Emmanuel Borghi dévoile « Secret Beauty »

Emmanuel Borghi dévoile « Secret Beauty »

Voyage onirique et intimiste

Le pianiste Emmanuel Borghi dévoile un superbe album qui porte bien son nom, « Secret Beauty ». S’il convient de préserver la beauté de cette œuvre, il est essentiel de lever le secret sur cet album à partager sans limite. Puissent les portes de ce rêve enchanteur et serein s’ouvrir largement pour libérer sa musique pacifiée.

Couverture de l'abum "Secert Beauty" du pianiste Emmanuel BorghiSix ans après « Keys, Strings & Brushes » (Off/Believe) le pianiste et compositeur Emmanuel Borghi revient en trio piano-contrebasse-batterie avec son nouvel album « Secret Beauty » (Assai records/Socadisc/Believe) attendu le 04 mai 2018.

Le titre du nouvel opus reprend celui de la dernière composition gravée sur le précédent disque en trio. Ce clin d’oeil du pianiste relie ainsi ses deux albums enregistré en trio et souligne tout autant la continuité de son travail que son évolution et son renouvellement.

Avec Jean-Philippe Viret (contrebasse) et Philippe Soirat (batterie) le pianiste Emmanuel Borghi célèbre une musique lumineuse aux mélodies enchanteresses. « Secret Beauty » révèle les lignes envoûtantes d’une musique épurée et inspirée marquée par la prégnance de la mélodie. Un rêve enchanteur irradié de sérénité.

La trajectoire musicale du pianiste

Les univers sans frontière (jazz, pop, post rock…) dans lesquels Emmanuel Borghi s’est immergé témoignent de sa grande ouverture musicale et de son parcours dans des univers qui touchent autant au rock, post-rock, à la pop qu’au jazz.

Après avoir été pianiste du sextet de Simon Goubert dans les années 80, avoir collaboré de 1987 à 2008 aux différents projets de Christan Vander dont Magma (de 1998 à 2008), Offering, Welcome, Alien, Christian Vander Trio, Emmanuel Borghi intégre le Colletif Mu en 1996 et fonde « One Shot ». Il rejoint ensuite le NHX électro-jazz de Gaël Horellou.

Il crée ensuite le duo électro-pop Paghistree avec la chanteuse Himiko Paganotti. Ce duo évolue et devient le trio Slug avec le guitariste John Trap. En 2014, le pianiste et Himiko Paganotti créent le groupe « Himiko«  avec Bernard Paganotti (basse) et Antoine Paganotti (batterie).

Dans le même temps, Emmanuel Borghi prend part à différents groupes. Le « Borghi trio » avec Antoine Paganotti et Blaise Chevallier, un projet électrique, « David Prez-Emmanuel Borghi Electric Project » avec Simon Tailleu et Antoine Paganotti et « Caillou » de Philippe Gleize.

« Secret Beauty »

Au cœur de « Secret Beauty », six compositions du pianiste et deux du contrebassiste ainsi qu’une reprise de Steve Swallow, Eiderdown. Les  plages de l’album  s’enchainent avec une rare fluidité et l’on perçoit la complicité et la proximité des trois musiciens qui ont enregistré l’album en mars 2016.

Servi par la subtilité et les nuances du contrebassiste Jean-Philippe Viret et par le jeu discret tout en allitération et en suspension du batteur Philippe Soirat, le pianiste Emmanuel Borghi a toute latitude pour libérer sa musique des entraves de la pesanteur ce qu’il réussit avec succès.

Sur la pochette, des vers de John Greaves invitent … à s’imprégner de l’atmosphère de « Secret Beauty », à pénétrer dans son monde où nulle clef n’est requise, à pousser tranquillement la porte ouverte et à la refermer gentiment en partant. On suit ces conseils et l’on voyage au gré des neuf plages de « Secret Beauty ».

Impressions musicales

La délicate composition de Jean-Philippe Viret, Jour après jour, ouvre les portes d’un voyage imaginaire dans le monde intime et délicat du trio.

On pénètre dans l’univers lumineux de deux ballades composées par le pianiste Novembre et No More Lies. Le battement évanescent des balais et le jeu aérien de la contrebasse permettent au piano de développer la grande richesse de son chant onirique et mélodique.

Sur Novembre le piano dessine des lignes mélodiques d’une force picturale saisissante alors que son trait devient plus ciselé et son discours plus lumineux sur le tempo médium qu’impulse Entre deux rêves. On saisit alors la puissante alchimie qui unit piano et contrebasse.

On valse avec la tendre mélodie de La danse de Milo qui tournoie et inspire la contrebasse puis on s’envole sur Deux ailes pour gagner un ciel musical coloré de l’énergie que développe le pianiste en osmose parfaite avec ses compagnons.

On vibre au swing de Pourquoi pas ? où l’on perçoit des influences evansiennes dans le jeu du pianiste. La souplesse de la section rythmique propulse le piano en état d’apesanteur et stimule son lyrisme. Eiderdown groove du jeu brillant du piano et de la pulsation soutenue de la batterie. L’improvisation de la contrebasse confère au morceau un climat radieux.

On est saisi et enchanté par la beauté secrète de Changed qui termine l’album. Le piano joue seul face à lui-même, comme habité d’une sérénité et d’une paix intérieure. Il referme la porte de « Secret Beauty » dans un climat de tranquillité inouïe…qui incite à revenir plus tard.

Les neuf plages de « Secret Beauty » dessinent les contours d’un voyage onirique et intimiste. Les climats varient et enchantent. Tendre lyrisme des ballades et force maîtrisée des morceaux au tempo plus soutenu. Tout incite à la rêverie et concourt à la sérénité.

 
Pour s’imprégner live des atmosphères de « Secret Beauty » et retrouver Emmanuel Borghi, Jean-Philippe Viret et Philippe Soirat, deux rendez-vous se profilent. Le 11 mai 2018 à 21h au Triton, 1bis, rue du Coq Français, 93260, Les Lilas (Métro Mairie des Lilas) et à Eaubonne le 22 Mai 2018 à l’Orangerie.
Clin d’œil à ASTA & « Passers of Time »

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Le batteur André Ceccarelli a sonné le rappel de ses complices, le saxophoniste Sylvain Beuf, le contrebassiste Thomas Bramerie et le pianiste Antonio Faraò pour enregistrer “Passers of Time”, le premier album de leur quartet, dénommé ASTA. Porté par les quatre virtuoses, le projet déborde d’énergie sans pour autant se départir d’une musicalité de chaque instant. Cette belle aventure musicale témoigne de l’étroite connivence que ces quatre compagnons ont conservé au fil du temps.

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Coup de cœur… pour Nuzut Trio & « The Bowhopper »

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Visuel 2020 de Jazz à Vienne 40ème édition

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Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp XXL

Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp XXL

Le paroxysme d’un art musical festif

Avec l’album « Sauvage Formes » l’Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp XXL propose une musique ludique et libérée qui embrase les huit pistes du CD. Un trésor à faire résonner tous azimuts pour stimuler les tiédeurs bien-pensantes, dynamiter les faux-semblants et rendre jaloux les pseuso-novateurs.

Couverture de l'album "Sauvage Formes" de l'Orchestre Tout Puissant MArcel Duchamp XXLCréé en 2006, l’Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp (OTPMD) a fait vibrer les scènes, a bouleversé les repères des orchestres grand format, enregistré trois albums entre 2007 et 2014.

S’il a évolué, il a conservé son identité. Comme son nom l’indique, le groupe continue à emprunter à Marcel Duchamp cet état d’esprit provocateur générateur de révolte esthétique mais, son leader, Vincent Berthollet a voulu développer aussi l’autre partie du titre de cet orchestre qui se dit Tout Puissant.

Après s’être inventé sur scène en version XXL avec 14 musiciens, à l’occasion de ses 10 ans, c’est sous cette forme élargie que l’Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp XXL enregistre « Sauvage Formes » en octobre 2017. Le disque est produit par John Parish qui a supervisé enregistrement, mixage et mastérisation.

Sorti le 27 avril l’album « Sauvage Formes » (Les Disques Bongo Joe/L’Autre Distribution) est sidérant de dynamisme et d’incandescence. L’Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp XXL s’abreuve de l’énergie de la vie et en restitue l’essence. Dans un superbe désordre organisé les musiciens semblent comme habités par une exaltation frénétique. Ils déclenchent une musique transique qui envoute et frôle l’incandescence.

Format XXL

Hormis le violoncelle et l’alto, tous les instruments sont doublés, contrebasse, guitare, violon, marimba, batterie, trombone quant au chant il sonne puissance 14 puisque tous les membres de l’orchestre donnent de la voix, Vincent Bertholet et Seth Bennett (contrebasse), Joanna Burke et Liz Moscarola (violon), Aby Vuliamy (alto), Naomi Mabanda (violoncelle), Maël Salètes et Titi (guitare), Anne Cardinaud et Aida Diop (marimba), George Murray et Séni (trombone), Guillaume Lantonnet (percussions, batterie) et Wilf Plum (batterie).

42 minutes de musique festive

Coloré par un motif itératif porté par les marimbas, Blow Sauvage annonce la couleur. La voix s’en mêle et entraîne les cordes frottées et celles des guitares. Section rythmique et trombones portent l’invocation crescendo jusqu’au paroxysme.

Le tempo post-rock et les sons distordus de Sous mes Yeux se calment et ouvrent la porte à Across the Moor avec sa ligne de contrebasse récurrente, les percussions et le triangle inlassables qui précèdent un chant envoutant. Les trombones gonflent la matière sonore et invitent à une danse qui annonce l’arrivée des…Bêtes féroces venues en droite ligne de la savane africaine. Motif répétitif repris par les voix, un slam convoque les violons et la révolte salvatrice advient « nous avançons… nous sommes devenus des bêtes féroces de l’espoir ».

Tel un opéra pop et symphonique, The Unknown se métamorphose et tient en haleine. Percussions, marimbas, cordes, voix et trombones rugissants déroulent une musque scintillante qui éblouit et finit avec emphase.

Sur Lost and Found, le tempo binaire tendu par la section rythmique et les marimbas alterne avec une mélodie vocale fragile et cajoleuse que le motif des guitares pousse à évoluer en une sorte de chorale africaine au chant enivrant.

Le collectif des voix entonne Danser soi-même, une ballade/comptine où une voix d’homme développe une philosophie surréaliste autour de « Danser est le fin mot de vivre » mais il laisse le fin mot de l’histoire à la flute … On ne peut s’empêcher de croiser ces mots avec ceux de Jean Teulé sur « Entrez dans la danse »… gare au mauvais danseurs !

L’album se termine avec So We All Sauvage et son tapis sonore de cordes et de cuivres qui tourne en boucle. Les voix de femmes aux intonations nordiques se répondent en canon sur la mélodie trouée par les fulgurances des guitares. La tension monte, on se laisse gagner par la joie et l’allégresse et on se surprend à chanter avec l’OTPMD XXL.

« Sauvage Formes, un quatrième album que l’Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp XXL a voulu à l’image de son nom. Une musique sauvage mais domptée, un désordre très bien organisé qui un mouvement frénétique et exalté. La transe musicale incandescente est communicative et son énergie traverse l’album. On brûle d’écouter l’OTMD XXL sur scène avec son nouveau projet.

Clin d’œil à ASTA & « Passers of Time »

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Visuel 2020 de Jazz à Vienne 40ème édition

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Festival Django Reinhardt 2018

Festival Django Reinhardt 2018

Un 50ème anniversaire d’exception

Le Festival Django Reinhardt fête le 50ème anniversaire de sa création dans le parc du Château de Fontainebleau. Du 05 au 08 juillet 2018, des stars du jazz… George Benson, Biréli Lagrène, Marcus Miller, Hugh Coltman, Shabaka Hutchings… les Snarky Puppy. Avec une ouverture le 30 juin 2018 à Samois-sur-Seine avec des représentants du jazz manouche.

Festival Django Reinhardt 2018En 2018, le Festival Django Reinhardt célèbre son 50ème anniversaire, 65 ans après la disparition du célèbre guitariste.

Il parait loin le temps du premier hommage rendu le 19 mai 1968 par l’Association des Amis de Samois à l’occasion du 15ème anniversaire de la disparition de Django Reinhardt, le 13 mai 1953 à l’âge de 43 ans.

L’île du Berceau à Samois-sur-Seine (Seine-et-Marne) a alors accueilli une première édition qui ne portait pas encore le nom de festival. Présentée par Claude Nougaro elle a réuni quelques-uns des grands noms du jazz, Joseph Reinhardt, Babik, Stéphane Grappelli, Eddy Louiss, Martial Solal, Art Taylor, Claude Nougaro, Kenny Clarke, Claude Luter, Marcel Azzola, les frères Ferré…

Les rendez-vous se sont ensuite poursuivis tous les 5 ans jusqu’à devenir annuels à dater du 18 septembre 1983, année du trentième anniversaire de la mort de Django Reinhardt. Illustres ou débutants les musiciens se sont succédé… Art Blakey, Chet Baker, Barney Kessel, John McLaughlin, Paco De Lucia, Stochelo Rosenberg, Biréli Lagrène, Ibrahim Maalouf…

Au fil des ans le festival a grandi et même si depuis les inondations de 2016, il se déroule dans la prairie du Bois-d’Hyver, dans le parc du château de Fontainebleau, il conserve une journée de programmation à Samois-sur-Seine où repose Django Reinhard, dans l’écrin de verdure de l’Ile du Berceau, au milieu de la Seine.

Qu’on se le dise, le Festival Django Reinhardt honore la mémoire du légendaire guitariste dont il porte le nom mais il n’est pas un festival de jazz manouche, même si cette musique demeure au cœur de ce grand rassemblement annuel.

Samois-sur-Seine, place du village

Le 30 juin 2018 le Festival Django Reinhardt 2018 ouvre avec des concerts gratuits dédiés à la mémoire de Django Reinhardt et à sa musique, sur la place du village de Samois-sur-Seine, lieu historique du festival.

De 13h à la nuit, c’est l’occasion d’écouter quelques-uns des meilleurs représentants actuels du jazz manouche. Romane et Eric Bouvelle Quintet, Pierre Bertrand avec « Caja Negra », Samson Schmitt, Mayo Hubert, Claudius Dupont, invitent Dorado Schmitt mais aussi le Lollo Meier Group.

Fontainebleau, prairie du Bois-d’Hyver

En hommage à Django Reinhardt, le Festival Django Reinhardt 2018, c’est 4 jours de fête musicale, 2 scènes, 25 groupes, 120 musiciens et un village de luthiers.

Du 05 au 08 juillet 2018, le festival Django Reinhardt investit la prairie du Bois-d’Hyver dans le parc du Château de Fontainebleau où il croise et décroise les générations et les influences. L’affiche réunit le meilleur du jazz actuel, avec des découvertes et quelques stars renommées

05 juillet 2018

La soirée ouvre à 19h avec Sanseverino et se termine avec George Benson après avoir proposé Cory Henry and the Funk Apostles.

06 juillet 2018

A 19h30 Mathias Lévy ouvre la soirée suivi à 20h45 de Biréli Lagrène, Stochelo Rosenberg et William Brunard. La soirée se termine avec Gary Clark Jr.

07 juillet 2018

Lauréat du Tremplin du Village des Luthiers 2017, le Romain Vuillemin Quartet ouvre à 16h30. Place ensuite à 17h30 à Hugh Coltman et son nouveau projet « Who’s happy now ? » puis Fapy Lafertin & Evan Christopher Quartet à 19h.

A 20h45 la soirée accueille Shabaka Hutchings & Sons of Kemet qui présentent Your Queen is a Reptile . Après 23h, la soirée continue avec Seun Kuti & Egypt 80.

08 juillet 2018

A 16h la scène des Luthiers accueille Dan Gharibian Trio avec Benoit Convert et Antoine Girard.

La dernière journée du festival se poursuit à 17H00 avec Gismo Graf, Amati Schmitt, Brady Winterstein Quintet suivis à 19h du grand Marcus Miller. Cerise sur le gâteau, le Festival Django Reinhardt 2018 se termine à 20h45 avec les Snarky Puppy qui donnent à Fontainebleau leur unique concert français. Ce serait dommage de bouder son plaisir.

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Rendez-vous du 05 au 08 juillet 2018, dans le parc du château de Fontainebleau pour fêter les 50 ans du festival Django Reinhardt. Au programme mélanges et métissages. Du jazz au croisement des générations et des influences.

Clin d’œil à ASTA & « Passers of Time »

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Coup de cœur… pour Nuzut Trio & « The Bowhopper »

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Visuel 2020 de Jazz à Vienne 40ème édition

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Clin d’œil à Sofie Sörman & « Vindarna »

Clin d’œil à Sofie Sörman & « Vindarna »

Rêverie singulière et enchanteuse

Après « Ripples », Sofie Sörman dévoile « Vindarna », son deuxième album chanté en suédois. Servie par un trio jazz du meilleur cru, la voix limpide et claire de la chanteuse semble enracinée dans les traditions populaires de son pays d’origine. Porteuse à la fois de fragilité et de force, la musique respire la fraîcheur et creuse un sillon singulier et enchanteur.

Couverture de l'album "Vindarna" de Sofie SormanLe 27 avril 2018, la chanteuse Sofie Sörman sort « Vindarna » (21Lab - Socadisc) son deuxième album. Dans son pays de naissance le chant fait partie intégrante de la vie. Sa condition d’artiste expatriée loin de sa terre native ajoutée à la naissance de sa fille, a sans doute contribué au choix que fait Sofie Sörman de s’exprimer uniquement dans sa langue d’origine.

La dimension acoustique de la musique et l’articulation propre au Suédois participent à la singularité de cet album de jazz dont on est tenté de dire qu’il s’agit de jazz suédois estampillé français.

Servie par un trio acoustique de musiciens attentifs et réactifs Sofie Sörman promène son chant entre les frontières des musiques traditionnelles de son pays, la pop musique et le jazz sensible et poétique que tissent Armel Dupas au piano, Joan Eche-Puig contrebasse et Karl Jannuska à la batterie. La pureté de la voix tisse de délicates lignes de chant qui explorent toutes les dimensions de l’univers ouvert par le trio.

Sur Vindarna souffle un léger vent chargé d’allégresse et de poésie qui fait respirer la musique. La voix lumineuse et sereine fait vibrer Visa fran jarna, dalarna d’une souple mélancolie.

On tournoie sur Horgalaten, ritournelle swinguante et poignante dont le motif répétitif tourne sans fin comme un diable joueur. Sur Din angels sang, la chanteuse incarne la voix des anges qui inspirent une improvisation délicate et poétique au pianiste. Visa i molom invite à la rêverie alors que I skogens djupa stilla ro incite au recueillement et à l’émotion.

La pulsation binaire et métronomique de la batterie sur Leva nu permet à la chanteuse de se promener sur les accords suspendus du pianiste. De sa douce voix la chanteuse caresse la mélodie de Tystare an natten accompagnée par le jeu dépouillé du piano et de la contrebasse. Le sautillant Under ronn och syren célèbre les éléments naturels.

Après une note répétée par le piano et la contrebasse, la voix pure et sans artifice cède l’espace au jeu spirituel du piano qui transforme Grimasch om morgonen en méditation. Vals till Sia, la tendre mélodie écrite par Armel Dupas, se transforme en une berceuse romantique qui célèbre la naissance de la fille de Sofie Sörman. Fragile et pure, la voix vibre d’une tendre émotion.

Loin des standards habituels, « Vindarna » interpelle par sa singularité. La voix vibrante de Sofie Sörman. expose sa fragilité mais affirme sa force soutenue par le jazz délicat d’un trio minimaliste.

 

Rendez-vous à Paris le 22 mai 2018 à 21h au Sunside dans le cadre du Festival Vocal 21ème édition pour écouter live Sofie Sörman (chant), Armel Dupas (piano), Joan Eche-Puig (basse) et Karl Jannuska (batterie).
Clin d’œil à ASTA & « Passers of Time »

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Visuel 2020 de Jazz à Vienne 40ème édition

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Eliane Elias revient avec « Music from Man Of La Mancha

Eliane Elias revient avec « Music from Man Of La Mancha

Des climats instrumentaux captivants

Le 04 mai 2018, Eliane Elias revient avec l’album « Music from Man Of La Mancha » enregistré en 1995 avec deux combos différents. Un opus instrumental entre jazz et musiques latino-brésiliennes. Les arrangements lumineux mettent en valeur le jeu énergique et sensuel de la pianiste.

Après un Grammy obtenu en 2015 pour « Made in Brazil » et un autre pour « Dance of Time » en 2017, la pianiste brésilienne Eliane Elias revient le 04 mai 2018 avec « Music from Man of La Mancha » (Concord/Universal), un album instrumental qu permet d’apprécier ses talents d’arrangeuse, de pianiste et d’improvisatrice.Eliane Elias revient avec l'album "Music From Man of la Mancha"

Vingt-huit ans séparent l’enregistrement et la sortie du 26ème album de la carrière d’Eliane Elias. En effet, « Music from Man Of La Mancha » a été gravé en 1995 mais pour des raisons contractuelles le disque n’est pas sorti au moment de l’enregistrement. Le temps a passé, la pianiste Eliane Elias a eu la brillante carrière que l’on connait et Mitch Leigh, compositeur de l’œuvre originale est décédé en 2014. Le plaisir n’en est que plus grand de découvrir cet album somptueux.

Le projet

A l’origine, c’est Mitch Leigh, le compositeur de la musique de « Man Of La Mancha » crée à Broadway en 1964 qui sollicite lui-même Eliane Elias. Après avoir succombé à l’écoute de son superbe album « Eliane Elias plays Jobim » sorti en 1990 chez Blue Note, il lui demande de concevoir des arrangements pour sa propre musique et lui laisse carte blanche.

Il confie une copie de la musique originale à Eliane Elias qui après écoute retient neuf titres. Elle accepte de s’engager dans le projet, d’enregistrer et de devenir coproductrice d’un album pour lequel Mitch Leigh lui accorde une absolue liberté artistique.

Les musiciens

Eliane Elias a recours à deux combos différents dans lesquels elle tient le piano. De principe, elle reconduit le trio présent sur « Eliane Elias plays Jobim »  avec le contrebassiste Eddie Gomez et le batteur Jack DeJohnette à qui elle confie cinq plages.

Pour les quatre autres morceaux du répertoire, elle se tourne vers le contrebassiste Marc Johnson et le batteur Satoshi Takeishi, musiciens avec lesquels elle travaille alors.

Elle sollicite le percussionniste Manolo Badrena pour poser ses couleurs rythmiques et sonores sur huit des neuf pièces de cet album instrumental.

L’album

Eliane Elias fait le choix de rester au plus près des mélodies dont elle préserve le message musical. Par contre elle prend le parti de centrer ses arrangements sur les climats harmoniques et rythmiques qu’elle va faire varier au fil des neuf plages de l’album.

En effet, chaque morceau est traité de manière individuelle. Eliane Elias diversifie les ambiances tout en ménageant des interactions entre les pièces. Pour créer des dynamiques différentes, elle s’appuie sur les points forts de chaque trio, sur les talents individuels de chaque instrumentiste et improvisateur et sur la richesse de leurs échanges. 

Les arrangements se distinguent par leur richesse et leurs variations. Elle ajoute des introductions, invente des interludes, combine et harmonise les modulations, déconstruit et reconstruit les séquences rythmiques jusqu’à obtenir des climats mouvants aux couleurs contrastées. Chaque morceau est traité de manière différente ce qui ajoute encore de la diversité à profondeur des textures musicales.

Si Eliane Elias fait preuve d’une maîtrise totale sur les climats harmoniques et la texture rythmique, elle continue par ailleurs à impulser la direction musicale du projet à partir de son clavier. Virtuose et inspirée, elle développe un jeu de piano qui impressionne par son énergie et ses nuances. Au fil du répertoire elle réussit le tour de force de renouveler son expression pianistique .

Impressions musicales

Les deux premiers titres de l’album présentent les trios. Deux arrangements contrastés conçus en écho autour d’un thème commun. Entourée de Marc Johnson à la contrebasse, Satoshi Takeishi à la batterie et Manolo Badrena aux percussions, Eliane Elias insuffle l’allégresse à To each His Dulcinea. La fougue percussive du tempo partido alto transforme le thème en une samba jazz peu conventionnelle.

Sur Dulcinea, le climat évolue et devient romantique. Une ballade aux riches harmonies où, entourée d’Eddie Gomez et Jack DeJohnette, la pianiste développe un jeu sensible.

What Does He Want of Me rayonne de soleil. Une bossa nova prise sur un tempo médium où le jeu de la pianiste enivre par le balanço et la légèreté de ses phrases.

De facture plus moderne, The Barber’s Song se rapproche du baião. Avec audace la pianiste disjoint les rythmes. Les accords funky de la main droite harmonisent la mélodie déroulée par la main gauche. Les bigarrures colorées des percussions assurent un groove qui ne manque pas de délicatesse.

Les bizarreries rythmiques du tempo ternaire de It’s All the Same font ressortir la technicité et la vélocité du piano. Après la légèreté du début, le morceau prend des teintes passionnées. Un solo expressif de la contrebasse fait appréhender l’imminence d’un drame qui ne survient pas puisque tout rentre dans l’ordre avec un retour au thème arc-en-ciel du début.

Avec I’m Only Thinking Of Him on s’immerge dans un bain de latin jazz absolu. Sur un tempo impair, le jeu contrasté du piano invite à entrer dans une danse frénétique à peine retenue à laquelle succombe la contrebasse irradiée d’énergie.

La batterie enflamme Man Of La Mancha et embarque le morceau sur les vagues d’un rythme envoutant. Habillé des brillantes couleurs de la samba, The Impossible Dream vibre sous le flux des cadences syncopées et des décalages rythmiques.

L’album se termine avec A Little Gossip pris sur le rythme vibrant du frevo. A chaque instant on s’attend à entendre entrer le souffle bouillonnant d’un saxophone rollinsien. Ambiance de carnaval endiablée qui appelle à entrer dans une danse frénétique.

Eliane Elias parvient à dépayser la partition de « Music From Man of La Mancha » dans le monde d’un jazz latin qui projette rythmes et couleurs du Brésil sur les thèmes de Broadway. Les climats fluctuent entre calme et amour, oscillent entre romantisme et passion. Une absolue réussite.

Clin d’œil à ASTA & « Passers of Time »

Clin d’œil à ASTA & « Passers of Time »

Le batteur André Ceccarelli a sonné le rappel de ses complices, le saxophoniste Sylvain Beuf, le contrebassiste Thomas Bramerie et le pianiste Antonio Faraò pour enregistrer “Passers of Time”, le premier album de leur quartet, dénommé ASTA. Porté par les quatre virtuoses, le projet déborde d’énergie sans pour autant se départir d’une musicalité de chaque instant. Cette belle aventure musicale témoigne de l’étroite connivence que ces quatre compagnons ont conservé au fil du temps.

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Coup de cœur… pour Nuzut Trio & « The Bowhopper »

Coup de cœur… pour Nuzut Trio & « The Bowhopper »

Avec son premier opus, « The Bowhopper », Nuzut Trio propose un projet captivant qui enchante autant qu’il surprend. Autour du contrebassiste, compositeur et leader Flavio Perrella, le guitariste Simon Martineau et le batteur Thomas Delor conjuguent leurs imaginaires. Les compositions originales ouvrent l’espace à l’expression créative des musiciens. Un album maîtrisé qui propose un élégant mélange de poésie, d’allégresse et d’énergie.

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Visuel 2020 de Jazz à Vienne 40ème édition

Visuel 2020 de Jazz à Vienne 40ème édition

Après avoir dévoilé le visuel 2020 de Jazz à Vienne, le festival a aussi annoncé les quatre premiers noms de la programmation de sa 40ème édition. Jamie Cullum en ouverture le 25 juin 2020 au Théâtre Antique, L’Afro Carnaval des Animaux, spectacle jeune public inédit, un concert dessiné avec Juanjo Guarnido & Hugh Coltman et la venue de Julia Sarr avec son projet Jem Kanam conçu pour l’occasion. Rendez-vous du 25 juin au 11 juillet 2020 pour une prometteuse 40ème édition de « Jazz à Vienne » !

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