Jazz Campus en Clunisois 2018 – La Programmation

Jazz Campus en Clunisois 2018 – La Programmation

Du jazz renouvelé et vigoureux

Jazz Campus en Clunisois 2018 donne rendez-vous au public pour vivre au rythme du jazz et des musiques improvisées du 18 au 25 août. Le festival, toujours aussi vivace et ancré dans ses racines, investit Cluny et des communes de la Bourgogne Sud. Il propose un bouquet de concerts alléchants.

Jazz Campus en Clunisois 2018Après la découverte en février du superbe visuel de Jazz Campus en Clunisois 2018, vient le moment de se pencher sur la programmation de ce festival, un des plus anciens de France mais surtout un de ceux qui continue à se renouveler sans perdre son âme.

Fortement engagé dans la transmission via ses stages, Jazz Campus en Clunisois prend soin d’inclure dans sa programmation des musiques qui témoignent de la vivacité, de l’inventivité et de la créativité du jazz d’aujourd’hui et qui prennent aussi en compte l’histoire et le legs des ainés, dont elles s’amusent en contournant ou détournant les codes. Pendant 8 jours le festival invite le public à partager surprises et émotions dans un climat convivial à souhait. Il y en a pour toute les générations et toutes les sensibilités.

Fidèle à ses valeurs, le contrebassiste, compositeur, ancien directeur de l’Orchestre National de Jazz et fondateur du festival, Didier Levallet continue après plus de 40 ans à privilégier la création. Pour ce faire il invite « les musiciens et musiciennes d’aujourd’hui [qui} conjuguent le verbe jazzer à tous les temps. Ceux d’hier ou d’aujourd’hui, mais toujours dans un langage présent ». Pour lui, « l’enracinement de tous ces artistes de la musique dans une profonde culture et une inventivité permanente est un perpétuel ravissement ».

Les mots de Didier Levallet* ponctuent ci-dessous la programmation de Jazz Campus en Clunisois 2018.

Samedi 18 août 2018

Les toulousains du groupe Pulcinella ouvrent le festival à 18h30 dans le Parc de la Maison des Patrimoines de Matour avec un concert gratuit. Une musique ouverte au monde entier qui procure une euphorie sans réserve*.

Dimanche 19 août 2018

A Dompierre-les-Ormes au LAB71, à 21h, c’est l’occasion de découvrir le trio Ikui Doki proposé dans le cadre de Jazz Migration, dispositif d’accompagnement de jeunes musiciens de jazz. Sophie Bernado (basson), Hugues Mayot (saxophone, clarinette) et Rafaëlle Rinaudo (harpe) présentent un trio à l’instrumentation insolite avec en perspective, des promesses de surprise*.

Lundi 20 août 2018

Le festival fait une pause dans sa programmation mais invite la Fanfarrosoir de l’École de musique de la Haute Grosne à animer le Marché des producteurs de Matour au Pavillon du Manoir à 19h à Matour. Un moment musical, convivial et gratuit à partager.

Mardi 21 août 2018

Rendez-vous à 19h dans la Grange de la Dîme de La Vineuse-sur-Frégande avec l’expressionnisme iconoclaste* du violoncelliste Didier Petit qui se produit en solo.

A 21h au Théâtre les Arts de Cluny la soirée ouvre avec « Around Variations Goldberg ». Le duo de la pianiste Remi Masunaga et du vibraphoniste David Patrois a conçu de se confronter à des œuvres capitales de la musique classique occidentale*, en l’occurrence  les « Variations Goldberg » écrites pour le clavecin par Jean-Sébastien Bach vers 1740. La science musicale de Bach revisitée par deux virtuoses inspirés. Des alliages surprenants à découvrir.

La seconde partie de la soirée marque le retour sur la scène du Théâtre les Arts de la saxophoniste Céline Bonacina. Ce jour-là elle ne va pas se contenter d’animer l’atelier du stage dont elle est responsable mais va aussi aller chercher les respirations de l’océan indien* à la tête d’un groupe à la distribution internationale constitué du contrebassiste Chris Jennings, du pianiste Leonardo Montana et du batteur Asaf Sirkis. Une musique énergique, fraîche et colorée.

Mercredi 22 août 2018

A 21h au Théâtre les Arts de Cluny, les festivaliers ont rendes-vous avec le trio formé de Guillaume de Chassy (piano), Christophe Marguet (batterie) et Andy Sheppard (saxophone ténor). Les  trois créateurs et improvisateurs ont pris pour prétexte à la création pure l’hommage à une icône du XXème siècle*, Marlene Dietrich. Ils ont donné forme à un superbe projet, « Letters to Marlene ». Onze lettres qui résonnent comme une véritable « arme musicale porteuse d’espoir ».

Jeudi 23 août 2018

A 19h, le duo constitué par Yves Rousseau (contrebasse) et Jean-Marc Larché (saxophone) va faire résonner la musique de leur programme « Continuum » sous la charpente en berceau du XIIIe siècle du Farinier des Moines de l’Abbaye de Cluny. Dans le lyrisme d’une complicité longtemps peaufinée*, ces deux compagnons de route de longue date proposent une expression musicale poétique qui sied à l’intimité de ce lieu à l’acoustique rare.

Au Théâtre les Arts de Cluny à 21h, la soirée  ouvre avec ceux qui creusent leur sillon dans une expression poétique totalement personnelle*, la chanteuse Claudia Solal et le pianiste Benjamin Moussay. Une musique élégante et exigeante à la fois pour un moment singulier..

Pour la seconde partie de la soirée au Théâtre les Arts place au trio « Un poco loco » et à leur projet « Feelin’ pretty » qui prend appui sur une lecture fortement décapée des thèmes de West Side Story*. En effet, le tromboniste (également animateur d’un atelier de stage) Fidel Fourneyron, le saxophoniste et clarinettiste Geoffroy Gesser  et le contrebassiste Sébastien Beliah proposent une relecture inventive de la musique de Léonard Berstein. Un régal d’inventivité et d’humour entre insolente parodie et hommage impertinent.

Vendredi 24 août 2018

 A 12h30, rendez-vous dans le parc du Haras national de Cluny pour le rituel « concert pique-nique ». Dans ce cadre bucolique, le festival propose la nourriture spirituelle et laisse chacun libre de pourvoir à son pique-nique.

Cette année encore le menu musical stimule l’appétit. Avec le duo invité, nul doute que la musique sera source de surprise dans le dialogue entre l’accordéoniste basque Didier Ithursarry avec le saxophoniste surréaliste Christophe Monniot*. Un duo de haut vol dont on se réjouit par avance.

A partir de 19h30, la fanfare de Jazz Campus entreprend une déambulation gratuite dans les rues de Cluny alors que dès 19h, la cave de Bissey-sous-Cruchaud propose une dégustation gratuite des produits de leurs vignes sur la place de l’Abbaye.  

Dès 21h, le Théâtre les Arts de Cluny accueille le pianiste Roberto Negro qui présente son projet « Dadada » avec le saxophoniste Émile Parisien et le percussionniste Michelle Rabbia. Ces trois « sculpteurs de sons » peignent des tableaux musicaux vibrants qui balisent une promenade onirique dépaysante.

Samedi 25 août 2018

Le programme de la dernière journée du festival n’augure guère de répit pour les festivaliers.

A Matour où se déroulent les stages, les réjouissances musicales commencent à 11h avec la déambulation de la fanfare de Jazz Campus au hasard des rues alors qu’à la même heure se déroule le concert des enfants dans la salle du Cart. Après un repas champêtre prévu à 12h30 dans le Parc de la Maison des Patrimoines advient le moment de la restitution publique du travail des stagiaires des six ateliers au cours d’un concert qui fait suite au repas à partir de 14h.

A partir de 21h, sur la scène du Théâtre les Arts, le saxophoniste Sylvain Rifflet vient présenter son projet « Re-Focus » en septet avec à ses côtés Remi Riere (violon), Akemi Fillon (violon), Benachir Boukhatem (alto), Latica Anic (violoncelle), Florent Nisse (contrebasse) et Guillaume Lantonnet (percussions). L’occasion de pouvoir écouter en concert la musique élaborée par Sylvain Rifflet en écho au disque « Focus » gravé par Stan Getz.

Durant huit jours, grâce à Didier Levallet et à la dynamique équipe qui l’entoure, des musiciens créatifs alimentent la programmation attractive et diversifiée de Jazz Campus en Clunisois 2018 en direction d’un public curieux et ouvert au jazz et aux musiques improvisées. C’est aussi l’occasion pour les festivaliers de retrouver ou de découvrir le Clunisois. La ville de Cluny, son haras, ses marchés et son histoire certes mais aussi Matour, Dompierre-Les-Ormes, La-Vineuse-sur-Frégande, sans oublier les paysages verdoyants de la Bourgogne du Sud, ses cépages et sa gastronomie.

Carmen Souza célèbre Horace Silver – « The Silver Messengers »

Carmen Souza célèbre Horace Silver – « The Silver Messengers »

Dans son neuvième album « The Silver Messengers », Carmen Souza célèbre le pianiste Horace Silver disparu il y a cinq ans. Avec son indéfectible complice, le bassiste Theo Pascal, la chanteuse aux origines cap-verdiennes rend hommage au pionner du hard-bop. Elle reprend des titres du répertoire de son aîné auxquels s’ajoutent deux morceaux originaux. Le jazz pimenté de résonances créoles du Cap-Vert envoûte et séduit. Une belle réussite !

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Retour de Gregory Porter avec « Revival »

Retour de Gregory Porter avec « Revival »

Le 17 janvier 2020 marque le retour de Gregory Porter avec « Revival », son nouveau single paru chez Decca/Blue Note. Cette bonne nouvelle en cache une autre et pas des moindres, puisque ce single annonce la sortie du sixième album studio du chanteur, « All Rise », attendu pour le 17 avril 2020.

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Grégory Privat revient avec « Soley »

Grégory Privat revient avec « Soley »

Trois ans après « Family Tree », le pianiste Grégory Privat revient en trio avec Chris Jennings et Tilo Bertholo. Son album « Soley » est comme irradié de la lumière de l’étoile solaire. Chargé d’énergie, l’album navigue sans frontières entre jazz, musiques caribéennes, électroniques et chant. La musique invite à l’optimisme et à l’espérance.

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Nouveau clip de Madeleine Peyroux, On My Own

Nouveau clip de Madeleine Peyroux, On My Own

Promenade dans son univers personnel

La chanteuse Madeleine Peyroux revient avec « Anthem », son neuvième album. Le disque produit et co-écrit avec Larry Klein est annoncé pour le 31 août 2018 chez Universal. Pour patienter on découvre le nouveau clip de Madeleine Peyroux, On My Own. Une promenade dans l’univers de la chanteuse.

En prélude à « Anthem », à sortir le 31 août 2018 chez Universal, la chanteuse lève le voile sur On My Own, le titre qui ouvre son neuvième album. Après le single éponyme proposé le 08 juin 2018, on visionne le nouveau clip présenté par Madeleine Peyroux, On My Own.

De « Dreamland » à « Anthem »

En 1996 on a découvert l’album « Dreamland » et la voix aux accents bluesy de Madeleine Peyroux. Durant les 22 ans qui séparent « Dreamland » et « Anthem », la chanteuse a parsemé son itinéraire musical d’opus qui témoignent de la richesse de ses influences et de son évolution musicale.

« Careless Love » en 2004, « Half The Perfect World » en 2006, « Bare Bones » en 2009 avec onze compositions originales, « Standing on The Roof Top » en 2011, où elle s’éloigne du format voix-guitare et élargit sa palette musicale auprès de Marc Ribot et Meshell Ndegeocello, « The Blue Room » en 2013 qui navigue entre jazz, country, blues et pop et « Keep Me in Your Heart for a While » un best of sorti en en 2014.

En 2016 Madeleine Peyroux a fêté ses vingt ans de carrière et pour l’occasion a publié « Secular Hymns ». Sur cet album enregistré en trio la chanteuse interprète de manière très personnelle dix titres issus du répertoire américain populaire (folksong, spiritual, gospel), du jazz ou emprunté à Tom Waits. Elle leur donne la forme de « cantiques profanes et élégants ». Un disque sensible et élégant baigné dans le blues, la soul et le gospel.

Depuis, aux USA, Donald Trump a été élu. Pendant la campagne des élections présidentielles, la chanteuse-compositrice a entrepris l’écriture de son neuvième disque, « Anthem ». Co-écrit avec ses musiciens, David Baerwald (guitariste), Brian McLeod (batteur), Patrick Warren (piano) et Larry Klein, l’album dresse à sa manière un portrait sur l’état actuel du monde.

En attendant « Anthem »… le clip de Madeleine Peyroux, On My Own

couverture de l'album "Anthem" de Madeleine PeyrouxIl va falloir attendre jusqu’au 31 août 2018 pour découvrir les douze hymnes-titres de l’album « Anthem » parmi lesquels la composition de Leonard Cohen qui donne son titre à l’album et Liberté écrit en 1942 par le poète Paul Eluard.

On se réjouit aussi Madeleine Peyroux, "On my Own"de la tournée européenne prochaine de Madeleine Peyroux et de sa venue annoncée pour un concert co-produit par l’Auditorium- Orchestre National de Lyon et Jazz à Vienne, le 09 novembre 2018 à 20h dans le cadre de la saison 2018/19 de l’Auditorium de Lyon.

Pour patienter, on écoute le single sorti le 08 juin 2018 et l’on visionne le clip de Madeleine Peyroux, « On My Own ».

Sur la vidéo « On My Own » réalisée par George Scott, on suit Madeleine Peyroux dans sa promenade. Munie des accessoires de Charlie Chaplin, elle vagabonde en chantant dans les rues, sur les toits et les parcs de la ville. L’occasion idéale pour pénétrer dans son univers personnel.

Carmen Souza célèbre Horace Silver – « The Silver Messengers »

Carmen Souza célèbre Horace Silver – « The Silver Messengers »

Dans son neuvième album « The Silver Messengers », Carmen Souza célèbre le pianiste Horace Silver disparu il y a cinq ans. Avec son indéfectible complice, le bassiste Theo Pascal, la chanteuse aux origines cap-verdiennes rend hommage au pionner du hard-bop. Elle reprend des titres du répertoire de son aîné auxquels s’ajoutent deux morceaux originaux. Le jazz pimenté de résonances créoles du Cap-Vert envoûte et séduit. Une belle réussite !

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Retour de Gregory Porter avec « Revival »

Retour de Gregory Porter avec « Revival »

Le 17 janvier 2020 marque le retour de Gregory Porter avec « Revival », son nouveau single paru chez Decca/Blue Note. Cette bonne nouvelle en cache une autre et pas des moindres, puisque ce single annonce la sortie du sixième album studio du chanteur, « All Rise », attendu pour le 17 avril 2020.

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Grégory Privat revient avec « Soley »

Grégory Privat revient avec « Soley »

Trois ans après « Family Tree », le pianiste Grégory Privat revient en trio avec Chris Jennings et Tilo Bertholo. Son album « Soley » est comme irradié de la lumière de l’étoile solaire. Chargé d’énergie, l’album navigue sans frontières entre jazz, musiques caribéennes, électroniques et chant. La musique invite à l’optimisme et à l’espérance.

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Samy Thiébault présente « Calypsotopia »

Samy Thiébault présente « Calypsotopia »

Le clip prometteur annonce « Caribbean Stories »

En amont de la sortie de son nouvel album « Caribbean Stories », Samy Thiébault présente « Calypsotopia ».  Avec son nouveau groupe le saxophoniste plonge sa musique dans celles de la Caraïbe. Il propose Calypsotopia, un single et un clip pour traverser l’été en attendant l’opus prometteur.

Samy Thiébault présente "Calypsotopia"Le 15 juin 2018, à quelques jours de l’été, le saxophoniste Samy Thiébault sort Calypsotopia, un single et un clip qui annoncent la sortie prochaine de « Caribbean Stories » sous le label Gaya Music Production.

Après « Rebirth » sorti en 2016, le musicien et compositeur Samy Thiébault propose cette fois de le suivre dans le voyage qu’il a entrepris aux sources du blues et du jazz, au cœur des musiques de la Caraïbe et de leur histoire.

Annoncé pour le 21 septembre 2018, l’album « Caribbean Stories » se profile comme un tourbillon musical. Il explore l’histoire des peuples (Africains, Taïnos, Espagnols, Indiens, Anglais) qui se sont rencontrés entre esclavagisme, révolte, métissage, utopies et liberté. Il relie « ici et maintenant » avec un « ailleurs et autrefois » partagé par ces nombreux peuples.

Le saxophoniste revient donc avec un album où jazz, calypso, merengue, valse, boléro, chachacha et bien d’autres styles musicaux s’entremêlent. Avant de dévoiler l’ensemble des titres qui marquent son aventure dans les Caraïbes Samy Thiébault présente Calypsotopia.

Sur « Caribbean Stories », Samy Thiébault est accompagné d’une nouvelle équipe. Il a réuni autour de lui une solide section rythmique avec le percussionniste cubain Inor Sotolongo, le batteur Arnaud Dolmen, originaire de la Guadeloupe et le contrebassiste Felipe Cabrera chargé aussi des fondements harmoniques. Les guitaristes Hugo Lippi et Ralph Lavital apportent leur contribution et des influences venues d’Angleterre ou de la Martinique. Le tromboniste Fidel Fourneyron très attaché aux musiques cubaines dialogue avec le saxophone ténor et la flûte de Samy Thébault.

A travers les titres de l’album « Caribbean Stories », Samy Thiébault et ses compagnons content l’histoire d’un peuple déraciné et de ses musiques qui ont contribué à forger les fondement du blues et du jazz. Il faut patienter jusqu’au 21 septembre 2018 pour apprécier et savourer ce nouvel opus du saxophoniste. En attendant et pour bien traverser l’été, on savoure le single Calypsotopia.

Deux rendez-vous sont à prévoir. Au cœur de l’été dans les chroniques de « Latins de Jazz » pour en savoir plus sur « Caribbean Stories ». Le 15 novembre 2018 au Café de la Danse à Paris pour le concert de sortie de l’album.
Carmen Souza célèbre Horace Silver – « The Silver Messengers »

Carmen Souza célèbre Horace Silver – « The Silver Messengers »

Dans son neuvième album « The Silver Messengers », Carmen Souza célèbre le pianiste Horace Silver disparu il y a cinq ans. Avec son indéfectible complice, le bassiste Theo Pascal, la chanteuse aux origines cap-verdiennes rend hommage au pionner du hard-bop. Elle reprend des titres du répertoire de son aîné auxquels s’ajoutent deux morceaux originaux. Le jazz pimenté de résonances créoles du Cap-Vert envoûte et séduit. Une belle réussite !

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Retour de Gregory Porter avec « Revival »

Retour de Gregory Porter avec « Revival »

Le 17 janvier 2020 marque le retour de Gregory Porter avec « Revival », son nouveau single paru chez Decca/Blue Note. Cette bonne nouvelle en cache une autre et pas des moindres, puisque ce single annonce la sortie du sixième album studio du chanteur, « All Rise », attendu pour le 17 avril 2020.

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Grégory Privat revient avec « Soley »

Grégory Privat revient avec « Soley »

Trois ans après « Family Tree », le pianiste Grégory Privat revient en trio avec Chris Jennings et Tilo Bertholo. Son album « Soley » est comme irradié de la lumière de l’étoile solaire. Chargé d’énergie, l’album navigue sans frontières entre jazz, musiques caribéennes, électroniques et chant. La musique invite à l’optimisme et à l’espérance.

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Clin d’œil à « R+R=NOW »

Clin d’œil à « R+R=NOW »

Reflet musical d’aujourd’hui

L’album « Collagically Speaking » (Blue Note/Universal) sorti le 15 juin 2018 propose la musique de « R+R=NOW ». Ce collectif réunit six leaders de la nouvelle génération du jazz nord-américain. Le nom du all-stars explicite en une équation la démarche des musiciens… Reflect + Respond = NOW

Couverture de l'album "R+R=NOW" de Collegically Speaking Le groupe « R+R=NOW » réunit six des leaders les plus en vue de la nouvelle génération du jazz nord-américain, Robert Glasper (claviers), Christian Scott aTunde Adjuah (trompette), Terrace Martin (synthé et vocoder), Taylor McFerrin (beatbox, synthé), Derrick Hodge (basse) et Justin Tyson (batterie).

Ce groupe fonctionne de manière égalitaire puisque chacun des membres du collectif est musicien, leader, compositeur et producteur pour la plupart d’entre eux. Ces instrumentistes accomplis sont reconnus au-delà du jazz ce dont témoignent leurs collaborations avec Prince, Kendrick Lamar, Herbie Hancock, Quincy Jones, Billy Higgins, Stevie Wonder, Thom Yorke, Mos Def, Erykah Badu, Snoop Dog, pour n’en citer que quelques-uns.

« Le travail d’un artiste est de refléter son époque »

Le collectif « R+R=NOW » revendique ces mots de Nina Simone.

Le titre du groupe donne d’ailleurs le ton du projet qui les anime, Reflect + Respond = NOW. Ainsi le message est donc clair, il propose au monde une musique dont ils revendiquent qu’elle soit le reflet et leur réponse au monde d’aujourd’hui.

Aux avant-postes de la musique d’aujourd’hui… NOW

« Nous venons tous du même jardin de béton et nous produisons une musique fluide, intègre et ouverte que traversent les courants du jazz, du hip-hop, de l’EDM et même du reggae ! » affirme Robert Glasper.

Ces audacieux musiciens qui ont dû lutter contre l’adversité sociale pour s’imposer, se disent avant-gardistes. Ensemble, ils repensent donc les courants musicaux, les découpent et les assemblent. Ils contournent ou détournent avec talent les codes du jazz qu’ils mélangent avec ceux du hip-hop, de la R&B, de la soul et du reggae. Ainsi, ils proposent le son qu’ils envisagent être celui d’aujourd’hui…NOW.

Sur l’album d’autres voix se mêlent à celles des membres du collectif comme les acteurs Omari Hardwick et Terry Crews, l’actrice Amanda Seales, Stalley et le chanteur Amber Navran.

On comprend à travers leur discours que ces fiers fers de lance du jazz outr’atlantique se positionnent aux avant-postes de la musique actuelle. Il est vrai qu’ils malaxent entre eux les courants d’avant-garde, qu’ils soient néo-soul, funk du futur, électronique astrale, hip-hop moderniste sans oublier de revendiquer l’étendard du jazz puisque l’album sort sous le légendaire label Blue Note.

Le jazz, musique hybride

Depuis ses débuts au XXème siècle, le jazz a intégré de nombreuses influences musicales définissant ainsi de nouveaux territoires, de nouveaux styles. Certaines de ces musiques; de ces courants, témoins d’une époque, sont restés inscrits dans leur temporalité. D’autres portées par des musiciens visionnaires ont imposé leur esthétique, amorcé des tournants et projeté le jazz dans un processus évolutif.

La démarche du collectif « R+R=Now » procède de ce mécanisme et à ce titre n’est donc pas nouvelle. Elle s’inscrit tout à fait dans l’évolution naturelle du jazz, cette musique qui sait s’hybrider pour survivre et être toujours en devenir. Elle est portée par de jeunes musiciens de la communauté afro-américaine issus de milieux que l’on ne peut taxer de favorisés. Ils se sont battus pour exister et être reconnus. Il est compréhensible qu’ils affichent avec force leur posture.

Les vagues de « Collagically Speaking »…

Il est essentiel de se laisser porter par les vagues énergiques ou plus tempérées de « Collagically Speaking » avant de pouvoir observer, demain, à moyen terme l’impact qu’aura cette musique sur l’évolution du jazz.

L’album ouvre avec Change of Tone. Des accords de piano puis le vocoder déroule une rengaine électro sur le beat que martelle la batterie. l’ambiance se fait électro et planante. Sur Awake to you, le tempo solide stimule la trompette à la sonorité nuageuse, la voix trafiquée par le vocoder soutenue par les nappes de notes du piano et les contrechants de la trompette. Le même thème revient sur By Design teinté d’effets cosmiques qui annoncent le piano méditatif.

Tempo musclé de la basse et de la batterie sur Resting Warrior. Trompette et claviers devisent d’abord ensemble puis prennent des chorus survoltés avant d’être rejoints par un solo de batterie. Un vrai combat de guerriers !

Avec Needed You Still règne une ambiance teintée de soul et saupoudrée d’électronique. Filtrée par le vocoder, la voix chante une ballade puis slamme en douceur sur de douces notes du piano. Colors in the Dark résonne d’une improvisation lumineuse du piano aux profonds accents jazz.

La trompette électrise le propos musical de The Night in Question alors que le reste du groupe rappelle le jazz fusion des années 70-80… jazz musique hybride… d’hier à aujourd’hui et pourquoi pas à demain ?

Porté par une ligne de basse hypnotique, Reflect Reprise sonne hip hop à fond. A écouter jusqu’à la transe ! Place ensuite à la parole essentielles de la femme sur le spatial  Her = Now suivi de Respond au climat psychédélique qui ne cesse de tourner sur lui-même.

A grands coups de beats hip-hop vigoureux, de textures électroniques futuristes et d’un groove qui emprunte au R&B et au funk le collectif « R+R=Now » élabore une musique qui capte et mélange entre eux les courants d’avant-garde de chaque style qui les inspirent. Un reflet musical du monde actuel.

 
La tournée d’été du collectif « R+R=Now » les conduit en France pour quelques dates. Ils seront à Paris à Jazz à la Défense le 1er juillet 2018, sur la scène du Théâtre Antique dans le cadre de Jazz à Vienne le 4 Juillet 2018 et au Nice Jazz Festival  le 17 Juillet 2018.
Carmen Souza célèbre Horace Silver – « The Silver Messengers »

Carmen Souza célèbre Horace Silver – « The Silver Messengers »

Dans son neuvième album « The Silver Messengers », Carmen Souza célèbre le pianiste Horace Silver disparu il y a cinq ans. Avec son indéfectible complice, le bassiste Theo Pascal, la chanteuse aux origines cap-verdiennes rend hommage au pionner du hard-bop. Elle reprend des titres du répertoire de son aîné auxquels s’ajoutent deux morceaux originaux. Le jazz pimenté de résonances créoles du Cap-Vert envoûte et séduit. Une belle réussite !

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Retour de Gregory Porter avec « Revival »

Retour de Gregory Porter avec « Revival »

Le 17 janvier 2020 marque le retour de Gregory Porter avec « Revival », son nouveau single paru chez Decca/Blue Note. Cette bonne nouvelle en cache une autre et pas des moindres, puisque ce single annonce la sortie du sixième album studio du chanteur, « All Rise », attendu pour le 17 avril 2020.

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Grégory Privat revient avec « Soley »

Grégory Privat revient avec « Soley »

Trois ans après « Family Tree », le pianiste Grégory Privat revient en trio avec Chris Jennings et Tilo Bertholo. Son album « Soley » est comme irradié de la lumière de l’étoile solaire. Chargé d’énergie, l’album navigue sans frontières entre jazz, musiques caribéennes, électroniques et chant. La musique invite à l’optimisme et à l’espérance.

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Marc Ribot’ s Ceramic Dog « YRU Still Here ? »

Marc Ribot’ s Ceramic Dog « YRU Still Here ? »

Un paroxyjazz convulsif et enragé

La sortie de l’album « YRU Still Here ? » marque la fin d’un silence discographique de cinq ans de Marc Ribot et son trio Ceramic Dog. L’esthétique vigoureuse des musiques s’accorde avec la colère des textes contestataires. Un brûlot enragé qui captive par sa flamme et ses convulsions fulgurantes.

Couverture de l'album "YRU Stil Here?" de Marc Ribot's Ceramic DogAttendu depuis « Your Turn », le précédent disque de Ceramic Dog sorti en 2013, l’album « YRU Still Here ? » (Enja Yellow Bird/L’autre Distribution) de Marc Ribot’s Ceramic Dog comble d’aise depuis le 25 mai 2018 les amateurs des musiques de ce trio singulier.

Créé en 2007, Ceramic Dog réunit le guitariste Marc Ribot, le bassiste Shahzad Ismaily (Will Oldham, Chefs Secrets 3…) et le batteur Ches Smith (Xiu Xiu,Chefs Secrets).

Par bonheur depuis 2013 les concerts du groupe ont permis de patienter et en découvrant le nouvel album, reviennent en mémoire les échos de titres, déjà écoutés lors de la venue de Ceramic Dog avec Marc Ribot dans le cadre du festival A Vaulx Jazz un certain 17 mars 2017.

Sur l’album comme alors sur la scène, le groupe emprunte tout à la fois les codes du jazz, du rock, du punk, du blues, du rap, du funk, compactés en une musique paroxystique enragée et convulsive qu’on qualifiait alors de « paroxyjazz enrocké ».

D’emblée, le groupe interpelle par le titre de son pamphlet brûlant de rage, « YRU Still Here ? » et ce n’est que le début. Textes et musiques des onze titres sont au diapason. Ils dénoncent avec mordant les folles dérives du monde, racisme, capitalisme, intolérance…

Si les textes affichent délibérément rage et colère, la musique vibre certes à l’unisson mais n’en est pas moins construite avec précision en référence aux styles des différentes musiques auxquelles elle emprunte. Rythmes effrénés de la batterie et breaks ajustés mettent en valeur les improvisations de la guitare et des voix qui crient leur désespérance. De facto textes et musiques sont au diapason.

Personal Nancy ouvre l’album et d’emblée adopte le ton d’une colère extrême… « I got right to say fuck you ! ». Les voix vocifèrent avec rage, la guitare pleure, la batterie matraque le tempo et la basse déclenche le tir. La révolte colérique plante le décor. Marc Ribot au festival A Vaulx Jazz le 17 mars 2017Muslim Jewish resistance procède de la même veine. Voix, guitare, batterie, basse et claviers exhortent à suivre le sentier de la guerre contre l’intolérance, le racisme et la haine de l’autre.

Un découpage élaboré préside à la destinée de l’instrumental Oral Sidney with a U. La basse slappe funk, le Moog déblatère comme un fou sur les riffs de la guitare entêtante, la batterie fracasse le tempo. YRU Still here ? questionne sur le climat d’un folk planant qui aurait perdu la boussole. La rage d’Agnes s’exprime via un rock qui groove grave.

Rudoyé par un rock puissant Shut That Kid Up tutoie le blues et fait monter la sauce avant de s’adoucir à sa toute fin. Orthodoxy fait entendre des échos croisés de blues et de rock teintés de sonorités de sitar venues du Pakistan. Freak freak freak on the peripherique se la joue funk à fond. Ceramic Dog s’en prend à la police des frontières de Trump dans un Fuck La Migra au son saturé qui emprunte au hip hop autant qu’au rock.

Le trio stigmatise l’intolérance de la population vis à vis des différences dans Pennsylvania 6 6666 qui restitue les souvenirs de Shahzad Ismaily et de son enfance d’enfant musulman aux origines pakistanaises grandi en Pennsylvanie, où « tous les enfants sont fous » en reprenant à la guitare un style à la Wes Montgomery sur un tempo cool latinisé avec humour… jusqu’à la superbe fin du titre.

L’album se termine avec Rawhide où la voix de Marc Ribot trafiquée par le vocoder entonne les refrains de ce folk-rock-psyché-bluesy endiablé.

« YRU Still Here ? » témoigne de la maîtrise de Ceramic Dog et Marc Ribot à transformer leur musique en un pamphlet politique vigoureux. L’art mobilisé pour combattre contre les excès et débordements des puissants, les intolérances et le non-respect des différences… c’est plutôt rassurant même si la forme peut déranger quelques bien-pensants.

 

Un rendez-vous se profile avec bonheur pour écouter le trio Ceramic Dog. Le guitariste Marc Ribot, Shazhad Ismaily à la guitare et à la basse et Ches Smith à la batterie sont annoncés à l’affiche de l’Opera Underground. Le trio va faire monter la température de l’Amphi de l’Opéra de Lyon le 01 décembre 2018. Une date à noter impérativement.
Carmen Souza célèbre Horace Silver – « The Silver Messengers »

Carmen Souza célèbre Horace Silver – « The Silver Messengers »

Dans son neuvième album « The Silver Messengers », Carmen Souza célèbre le pianiste Horace Silver disparu il y a cinq ans. Avec son indéfectible complice, le bassiste Theo Pascal, la chanteuse aux origines cap-verdiennes rend hommage au pionner du hard-bop. Elle reprend des titres du répertoire de son aîné auxquels s’ajoutent deux morceaux originaux. Le jazz pimenté de résonances créoles du Cap-Vert envoûte et séduit. Une belle réussite !

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Retour de Gregory Porter avec « Revival »

Retour de Gregory Porter avec « Revival »

Le 17 janvier 2020 marque le retour de Gregory Porter avec « Revival », son nouveau single paru chez Decca/Blue Note. Cette bonne nouvelle en cache une autre et pas des moindres, puisque ce single annonce la sortie du sixième album studio du chanteur, « All Rise », attendu pour le 17 avril 2020.

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Grégory Privat revient avec « Soley »

Grégory Privat revient avec « Soley »

Trois ans après « Family Tree », le pianiste Grégory Privat revient en trio avec Chris Jennings et Tilo Bertholo. Son album « Soley » est comme irradié de la lumière de l’étoile solaire. Chargé d’énergie, l’album navigue sans frontières entre jazz, musiques caribéennes, électroniques et chant. La musique invite à l’optimisme et à l’espérance.

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