Le 24 juin 2018 à l’Odéon de Fourvière, Babx, André Minvielle et Thomas de Pourquery offrent un réel hommage à Nougaro. Chacun convoque l’esprit et la langue de Nougaro. Un spectacle dont le format minimaliste sied à l’art de ces trois artistes qui cultivent autant le verbe que le rythme, la mélodie, l’humour et la convivialité.
Antonio Farao en résidence à l’AmphiJazz de Lyon
Un jeu de piano libre et fluide, musical et vigoureux
Du 12 au 14 janvier 2017, l’AmphiJazz de l’Opéra de Lyon accueille le pianiste italien Antonio Faraò pour la première résidence de l’année 2017. Cette affiche laisse augurer des concerts de qualité car ce pianiste est considéré comme l’une des plus belles voix pianistiques du jazz.
En effet Antonio Faraò est encensé par les plus grands pianistes tels que le célèbre Herbie Hancock qui loue « sa conception harmonique, la joie de ses rythmes, son sens du swing, la grâce et l’ingéniosité de ses lignes mélodiques d’improvisation » et le qualifie de « grand pianiste ».
Né dans une famille de musiciens, Antonio Faraò s’est d’abord essayé au vibraphone puis à la batterie avant d’apprendre le piano au Conservatoire Giuseppe Verdi. D’abord très influencé par Oscar Peterson et Errol Garner il découvre ensuite la musique de McCoyTyner, Herbie Hancock, Keith Jarret, Bill Evans, John Coltrane, Miles Davis, Charlie Parker et Thelonious Monk qui constituent autant d’influences pour sa conception musicale.
En 1997 il rejoint le quartet d’André Ceccarelli qu’il accompagne lors de nombreuses tournées. En 1998 le pianiste remporte le prestigieux concours de piano Martial Solal décerné par la ville de Paris. La même année il se fait connaître du public français avec l’album « Black inside » (Enja Records) où il joue avec Ira Coleman et Jeff “Tain” Watts. En 2000, il enregistre « Thorn » (Enja Records) avec Jack Dejohnette, Chris Potter et Drew Gress, puis « Next Stories » (Enja Records) avec Ed Howard, Gene Jackson et Pibo Marquez.
C’est ensuite « Domi » (Cristal Records) en 2011 en trio aux côtés de Darryl Hall et André Ceccarelli. En 2013, sur l’album « Evan » (Cristal Records) il s’exprime avec son american quartet composé de Jack Dejohnette, Ira Coleman et Joe Lovano. Au fur et à mesure de ses collaborations, il développe un jeu pianistique où dominent précision, sensibilité et élégance alliées à un swing efficace et des improvisations décoiffantes.
Sa notoriété internationale grandit et il joue aux côtés des plus grands, Lee Konitz, Steve Grossman, Chico Freeman, Miroslav Vitous, John Abercrombie, Dave Liebman, Benny Golson, Johnny Griffin, George Garzone, Branford Marsalis, Toots Thielemans. Il croise aussi les notes avec Didier Lookwod, Richard Galliano, Franco Ambrosetti, Enrico Rava, Daniel Humair, et Gary Bartz.
Son dernier album, « Boundaries » (Verve/Decca) remonte à 2015 où il s’exprime en quartet. Entouré du saxophoniste Maro Negri, du contrebassiste Martin Gjakonovsky et du batteur Mauro Beggio. Le jeune altiste Luigi Di Nunzio les rejoints sur certains titres. Sur cet album sa créativité explose. S’il reprend des grands standards tels Maiden Voyage de son mentor Herbie Hancock et Hand Jive de Tony Williams, il signe aussi des compositions originales très riches.
On se rappelle avoir écouté avec plaisir Antonio Faraò au festival « A Vaulx Jazz » en 2015 et au Club de Minuit la même année lors d’une soirée durant le festival « Jazz à Vienne ». On a alors apprécié son jeu lyrique et fluide, puissant et véloce. Épris de liberté et de musicalité, le pianiste sert la mélodie de son phrasé toujours raffiné. Adepte du jeu modal, il prolonge ainsi l’héritage de ses grands inspirateurs.
Lors de sa venue à L’AmphiJazz de l’Opéra de Lyon, Antonio Faraò a le loisir de développer tous les aspects de sa personnalité musicale avec certains de ses compagnons de route. Il propose trois soirées très différentes mais tout aussi tentantes l’une que l’autre avec trois personnalités de la scène du jazz européen.
- Le 12 janvier à 20h30, il se produit en trio avec le contrebassiste Heidi Kaenzig et le batteur Daniel Humair. Le trio italo-helvétique promet un spectacle où la liberté est la grande invité.
- Le 13 janvier à 20h30, Antonio Faraò invite le violoniste Didier Lockwood et convie pour l’occasion Darryl Hall à la contrebasse et Jean-Pierre Arnaud à la batterie. Énergie et vélocité au programme.
- Le 14 janvier à 20h30, le chanteur David Linx est l’invité du pianiste qui retrouve pour l’occasion le contrebassiste Martin Gjakonovski contrebasse et le batteur Guido May. A n’en pas douter, une soirée où mélodie et énergie se croisent pour des improvisations débridées.
Choisir est difficile et assister aux trois soirées devrait permettre de découvrir toutes les facettes du talent du pianiste italien Antonio Faraò.
Echo#3-Nuits de Fourvière 2018
Jazz Campus en Clunisois 2018 – La Programmation
Jazz Campus en Clunisois 2018 donne rendez-vous au public pour vivre au rythme du jazz et des musiques improvisées du 18 au 25 août. Le festival, toujours aussi vivace et ancré dans ses racines, investit Cluny et des communes de la Bourgogne Sud. Il propose un bouquet de concerts alléchants.
Nouveau clip de Madeleine Peyroux, On My Own
La chanteuse Madeleine Peyroux revient avec « Anthem », son neuvième album. Le disque produit et co-écrit avec Larry Klein est annoncé pour le 31 août 2018 chez Universal. Pour patienter on découvre le nouveau clip de Madeleine Peyroux, On My Own. Une promenade dans l’univers de la chanteuse.


Ainsi sur le disque on peut écouter quatre titres enregistrés le 25 juin 1958 avec un onztet où l’on retrouve entre autres musiciens aux côtés de Miles Davis, l’altiste Phil Woods, le pianiste Bill Evans et le contrebassiste Paul Chambers. Du beau monde qui interprète Jitterburg Waltz, Round Midnight, Wild Man Blues et Django sur des arrangement et sous la direction de Michel Legrand.

Stunt Records, relai de la société musicale scandinave basée à Copenhague, Sundance Music, privilégie une grande exigence artistique, un design graphique exclusif et une qualité de son haut de gamme. En 25 ans, il s’est forgé une solide réputation. Le profil musical des artistes signés est tourné vers le jazz même s’il outrepasse souvent les genres, avec un métissage de différents styles musicaux.
L’album « Flashbacks & Dedications » sorti le 21 octobre propose onze compositions du pianiste Ole Matthiessen. Empreint de musique modale mais aussi ancré dans la chanson traditionnelle danoise, cet album met à l’honneur les vertus fondamentales du jazz. Le pianiste s’est entouré de la crème de la scène danoise. Tous ont d’ailleurs été récompensés par le prestigieux prix Ben Webster. Le trompettiste Henrik Bolberg, le saxophoniste ténor américain Bob Rockwell, basé au Danemark depuis 30 ans, le contrebassiste Jesper Lundgaard et le batteur Ole Streenberg.
Paru le 21 octobre, l’album « Sinti du Monde » de Dorado et Amati Schmitt convient aux passionnés de musique manouche. En effet le guitariste Dorado Schmitt fait partie de ceux qui déclenchent l’enthousiasme des passionnés de la musique héritée de Django Rheinhardt. Entouré de Xavier Nikq à la contrebasse, Franco Rehstein et Essen Strandvig à la guitare, Dorado Schmitt est rejoint par son fils Amati Schmitt. Déjà virtuose, le jeune guitariste fait preuve d’un talent certain. L’enregistrement a eu lieu au décours de l’édition 2015 du festival danois Vinterjazz et s’est fait sans aucun artifice, après le départ du public.
Les amateurs de titres inédits sont comblés par la réédition d’un album publié le 21 octobre. Il s’agit de l’opus « In Denmark 1959-1960 » qui réunit Oscar Pettiford & Jan Johansson avec Stan Getz en invité. Oscar Pettiford est présent sur les dix-sept plages de l’album et le pianiste Jan Johansson le rejoint après les cinq premières plages où l’instrument est tenu par le pianiste Bent Axen.
Stunt Records a une vision élargie sur le jazz et propose aussi des musiques inédites. C’est le cas de l’album « The Voyage » sorti le 15 novembre et enregistré par Thomas Clausen et Francesco Cali. Un duo Piano/Accordéon qui fonctionne plutôt bien.