Il était une fois… les « Petites histoires », le premier album du batteur-compositeur Gabriel Westphal. Ce musicien complet a rejoint la compagnie du Cirque dans les Étoilés pour lequel il a composé et joué des morceaux lors de spectacles. Après un travail de réorchestration, il donne une vie autonome à ces « Petites histoires »… captures d’instants festifs, nostalgiques et poétiques d’un circa’jazz étoilé.
Melody Gardot sort « Live in Europe »
Dans le rétroviseur de ses tournées
Le 09 février 2018 Melody Gardot sort « Live in Europe », un double album conçu comme un remerciement aux publics de ses concerts. Enregistré entre 2012 et 2016 en Europe, il s’agit de son premier album live. Une carte postale de ses tournées à travers l’Europe.
Installée à Paris depuis peu, la chanteuse Melody Gardot l’assure, le double album « Live in Europe »
(Decca/Universal) représente pour elle plus qu’une compilation. Elle a en effet écouté elle-même les enregistrements de plus de 300 concerts captés entre 2012 et 2016 sur les scènes d’Amsterdam, Barcelone, Bergen, Lisbonne, Londres, Paris, Utrecht, Vienne et Zurich.
Après avoir analysé, disséqué chaque solo, chaque phrase, chaque note, elle a retenu les 17 moments qui lui ont semblé les plus porteurs d’émotion, de sensibilité, tant en ce qui concerne ses interprétations que les réactions et échanges avec le public. Elle confie « la raison d’être de ce projet : le « sentiment », la nostalgie, le souvenir. L’idée est de montrer ce qui se passe en concert. Car, en concert, il n’y a qu’une chose qui compte : le cœur. »
L’image utilisée pour la pochette de l’album « Live in Europe » met l’accent sur ce que représente la scène pour cette artiste. Victime d’un grave accident en 2003, la scène est l’espace où elle est re-devenue elle-même. En ce lieu, Melody Gardot se met en quelque sorte à nu et expose en toute transparence ce qu’elle est aujourd’hui, ce qu’elle exprime et offre à son public.
Lors de ses concerts sur scène après sa convalescence, la chanteuse/musicienne s’est d’abord produite en chaise roulante puis avec des cannes. Protégée derrière des artifices (rideaux, décors, lunettes, chapeau), elle offrait des prestations généreuses et très élaborées qui mettaient en évidence ses qualités de musicienne (piano et guitare) et sa voix.
Au fil des ans on a vu Melody Gardot quitter petit à petit le fond de la scène où elle se tenait à distance du public. Ainsi lors de son concert du 02 juillet 2015 dans le cadre de « Jazz Vienne », on l’a vue habiter la scène sans restriction et entretenir une relation très proximale et chaleureuse avec le public.
Après « Some Lessons - The Bedrooms Sessions », son premier EP sorti en 2008 avec des morceaux écrits durant sa convalescence, Mélody Gardot a publié « Worrisome Heart » en 2006, puis en 2009 « My One and Only Thrill » sous la direction artistique de Larry Klein. Cet album marquant a contribué à la faire largement connaître et reconnaître.
Après un détour du côté de la world-music en 2012 avec « The Absence », la chanteuse revient au jazz en 2015 avec « Currency Of Man ». En 2016 elle intervient sur « The Passion of Charlie Parker » où elle interprète The King of 52nd Street.
« Live in Europe », le premier album live de Melody Gardot, regroupe 17 plages enregistrées entre 2012 et 2016. Tous ses succès. De My One and Only Thrill à Baby I’m a Fool dont elle propose deux versions, l’une à Vienne (Autriche) en 2013 et l’autre à Londres en 2016. De Who Will Confort Me chanté à Amsterdam en 2015 à Les Etoiles interprétées en Français à Londres en 2016. De Lisboa interprété à Lisbonne en 2015 à Morning Sun enregistré à Paris en 2015.
« Live in Europe », une belle occasion de se (re-)plonger dans l’univers sensible de Melody Gardot, cette chanteuse devenue aujourd’hui incontournable dans le monde du jazz vocal.
Pour écouter Melody Gardot live, deux rendez-vous se profilent : les 01& le 02 juillet 2018 à Paris sur la scène de l’Olympia.
Clin d’œil à Gabriel Westphal & « Petites histoires »
Echo#2-Nuits de Fourvière 2019
En 2019, la collaboration se poursuit entre les Nuits de Fourvière et le Théâtre de la Renaissance d’Oullins avec la création d’un opéra-poème d’anticipation, « Les Plutériens ». Le 13 juin 2019, pour la première de cet opéra-poème d’anticipation, les gradins de la grande salle sont remplis. Installé dans la fusée avec les musiciens de l’ARFI, le chœur Spirito, Thérémine, Vélimir et Cantos pour une odyssée opératique en 3 actes, le public a vécu cette aventure avec un plaisir évident. De copieux applaudissements ont salué la réussite de ce projet ambitieux et réussi.
Echo#1-Nuits de Fourvière 2019
L’affiche du 12 juin 2019 des Nuits de Fourvière promet du jazz. Après la chanteuse Sarah Lenka , Biréli Lagène est de retour à Fourvière. En trio avec le contrebassiste Chris Minh Doky et le percussionniste Mino Cinélu, le guitariste produit un concert enchanteur qui déclenche l’enthousiasme d’un public conquis.
Nourri au jazz mais pas seulement, le Breton Pierrick Pedron a choisi le saxophone alto parce que tout le monde dans sa famille jouait de l’accordéon. Sa pratique de musicien de bal lui a permis de se familiariser avec la musique populaire dont il a retrouvé certaines cadences dans le jazz découvert à l’âge de seize ans via son professeur de saxophone en écoutant « Stan Getz … ou Don Byas » , dit-il, même s’il dit ne plus se souvenir plus vraiment !
Ses silences et la tenue de ses notes sans aucun forçage alternent avec des improvisations où les onomatopées se bousculent ou se caressent, c’est selon.
Sur une idée d’André Ceccarelli, la reprise de Dock of the Bay a tout pour séduire, traité comme un standard de jazz sur un tempo dont les couleurs soul se teintent de reflets latins. Une sorte de boogaloo dont le tempo ralenti flirterait entre un groove funky et soul et des pulsations latines lascives. La batterie mène le bal, le piano ne manque pas d’aplomb, la contrebasse assure le tempo sans faillir et la voix s’amuse.




Le Grand Prix de l’Académie du Jazz qui récompense le meilleur disque de l’année, revient au contrebassiste Christian McBride pour son album « Bringin’ it » (Mack Avenue/Pias).