Jazz à Vienne 2021 dévoile les derniers noms

Jazz à Vienne 2021 dévoile les derniers noms

… au final, 18 soirées et 8 Cartes Blanches

Avec l’annonce de quatre nouvelles soirées du Théâtre Antique, le festival « Jazz à Vienne » dévoile les derniers noms de son affiche désormais complète. Au final, la programmation a de quoi réjouir un large public autour de cette édition anniversaire prévue du 23 juin au 10 juillet 2021.

Jazz à Vienne 2021 dévoileAprès avoir révélé début avril 2021 la programmation de 14 soirées sur les 18 soirées de la 40ème édition du festival Jazz à Vienne, le 27 avril, les organisateurs dévoilent les noms des artistes programmés durant les 4 autre nuits : une soirée New Generation le 24 juin 2021, une soirée Brésil le 26 juin 2021, une soirée Funk le 03 juillet 2021 et la venue du Jazz at Lincoln Center Orchestra avec Wynton Marsalis précédé du Belmondo Quintet le 08 juillet.

Certes les soirées se tiendront en configuration assise avec une jauge réduite mais l’essentiel réside vraiment dans le fait que le festival ait lieu.

A n’en pas douter, le public l’a compris et est déjà au rendez-vous. En effet, 57 jours avant le début du festival, les Pass 7 soirées sont épuisés et la soirée du 28 juin avec Ibrahim Maalouf & Erik Truffaz du 28 juin est déjà complète. Des places sont encore disponibles pour le deuxième concert d’Ibrahim Maalouf & Laurent Bardainne le 27 juin. La billetterie est ouverte pour les autres soirées de la 40ème édition de Jazz à Vienne parmi lesquelles les quatre nouvelles soirées à découvrir ci-après.

24 juin 2021

Pour cette soirée New Generation, la scène du Théâtre Antique accueille trois groupes.

Le pianiste Gauthier Toux, Lauréat Talent Adami Jazz 2021 et son groupe For A Word composé de la chanteuse Léa Maria Fries, du batteur Valentin Lietchi et du bassiste Julien Herné invitent Nils Petter Molvaer. Ensemble, ils présentent un projet créé à partir de compositions de Gauthier Toux. Un live inédit qui réunit générations de la scène européenne, l’une pionnière d’une exploration musicale intransigeante, l’autre son héritière.

Le pianiste Tigran Hamasyan n’a eu cesse de renouveler ses sources d’inspirations et d’enrichir son monde intérieur de nouvelles couleurs. Lors de ce concert, il propose au public de Vienne un concert inédit où il présente pour la première fois sur scène, son dernier album « The Call Within ». A la tête de son trio, il sera entouré de Marc Karapetian (basse) et Arthur Hnatek (batterie).

Depuis sa création, au milieu des années 2000, le Portico Quartet a proposé une musique en constante évolution. Le groupe londonien fait partie de ces groupes inclassables qui séduit autant qu’il étonne. Leur nouvel album « Terrain » annoncé pour mai 2021, se déroule en trois mouvements et propose une méditation sur les temps actuels. Ambiances à savourer entre musique électronique et minimalisme américain.

26 juin 2021

Au Théâtre Antique, la Soirée Brésil se déroule en deux parties.Jazz à Vienne 2021 dévoile Luca SanttanaJazz à Vienne 2021 dévoile Seu Jorge & Rogê

Amis de longue date, Seu Jorge & Rogê font partie de ces grands noms de la MPB (Música Popular Brasileira). Leur premier passage en duo sur la scène du Théâtre Antique devrait permettre au public de les découvrir.

Pour sa Carte Blanche, le brésilien Lucas Santtana invite le chanteur et guitariste João Selva installé à Lyon et le saxophoniste français Baptiste Herbin dont le Brésil est devenu la terre d’adoption. Avec le neveu de Tom Zé et héritier du mouvement tropicaliste, la soirée promet des moments riches en surprises.

03 juillet 2021

Pour la Soirée Funk, deux stars du style se partagent la scène du Théâtre AntiqueJazz à Vienne 2021 dévoile Martha High.Jazz à Vienne 2021 dévoile Maceo Parker

Après 1991, 1995, 2005 et 2015, l’inaltérable Maceo Parker n’en est pas à sa première venue à Jazz Vienne. Avec son saxophone, il va une fois de plus célébrer la musique qu’il aime et pratique avec fougue et talent, celle dont la soirée porte le nom la soirée, le Funk.

C’est à celle qui fut la choriste de James Brown avant de trouver sa propre voie et de devenir la déesse de la soul que revient l’honneur d’ouvrir la soirée… Marta High, avec à ses côtés, le trio Soul Cookers.

08 juillet 2021

Format en deux parties pour cette soirée où vont se succéder un quintet et un big band.

Jazz à Vienne 2021 dévoile Wynton MarsalisJazz à Vienne 2021 dévoile Belmondo QuintetDepuis 1981 où le public de Jazz à Vienne l’a découvert aux côtés de Herbie Hancock, Ron Carter et Tony Williams, on compte plus le nombre de fois où le trompettiste Wynton Marsalis a embouché sa trompette sur la scène principale de Jazz à Vienne. À bientôt 59 ans, il continue à porter haut le flambeau de la musique qu’il défend tout autour du globe et ce soir là, face aux gradins du Théâtre de Vienne et à Notre Dame de Pipet, il est annoncé avec son légendaire Jazz at Lincoln Center Orchestra.

La première partie de soirée est assurée par le Belmondo Quintet qui réunit autour de Lionel Belmondo(saxophones ténor et soprano, flûte) et Stéphane Belmondo (trompette, bugle) le pianiste Eric Légnini, le contrebassiste Sylvain Romano et le batteur Tony Rabeson. En mars 2021, le quintet a fait son retour dans les bacs de disques avec leur cinquième opus intitulé « Brotherhood ». Il y a fort à parier que le public de Vienne apprécie le répertoire de ce nouvel album fort inspiré.

En définitive, si la situation sanitaire ne se dégrade pas, Jazz à Vienne 2021 propose 18 soirées avec 8 cartes blanches. Pour plus de précision, l’intégralité de la programmation du festival est à consulter ICI.

Jazz à Vienne 2023 – Affiche & Premiers noms

Jazz à Vienne 2023 – Affiche & Premiers noms

Le 16 novembre 2022, les organisateurs du Festival « Jazz à Vienne » ont dévoilé l’affiche de l’édition 2023 proposée par la dessinatrice Pénélope Bagieu. Ils ont aussi annoncé la Création Jeune Public qui se déroulera les 26 et 27 juin 2023 avec Marion Rampal. En attendant le 16 mars 2023, date d’annonce officielle de la programmation de « Jazz à Vienne 2023 », les concerts de cinq soirées sont déjà annoncés. De sérieuses promesses de réjouissances musicales en perspective !

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D. Linx, G. de Chassy et M. Pastorino – « On Shoulders We Stand »

D. Linx, G. de Chassy et M. Pastorino – « On Shoulders We Stand »

Sur l’album « On Shoulders We Stand », le chanteur David Linx, le pianiste Guillaume de Chassy et le clarinettiste Matteo Pastorino proposent un voyage musical entre jazz et classique. Guillaume de Chassy a retranscrit des thèmes de pièces classiques sur lesquelles David Linx a écrit des paroles. Un album enchanteur où poésie, sobriété et raffinement s’entrelacent avec bonheur. Une réussite absolue !

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Ellinoa & Wanderlust Orchestra – « Ville Totale »

Ellinoa & Wanderlust Orchestra – « Ville Totale »

« Ville Totale » marque le retour discographique de la compositrice vocaliste et cheffe d’orchestre Ellinoa et son Wanderlust Orchestra. Un voyage musical incantatoire qui imagine les retrouvailles entre l’Homme et la Nature. Une exploration musicale où poésie et narration, jazz, pop et musiques contemporaine allient leurs textures au sein d’une riche palette sonore. Une fable écologique et dystopique qui évolue entre énergie et délicatesse.

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Clin d’œil à Isfar Sarabski & « Planet »

Clin d’œil à Isfar Sarabski & « Planet »

Savant mélange d’énergie et d’émotions

Le pianiste, compositeur et arrangeur, Isfar Sarabski présente son album « Planet ». A la tête d’un trio piano-basse-batterie, le musicien virtuose s’entoure aussi sur certains titres d’un orchestre à cordes. Il propose une musique qui crée des ponts entre jazz, mugham et musique classique. Quelques moments chargés d’émotion parsèment cet album détonnant d’énergie.

couverture de l'album Planet du pianiste Isfar SarabskiVirtuose du clavier, le pianiste Isfar Sarabski est venu au jazz après une solide formation classique. Sur son album « Planet » à sortir le 30 avril 2021 chez Warner Music, il a réuni à ses côtés le pianiste Alan Hampton et le batteur Mark Guiliana.

Propulsé par cette rythmique détonante, il déploie une grande énergie sur son clavier et jongle avec les octaves. Par bonheur, quelques moments sensibles constituent d’appréciables parenthèses de calme qui tempèrent la fougueuse effervescence du pianiste.

Isfar Sarabski

Né en 1989 à Bakou (Azerbaïdjan), Isfar Sarabski débute la pratique du piano vers l’âge de 3 ans. En 2007, il intègre la Bulbul Music School puis l’Académie de musique de Bakou dans la classe de piano de Farhad Badalbeyli. De cet enseignement il apprend la rigueur de l’univers du monde classique. Il bénéficie ensuite d’une bourse accordée par le Président de son pays et est nommé artiste honoraire de l’Azerbaïdjan. Ainsi, à 16 ans, le pianiste Isfar Sarabski est déjà un jeune espoir prometteur qui se produit dans son pays mais aussi en Norvège et en Russie.

Rien de très étonnant, car la musique est en quelque sorte inscrite dans l’ADN de cet artiste issu d’une famille de musiciens. Il est en effet l’arrière-petit-fils d’Huseyngulu Sarabski, pionnier musical et immense star du monde musulman, chanteur (ténor) d’opéra, acteur et auteur de pièces de théâtre. Le jeune Isfar Sarabski grandit par ailleurs au milieu de la collection des vinyles de son père qui « … étaient littéralement [s]es jouets ».

“Je suis fasciné par les grands vinyles noirs… Je me souviens précisément de ce que j’ai ressenti la première fois que j’ai entendu les disques de Dizzy Gillespie ou les enregistrements des œuvres de Bach et de Chopin. A la première écoute j’ai senti qu‘il fallait que j’aille plus loin“. Isfar Sarabski

Isfar Sarabski

Isfar Sarabski©Peter Hönnemann

Ils ont contribué à sa culture et son esprit d’ouverture en direction du jazz, de l’opéra ou du mugham, ce genre musical traditionnel et savant de la musique azérie qui laisse une place prépondérante à l’improvisation. Il s’intéresse aussi aux chansons des artistes de sa génération tels que Jennifer Lopez, Christina Aguilera, Benny Benassi.

A l’issue de ses études au Berklee College of Music de Boston, Isfar Sarabski se présente à la Compétition de Piano Solo du 43ème Montreux Jazz Festival. Le 18 juillet 2009, il remporte le premier prix (ex æquo avec Beka Gochiashvili) et impressionne le jury par son interprétation phénoménale des compositions de Bill Evans. C’est d’ailleurs à cette occasion qu’il rencontre Quincy Jones, qui, depuis, ne tarit pas d‘éloges sur ce jeune prodige. L’année suivante, il reçoit le prix d’État de Zirva.

En 2011, le pianiste forme et dirige son propre trio avec les musiciens moscovites Alexander Mashin à la batterie et Makar Novikov à la basse. Avec eux, Isfar Sarabski se produit dans de nombreux festivals et salles de concert en Amérique du Nord, à l’Apollo Theatre de New York et dans de nombreux clubs de jazz en Europe, au club Ronnie Scott de Londres, au Duc des Lombards à Paris (en 2013) et à Paris en 2015 pour l’International Day of Jazz. Après 2016 joue au sein du groupe de Dhafer Youssef et tourne avec lui sur son projet « Birds Requiem » puis « Diwan Of Beauty And Odd » en Europe et en Océanie.

Fasciné par le monde de l’électro, Isfar Sarabski se rapproche des groupes phares de la scène électronique de Bakou et son intérêt pour la musique électrique se confirme puisqu’un album électro est aussi annoncé pour l’année 2021 après la sortie de son album « Planet » (Warner) dont la sortie est attendue pour le 30 avril 2021.

Au fil des pistes de « Planet »

Déjà vu ouvre l’album sur des arpèges pseudo classiques vite teintés d’une pointe de beat rock qui évolue en un air de jazz porté par le trio cinématique auquel s’allie l’énergique Main Stream Strings Ensemble dirigé par Lev Trofimov. Sur Limping Stranger, le trio ménage une accalmie dans le tempo et la puissance de son. La contrebasse et le piano font dialoguer leurs nostalgies respectives alors que la batterie les encourage et dynamise leurs échanges.

Swan Lake est le seul titre du répertoire qui n’est pas composé par Isfar Sarabski. En effet le pianiste et le trio livrent une version interprétée librement et peu commune du Lac des Cygnes de Tchaikovsky que le pianiste et son trio interprètent en 7/8 au lieu du 4/4 habituel, et avec une fougue qui peut en surprendre, voire en déranger plus d’un.e. Avec les cordes, Prelude verse ensuite son content de larmes et pourrait prétendre s’inscrire dans la B.O. d’un film romantique.

Transit advient alors avec plus de vigueur, les cordes passent à l’arrière-plan alors que batterie et piano s’octroient l’avant-scène et font alterner césures et reprises pêchues jusqu’à l’acmé final échevelé et haut en couleurs. Entre temps, le trio s’amuse et utilise le thème comme un terrain de jeu qu’il devienne musique d’ambiance ou serve de tremplin à leurs exploits. Plus loin, un lancinant leitmotiv repris dans les graves du clavier appelle le târ (luth d’Azerbaïdjan) de Shahriyar Imanovqui transfigure The Edge en une plainte dont les accents sont portés par la puissance des cordes. Le répertoire se poursuit avec une première version du titre Planet, un long solo de sept minutes où le leader expose sans retenue tout son savoir-faire sur le clavier.

Plus tard, G-Man condense toutes les influences du leader. Le morceau débute dans un idiome qui emprunte beaucoup au classique puis, porté par la rythmique, le tempo se fait plus rock et le trio balance du gros son. Un jazz qui fait taper du pied, osciller la tête en rythme et pourrait inviter le public à taper dans ses mains. Après cela, nul n’est censé ignorer que le pianiste maîtrise tous les styles dont il se réclame et qu’il exécute dans les grandes dimensions. Un morceau qui devrait soulever l’enthousiasme des foules !

Sur Novruz revient le târ et les cordes. Après un début énergique où le Baku Strings Quartet est aussi de la partie, le trio fait alterner souplesse et véhémence, jazz et influences traditionnelles azéries. Une fort belle manière d’évoquer Novruz, cette fête de la terre, de la lumière, du renouveau de la nature, cette date du 21 mars qui célèbre le printemps, ce novruz inscrit depuis 2009 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture. On imagine sans peine la liesse, les tables garnies de mets et les sauts de tous au-dessus des feux.

Une version orchestrale de Planet conclut l’opus. Dynamique et emphatique, elle emprunte ses codes à la B.O. d’un film, celui d’un pianiste venu d’Azerbaïdjan pour conquérir le jazz… ce qu’il a réussi avec brio d’ailleurs.

Jazz à Vienne 2023 – Affiche & Premiers noms

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Le 16 novembre 2022, les organisateurs du Festival « Jazz à Vienne » ont dévoilé l’affiche de l’édition 2023 proposée par la dessinatrice Pénélope Bagieu. Ils ont aussi annoncé la Création Jeune Public qui se déroulera les 26 et 27 juin 2023 avec Marion Rampal. En attendant le 16 mars 2023, date d’annonce officielle de la programmation de « Jazz à Vienne 2023 », les concerts de cinq soirées sont déjà annoncés. De sérieuses promesses de réjouissances musicales en perspective !

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D. Linx, G. de Chassy et M. Pastorino – « On Shoulders We Stand »

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Ellinoa & Wanderlust Orchestra – « Ville Totale »

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« Bigre ! » & Célia Kameni… Nos Fontaines de Trevi

« Bigre ! » & Célia Kameni… Nos Fontaines de Trevi

La lumière… c’est la vie !

L’aventure musicale de « Bigre ! » et Célia Kaméni se poursuit avec « Nos Fontaines de Trevi » en direction de l’Italie. Le big band et la chanteuse invitent à une escapade romaine vers le soleil. On fait le plein d’énergie et on se prépare à jeter une pièce dans la fontaine. ça fonctionne… la lumière … c’est la vie !

Nos fontaines de Trevi par Bigre ! & Célia KaméniAprès L’Étoile Filante, le big band « Bigre ! » présente son nouveau single, Nos Fontaines de Trevi en amont de la sortie de son prochain opus… « Tumultes » ! Cette fois, les musiciens et la chanteuse invitent à les suivre à Rome, à les rejoindre autour de la Fontaine de Trevi.

On embarque avec eux dans cette équipée italienne. On voyage à la vitesse de la lumière vers l’eau pure de la fontaine. Nos Fontaines de Trevi, une expédition vers le sud, vers le soleil, un rêve d’amour malgré les nuages annonciateurs du pire. Et si on jetait une pièce dans l’eau claire de la fontaine pour appeler le bonheur !

Mise en place parfaite, inflexions magiques de la voix de Célia Kaméni, énergie lumineuse de « Bigre ! »… la lumière c’est le jour, c’est le chaud, c’est la vie.

La captation du titre par Burno Belleudy, Melle Dou et Thomas Stioui permet de retrouver tous les musiciens de Bigre ! et Célia Kaméni réunis pour interpréter Nos Fontaines de Trevi, sur une musique de Félicien Bouchot et des paroles de David Suissa. Un single enregistré par Stéphane Piot, mixé et masterisé par Alfonso Peña.

Avec Célia Kaméni (voix), Pierre Desassis, Julien Chignier, Thibaut Fontana, Romain Cuoq, Fred Gardette (saxophones), Vincent Labarre, Rémi Gaudillat, Thomas Le Roux, Aurelien Joly (trompettes), Jean Crozat, Loïc Bachevillier, Sylvain Thomas, Sébastien Chetail (trombones), Francis Larue (guitare), OlivierTruchot (claviers), Nicolas Frache (basse), Wendlavim Zabsonre (batterie), Jonathan Volson, Jorge Mario Vargas, Isel Rasua (percussions)

Jazz à Vienne 2023 – Affiche & Premiers noms

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Le 16 novembre 2022, les organisateurs du Festival « Jazz à Vienne » ont dévoilé l’affiche de l’édition 2023 proposée par la dessinatrice Pénélope Bagieu. Ils ont aussi annoncé la Création Jeune Public qui se déroulera les 26 et 27 juin 2023 avec Marion Rampal. En attendant le 16 mars 2023, date d’annonce officielle de la programmation de « Jazz à Vienne 2023 », les concerts de cinq soirées sont déjà annoncés. De sérieuses promesses de réjouissances musicales en perspective !

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D. Linx, G. de Chassy et M. Pastorino – « On Shoulders We Stand »

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Sur l’album « On Shoulders We Stand », le chanteur David Linx, le pianiste Guillaume de Chassy et le clarinettiste Matteo Pastorino proposent un voyage musical entre jazz et classique. Guillaume de Chassy a retranscrit des thèmes de pièces classiques sur lesquelles David Linx a écrit des paroles. Un album enchanteur où poésie, sobriété et raffinement s’entrelacent avec bonheur. Une réussite absolue !

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Ellinoa & Wanderlust Orchestra – « Ville Totale »

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Avishai Cohen dévoile « Two Roses »

Avishai Cohen dévoile « Two Roses »

Fusion entre jazz et monde symphonique

Sur « Two Roses », le contrebassiste Avishai Cohen livre un nouvel album. Entouré de son trio jazz et de l’Orchestre Symphonique de Göteborg dirigé par Alexander Hanson, le musicien fusionne jazz et musique symphonique. La puissance orchestrale enrichit la palette de couleurs de ses compositions. Tel un citoyen du monde, le leader réalise avec ce disque le projet d’une vie et célèbre celle qu’il envisage comme sa véritable patrie, la Musique.

visuel de l'album Two Roses du contrebassiste Avishai CohenAprès « Arvoles » sorti en 2019, le compositeur et contrebassiste Avishai Cohen dévoile son nouveau projet, « Two Roses ». Accompagné par l’Orchestre Symphonique de Göteborg dirigé par Alexander Hanson et à la tête de son trio jazz composé du batteur new-yorkais Mark Guiliana et du pianiste azrbaïdjanais Elchin Shirinov, le leader pose sa voix au timbre si reconnaissable sur quelques titres.

Sorti 16 avril 2021, l’album « Two Roses » (Naive/Believe) allie la dynamique du jazz où l’improvisation tient une grande part et l’expression symphonique qui restitue l’écriture de ses partitions.

Avishai Cohen décrit son album symphonique comme le « projet d’une vie ». Pour lui, « Jouer et chanter sa musique avec un orchestre symphonique, c’est une chose à part, c’est une expérience aussi forte que particulière ». Projet ambitieux et abouti, « Two Roses » restitue en effet un bel équilibre entre la puissance de l’orchestre symphonique, la dynamique du jazz et la voix du leader.

Avishai Cohen

L’histoire d’Avishai Cohen peut se résumer en quelques lignes… il immigre de son Israël natif à New York à l’âge de vingt-deux ans et intègre le trio de Chick Corea avec lequel il enregistre. Dans les années 90 et 19 albums plus tard, le contrebassiste Avishai Cohen est mondialement connu pour ses propres compositions dans lesquelles se croisent les influences du jazz, celles issues de son héritage séfarade, ashkénaze ou yéménite.

Dans le milieu du jazz, nombre de musiciens aspirent à faire un disque avec un orchestre symphonique mais peu d’entre eux transforment le projet en réalité et par ailleurs, parmi ceux-là, tous ne réalisent pas un album abouti. Par sa capacité à composer des mélodies enracinées dans la mémoire collective, à présenter ses compositions sur les scènes internationales face à des publics enthousiastes, Avishai Cohen dispose de tous les atouts pour réussir ce projet ambitieux.

En 2013, sur son album « Almah », avec le pianiste Nitay Hershkovits et le batteur Ofri Nehemya, Avishai Cohen s’est exprimé avec un quartet de cordes et un hautbois. En 2016, le contrebassiste joue avec un orchestre symphonique lors de son concert « An Evening with Avishai Cohen » à la Philharmonie de Paris. Le musicien poursuit sa démarche et, avec son trio jazz composé de Mark Guiliana (batterie) et Elchin Shirinov (piano) et accompagné par l’Orchestre Symphonique de Göteborg dirigé par Alexander Hanson, il enregistre son nouvel opus, « Two Roses » qui porte le nom d’un morceau déjà gravé sur « Seven Seas » (2011). Le musicien qualifie son nouveau projet comme l’aboutissement de son cheminement.

« … Quand on écoute ce disque, on a la sensation d’être plongé dans un voyage, d’entrer dans mon monde, d’une manière plus profonde et plus dense » souligne Avishai Cohen.

« Two Roses »

Parmi les douze plages de l’album « Two Roses » (Naive/Believe) figurent un air populaire de son pays natal qui sous le nom de Two Roses donne son nom à l’album, deux standards de jazz, trois traditionnels et six compositions du leader dont une nouvelle chanson intitulée When I’m falling. L’ensemble des titres sont arrangés par Avishai Cohen auxquels se sont associés Jonathan Keren et Robert Sadin et le leader pose voix sur la moitié du répertoire.

Un air populaire

Comme en offrande, Avishai Cohen grave la composition Shnei Shoshanim de Mordechai Ze’ira qu’il intitule Two Roses sur laquelle sa voix pose avec force son contre-chant au-dessus de la musique du trio et des envolées des cordes.

Deux standards de jazz

Avishai Cohen s’approprie deux standards de jazz par le biais d’arrangements très personnels dont témoignent les superbes versions de Nature Boy et A Child is Born.

Il délivre une version tout en retenue de Nature Boy, la ballade composée par Eden Ahbez, sur laquelle, en anglais, le chant du contrebassiste se love dans les brumes de la mélancolie feutrée que dispense l’orchestre. Transposé à l’échelle symphonique, l’arrangement en mi majeur du titre A Child Is Born remonte au tout début des années 2000, à l’époque de l’International Vamp Band, dans lequel Avishai Cohen jouait principalement … du piano. Le trio et le symphonique proposent une version angélique de la célèbre composition de Thad Jones. Bijou lyrique, l’improvisation de la contrebasse enchante les oreilles et celle du talentueux pianiste n’a rien à lui envier.

Trois traditionnels

Entendre des chansons comme Morenika ou Puncha Puncha, c’est comme regarder un film et changer d’époque, se retrouver en un temps où rien n’est pareil ». Avishai Cohen

Sur Puncha Puncha, le contrebassiste chanteur parvient à émouvoir dès les premières notes et paroles qu’il pose sur les arrangements raffinés de ce traditionnel séfarade qu’interprète l’orchestre symphonique. Le trio poursuit puis le piano au son cristallin convie à un moment jubilatoire où il apparaît très clairement que la mélodie, une fois de plus, occupe une place essentielle dans la musique du contrebassiste, une sorte de trame narratrice autour de laquelle tout s’organise.

Plus loin, c’est avec une grande conviction, qu’Avishai Cohen chante en ladino Morenika, ce traditionnel séfarade qu’il a arrangé comme le précédent avec Robert Sadin. Le répertoire continue avec Arab Medley que le contrebassiste a popularisé sur les scènes. Le symphonique porte littéralement la contrebasse d’une justesse exceptionnelle et le piano à l’improvisation inspirée. Avishai Cohen fait preuve d’un lyrisme mélodique et ses interventions laissent percevoir son attachement profond à ses racines et aux chansons traditionnelles séfarades qui s’enchaînent en boucle en boucle sur ce titre arrangé par le leader et Tscho Theissing.

Six compositions du contrebassiste

En ouverture de l’album, Almah Sleeping immerge d’emblée l’oreille dans un paysage luxuriant évocatrice des grandes épopées cinématographiques. Après une introduction dimensionnée sur mesure pour l’ensemble du symphonique, la contrebasse s’exprime avec lyrisme. Mélancolique, la musique se fait à la fois somptueuse et délicate.

Nouvelle chanson de sa plume, When I’m Falling témoigne des dernières inspirations du leader et cette mélopée très courte aux accents orientaux où Avishai Cohen chante et utilise le synthé minimoog, devrait sans nul doute intégrer la panoplie des chansons fétiches plébiscitées par le public. Arrangé par Robert Sadin, la version orchestrale de Song for my Brother résonne ensuite comme un chant d’amour que la contrebasse psalmodie avec un lyrisme chargé d’émotion.

Plus loin, c’est une version somptueuse irradiée de calme et de volupté que l’orchestre et le trio proposent du titre Emotional Storm déjà gravée sur l’album « Continuo » en 2006. On est saisi par le caractère spirituel que développe le piano au jeu lumineux et par la tempête rythmique de batterie.

Le tempo de Alon Basela qui figure dans l’album « Aurora » (2009) est bien soutenu par l’orchestre sur un arrangement de Robert Sadin. C’est avec une certaine allégresse que le contrebassiste clame les paroles et entraîne le trio et le symphonique dans une dynamique ascensionnelle et partagée. L’album se termine avec Nature Talking où Avishai Cohen citoyen du Monde rend hommage à la Nature dans ce dernier morceau dont Jonathan Keren signe un arrangement bucolique.

Avec « Two Roses », Avishai dévoile un enregistrement aux harmonies teintées d’influences méditerranéennes. Il mêle en une seule l’expression de sa contrebasse, celle de sa voix, la performance de l’orchestre symphonique et celle de son trio. L’album résonne comme la bande originale d’un film épique dont les atmosphères varient entre de superbes moments nostalgiques et d’autres marqués par d’énergiques vibrations.


Jazz à Vienne 2023 – Affiche & Premiers noms

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D. Linx, G. de Chassy et M. Pastorino – « On Shoulders We Stand »

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Francesco Geminiani signe « Red Sky, Blue Water »

Francesco Geminiani signe « Red Sky, Blue Water »

Tableaux musicaux lyriques et sensibles

Le saxophoniste ténor et compositeur Francesco Geminiani signe « Red Sky, Blue Water ». Le musicien a composé un répertoire original très dynamique qu’il présente avec un ensemble de musiciens talentueux de la scène jazz internationale. Le répertoire restitue les rythmes de la vie urbaine. Neuf tableaux musicaux aux couleurs lyriques et sensibles.

Récemment installé à Paris après sept ans passés à New York, où il a participé à la nouvelle scène du jazz contemporain, le saxophoniste ténor Francesco Geminiani présente « Red Sky, Blue Water » (Fresh Sound New Talent/Socadisc) dont la sortie est annoncée pour le 15 avril 2021. A la tête d’un quartet international, l’artiste confirme son talent d’interprète et de compositeur à travers neuf plages musicales complexes d’une modernité surprenante.

« Ce travail est inspiré par tous les lieux et personnes que j’ai rencontrées dans la dernière décennie » dit le leader de l’album, qui s’apprête à vivre la prochaine à Paris. Un album urbain, aux rythmes aussi flexibles que les journées frénétiques de la vie en ville.

Francesco Geminiani

De Vérone à Paris

Aujourd’hui basé à Paris, le saxophoniste ténor et compositeur Francesco Geminiani a suivi ses études musicales à Vérone (Italie) où il est né. Après avoir remporté plusieurs prix et son diplôme à Vérone, il s’installe en Suisse et termine ses études au “H.E.M.U. Lausanne”. Au cours de l’été 2012, il auditionne pour la prestigieuse “New School for Jazz and Contemporary Music”, où il obtient une bourse qui lui permet de s’installer à New York pour accomplir ses études de jazz et de classique. C’est alors pour lui l’occasion de s’immerger dans la scène musicale bouillonnante de la cité américaine.

En 2014, il obtient son Bachelor in arts, mention honorable. Il étudie et pratique ensuite la composition, l’orchestration et les techniques d’organisation sous la direction de guides musicaux prestigieux tels que Michael Cherry, Rudolph Palmer, Robert Sadin et Gil Goldstein. Plus tard, il forme l’ensemble de chambre « Playwood », un octet visant à créer un mélange unique de musique classique et d’improvisation. En 2015, Francesco Geminiani crée le “Colorsound trio” avec Rick Rosato à la basse et Mark Schilders à la batterie. En mars 2018, il sort chez Auand records son premier album « Colorsound », enregistré et produit à New York.

Saxophoniste ténor recherché de sa génération, Francesco Geminiani fait preuve de curiosité et explore largement styles et mélodies. Non content d’assumer son rôle de leader à la tête de sa formation, il collabore aussi avec nombre d’artistes de la scène new-yorkaise et européenne comme Arthur Hnatek, Hermon Mehari, Plume, Marta Sanchez, Alessandro Lanzoni, Arnaud Dolmen.

« Red Sky, Blue Water »

visuel de l'album red sky blue water de francesco geminianiAttendu pour le 15 avril 2021, « Red Sky, Blue Water » (Fresh Sound New Talent/Socadisc), constitue de fait le deuxième album du saxophoniste, même s’il s’agit du premier disque présenté en France. Il a été enregistré à Brooklyn en novembre 2018. Francesco Geminiani a arrangé et composé tous les titres de son nouvel opus hormis deux reprises, le standard Chelsea Bridge de Billy Strayhorn et Marina, la chanson populaire italienne de Rocco Granata. Le leader est entouré des dynamiques Manuel Schmiedel au piano, Rick Rosato à la basse et Daniel Dor à la batterie.

Pour illustrer la pochette, le musicien a fait appel à Charles Berberian qui représente pour lui, « … un artiste très sensible dont le dessin [le] touche profondément, car ses couleurs et perspectives sont proches de ce qu'[il] imagine quand [il] entends la musique ».

Au fil des plages de « Red Sky, Blue Water »

L’album ouvre avec le titre qui donne son nom à l’album. Red Sky, Blue Water déroule une ligne mélodique fluide comme l’eau bleue de la Hudson River qui coule au soleil couchant sous un ciel rougeoyant. Le ténor dialogue avec le piano puis la batterie offre un chorus intense. Dès cette première pièce, le son brut du saxophone privilégie une approche lyrique. Sur SOS, le climat se fait plus sombre alors que le quartet semble saisi par l’urgence et adopte un tempo plus rapide. Après des attaques détachées, le ténor s’enflamme et ses aigus résonnent avec force. Il stimule le pianiste dont le chorus construit avec finesse et efficacité précède une improvisation aérienne et poétique de la contrebasse.

34-38 O’Clock débute par un motif répétitif joué au piano et à la contrebasse. A la fois agile et virtuose, puissant et profond, le saxophone inscrit son jeu dans une dynamique post hard bop. Lors de son solo, le pianiste laisse cours à sa virtuosité et développe des lignes mélodiques complexes. Le répertoire se poursuit avec Shapes qui évoque l’atmosphère imaginaire qu’une cité comme New York pourrait inspirer, avec les formes acérées de ses bâtiments. Le piano et le ténor à la sonorité langoureuse dialoguent avec ferveur. Si chaque soliste fait entendre sa voix, il n’en demeure pas moins que les instrumentistes demeurent en interaction constante.

Plus loin, le propos musical complexe de Luce affirme une esthétique d’une modernité extrême. Soutenu par une section rythmique bouillonnante, le ténor au phrasé souple et au jeu incisif échange avec le piano inspiré. Sur le célèbre Chelsea Bridge, le quartet restitue le climat brumeux du célèbre pont qui surplombe la Tamise à Londres. Une atmosphère mélancolique et quasi impressionniste se dégage de l’expression du ténor exalté dont les envolées lyriques témoignent d’une grande liberté et d’une virtuosité avérée. De Londres, on est transporté à New York dans le quartier de Manhattan avec Ep1_ Tribeca Sunset. Le saxophoniste fait preuve d’une maîtrise parfaite des aigus et s’exprime de manière poignante sur cette composition onirique qui évoque les silhouettes élancées des buildings qui s’étirent vers le ciel.

Le décor change du tout au tout avec le titre suivant. En effet, le quartet propose une version rafraîchissante de la chanson populaire italienne, Marina. Le ténor adopte un style hard bop fulgurant qui laisse pantois. Le chorus enjoué du pianiste confirme sa fougue et sa virtuosité et le batteur improvise à cœur joie. L’album se termine avec Moods, une composition singulière, abstraite et mélancolique. Sur un accompagnement rythmique très libre, le ténor souffle en continu arabesques et ellipses qui se succèdent comme en suspendues au-dessus du tempo.

« Red Sky, Blue Water », un album d’une modernité saisissante à écouter avec attention pour découvrir un artiste lyrique et sensible entouré de talentueux musiciens.

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