A 75 ans, le pianiste Keith Jarrett sort un opus inédit intitulé « Live in Budapest ». Publié chez ECM, ce double album restitue la teneur d’un récital capté en 2016 au Béla Bartók National Concert Hall lors d’un récital donné dans la capitale hongroise. Une plongée dans le monde unique de Keith Jarrett devenu le maître absolu de l’improvisation en piano solo.
Clin d’œil à Isabelle Olivier & « In Between »
Pérégrination onirique
Isabelle Olivier présente son nouveau projet intitulé « In Between ». La harpiste propose une immersion dans des paysages sonores à la croisée de plusieurs cultures. Album dépaysant à découvrir.
Isabelle Olivier n’en est pas à son coup d’essai. Avec « In Between » (Enja-Yellowbird/L’Autre Distribution) annoncé pour le 03 novembre 2017, la harpiste signe son huitième album et ne cesse de renouveler son inspiration. Pour peupler les univers musicaux des quinze paysages qui balisent son voyage, elle s’entoure de musiciens qui servent son propos de belle manière.
Hormis le batteur Dre Pallmaerts qui fait un peu figure de vétéran au sein de l’équipe, Isabelle Olivier accueille de jeunes musiciens venus d’horizons différents. Ces brillants instrumentistes aux origines diverses servent avec talent les compositions originales proposées par Isabelle Olivier et le seul standard de jazz présent sur l’album, Skylark de Hoagy Carmichael.
L’instrumentation de l’album sied aux différents univers proposés sur les quinze plages de l’album. Quinze titres, quinze ambiances, quinze stations paysagées pour lesquelles Isabelle Olivier exploite avec bonheur les timbres des différents instruments qui tissent de belles alliances sonores avec la harpe.
Tour à tour la clarinette de Hugo Proy, le saxophone de Fraser Campbell et la flute de Julie Koldin apportent une contribution essentielle aux univers sonores que dessinent les compositions. Les sons de la guitare électrique de Raphaël Olivier s’allient particulièrement bien à ceux de la harpe et créent ensemble des textures singulières.
« In Between », ambiances bucoliques ou sylvestres. Atmosphères vespérales. Dépaysements andins ou amérindiens. Échos celtiques iodés. Isabelle Olivier propose une pérégrination sonore singulière dans des univers transitionnels, aux confins de la nature et des cités.
A New World fascine par son atmosphère évanescente que tressent les cordes de la guitare électrique et de la harpe. Aux frontières de la musique contemporaine, Glose et Pantoum intriguent par leur ambiance mystérieuse. De bosquet en clairière, harpe et clarinette se font écho et s’apostrophent joyeusement sur Comment ça va ? Avec la flute on survole les Andes de Peruvian Lullaby puis on pénètre dans le tepee de Potawatomi.
Au service d’une Fête de la Musique joyeuse, guitare, harpe, batterie et percussions font battre le cœur de la musique au rythme d’un calypso ondulant.
C’est d’ailleurs ce thème qui clôt l’album. En effet on conseille l’écoute attentive du quinzième titre In Between qui donne son nom à l’album. Après 5’17 de développement mélancolico-romantique les instruments conduisent l’auditeur vers une clairière de silence qui débouche sur une nouvelle Fête de la Musique. Avant les dernières mesures de ces réjouissances ultimes, une voix nous convie à ne pas imiter la nature mais à nous en inspirer
A n’en pas douter la nature inspire l’imagination d’Isabelle Olivier. Sur les 15 plages de l’album « In Between », la harpiste explore les lisières, ces espaces où se croisent us et cultures. Elle parvient à créer son propre univers, composite certes mais respectueux de la diversité des influences du monde. Par le pouvoir de la création, la harpe transforme les paysages urbains en de splendides perspectives paysagées.
L’album « In Between » invite l’oreille à s’ouvrir sur des entre deux non conventionnels porteurs de belles surprises. Pour pénétrer plus avant dans la musique joyeuse et ludique d’Isabelle Olivier, rendez-vous le 13 novembre 2017 à 20h à Paris, au Café de la Danse.
Keith Jarrett sort « Live in Budapest »
« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani
La voix embrumée de Giorgio Alessani swingue avec aisance sur les dix pistes de « Kissed by the Mist ». Une section rythmique et une section de cuivres issues de la scène jazz française actuelle, un orchestre symphonique… et le tour est joué, un nouveau crooner est né. Sans s’aventurer ni dans les aigus ni dans les graves, le chanteur façonne le registre médium avec souplesse et sans jamais forcer. Textes, mélodies et arrangements tissent la trame d’un délicieux album où vibrent les émotions.
Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)
Le 06 novembre 2020, le Label Storyville Records propose « Montmartre 1964 », un album inédit de Dexter Gordon capté en direct en juillet 1964 au Jazzhus Montmartre. Le saxophoniste joue avec le trio composé du contrebassiste Niels-Henning Ørsted Pedersen, du batteur Alex Riel et du pianiste Tete Montoliu. Ce merveilleux opus témoigne de la maîtrise du jeu de ce géant du ténor au lyrisme confondant et à l’expression audacieuse. Un souffle de félicité venu de de l’âge d’or du jazz danois
« Sources », le souffle envoutant de Matthieu Metzger et les notes cristallines de Paul Brousseau élaborent des espaces de confidences introspectives et intimistes. Des lignes improvisées très libres suspendent les sons comme en apesanteur ou les contractent en des bulles légères et planantes. Leur musique en mouvement évoque la photo de Samuel Choisy en couverture de l’album.
Depuis plus d’une vingtaine d’années la chanteuse
« Le Roi René ».
« Premier-Rendez-Vous » qui transporte l’écrivaine dans le monde du chant professionnel.
On se réjouissait déjà en septembre de la sortie annoncée par Gregory Porter pour le 27 octobre 2017 de son prochain album 
