Avec son troisième album « Big Wheel », le batteur et compositeur Thomas Grimmonprez propose un voyage musical en apesanteur. En quartet avec Manu Codjia, Jérôme Regard ou Matyas Szandai et Benjamin Moussay, le leader organise un superbe équilibre entre courants de tension et espaces de détente. Comme en apesanteur, la musique onirique flotte entre songe et poésie.
Antonio Sanchez présente « Channels of Energy »
Un batteur, un arrangeur, un big band
Après six disques en leader, Antonio Sanchez sort « Channels of Energy », un double album qui réunit trois entités. Deux étoiles du jazz, le batteur Antonio Sanchez et le chef d’orchestre-arrangeur Vince Mendoza s’associent au prestigieux WDR Big Band. Dans le parfait respect de l’écriture du batteur, l’album propose une musique à la modernité sidérante.
Enregistré en décembre 2016 à Cologne en Allemagne, dans le studio 4 de la Westdeutscher Rundfunk Köln, le double album « Channels of Energy » est annoncé pour le 27 avril 2018 chez Cam Jazz. Dès la première écoute, le nouveau projet du batteur Antonio Sanchez surprend autant qu’il séduit.
Une énergie maîtrisée et équilibrée se dégage des huit compositions originales d’Antonio Sanchez interprétées par le rutilant WDR Big Band avec le soutien d’Antonio Sanchez à la batterie, sur les superbes arrangements du chef d’orchestre Vince Mendoza.
Sur « Channels of Energy », Antonio Sanchez joue de sa batterie comme d’un orchestre. Vince Mendoza maîtrise son orchestre comme s’il s’agissait d’un instrument unique. L’orchestre de la radio nationale allemande, le WDR Big Band, interagit avec la batterie et le chef d’orchestre comme s’ils ne faisaient qu’un, mettant en valeur avec brillance et élégance les arrangements nuancés posés par le chef d’orchestre sur les compositions du batteur Antonio Sanchez. Antonio Sanchez, Vince Mendoza & le WDR Big Band… un trio gagnant.
Le batteur Antonio Sanchez n’en finit pas d’étonner
On le connait pour être un fabuleux instrumentiste. Il l’a prouvé en sideman aux côtés de Pat Metheny mais aussi en soliste sur son dernier album « Bad Hombre » sorti en 2017. On a aussi apprécié ses talents de leader sur de nombreux albums dont les derniers « New Life », « Three times three » et « The Meridian Suite ». Enfin on n’ignore rien de son talent de compositeur reconnu par l’octroi du Grammy Award de la « meilleure bande originale pour un média visuel ». Sur la BO du film « Birdman » d’Alejandro González Iñárritu, la batterie d’Antonio Sanchez est l’unique instrument qui accompagne les pensées du héros. Elle contribue pour beaucoup au rythme et au mouvement du film.
Il confie ses compositions à Vince Mendoza et au WDR Big Band
On sait le talent inouï de Vince Mendoza, compositeur, arrangeur et chef d’orchestre multi-récompensé (six Grammy Awards). Ses arrangements inventifs et chatoyants confiés à des orchestres symphoniques ou à des Big Bands subliment les musiques sur lesquelles il se penche, que ce soit de la pop, du rock ou du jazz (Björk, Sting, Elvis Costello, Joe Zawinul, John Scofield, Joni Mitchel, Melody Gardot, …). Il n’en est pas à sa première collaboration avec les musiciens virtuoses du WDR Big Band auprès duquel il est très engagé (résidences et enregistrements).
Quelques repères savoureux de « Channels of Energy »
Sur le CD1
L’improvisation étincelante du trompettiste Ruud Breuls, le phrasé fougueux du saxophoniste alto Johan Hörlen et le final rutilant de l’orchestre sur Minotauro. L’introduction funk des trombones et trompettes, l’intervention énergique de la trompette et l’éclatante intervention de la batterie sur Nooks and Crannies. L’improvisation du saxophoniste ténor Paul Heller sur Nighttime Story, ballade écrite en hommage à Michael Brecker. Les breacks punchy du Big Band sur The Real McDaddy et l’architecture parfaite du chorus frénétique de la batterie d’Antonio Sanchez.
Sur le CD2
Le solo limpide du pianiste Omer Klein apaise le Big Bands sur New Life. La richesse harmonique et rythmique du thème Grids and Patterns qu’expose l’orchestre. La sonorité profonde du trombone d’Andy Hunter sur le mélancolique Imaginary Lines dont le motif répétitif et lumineux est accompagné par la masse sonore très souple de l’orchestre. Sur Channels of Energy, un sommet du double album, l’introduction rock de la batterie induit le rythme binaire de l’orchestre et la transe du saxophone soprano. Le climat incandescent s’apaise ensuite après la superbe respiration prodiguée par la batterie et la contribution swinguante du trombone.
Lorsque les orbites des trois étoiles musicales que sont Antonio Sanchez, Vince Mendoza et le WDR Big Band se croisent sur « Channels of Energy », advient alors un album élégant, vibrant et contemporain. Les sonorités rutilantes et la variété des couleurs rythmiques fascinent par l’énergie qu’elles dégagent. Grâce aux interactions raffinées entre les solistes, l’orchestre et le batteur, la puissance orchestrale ne masque en rien la précision et la modernité de l’écriture.
Clin d’œil à Thomas Grimmonprez 4tet & « Big Wheel »
David Bressat revient avec « True Colors »
Toujours à la tête de son superbe quintet avec lequel il a sorti le vibrant « Alive ! » en 2017, le pianiste et compositeur David Bressat revient avec « True Colors ». Enregistré live en juin 2019 au Crescent, ce deuxième opus explore une harmonieuse palette de couleurs musicales. Entre flamboyance et pastel, un arc-en-ciel musical d’échappées lumineuses et de crépusculaires confidences.
Israel Varela signe “The Labyrinth Project”
Sur son album “The Labyrinth Project”, le batteur mexicain Israel Varela s’entoure d’artistes de niveau international. Avec le pianiste allemand Florian Weber, le bassiste brésilien Alfredo Paixão et le saxophoniste new-yorkais Ben Wendel. La musique oscille entre des spirales effervescentes et des souffles méditatifs. L’album séduit par la diversité de ses ambiances aux couleurs sans cesse renouvelées.
« Nous sommes tous en partance, amenés à être arrachés de ce que l’on aime » … tel est le point de départ du projet d’
Connu depuis 2004, Nels Cline, le guitariste de Wilco, a émergé comme leader dans les années 1980. Le magazine « Rolling Stone » le classe aujourd’hui parmi les « 100 plus grands guitaristes ». On se souvient de son duo peu académique avec le guitariste Julien Lage sur l’album « Rooms » sorti en 2014.
musiciens récemment disparus. Nels Cline l’a conçu tel un souffle léger en guise d’au revoir.