« Célébration » par Sébastien Texier & Christophe Marguet 4tet

« Célébration » par Sébastien Texier & Christophe Marguet 4tet

Un hymne musical comme un souffle d’espoir

Sur leur nouvel album « Célébration », Sébastien Texier et Christophe Marguet reviennent avec leurs fidèles compagnons, Manu Codjia et François Thuillier. Dans la continuité du précédent opus, « We Celebrate Freedom Fighters ! », le quartet évoque des moments marquants de l’histoire de l’humanité. Les dix compositions entonnent un hymne musical enflammé et coloré… et le miracle advient, la musique résonne comme un souffle d’espoir.

Sorti le 14 novembre 2025, « Célébration » (Mélodie en sous-sol/L’Autre distribution) se profile comme un album indispensable. Avec conviction et enthousiasme, le quartet met en musique des évènements clés de l’histoire de l’humanité, dans le monde et en France.

Le propos inspiré des musiciens laisse espérer que d’autres victoires de l’humanité peuvent encore advenir pour sauver le monde actuel de la morosité et du désespoir. La musique se savoure comme un élixir d’espoir pour qu’advienne demain.

« Célébration »… une musique bienfaisante

visuel de l'album Célébration de Christophe Marguet et Sébastien Texier quartetSept ans après « For Travellers Only », plus de quatre ans (4 ans, 2 mois et 2 semaines !) après « We Celebrate Freedom Fighters ! », le saxophoniste et clarinettiste Sébastien Texier et le batteur Christophe Marguet sont de retour entourés du guitariste Manu Codjia et du tubiste François Thuillier avec « Célébration » (Mélodie en sous-sol/L’Autre distribution). On note que le titre de ce troisième album du quartet est rédigé en langue française.

Après l’hommage pour les combattants de la liberté rendu dans « We Celebrate Freedom Fighters ! », le quartet de Sébastien Texier & Christophe Marguet revient avec le « deuxième volet d’un diptyque inspiré de fait historiques marquants qui ont insufflé à l’humanité un élan de liberté et d’espoir, des évènements qui ont rendu le monde meilleur ».

« Dans cette période morose et parfois désespérée que traverse l’humanité tout entière, nous avions fortement envie de nous arrêter sur quelques évènements enthousiasmants de notre monde, de célébrer ces moments qui nous donnent la force d’avancer et d’espérer. » Sébastien Texier et Christophe Marguet

Composés à parts égales par Sébastien Texier et Christophe Marguet, les dix titres du répertoire de « Célébration », évoquent des événements forts et positifs de l’histoire de l’humanité

  • dans le monde, la création du premier Parc Naturel pour la protection de la Nature aux États-Unis, la décolonisation en Inde, la transition démocratique en Espagne, la révolution des Œillets et l’avènement de la démocratie au Portugal, la fin de l’Apartheid en Afrique du Sud,
  • en France, la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, l’abolition de l’esclavage, la libération de Paris après quatre ans d’occupation allemande, la loi Veil et le droit à l’avortement, le droit de vote et l’éligibilité pour les femmes.

Au fil des titres

Entre poésie et énergie, les dix titres de « Célébration » captivent l’oreille de bout en bout.

Yellowstone ouvre l’album. Sur un riff aérien de la guitare de Manu Codjia, le tuba de François Thuillier souffle une mélodie mélancolique puis la sonorité limpide et délicate de l’alto de Sébastien Texier prend le relai. Le tuba revient et son chant virtuose se pare de douceur et ouvre l’espace à l’énergie lumineuse de la guitare qui brille de mille feux. Cette composition de Christophe Marguet célèbre ce parc créé en 1872 aux États-Unis. Aujourd’hui encore, ce refuge pour les espèces rares de la faune et de la flore abrite un des derniers écosystèmes de la zone tempérée de l’hémisphère Nord. 

Le répertoire se poursuit avec Quit India, une deuxième composition du batteur qui évoque le mouvement pour l’indépendance de l’Inde face à l’Empire britannique. L’alto fait entendre une mélodie envoûtante dont les couleurs flamboyantes sont mises en valeur par la solide ligne de basse du tuba. La musique s’élève ensuite vers les anges, portée par une improvisation aérienne de la guitare puis la lumière surgit des graves du tuba véloce.

S’enchaînent ensuite trois compositions de Sébastien Texier. Transición fait écho à la « transition démocratique » en Espagne, avec la fin de la dictature franquiste et la mise en place d’un régime démocratique. Après un début pointilliste du quartet, l’alto déroule un riff électrisant suivi d’envolées puissantes puis il s’élance dans une improvisation audacieuse. La guitare lui répond par une intervention dont les fulgurances explosives évoquent un feu d’artifice sonore où rock et jazz se disputent la prééminence. La musique est portée à son paroxysme par le batteur qui déploie dans son jeu un subtil dosage de puissance et de souplesse.

Courte mélopée, Mon Corps fait référence à l’interruption volontaire de grossesse et à la « Loi Veil », inscrite aujourd’hui dans la Constitution française après avoir été promulguée en France en 1975. Un moment tout en suspension au cours duquel la clarinette de Sébastien Texier installe un climat nuageux. Soutenu de bout en bout par le souffle profond du tuba, Mon esprit célèbre ensuite le droit de vote et l’éligibilité des femmes obtenu en 1944. Clarinette et guitare entament le morceau avec un motif poétique. Après le solo irradié de lumière de la clarinette, la guitare improvise et swingue au-dessus du souffle omniprésent du tuba et du rythme soutenu de la batterie.

Composé par Christophe Marguet, Les Œillets honorent La Révolution des Œillets qui en 1974 a mis fin à quarante ans de dictature salazariste au Portugal. Le chant de l’alto rayonne de lumière et la guitare survoltée s’envole au-dessus de la mêlée.

Débutée comme une procession funèbre dont la grosse caisse marque le rythme, 1789 célèbre La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. Une mélodie porteuse d’espérance émerge de l’atmosphère d’abord chaotique de la composition de Sébastien Texier.

Place ensuite à Paris libéré, titre composé par Christophe Marguet. A partir d’un riff soufflé par le tuba sur le rythme soutenu qu’impulse la batterie, guitare et saxophone alto jouent à l’unisson une ligne mélodique dans un style funk enivrant. Puis l’alto s’exprime avec ardeur sur un motif soul soutenu par la guitare avant de céder la place à la batterie dont le chorus « libérateur » restitue l’ambiance de liesse qui régnait à Paris lors de sa libération en août 1944.

Écrit par Sébastien Texier, Abolition glorifie l’abolition de l’esclavage. Le thème débute par un chant joyeux entonné par tous les musiciens puis la guitare virtuose expose un chant contrôlé et riche en nuances avant que l’alto à la sonorité tranchante ne se lance dans un chorus lyrique et swinguant propulsé avec vigueur. Comme une prouesse, le quartet réussi l’exploit de contracter en 4’41 les 154 années qui furent nécessaires pour que l’esclavage soit définitivement aboli en 1948 par décret par Victor Schoelcher après que la Révolution française ait mis fin à ce fléau en 1794 tristement rétabli 8 ans plus tard par Napoléon.

« Célébration » se termine avec Mandela dédicacé par Christophe Marguet à celui qui a lutté toute sa vie durant contre l’Apartheid en Afrique du Sud et a été libéré en 1990 après vingt-sept années d’emprisonnement. Un an plus tard, advient la fin de l’Apartheid en Afrique du Sud et Nelson Mandela devient président de l’Afrique du Sud en 1994. Sur un rythme impulsé par le tuba et la batterie, clarinette et guitare fusionnent leurs chants en une joyeuse mélodie avant de dialoguer et de se répondre avec vigueur. En réponse, le tuba véloce fait éclater ses graves et le quartet se retrouve à célébrer une fête musicale dans une ambiance qui invite à la danse. 

Comme un souffle d’espoir, l’album « Célébration », fait rimer pour le meilleur, musique et politique. Du plaisir à savourer sans modération. On en redemande !

Pour écouter live le répertoire de « Célébration » du Sébastien Texier et Christophe Marguet quartet avec Manu Codjia et François Thuillier, rendez-vous le 05 décembre 2025 à 20h30 dans la salle 1 du Triton aux Lilas (93)

« Célébration » par Sébastien Texier & Christophe Marguet 4tet

« Célébration » par Sébastien Texier & Christophe Marguet 4tet

Sur leur nouvel album « Célébration » Sébastien Texier et Christophe Marguet reviennent avec leurs fidèles compagnons, Manu Codjia et François Thuillier. Dans la continuité du précédent opus, « We Celebrate Freedom Fighters ! », le quartet évoque des moments marquants de l’histoire de l’humanité. Les dix compositions entonnent un hymne musical enflammé et coloré… et le miracle advient, la musique résonne comme un souffle d’espoir.

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Tom Bourgeois signe « Lili »

Tom Bourgeois signe « Lili »

Avec « Lili », Tom Bourgeois rend un hommage sensible et poétique à la compositrice Lili Boulanger. A la tête de son quartet, et avec ses invités, Vincent Courtois et Veronika Harcsa, le clarinettiste, saxophoniste et compositeur tisse des instants musicaux chargés d’émotion et de lyrisme L’album distille un jazz de chambre, véritable délice de délicatesse et de douceur.

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« African Rhapsody » de Leïla Olivesi

« African Rhapsody » de Leïla Olivesi

Avec son nouvel album « African Rhapsody », la pianiste Leïla Olivesi rend un hommage solaire à l’Afrique de ses origines. Cet opus confirme les talents de la compositrice. Un puissant chant d’amour inspiré par les plus grandes pages de la poésie de la négritude (Senghor, Césaire). Un monde imaginaire comme un voyage lyrique et coloré.Avec son nouvel album « African Rhapsody », la pianiste Leïla Olivesi rend un hommage solaire à l’Afrique de ses origines. Cet opus confirme les talents de la compositrice. Un puissant chant d’amour inspiré par les plus grandes pages de la poésie de la négritude (Senghor, Césaire). Un monde imaginaire comme un voyage lyrique et coloré.

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Tom Bourgeois signe « Lili »

Tom Bourgeois signe « Lili »

Un délice de délicatesse et de douceur

Avec « Lili », Tom Bourgeois rend un hommage sensible et poétique à la compositrice Lili Boulanger. A la tête de son quartet, et avec ses invités, Vincent Courtois et Veronika Harcsa, le clarinettiste, saxophoniste et compositeur tisse des instants musicaux chargés d’émotion et de lyrisme L’album distille un jazz de chambre, véritable délice de délicatesse et de douceur.

Originaire de Lyon et diplômé de l’École Nationale de Musique (ENM) de Villeurbanne et du Conservatoire Royal de Bruxelles (section jazz), Tom Bourgeois développe un langage qui navigue entre jazz moderne et musique contemporaine. Influencé par les cours de composition de Diederik Wissels, il s’est révélé comme un compositeur et un arrangeur hors-pair.

Les projets de Tom Bourgeois

Le musicien et compositeur Tom Bourgeois multiplie les projets. Inséré dans le monde du cinéma, il signe une vingtaine de B.O pour courts-moyens métrages et documentaires. Actif en tant que musicien, il compose dans des styles très différents (jazz, chanson, expérimental, grands ensembles) et s’implique comme sideman dans de nombreux groupes (Odil, Vestige, Margaux Vranken Group, Jelle Van Giel Group).

Tom Bourgeois signe "Lili"

Tom Bourgeois©Tibor Radvanyl

Après son quartet « Murmure » créé en 2016 avec lequel il a gravé le double album « Murmures » (NeuklangRecords) paru en 2018 puis « Murmures/Rumeurs » (NeuklangRecords) enregistré en 2022 avec une plus grande formation,

En 2020, Tom Bourgeois découvre la musique de Lili Boulanger et en 2023, il crée un nouveau quartet de jazz, dédié à la musique de Lili Boulanger. Début 2024, il joue en duo avec le pianiste Kuo Chun Yu durant une tournée à Taïwan à la suite de quoi le duo enregistre un album de compositions.

En 2025, le duo « Moanin’ Birds » sort un second album sur le label Hypnote et le second opus du groupe Vestige, « Ode », paraît à l’automne 2025, avec une tournée à Taïwan.

Tom Bourgeois revient en quartet et signe « Lili » sorti le 30 octobre 2025 en CD chez BMC records et distribué par Socadisc.

« Lili »

« Lili », un opus sensible qui allie mystère et poésie.

Avec « Lili », Tom Bourgeois rend un hommage inspiré à la compositrice Lili Boulanger (1893-1918), sœur cadette de Nadia Boulanger.

Avec à ses côtés, Alex Koo (piano), Lennart Heyndels (contrebasse) et Théo Lanau (batterie), Tom Bourgeois (saxophones, clarinette basse) a enregistré « Lili » en 2024 au Jet Studio de Bruxelles par Rudy Coclet. L’album a été mixé et mastérisé par Philipp Heck aux Bauer Studios de Ludwigsbourg.

Le quartet a invité la chanteuse Veronika Harcsa et le violoncelliste Vincent Courtois. Ce dernier intervient sur six compositions et est rejoint sur quatre d’entre elles par la chanteuse.

Au fil des titres

Tom Bourgeois a composé et arrangé les 14 titres du répertoire de « Lili ».

Thèmes et variations

L’album ouvre avec le lumineux Thèmes et variations #1 et se termine avec Thèmes et variations #2 à la tonalité crépusculaire. Le soprano de Tom Bourgeois illumine Thèmes et variations #1 pris par le quartet sur un tempo assez rapide et enlevé. A partir d’un motif musical d’allure joyeuse, contrebasse et soprano transportent l’oreille dans un paysage mélodique radieux et fluide. Une musique à l’éloquence discrète.

Sur le dernier titre de l’album, Thèmes et variations #2, c’est le piano d’Alex Koo qui referme l’hommage à Lili Boulanger.

Sur Thèmes et variations #4, le saxophone ténor et le piano livrent à l’unisson un jazz de chambre poétique et enchanteur soutenu par le jeu inspiré du batteur. C’est sur un tempo plus rapide et avec une liberté d’expression inouïe que le quartet et Vincent Courtois interprètent Thèmes et variations #5. Le chromatisme y est de mise et les instruments semblent entrer en fusion sur les 79 secondes de ce titre explosif.

Pie Jesus, avec Vincent Courtois

Pie Jesus est la dernière œuvre que Lili Boulanger a dicté sur son lit de mort à sa sœur Nadia Boulanger. Avec sensibilité mais non sans énergie, le piano entame la pièce aux allures de requiem. Il est rejoint par le violoncelle puis par le soprano dont la douceur est empreinte de gravité. Batterie et contrebasse jouent en osmose. Solennel et grave le titre constitue un des moments essentiels de l’album.

En quartet

Cinq autres titres sont joués en quartet.

Sur Thème épique, le saxophone soprano expose une mélodie dont la tension dramatique est induite par le jeu fougueux et très libre du piano et une section rythmique tumultueuse. Le morceau se termine et s’étire en douceur sur un rythme plus qu’apaisé.

Changement de paysage avec Thème haut perché qui débute par un riff tellurique de la contrebasse sur lequel vient se greffer une mélodie exaltée que piano et ténor jouent quasiment à l’unisson au-dessus des roulements de la batterie furieuse. La contrebasse propose ensuite une improvisation lumineuse qui précède le solo poétique du ténor.

Le piano débute Jeff (10) épique avec un riff percussif et obsédant au-dessus duquel plane le chant du ténor qui semble brûler d’un feu intérieur. De contemplative, l’ambiance devient épique sous l’impulsion de la section rythmique.

Lili Boulanger a composé la Vieille prière bouddhique (Prière quotidienne pour tout l’univers) entre 1914 et 1917 et ne l’a jamais entendue interprétée de son vivant. Au fil de la partition de Vieille prière bouddhique, Tom Bourgeois restitue une ambiance de sérénité paisible. De la clarinette basse s’élève une prière qui résonne comme un message de paix et de tolérance. Le piano enchaîne et s’envole dans une sorte d’incantation dont les phrases sinueuses dessinent des arabesques de notes qui s’élèvent vers les cieux. Un concentré de lyrisme et de poésie musicale.

C’est sur un tempo enjoué impulsé par la section rythmique que le soprano souffle la très courte mélodie lumineuse de Thème fantômes, morceau le plus court de l’album.

Avec les deux invités

Sur Hymne au soleil, le quartet se transforme en chœur à six voix avec Vincent Courtois et Veronika Harcsa. Les six interprètes acclament le soleil. La chanteuse hongroise a elle-même écrit les paroles qui alternent avec ses expressions vocales pétillantes et surprenantes. Accords superposés, cordes frottées, cymbales percutées, clavier percussif. Ambiance solaire et enflammée.

Changement de climat avec l’ambiance impressionniste des Thèmes d’amour en Canon. Le violoncelliste entre en scène suivi du contrebassiste, tous deux à l’archet et rejoints par le pianiste alors que le batteur caresse les cymbales. Tels des souffles mystiques, les volutes de la voix croisent les notes du ténor. Les lignes musicales s’imbriquent comme des chants en canon. Musique et spiritualité entrent en vibration. Musique de l’âme, musique de l’amour ?

Sans hésitation on emboîte le pas à Cortège qui allie le lyrisme du chant au souffle chaud de la clarinette basse et aux virtuosités somptueuses du violoncelle. Plus loin, un climat crépusculaire presque dramatique règne sur Attente. Sur un rythme solennel, Veronika Harcsa chante le texte dont elle a elle-même écrit les paroles alors que la clarinette basse et le violoncelle peaufinent leur jeu. Émotion, lyrisme et raffinement sont de chaque instant.

« Lili », moderne et grave, libre et inspiré, singulier et poétique, lyrique et fascinant de bout en bout. Un album à découvrir absolument !

« Célébration » par Sébastien Texier & Christophe Marguet 4tet

« Célébration » par Sébastien Texier & Christophe Marguet 4tet

Sur leur nouvel album « Célébration » Sébastien Texier et Christophe Marguet reviennent avec leurs fidèles compagnons, Manu Codjia et François Thuillier. Dans la continuité du précédent opus, « We Celebrate Freedom Fighters ! », le quartet évoque des moments marquants de l’histoire de l’humanité. Les dix compositions entonnent un hymne musical enflammé et coloré… et le miracle advient, la musique résonne comme un souffle d’espoir.

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Tom Bourgeois signe « Lili »

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« African Rhapsody » de Leïla Olivesi

« African Rhapsody » de Leïla Olivesi

Avec son nouvel album « African Rhapsody », la pianiste Leïla Olivesi rend un hommage solaire à l’Afrique de ses origines. Cet opus confirme les talents de la compositrice. Un puissant chant d’amour inspiré par les plus grandes pages de la poésie de la négritude (Senghor, Césaire). Un monde imaginaire comme un voyage lyrique et coloré.Avec son nouvel album « African Rhapsody », la pianiste Leïla Olivesi rend un hommage solaire à l’Afrique de ses origines. Cet opus confirme les talents de la compositrice. Un puissant chant d’amour inspiré par les plus grandes pages de la poésie de la négritude (Senghor, Césaire). Un monde imaginaire comme un voyage lyrique et coloré.

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« African Rhapsody » de Leïla Olivesi

« African Rhapsody » de Leïla Olivesi

Voyage lyrique et coloré

Avec son nouvel album « African Rhapsody », la pianiste Leïla Olivesi rend un hommage solaire à l’Afrique de ses origines. Cet opus confirme les talents de la compositrice. Un puissant chant d’amour inspiré par les plus grandes pages de la poésie de la négritude (Senghor, Césaire). Un monde imaginaire comme un voyage lyrique et coloré.

visuel de l'album African Rhapsody de Leïla Olivesi_Après « Astral » (Attention Fragile & ACEL/L’Autre Distribution) enregistré en nonet et paru en novembre 2022, la pianiste franco-mauritanienne Leïla Olivesi revient avec son septième album, « African Rhapsody » (Attention Fragile - ACEL / L’Autre Distribution), sorti le 17 octobre 2025.

Moderne et inspirée, la musique de l’album « African Rhapsody » est interprétée par la pianiste compositrice et cheffe d’orchestre Leïla Olivesi entourée de solistes issus des meilleurs musiciens de sa génération, les saxophonistes Baptiste Herbin, Adrien Sanchez, Jean-Charles Richard, le trompettiste Quentin Ghomari, le guitariste Manu Codjia, le contrebassiste Yoni Zelnik et le batteur Donald Kontomanou.

Sur un titre, la partition de saxophone alto est confiée à Olga Amelchenko. La chanteuse Camille Bertault rejoint les instrumentistes sur deux titres et l’ensemble vocal « Poetic Birds » interprète quatre autres compositions avec le groupe.

Les onze titres de l’album « African Rhapsody » invitent l’oreille à voyager dans un univers poétique, lyrique, moderne et coloré.

Leïla Olivesi

Leïla Olivesi©Solène PersonLeïla Olivesi a goûté aux joies de la scène au sein de la troupe des « P’tits Loups du jazz » dès l’âge de treize ans. Corse par son père et mauritanienne par sa mère, Leïla Olivesi est née au Moulin d’Andé en Normandie et a grandi dans l’effervescence artistique et cosmopolite de son milieu familial, entre le bandonéon d’Astor Piazzola, Nina Simone et la musique de Miles Davis et John Coltrane.

Docteure en musique et musicologie et diplômée en philosophie à la Sorbonne, elle a suivi un cursus au conservatoire en piano jazz, écriture et orchestration et à l’IACP (Institute for Artistical and Cultural Perception). Elle a étudié la musique avec Mulgrew Miller, Stéphane Belmondo, Manuel Rocheman, Bernard Maury, Héri Paredes, Christophe Dal Sasso, Carine Bonnefoy, Jean-Michel Bardez, Jacques Schneck, et Laurent Cugny, Lionel et Stéphane Belmondo.

Multiprimée, Leïla Olivesi a reçu le premier prix du concours international de composition pour Big Band Ellington composers en 2013, le premier prix de composition des Trophées du Sunside, et plusieurs prix Sacem. Son ensemble a reçu le premier prix de groupe au tremplin Jazz à Montmartre, le prix Jazz primeur de Culture France.

Depuis l’album « Astral » en 2022, Leïla Olivesi est devenue la 6ème femme lauréate du prix Django Reinhardt de l’Académie du jazz 2022 (qui récompense le/la meilleur.e musicien.ne de l’année) en 70 ans.

Elle a composé deux créations, « Rhapsody in Black » pour le Chœur Philharmonique International (2024), « Le Tour du Monde en 80 Lunes » pour le choeur VOCO du département des Hauts de Seine à la Seine Musicale (2025). Elle a aussi dirigé le Big Band Jazz AMU pour l’édition 2025 du Festival Marseille Jazz des 5 Continents.

Après Frida (2004), L’Étrange Fleur (2007) et Tiy (2012) gravés en sextet, Leïla Olivesi a enregistré Utopia (2015) en quintet, puis c’est en nonet qu’elle a sorti « Suite Andamane » en 2019 et « Astral » en 2022. Depuis l’année 2012, le guitariste Manu Codjia a participé aux albums de Leïla Olivesi et tous les opus de la pianiste ont été enregistrés avec l’excellente rythmique formée par le contrebassiste Yoni Zelnik et le batteur Donald Kontomanou.

En 2025, Leïla Olivesi présente « African Rhapsody », un album à la fois poétique, lyrique, moderne et coloré. Un bouquet musical tonique et enchanteur.

« African Rhapsody »

L’album « African Rhapsody » a été enregistré les 4, 5 6 & 20 mars 2025 au Studio Sextan La Fonderie à Malakoff, avec une prise de son créditée à Erwan Boulay.

octet de Leïla Olivesi©Maxim FrançoisA ses côtés, Leïla Olivesi a réuni Baptiste Herbin (saxophone alto), Adrien Sanchez (saxophone ténor), Jean-Charles Richard (saxophones baryton & soprano), Quentin Ghomari (trompette, bugle), Manu Codjia (guitare), Yoni Zelnik (contrebasse) et Donald Kontomanou (batterie). Sur un titre, la partition de saxophone alto est confiée à Olga Amelchenko.

Les instrumentistes sont rejoints par la chanteuse Camille Bertault sur deux titres et sur quatre autres compositions par l’ensemble vocal « Poetic Birds » constitué de Yanis Benabdallah, Yété Queiroz, Clémence Olivier, Armelle Humbert, Julia Beaumier, Annouk Jobic, Judith Deroin, Florent Thioux, Gilles Safaru, Emmanuel Bouquey, Sorin Adrien et Vlad Crosman.

En référence à la définition du Larousse, la rhapsodie en musique classique est une « pièce instrumentale de caractère libre, proche de l’improvisation, utilisant des thèmes ou des effets folkloriques ». Le Robert quant à lui définit la rhapsodie comme une « pièce musicale instrumentale de composition très libre et d’inspiration populaire ».

De son côté, Leïla Olivesi conçoit son « African Rhapsody » comme un voyage de l’Afrique à New York, onze étapes au cours desquelles elle invoque les esprits de ses ancêtres.

Au fil des titres

Avec African Rhapsody débute le voyage. Après cette ouverture orchestrale éblouissante aux nombreuses nuances rythmiques, Corsica résonne comme le léger vent de sud-ouest qui souffle sur la Corse. L’oreille frémit de bonheur à ces tournoiements de douceurs.

Avec Wayne Left Town, Leïla Olivesi et ses compagnons font un clin d’œil complice et émouvant à Wayne Shorter. Un grand moment de jazz au cours duquel les soufflants s’en donnent à cœur joie. La pianiste fait entendre un chorus jubilatoire. Un sommet de swing, un morceau solaire comme l’était l’inoubliable Wayne Shorter (1933-2023).

Le répertoire se poursuit avec Blue Chinguetti qui célèbre la ville du centre-ouest de la Mauritanie surnommée « la Sorbonne du désert ». La voix de Camille Bertault survole le morceau avec délicatesse et la guitare tonique de Manu Codjia élève la musique jusqu’au septième ciel. La félicité se profile à l’horizon !

Leïla Olivesi et Donald Kontomanou dialoguent en apesanteur sur Little African Flower, la composition de Duke Ellington dont ils donnent une version courte et évanescente. Le titre suivant aurait pu être celui de l’album… Joy. Les chorus se suivent, tous plus joyeux les uns que les autres. Un élixir de bonheur à consommer sans modération.

Sur Aurore, l’interprétation de l’orchestre évoque la transparence de l’air au lever du jour. Avec légèreté, Camille Bertault interprète le poème de Djamila Olivesi (mère de la pianiste) consacré à Aïcha Kandicha, la sublime et envoûtante sorcière du désert du Sahara. Les doigts de Leïla Olivesi effleurent les touches du piano, la guitare de Manu Codjia est inspirée, lyrique et lumineuse, alors que l’alto est tenu par Olga Amelchenko.

Une longue introduction de Donald Kontomanou ouvre l’Interlude : Afro Queen, qu’il a co-composé avec la pianiste. Les « Poetic Birds » interviennent ensuite puis sont rejoints par le saxophone soprano de Jean-Charles Richard. Le titre se termine avec de douces notes du piano et résonne comme une rêverie rayonnante aux couleurs célestes.

L’album se poursuit avec les trois morceaux de la « Poetic Birds Suite ». Sur Les Nuits et sur Un jour, le Silence, l’ensemble vocal chante les paroles de « Celui qui a tout perdu » de David Diop. New York termine la suite et l’album. Sur ce dernier titre, le groupe vocal chante des vers extraits du poème « A New York » de Léopold Sedar Sanghor. La musique gagne en lyrisme, en swing et en puissance.

Pour écouter les mélodies de l’album « African Rhapsody », rendez-vous , le 13 décembre 2025 à 19h, au Moulin d’Andé, lieu de naissance de la pianiste. Leïla Olivesi se produit en quintet avec Quentin Ghomari, Jean-Charles Richard, Samuel F’Hima (contrebasse) et Donald Kontomanou. En attendant, Il suffit de remettre la rayonnante « African Rhapsody » sur la platine pour que la rhapso’rêverie reprenne de plus belle… il serait vraiment dommage de s’en priver !

« Célébration » par Sébastien Texier & Christophe Marguet 4tet

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« Songbook », le premier album vocal de Kenny Barron

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Alliance entre tradition et modernité

Le pianiste Kenny Barron signe « Songbook », son tout premier album entièrement vocal. Entouré du contrebassiste Kiyoshi Kitagawa et du batteur Johnathan Blake, le grand maître du piano mobilise un casting vocal impressionnant avec huit grandes voix du jazz actuel. Sur cet opus, le maître revisite treize de ses compositions. Un projet audacieux où mélodies et mots relient tradition et modernité.

Après « Beyond this Place » (Artwork Records/Pias) sorti en mai 2024, Kenny Barron présente Visuel de l'album Songbook de Kenny Barron_"Songbook", le premier album vocal de Kenny Barron« Songbook » annoncé pour le 14 novembre 2025 chez Artwork Records. A la tête de son trio, il se produit avec six chanteuses, Jean Baylor, Ann Hampton Callaway, Cécile McLorin Salvant, Ekep Nkwelle, Catherine Russell et deux chanteurs, Kurt Elling et Tyreek McDole.

Les treize titres de « Songbook » sont des compositions originales à porter au crédit de Kenny Barron. Elles sont sublimées par des textes de Janice Jarrett sauf Minor Blues Redux dont les paroles ont été écrites par Catherine Russell et Paul Khan pour elle-même.

« C’est un projet qui me trotte dans la tête depuis plus de trente ans, et j’ai décidé que c’était enfin le bon moment. » Kenny Barron

Avec « Songbook » (Artwork Records/PIAS), Kenny Barron réalise un rêve qui l’accompagne depuis plus de trois décennies : entendre ses propres compositions chantées et réinventées par de grandes voix du jazz.

Kenny Barron

Kenny Barron@Carol Friedman_"Songbook", le premier album vocal de Kenny Barron

Kenny Barron@Carol Friedman

Né à Philadelphie en 1943, Kenny Barron est découvert à 19 ans par Dizzy Gillespie. Sa carrière s’étendant sur plus d’un demi-siècle. Il a accompagné Stan Getz, Freddie Hubbard et Yusef Lateef. Il a aussi joué avec Ron Carter à la fin des années 70, a formé un trio avec Buster Williams et Ben Riley. Dans les années 80 il a co-fondé le quartet « Sphere » avec Buster Williams, Ben Riley et Charlie Rouse, autour de la musique de Thelonious Monk. Il a collaboré avec Dave Holland avec lequel il a enregistré et tourné sur les scènes internationales.

Sa carrière solo est marquée par 11 nominations aux Grammy Awards et la reconnaissance suprême avec, en 2010, l’obtention de la plus haute distinction décernée aux musiciens de jazz aux États-Unis, le titre de NEA (National Endownment for the Arts) Jazz Master.

Maître de la composition et de l’improvisation, Kenny Barron incarne la grande tradition américaine du piano jazz. Du stride au bop, il maîtrise tous les styles qu’il sublime et réinvente. Ses interprétations sont sous-tendues par son swing unique et magistral.

L’oreille tombe sous le charme du jeu élégant de Kenny Barron, de ses mélodies sensibles, de ses rythmes contagieux et de ses improvisations lyriques.

A 82 ans, Kenny Barron poursuit une trajectoire qui relie l’héritage du jazz à une vision profondément moderne. Entouré de son trio de longue date, Kiyoshi Kitagawa à la contrebasse et Johnathan Blake à la batterie, il réalise avec « Songbook », son tout premier album entièrement chanté où se mêlent figures légendaires de l’art vocal, Jean Baylor, Ann Hampton Callaway, Kurt Elling, Cécile McLorin Salvant, Catherine Russell, et talents émergents, Kavita Shah, Ekep Nkwelle et Tyreek McDole.

Au fil des titres

La chanteuse Cécile McLorin Salvant fait montre de son art inventif sur trois titres. Thoughts and Dreams, une samba enlevée qu’elle interprète avec assurance. On se laisse enivrer par l’improvisation volubile de Kenny Barron qui dialogue avec la chanteuse dont la voix se pare d’un léger vibrato, le tout sur un rythme de batucada. Après l’introduction tout en délicatesse du piano sur Sunshower, on retrouve la voix de Cécile McLorin Salvant qui échange avec le pianiste dans un climat dont la rythmique évoque la vitalité du jazz afro-cubain. L’album se termine avec Song For Abdullah, un titre composé par Kenny Barron en hommage au pianiste Abdullah Ibrahim âgé de 90 ans et plus connu sous le pseudonyme de Dollar Brand. La voix de la chanteuse se déploie avec subtilité dans un environnement sensible, méditatif et épuré.

Kenny Barron, Jean Baylor@Carol Friedman, "Songbook", le premier album vocal de Kenny Barron

Kenny Barron, Jean Baylor@Carol Friedman

Sur les deux premières plages de l’album, Kenny Barron fait appel à la chanteuse Jean Baylor. De sa voix cristalline, elle pare d’inflexions poignantes la mélodie de Beyond This Place. La finesse du jeu de Kenny Barron tempère l’énergie de ce gospel minimaliste. Le trio et la chanteuse se retrouvent sur Until Then, une bossa nova où la voix de Jean Baylor se teinte de sensibilité alors que le piano de Kenny Barron lui répond avec virtuosité et décontraction. Un grand moment d’élégance.

Ekep Nkwelle, la jeune chanteuse de jazz camerouno-américaine originaire de Washington D.C. interprète deux compositions de Kenny Barron. La ballade Illusion permet d’apprécier son aisance vocale et la chaleur de son groove tout en retenue tandis que le jeu du piano brille par son raffinement et sa richesse harmonique. La voix expressive et sensible de Ekep Nkwelle chemine avec aisance aux côtés du trio sur Sonja Braga, un morceau pris sur un tempo de bossa nova souple et ralenti qui rend hommage à l’actrice et productrice brésilienne Sonja Braga.

Kenny Barron, Kavita Shah@Carol Friedman _"Songbook", le premier album vocal de Kenny Barron

Kenny Barron, Kavita Shah@Carol Friedman

Complice de longue date de Kenny Barron, la chanteuse et compositrice Ann Hampton Callaway retrouve le trio sur Cook’s Bay que Kenny Barron a écrit pour célébrer ses quarante années de mariage avec son épouse Joanne. La voix s’étire avec souplesse et en douceur. Un moment lumineux nimbé de tendresse.

L’oreille se laisse séduire par Lullaby sur lequel la chanteuse new yorkaise Kavita Shah déploie sa voix légèrement voilée. Avec subtilité et raffinement le piano caresse le clavier et lui répond. Un swing délicat sous-tend ce titre empreint de tendresse.

Kenny Barron, Catherine Russel, Kiyoshi Kitagawa@Carol Friedman, "Songbook", le premier album vocal de Kenny BarronFriedman

Kenny Barron, Catherine Russel, Kiyoshi Kitagawa@Carol Friedman

La chanteuse Catherine Russell rejoint le trio sur Minor Blues Redux, seul morceau de l’album dont les paroles n’ont pas été écrites par Janice Jarrett mais par Catherine Russell elle-même et Paul Khan. Tout en rondeur, le solo du piano groove et répond avec souplesse au phrasé détendu et impeccable de la voix aux accents bluesy.

Nouvelle voix du jazz, le jeune chanteur haïtien-américain Tyreek McDole pose sa voix chaleureuse sur Calypso. L’oreille succombe à cette mélodie sans paroles qu’il chante avec allégresse. On perçoit même son sourire. C’est ensuite un tissu de velours qu’il tisse sur Marie Laveau, une composition inspirée à Kenny Barron par la créole métisse francophone et prêtresse vaudou de la Nouvelle-Orléans Marie Laveau (1801-1881). La voix du chanteur se fait sensible alors que le piano adopte un jeu percussif lors de son chorus développé avec raffinement.

Les quatre octaves de la voix de baryton Kurt Elling font merveille sur le titre In the Slow Lane. C’est avec un lyrisme chaleureux qu’il sculpte ce titre composé initialement par Kenny Barron pour le film de Greg Swartz « Another Harvest Moon » (2010). Un moment poétique et délicieux.

Entre tradition et modernité, « Songbook » de Kenny Barron possède à la fois vitalité et élégance, fraîcheur et poésie, douceur et audaces. Un album à savourer sans se lasser.

« Célébration » par Sébastien Texier & Christophe Marguet 4tet

« Célébration » par Sébastien Texier & Christophe Marguet 4tet

Sur leur nouvel album « Célébration » Sébastien Texier et Christophe Marguet reviennent avec leurs fidèles compagnons, Manu Codjia et François Thuillier. Dans la continuité du précédent opus, « We Celebrate Freedom Fighters ! », le quartet évoque des moments marquants de l’histoire de l’humanité. Les dix compositions entonnent un hymne musical enflammé et coloré… et le miracle advient, la musique résonne comme un souffle d’espoir.

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Tom Bourgeois signe « Lili »

Tom Bourgeois signe « Lili »

Avec « Lili », Tom Bourgeois rend un hommage sensible et poétique à la compositrice Lili Boulanger. A la tête de son quartet, et avec ses invités, Vincent Courtois et Veronika Harcsa, le clarinettiste, saxophoniste et compositeur tisse des instants musicaux chargés d’émotion et de lyrisme L’album distille un jazz de chambre, véritable délice de délicatesse et de douceur.

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« African Rhapsody » de Leïla Olivesi

« African Rhapsody » de Leïla Olivesi

Avec son nouvel album « African Rhapsody », la pianiste Leïla Olivesi rend un hommage solaire à l’Afrique de ses origines. Cet opus confirme les talents de la compositrice. Un puissant chant d’amour inspiré par les plus grandes pages de la poésie de la négritude (Senghor, Césaire). Un monde imaginaire comme un voyage lyrique et coloré.Avec son nouvel album « African Rhapsody », la pianiste Leïla Olivesi rend un hommage solaire à l’Afrique de ses origines. Cet opus confirme les talents de la compositrice. Un puissant chant d’amour inspiré par les plus grandes pages de la poésie de la négritude (Senghor, Césaire). Un monde imaginaire comme un voyage lyrique et coloré.

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« India », le voyage enchanteur de Louis Sclavis

« India », le voyage enchanteur de Louis Sclavis

Une aventure musicale onirique

Figure emblématique de la musique improvisée française et européenne, le clarinettiste, saxophoniste et compositeur Louis Sclavis présente « India », son troisième album chez YOLK. Enregistré en quintet, cet opus embarque l’oreille dans un voyage enchanteur. Une aventure musicale onirique et lyrique… l’évocation d’une Inde rêvée à partir de souvenirs de voyages.

visuel de l'album India de Louis Sclavis__"India", le voyage enchanteur de Louis SclavisDéjà présent sur deux albums du catalogue, LPT3 “Vents Divers” en 2017 et ”Langues et Lueurs” en 2024 (récompensé par un Grand Prix de l’académie Charles Cros), Louis Sclavis poursuit son histoire avec YOLK, non seulement comme leader, compositeur mais aussi cette fois comme producteur, avec « India » (YOLK records/L’Autre Distribution/Believe) dont la sortie est annoncée pour le 17 octobre 2025. Par son titre, cet opus fait écho à son album « Chine » sorti en 1987.

« Après le projet « Characters on a wall », j’ai eu envie de créer un nouveau programme avec les mêmes musiciens en y ajoutant le trompettiste Olivier Laisney. Le son de cet orchestre m’a permis d’aller chercher les thèmes aussi bien du coté du jazz que du monde des fanfares ou des ensembles de rue. J’ai appelé ce nouvel opus INDIA, en référence au titre de l’album enregistré avec mon premier groupe en tant que leader, CHINE. Cette musique est faite de mélodies, de danses et d’improvisations soutenues par des pulsations et des rythmes obstinés. J’ai de lointains souvenirs d’un théâtre sur les docks de Calcutta, d’un long train dans la campagne, d’une nuit a Kali temple, d’une fanfare pendant les fêtes de Ganesh… Je souhaite faire entendre les sons d’un lieu lointain qui serait plus un songe qu’une réalité. « 

… c’est ainsi que Louis Sclavis évoque son nouveau projet.

Depuis 2015, Louis Sclavis joue avec Sarah Murcia (contrebasse), Benjamin Moussay (piano) et Christophe Lavergne (batterie). Avec eux il a enregistré « Loin dans les terres » paru en 2017 et « Characters on a Wall » sorti en 2019 chez ECM records. Pour leur troisième opus, « India » (YOLK records/L’Autre Distribution/Believe) attendu pour le 17 octobre 2025, le quartet est rejoint par le trompettiste Olivier Laisney.

C’est avec cette formation que Louis Sclavis avait présenté son projet « India » sur la scène du Théâtre les Arts, le 24 août 2024, pour la dernière soirée de l’édition 2024 du festival Jazz Campus en Clunisois. Le concert s’était terminé en apothéose sous les applaudissements d’un public enthousiaste et conquis.

« India »

Les neuf titres de l’album « India » ont été enregistrés et mixés par Julien Reyboz assisté de Tristan Barège en novembre 2024 au studio Sextan A. L’enregistrement met en valeur l’esprit collectif qui habite le groupe. Douceur boisée de la clarinette, couleurs cuivrées de la trompette, piano à la fois dynamique et sensible, complicité de la contrebasse et de la batterie.

Sur « India », les atmosphères varient d’un thème à l’autre, passages véhéments, propos délicats, vibrations telluriques, nappes sonores éthérées, syncopes, pulsations orageuses.

Au fil des titres

Toutes les compositions de l’album « India » sont de Louis Sclavis sauf Short Train, de Louis Sclavis/Dominique Pifarély.

L’album ouvre avec Phoolan Devi que les soufflants présentent à l’unisson. L’atmosphère musicale évoque un songe, sonorité ronde, jeu apaisé. Plus loin, la clarinette devient fougueuse et délivre une improvisation lumineuse. Le quintet reprend ensuite le thème avec sérénité.

Le répertoire se poursuit avec Un théâtre sur les docks (de Calcutta) introduit par le piano solo rejoint plus loin par la contrebasse puis par les soufflants et la section rythmique. Plus loin Benjamin Moussay dessine un motif qui est repris d’une façon très enlevée par la clarinette et la trompette, dans un climat aux sonorités orientales. La contrebasse de Sarah Murcia s’exprime avec verve, soutenue par la batterie et le piano qui propose ensuite un chorus émaillé d’incartades très libres. Le morceau résonne comme un rituel envoûtant

C’est en duo et sur un rythme très lent que clarinette et piano débutent Mousson. Contrebasse, batterie et trompette les rejoignent en toute quiétude. La clarinette s’envole très vite dans un chorus au climat onirique puis Olivier Laisney le rejoint et entame un solo de trompette à la sonorité tranchante. La trame musicale sculpte un climat très cinématographique.

Louis Sclavis portraitLa clarinette basse introduit ensuite le thème A Night in Kali Temple au-dessus des lignes de contrebasse que sculpte Sarah Murcia sur le manche de son instrument. S’installe alors une atmosphère nostalgique. Aucun effet, juste la sonorité très pure de la clarinette et les notes boisées de la contrebasse. Ils sont rejoint par la trompette et le piano dont le chorus inspiré est brodé d’accents poétiques. Pour finir, la mélodie est reprise par le quintet sur un mode empreint de sérénité.

Le climat s’assombrit avec Madras Song sur lequel la clarinette audacieuse et très libre cultive l’étrange et l’insolite. Elle dialogue avec la trompette à la sonorité ronde alors que la section rythmique impulse un climat percussif. L’improvisation de piano met en évidence la profondeur de sa sonorité et la solide technique de Benjamin Moussay qui, sur son clavier, combine romantisme et transe hypnotique.

Gange… le piano seul distille des notes clairsemées sur lesquelles se greffe le phrasé tellurique de la contrebasse. Tous deux modèlent des images dont la profondeur s’accentue avec l’intervention des vents à l’unisson. La musique stimule l’imagination de l’audit.eu.rice.

Changement d’atmosphère avec Long Train. Le groupe entame une ligne mélodique évoquant un train filant à grande vitesse puis la clarinette basse énergique intervient et fait alterner tension et fluidité, soubresauts et caresses. Après un retour en quintet, le piano improvise et se profile tel un sorcier des touches. La trompette lui répond et son chorus permet de saisir la plénitude et les variations de son jeu. Le climat se fait dense. Avant la conclusion en quintet, Christophe Lavergne offre un solo de batterie maîtrisé et éblouissant.

Sur Short Train on note la présence du violoniste Dominique Pifarelly, co-auteur avec Louis Sclavis de ce court morceau. Archet de contrebasse, clarinette basse et trompette s’expriment dans un style aux accents baroques.

L’album se termine avec Montée au K2 dont le thème est exposé à l’unisson par la clarinette basse et la trompette soutenues par la section rythmique. Le morceau évoque une procession musicale dont les couleurs empruntent à l’univers de Mingus. Tout au long de son solo, la contrebasse chante avec vigueur. Pour finir, le groupe reprend son propos martial et stimulé par le martèlement de la batterie, le cortège musical termine son ascension.

Pour écouter live le répertoire de l’album « India » et retrouver Louis Sclavis quintet en concert, rendez-vous le 15 octobre 2025, à la Maison-Galerie 19Paul Fort, 19 rue Paul Fort à Paris (75014).

« Célébration » par Sébastien Texier & Christophe Marguet 4tet

« Célébration » par Sébastien Texier & Christophe Marguet 4tet

Sur leur nouvel album « Célébration » Sébastien Texier et Christophe Marguet reviennent avec leurs fidèles compagnons, Manu Codjia et François Thuillier. Dans la continuité du précédent opus, « We Celebrate Freedom Fighters ! », le quartet évoque des moments marquants de l’histoire de l’humanité. Les dix compositions entonnent un hymne musical enflammé et coloré… et le miracle advient, la musique résonne comme un souffle d’espoir.

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Tom Bourgeois signe « Lili »

Tom Bourgeois signe « Lili »

Avec « Lili », Tom Bourgeois rend un hommage sensible et poétique à la compositrice Lili Boulanger. A la tête de son quartet, et avec ses invités, Vincent Courtois et Veronika Harcsa, le clarinettiste, saxophoniste et compositeur tisse des instants musicaux chargés d’émotion et de lyrisme L’album distille un jazz de chambre, véritable délice de délicatesse et de douceur.

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« African Rhapsody » de Leïla Olivesi

« African Rhapsody » de Leïla Olivesi

Avec son nouvel album « African Rhapsody », la pianiste Leïla Olivesi rend un hommage solaire à l’Afrique de ses origines. Cet opus confirme les talents de la compositrice. Un puissant chant d’amour inspiré par les plus grandes pages de la poésie de la négritude (Senghor, Césaire). Un monde imaginaire comme un voyage lyrique et coloré.Avec son nouvel album « African Rhapsody », la pianiste Leïla Olivesi rend un hommage solaire à l’Afrique de ses origines. Cet opus confirme les talents de la compositrice. Un puissant chant d’amour inspiré par les plus grandes pages de la poésie de la négritude (Senghor, Césaire). Un monde imaginaire comme un voyage lyrique et coloré.

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« Open Up Your Senses », premier album de Tyreek McDole

« Open Up Your Senses », premier album de Tyreek McDole

Une voix hors du commun, un projet musical irrésistible

​Nouvelle signature chez Artwork Records/[PIAS], le chanteur Tyreek McDole dévoile « Open Up Your Senses », son premier album. Très bien entouré, le jeune artiste inscrit son propos dans la grande tradition du jazz. L’oreille est envoûtée par cette voix hors du commun. Un projet musical élégant auquel il est difficile de résister.

Visuel de l'album Open Up Your Senses de Tyreek McDole_"Open Up Your Senses", premier album de Tyreek McDoleAnnoncé pour le 06 juin 2025, l’album « Open Up Your Senses » (Artwork Records/[PIAS]) annonce la venue d’une nouvelle « grande voix » dans le monde du jazz, celle de Tyreek McDole. De sa voix de baryton, le chanteur de 25 ans marque de son sceau les treize pistes de son premier opus qui devrait recevoir un accueil chaleureux de la part du public et des programmateurs.

« Open Up Your Senses »… avec fougue et élégance, inspiration et subtilité, Tyreek McDole rend hommage à la tradition sans oublier d’innover.

Tyreek McDole

À seulement 25 ans, le chanteur haïtien-américain Tyreek McDole s’impose sans conteste comme un acteur incontournable de la nouvelle scène du jazz vocal international.

Après des débuts à la trompette puis aux percussions classiques, le jeune Tyreek McDole fait ses débuts vocaux lors du concours national Essentially Ellington du Jazz at Lincoln Center en 2018 où il obtient le prestigieux prix Outstanding Vocalist Award, en présence de Wynton Marsalis. Après avoir intégré le conservatoire de musique d’Oberlin, sous la direction de LaTanya Hall, Gary Bartz, Gerald Cannon, Eddie Henderson, Billy Hart, Dan Wall, Sullivan Fortner et Weedie Braimah, il en est sort diplômé en jazz.

"Open Up Your Senses", premier album de Tyreek McDole_Tyreek McDoleEn 2023, alors qu’il ne pratique le jazz que depuis 5 ans, il remporté la récompense de la très prestigieuse « Sarah Vaughan International Jazz Vocal Competition » devant le public et un jury qui compte Christian McBride, bassiste multi-primé aux Grammy Awards et conseiller en jazz du New Jersey Performing Arts Center de (NJPAC) de Newark, dans le New Jersey et Al Pryor, producteur et consultant A&R (Artists and Repertoire), trois fois lauréat d’un Grammy Award. Ainsi, après le chanteur américain originaire de Chicago, G. Thomas Allen, récompensé en 2021, Tyreek McDole est devenu l’un des deux seuls chanteurs masculins à avoir obtenu cet honneur en 12 ans d’histoire du concours.

Avec des racines solidement ancrées dans le riche terreau musical des Caraïbes, de New York, de la Floride et au-delà, Tyreek McDole a ensorcelé l’effervescente scène new-yorkaise de sa voix de baryton qui n’est pas sans évoquer celle de Grégory Porter, Andy Bey ou Johnny (John Maurice) Hartman.

Alors que le journaliste Will Friedwald le qualifie de « leader de sa génération », le DJ Gilles Peterson, directeur de label, animateur sur la BBC depuis plus de 25 ans et promoteur du mouvement acid-jazz dit combien pour lui il est « est rafraîchissant d’entendre une nouvelle voix, si clairement ancrée dans la tradition, mais qui la fait avancer avec une énergie aussi forte ».

« Open Up Your Senses » (Artwork Records/[PIAS])

Sorti en France pour le 06 juin 2025, « Open Up Your Senses » (Artwork Records/[PIAS]) présente un jazz spirituel qui mêle tradition et innovation. Le projet témoigne d’une réelle profondeur artistique. Si l’album donne une nouvelle vie à des standards de jazz, il puise aussi dans les racines haïtiennes du chanteur Tyreek McDole qui inscrit aussi son propos dans la tradition du blues.

Sur son premier album, le jeune leader s’est entouré de Dylan Band (saxophone soprano), Logan Butler (guitare électrique), Caelan Cardello (piano, Rhodes, arrangements), Rodney Whitaker (basse), Justin Faulkner (batterie), Michael Cruse (trompette), Tomoki Sanders (saxophone ténor & percussions), Sullivan Fortner (orgue Hammond B3), Emmanuel Michael (guitare) et Weedie Braimah (djembé).

Au fil des titres

L’album ouvre avec The Backward Step, une composition du trompettiste Nicholas Payton dont Tyreek McDole propose une interprétation méditative. Sa performance quasi incantatoire est accompagnée par le souffle aérien du soprano de Dylan Band, la prestation inspirée de la guitare de Logan Butler et par le jeu expressif du batteur Justin Faulkner. Après ces vibrations fougueuses, le chanteur entame The Umbrella Man, un standard de jazz souvent joué par Dizzy Gillespie. Sur un rythme enlevé, le chant du leader se fait ludique, le timbre profond de sa voix croise les notes de la trompette qui swingue, du ténor qui improvise avec lyrisme et du piano qui répond avec aplomb. Le morceau déborde d’un swing festif et entraînant. Un vrai régal !

Le répertoire se poursuit avec The Creator Has a Master Plan, une composition (1969) du saxophoniste Pharoah Sanders chantée alors par Leon Thomas. Tyreek McDole en donne une version poignante chargée de spiritualité qui s’élève comme une offrande faite au Créateur. A ses côtés, le saxophoniste ténor Tomoki Sanders, fils du légendaire Pharoah. Le saxophoniste répond avec ardeur au chanteur par de superbes envolées sur son instrument dont la sonorité écorchée navigue entre aigus perçants et grave rauques. Une incantation touchante chargée d’émotions. Il reste à souhaiter que le Créateur réponde en offrant sur la terre, paix et bonheur à chacun.e.

Changement de registre avec le thème de Thelonious Monk, Ugly Beauty sur des paroles de Mike Ferro. En duo avec le pianiste Kenny Barron, Tyreek Mc Dole propose une version paisible. Un léger vibrato teinte sa voix de baryton qui se pose avec chaleur sur les notes égrenées délicatement par le piano.

Place ensuite à une première version du titre The Sun Song de Leon Thomas. Riff de basse, nappes de l’orgue Hammond, soufflants qui donnent la réplique à la voix chaleureuse du chanteur. La guitare électrique pose avec humour des phrases sinueuses jalonnées de distorsions. Dans ce climat soul on se prend à espérer des lendemains ensoleillés.

A l’écoute de Somalia Rose, composition d’Allyn Johnson, l’oreille prend la mesure de la tessiture étendue de la voix du chanteur et de la puissance qu’il développe. On est conquis par le solo du guitariste qui use à bon escient de tous les effets de son instrument. Un moment précieux. Tyreek McDole plonge ensuite dans ses racines haïtiennes. En duo avec le maître percussionniste Weedie Braimah, il interprète Wongo Wale, un chant traditionnel haïtien dont il donne une version envoûtante.

Advient alors Won’t You Open Up Your Senses, composition du pianiste Horace Silver. Le morceau éponyme du titre de l’opus en est aussi un moment essentiel. Dans un climat funky, la ligne de basse impose son tempo au thème soutenu par le Rhodes dont le chorus irradie une douce lumière. Le ténor développe quant à lui un chorus aux accents rugueux. Profonde et déterminée, la voix du chanteur impose son propos. La musique transporte l’oreille dans une sphère musicale ascensionnelle. Un moment de grâce.

Tyreek McDole revient à l’univers des standards avec une interprétation pleine de tendresse et de sensualité du thème de Jerry Livingston, Under a Blanket of Blue. Un espace musical dont le climat sensible rend hommage à Ella Fitzgerald et Louis Armstrong. Par sa délicatesse et son subtil soutien rythmique, le jeu du pianiste contribue pour beaucoup à créer une ambiance intimiste.

Plus loin, la voix profonde et sensuelle du chanteur fait mouche sur Love is A Four-Letter Word, un autre morceau de Nicholas Payton. Tyreek McDole se fait romantique au-dessus du riff « rhythm and blues » joué par la section rythmique, les cuivres et la guitare. Un moment court mais savoureux.

Sur Everyday I Have the Blues, Tyreek McDole démontre son talent de bluesman. Ce blues légendaire souvent repris par Memphis Slim a aussi contribué au succès du Count Basie Orchestra avec le chanteur Joe Williams. Avec intensité et une grande conviction, Tyreek McDole insuffle un swing énergique au morceau. Son scat audacieux et le chorus du ténor éblouissent par leur vigueur et leur expressivité. On est tenté d’écouter encore et encore cette plage musicale enchanteresse.

Le disque se termine avec une seconde version très courte de The Sun Song où les instruments se retrouvent comme pour inviter les auditeurs à les suivre encore et encore… et à remettre l’album sur la platine. Et ça fonctionne !

Pour vibrer sans réserve à la musique de Tyreek McDole, plusieurs rendez-vous se profilent en France. Les 03, 04 et 05 juillet 2025 pour 6 sets à Paris au Ducs des Lombards, le 06 juillet 2025 à Chantilly au TSFJAZZ Chantilly Festival, le 24 juillet 2025 à 21h sous le chapiteau du festival Jazz In Marciac, le 27 juillet 2025 à 22h30 dans le cadre de la soirée Jazz à la Plage du Andernos Jazz Festival à Andernos-les-Bains, le 28 juillet 2025 à 21h30, place de l’Équerre à Toulon dans le cadre de Jazz à Toulon et après l’été, le 16 octobre 2025, à Paris, au New Morning.

« Célébration » par Sébastien Texier & Christophe Marguet 4tet

« Célébration » par Sébastien Texier & Christophe Marguet 4tet

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