leader, entre variété et jazz et à ce propos il aime à rappeler qu’il s’agit toujours de Musique.

Sur The Very Beginning la basse introduit une mélodie lumineuse et aérienne jouée par la guitare et la basse qui prend le premier chorus. La basse pare son expression de raffinement et d’allégresse. Le solo de la guitare fait tournoyer la musique. La batterie les soutient avec efficacité et délicatesse. Dès ce premier titre on perçoit l’alchimie qui règne entre les musiciens.

On tombe ensuite sous le charme du groove de M and J. Le duo basse-guitare expose le thème exposé dans un style « boppisant ». Le morceau se déroule ensuite avec fluidité et souplesse jusqu’au solo de batterie que soutient un riff insistant de la basse.

La trompette de Sylvain Gontard expose le thème de Mercy Street avec la basse et la guitare. Cette reprise du titre enregistré en 1986 par Peter Gabriel sur l’album « So » est ré-arrangée par Kevin Reveyrand en 6/8. Sur ce rythme ternaire le climat musical s’intensifie. Au chorus mélodieux et enflammé de la basse succède celui de la trompette qui surfe avec brio sur une rythmique pulsatile.

Sur un tempo en suspension la basse et la guitare exposent sereinement la mélodie de Green and Blue. Leurs soli respectifs s’aventurent sur des sentiers buissonniers puis reviennent au motif répétitif. Une douce ballade mélancolique

Au centre du répertoire, Reason and Heart met en lumière la libre expression de la guitare très inspirée. La basse se fait chantante et sensible à son tour et offre une superbe improvisation. Le bugle de Sylvain Gontard s’invite et improvise avec brio et souplesse sur La valse de Soline. Après un dialogue entre basse, guitare et bugle advient un chorus de la basse radieuse puis un solo tourbillonnant de la guitare virtuose.

Après une introduction rythmique de maracas et autres percussions, on se laisse bercer et enchanter par Aémoun, une courte composition qu’interprète la basse solo. L’accordéon de Sébastien Debard apporte une touche de mélancolie à Mokomaka. Son propos ciselé se joint à ceux de la basse et de guitare. En douceur s’installe un climat de tendre extase qui tourne à la liesse jusqu’à entraîner la batterie dans un solo fougueux.

L’album se termine par un duo basse-guitare. Subtil et sensible, le chant de la basse murmure Pierrôt, une mélodie apaisante qui apporte une touche singulière à l’album. Accompagnée par la guitare lumineuse, la basse soliste se fait enchanteresse et poétesse.

Pour écouter live Kevin Reveyrand, rendez-vous le 12 janvier 2019 à 21h30 au Sunset, à Paris, pour le concert de sortie de l’album “Reason and heart”. Le bassiste sera à la quartet qui réunit autour de lui, Sylvain Gontard (trompette/bugle), Olivier Roman Garcia (guitare) et Francis Arnaud (batterie).

Louis Matute, Prix Evidence de l’Académie du Jazz

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Leïla Olivesi signe « Astral »

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Daniel Mille au Musée des Confluences

Daniel Mille au Musée des Confluences

Tango : hommage à Astor Piazzolla

En résonance à l’exposition « Hugo Pratt, lignes d’horizons », le Musée des Confluences accueille l’accordéoniste Daniel Mille le 19 janvier 2019 pour le concert « Tango : hommage à Astor Piazzolla ». Un clin d’oeil à l’album « Tango » et à son créateur Hugo Pratt.

Dans le cadre du cycle de musiques et de spectacles « Vibrations du monde », le Musée des Confluences convie l’accordéoniste Daniel Mille. Ainsi, en écho à l’exposition « Hugo Pratt, lignes d’horizons », le musicien propose le concert « Tango : hommage à Astor Piazzolla ». Un clin d’oeil à l’album « Tango » qui narre la 27ème aventure de Corto Maltese dont le créateur Hugo Pratt a séjourné treize ans à Buenos Aires.

Le 19 janvier 2019 à 20h dans le Grand Auditorium du Musée, l’accordéon de Daniel Mille sera entouré des violoncelles de Grégoire Korniluk, Paul Colomb et Frédéric Deville, et de la contrebasse de Diego Imbert pour un concert consacré à la musique du bandonéoniste et compositeur argentin Astor Piazzolla.

Astor Piazzolla

Le grand compositeur argentin et maestro du bandonéon Astor Piazzolla (1921-1992) a révolutionné la galaxie du tango tout au long de la seconde moitié du 20ème siècle. Il a créé une nouvelle syntaxe à cette musique qu’il a ancrée entre classique et jazz en inventant le Tango Nuevo. L’œuvre colossale de Piazolla fascine nombre de musiciens, pas seulement les accordéonistes d’ailleurs.

A 17 ans, Daniel Mille découvre la musique de Piazzolla alors qu’il est tout jeune apprenti menuisier. Il s’agit alors pour lui d’un véritable « choc ».

Daniel Mille & « Cierra tus ojos »

Plus tard, Daniel Mille se remet à l’accordéon et évolue dans le monde de la chanson où il se fait un nom, aux côtés de Barbara, I Muvrini, Nougaro, Higelin, Trintigant. Son talent est très vite reconnu.

 Il se forge un style à l’image de son accordéon poète, quelquefois lunaire, souvent lyrique, toujours élégant et subtil.

L'accordéoniste Daniel Mille

Daniel Mille©Lucille Reyboz

Après neuf albums, de nombreux prix et des collaborations prestigieuses, Daniel Mille décide de consacrer un opus à la musique d’Astor Piazzolla. Pour réaliser ce défi il choisit onze titres du Maître dont certains sont célèbres comme Libertango mais d’autres beaucoup moins connus et plus aériens. Pour ce faire, il conçoit d’entourer son accordéon des cordes de trois violoncelles et d’une contrebasse.

Ainsi, en 2014 Daniel Mille sort « Cierra tus Ojos », un disque tout entier consacré à la musique d’Astor Piazzolla, arrangé et réalisé sous la direction musicale de Samuel Strouk. Enregistré avec le contrebassiste de jazz Diego Imbert et les trois violoncellistes Grégoire Korniluk, Paul Colomb et Frédéric Deville, l’album révèle une musique mélodieuse qui évolue en apesanteur dans l’univers sensible de l’accordéoniste.

Rendez-vous le 19 janvier 2019 dans le grand auditorium du Musée des Confluences pour retrouver l’atmosphère de « Cierra tus Ojos ». L’occasion unique de vivre un moment hors des contraintes temporelles avec Daniel Mille et ses compagnons et de s’immerger dans l’univers d’Astor Piazzolla, de ses milongas alanguies et de ses tangos mélancoliques.

Louis Matute, Prix Evidence de l’Académie du Jazz

Louis Matute, Prix Evidence de l’Académie du Jazz

En 2022, l’Académie du Jazz crée un nouveau prix, le Prix Évidence. Le premier lauréat est le guitariste suisse Louis Matute à la tête de son « Large Ensemble » pour son troisième album « Our Follklore ». Par cette récompense, l’institution honore le nouvel enregistrement d’un(e) artiste ou d’un groupe en développement « qui se singularise par sa charge créative, sa qualité d’exécution et sa musicalité ». Belle reconnaissance institutionnelle pour cet album élégant, coloré et lyrique.

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David Bressat signe « Constellation »

David Bressat signe « Constellation »

Avec « Constellation », le pianiste et compositeur David Bressat signe son troisième album live. Enregistré en février 2022 dans six clubs emblématiques, entre région Auvergne-Rhône-Alpes et région Bourgogne-Franche-Comté, l’opus présente neuf compositions originales. Une musique colorée, un album énergique et vivifiant !

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Leïla Olivesi signe « Astral »

Leïla Olivesi signe « Astral »

Avec « Astral », la pianiste et compositrice Leïla Olivesi signe son sixième album. Entourée des meilleurs musiciens de sa génération, elle propose un jazz acoustique, lumineux et poétique. Entre tradition et modernité, cet opus regarde vers les étoiles et projette la musique loin de la gravité terrestre.

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Opera Underground – Les RV de janvier 2019

Opera Underground – Les RV de janvier 2019

La musique tsigane est à l’honneur !

Les RV de janvier 2019 de l’Opera Underground s’inscrivent dans le cadre de la saison France - Roumanie 2019. Pour l’occasion l’Opéra de Lyon ouvre ses portes aux musiques traditionnelles roumaines. Les échos festifs et mélancoliques du Taraf de Haïdouks et de la Fanfare Ciocarlia vont transformer le temple de la musique lyrique en un joyeux village roumain !

opera underground, les rv de decembre 2018Organisés dans le cadre de la Saison France-Roumanie, du 27 novembre au 14 avril 2019 en France, les RV de Janvier 2019 de l’Opéra Underground font suite à la superbe création mondiale de Œdipe redux, une œuvre jazz signée Lucian Ban et Mat Maneri, présentée avec succès à l’Amphi de l’Opéra de Lyon le 05 décembre 2018 à partir de l’opéra « Œdipe » du compositeur, violoniste roumain Georges Enesco.

La venue du Taraf de Haïdouks et celle de la Fanfare Ciocarlia vont faire résonner les murs de l’Opéra de Lyon des sonorités des musiques traditionnelles roumaines, souvent synonyme de réjouissances.

Taraf de Haïdouks

Au sud-ouest de Bucarest se trouve Clejani, un petit village, fief des musiciens tsiganes traditionnels dits lautari avec notamment le Taraf de Haïdouks. Né en 1990, ce big band cher à Tony Gatlif qui lui a confié la bande son du film « Latcho Drom », est devenu l’orchestre le plus célèbre des Balkans.

Les ambassadeurs de la musique tsigane que sont les Haïdouks, « bandits d’honneur » en langue rom, se saisissent de leurs violons, accordéons, cymbalum et flûte et entraînent à coup sûr le public à vibrer, le temps de leur concert, au rythme de leurs cadences folles.

Belle idée que de commencer l’année de manière festive le 26 janvier 2019 à 20h avec la bande des joyeux lurons du Taraf de Haïdouks qui vont faire résonner leur musique flamboyante sur  la scène de la Grande Salle de l’Opéra de Lyon.

Fanfare Ciocarlia

Il est difficile de résister au groove énergique de la légendaire Fanfare Ciocarlia dont les cuivres véhiculent les accents typiques des fanfares des Balkans. Issus du village moldave de Zece Prajini, les musiciens de la Fanfare Ciocarlia brillent par leur virtuosité. Leurs trompettes, tubas, saxophones, cors, percussions et voix transforment de simples mélodies en des hymnes joyeux et exubérants.

Tubas et percussions vont tenir le rythme effréné sur lesquels les cuivres vont exploser mais cette fanfare sait aussi changer de rythme et ménager de délicieux moments de calme.

Dès 20h, le 30 janvier 2019, l’Amphi de l’Opéra de Lyon va vibrer au rythme des douze musiciens de la Fanfare Ciocarlia. Avec la Fanfare Ciocarlia, les mollets des spectateurs seront à la fête autant que leurs oreilles.

Louis Matute, Prix Evidence de l’Académie du Jazz

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En 2022, l’Académie du Jazz crée un nouveau prix, le Prix Évidence. Le premier lauréat est le guitariste suisse Louis Matute à la tête de son « Large Ensemble » pour son troisième album « Our Follklore ». Par cette récompense, l’institution honore le nouvel enregistrement d’un(e) artiste ou d’un groupe en développement « qui se singularise par sa charge créative, sa qualité d’exécution et sa musicalité ». Belle reconnaissance institutionnelle pour cet album élégant, coloré et lyrique.

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