Avec « Constellation », le pianiste et compositeur David Bressat signe son troisième album live. EnregistrĂ© en fĂ©vrier 2022 dans six clubs emblĂ©matiques, entre rĂ©gion Auvergne-RhĂ´ne-Alpes et rĂ©gion Bourgogne-Franche-ComtĂ©, l’opus prĂ©sente neuf compositions originales. Une musique colorĂ©e, un album Ă©nergique et vivifiant !
Jacky Terrason en mode tendresse sur « 53 »
53 ans, 15ème album en leader, 3 trios
Jacky Terrasson revient en trio sur un album intitulĂ© « 53 », en rĂ©fĂ©rence Ă son âge. Avec trois rythmiques diffĂ©rentes, le pianiste livre plusieurs facettes de son talent. Outre son Ă©blouissante virtuositĂ©, il pratique avec rĂ©ussite l’art de la retenue et de la douceur. Sensible, la musique respire mais n’oublie pas de groover. De quoi combler d’aise les oreilles Ă©prises de nuances.
Après « Mother » sorti en 2016 en duo avec Stéphane Belmondo, Jacky Terrasson fait le choix du trio sur « 53 » (Blue Note/Universal) à sortir le 27 septembre 2019.
Pour ce quinzième album en leader qui marque la cinquante troisième annĂ©e du pianiste, ce dernier fait appel Ă trois rythmiques diffĂ©rentes pour l’accompagner.
“Pourquoi 53 ? Tout simplement parce que j’aurai conçu et enregistré cette musique au cours de ma 53e année et qu’à cette occasion j’ai voulu faire un disque qui me ressemble vraiment. C’est un âge pour un homme où l’on se sent dans une forme de maturité, en pleine possession de ses moyens, avec en plus un léger recul sur la vie qui permet une certaine lucidité. Avec ce disque j’ai eu envie de me livrer totalement, de prendre des risques, tout en assumant mon parcours, mes choix artistiques, ma vie… et mon âge !” Jacky Terrasson
« 53 » rĂ©vèle l’Ă©tendue de l’art du pianiste
A l’occasion de ses trente ans de carrière, le pianiste Jacky Terrasson distille plusieurs climats sur les seize plages de « 53 ». Cet opus cultive plus la sensibilitĂ©, la tendresse, la douceur et la subtilitĂ© que l’Ă©nergie et la virtuositĂ©, sans pour autant les oublier. En effet, si le pianiste invite le silence au cĹ“ur des mĂ©lodies, pratique l’Ă©pure et la concision, il n’oublie pas pour autant de libĂ©rer sa fougue et son Ă©nergie jubilatoire.
Des compositions personnelles
A part un arrangement du Lacrimosa du Requiem de Mozart, les quinze autres titres du rĂ©pertoire de « 53 » sont des compositions originales de Jacky Terrasson, ce qui constitue une première discographique pour le pianiste. Il a en effet toujours excellĂ© dans les reprises de standards qu’il transforme, après les avoir dĂ©construits puis reconstruits.
Arrangements précis et formats ramassés
Arrangés avec précision, les quatorze titres originaux construisent un univers aux ambiances variés mais aux formats ramassés. Ainsi alternent pièces intimistes au climat sentimental (My Lys), nostalgique (Alma), romantique (Nausica) ou empreint de sérénité (Resilience), morceaux explosifs à tendance bop (Jump!) ou funky (Babyplum et This is mine), fantaisie bluesy (Blues en femmes majeures), brillant exercice de style (Palindrome), ballade au tempo suspendu (La part des Anges) en version instrumentale ou avec le poème de Baudelaire, « Enivrez-vous » (Le Spleen de Paris) que dit Stéphane Menut.
Retour au trio piano-basse-batterie

Jacky Terrasson©Marc Obin
Hormis, son arrangement de Lacrimosa que le pianiste interprète seul et le titre RĂ©silience qui conclut l’album avec un hommage Ă©mouvant Ă sa mère disparue, oĂą Jacky Terrasson s’exprime en duo avec la contrebasse de GĂ©raud Portal, le leader joue en trio sur les quatorze autres titres.
Pour qui a Ă©coutĂ© Jacky Terrasson dans les annĂ©es 90, avec son trio d’alors qui rĂ©unissait Leon Parker Ă la batterie et Ugonna Okegwo Ă la basse, le retrouver de nouveau en trio est un grand plaisir. En fait le bonheur est triple car le leader ne craint pas le risque. En effet, il ne se contente d’un seul trio mais diversifie les approches avec trois rythmiques diffĂ©rentes.
Le bassiste Géraud Portal rejoint le batteur Ali Jackson sur quatre titres tout en légèreté The Call, Alma, Kiss Jannett for me, La part des anges instrumental, sur un cinquième morceau bluesy, Blues en femmes majeures et un sixième plus groovy avec la basse électrique, This is mine.
Le bassiste Sylvain Romano et le batteur Gregory Hutchinson sont rĂ©unis sur des morceaux habitĂ©s par l’Ă©nergie, les survoltĂ©s Mirror et Jump!, les plus toniques Babyplum et What happens au 6ème et aussi le tendre Nausica.
La paire rythmique composée du contrebassiste Thomas Bramerie et du batteur Lukmil Perez intervient sur My Lys pris sur un tempo de bossa rapide et sur le savant et ludique Palindrome. Les deux rythmiciens accompagnent aussi le pianiste sur la reprise de la Part des Anges sur laquelle Stéphane Menut dit « Enivrez-vous » de Baudelaire.
Clins d’œil à quelques titres
- The Call ouvre l’album sur un tempo lĂ©ger, tout en suspension et riche en ruptures. Le titre rend un hommage au style d’Ahmad Jamal. Jacky Terasson est accompagnĂ© subtilement par GĂ©rauld Portal (contrebasse) et Ali Jackson (batterie).
- Avec la même rythmique, le pianiste tire aussi une révérence à un autre de ses maîtres, Keith Jarrett, sur le bien-nommé Kiss jannett for me. Une douce mélancolie imprègne cette mélodie raffinée et délicate.
- ComposĂ©e pour le film « La sincĂ©rité » de Charles GuĂ©rin Survielle (2017), Alma sonne comme une confession musicale intime empreinte de mĂ©lancolie. Jacky Terrason fait preuve d’une grande maitrise dans son expression avec des notes jouĂ©es avec retenue mais avec un grand naturel. Le contrebassiste GĂ©rauld Portal et le batteur Ali Jackson sont en totale symbiose avec le maitre de cĂ©rĂ©monie.
- Jacky Terrasson reprend Babyplum, une de ses compositions sur l’album « What it is » enregistré en 1999. Le pianiste était alors au Fender Rhodes accompagné par Michael Brecker (saxophone ténor), Richard Bona (basse electrique) et Mino Cinelu (batterie et percussions). Sur « 53 », le pianiste propose une version acoustique du même thème, avec de riches arrangements harmoniques. Il est accompagné par Gregory Hutchinson à la batterie et Sylvain Romano dont le chorus ciselé enchante.
- On a aussi vibrĂ© Ă l’Ă©coute de la somptueuse ballade Nausica dont les notes choisies avec prĂ©cision par le pianiste font respirer la mĂ©lodie. Par leur soutien rythmique dĂ©licat, Sylvain Romano et Gregory Hutchinson contribuent au climat Ă©vanescent du thème.
Entre confession et libĂ©ration, l’album « 53 » rĂ©vèle toute l’Ă©tendue du talent de Jacky Terrasson. L’Ă©nergique pianiste se double d’un tendre poète. Sa musique navigue entre intimitĂ©, tendresse, mĂ©lancolie et vitalitĂ©, dynamisme et ardeur. Difficile de ne pas succomber au charme subtil de cet opus sensible.
Pour baigner dans les splendides climats de l’album « 53 », quelques rendez-vous Ă venir prochainement avec Jacky Terrasson en trio. Il se produira le 04 octobre 2019 dans le cadre de Jazz entre les deux Tours Ă La Rochelle (avec Sylvain Romano et Ali Jackson), le 31 novembre 2019 Ă Ermont dans le cadre de Jazz au Fil de l’Oise avec (avec Sylvain Romano et Ali Jackson), le 07 dĂ©embre 2019 Ă l’Auditorium de l’OpĂ©ra de Bordeaux dans le cadre du Festival l’Esprit du Piano Ă Bordeaux (avec Sylvain Romano et Ali Jackson), le 12 dĂ©cembre 2019 Ă Paris au New Morning (avec GĂ©raud Portal et Lukmil Perez) et Ă Paris les 27, 28, et 29 dĂ©cembre 2019 au Sunside (avec GĂ©raud Portal ou Thomas Bramerie et Lukmil Perez).
David Bressat signe « Constellation »
Leïla Olivesi signe « Astral »
Avec « Astral », la pianiste et compositrice Leïla Olivesi signe son sixième album. Entourée des meilleurs musiciens de sa génération, elle propose un jazz acoustique, lumineux et poétique. Entre tradition et modernité, cet opus regarde vers les étoiles et projette la musique loin de la gravité terrestre.
Jazz à Vienne 2023 – Affiche & Premiers noms
Le 16 novembre 2022, les organisateurs du Festival « Jazz à Vienne » ont dévoilé l’affiche de l’édition 2023 proposée par la dessinatrice Pénélope Bagieu. Ils ont aussi annoncé la Création Jeune Public qui se déroulera les 26 et 27 juin 2023 avec Marion Rampal. En attendant le 16 mars 2023, date d’annonce officielle de la programmation de « Jazz à Vienne 2023 », les concerts de cinq soirées sont déjà annoncés. De sérieuses promesses de réjouissances musicales en perspective !
Après « Made In Animas », « Evidence from El Cayo » et « Night Poems », Felipe Cabrera sort « Mirror » (3D Family/MDC/PIAS) Ă sortir le 27 septembre 2019. Sur ce quatrième album, le contrebassiste croise les fils de sa vie. Sur la pochette de l’album, le leader se mire sur trois miroirs tout comme l’album vibre entre musique classique, jazz et musique cubaine.
On se souvient de Missin’ Ya, une reprise de Night in Tunisia de Dizzy Gillespie gravĂ© dans « Diasporas », le tout premier album du trompettiste Ibrahim Maalouf en 2007. Par ailleurs, de Lhasa, Ă Raul Paz, en passant par Tito Puentes ou Omar Sosa, le trompettiste a collaborĂ© avec de nombreux artistes latins. NĂ© au Liban, Ibrahim Maalouf a grandi en France. Pourtant, il revendique des influences latino-amĂ©ricaines qui font partie intĂ©grante de sa culture familiale et musicale.
Après une trilogie consacrée à la voix, le pianiste
La guitare a bercĂ© la vie d’Eric Legnini. En effet, son père Ă©tait fan de Django Reinhardt et le pianiste a ferraillĂ© avec d’autres artistes du Plat Pays qui pratiquaient aussi la six-cordes, comme Philip Catherine ou le lĂ©gendaire Toots Thielemans, harmoniciste certes, mais aussi savant manieur des six-cordes. Du coup, pour Eric Legnini, pas question de perpĂ©tuer l’idĂ©e que « les pianistes et guitaristes ne font pas toujours bon mĂ©nage ».
Un an après la sortie en 2018 du superbe “Both Directions At Once : The Lost Album”, le label Impulse sort de ses archives 37 minutes d’enregistrement encore jamais publiĂ©es du lĂ©gendaire saxophoniste John Coltrane disparu en 1967. AnnoncĂ© pour le 27 septembre 2019, l’album « Blue World » rĂ©unit huit morceaux inĂ©dits enregistrĂ©s le 24 juin 1964 dans les studios Rudy Van Gelder pour le film « Un chat dans le sac », du rĂ©alisateur quĂ©bĂ©cois Gilles Groulx.

La voix puissante et claire de la chanteuse est accompagnée par des musiciens virtuoses. Aux côtés de Vanessa Tagliabue York , Mauro Ottolini (trombone, trompette à coulisse, sousaphone, flûtes, coquillages), Ethan Uslan (piano à queue), Vincenzo Vasi (thérémine, instruments électroniques, voix, jouets), Paolo Tomelleri (clarinette), Enrico Terragnoli (guitare électrique, banjo), Paolo Garzillo (guitare et basse électriques), Roberto De Nitt (Philicorda, armonium Galvan, piano), Dario Buccino (tôles en acier système HN®), Maurillio Balzanelli (percussions africaines), Mauro Costantini (orgue Hammond), Giovanni Majer (contrebasse) et Gaetano Alfonsi (batterie) sans oublier Miriam Abate qui prête sa voix à une sirène.