Jacky Terrason en mode tendresse sur « 53 »

Jacky Terrason en mode tendresse sur « 53 »

53 ans, 15ème album en leader, 3 trios

Jacky Terrasson revient en trio sur un album intitulĂ© « 53 », en rĂ©fĂ©rence Ă  son âge. Avec trois rythmiques diffĂ©rentes, le pianiste livre plusieurs facettes de son talent. Outre son Ă©blouissante virtuositĂ©, il pratique avec rĂ©ussite l’art de la retenue et de la douceur. Sensible, la musique respire mais n’oublie pas de groover. De quoi combler d’aise les oreilles Ă©prises de nuances.

Après « Mother » sorti en 2016 en duo avec Stéphane Belmondo, Jacky Terrasson fait le choix du trio sur « 53 » (Blue Note/Universal) à sortir le 27 septembre 2019.

Pour ce quinzième album en leader qui marque la cinquante troisième annĂ©e du pianiste, ce dernier fait appel Ă  trois rythmiques diffĂ©rentes pour l’accompagner.

“Pourquoi 53 ? Tout simplement parce que j’aurai conçu et enregistré cette musique au cours de ma 53e année et qu’à cette occasion j’ai voulu faire un disque qui me ressemble vraiment. C’est un âge pour un homme où l’on se sent dans une forme de maturité, en pleine possession de ses moyens, avec en plus un léger recul sur la vie qui permet une certaine lucidité. Avec ce disque j’ai eu envie de me livrer totalement, de prendre des risques, tout en assumant mon parcours, mes choix artistiques, ma vie… et mon âge !” Jacky Terrasson

« 53 » rĂ©vèle l’Ă©tendue de l’art du pianiste

A l’occasion de ses trente ans de carrière, le pianiste Jacky Terrasson distille plusieurs climats sur les seize plages de « 53 ». Cet opus cultive plus la sensibilitĂ©, la tendresse, la douceur et la subtilitĂ© que l’Ă©nergie et la virtuositĂ©, sans pour autant les oublier. En effet, si le pianiste invite le silence au cĹ“ur des mĂ©lodies, pratique l’Ă©pure et la concision, il n’oublie pas pour autant de libĂ©rer sa fougue et son Ă©nergie jubilatoire.

Des compositions personnelles

A part un arrangement du Lacrimosa du Requiem de Mozart, les quinze autres titres du rĂ©pertoire de « 53 » sont des compositions originales de Jacky Terrasson, ce qui constitue une première discographique pour le pianiste. Il a en effet toujours excellĂ© dans les reprises de standards qu’il transforme, après les avoir dĂ©construits puis reconstruits.

Arrangements précis et formats ramassés

Arrangés avec précision, les quatorze titres originaux construisent un univers aux ambiances variés mais aux formats ramassés. Ainsi alternent pièces intimistes au climat sentimental (My Lys), nostalgique (Alma), romantique (Nausica) ou empreint de sérénité (Resilience), morceaux explosifs à tendance bop (Jump!) ou funky (Babyplum et This is mine), fantaisie bluesy (Blues en femmes majeures), brillant exercice de style (Palindrome), ballade au tempo suspendu (La part des Anges) en version instrumentale ou avec le poème de Baudelaire, « Enivrez-vous » (Le Spleen de Paris) que dit Stéphane Menut.

Retour au trio piano-basse-batterie

Jacky Terrasson©Marc Obin

Jacky Terrasson©Marc Obin

Hormis, son arrangement de Lacrimosa que le pianiste interprète seul et le titre RĂ©silience qui conclut l’album avec un hommage Ă©mouvant Ă  sa mère disparue, oĂą Jacky Terrasson s’exprime en duo avec la contrebasse de GĂ©raud Portal, le leader joue en trio sur les quatorze autres titres.

Pour qui a Ă©coutĂ© Jacky Terrasson dans les annĂ©es 90, avec son trio d’alors qui rĂ©unissait Leon Parker Ă  la batterie et Ugonna Okegwo Ă  la basse, le retrouver de nouveau en trio est un grand plaisir. En fait le bonheur est triple car le leader ne craint pas le risque. En effet, il ne se contente d’un seul trio mais diversifie les approches avec trois rythmiques diffĂ©rentes.

Le bassiste Géraud Portal rejoint le batteur Ali Jackson sur quatre titres tout en légèreté The Call, Alma, Kiss Jannett for me, La part des anges instrumental, sur un cinquième morceau bluesy, Blues en femmes majeures et un sixième plus groovy avec la basse électrique, This is mine.

Le bassiste Sylvain Romano et le batteur Gregory Hutchinson sont rĂ©unis sur des morceaux habitĂ©s par l’Ă©nergie, les survoltĂ©s Mirror et Jump!, les plus toniques Babyplum et What happens au 6ème et aussi le tendre Nausica.

La paire rythmique composée du contrebassiste Thomas Bramerie et du batteur Lukmil Perez intervient sur My Lys pris sur un tempo de bossa rapide et sur le savant et ludique Palindrome. Les deux rythmiciens accompagnent aussi le pianiste sur la reprise de la Part des Anges sur laquelle Stéphane Menut dit « Enivrez-vous » de Baudelaire.

Clins d’œil à quelques titres

  • The Call ouvre l’album sur un tempo lĂ©ger, tout en suspension et riche en ruptures. Le titre rend un hommage au style d’Ahmad Jamal. Jacky Terasson est accompagnĂ© subtilement par GĂ©rauld Portal (contrebasse) et Ali Jackson (batterie).
  • Avec la mĂŞme rythmique, le pianiste tire aussi une rĂ©vĂ©rence Ă  un autre de ses maĂ®tres, Keith Jarrett, sur le bien-nommĂ© Kiss jannett for me. Une douce mĂ©lancolie imprègne cette mĂ©lodie raffinĂ©e et dĂ©licate.
  • ComposĂ©e pour le film « La sincĂ©rité » de Charles GuĂ©rin Survielle (2017), Alma sonne comme une confession musicale intime empreinte de mĂ©lancolie. Jacky Terrason fait preuve d’une grande maitrise dans son expression avec des notes jouĂ©es avec retenue mais avec un grand naturel. Le contrebassiste GĂ©rauld Portal et le batteur Ali Jackson sont en totale symbiose avec le maitre de cĂ©rĂ©monie.
  • Jacky Terrasson reprend Babyplum, une de ses compositions sur l’album « What it is » enregistrĂ© en 1999. Le pianiste Ă©tait alors au Fender Rhodes accompagnĂ© par Michael Brecker (saxophone tĂ©nor), Richard Bona (basse electrique) et Mino Cinelu (batterie et percussions). Sur « 53 », le pianiste propose une version acoustique du mĂŞme thème, avec de riches arrangements harmoniques. Il est accompagnĂ© par Gregory Hutchinson Ă  la batterie et Sylvain Romano dont le chorus ciselĂ© enchante.
  • On a aussi vibrĂ© Ă  l’Ă©coute de la somptueuse ballade Nausica dont les notes choisies avec prĂ©cision par le pianiste font respirer la mĂ©lodie. Par leur soutien rythmique dĂ©licat, Sylvain Romano et Gregory Hutchinson contribuent au climat Ă©vanescent du thème.

Entre confession et libĂ©ration, l’album « 53 » rĂ©vèle toute l’Ă©tendue du talent de Jacky Terrasson. L’Ă©nergique pianiste se double d’un tendre poète. Sa musique navigue entre intimitĂ©, tendresse, mĂ©lancolie et vitalitĂ©, dynamisme et ardeur. Difficile de ne pas succomber au charme subtil de cet opus sensible.

Pour baigner dans les splendides climats de l’album « 53 », quelques rendez-vous Ă  venir prochainement avec Jacky Terrasson en trio. Il se produira le 04 octobre 2019 dans le cadre de Jazz entre les deux Tours Ă  La Rochelle (avec Sylvain Romano et Ali Jackson), le 31 novembre 2019 Ă  Ermont dans le cadre de Jazz au Fil de l’Oise avec (avec Sylvain Romano et Ali Jackson), le 07 dĂ©embre 2019 Ă  l’Auditorium de l’OpĂ©ra de Bordeaux dans le cadre du Festival l’Esprit du Piano Ă  Bordeaux (avec Sylvain Romano et Ali Jackson), le 12 dĂ©cembre 2019 Ă  Paris au New Morning (avec GĂ©raud Portal et Lukmil Perez) et Ă  Paris les 27, 28, et 29 dĂ©cembre 2019 au Sunside (avec GĂ©raud Portal ou Thomas Bramerie et Lukmil Perez).

David Bressat signe « Constellation »

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Jazz à Vienne 2023 – Affiche & Premiers noms

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« Mirror », reflet de l’art de Felipe Cabrera

« Mirror », reflet de l’art de Felipe Cabrera

Entre musique classique, jazz et tradition cubaine

Après plus de trente-cinq ans de carrière, le contrebassiste Felipe Cabrera se penche sur le chemin parcouru entre les deux rives de l’Atlantique. « Mirror », son quatrième album, reflète ses multiples facettes musicales. Si les racines classiques constituent le fondement de son Ă©criture, le jazz et la musique cubaine irriguent son inspiration. Douze plages Ă  Ă©couter en boucle.

cuverture de l'album Mirror du contrebassiste felipe CabreraAprès « Made In Animas », « Evidence from El Cayo » et « Night Poems », Felipe Cabrera sort « Mirror » (3D Family/MDC/PIAS) Ă  sortir le  27 septembre 2019. Sur ce quatrième album, le contrebassiste croise les fils de sa vie. Sur la pochette de l’album, le leader se mire sur trois miroirs tout comme l’album vibre entre musique classique, jazz et musique cubaine.

Sur cet enregistrement, Felipe Cabrera retrouve ses compagnons de route de longue date, Leonardo Montana au piano, Irving Acao au saxophone tĂ©nor et Lukmil Perez Ă  la batterie. Avec eux, il conte sa propre vision du monde via une suite dont les douze titres rĂ©vèlent les faces multiples de ce musicien singulier Ă  l’Ă©criture inspirĂ©e.

AncrĂ© dans son passĂ© et ouvert sur l’avenir, abreuvĂ© de culture populaire mais forgĂ© par la musique classique, Felipe Cabrera se nourrit de cette dualitĂ© pour mieux projeter sa musique. Les mĂ©lodies irriguent son Ă©criture savante dont les riches harmonies laissent pourtant la libertĂ© creuser son sillon et s’Ă©panouir.

« Mirror », comme le miroir d’une vie

« Cet album reflète les étapes de ma vie, depuis mon enfance à Cuba jusqu’à ma vie d’adulte entre Paris et la Havane. Il est le miroir des changements politiques et sociaux qu’ont connu mes deux Pays et des bouleversements que j’ai moi-même vécu durant ces années. Il représente ma famille, mon héritage, aussi bien caribéen que classique. Il est mon Cuba, mon Amérique et mon Europe. » Felipe Cabrera

Comme une autobiographie singulière, les douze plages musicales de « Mirror » dĂ©roulent ​le fil de la vie de Felipe Cabrera, de son enfance Ă  aujourd’hui, de la musique classique au jazz en passant par les musiques dans lesquelles il a baignĂ©.

De CayĂł Hueso Ă  l’Instituto Superior de Arte

NĂ© Ă  La Havane, aux premières heures de la RĂ©volution, le 15 aoĂ»t 1961, le jeune Felipe vit Ă  CayĂł Hueso, quartier historique de La Havane, dans une famille de mĂ©lomanes. Son père est bassiste, sa mère aime chanter et danser. Son père lui a appris Ă  lire la musique avant mĂŞme de jouer d’un instrument et sa mère a soutenu son projet de devenir musicien, ce qui lui a permis de sortir de son quartier populaire.

Le 11 septembre 1973 il intègre l’Ă©cole Amadeo Roldan oĂą il n’a pu Ă©tudier la guitare (comme il le souhaitait) mais a dĂ» choisir entre le basson, le cor et le hautbois. Il continue ensuite ses Ă©tudes de bassoniste Ă  l’Instituto Superior de Arte de 1980 Ă  1986.

Comment un bassoniste concertiste devient contrebassiste de jazz

Felipe Cabrera a commencĂ© Ă  s’intĂ©resser et Ă  jouer de la basse en mĂŞme temps qu’il pratiquait le basson dans l’orchestre symphonique national et dans un quintet Ă  vent. Il a cĂ´toyĂ© le totĂ©mique Israel Cachao Lopez et a pris des cours avec Carlos Del Puerto de Irakere. Le 30 juin 1984, a commencĂ© Ă  jouer avec le pianiste Gonzalo Rubalcaba. Alors qu’il devait juste faire un remplacement d’un an, il est restĂ© quatorze ans aux cĂ´tĂ©s du pianiste au sein du Grupo Proyecto devenu ensuite le Cuartet Cubano. Il impose sa carrure comme sideman aux cĂ´tĂ©s de Rubalcaba, de Julio Barreto et d’Horacio “El Negro” Hernández.

Sur les scènes, il a joué avec Tata Güines, Frank Emilio Flynn, Roberto Fonseca mais aussi avec Herbie Hancock, Wayne Gorbea, Ron Carter, Jack de Johnette, Wallace Ronnie, Wynton Marsalis, Michael Brecker, George Benson, entre autres. Il a aussi mis sa contrebasse au service d’autres projets dont le premier disque du groupe Orishas, Patato Valdés, Jimmy Sabater, José Mangual Jr., Eddy Palmieri, Chico Freeman, Chano Domínguez, le pianiste allemand Sebastian Schunke ou le groupe de salsa africain Africando.

De La Havane Ă  Paris

Après quatorze annĂ©es passĂ©es auprès de Gonzalo Rubalcaba et huit albums enregistrĂ©s, en 1999, alors qu’il vient d’enregistrer son premier album solo « Made in Animas », Felipe Cabrera plonge dans l’inconnu et traverse l ’Atlantique pour rejoindre Paris oĂą il s’installe. Il intègre le milieu latino de Paris et les jams sessions. Il travaille avec Raul Paz puis avec Orlando Poleo et Miguel Anga Diaz et Alfredo Rodriguez.

En 2001 il crée le Felipe Cabrera Quintet avec Orlando Poleo aux percussions, Irving Acao au saxophone, Lukmil Perez à la batterie, Leonardo Montana au piano, En presque vingt ans il multiplie avec succès les collaborations, et impose son nom et sa sonorité dans les milieux les plus divers, dont celui du jazz.

« Mirror, l’album

le contrebassiste Felipe Cabrera

Felipe Cabrera©Karen Paulina Biswell

Felipe Cabrera enregistre « Mirror » en 2018 avec le pianiste Leonardo Montana, le saxophoniste tĂ©nor Irving Acao et le batteur Lukmil Perez, Le disque accueille aussi la voix de Javier Campos, le cor d’harmonie d’Antoine Philippe et le chant de Charlotte Wassy,

A l’Ă©coute du monde, le leader reste connectĂ© avec ses racines originelles et affirme son identitĂ© de compositeur dans ce quatrième album qui reflète le chemin parcouru depuis ses origines Ă  aujourd’hui. Loin de lui la dĂ©marche qui prĂ©side Ă  celle de la belle-mère de Blanche-Neige. Point de complaisance pour affirmer qu’il est le meilleur, seulement un regard qu’il porte sur sa propre trajectoire. Après Ă©coute de l’album, il saute aux oreilles, que Felipe Cabrera fait partie des meilleurs, contrebassistes, ceux sur lesquels peuvent s’appuyer les musiciens mais aussi de ces compositeurs qui possèdent une identitĂ©.

Au fil des plages

Une mélodie parcourt tous les titres et revient comme un leitmotiv qui relie tous les titres et lui donne une cohérence inouïe.

L’Intro et le Final de l’album restituent l’ancrage de Felipe Cabrera dans la culture de Cuba par un dialogue profane que la voix mystique de Javier Campos tisse avec les ancĂŞtres, une Ă©lĂ©gie offerte Ă  Elegua. Comme une invocation. Le sphĂ©rique Circle Ă©voque le cycle de la connaissance. Sur un motif rĂ©itĂ©ratif martelĂ© par le trio piano-contrebasse-batterie, le saxophone tĂ©nor volubile et musclĂ© dessine une atmosphère Ă©trange.

Le titre Hoy con Adobo livre la version que l’auteur a de la musique cubaine actuelle avec ses motifs incisifs, ses suspensions et la sonoritĂ© tantĂ´t moelleuse tantĂ´t vĂ©hĂ©mente du saxophone. Le riff jouĂ© en boucle par la contrebasse contribue au climat envoĂ»tant du titre. Ballade Ă©levĂ©e comme une prière mĂ©lancolique, Hilos invite au recueillement. Thème en deux parties, La Congo fait rĂ©fĂ©rence Ă  la religion bantoue et Ă  la congo, musique traditionnelle jouĂ©e dans les carnavals. Instrumentale La Congo 1, partie instrumentale puis La Congo 2, partie chantĂ©e oĂą le saxophone tĂ©nor jaillit comme un cri au-dessus du chĹ“ur des amis du contrebassiste.

Mirror, comme le reflet de la formation classique de l’auteur. Les envolĂ©es lyriques du tĂ©nor sax et la voix de Charlotte Wassy apportent une respiration sereine soutenue par la contrebasse au son tellurique et par le piano enchanteur.

Guajira Loca invoque le rythme de la guajira qui incite Ă  la danse. Le piano vif et colorĂ© ensoleille le titre. Dans 211109 (date tragique de la vie du leader), rĂ©sonne une relative violence. Après un solo introspectif de la contrebasse, la tonalitĂ© se fait coltranienne sur un tempo musclĂ©. Les voix et le tĂ©nor crĂ©ent un climat jubilatoire Ă©vocateur des ambiances qu’affectionnait Sun Ra. Le chorus du saxophone tĂ©nor et le solo de batterie contribuent pour beaucoup Ă  la force du morceau.

Le climat change avec Lament qui rend hommage aux Africains dĂ©cĂ©dĂ©s en mer après l’abolition de l’esclavage.Sur un tempo de ballade, la contrebasse enlace les accords Ă©vanescents du piano. La mĂ©lodie langoureuse du tĂ©nor Ă©tire ensuite ses pleurs jusqu’au bout du titre. Thème en plusieurs mouvements, Horns and Horses vit entre tension et dĂ©tente, entre la frĂ©nĂ©sie du saxophone, le climat apaisant de la contrebasse, les accords baroques du piano et la voix incantatoire. Avec tambours et cor, le morceau Ă©voque la guerre d’indĂ©pendance qui permit Ă  Cuba de s’échapper de la tutelle de la couronne d’Espagne.

Certes « Mirror » met en Ă©vidence les qualitĂ©s d’instrumentiste de Felipe Cabrera mais rĂ©vèle aussi son talent de compositeur. Sa plume prĂ©cise sculpte une musique sophistiquĂ©e empreinte de libertĂ© et d’expressivitĂ©. Au fil des plages, l’Ă©motion affleure sans dĂ©bordement et sous-tend la ligne narrative de l’album qui relie petite et grande histoire, Ă©pisodes de vie personnelle et vision globale du monde d’hier et d’aujourd’hui.

Pour s’immerger dans la musique de « Mirror », rendez-vous Ă  Paris le 19 novembre 2019 Ă  21h au New Morning. Felipe Cabrera, Irving Acao, Leonardo Montana et Lukmil Perez seront aussi le 21 novembre 2019 Ă  20h30 au Jazz Club de Tourcoing, Maison Folie Hospice d’HavrĂ©.

David Bressat signe « Constellation »

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Leïla Olivesi signe « Astral »

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Jazz à Vienne 2023 – Affiche & Premiers noms

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Ibrahim Maalouf & « S3NS » – Album & TournĂ©e

Ibrahim Maalouf & « S3NS » – Album & TournĂ©e

Hommage à la culture latino-américaine

Ibrahim Maalouf donne une coloration latine Ă  son onzième album, « S3NS », dont la sortie est annoncĂ©e pour le 27 septembre 2019 chez Mister Ibe. Dans la foulĂ©e, le trompettiste va sillonner les scènes de l’hexagone et mĂŞme franchir les frontières. « S3NS », du mĂ©tissage musical garanti avec Maalouf en mode latino !

couverture de l'album S3NS du trompetiste Ibrahim MaaloufOn se souvient de Missin’ Ya, une reprise de Night in Tunisia de Dizzy Gillespie gravĂ© dans « Diasporas », le tout premier album du trompettiste Ibrahim Maalouf en 2007. Par ailleurs, de Lhasa, Ă  Raul Paz, en passant par Tito Puentes ou Omar Sosa, le trompettiste a collaborĂ© avec de nombreux artistes latins. NĂ© au Liban, Ibrahim Maalouf a grandi en France. Pourtant, il revendique des influences latino-amĂ©ricaines qui font partie intĂ©grante de sa culture familiale et musicale.

Ainsi, aujourd’hui, Ibrahim Maalouf pare de couleurs latines son onzième album, « S3NS », attendu le 27 septembre 2019 chez Mister Ibe.

Avec Ibrahim Maalouf & « S3NS » (à prononcer sens), place à un métissage musical rythmé par des sonorités cuivrées et des syncopes énergiques.

« S3NS », un album métissé

Trip latino avec cinq invités

Sur cinq des neuf plages, Ibrahim Maalouf accueille des invités parmi les plus prestigieux des grands noms actuels de la musique latine

Una Rossa Blanca ouvre l’album avec le trompettiste et le pianiste cubain Harold LĂłpez-Nussa. Sur ce titre, on peut Ă©couter la voix de Barack Obama lors de son discours du 22 mars 2016 Ă  la Havane, un discours qui a marquĂ© l’histoire pour toujours. « Cette musique est un hommage Ă  ceux qui savent faire la paix en tendant la main Ă  leurs ennemis d’hier, mais aussi une preuve par la musique que les cultures du monde sont toutes reliĂ©es par les 3 mĂŞmes gènes : la mĂ©lodie, le rythme et les Ă©motions. » Ibrahim Maalouf

On écoute avec bonheur le tonique et virtuose saxophoniste Irving Acao sur Harlem, la violoniste Yilian Cañizares sur Na Na Na, le pianiste cubain Alfredo Rodriguez révélé par Quincy Jones sur N.E.G.U.

De son phrasĂ© unique, le pianiste Roberto Fonseca insuffle de superbes accents cubains Ă  Gebrayel. Sur ce morceau on retrouve l’identitĂ© musicale du pianiste cubain qui exprime avec talent ses racines et son amour du rythme. Ibrahim Maalouf en oublie presque ses quarts de tons et cela ne manque guère.

Du Maalouf pur et dur sans invité

Sur les quatre plages sans invitĂ©s, le « trip Maalouf » pur et dur reprend le dessus. Ainsi  All I can’t say, Radio Magallanes, S3NS et Happy Face (qui manque peut-ĂŞtre un peu de nuances) restituent l’idiome propre au trompettiste. Son Ă©nergie, sa nostalgie, ses breaks, ses riffs rĂ©pĂ©tĂ©s Ă  l’envi par la trompette et la rythmique toujours efficace.

Ni jazz, ni pop, ni rock, la musique d’Ibrahim Maalouf demeure certes toujours inclassable mais tout Ă  fait identifiable.

Tournée S3NS dans toute la France

Paris, Marseille, Lyon

Pour dĂ©couvrir le nouveau trip latino du trompettiste Ibrahim Maalouf, les rendez-vous sont nombreux dans l’hexagone. La tournĂ©e commence avec trois dates Ă  Paris, Ă  l’Olympia, les 23, 24, et 25 septembre 2019. Marseille accueille ensuite le projet le 01 dĂ©cembre 2019 au DĂ´me. La tournĂ©e passe plus tard Ă  la Halle Tony Garnier de Lyon, le 27 octobre 2019 avec un concert qui s’inscrit dans saison 2019/20 programmĂ©e par « Jazz Ă  Vienne » oĂą Ibrahim Maalouf a toujours fait un tabac.

Partout dans l’hexagone

Ibrahim Maalouf & « S3NS » poursuivent ensuite leur tournĂ©e en direction de la Bretagne, Ă  Brest le 28 septembre 2019 (Brest Arena), Nantes le 29 septembre 2019 (ZĂ©nith Nantes MĂ©tropole) et Rennes le 06 octobre 2019 (Le LibertĂ©). Crochet ensuite dans le Sud-Ouest Ă  Toulouse le 12 octobre 2019 (Toulouse MĂ©tropole) et Ă  Bordeaux le 13 octobre 2019 (ArkĂ©a Arena). Puis les rendez-vous se poursuivent de Lille Ă  Montpellier en passant par Dijon, La Rochelle, Nancy, Monte-Carlo… et plus encore. ICI pour tout savoir de la tournĂ©e « S3NS » du trompettiste Ibrahim Maalouf.

Pour se mettre en oreilles, on écoute Happy Face

David Bressat signe « Constellation »

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Avec « Constellation », le pianiste et compositeur David Bressat signe son troisième album live. EnregistrĂ© en fĂ©vrier 2022 dans six clubs emblĂ©matiques, entre rĂ©gion Auvergne-RhĂ´ne-Alpes et rĂ©gion Bourgogne-Franche-ComtĂ©, l’opus prĂ©sente neuf compositions originales. Une musique colorĂ©e, un album Ă©nergique et vivifiant !

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Leïla Olivesi signe « Astral »

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Eric Legnini présente « Six Strings Under »

Eric Legnini présente « Six Strings Under »

Un opus réjouissant et lumineux

Avec « Six Strings Under » sorti le 06 septembre 2019, le pianiste Eric Legnini revient aux formats acoustique et instrumental. Pour cette aventure il embarque de nouveau Ă  ses cĂ´tĂ©s le contrebassiste Thomas Bramerie et convie deux guitaristes, Hugo Lippi et Rocky Gresset. En toute libertĂ© les cordes sonnent et s’en donnent Ă  cĹ“ur joie.

Visuel de l'album Six Strings Under du pianiste Eric LegniniAprès une trilogie consacrée à la voix, le pianiste Eric Legnini fait un retour à la formule acoustique et instrumentale. Avec son complice contrebassiste Thomas Bramerie et les guitaristes Hugo Lippi et Rocky Gresset, le pianiste dévoile son nouvel opus « Six Strings Under » (Anteprima/Bendo Music) sorti le 06 septembre 2019.

Producteur, directeur musical et arrangeur, le pianiste belge Eric Legnini a fait sa place dans l’univers du jazz europĂ©en. Après le tryptique « Miss Soul » (Label Bleu) sorti en 2006, « Big Boogaloo » en 2007 et « Trippin » en 2009, il a consacrĂ© une trilogie oĂą la voix Ă©tait au centre propos. L’album « The Vox » (Discograph) sorti en 2011 et laurĂ©at de la Victoire du Jazz 2011 du « Meilleur album instrumental de l’annĂ©e » fait entendre le chant de Krystle Warren. Il a Ă©tĂ© suivi du CD « Sing Twice! » (Discograph) paru en 2013 avec les voix de Hugh Coltman Mamani Keita et Emy Meyer. Pour finir, le groovy « Waxx Up » (Anteprima/Musicast) sorti en 2017 oĂą s’expriment les voix de Michelle Willis, Hugh Coltman, Yael NaĂŻm, Charles X, Mathieu Boogaerts, Natalie Williams ou encore AnaĂ«lle Potdevi.

Retour aux formats acoustique et instrumental

La guitare a bercĂ© la vie d’Eric Legnini. En effet, son père Ă©tait fan de Django Reinhardt et le pianiste a ferraillĂ© avec d’autres artistes du Plat Pays qui pratiquaient aussi la six-cordes, comme Philip Catherine ou le lĂ©gendaire Toots Thielemans, harmoniciste certes, mais aussi savant manieur des six-cordes. Du coup, pour Eric Legnini, pas question de perpĂ©tuer l’idĂ©e que « les pianistes et guitaristes ne font pas toujours bon mĂ©nage ».

En effet Eric Legnini cĂ©lèbre la guitare sous toutes ses formes sur son nouvel opus, « Six Strings Under », dont le titre fait un clin d’oeil Ă  la fameuse sĂ©rie « Six Feet Under » dont le pianiste est fan, « Six Strings Under » marque par ailleurs le retour du pianiste aux formats acoustique et instrumental qu’il avait un peu dĂ©laissĂ©s.

Deux guitares, une contrebasse et un piano

Dans la continuitĂ© des albums prĂ©cĂ©dents oĂą la voix avait toute sa part, Eric Legnini continue Ă  converser le contrebassiste Thomas Bramerie prĂ©sent Ă  ses cĂ´tĂ©s sur ‘The Vox » et « Sing Twice! ».

Par contre il s’agit pour lui d’un premier enregistrement avec deux guitaristes qu’il apprĂ©cie. Il connait le premier, Hugo Lippi, depuis le milieu des annĂ©es 90, Ă  l’Ă©poque des lĂ©gendaires Nuits Blanches du Petit Opportun. « DĂ©jĂ  Ă  l’époque de Big Boogaloo (2006), je l’avais invitĂ© Ă  des concerts avec Julien Lourau et StĂ©phane Belmondo. C’est un musicien fantastique, j’adore sa sensibilitĂ© et sa connaissance incroyable des standards. » Le second virtuose de la six-cordes, Eric Legnini l’a rencontrĂ© il y a une quinzaine d’annĂ©es. Il s’agit de Rocky Gresset, reconnu pour sa virtuositĂ© dans le milieu des guitaristes manouches.

Paysages

Sans batterie le quartet évolue dans un cadre qui confère une grande liberté aux solistes.

Avec Thomas Bramerie et Hugo Lippi, Eric Legnini regarde du cĂ´tĂ© des standards avec le classique Stomping at the Savoy des annĂ©es 30. Il honore l’esprit manouche avec Rocky Gresset, maĂ®tre en la matière et invite des guitares pop Ă  la Radiohead sur Daydreaming. DĂ©diĂ©e Ă  son amie et complice brĂ©silienne Marcia Maria disparue en 2018, La Mangueira sonne bossa et fait comme un clin d’Ĺ“il Ă  Jobim.

Eric Legnini convoque aussi les guitares afrobeat Ă  la Fela sur Boda Boda, un titre tonique et plein d’entrain, qui donne envie d’en Ă©couter plus encore.

Au centre de l’album le pianiste cĂ©lèbre sans guitare une messe miniature dĂ©diĂ©e aux guitares du rock anglais en reprenant le fameux titre dde David Bowie Space Oddity, qu’il joue avec la contrebasse.

Un superbe moment de jazz avec onze titres Ă  savourer avec gourmandise.

Les propos chaleureux de « Six Strings Under » coulent avec musicalitĂ© dans un climat enjouĂ©. Une belle alchimie règne entre les cordes du piano, des guitares et de la contrebasse. Un album ensoleillĂ© comme un Ă©tĂ© indien qui illuminerait les sorties discographiques de l’automne 2019. Du grand Legnini !

David Bressat signe « Constellation »

David Bressat signe « Constellation »

Avec « Constellation », le pianiste et compositeur David Bressat signe son troisième album live. EnregistrĂ© en fĂ©vrier 2022 dans six clubs emblĂ©matiques, entre rĂ©gion Auvergne-RhĂ´ne-Alpes et rĂ©gion Bourgogne-Franche-ComtĂ©, l’opus prĂ©sente neuf compositions originales. Une musique colorĂ©e, un album Ă©nergique et vivifiant !

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Leïla Olivesi signe « Astral »

Leïla Olivesi signe « Astral »

Avec « Astral », la pianiste et compositrice Leïla Olivesi signe son sixième album. Entourée des meilleurs musiciens de sa génération, elle propose un jazz acoustique, lumineux et poétique. Entre tradition et modernité, cet opus regarde vers les étoiles et projette la musique loin de la gravité terrestre.

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Jazz à Vienne 2023 – Affiche & Premiers noms

Jazz à Vienne 2023 – Affiche & Premiers noms

Le 16 novembre 2022, les organisateurs du Festival « Jazz à Vienne » ont dévoilé l’affiche de l’édition 2023 proposée par la dessinatrice Pénélope Bagieu. Ils ont aussi annoncé la Création Jeune Public qui se déroulera les 26 et 27 juin 2023 avec Marion Rampal. En attendant le 16 mars 2023, date d’annonce officielle de la programmation de « Jazz à Vienne 2023 », les concerts de cinq soirées sont déjà annoncés. De sérieuses promesses de réjouissances musicales en perspective !

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« Blue World », un  nouvel album inédit de John Coltrane

« Blue World », un nouvel album inédit de John Coltrane

Huit titres enregistrés en 1964

Le 27 septembre 2019, Impulse, le label historique de John Coltrane, sort de ses archives huit titres gravĂ©s par le saxophoniste en 1964. Sur cet album inĂ©dit, intitulĂ© « Blue World », Coltrane est entourĂ© de McCoy Tyner, Jimmy Garrison et Elvin Jones. On ne boude pas son plaisir Ă  l’Ă©coute de ces titres courts mais radieux et empreints de sĂ©rĂ©nitĂ©.

Couverture de l'album Blue World de John ColtraneUn an après la sortie en 2018 du superbe “Both Directions At Once : The Lost Album”, le label Impulse sort de ses archives 37 minutes d’enregistrement encore jamais publiĂ©es du lĂ©gendaire saxophoniste John Coltrane disparu en 1967. AnnoncĂ© pour le 27 septembre 2019, l’album « Blue World » rĂ©unit huit morceaux inĂ©dits enregistrĂ©s le 24 juin 1964 dans les studios Rudy Van Gelder pour le film « Un chat dans le sac », du rĂ©alisateur quĂ©bĂ©cois Gilles Groulx.

Outre la musique du saxophoniste dont il n’a gardĂ© que dix des trente-sept minutes enregistrĂ©es, le rĂ©alisateur a aussi utilisĂ© celles de Vivaldi, Couperin et Mozart.

Coltrane Ă  la tĂŞte de son quartet historique

Sur « Blue World », on retrouve le saxophoniste Ă  la tĂŞte de son quartet historique, celui avec lequel il va graver la mĂŞme annĂ©e, deux sommets,, « Crescent » et « A Love Supreme ». C’est en effet en juin 1964, entre les sessions d’enregistrement de ces deux albums lĂ©gendaires que John Coltrane invite McCoy Tyner (piano), Jimmy Garrison (contrebasse) et Elvin Jones (batterie) Ă  enregistrer Ă  ses cĂ´tĂ©s dans les Studios Van Gelder.

Blue World et autres titres revisités

Hormis Blue World qui peut s’entendre comme un titre original, les autres morceaux sont des thèmes dĂ©jĂ  gravĂ©s par le saxophoniste qui les revisite avec son quartet. Ainsi trois thèmes sont puisĂ©s parmi « Coltrane Jazz » et « John Coltrane With the Red Garland Trio », des albums antĂ©rieurs du leader. Il en va ainsi pour Village Blues (trois prises proposĂ©es), Like Sonny et Traneing In. On retrouve aussi avec bonheur, un des thèmes fĂ©tiche de Coltrane, le superbe Naima qui ouvre et ferme l’album.

Concernant Coltrane, on est quelque peu surpris par la durĂ©e des morceaux largement infĂ©rieure Ă  celle des titres habituellement enregistrĂ©s par Coltrane. En fait, le quartet a rĂ©duit ses interprĂ©tations Ă  une durĂ©e rĂ©duite qui puisse ĂŞtre utilisĂ©e sur une BO. Il n’empĂŞche que mĂŞme sous un tel format, le quartet demeure toujours en Ă©troite cohĂ©sion et les interventions des solistes Ă©tonnent, sĂ©duisent par leur richesse et leur sĂ©rĂ©nitĂ© radieuse.

« Blue World », trente sept minutes de rĂ©gal pour les oreilles et l’envie irrĂ©pressible d’Ă©couter Coltrane encore et encore !!!

David Bressat signe « Constellation »

David Bressat signe « Constellation »

Avec « Constellation », le pianiste et compositeur David Bressat signe son troisième album live. EnregistrĂ© en fĂ©vrier 2022 dans six clubs emblĂ©matiques, entre rĂ©gion Auvergne-RhĂ´ne-Alpes et rĂ©gion Bourgogne-Franche-ComtĂ©, l’opus prĂ©sente neuf compositions originales. Une musique colorĂ©e, un album Ă©nergique et vivifiant !

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Leïla Olivesi signe « Astral »

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Avec « Astral », la pianiste et compositrice Leïla Olivesi signe son sixième album. Entourée des meilleurs musiciens de sa génération, elle propose un jazz acoustique, lumineux et poétique. Entre tradition et modernité, cet opus regarde vers les étoiles et projette la musique loin de la gravité terrestre.

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Jazz à Vienne 2023 – Affiche & Premiers noms

Jazz à Vienne 2023 – Affiche & Premiers noms

Le 16 novembre 2022, les organisateurs du Festival « Jazz à Vienne » ont dévoilé l’affiche de l’édition 2023 proposée par la dessinatrice Pénélope Bagieu. Ils ont aussi annoncé la Création Jeune Public qui se déroulera les 26 et 27 juin 2023 avec Marion Rampal. En attendant le 16 mars 2023, date d’annonce officielle de la programmation de « Jazz à Vienne 2023 », les concerts de cinq soirées sont déjà annoncés. De sérieuses promesses de réjouissances musicales en perspective !

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Vanessa Tagliabue Yorke & « Contradanza »

Vanessa Tagliabue Yorke & « Contradanza »

Voyage onirique aux climats insolites

Conçu avec brio par la chanteuse Vanessa Tagliabue Yorke, l’album « Contradanza » rend hommage Ă  l’artiste nĂ©erlandais Bas Jan Ader disparu en mer lors d’une performance intitulĂ©e « A la recherche du miracle ». L’opus aux rĂ©fĂ©rences artistiques très larges se distingue par un format narratif soignĂ© qui mĂŞle les genres musicaux. Et le miracle advient… l’oreille se laisse conquĂ©rir par ce voyage onirique insolite qui donne Ă  dĂ©couvrir un univers d’une richesse peu commune.

La voix très souple de Vanessa Tagliabue Yorke balise les dix Ă©tapes de l’album « Contradanza » (Abeat Records/UVM), un projet musical construit comme un pèlerinage en l’honneur de Bas Jan Ader (1942-1975). Photographe et performeur, l’artiste nĂ©erlandais Ă©migrĂ© en 1963 en Californie disparaĂ®t en mer en 1975, sur son petit voilier « Ocean Wave », entre la CĂ´te Est des États-Unis et l’Angleterre, lors d’une dernière performance intitulĂ©e « In The Search of The Miraculous ». Le bateau est retrouvĂ© au large des cĂ´tes d’Irlande le 18 avril 1976 mais l’artiste a disparu.

Avec une heureuse inspiration, « Contradanza » brasse les genres musicaux. Musiques du XIXème siècle et jazz crĂ©atif se tĂ©lescopent sur des airs de contredanses cubaines. Au fil des dix pistes de ce voyage musical inventif et inspirĂ©, rĂ©sonnent l’hymne de la Floride, des bribes de bluegrass, des Ă©chos de musiques nĂ©o orlĂ©anaise, des envolĂ©es lyriques et des emprunts au rock progressif. L’album ne manque ni de ressource, ni de libertĂ© et encore moins d’inspiration.

Vanessa Tagliabue Yorke

Non seulement Vanessa Tagliabue Yorke est chanteuse et compositrice de jazz diplĂ´mĂ©e du Conservatoire Lucio Campiani de Mantou, mais elle est aussi sculptrice et peintre issue de la Nouvelle AcadĂ©mie des Beaux-Arts de Milan. Elle possède une connaissance approfondie du jazz des annĂ©es 1920/1930 ce qui lui vaut d’ĂŞtre invitĂ©e Ă  un « Tribute to Bix Beiderbecke » aux USA en 2012 et d’enregistrer ensuite l’album « Racine Connection » publiĂ© par le label amĂ©ricain Rivermont Records.

Vanessa Tagliabue Yorke

Vanessa Tagliabue Yorke©Rroberto Cifarelli

En Italie, elle engage ensuite une collaboration avec le tromboniste et tubiste Mauro Ottolini avec lequel elle enregistre en « Musica per una societĂ  senza pensieri Vol. 1 » et « Musica per una societĂ  senza pensieri Vol.2 » puis « Buster Kluster » en 2016. En 2015, elle sort sous son nom l’album « Contradanza » (Abeat Records) puis en 2016, elle publie « We Like It Hot » (Artesuono) en quartet avec Paolo Birro (piano), Francesco Bearzatti (clarinette) et Mauro Ottolini (trombone).

En 2017, Vanessa Tagliabue Yorke sort l’album « Nocturnes » (Azzurra Music) oĂą elle chante Edith Piaf entourĂ©e de Paolo Birro au piano et Andrea Bettini. Durant cette mĂŞme annĂ©e 2017, sort « Tra la Via Aurelia e il West » (Ala Bianca Records) dans lequel Vanessa relit des morceaux de Francesco Guccini avec l’orchestre symphonique de San Remo dirigĂ© par Vince Tempera. Dans cet album elle chante avec Carmen Consoli, Roberto Vecchioni, John de Leo, Cristina DonĂ , Pacifico, Leonardo Pieraccioni. L’annĂ©e 2017 est faste puisque la chanteuse intervient aussi sur trois titres de l’album « Tenco come ti vedono gli altri » (Azzurra music) avec Gino Paoli, Daniele Silvestri, Alberto Fortis, Petra Magoni, Vincenzo Vasi.

Vanessa Tagliabue Yorke collabore donc avec de nombreux musiciens italiens parmi lesquels Mauro Ottolini, Roy Paci, Enrico Terragnoli, Danilo Gallo, Vincenzo Vasi, Peo Alfonsi, Paolo Birro, Francesco Bearzatti et elle a participé à de prestigieux festivals italiens comme Umbria Jazz, Time in Jazz Berchidda, Ravello Jazz Festival, Torino Jazz festival et beaucoup d’autres.

Sorti en France le 28 mars 2019 chez Abeat Records, l’album « Contradanza » permet de dĂ©couvrir le travail de cette artiste très crĂ©ative.

L’album « Contradanza »

Cet opus tĂ©moigne d’une conception artistique soignĂ©e, d’une recherche approfondie et d’une rĂ©alisation technique aboutie qui permet d’apprĂ©cier un contenu musical fort riche. On dĂ©couvre les sonoritĂ©s d’instruments vintage peu souvent employĂ©s comme le thĂ©rĂ©mine l’armonium Galvan, l’orgue Philicorda auxquels s’ajoutent les sons de conques et de tĂ´les en acier système HN®.

Couverture de l'album Contradanza de Vanessa Tagliabue YorkeLa voix puissante et claire de la chanteuse est accompagnée par des musiciens virtuoses. Aux côtés de Vanessa Tagliabue York , Mauro Ottolini (trombone, trompette à coulisse, sousaphone, flûtes, coquillages), Ethan Uslan (piano à queue), Vincenzo Vasi (thérémine, instruments électroniques, voix, jouets), Paolo Tomelleri (clarinette), Enrico Terragnoli (guitare électrique, banjo), Paolo Garzillo (guitare et basse électriques), Roberto De Nitt (Philicorda, armonium Galvan, piano), Dario Buccino (tôles en acier système HN®), Maurillio Balzanelli (percussions africaines), Mauro Costantini (orgue Hammond), Giovanni Majer (contrebasse) et Gaetano Alfonsi (batterie) sans oublier Miriam Abate qui prête sa voix à une sirène.

Pour souligner la poétique inhérente à l’œuvre pourtant moderne du performeur Bas Jan Ade, Vanessa Tagliabue Yorke utilise des musiques du XIXème siècle, comme celles de Stephen Foster (1826-1864) et des contradanzas composées par Manuel Saumell (1818-1970) et Ernesto Lecuona (1895-1963). La contradanza était une version cubaine de la contredanse européenne du 19ème siècle pour piano ou piano et voix lyrique.

Sur « Contradanza », la chanteuse Vanessa Tagliabue Yorke propose une aventure musicale en dix Ă©tapes oĂą elle tisse des liens entre la modernitĂ© du performeur Bas Jan Ader et des musiques empreintes de romantisme. Dans cette partition qui mĂ©lange les genres, elle honore la mĂ©moire de l’artiste et lui offre une lamentation insolite oĂą les envolĂ©es lyriques et poĂ©tiques contrastent avec les sonoritĂ©s d’un rock dĂ©cadent aux flamboyances chargĂ©es d’Ă©motion.

Au fil des pistes de « Contradaza »

Le voyage musical dĂ©bute d’une façon quelque peu solennelle avec Io sono la nostalgia, inspirĂ© de La nina bonita de Manuel Saumell. Mauro Ottolini fait pleurer son trombone, le piano d’Ethan Uslan joue le rythme habanera de la contradanza sous un dĂ©luge de bruitisme gĂ©nĂ©rĂ© par les tĂ´les d’acier de Dario Buccino qui simule le dĂ©collage d’un avion et le thĂ©rĂ©mine de Vincenzo Vasi qui pleure. La voix de la jeune Miriam Abate incarne le chant de la sirène qui invite Bas Jan Ader Ă  partir.

InspirĂ©e de de La suavecita, contredanse pour piano de Manuel Saumell, Vanessa Tagliabue Yorke chante en Italien et incarne la voix de l’Ă©pouse qui laisse partir l’artiste vers In cerca del Miracolo. Au lyrisme du dĂ©but succède un mouvement baroque et insolite qui hĂ©site entre rock dĂ©jantĂ© et free jazz baroque.  Sur Ocean wave qui marque le dĂ©but du voyage, on ressent les mouvements du petit bateau qui se laisse porter sur la partition d’une contredanse inspirĂ©e de La conga se va de Ernesto Lecouna et chantĂ©e en Espagnol. La voix de soprano de Vanessa s’Ă©pice de malicieuses Ă©trangetĂ©s alors que Mauro Ottolini joue des coquillages sur un rythme qui flirte avec l’accompagnement bluegrass du banjo.

La barque se perd ensuite dans l’immensitĂ© de l’ocĂ©an alors que survient le nostalgique The Tempest inspirĂ© de Jeanie with the light brown hair de Stephen Foster. L’Ă©motion affleure alors que, sur un tempo de rock cataclysmique la guitare incarne la tempĂŞte sur des sonoritĂ©s underground que Marc Ribot ne renierait pas. Après les flots dĂ©chaĂ®nĂ©s, le thĂ©rĂ©mine chante Sea Shanties inspirĂ© d’une chansonnette des annĂ©es trente de la tradition populaire dĂ©finie par Ethan Uslan comme un faux chant hawaien que le pianiste joue en duo avec Vincenzo Vasi alors que, sur un tempo de dixieland, la voix de Vanessa Ă©voque le retour sur une Ă®le enchantĂ©e.

Après ce rĂŞve, advient le kafkaĂŻen La luna non interprĂ©tĂ© en duo par la voix de la chanteuse et les tĂ´les de Dario Buccino. Après ce cauchemar, place au contemplatif Farewell. InspirĂ© de Old folks at home de Stephen Foster. RevitalisĂ© par la voix gospellisante et la clarinette de Paolo Tomelleri, le morceau  regarde vers le passĂ© pour un adieu polyphonique nĂ©o orlĂ©anais menĂ© par banjo, trombone, rythmique et trompette et voix.

C’est ensuite l’atmosphère chargĂ© d’Ă©motions de Franck. Bas Jan Ader parle Ă  Frank Lloyd Wright et pour l’occasion, se trame une atmosphère nĂ©buleuse puis tumultueuse que tressent la guitare, l’orgue, le thĂ©rĂ©mine, le sousaphone et la batterie. La voix claire Ă©mouvante de la chanteuse en surgit comme un ange porteur d’une lumière qui prĂ©cède la chute, en rĂ©fĂ©rence aux performances de Bas Jan Ader (« Fall I, II, III ») et Ă  la maison sur la cascade (Falling Water) de l’architecte Frank Lloyd Wright.

Le chant tragique de Vanessa habite ensuite l’univers rock Ă©lectro puissant et fĂ©erique de Niet chainie-Andy, Ă©crit par la chanteuse sur une berceuse russe adressĂ©e Ă  Andy Warhol. D’outre-tombe, le peintre rĂ©pond sur Andy Ending Ă  travers la voix de Vanessa Tagliabue Yorke qui chante ses cĂ©lèbres mots « Quand je mourrai, je ne veux pas laisser de restes. Je voudrais disparaĂ®tre. Les gens ne diraient pas: « Il est mort aujourd’hui ». Ils diraient: « Il a disparu »… comme Bas Jan Ader l’a fait Ă  la recherche du miracle. Du chaos Ă©voquĂ© par la dĂ©sespĂ©rance de la guitare, de l’orgue paroxystique et des tĂ´les Ă©merge le chant qui se charge de force vitale après la rencontre avec les percussions africaines.

Sur les voiles de la nostalgie, on a embarquĂ© avec Vanessa Tagliabue Yorke et ses compagnons Ă  la recherche d’un possible miracle sur les vagues de l’ocĂ©an mais après le chant des sirènes et la tempĂŞte vient le temps de l’adieu, des pleurs et de la disparition. « Contradanza » a portĂ© la lamentation et ravivĂ© le souvenir de Bas Jan Ader.

David Bressat signe « Constellation »

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Avec « Constellation », le pianiste et compositeur David Bressat signe son troisième album live. EnregistrĂ© en fĂ©vrier 2022 dans six clubs emblĂ©matiques, entre rĂ©gion Auvergne-RhĂ´ne-Alpes et rĂ©gion Bourgogne-Franche-ComtĂ©, l’opus prĂ©sente neuf compositions originales. Une musique colorĂ©e, un album Ă©nergique et vivifiant !

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Leïla Olivesi signe « Astral »

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