Clin d’œil à Isabelle Olivier & « In Between »

Clin d’œil à Isabelle Olivier & « In Between »

Pérégrination onirique

Isabelle Olivier présente son nouveau projet intitulé « In Between ». La harpiste propose une immersion dans des paysages sonores à la croisée de plusieurs cultures. Album dépaysant à découvrir.

couverture de l'album In Between d'Isabelle OlivierIsabelle Olivier n’en est pas à son coup d’essai. Avec « In Between » (Enja-Yellowbird/L’Autre Distribution) annoncé pour le 03 novembre 2017, la harpiste signe son huitième album et ne cesse de renouveler son inspiration. Pour peupler les univers musicaux des quinze paysages qui balisent son voyage, elle s’entoure de musiciens qui servent son propos de belle manière.

Hormis le batteur Dre Pallmaerts qui fait un peu figure de vétéran au sein de l’équipe, Isabelle Olivier accueille de jeunes musiciens venus d’horizons différents. Ces brillants instrumentistes aux origines diverses servent avec talent les compositions originales proposées par Isabelle Olivier et le seul standard de jazz présent sur l’album, Skylark de Hoagy Carmichael.

L’instrumentation de l’album sied aux différents univers proposés sur les quinze plages de l’album. Quinze titres, quinze ambiances, quinze stations paysagées pour lesquelles Isabelle Olivier exploite avec bonheur les timbres des différents instruments qui tissent de belles alliances sonores avec la harpe.

Tour à tour la clarinette de Hugo Proy, le saxophone de Fraser Campbell et la flute de Julie Koldin apportent une contribution essentielle aux univers sonores que dessinent les compositions. Les sons de la guitare électrique de Raphaël Olivier s’allient particulièrement bien à ceux de la harpe et créent ensemble des textures singulières.

« In Between », ambiances bucoliques ou sylvestres. Atmosphères vespérales. Dépaysements andins ou amérindiens. Échos celtiques iodés. Isabelle Olivier propose une pérégrination sonore singulière dans des univers transitionnels, aux confins de la nature et des cités.

A New World fascine par son atmosphère évanescente que tressent les cordes de la guitare électrique et de la harpe. Aux frontières de la musique contemporaine, Glose et Pantoum intriguent par leur ambiance mystérieuse. De bosquet en clairière, harpe et clarinette se font écho et s’apostrophent joyeusement sur Comment ça va ? Avec la flute on survole les Andes de Peruvian Lullaby puis on pénètre dans le tepee de Potawatomi.La harpiste Isabelle Olivier

Au service d’une Fête de la Musique joyeuse, guitare, harpe, batterie et percussions font battre le cœur de la musique au rythme d’un calypso ondulant.

C’est d’ailleurs ce thème qui clôt l’album. En effet on conseille l’écoute attentive du quinzième titre In Between qui donne son nom à l’album. Après 5’17 de développement mélancolico-romantique les instruments conduisent l’auditeur vers une clairière de silence qui débouche sur une nouvelle Fête de la Musique. Avant les dernières mesures de ces réjouissances ultimes, une voix nous convie à ne pas imiter la nature mais à nous en inspirer

 A n’en pas douter la nature inspire l’imagination d’Isabelle Olivier. Sur les 15 plages de l’album « In Between », la harpiste explore les lisières, ces espaces où se croisent us et cultures. Elle parvient à créer son propre univers, composite certes mais respectueux de la diversité des influences du monde. Par le pouvoir de la création, la harpe transforme les paysages urbains en de splendides perspectives paysagées.

 

L’album « In Between » invite l’oreille à s’ouvrir sur des entre deux non conventionnels porteurs de belles surprises. Pour pénétrer plus avant dans la musique joyeuse et ludique d’Isabelle Olivier, rendez-vous le 13 novembre 2017 à 20h à Paris, au Café de la Danse.
Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

A 75 ans, le pianiste Keith Jarrett sort un opus inédit intitulé « Live in Budapest ». Publié chez ECM, ce double album restitue la teneur d’un récital capté en 2016 au Béla Bartók National Concert Hall lors d’un récital donné dans la capitale hongroise. Une plongée dans le monde unique de Keith Jarrett devenu le maître absolu de l’improvisation en piano solo.

lire plus
« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

La voix embrumée de Giorgio Alessani swingue avec aisance sur les dix pistes de « Kissed by the Mist ». Une section rythmique et une section de cuivres issues de la scène jazz française actuelle, un orchestre symphonique… et le tour est joué, un nouveau crooner est né. Sans s’aventurer ni dans les aigus ni dans les graves, le chanteur façonne le registre médium avec souplesse et sans jamais forcer. Textes, mélodies et arrangements tissent la trame d’un délicieux album où vibrent les émotions.

lire plus
Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Le 06 novembre 2020, le Label Storyville Records propose « Montmartre 1964 », un album inédit de Dexter Gordon capté en direct en juillet 1964 au Jazzhus Montmartre. Le saxophoniste joue avec le trio composé du contrebassiste Niels-Henning Ørsted Pedersen, du batteur Alex Riel et du pianiste Tete Montoliu. Ce merveilleux opus témoigne de la maîtrise du jeu de ce géant du ténor au lyrisme confondant et à l’expression audacieuse. Un souffle de félicité venu de de l’âge d’or du jazz danois

lire plus
Paul Brousseau et Matthieu Metzger présentent « Source »

Paul Brousseau et Matthieu Metzger présentent « Source »

Improvisations mélodiques en mouvement

Liés par une amitié musicale de plus de vingt ans, Paul Brousseau et Matthieu Metzger font le choix du duo acoustique. Sur « Source » le pianiste et le saxophoniste s’expriment en toute liberté. Ils creusent ensemble les sources de leur art. « Source », un opus singulier qui ressource.

Les deux complices de longue date, Paul Brousseau et Matthieu Metzger se sont déjà croisés sur une dizaine d’album. Aujourd’hui ils se retrouvent en duo acoustique et présentent « Source », un disque enregistré les 11 et 12 novembre 2015 à Home Sweet Home Studio. Annoncé pour le 03 novembre 2017 l’album « Source » (Emouvance/Absilone-Socadisc) propose des textures musicales aériennes et élégantes que les deux artistes tissent au gré de compositions originales et d’improvisations inspirées.

couverture de l'album "Source" de Paul Brousseau et Matthieu Metzger« Sources », le souffle envoutant de Matthieu Metzger et les notes cristallines de Paul Brousseau élaborent des espaces de confidences introspectives et intimistes. Des lignes improvisées très libres suspendent les sons comme en apesanteur ou les contractent en des bulles légères et planantes. Leur musique en mouvement évoque la photo de Samuel Choisy en couverture de l’album.

Le terme source évoque le début, ce dans quoi s’origine une idée, un monde, un art, une forme. Sur les 15 titres de l’album « Source » le pianiste Paul Brousseau et le saxophoniste Matthieu Metzger élaborent un jazz acoustique contemporain qui déroule son chant comme un poème de forme très libre. Un retour à leurs sources, celles de leur musique et de leur amitié.

Sur cet album Paul Brousseau abandonne les claviers de l’ONJ pour revenir au piano. Sa carrière brille par la diversité de ses expériences musicales qui croisent celles de Louis Sclavis (en 2005 et 2007), Marc Ducret (Le Sens de la Marche) ou Kolkhoze Printanium aux côtés de Philippe Gleize, Maxime Delpierre et Jean-Philippe Morel. Aujourd’hui retour au clavier acoustique.

Quant à Matthieu Metzger, considéré comme un technicien hors pair, il a de son côté participé à de nombreux projets très divers. Il a lui aussi collaboré avec Marc Ducret à « Sens de la Marche » et avec Louis Sclavis au sein de de son quintet en 2008. Il s’est aussi exprimé avec lui et l’ensemble Amarillis ainsi qu’avec la « Campagnie des Musiques à Ouïr », sans oublier le « Duo Rhizottome ».

Sur « Source », des climats très différents se juxtaposent et coexistent, un peu comme un accrochage de tableaux aux couleurs et textures variées. Certaines pièces attirent la lumière et la joie, d’autres restituent l’ombre et le doute. Les sons ouvrent des espaces d’espoir ou laissent entrevoir la désespérance. La matière de la vie en quelque sorte, ses rythmes, ses inspirations et ses aspirations, ses souffles et ses souffrances, ses ascensions et ses décroissances, ses tensions et ses détentes.

 

Pour une immersion live dans le monde de « Source », rien de mieux que le concert de sortie de l’album. Rendez-vous le 06 novembre 2017 à Paris au Studio de l’Ermitage avec le duo Paul Brousseau et Matthieu Metzger.
Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

A 75 ans, le pianiste Keith Jarrett sort un opus inédit intitulé « Live in Budapest ». Publié chez ECM, ce double album restitue la teneur d’un récital capté en 2016 au Béla Bartók National Concert Hall lors d’un récital donné dans la capitale hongroise. Une plongée dans le monde unique de Keith Jarrett devenu le maître absolu de l’improvisation en piano solo.

lire plus
« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

La voix embrumée de Giorgio Alessani swingue avec aisance sur les dix pistes de « Kissed by the Mist ». Une section rythmique et une section de cuivres issues de la scène jazz française actuelle, un orchestre symphonique… et le tour est joué, un nouveau crooner est né. Sans s’aventurer ni dans les aigus ni dans les graves, le chanteur façonne le registre médium avec souplesse et sans jamais forcer. Textes, mélodies et arrangements tissent la trame d’un délicieux album où vibrent les émotions.

lire plus
Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Le 06 novembre 2020, le Label Storyville Records propose « Montmartre 1964 », un album inédit de Dexter Gordon capté en direct en juillet 1964 au Jazzhus Montmartre. Le saxophoniste joue avec le trio composé du contrebassiste Niels-Henning Ørsted Pedersen, du batteur Alex Riel et du pianiste Tete Montoliu. Ce merveilleux opus témoigne de la maîtrise du jeu de ce géant du ténor au lyrisme confondant et à l’expression audacieuse. Un souffle de félicité venu de de l’âge d’or du jazz danois

lire plus
Clin d’œil à Manu Le Prince & « In a Latin Mood »

Clin d’œil à Manu Le Prince & « In a Latin Mood »

Rythmes élégants aux couleurs latines

Pour son nouveau projet, « In a Latin Mood » la chanteuse Manu Le Prince revient à des musiques originales. Elle fait appel à la fine fleur de la scène jazz actuelle et coproduit son album avec Minino Garay. Opus soigné et élégant.

Depuis plus d’une vingtaine d’années la chanteuse Manu Le Prince partage sa vie entre Paris et Rio. Après un hommage à Cole Porter et à Johnny Alf pionnier de la bossa nova, elle revient à la création avec son nouveau disque « In a Latin Mood » (Plaza Mayor Company Ltd/Sergent Majot Company Ltd) qu’elle coréalise avec le percussionniste argentin Minino Garay.

Pour ce nouvel opus sorti le 06 octobre 2017, Manu Le Prince s’entoure d’un all stars de jazz qui réunit le pianiste Gregory Privat, le contrebassiste Thomas Bramerie, le batteur Lukmil Perez et le percussionniste Minino Garay. Ces brillants instrumentistes sont rejoints par les invités tout aussi prestigieux que sont le chanteur David Linx, le pianiste Giovanni Mirabassi, le saxophoniste Baptiste Herbin, le batteur Zaza Desiderio, l’accordéoniste Marc Berthoumieux, le bassiste Acelino De Paula, le saxophoniste Raul Mascarenhas et ses fils le pianiste Julian Le Prince Caetano et le batteur percussionniste Gaël Le Prince Caetano.

Sur « In a Latin Mood » la chanteuse écrit des textes en anglais, en brésilien et s’offre même une reprise en français du titre Il faut tourner la page de Claude Nougaro et Philippe Saisse, sous les accords de Grégory Privat et les notes du saxophoniste Baptiste Herbin. Si l’on excepte cette reprise, Manu Le Prince pose sa voix et ses textes sur des instrumentaux inédits.

Ainsi l’on découvre des morceaux composés par la jeune génération des musiciens qui l’entourent. Deux titres du pianiste Baptiste Trotignon, In a Latin Mood qui donne son nom à l’album et Paris et Rio. Deux compositions du pianiste Gregory Privat, Dreams of Peace et Serenade ainsi que Like Castles in the Air, un morceau du pianiste Giovanni Mirabassi. Deux thèmes de l’accordéoniste Marc Berthoumieux, Sempre Voltar et Avarandar éclairé des superbes interventions de David Linx, sans oublier Let the Music Take Care of You de son fils Julian Le Prince-Caetano et … cerise sur le gâteau, Twilight Dream de Kenny Barron.

Sur « In a Latin Mood », le timbre chaud et sensuel de Manu Le Prince se prête tout à fait à l’interprétation de ces musiques qui mêlent jazz et musiques latines.  Cet album soigné privilégie l’élégance et l’esthétique au détriment de la prise de risque et de l’énergie.

 
La chanteuse Manu Le Prince sera en concert le 26 octobre 2017 à 21h au New Morning à Paris dans le cadre du « Festival Jazz Sur Seine » pour présenter son nouveau CD « In a Latin Mood » coréalisé avec le percussionniste argentin Minino Garay. A cette occasion, elle sera accompagnée par Gregory Privat (piano), Thomas Bramerie (contrebasse), Lukmil Perez (batterie) et Minino Garay (percussions). A leurs côtés des invités de marque, Baptiste Herbin (saxophone), Giovanni Mirabassi (piano), Raul Mascarenhas (saxophone), Acelino De Paula (basse), Julian Le Prince Caetano (piano), Lalo Zanelli (piano), Ze Luis Nascimento (percussions), Isabel Gonzales (voix).
Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

A 75 ans, le pianiste Keith Jarrett sort un opus inédit intitulé « Live in Budapest ». Publié chez ECM, ce double album restitue la teneur d’un récital capté en 2016 au Béla Bartók National Concert Hall lors d’un récital donné dans la capitale hongroise. Une plongée dans le monde unique de Keith Jarrett devenu le maître absolu de l’improvisation en piano solo.

lire plus
« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

La voix embrumée de Giorgio Alessani swingue avec aisance sur les dix pistes de « Kissed by the Mist ». Une section rythmique et une section de cuivres issues de la scène jazz française actuelle, un orchestre symphonique… et le tour est joué, un nouveau crooner est né. Sans s’aventurer ni dans les aigus ni dans les graves, le chanteur façonne le registre médium avec souplesse et sans jamais forcer. Textes, mélodies et arrangements tissent la trame d’un délicieux album où vibrent les émotions.

lire plus
Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Le 06 novembre 2020, le Label Storyville Records propose « Montmartre 1964 », un album inédit de Dexter Gordon capté en direct en juillet 1964 au Jazzhus Montmartre. Le saxophoniste joue avec le trio composé du contrebassiste Niels-Henning Ørsted Pedersen, du batteur Alex Riel et du pianiste Tete Montoliu. Ce merveilleux opus témoigne de la maîtrise du jeu de ce géant du ténor au lyrisme confondant et à l’expression audacieuse. Un souffle de félicité venu de de l’âge d’or du jazz danois

lire plus
Premier Rendez-Vous  – René Urtreger & Agnès Desarthe

Premier Rendez-Vous – René Urtreger & Agnès Desarthe

Partition complice

René Urtreger invite Agnès Desarthe devant le micro. Des musiciens de jazz les rejoignent. Il en ressort un album plein de fraîcheur, « Premier Rendez-Vous ». A savourer avec gourmandise.

En 2016 Agnès Desarthe a recueilli et restitué en mots la parole de René Urtreger au fil des pages du livre Mise en page 1« Le Roi René ». En 2017, échange de bon procédé, les notes de René Urtreger accompagnent la voix d’Agnès Desarthe sur « Premier-Rendez-Vous » qui transporte l’écrivaine dans le monde du chant professionnel.

Pour l’occasion, René Urtreger invite plusieurs musiciens de grand talent à les rejoindre. C’est ainsi que la saxophoniste alto Géraldine Laurent, le contrebassiste Pierre Boussaguet, le batteur Simon Goubert et le violoniste Alexis Lograda interviennent sur l’album.

Enregistré en mai et juin 2017 par Vincent Mahey au Studio Sextan-La Fonderie de Malakoff, l’album « Premier Rendez-Vous » (Naïve-Believe/Musicast) est annoncé pour le 27 octobre 2017.

Entre René Urtreger et Agnès Desarthe l’histoire s’écrit donc en plusieurs chapitres. D’abord leur première rencontre suivie d’entretiens réguliers qui permettent à l’écrivaine de recueillir les confidences du pianiste. A partir de ces éléments elle rédige une superbe biographie intitulée « Le Roi René ».

Au décours des nombreuses rencontres qui ont précédé l’écriture du livre, le pianiste découvre l’intérêt d’Agnès Desarthe pour la musique qu’elle a apprise et pratiquée dans sa jeunesse. A partir de là les évènements s’enchaînent. Lors d’un festival littéraire (à Nevers) et des présentations de l’ouvrage (à Paris au Duc des Lombards) les deux complices ont l’occasion de se réunir en musique autour de piano et micro.

Il n’y a alors qu’un pas à franchir pour passer de la scène au studio pour l’enregistrement d’un album et c’est aujourd’hui chose faite. René Urtreger invite Agnès Desarthe à le rejoindre pour un enregistrement en studio. « Premier Rendez-vous » est donc le dernier chapitre (… à ce jour) de la collaboration entre René Urtreger et Agnès Desarthe.

Sur « Premier Rendez-Vous » Agnès Desarthe dit trois textes. Diction parfaite de textes de son cru qui émeuvent ou prêtent à sourire. La Géante accompagnée par le violon, Le Foin en duo avec la batterie et La Douche En Plein Air avec le piano. Passée du monde des lettres au monde des notes, Agnès Desarthe renoue avec le vocabulaire et la syntaxe de la musique même si sa participation en tant que chanteuse de jazz est modeste.

Elle chante en anglais, The Man I Love accompagnée par le trio piano-saxophone-batterie et Body and Soul et You Go To My Head en duo avec le piano. En français, elle reprend avec l’ensemble des musiciens Premier-Rendez-Vous, le titre immortalisé par la regrettée Danielle Darieux. Avec intelligence, elle ne se laisse pas piéger dans le rôle de la chanteuse de jazz « qui se prendrait pour… ».

Agnès Desarthe prend simplement le risque d’être elle-même. Interprétation soignée et sensible. Juste et bien placée la voix est plus parlée que chantée. Elle se pose délicatement sur le temps avec lequel elle joue pour mieux le déjouer.

Le pianiste intervient sur les treize titres de l’album. Son retour dans l’actualité du disque a tout pour ravir ceux qui ont écouté récemment René Urtreger en concert en province ou dans la capitale. Ainsi on le retrouve en solo sur deux magnifiques ballades, Valsajane et Everything Happens To Me qu’il prend aussi plaisir à jouer en concert. Il honore aussi le bop avec Bouncing with Bud et une version échevelée de Just One Of Those Things de Cole Porter où Géraldine Laurent s’en donne à cœur joie.

René Urtreger n’a rien perdu de sa superbe et s’il maîtrise totalement l’art de l’épure il n’en demeure pas moins qu’il prend encore grand plaisir à phraser bop et ne s’en laisse pas conter.

De la rencontre entre le pianiste de jazz René Urtreger et la femme de lettres Agnès Desarthe sont nés deux magnifiques objets artistiques. En 2016, le livre « Le Roi René » publié aux Éditions Jacob. En octobre 2017 l’album « Premier Rendez-Vous » (Naïve-Believe/Musicast). L’avenir dira s’il convient d’ajouter d’autres chapitres à leur histoire.

 

Pour baigner dans la musique de ce « Premier Rendez-Vous », une date s’impose, celle du 05 décembre 2017 où l’ensemble des participants de l’album se retrouveront à 21h au New-Morning de Paris.
Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

A 75 ans, le pianiste Keith Jarrett sort un opus inédit intitulé « Live in Budapest ». Publié chez ECM, ce double album restitue la teneur d’un récital capté en 2016 au Béla Bartók National Concert Hall lors d’un récital donné dans la capitale hongroise. Une plongée dans le monde unique de Keith Jarrett devenu le maître absolu de l’improvisation en piano solo.

lire plus
« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

La voix embrumée de Giorgio Alessani swingue avec aisance sur les dix pistes de « Kissed by the Mist ». Une section rythmique et une section de cuivres issues de la scène jazz française actuelle, un orchestre symphonique… et le tour est joué, un nouveau crooner est né. Sans s’aventurer ni dans les aigus ni dans les graves, le chanteur façonne le registre médium avec souplesse et sans jamais forcer. Textes, mélodies et arrangements tissent la trame d’un délicieux album où vibrent les émotions.

lire plus
Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Le 06 novembre 2020, le Label Storyville Records propose « Montmartre 1964 », un album inédit de Dexter Gordon capté en direct en juillet 1964 au Jazzhus Montmartre. Le saxophoniste joue avec le trio composé du contrebassiste Niels-Henning Ørsted Pedersen, du batteur Alex Riel et du pianiste Tete Montoliu. Ce merveilleux opus témoigne de la maîtrise du jeu de ce géant du ténor au lyrisme confondant et à l’expression audacieuse. Un souffle de félicité venu de de l’âge d’or du jazz danois

lire plus
Gregory Porter honore Nat King Cole

Gregory Porter honore Nat King Cole

« Nat King Cole & Me », un hommage sensible

Gregory Porter honore Nat King Cole, le légendaire crooner du jazz avec un nouvel album intitulé « Nat King Cole & Me ». Un vibrant hommage rendu à la figure mythique qui a influencé sa musique et sa vie. Des atmosphères envoutantes teintées de mélancolie et de tendresse.

On se réjouissait déjà en septembre de la sortie annoncée par Gregory Porter pour le 27 octobre 2017 de son prochain album  « Nat King Cole & Me » chez Blue Note Après « Water » (2010), « Be Good » (2012), « Liquid Spirit » (2013) et « Take me to the Alley » (2016), le chanteur californien aux deux Grammy Awards revient avec un opus remarquable.

Il interprète en effet avec sensibilité quatorze thèmes souvent chantés par Nat King Cole comme les célèbres Smile, Mona Lisa, L. O. V. E., Nature Boy et The Christmas Song. A ces reprises s’ajoute When Love Was King, une magnifique composition de Gregory Porter déjà présente sur l’album « Liquid Spirit ».

Entouré par le pianiste Christian Sands, le bassiste Reuben Rogers et le batteur Ulysses Owens le baryton pose son timbre chaleureux sur les splendides arrangements de Vince Mendoza qu’interprète le London Studio Orchestra. 

Sur « Nat King Cole & Me », hommage rendu au légendaire pianiste et chanteur à la voix de miel disparu en 1965, Gregory Porter dévoile une autre facette de son talent. Loin de son habituel registre soul, bluesy, groovy et churchy, il se projette de manière assez radicale dans la peau d’un crooner. Son incroyable tessiture, son phrasé impeccable, son chant profond et grave lui permettent de réussir ce challenge avec succès.

L’album ouvre avec Mona Lisa que Gregory Porter phrase avec une langueur pleine de sensualité. Le chanteur propose ensuite une relecture de Smile, toute en douceur et en tendresse. Nat King Cole avait gravé en 1954 ce célèbre thème de Charlie Chaplin (« Les temps Modernes » - 1936) . On note que Gregory Porter avait déjà interprété ce thème sur un album enregistré par le flutiste Hubert Laws en 1998, « Hubert Laws Remembers the Unforgettable Nat King Cole ».

Un peu de légèreté et de swing advient sur L. O. V. E. que le vocaliste interprète sans le London Studio Orchestra. Sur cette reprise enjouée, le tempo se fait plus soutenu et le trompettiste Terence Blanchard répond au vocaliste avec un solo époustouflant.

L’amour de Gregory Porter pour Nat King Cole remonte à sa petite enfance quand sa mère écoutait la musique du chanteur. A l’écoute des paroles des chansons et en l’absence de son père, Gregory Porter se prend à considérer Nat King Cole comme un « père de substitution » : « J’entendais ces paroles sortir des enceintes, comme si Nat me les adressait à moi et à personne d’autre. J’écoutais ces albums et je m’imaginais que Nat était mon père ». L’amour de Gregory Porter pour la musique du crooner grandit.

A la mort de son père, Rufus Porter, il se décide à écrire « Nat King Cole & Me », une comédie musicale en grande partie autobiographique représentée pour la première fois en 2004. Il y narre comment en l’absence de son père il s’est rapproché de la musique de Nat King Cole, comment elle a contribué à inspirer autant sa vie que son art, comment elle lui a permis de trouver sa voie en le poussant à écrire : « Cette comédie musicale a en quelque sorte fait ressortir le songwriter qu’il y avait en moi et m’a donné la confiance nécessaire pour écrire d’autres chansons ». Telles sont les origines de l’album « Nat King Cole & Me ».

Sur l’album « Nat King Cole & Me » figure une seule composition de Gregory Porter, When Love Was King (quand régnait l’amour). Une nostalgie poignante imprègne ce titre. La profondeur et la gravité du chant sont mises en valeur par les arrangements de cordes de Vince Mendoza. C’est avec une tendresse empreinte de tristesse que Gregory Porter reprend I Wonder Who My Daddy Is qui précède The Christmas Song romantique à souhait.

La mélancolie s’invite sur le tendre Nature Boy, mais aussi sur l’élégant Miss Otis regrets et sur la délicate ballade Lonely One. Sur Ballerina on retrouve une atmosphère un peu plus débridée. Le titre le plus étonnant est sans doute la version de Quizas, Quizas, Quizas que Gregory Porter interprète en espagnol. Le chanteur étire à l’envi le tempo de cette chanson populaire écrite par le compositeur cubain Osvaldo Farrés.

Sur « Nat King Cole & Me », la voix de Gregory Porter touche par sa chaleur et par sa puissance toute en retenue. Au long des quinze titres de ce superbe album, les atmosphères varient, les émotions se succèdent. Entrain, allégresse, mélancolie, tristesse avec toujours à la clef une délicatesse extrême. Un opus ensorcelant.

Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

A 75 ans, le pianiste Keith Jarrett sort un opus inédit intitulé « Live in Budapest ». Publié chez ECM, ce double album restitue la teneur d’un récital capté en 2016 au Béla Bartók National Concert Hall lors d’un récital donné dans la capitale hongroise. Une plongée dans le monde unique de Keith Jarrett devenu le maître absolu de l’improvisation en piano solo.

lire plus
« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

La voix embrumée de Giorgio Alessani swingue avec aisance sur les dix pistes de « Kissed by the Mist ». Une section rythmique et une section de cuivres issues de la scène jazz française actuelle, un orchestre symphonique… et le tour est joué, un nouveau crooner est né. Sans s’aventurer ni dans les aigus ni dans les graves, le chanteur façonne le registre médium avec souplesse et sans jamais forcer. Textes, mélodies et arrangements tissent la trame d’un délicieux album où vibrent les émotions.

lire plus
Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Le 06 novembre 2020, le Label Storyville Records propose « Montmartre 1964 », un album inédit de Dexter Gordon capté en direct en juillet 1964 au Jazzhus Montmartre. Le saxophoniste joue avec le trio composé du contrebassiste Niels-Henning Ørsted Pedersen, du batteur Alex Riel et du pianiste Tete Montoliu. Ce merveilleux opus témoigne de la maîtrise du jeu de ce géant du ténor au lyrisme confondant et à l’expression audacieuse. Un souffle de félicité venu de de l’âge d’or du jazz danois

lire plus
Clin d’œil à Stacey Kent & « I Know I Dream »

Clin d’œil à Stacey Kent & « I Know I Dream »

Autoportrait avec grand orchestre

Malgré sa reconnaissance internationale, Stacey Kent tente de surprendre et enregistre un album orchestral. Sur « I Know I Dream » la star murmure ses confidences à un grand orchestre. Le propos gagne en majesté mais perd en intimité.

Couverture de l'album "I know I Dream" de Stacey Kent« I Know I Dream » est la toute première production orchestrale de la carrière de Stacey Kent, déjà forte d’une quinzaine de disques en vingt ans. Coproduit par Tommy Lawrence et le collaborateur de longue date de Stacey Kent, Jim Tomlinson (à la fois son mari et son saxophoniste), l’album est enregistré au sein des studios Angel à Londres avec un orchestre de cinquante-huit musiciens.

Le disque revisite le répertoire que Stacey Kent propose habituellement. Douze titres dont cinq reprises de standards brésiliens parmi lesquels To Say Good Bye (Pra Dizer Adeus) d’Edu Lobo mais aussi Photograph (Fotographia) et Double Rainbow (Chovendo Na Roseira) d’Antonio Carlos Jobim.

Stacey Kent interprète trois titres en français sur ce nouvel opus, Avec le Temps de Léo Ferré, Les Amours Perdues que Serge Gainsbourg avait écrit pour Juliette Gréco et La Rua Madureira de Nino Ferrer Trois des quatre compositions originales de l’album ont été co-écrites par Kazuo Ishiguro, prix Nobel de Littérature, The Changing Lights, The Ice Hotel et Bullet Train

La tentation est forte pour de nombreux artistes d’enregistrer avec un grand orchestre. On peut se questionner quant à la raison de cette démarche. Cela recouvre-t-il un rêve de majesté et de pompe, le désir de se projeter sur les scènes qui accueillent les orchestres symphoniques, de gagner en respectabilité ? Stacey Kent n’avait pas besoin de cet écrin surdimensionné pour faire entendre son propos musical qui lui a déjà valu la reconnaissance internationale avec plus de 2 millions d’albums vendus et une nomination aux Grammys.

Fallait-il un orchestre aussi gigantesque pour recueillir les confidences de Stacey Kent ? Sa voix murmurée suffit à elle seule et l’on s’en serait bien contenté.

Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

A 75 ans, le pianiste Keith Jarrett sort un opus inédit intitulé « Live in Budapest ». Publié chez ECM, ce double album restitue la teneur d’un récital capté en 2016 au Béla Bartók National Concert Hall lors d’un récital donné dans la capitale hongroise. Une plongée dans le monde unique de Keith Jarrett devenu le maître absolu de l’improvisation en piano solo.

lire plus
« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

La voix embrumée de Giorgio Alessani swingue avec aisance sur les dix pistes de « Kissed by the Mist ». Une section rythmique et une section de cuivres issues de la scène jazz française actuelle, un orchestre symphonique… et le tour est joué, un nouveau crooner est né. Sans s’aventurer ni dans les aigus ni dans les graves, le chanteur façonne le registre médium avec souplesse et sans jamais forcer. Textes, mélodies et arrangements tissent la trame d’un délicieux album où vibrent les émotions.

lire plus
Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Le 06 novembre 2020, le Label Storyville Records propose « Montmartre 1964 », un album inédit de Dexter Gordon capté en direct en juillet 1964 au Jazzhus Montmartre. Le saxophoniste joue avec le trio composé du contrebassiste Niels-Henning Ørsted Pedersen, du batteur Alex Riel et du pianiste Tete Montoliu. Ce merveilleux opus témoigne de la maîtrise du jeu de ce géant du ténor au lyrisme confondant et à l’expression audacieuse. Un souffle de félicité venu de de l’âge d’or du jazz danois

lire plus