Nommé d’après le quartier notoire de la Nouvelle-Orléans où le jazz est né, Storyville Records est un label de jazz européen indépendant créé en 1952 à Copenhague. Le label développe une dynamique éditoriale qui préserve son identité. Dans cette perspective sont publiés des inédits de grands jazzmen du XXème siècle et des enregistrements d’artistes contemporains. Ainsi, sont annoncées les sorties des albums « Montmartre 1964 » de Dexter Gordon et « Standards » de Fonnesbæk & Kauflin. Se souvenir du jazz d’hier et s’immerger dans le jazz d’aujourd’hui, une belle manière de relier tradition et actualité.
Laurent Coq revient au trio avec « Kinship »
Une musique exigeante et aboutie
« Kinship » voit le retour de Laurent Coq à la formule emblématique du trio jazz piano-contrebasse-batterie. Annoncé pour le 15 septembre 2017, l’album rend hommage à tous les musiciens qui forment la famille musicale du pianiste. Onze tableaux singuliers.
Laurent Coq a enregistré une douzaine d’albums dans les vingt dernières années mais n’a sorti qu’un seul opus dans la forme du trio traditionnel, « Spinnin' », enregistré en 2004 à New-York avec Otis Brown (batterie) et Reuben Rodgers (contrebasse). Le disque avait alors obtenu le prix du disque français de l’Académie du Jazz.
Pour « Kinship » (jazz&people/PIAS) et son retour au format du classique trio de jazz piano-contrebasse-batterie, Laurent Coq a choisi de travailler avec deux musiciens new-yorkais, le jeune contrebassiste Joshua Crumbly et le batteur Johnathan Blake.
Laurent Coq a déjà eu l’occasion de collaborer avec le premier pour l’enregistrement de la « Suite Lafayette » et les dates américaines du projet. Leur association se poursuit donc dans cet album « Kinship. » Laurent Coq a rencontré le second lorsque le batteur jouait à Paris dans le quintet de Tom Harrel. Leur travail pour cet album constitue de fait leur première collaboration.
Après une semaine de répétition, les onze plages de l’album ont été enregistrées à New-York le 31 octobre & le 01 novembre 2016 au Bunker Studio de Brooklyn par Katsuhico Naito puis mixées et masterisées le 04 novembre 2016 au Bass Hit Recording Studio de New-York par le fameux Dave Darlington. Laurent Coq a eu recours à un financement participatif via le label jazz&people. Une campagne fructueuse a permis au disque et à la pochette de voir le jour.
Kinship signifie la parenté en anglais. Le projet et l’album du même nom font référence aux liens qui unissent une famille en l’occurrence la famille musicale de Laurent Coq. Ainsi les onze compositions de l’album, sont des hommages écrits et dédiés par le pianiste à onze musiciens vivants qu’il considère comme les membres de sa famille musicale. En effet, par leurs travaux, leur engagement, leur implication et la façon dont ils conduisent leurs parcours, ces onze artistes constituent depuis de longues années, des modèles et des sources d’inspiration pour Laurent Coq.
Laurence Allison, Bruce Bart, Guilhem Flouzat, Guillermo Klein, Ralph Lavital, Damion Reid, Jérôme Sabbagh, Walter Smith III, Mark Turner, Miguel Zenon, Sandro Zerafa… la famille musicale de Laurent Coq. Tous le motivent et lui procurent des raisons de continuer son aventure dans la musique.
Laurent Coq a demandé à chacun d’entre eux de lui donner un seul mot qui symbolise, résume, illustre, ou simplement sied à leur propre musique. Entre l’enregistrement et le mixage du disque, le pianiste a mis les onze mots dans un chapeau et a tiré les titres des morceaux au sort. C’est bien là le seul moment où le hasard a opéré. En effet pour le reste tout a été organisé, mis en place et investi autant par le compositeur que par tous les protagonistes du projet. C’est bien cet investissement de tout instant qui a contribué à forger l’album « Kinship » tel qu’il est.
« Kinship. » L’écriture du pianiste joue avec les formes musicales. L’association des trois musiciens fonctionne très bien et génère une musique singulière où l’énergie côtoie les nuances. Le travail collectif des trois interprètes crée une musique peaufinée et aboutie qui navigue entre deux pôles. Légèreté et confidence d’une part et puissance et générosité d’autre part.
Ainsi Flow (pour Jérôme Sabbagh), Light pour (Sandro Zerafa) et Mystery pour (Mark Turner) incarnent la légèreté. Trois pièces aux climats intimes et soignés où le piano murmure sa confidence soutenu par une section rythmique tout en nuances. Entre les deux tendances se situe Organized (pour Miguel Zenón) qui dégage une force tranquille et lumineuse. Réitéré par le piano, le thème se développe avec sérénité alors que la voix de la contrebasse s’élève soutenue par les effleurements des balais sur les cymbales et les peaux.
L’énergie habite au cœur de Life qui vibre sous les assauts de la fougueuse section rythmique. La construction complexe de Radiation (pour Damion Red) fait dialoguer la batterie et le piano qui découpent l’espace musical afin de mieux le reconstruire. Sur Momentum (pour Walter Smith III) batterie et contrebasse poussent le piano lyrique. Le tissu musical se tend sur le fil d’un leitmotiv mais comme une respiration, le chorus de contrebasse détend l’atmosphère et amorce une fin apaisée.
A l’occasion de la sortie de l’album « Kinship », Laurent Coq se produit avec le contrebassiste Joshua Crumbly et le batteur Johnathan Blake à Toulouse le 10 octobre 2017 dans le cadre de « Jazz sur son 31 », à Paris les 11 & 12 octobre 2017 au Sunside et le 19 octobre 2017 au « Tourcoing Jazz Festival ». Pour en savoir plus sur l’actualité du leader, rien de mieux qu »une visite sur le site de Laurent Coq.
Storyville Records
Stracho Temelkovski signe « The Sound Braka »
Le multi-instrumentiste, improvisateur et beatboxer, Stracho Temelkovski signe son premier album « The Sound Braka ». Aux confluences du jazz, des musiques improvisées et des musiques du monde, l’album réunit autour du leader ses « frères de son ». Des formations à géométrie variable proposent des musiques issues des cultures populaires orales et des musiques savantes. Entre ambiances festives et hypnotiques se crée une alchimie naturelle. Un univers musical aux accents universels où les rythmes frénétiques des Balkans croisent des poésies jazzy. Un album singulier chargé d’humanité.
Le Deal présente « Jazz Traficantes »
Quatre musiciens en séjour à New York se regroupent sous le vocable Le Deal. Dans le mythique studio de Rudy Van Gelder, Florian Pellissier, Yoann Loustalot, Théo Girard et Malick Koly enregistrent les sept plages de « Jazz Traficantes ». Du trafic musical des quatre contrebandiers émerge une musique au climat nocturne où poésie et énergie croisent le fer. Attention… musique addictive !
« Three Letters from Sarajavo » (Mercury/Universal), le nouvel album de Goran Bregovic, raconte l’histoire de Sarajevo, son identité, ses multiples croyances et le tissu de ses paradoxes.
, son nouvel opus annoncé pour le 15 septembre 2017. Une fois encore le saxophoniste étonne.
Pierrick Pédron évolue en terrain plus que connu, celui de l’improvisation qu’il développe avec une grande maîtrise.
Pierrick Pédron et Thomas Bramerie sur l’album « Deep in A dream ».
r Fred Nardin l’album est l’occasion de se présenter au sein d’un nouveau trio où il retrouve son complice, le batteur Leon Parker avec lequel il joue sur scène depuis bientôt six ans. La contrebasse est quant à elle tenue par le new-yorkais Or Bareket. A l’écoute des dix plages de l’album on saisit une certaine complicité qui lie les trois musiciens.
Trois longues années se sont écoulées depuis « Beautiful Life » le précédent opus de 
Ce sont ses propres textes que la chanteuse interprète avec une grâce infinie sur Infant Eyes, la magnifique composition de Wayne Shorter. Sur un tempo étiré, la charge émotionnelle augmente encore lorsque l’harmonica de Grégoire Maret rejoint la voix de Dianne Reeves. L’harmoniciste intervient aussi sur Heavens, titre qu’il avait déjà enregistré avec la chanteuse sur son propre album « Wanted » en 2016.
En 1987 le pianiste
Bill Charlap intègre aussi dans ce nouvel album des thèmes moins connus comme Bon ami de Jim Hall et Curtains de Gerry Mulligan. Avec ce titre qui ouvre l’opus, le pianiste fait une révérence en direction du saxophoniste avec qui il avait joué à ses débuts.