Sur « Remembering Jaco », le Multiquarium Big Band d’André Charlier et Benoît Sourisse fait revivre la mémoire de Jaco Pastorius avec Biréli Lagrène à la basse fretless. La voix de Peter Erskine, ancien batteur de Weather Report, évoque la mémoire de Jaco. Les dix-sept musiciens de l’orchestre et leur invité rendent un hommage éblouissant au grand bassiste. Orchestrations éclatantes et jubilatoires… du groove à couper le souffle !
Clin d’œil au Caratini Jazz Ensemble & « Instants d’Orchestre »
Dix instants, miroir de vingt ans de musique
Pour son vingtième anniversaire le Caratini Jazz Ensemble publie un nouvel album « Instants d’orchestre ». Habilement construit, l’opus regroupe des instants marquants de l’histoire de l’orchestre. Des instantanés musicaux du passé projetés dans le présent. Le temps sublimé.
Annoncé pour le 22 septembre 2017, « Instants d’Orchestre » (Caramusic/L’Autre Distribution) propose des extraits de plusieurs albums enregistrés par le Caratini Jazz Ensemble entre 1999 et 2013. Une sorte de rétrospective choisie par Patrice Caratini lui-même pour témoigner de la vie de cet orchestre unique.
Fondé par Patrice Caratini en 1997, le Caratini Jazz Ensemble est une grande formation qui s’inscrit dans la continuité du Onztet, premier orchestre créé par le contrebassiste en 1979. Aujourd’hui le Caratini Jazz Ensemble rassemble des musiciens français parmi les meilleurs, toutes générations et tous styles d’expression confondus.
Depuis sa création, le Caratini Jazz Ensemble a imposé sa singularité qui tient en grande part à la personnalité de son leader, le contrebassiste, compositeur, arrangeur et chef d’orchestre, Patrice Caratini. Sous sa direction, le Caratini Jazz Ensemble incarne en quelque sorte une machine à remonter le temps et à explorer l’avenir avec une trentaine de programmes allant du jazz contemporain au bal populaire avec des incursions dans la chanson ou les musiques caribéennes, sans compter d’autres projets montés en interaction avec le théâtre, la danse ou le cinéma.
A l’écoute de l’album « Instants d’Orchestre » on perçoit l’aptitude du Caratini Jazz Ensemble à restituer l’essence même des musiques dans leur hétérogénéité. Au fil des dix titres de l’album on peut écouter (sans être exhaustif) la plupart des membres historiques de l’orchestre, Patrice Caratini (contrebasse et direction), André Villéger (saxophones, clarinettes), Claude Egea (trompette), Pierre Drevet (trompette), François Bonhomme (cor), Denis Leloup (trombone), François Thuillier (tuba), Thomas Grimmonprez (batterie), Sebastian Quezada (percussion). Sans oublier d’autres musiciens mis en valeur lors de leurs solos comme Christophe Monniot (saxophone alto), Matthieu Donarier (saxophone), Sara Lazarus (chant), David Chevallier (banjo, guitare), Alain Jean-Marie (piano), Manuel Rocheman (piano), Rémi Sciuto (saxophone).
Pour précision, « Instants d’Orchestre » propose des extraits des albums suivants qu’on peut refaire tourner sur les platines :
- « Darling Nellie Gray - Variations sur la musique de Louis Armstrong » (Label Bleu/Harmonia Mundi) de 1999
- « Anything Goes. Les chansons de Cole Porter » (Le Chant du Monde/Harmonia Mundi) en 2000
- « From The Ground » (Le Chant du Monde/Harmonia Mundi) en 2002
- « Latinidad » (Le Chant du Monde/Harmonia Mundi) en 2009
- « Body And Soul » (Caramusic/L’Autre Distribution) en 2013, autour du film éponyme d’Oscar Micheaux.
Ancré dans l’histoire du jazz et dans les traditions populaires sans rien sacrifier à la modernité et aux expressions contemporaines les plus exigeantes le Caratini Jazz Ensemble donne à entendre sur « Instants d’Orchestre » des plages où plusieurs temporalités se télescopent, celle du jazz avec des répertoires inscrits dans l’histoire de cette musique et celle de l’orchestre de 1999 à 2013.
Tous les arrangements sont à porter au crédit de Patrice Caratini qui a aussi composé tous les titres sauf les deux pièces de Cole Porter, My Heart belongs to Daddy et What is this thing called love que l’on écoute
Pour son vingtième anniversaire, le Caratini Jazz Ensemble donnera deux concerts exceptionnels avec ses partenaires historiques. Le 30 septembre 2017 au studio 104 de Radio France qui a soutenu l’orchestre tout au long de son histoire et en a diffusé les créations dès les premiers concerts. Le 8 novembre 2017 à Sceaux, Les Gémeaux, Scène nationale qui a invité Patrice Caratini comme artiste associé pour la création de l’orchestre le 8 octobre 1997 et a accueilli neuf créations au cours des années suivantes.
« Remembering Jaco » par Charlier/Sourisse/Multiquarium Big Band
Ibrahim Maalouf annonce « 40 Mélodies »
Le trompettiste Ibrahim Maalouf annonce pour le 06 novembre 2020, la sortie de son 12ème album studio, « 40 Mélodies », en référence aux 40 bougies qu’il aura soufflées la veille, date de son anniversaire. Avec le guitariste François Delporte, il revisite les mélodies qui ont émaillée ses disques et ses concerts. Un album intimiste qui revient à l’essentiel… une trompette et une guitare.
Fred Pallem & Le Sacre du Tympan racontent Les Fables de La Fontaine
Sur leur nouvel opus, Fred Pallem & Le Sacre du Tympan font plus que raconter les Fables de la Fontaine. Leur musique réveille les textes du grand fabuliste qui s’en trouvent sublimés. Avec un brin d’insolence et un zeste d’amusement, les voix des récitants projettent dans le 21ème siècle les mots du 17ème qui demeurent d’une grande actualité. Les oreilles se régalent de ces quatorze titres où mots et musique s’accordent pour le meilleur.
aniel Humair réunit Stéphane Kerecki (contrebasse) et Vincent Lê Quang (saxophones soprano et ténor), deux talentueux musiciens du jazz français. Ainsi constitué le trio élabore un répertoire et un album « Modern Art » (Incises/Outhere) annoncé pour le 22 septembre 2017. L’opus propose de visiter musicalement quelques grands peintres de l’art moderne dont Daniel Humair a croisé la route et qui l’ont inspiré dans son activité picturale.
dessiner la musique et écouter ses traits musicaux contrastés et mouvants.

es des artistes du quartet leur ont permis de cerner les fonctionnements et les rôles de chaque instrument. La kora ne pouvant s’accorder dans tous les modes utilisés en jazz, les compositeurs doivent écrire en prenant en compte les modes musicaux accessibles aux 21 cordes de la kora pour qu’il soit possible à Ablaye Cissoko d’improviser librement. Ainsi, le groupe a conçu un répertoire de compositions originales et a intégré les caractéristiques physiques de la kora qui requiert un accordage spécifique pour chaque mode musical dans lequel le musicien doit s’exprimer.
L’album ouvre avec Sur le Pont Faidherbe, une composition de Simon Goubert écrite en hommage à cet édifice emblème de Saint-Louis-du-Sénégal et continue avec Au Loin, le thème de Sophia Domancich qui donne son titre à l’album. Écrit et interprété dans la pure veine coltranienne,
le morceau donne lieu à un échange très riche entre le joueur de kora et la pianiste.Tous deux sont portés par Simon Goubert au meilleur de sa forme. Ses interventions puissantes et sa verve ne sont d’ailleurs pas sans évoquer un certain Elvin Jones.
e vieux sage révèle l’alliance sonore subtile qui se crée entre le piano, la voix du griot et la kora. Dérivante permet d’apprécier l’élégance et la force tranquille de la contrebasse dont les cordes chantent la mélodie. Sur la première moitié du morceau la délicate improvisation de Jean-Philippe Viret procure un grand moment d’émotion.
Soutenu par des cymbales pointillistes, le piano enchaîne et improvise avec une légèreté tout en suspension. La batterie impulse ensuite une rythmique subtile mais solide qui permet à la harpe-luth de faire entendre son chant lumineux.
« Second Life », le trio composé de David Chevallier, Sébastien Boisseau et Christophe Lavergne propose une musique acoustique performante. Les sonorités évoquent celles des musiques folk américaines mais guitares et banjo dessinent avec subtilité un paysage très personnel.

Bien sûr les résonances entre les deux albums sont perceptibles. D’abord à travers le titre qui annonce d’emblée le lien existant entre « Re-Focus » et « Focus », ensuite via la pochette dont la teinte dominante émarge dans le bleu.
