Lucky Peterson rend hommage à Jimmy Smith

Lucky Peterson rend hommage à Jimmy Smith

Un concentré de pulsion, de groove & d’énergie

Le 13 octobre 2017, Lucky Peterson sort « Tribute to Jimmy Smith ». Sur l’orgue Hammond B-3, le bluesman célèbre son mentor, l’organiste Jimmy Smith. Pulsation du jazz, groove du rhythm’n blues, énergie du rock. Un hommage enflammé et chaleureux.

Sur « Tribute to Jimmy Smith » (Jazz Village/Pias) Lucky Peterson rend hommage à Jimmy Smith. Le bluesman américain joue exclusivement de l’orgue Hammond B-3 et privilégie des morceaux instrumentaux, même si l’album compte malgré tout deux titres vocaux. Le disque a été enregistré à Paris en février 2016 et mixé en juin 2016 par Vincent Mahey au studio Sextan de Malakoff.

Lucky Peterson se produit en trio orgue/guitare/batterie et délaisse la guitare qu’il confie sur cet opus au remarquable Kelyn Crapp. La batterie est tenue par Herlin Riley, musicien de La Nouvelle-Orléans qui a joué avec Wynton Marsalis et que l’on a récemment écouté aux côtés du pianiste Ahmad Jamal.

Le casting de l’album ne s’arrête pas là puisque Lucky Peterson invite aussi le saxophoniste Archie Shepp qui intervient sur deux titres, au ténor et à la voix, le trompettiste français Nicolas Folmer sur le premier titre de l’album et le guitariste français Philippe Petrucciani, frère de Michel Petrucciani, sur le dernier morceau du disque.

Lucky Peterson rend hommage à Jimmy Smith qui fut un de ses professeurs d’orgue (avec Bill Doggett et Dr Lonnie Smith). Le bluesman de Buffalo à même eu l’occasion de jouer en duo sur scène avec Jimmy Smith, tous deux à l’orgue Hammond. On n’ose imaginer la teneur des jams ! C’est après avoir appris l’orgue que Lucky Peterson se met à la guitare.

Aujourd’hui son talent de guitariste et de chanteur sont largement reconnus mais à l’écoute de ce « Tribute to Jimmy Smith », on ne doute pas que cet album où il joue de l’orgue figure en bonne place dans la discographie du bluesman américain.

Douze ans après la disparition de Jimmy Smith, cet hommage à  tombe à pic. On se rappelle l’élégance et le swing inouï de ce musicien qui avait les faveurs du public et a fait les beaux jours du label Blue Note. On se souvient aussi de son plaisir évident à faire groover son instrument. Influencé par le gospel, le maître de l’orgue Hammond qu’était Jimmy Smith a régné avec brio sur le jazz imposant son swing, sa fougue mais aussi son propos sensible et profond. Le challenge n’est pas mince de reprendre le flambeau et c’est vraiment réussi.

« Tribute to Jimmy Smith », une belle réussite à l’énergie communicative. Un album teinté de blues. Du « jazz’n blues » comme on l’écoutait dans les années 60. L’orgue de Lucky Peterson swingue, groove et pulse. Une musique teintée de soul et de gospel. Un jazz mâtiné de rhythm’ blues.

L’album démarre avec l’énergique composition de Jimmy Forrest, Night Train dont se dégage une bel entrain. Jimmy Smith l’avait enregistré chez Verve en 1966 avec le guitariste Wes Montgomery. Dans la lignée du grand Wes, le guitariste Kelyn Crapp fait sonner ses cordes en rajoutant un petit soupçon de funk en plus. Le trompettiste Nicolas Folmer apporte une touche de brillance bienvenue et assure le contrat avec brio. Sur Blues for Wes, le dernier titre de l’album, Philippe Petrucciani honore aussi le guitariste Wes Montgomery.

L’interprétation que fait Lucky Peterson du grand standard de jazz, Misty, constitue un des moments les plus réussis de l’album. Son toucher bluesy est suivi d’un chorus de Kelyn Crapp qui laisse pantois. Sur les cordes la virtuosité du guitariste est mise au service de l’émotion. L’orgue répond avec délicatesse. Un moment de jazz où affleure la sensibilité.

Si l’album est à dominante instrumentale, Lucky  Peterson donne pourtant de la voix sur Singin’ this song 4 you, une relecture étonnante du A Song for You de Leon Russel. Pulsation soul, ambiance churchy et effluves funk tout à la fois.

La composition de Lucky Peterson, Jimmy Wants to Groove, résonne des feulements bluesy du saxophone d’Archie Shepp qu’encourage la voix de l’organiste. Le saxophoniste sort le grand jeu et de sa manière inimitable crie le blues tel un shouter inspiré. Les deux bluesmen dialoguent et l’émotion émerge.

« Tribute to Jimmy Smith », un concentré d’énergie et de bonne humeur. Lucky Peterson perpétue la mémoire d’un style et d’un homme. On se laisse gagner par la joie indéniable et le groove puissant qui se dégagent de la musique. Neuf titres à écouter sans modération.

 

Lucky Peterson présente son projet « Tribute to Jimmy Smith » au Duc des Lombards à Paris les 15 & 16 octobre 2017. C’est l’occasion où jamais d’écouter le bluesman à l’orgue. Il sera entouré de Kelyn Crapp (guitare), Nicolas Folmer (trompette) et Ahmad Compaoré (batterie).
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Label ECM-Focus10-octobre 2017 – Anouar Brahem

Label ECM-Focus10-octobre 2017 – Anouar Brahem

Sur les territoires du jazz

« Label ECM-Focus10 » propose de découvrir « Blue Maqams », le dernier album enregistré par Anouar Brahem. Annoncé pour le 13 octobre 2017, cet opus s’inscrit tout à fait dans l’identité du label ECM et célèbre les 60 ans du oudiste. Aux croisées de l’Orient et de l’Occident.

« Blue Maqams » paraît le 13 octobre 2017, trois ans après le double album « Souvenance » où Anouar Brahem avait enregistré avec François Couturier et un orchestre de cordes. On se souvient aussi des deux merveilleux opus sortis chez ECM en 2002, « Le pas du chat noir » et « Le voyage de Sahar » en 2006 en trio avec le pianiste François Couturier et l’accordéoniste Jean-Louis Matinier.

Avec ce nouveau projet, Anouar Brahem a souhaité jouer de nouveau avec un piano mais pour renforcer le processus créatif, il entre en rupture avec ses habitudes. Ainsi, malgré la très grande complicité qui le lie avec le pianiste François Couturier avec qui il joue depuis 32 ans, il choisit de ne pas se tourner vers lui. Après avoir décidé d’enregistrer avec une véritable section rythmique de jazz, il sollicite sans hésiter le contrebassiste avec lequel il entretenait le désir de jouer de nouveau, Dave Holland. En effet, les deux musiciens ont déjà enregistré l’album « Thimar » en trio avec John Surman sorti en 1998 chez ECM.

En ce qui concerne le batteur, Anouar Brahem porte son choix sur le phénoménal Jack DeJohnette dont les qualités de rythmicien se doublent d’une grande subtilité. Grâce au producteur du label Manfred Eicher il découvre le pianiste britannique Django Bates qu’il décide d’associer à son projet.

« Blue Maqam », célèbre l’histoire d’amour d’Anouar Brahem avec le jazz, cette forme musicale majeure du XXème siècle. Il partage avec cet art une « communauté d’esprit ». Il en apprécie l’ouverture vers les cultures du monde. Le projet laisse donc de l’espace à la liberté d’interprétation via l’improvisation, une des caractéristiques du jazz, mais conserve une fidélité à la partition à laquelle le leader est très attaché comme garant de son identité musicale profondément ancrée dans la tradition arabe.

Ainsi, pour répondre à la conception d’Anouar Brahem, les musiciens interprètent des passages très écrits même si existent aussi des espaces d’improvisation. Pour conserver le caractère identitaire de sa musique Anouar Brahem a en effet tenu à ce que l’espace de liberté que dessine l’improvisation soit déterminé et limité. Cette conception de la musique a été questionnée par les musiciens issus du jazz et habitués à plus de liberté formelle.

La présence de Manfred Eicher a contribué à rendre les échanges sereins entre les musiciens et encore une fois son implication et son écoute ont permis d’éclairer les choix d’enregistrement. Derrière la console de son, le producteur avec qui Anouar Brahem est très complice, choisit « les prises les plus éclairées » et participe ainsi à « faire ressortir les qualités de la musique ». Encore une fois Manfred Eicher contribue à l’identité de la musique qui elle-même participe à celle du label ECM.

Le titre de l’album évoque les Maqams qui se réfèrent au système modal de la musique arabe traditionnelle. Les « maqams bleus »  font écho au « Kind of Blue » de Miles Davis qui en 1959  explorait la modalité. Pour avoir travaillé avec Miles Davis, Jack DeJohnette et Dave Holland présentent le profil idéal pour explorer le nouveau territoire qu’Anour Brahem a souhaité fouler. Dans l’album « Blue Maqams, » Anouar Brahem a intégré de véritable taxims (forme traditionnelle de solo improvisé) qui coexistent avec les improvisations du trio jazz.

Anouar Brahem, ce grand maître de l’oud qui a intégré le label ECM depuis 1989 et enregistré pour la première fois avec un musicien de jazz en 1992 (Jan Garbarek), continue à écrire son histoire avec le label ECM avec ce nouveau « Blue Maqams ». Anouar Brahem a composé la plupart des pièces de ce nouvel album entre 2011 et 2017 et a repris deux compositions de 1990, Bahia et Bom Dia Rio.

« Blue Maqams », la sérénité de l’oud inspire la contrebasse de Dave Holland dont le jeu précis et grave ne manque pas de rondeur. La souplesse de ses chorus et la chaleur de ses accompagnements tranchent avec le chant poétique et épuré de l’oud. On apprécie l’inventivité de Django Bates, son phrasé virtuose et son toucher subtil. Jack DeJohnette développe de bout en bout son jeu tout en finesse et en subtilité.

Sur Blue Maqams, on imagine le batteur figé dans l’écoute des interventions de l’oud et reprenant sa gestuelle pour mieux soutenir la musique du soliste. Le duo piano/oud de La Passante met en évidence l’entente des deux instruments qui dialoguent en parfaire symbiose. Bom Dia Rio résonne de la chaleureuse dynamique qu’impulse la contrebasse. La musique s’octroie alors un détour plus affirmé du côté du jazz. Piano et oud cheminent sur Persepolis’s Mirage qui fait se confronter un oud au chant très oriental à un piano lyrique qui émarge très clairement dans le territoire du jazz.

Enregistré aux studios Avatar de New-York sous la direction artistique du producteur Manfred Eicher, « Blue Maqams » s’inscrit au cœur même de l’esthétique du label ECM. Pour visionner un extrait, voir ici.

« Blue Maqams » trouve le bon équilibre entre rêve et introspection,, entre la magie orientale des maqams et l’esthétique lyrico-dynamique du jazz occidental. Le chant sobre et épuré de l’oud accueille la chaleur d’un jazz nuancé. Poétique et délicat, soigné et sans excès, l’album enchante.

A bientôt pour explorer d’autres enregistrements du Label ECM dans un futur billet « Label ECM-Focus11 »

Saison 2020/21 pour l’Auditorium de Lyon & Jazz à Vienne

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« Remembering Jaco » par Charlier/Sourisse/Multiquarium Big Band

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« Brazza Cry » par le quartet de Michel Fernandez

« Brazza Cry » par le quartet de Michel Fernandez

Escales mémorielles et transe spirituelle

« Brazza Cry », résonne de la musique du nouveau quartet de Michel Fernandez. Le dernier album du saxophoniste témoigne de son attachement à ses racines musicales ancrées dans les années 60/70. Un pamphlet musical brûlant d’énergie où lamentation et allégresse se côtoient pour le meilleur.

En intitulant son l’album « Brazza Cry », le saxophoniste Michel Fernandez annonce très clairement la couleur. Un clin d’œil à la musique congolaise et plus généralement aux musiques africaines dont l’Afrobeat de Fela. L’opus s’inscrit aussi en droite ligne avec les propos de ceux qui inspirent depuis toujours Michel Fernandez, John Tchicai, son mentor et Don Cherry, deux représentants du free-jazz, ce courant libertaire vivace durant les années 60/70 et dont Michel Fernandez se revendique.

Formé en 2016, le Michel Fernandez Quartet réunit le saxophoniste Michel Fernandez aux saxophones (soprano et ténor), Joël Sicard au piano, François Gallix à la contrebasse et Nicolas Serret à la batterie. Ainsi entouré d’un solide trio, le leader a toute latitude pour faire vibrer de son jazz les sept plages de l’album.

« Brazza Cry » navigue entre jazz modal et musiques du sud. Abreuvé de l’énergie des rythmes et des improvisations on voyage d’Afrique en Andalousie, du Maghreb aux territoires d’un jazz libéré. Le propos du quartet de Michel Fernandez actualise avec bonheur les musiques libertaires des années 60/70 dans lesquelles il s’enracine. Le plaisir de l’écoute est proportionnel à l’intensité de la musique qui irradie d’énergie les sept titres du disque.

Enregistré en janvier 2017 au Domaine Le Trouillet à Alboussière, l’album « Brazza Cry » (Disques Futura et Marges) est la dernière production du regretté Gérard Terronès. On connait l’engagement qui fut le sien en direction des musiques issues du courant du free-jazz. On apprécie par ailleurs la qualité de l’enregistrement, le soin apporté à la prise de son et au mixage par Pierre Baudinat qui permet de percevoir la spontanéité des échanges entre musiciens et leur plaisir de jouer.

L’album compte de nouvelles compositions et trois reprises de titres déjà enregistrés par Michel Fernandez comme Bird Boy de Don Cherry où la sonorité déchirée du saxophoniste au ténor fait bon ménage avec la virtuosité du pianiste. Le saxophone élève sa prière après un solo de piano aux accents hard-bop. La solide section rythmique porte les solistes et le climat devient incandescent.

C’est aussi au saxophone ténor que Michel Fernandez rend hommage à John Tchicai sur Seven for Tchicai où le vigoureux Nicolas Serret laisse libre cours à son inspiration sur toms et cymbales. Sur Jamaâ El-Fna de Tawfik Ouldammar l’Afrique s’invite sur la superbe introduction de contrebasse de François Gallix qui explore le registre des graves évoquant ainsi le gembri des Gnawas. On est ensuite convié à une cérémonie gnaouie par la batterie qui utilise les cymbales pour rappeler les qraqeb. Le saxophone soprano virevolte. Sa psalmodie est soutenue par un piano entraînant… la transe n’est pas loin.

On aime l’ambiance de Colo-Mentality où le jazz emprunte les rythmiques africaines. Jazz colonisateur ou Afrique courtisée ? En tout cas, il s’agit d’une union heureuse. La batterie a l’honneur de mener l’échange jusqu’à sa fin qui surprend un peu. Sur Lea, le feu se fait braise et le ténor fait entendre une douce prière comme une bénédiction sereine.

C’est un ténor à la sonorité plus écorchée qui ouvre Brazza Cry. Un leitmotiv pulsatile introduit la prière exaltée du saxophone. Porté par le trio piano-basse-batterie, le saxophone élève sa voix jusqu’au cri. Le jeu modal de Joël Sicard et son solo volubile ne sont pas sans évoquer Don Pullen. On est immergé dans un sanctuaire où la musique tient lieu de lumière.

De « Brazza Cry » se dégage une mélancolie teintée d’allégresse. Mélancolie d’un hier révolu, allégresse d’un avenir possible. D’une plage à l’autre les rythmes venus d’Afrique enrichissent le propos hérité du free-jazz. Le quartet de Michel Fernandez crée un jazz libre et énergique qui navigue entre lamentation et spiritualité, entre incandescence et incantation.

 

Dans le cadre de la tournée de lancement de l’album « Brazza Cry » plusieurs dates se profilent pour découvrir le groupe en live. Pour retrouver le Michel Fernandez Quartet, rendez-vous à Lyon au Bémol 5 les 18 & 19 octobre 2017 à 20h30, à Paris le 24 octobre 2017 à 21h30 au Sunside dans le cadre de la 6ème édition de « Jazz sur Seine » et à Dijon le 25 octobre 2017 au Crusoé à 20h30.
Saison 2020/21 pour l’Auditorium de Lyon & Jazz à Vienne

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« Remembering Jaco » par Charlier/Sourisse/Multiquarium Big Band

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Clin d’œil à Goran Bregovic & Three Letters from Sarajevo

Clin d’œil à Goran Bregovic & Three Letters from Sarajevo

La musique médiatrice de paix

Goran Bregovic est de retour avec Three Letters from Sarajavo. Trois pièces instrumentales avec violon et orchestre mais aussi des titres chantés par des artistes aux origines multiculturelles avec l’Orchestre des Mariages et des Enterrements.

L’album Three Letters from Sarajavo (Mercury/Universal), déjà annoncé comme Une Ode à la « Jérusalem des Balkans » dans une précédente chronique, rend hommage à la ville natale de Goran Bregovic. Le répertoire fait alterner la diversité des expressions du compositeur.

Cet album est pour Goran Bregovic l’occasion de célébrer la ville de Sarajavo où se sont succédé les occupants et où pendant longtemps, chrétiens orthodoxes, catholiques, juifs séfarades et musulmans ont coexisté dans la paix avant de se déchirer.

Sans aucun doute c’est la paix que Goran Bregovic appelle de ses vœux. En effet, l’album mêle différentes identités, croyances, langues et expressions musicales.

Des violonistes originaires des Balkans, du Maghreb et d’Israël incarnent les traditions chrétienne, musulmane et juive. Un  orchestre symphonique accompagne le chant du violon sur chacune des Trois Lettres de Sarajevo, la Lettre chrétienne, la Lettre musulmane et la Lettre juive.

Accompagnés par les musiciens de l’Orchestre des Mariages et des Enterrements des chanteurs de différentes nationalités interprètent des titres de Goran Bregovic. Ainsi, les voix de Bebe, Riff Cohen, Rachid Taha, Asaf Avidan, Sifet et Mehmed s’expriment dans des langues aussi diverses que l’arabe, le serbo-croate, l’espagnol, l’hébreu et l’anglais… et comme par magie, la musique du compositeur gomme les différences qui se fondent dans l’identité bregovicienne.

Les Trois Lettres de Sarajevo, pièces instrumentales avec violon et orchestre alternent avec des titres chantés où des chanteurs qui s’expriment dans des langues différentes aux côté de l’Orchestre des Mariages et des Enterrements. Même si l’on aurait souhaité que ces pièces instrumentales soient plus longuement développées, les onze titres constituent un ensemble cohérent.

En effet du premier au dernier titre de l’album, tous les morceaux portent l’empreinte si aisément reconnaissable du musicien/compositeur serbo-croate.

Sur « Three Letters from Sarajavo », Goran Bregovic se joue des différences. La musique de l’album esquisse le profil d’un idéal pacifié. Le compositeur repousse les frontières des possibles jusqu’à faire coexister en musique les différentes croyances et populations pourtant souvent irréconciliables hors des scènes et des studios. Goran Bregovic projette la musique comme possible médiatrice de paix.

Saison 2020/21 pour l’Auditorium de Lyon & Jazz à Vienne

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Opéra Underground – RV d’octobre à décembre 2020

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« Remembering Jaco » par Charlier/Sourisse/Multiquarium Big Band

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Le Duo Intermezzo présente « Invitación »

Le Duo Intermezzo présente « Invitación »

Escapade latine délicieuse

Le Duo Intermezzo présente « Invitación », son nouveau projet discographique. L’album invite à une échappée musicale au cœur de la culture de l’Amérique latine. Irradiée de lumière la musique honore autant la mélodie que le rythme. Un voyage teinté de douces émotions.

Le Duo Intermezzo rassemble Sébastien Authemayou  au bandonéon et Marielle Gars au piano. En 2016, le duo fêtait ses dix ans et l’on évoquait alors le travail de ces deux artistes animés du même souffle de créativité et de liberté.

Après « Balada para un loco - Hommage à Astor Piazzola » et « Bach & Piazzola - Tête-à-tête », deux enregistrements récompensés « Choix de France Musique », le Duo Intermezzo revient avec l’album « Invitación » (Klarthe Records/Pias/Harmonia Mundi) dont la sortie est annoncée pour le 06 octobre 2017. Cet opus propose un voyage musical en Amérique latine via 15 pièces musicales.

Sur ce troisième album le Duo Intermezzo développe cette fois son répertoire au-delà de l’Argentine et explore d’autres musiques de l’Amérique du Sud. Leur regard musical se déplace à travers quatre pays de l’Amérique latine, le Brésil, Cuba, le Mexique et aussi l’Argentine. Leur inspiration et leurs instruments rendent hommage à dix auteurs.

Cette fois encore, la complémentarité de Sébastien Authemayou et Marielle Gars profite à la musique. Remarquables virtuoses et fins techniciens sur leur instrument respectif, les deux artistes offrent sur l’album une interprétation qui privilégie la sobriété. Cela sert leur propos et met en valeur la dimension mélodique des musiques à laquelle le public est sensible. Bien sûr cela n’oblitère en rien l’aspect harmonique et rythmique qui sont les fondements de ces musiques et auxquels les arrangements accordent la primauté.

                Duo Intermezzo                 Photo Jean-Baptiste-Millot

Tous les compositeurs vers lesquels le Duo Intermezzo a porté son attention se sont nourris de la musique folklorique de leur pays d’origine à laquelle ils ont ensuite donné un tour plus savant, plus sophistiqué, plus complexe en apportant des variations esthétiques. C’est grâce à leur profonde connaissance de la musique que Sébastien Authemayou et Marielle Gars ont pu élaborer leur ambitieux projet discographique. Après avoir déterminé le choix des musiques, Sébastien Authemayou a travaillé pendant plus d’un an pour arranger le programme de l’album et élaborer avec Marielle Gars la teneur globale de l’album « Invitación ». Il en résulte une musique très personnelle où l’improvisation trouve place.

« Invitación », un écho musical contrasté d’une Amérique latine empreinte de chaleur et de mélancolie. La lenteur de certaines pièces engage à une rêverie nostalgique et méditative. D’autres thèmes rayonnent du soleil latin et incitent à une danse presque lascive. La sérénité imprègne toutes les plages de cet album lumineux.

Du côté du Brésil le duo rend hommage à quatre compositeurs Cesar Mariano, Antonio Carlos Jobim, Hermeto Pascoal et Heitor Villa-Lobos. On a vibré à l’écoute de Cristal dont le Duo Intermezzo donne une version tonique au découpage rythmique très proche de la version originelle de Cesar Camargo Mariano (1943), ce grand compositeur, arrangeur brésilien On cherché le balançao de la bossa nova lors de leur interprétation du thème Insensatez composé par Antonio Carlos Jobim (1927-1994) mais on très vite perçu leur choix d’inscrire cette version dans sa filiation originelle. En effet Jobim avait été largement inspiré par le quatrième prélude de Chopin dont le Duo Intermezzo restitue tout à fait l’esprit.

       Duo Intermezzo              Photo J-B Millot

Bebê restitue les couleurs et le sens de la fête qui caractérise la musique du grand Hermeto Pascoal (1936). Le duo y apporte d’ailleurs de nouvelles nuances tout en délicatesse. Le compositeur Heitor Villa-Lobos (1887-1959) est une véritable icône au Brésil où la musique classique ne représente pourtant qu’une infime niche. Le Duo Intermezzo habite avec un grand bonheur la Bachiana N°5 où ils trouvent des familiarités avec l’œuvre de Bach qui leur est très chère. Bandonéon et piano proposent ainsi un hommage tendre et fidèle à l’esprit de Villa-Lobos.

A Cuba, le piano et l’accordéon visitent les univers d’Ignacio Cervantes (1847-1905) et Ernesto Lecuona (1895-1963). Les versions des deux Danzas Cubanas d’Ignacio Cervantes, Invitación et La Encantadora sont très proches de l’esthétique originelle de ces musiques nées de la Contradanza. Joli clin à Cuba, cette île où la danse est reine.

Au cours de leur crochet du côté du Mexique, les deux musiciens portent leur attention vers la musique vers Manuel Ponce (1882-1948). La habanera A pesar de Todo a été écrite par Manuel Maria Ponce en hommage au sculpteur Mexicain Contreras qui fut privé de son bras droit. Le Duo Intermezzo livre une interprétation empreinte de tristesse.

De retour en Argentine, le Duo Intermezzo regarde du côté de trois compositeurs, Osvaldo Tarantino (1927-1991), Saül Cosentino (1935) sans omettre Astor Piazzolla auquel le duo est très attaché. Les deux musiciens se penchent sur le monde nostalgique du tango et  interprètent Callao y Santa Fe d’Osvaldo Tarantino et Saül Cosentino puis deux pièces de Saül Cosentino dont une intitulée A la memoria de Astor. L’album fait ensuite découvrir deux compositions du maître Piazzola (1921-1992), Café 1930 écrit par le Maître en 1970 et le poignant Biyuya datant de la fin des années 70.

On note que les possesseurs de l’album physique ont la possibilité via un casque, de découvrir l’écoute de trois titres en son binaural 3D grâce à un procédé d’enregistrement qui reproduit le plus fidèlement possible la perception sonore naturelle humaine. On constate plus de relief à l’écoute et une impression de plus grande proximité avec un relatif lissage des sons annexes comme par exemple le toucher des doigts sur les touches de l’accordéon. Un plus sans doute pour ces trois titres que pourront diffuser les antennes de Radio France impliquées dans ce nouveau standard de son auquel se consacre la chaîne nouvOson de Radio France.

« Invitación », un chant d’amour sensible dédié à la musique latine. Une incitation à la modération et à la bienveillance. Une invitation à l’écouter encore et encore pour gommer les excès du tumulte et adoucir l’agitation du monde actuel.

Pour la sortie de l’album, « Invitación, rendez-vous le 18 octobre 2017 à Paris au Sunside où se produit le Duo Intermezzo composé de Sébastien Authemayou au bandonéon et Marielle Gars au piano.
Saison 2020/21 pour l’Auditorium de Lyon & Jazz à Vienne

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Pour l’Auditorium de Lyon & Jazz à Vienne, la Saison 2020/21 s’annonce riche en promesses. Avec d’immenses stars du jazz et des musiques du monde à l’affiche, se profilent d’intenses moments en perspective. Hommage à Michel Petrucciani, Fatoumata Diawara, Chucho Valdés et Gregory Porter sans oublier Alice au pays des merveilles par The Amazing Keystone Jazz Big Band. De quoi réjouir le public !

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Opéra Underground – RV d’octobre à décembre 2020

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A l’automne 2020, avec son nouveau directeur Richard Robert, l’Opéra Underground de Lyon reprend ses concerts, à l’Amphi et sur la Grande Scène de l’Opéra. Après la reine du fado, Katia Guerreiro, se profilent le flamenco hétérodoxe de Niño de Elche, la chanson folk de Dick Annegarn, le jazz de chambre de Vincent Courtois, la rencontre entre Aquaserge et Jeanne Added bien d’autres propositions, toutes plus attractives les unes que les autres. Les RV d’octobre à décembre 2020 de l’Opéra Underground s’affichent comme autant de promesses artistiques diversifiées à découvrir

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« Remembering Jaco » par Charlier/Sourisse/Multiquarium Big Band

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Sur « Remembering Jaco », le Multiquarium Big Band d’André Charlier et Benoît Sourisse fait revivre la mémoire de Jaco Pastorius avec Biréli Lagrène à la basse fretless. La voix de Peter Erskine, ancien batteur de Weather Report, évoque la mémoire de Jaco. Les dix-sept musiciens de l’orchestre et leur invité rendent un hommage éblouissant au grand bassiste. Orchestrations éclatantes et jubilatoires… du groove à couper le souffle !

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Clin d’œil à Chrystel Wautier & « The Stolen Book »

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Album introspectif

« The Stolen Book », le prochain album de Chrystel Wautier est annoncé pour le 06 octobre 2017. En quête de ses ancêtres, la chanteuse propose une musique personnelle qui mêle diverses influences. Un son intimiste.

Sur « The Stolen Book » (Bonsaï Music/Sony) on entend des influences diverses, jazz, soul pop, folk qui se mêlent pour créer un nouvel idiome. Dans sa nouvelle musique assez éloignée de celle de son précédent album « Before a song » sorti en 2013, Chrystel Wautier s’approprie ce qu’elle entend du monde.

La chanteuse belge est entourée du claviériste Cédric Raymond, du guitariste Lorenzo Di Malo, du bassiste Jacques Pili, du batteur Jérôme Klein et du percussionniste Michel Seba. A la recherche d’un nouveau son, Chrystel Wautier a travaillé en pré-production avec le claviériste Cédric Raymond. Ensemble ils ont défini leurs attentes et préparé la mise en place de la musique tout en ménageant un espace de liberté aux instrumentistes lors de l’enregistrement.

Chrystel Wautier ® Mael G. Lagadec

Chrystel Wautier dit avoir « assumé ses imperfections, ses côtés plus sombres, moins lissés ». Sa voix pure et cristalline flotte au-dessus des nappes des claviers qui prennent quelquefois le dessus et détournent l’oreille du propos vocal pourtant toujours aussi fluide et limpide. Les accords de la guitare se fondent avec ceux des claviers, la batterie discrète et les percussions créent un accompagnement pointilliste, la basse se fait cajoleuse.

Sur Conversations, la voix prend le pas sur l’ensemble instrumental et à ce titre se distingue des autres morceaux de l’album. The Stolen Book conte l’histoire du livre volé et des secrets liés aux origines ukrainiennes de la chanteuse. Le tempo plus soutenu et les ruptures rythmiques de Let’s fall le différencient quelque peu des autres titres de l’album

« The Stolen Book », une musique soignée aux accents intimes et au son peaufiné.

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