« Headbug » de Ray Lema

« Headbug » de Ray Lema

Ray Lema présente son album « Headbug » en concert

A l’occasion de la sortie de son nouvel album, « Headbug », Ray Lema se produit en quintet le 26 mai à Paris à la Maison des Cultures du Monde, dans le cadre du Festival « Jazz à Saint-Germain-des-Prés ».

160_Raylema_Il n’y a pas grand décalage entre la sortie du disque « Headbug » (One Drop/Rue Stendhal), le 22 avril et le concert de sortie de l’album, le 26 mai à 20h30, à paris, à la maison des Cultures du Monde. Ce double évènement va ravir les amateurs de Ray Lema dont le groove est fort apprécié. Ce pianiste, guitariste et compositeur congolais est un des pères de la musique centrafricaine congolaise et un grand pourvoyeur de groove. A son actif, plus d’une vingtaine d’albums et un parcours musical très personnel.

Ray Lema met en avant son travail de compositeur à l’écriture singulière, à travers la pratique d’un jazz décomplexé qui ne cherche à imiter personne. Le leader a fait sienne une phrase de Miles Davis : « Le Jazz n’est pas une musique, c’est une attitude ». C’est ainsi quil met sa musique au service d’un discours créatif et imaginatif.

Headbug_Ray-Lema_couvL’énergie habite « Headbug », cet album au titre trompeur car à son écoute point de « prise de tête », loin de là. Les  plages se succèdent et procurent un même plaisir d’écoute. En fait, il y a bien eu prise de tête, mais seulement pour Ray Lema lors de l’écriture du titre éponyme qui ouvre le disque. Le pianiste Ray Lema s’est appliqué à trouver une structure harmonique qui mette en valeur ce morceau au groove renversant. Après ce premier thème, huit autres titres qui montrent (si cela est encore à prouver) la pluralité des styles que Ray Lema est capable d’embrasser avec réussite pour concocter un jazz multiculturel groovy et mélodique.

Les comparses-musiciens qui accompagnent Ray Lema sur « Headbug » sont ceux qui étaient déjà à ses côtés sur l’album « VSNP- Very Special New Production ». 160-leRayLema-QuintetIls ont donné le meilleur d’eux-même et contribuent grandement à la qualité de l’album.

Etienne Mbappe, le « bassiste aux gants de soie » joue de toutes les nuances auxquelles il nous a habitué. Il tisse des lignes de forces avec le drumming du batteur, Nicolas Viccaro, et les deux complices contribuent grandement au groove qui sous-tend l’album entier. Le saxophoniste Irvin Acao dont nous avions déjà apprécié les qualités en concert et sur son disque « Azabache » apporte sa contribution à l’album et ses échanges avec le trompettiste Sylvain Gontard sont du plus bel effet sur « Mira », une samba-funk endiablée. L’incandescence rythmique se tempère sur deux ballades nostalgiques « Nâab » et « Ulagaresh » dont les mélodies pleine de sensibilité nous ramènent vers l’Afrique.

Manu Dibango un autre « monument » de la musique africaine est invité au Marimba sur le cinquième titre « No Hiding ». Si l’influence de l’Afrique est incontestable dans le jazz de Ray Lema, le pianiste affectionne les mélodies et pose sa voix avec bonheur sur plusieurs titres. Il chante le titre « Mon bel amour » en français sur un rythme afro-cubain où  la trompette rayonne. La bossa-nova de Jobim, « Samba de uma nota so », est revisitée d’une manière peu orthodoxe et plutôt surprenante. Un découpage rythmique innovant renouvelle cette bossa qui ne perd pourtant rien de ses fondamentaux que restituent la voix de Ray Lema et le saxophone du Cubain Irvin Acao.

Le quintet de Ray Lema cultive l’esprit de groupe, la fraternité et l’entente. Chaque musicien est à l’écoute de l’autre. Si les fondations sont assurées par un trio rythmique efficace, piano-basse-batterie, les envolées et les contre-chants des soufflants, trompette et saxophone, teintent la musique d’un lyrisme sensible. L’énergie circule et alimente le groove qui soutient des mélodies subtiles.

affiche_festivalJazzastgermaindes presLe Festival « Jazz à Saint-Germain-des-Prés » accueille Ray Lema et son quintet qui se produiront à Paris le 26 mai à 20h30, au théâtre de la Maison des Cultures du Monde. Le concert est soutenu par le Mois des Cultures d’Afrique. Le groupe lyonnais « EYM trio » assure la première partie de la soirée.

Soirée festive en perspective pour un public amateur de dépaysement musical. Les couleurs du monde de Ray Lema séduiront autant les amateurs de groove que les amoureux des rivages poétiques.

Visuel 2020 de Jazz Campus en Clunisois

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Cette année encore, c’est un volatile haut en couleurs qui se pavane sur le visuel 2020 de Jazz Campus en Clunisois. L’oiseau hausse le col et ouvre le bec pour donner rendez-vous au public du 15 au 22 août 2020. Il siffle aussi l’ouverture des inscriptions pour les stages 2020. Plumes lissées et œil vif, il attend avril pour annoncer la programmation.

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Chick Corea Trilogy rime avec Magie à l’Auditorium de Lyon

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« Les 1001 Nuits du Jazz – Live au Bal Blomet »

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En place de Shéhérazade, le saxophoniste Raphaël Imbert et le pianiste Johan Farjot se font les conteurs d’une autre histoire du jazz sur l’album « Les 1001 Nuits du Jazz – Live au Bal Blomet ». L’opus restitue huit enregistrements captés lors de six Nuits du Jazz organisées par Le Bal Blomet. Entourés à chaque séance de nouveaux invités, les deux musiciens mènent deux fois par mois une « concérence » à travers les grandes et petites histoires du jazz. Enregistré live, l’album incite à aller vivre une, voire plusieurs de ces Nuits magiques et récréatives.

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« Continuum » de Nik Bärtsch’s Mobile

« Continuum » de Nik Bärtsch’s Mobile

« Continuum », le nouvel album de Nik Bärtsch’ Mobile

L’album « Continuum » (ECM/Universal) de Nik Bärtschs’s Mobile est sorti le 18 mars chez ECM. Un concert du même groupe est programmé le 21 mai dans le cadre du Festival Jazz à Saint-Germain-des-Prés. Les nouvelles sont bonnes quand l’actualité discographique et celle des concerts se téléscopent.

N.BartschCette double occurrence a en effet de quoi ravir les amateurs de la musique acoustique du pianiste et compositeur suisse. La personnalité singulière de Nik Bärtsch a émergé sur la scène jazz ces dix dernières années et a conquis un public très large. Entre la précision de l’horloger suisse et le détachement du maître zen, sa musique, héritière de Steve Reich, excelle à transmettre « une énergie intense et calme », un groove hypnotique renforcé par la puissance de cohésion qui émane du groupe.

Au commencement était « Mobile » … c’est dont s’est souvenu Nik Bärtsch qui a consacré son dernier disque, à son groupe d’origine, « Mobile », groupe totalement acoustique. Il lui a adjoint un quintet à cordes sur trois pièces, et « Mobile » est devenu, « Mobile Extended ». Puisque l’actualité des concerts rejoint celle du disque le plaisir sera augmenté d’entendre « live » la musique du CD « Continuum »

2464 XAprès trois albums studio (Stoa, 2006, Holon, 2008, et Lyria, 2010) et un double album live (2012) avec son groupe amplifié « Ronin », c’est en effet avec sa formation d’origine « Mobile » que le claviériste et compositeur suisse Nik Bärtsch a enregistré en mars 2015 son nouvel album « Continuum » (ECM/Universal) sous la direction artistique de Manfred Eicher. Pour précision, l’effectif de « Mobile » se recoupe avec le line-up actuel de « Ronin ».

N-Bartsch'Mobile_legrouA la base, le quartet acoustique « Mobile », fondé en 1997, est la source de l’esthétique de Nik Bärtsch et de son attitude musicale. Une attitude façonnée par son approche conceptuelle de la réduction et de la répétition, mais aussi par sa fascination pour la culture japonaise. Le pianiste conçoit l’art musical comme une sorte de rituel. Nik Bärtsch et ses comparses, Kaspar Rast (batterie), Sha (clarinette) et Nicolas Stocker (percussions) travaillent à la confection d’un son de groupe global fondé sur l’énergie sans se complaire dans de vains exercices de virtuosité. « Cette musique puise son énergie dans la tension entre la précision des compositions et de l’auto-contournement de l’improvisation. De cette restriction auto-imposée découle la liberté. L’extase par l’ascétisme », dit l’artiste.

Jouant avec des textures musicales issues du jazz, du funk, de la musique contemporaine, du minimalisme ainsi que des musiques rituelles et sacrées, il crée de nouvelles énergies extrêmement structurées. L’approche artistique de Bärtsch est quelque peu inspirée de Ligeti et de sa finesse rythmique.La musique se développe en modules, comme des spirales ascensionnelles dont les structures sont fondées sur la répétition d’un certain nombre d’éléments qui se propulsent à travers le rythme. Cela n’est pas sans évoquer les motifs de la musique minimaliste (Reich, Glass, Riley) mais chez Bärtsch, les pulsations sont rythmiques et non flottantes.

Les musiciens sont moins soucieux de donner en spectacle leur virtuosité individuelle et prennent plutôt part à la création d’un timbre commun, fort et énergique.

affiche_festivalJazzastgermaindes presNik Bärtsch a choisi le festival « Jazz à Saint-Germain-des-Prés » pour présenter avec les musiciens du groupe « Mobile » son nouvel album « Continuum » le 21 mai à 21h dans le grand amphithéâtre de la Maisons des Océans. Ce concert constitue un évènement car le groupe se fait rare en France et la musique de « Mobile » devrait résonner de la meilleure manière dans ce joyau de l’architecture du début du 20ème siècle.

Nul doute qu’on se laissera pénétrer par la sensualité quasi-physique de la musique de Nik Bärtsch et son groupe « Mobile ».

Visuel 2020 de Jazz Campus en Clunisois

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« Les 1001 Nuits du Jazz – Live au Bal Blomet »

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« Border Lines » de Stéphane Tsapis

« Border Lines » de Stéphane Tsapis

« Border Lines », le pays singulier de Stéphane Tsapis

Dans l’album « Border Lines » (Cristal Records/Harmonia Mundi) paru le 18 mars, le pianiste Stéphane Tsapis explore avec beaucoup de liberté ses racines grecques. Le disque présente un panorama musical de la Grèce d’hier et d’aujourd’hui.

couv_border-line_tsapisLe titre de l’album « Border Lines » de Stéphane Tsapis génère plusieurs réflexions en ces temps où les frontières sont au cœur des préoccupations de notre monde.

Puisque c’est le propre du « jazz » de ne pas fixer de frontières, puisque cette musique prône le concept de liberté, cet opus a tout à fait sa place dans le jazz, cet idiome qui a ouvert les bras à tant de mondes musicaux et l’ouverture à la diversité. Dans un tel territoire, musiciens et auditeurs ne sont pas en situation « borderlines ». La définition du terme « borderlines » comme un état d’instabilité émotionnel, recouvre aussi la situation de celui qui vit à cheval sur deux cultures et est en déstabilisé. Tel fut le cas pour Stéphane Tsapis que la barrière de la langue a conduit à se sentir français quand il est en Grèce et pas tout à fait français quand il est en France…

Le titre de l’album « Border Lines » est donc à double titre compréhensible. C’est en considérant la musique comme « langage universel » que le musicien transforme la notion de frontière et affirme qui il existe et définit son propre territoire.

Avec poésie, dérision et humour, Stéphane Tsapis navigue dans « Border Lines » entre compositions originales et musiques traditionnelles grecques revisitées. Onze titres singuliers. Un répertoire interprété avec grande intelligence et sans fébrilité.

Stéphane-tsapi-trio-s-300x200Ce projet très original évoque différentes époques et régions du pays. Les musiques stimulent l’écoute et entraînent l’auditeur aux confins d’un monde aux frontières mouvantes. Stéphane Tsapis a confié la direction artistique de son projet au compositeur Arthur Simonini et a construit le monde musical de son album avec la complicité de Marc Buronfosse  à la contrebasse et d’Arnaud Biscay à la batterie.

Clin d’œil en ouverture du disque avec « Welcome to my country » et virgule à mi-album avec « Tourist’s point of view », des balises d’humour qui définissent la place du touriste. Les modes des musiques anciennes dépaysent. On est transporté en Macédoine et dans d’autres contrées d’Asie Mineure.  Avec d’intrigantes harmonies, les musiciens nous transportent ensuite avec « Karaghiósis in Wonderland » dans le monde magique du théâtre d’ombres et de son héros Karaghiósis.Le titre « Goldman Sucks » fait résonner une énergie plus électrique où la colère résonne de manière évidente pour dire la révolte dont le titre est porteur.

Des images, des paysages oniriques défilent au fur à mesure que le disque se déroule. Il est vrai que Stéphane Tsapis est aussi professeur de création musicale pour l’image au Conservatoire à rayonnement régional de la Ville de Paris et compose beaucoup pour le cinéma… ceci explique peut-être cela. Une consultation du site de Stéphane Tsapis vous permettra de mieux le connaître.

La vidéo réalisée au Studio de l’Hermitage donne envie d’écouter l’album « Border Lines » de bout en bout.

L’album « Border Lines » ouvre les frontières musicales sur un nouveau monde, celui de Stéphane Tsapis, un musicien dont le discours nuancé emprunte la voie de la délicatesse pour narrer des émotions fortes.

Visuel 2020 de Jazz Campus en Clunisois

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Chick Corea Trilogy rime avec Magie à l’Auditorium de Lyon

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« Les 1001 Nuits du Jazz – Live au Bal Blomet »

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« Suite of Time » de Hans Ulrik

« Suite of Time » de Hans Ulrik

« Suite of Time », la Messe Jazz de Hans Ulrik

À l’occasion du 75ème anniversaire de l’église Grundtvig, le saxophoniste danois Hans Ulrik publie le 18 mars un élégant album « Suite of Time » (Stunt records/Una Volta Music).

église-Grundtvig_photo-de-ole-meyer--236x300Cette église fut construite en souvenir de N.F.S Grundtvig (1783 – 1872), prêtre danois et homme des Lumières. La première pierre fut posée en 1921 et l’édifice fut inauguré en 1940. Son architecture s’inspire des façades crénelées des églises traditionnelles des villages danois mais sa taille avoisine celle d’une cathédrale. Dans l’église pas d’icône. Juste la lumière. L’opus de Hans Ulrik « Suite of Time » célèbre l’édifice autant que la philosophie lumineuse de Grundtvig

SuiteofTime_couvLe saxophoniste Hans Ulrik a été invité à composer la musique des célébrations de l’anniversaire de l’église. Il a écrit la partition de « Suite of Time » construite comme une sorte de « Messe Jazz ». Avec un prélude, une suite de quatre mouvements, un sacrement et un post lude inspirés par un texte de l’historien Henrik JENSEN retraçant les différentes périodes historiques que l’église a traversées. La Suite évoque les années 1945, 1967, 1989 et 2001 et après. Autour de Hans Ulrik se retrouvent Peter Rosendal (trombone à piston & Wurlizer), Henrik Gunde (piano), Kaspar Vadsholt (basse), Anders Modensen (batterie) et Marylin MAZUR (percussions sur les titres 1, 6 & 7).

Un jazz instrumental moderne et serein. Une construction simple et aérienne au service d’un discours lumineux et pur.

Dans les premières pièces, les inflexions hardbop du saxophone ténor de Hans Ulrik précèdent les lumineuses envolées du saxophone soprano utilisé sur les dernières compositions.

Un voyage musical entre profane et sacré propice à une introspection stimulante.

Visuel 2020 de Jazz Campus en Clunisois

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Chick Corea Trilogy rime avec Magie à l’Auditorium de Lyon

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« Les 1001 Nuits du Jazz – Live au Bal Blomet »

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« Dreamers » par le quartet de Sébastien Texier

« Dreamers » par le quartet de Sébastien Texier

Sébastien Texier et ses « Dreamers » échappent à la pesanteur

Dans son nouvel album « Dreamers » paru le 01 avril chez Cristal Records/Harmonia Mundi, Sébastien Texier fait le choix d’une formation qui laisse libre cours à son imagination.

325-292_Dreamers_couvDans l’opus « Dreamers », le rêve existe comme un lien, un fil qui relie les nouvelles compositions. Dans notre monde contemporain, il est difficile de rêver, de s’évader… et Sébastien Texier (saxophone alto, clarinettes) a voulu réunir autour de lui des compagnons qui sont à la fois des musiciens et des rêveurs, de vrais « dreamers », Olivier Caudron à l’orgue Hammond B3, Pierre Durand à la guitare électrique et Guillaume Dommartin à la batterie.

Ces quatre musiciens complices évoluent en osmose. Au centre du nouvel opus de Sébastien Texier la mélodie permet à chaque soliste de s’exprimer en toute liberté.

Les rêves se suivent et les « dreamers » interprètent différents climats de rêves. Au fil des huit titres de l’album, les musiciens nous engagent à l’évasion et nous invitent à les rejoindre dans leurs mondes aux couleurs accueillantes.

C’est une Nouvelle-Orléans dynamique qui ouvre le disque avec « Let’s Roll ». Les titres se suivent et nous transportent. L’amitié est dessinée dans « Frienship », la solidarité habite l’hymne recueilli de « Silent March », la douceur se projette dans les lignes de « Smooth Skin », la partition de Crest Waves » surfe sur l’équilibre, comme un rêve, « Dreaming with Ornette » s’élève vers Ornette (Coleman), les paysages paradisiaques imprègnent « Cape Cod ». L’atmosphère planante de « Dreamers », résonne comme un dernier écho de leurs atmos-rêves. Hormis « Cape Cod » écrit par Olivier Caudron, toutes les autres compositions sont de Sébastien Texier.

Let’s dream ! ….. sans aucune arrière pensée.

Visuel 2020 de Jazz Campus en Clunisois

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Le Jazz de Benjamin Tanguy

Le Jazz de Benjamin Tanguy

Le Jazz de Benjamin Tanguy : Liberté, Inspiration, Rencontres

Benjamin Tanguy vit une passion pour le Jazz qu’il a découvert enfant auprès de son oncle, organisateur de concerts. Cette musique lui rend bien son investissement puisqu’il est aujourd’hui coordinateur artistique de la programmation musicale de la 36ème édition du « Festival Jazz à Vienne ».

Avant d’exercer cette fonction de coordinateur artistique de la programmation musicale des scènes de Jazz à Vienne, Benjamin Tanguy a vécu dans le sein de cette musique dont il a exploré les univers multiples. Il a été attentif à l’ensemble des styles qu’il a découverts au fil des années. C’est le regard de ce trentenaire amateur de jazz que nous avons souhaité connaître et nous le remercions d’avoir accepté de nous livrer la vision qu’il porte sur cette musique.

160_elvinjonesBaigné dans le jazz depuis son enfance, Benjamin Tanguy écoutait beaucoup de vinyles. Il fréquentait assidûment les médiathèques et lisait avec grand intérêt la presse spécialisée jazz.  C’est à l’âge de 10 ans qu’il « a eu le déclic pour le jazz » lors de l’écoute d’un concert du batteur Elvin Jones en Suisse. Cet icône charismatique de la batterie a imprimé son influence sur le monde du jazz et même celui du rock par sa maîtrise de la polyrythmie. Sans doute a-t-il aussi marqué la perception de Benjamin pour la dimension rythmique de la musique.

Actuellement Benjamin Tanguy pratique tous les modes d’écoute du jazz : vinyle, CD, streaming, mp3, clips mais aussi bien sûr la musique « live » des concerts. S’il a pratiqué le saxophone alto, c’est un autre saxophone qui a sa préférence : le sax ténor. Sa réponse fuse lorsque nous lui demandons quel est le style de jazz qu’il préfère aujourd’hui. Ses goûts vont vers ce qu’il nomme « les fils du jazz », toutes ces musiques qui incarnent actuellement la dimension politique et sociétale que le jazz a toujours incarné et les courants sont nombreux, hip-hop, groove, le jazz tel qu’il est aujourd’hui pratiqué à New-York, …

Un jour de pleine forme, ce sont les musiques brésiliennes qu’il écoute, celles de João Gilberto, de Chico Buarque entre autres. Son goût pour ces musiques l’a ainsi conduit cette année à nous faire découvrir une pépite, le chanteur et guitariste brésilien Tigana Santana, programmé au Club de Minuit le 09/07/16 à 00h. Par contre il lui arrive de moins en moins souvent de se surprendre à chantonner un air de jazz. Son dernier souvenir remonte à la période qui a suivi le concert donné durant le festival « Jazz à Vienne » de 2009 par Roy Hargrove avec son RH Factor en hommage au trompettiste Freddie Hubbard (disparu l’année précédente). Il s’est entendu chantonner les riffs qui avaient émaillé le concert.

Pour Benjamin Tanguy, sensibiliser une connaissance au jazz est chose simple. Cela consiste à lui faire écouter des musiques que proposent les « fils du jazz ». Pour lui « le jazz est partout, dans toutes les musiques ». Ainsi, après avoir été familiarisé à l’écoute de ces « musiques populaires », la personne pourra envisager d’aller, de fil en aiguille, vers un une autre forme de jazz. Donc le jazz d’aujourd’hui peut représenter un pont qui permettrait d’approcher plus globalement le jazz. Ce pourrait être par exemple Kamasi Washington, ce saxophoniste qui en 2015 a gravé « Epic », un triple CD au succès retentissant.

 

Il serait tout aussi pertinent pour lui de proposer une écoute du concert de Beyonce « live » avec The Roots, ou un clip de Kendrick Lamark ou des Snarky Puppy dont le premier album studio « Culcha Vulcha » va sortir le 06 mai chez Ground up/UNiversal Classic.

Dans la mesure où le statut professionnel de Benjamin Tanguy le conduit à se déplacer souvent et loin pour é160_couv_john_coltrane_a_love_supremecouter des musiciens dans la perspective de  programmations éventuelles, nous ne le questionnons pas quant à l’artiste qui le ferait parcourir de longues distances. Par contre il nous confie qu’il aurait volontiers traversé l’océan pour écouter Jimmy Scott et il aurait apprécié d’assister à un concert de John Coltrane. Aujourd’hui, il écoute rarement du « jazz improvisé trop libre », autrement dit du « free jazz » qui met en scène  des performances avant tout techniques et dont le propos n’est plus en adéquation avec le contexte sociétal actuel.

Au regard de son devoir de réserve de p160_KolnConcert-Keith-Jarret_couv-1rogrammateur, il ne répondra pas à la question de l’affiche idéale d’un concert hypothétique, ce qui est tout à fait compréhensible. Par contre Benjamin répondra sans hésitations quant aux tryptique des albums fétiches dont il ne se séparerait pas. Il évoque d’abord un album représentatif du jazz modal post-bop, un opus icônique, le disque « Love Supreme » du saxophoniste John Coltrane, album sorti en 1965 chez « 160_moaning-artBlakey_couvImpulse ». Il cite ensuite le disque « Köln Concert » du pianiste Keth Jarrett enregistré en direct en 1975 chez ECM. Il s’agit d’un concert en piano solo totalement improvisé. Enfin Benjamin fait référence à un album de hard-bop, « Moanin' » enregistré par le batteur Art Blakey avec les Jazz Messengers en 1958 sous le label Blue Note. Funky en diable !

Pour terminer, Benjamin Tanguy accepte de préciser les « trois mots » qui définiraient sa vision actuelle du jazz. Après une réflexion très rapide les termes s’enchaînent pour caractériser un jazz qu’il voit libre, inspiré et précurseur de rencontres.

Lors de la 36ème édition du « Festival Jazz à Vienne », vous aurez sans doute l’occasion d’apercevoir Benjamin Tanguy et nous gageons que vous apprécierez les concerts programmés par celui qui est le coordinateur artistique de la programmation. Il est important de savoir que ses goûts ne sont pas « sous influence ». Il se prévaut d’un « goût indépendant », se garde de fonctionner par « coup de cœur » et veille à conserver une oreille très attentive aux  musiques qu’il écoute et analyse.

Propos recueillis le jour du Jazz Day, 30 avril 2016.

 

Visuel 2020 de Jazz Campus en Clunisois

Visuel 2020 de Jazz Campus en Clunisois

Cette année encore, c’est un volatile haut en couleurs qui se pavane sur le visuel 2020 de Jazz Campus en Clunisois. L’oiseau hausse le col et ouvre le bec pour donner rendez-vous au public du 15 au 22 août 2020. Il siffle aussi l’ouverture des inscriptions pour les stages 2020. Plumes lissées et œil vif, il attend avril pour annoncer la programmation.

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Chick Corea Trilogy rime avec Magie à l’Auditorium de Lyon

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Le 29 février 2020, après la prestation de Chick Corea Trilogy, le public de l’Auditorium de Lyon a encore des étoiles dans les yeux. Il se félicité d’avoir assisté au concert éblouissant du pianiste entouré de ses complices, le contrebassiste Christian McBride et le batteur Brian Blade. Ce soir-là Chick Corea Trilogy rime avec Magie. Trois virtuoses inspirés en conversation musicale… un pur moment de bonheur.

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« Les 1001 Nuits du Jazz – Live au Bal Blomet »

« Les 1001 Nuits du Jazz – Live au Bal Blomet »

En place de Shéhérazade, le saxophoniste Raphaël Imbert et le pianiste Johan Farjot se font les conteurs d’une autre histoire du jazz sur l’album « Les 1001 Nuits du Jazz – Live au Bal Blomet ». L’opus restitue huit enregistrements captés lors de six Nuits du Jazz organisées par Le Bal Blomet. Entourés à chaque séance de nouveaux invités, les deux musiciens mènent deux fois par mois une « concérence » à travers les grandes et petites histoires du jazz. Enregistré live, l’album incite à aller vivre une, voire plusieurs de ces Nuits magiques et récréatives.

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« Inspiration Baroque » par l’Ensemble AMARILLIS et Louis SCLAVIS

« Inspiration Baroque » par l’Ensemble AMARILLIS et Louis SCLAVIS

« Inspiration Baroque » par l’Ensemble Amarillis & Louis Sclavis

La rencontre de l’Ensemble Amarillis et de Louis Sclavis a généré une création intitulée « Inspiration Baroque ». L’album sorti le 08 mars chez NoMadMusic immortalise une musique d’émoi.

300-300ensemble-amarillis-e-tlouissclavis_couvDans cet opus « Inspiration Baroque » par l’Ensemble Amarillis et Louis Sclavis, deux trios coexistent. Le trio baroque Amaryllis, Héloïse Gaillard (flûtes à bec et hautbois baroque), Annabelle Luis (violoncelle baroque) et Violaine Cochard (clavecin). Le trio jazz, Louis Sclavis (clarinettes), Matthieu Metger (saxophones) et Jean-Philippe Feiss (violoncelle). Les deux formations mettent en résonance des œuvres de l’époque baroque et des compositions de Jazz européen de Louis Sclavis et Matthieu Metzger.

Durant 150 ans, en Europe, la musique baroque a transcrit l’émotion, a eu le goût du pathétique, a inventé des dissonances, des contrastes, des tensions et des ruptures. La musique improvisée européenne née au XXème siècle a inscrit l’improvisation comme un principe majeur et prône la recherche et l’expérimentation, joue beaucoup sur l’énergie et l’émotion. Ces deux musiques ont le goût du partage. La pratique du voyage leur est aussi un point commun. Rien d’étonnant donc que ces deux arts se rencontrent et échangent aujourd’hui.

Louis-et-lensemble-Amarillis-300x150L’enchaînement des morceaux concourt à mettre en évidence les points communs qui existent entre les syntaxes de cesdeux musiques. Lors du passage d’un morceau à un autre, point vraiment de démarcation mais plutôt des ponts, des similitudes, des liens même. Les musiciens en toute liberté inventent et croisent sons et partitions, alternent rythmes et fantaisies, inventent des mots nouveaux.

Les pièces de Dario Castello, Jacques Martin Hotteterre, Jean-Baptiste Barrière, Marin Marais, Georg Philipp Telemann,  Andrea Falconieri ou Henry Purcell alternent avec des morceaux écrits dans le même esprit par Louis Sclavis ou Matthieu Metzger. Les mouvements s’enchaînent en toute continuité. Les timbres des instruments anciens et modernes se combinent, certaines associations inattendues sont du meilleur effet, flûte soprano/saxophone soprano et clavecin; sopranino/haubois baroque et clarinette basse.

Tout concourt dans cet enregistrement à susciter des émotions et à toucher l’auditeur. La fantaisie de ce projet et sa liberté de ton laisse augurer de merveilleux moments d’écoute lors des concerts que vont donner ces musiciens.

A écouter le 29 juin à Lyon dans le cadre du festival La Tour Passagère.

Visuel 2020 de Jazz Campus en Clunisois

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« Les 1001 Nuits du Jazz – Live au Bal Blomet »

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Le Jazz de Paul Gonnet

Le Jazz de Paul Gonnet

Paul Gonnet fait rimer Jazz avec Intensité, Evasion & Partage

Les notes de jazz résonnent depuis longtemps dans la vie de Paul Gonnet. Durant son enfance et son adolescence il a découvert les différentes facettes de cet art musical toujours présent dans son univers actuel.

Attentif et curieux Paul Gonnet fréquente assidûment les concerts et les festivals qu’il chronique depuis de nombreuses années sur les radios (Trait d’Union, Fréquence Jazz, Lyon Première) et télévisions (TLM). Aujourd’hui il a intégré la rédaction de Jazz’in Lyon et continue à mettre sa plume au service du jazz.

Dans notre rubrique « En trois mots », nous tenions à présenter le regard que Paul Gonnet porte sur le jazz. Animé par un intérêt dont l’intensité ne faiblit pas dans le temps, il pratique une écoute attentive en direction de toutes les musiques du Jazz et porte un avis distancié et argumenté sur ce qu’il entend.

SDjangoRheinhardton baptême de jazz remonte à son enfance. En effet, c’est son grand-père qui a été en quelque sorte son passeur, celui qui a initié son premier contact avec le jazz et plus précisément avec la musique de Django RheinhardtStanGetz-1_1981_NV. L’adolescence l’a guidé vers d’autres mondes, celui du reggae et du funk (entre autres) et vers l’âge de seize ans il commence la pratique du saxophone. Deux grandes pointures du saxophone ténor l’ont alors interpelé, deux musiciens dont les esthétiques et les sons se situent presque aux antipodes. Stan Getz au son velouté et raffiné (« Voyage ») et ArchiShepp_couv-trouble in mindArchie Shepp au son plus rauque et plus brut (« Trouble in Mind »). C’est ensuite vers le discours plus orientalisant du  saxophoniste Yussef Lateef  (« Eastern Sound ») que son écoute est attirée.YusefLateef_EasternSounds_couv

Ce sont les concerts qui constituent aujourd’hui son mode d’écoute idéale et même s’il affectionne encore le saxophone, son instrument préféré est le piano .

Interrogé quant au style de jazz qui lui plaît actuellement, il prend le temps de réfléchir avant d’évoquer le style hard-bop tel que le pratique aujourd’hui les Messengers Legacy, ce groupe constitué d’anciens MessengersLegacy_07092015_JAV_NV_membres des Jazz Messengers d’Art Blakey. Leur concert du 09 juillet 2015 durant le Festival Jazz à Vienne l’a impressionné par la qualité et l’enthousiasme de ces musiciens qui contribuent à garder vivante l’âme de cette musique sans la dénaturer. Un revival bon teint !

Un jour de pleine forme Paul aime écouter Jimmy Smith, l’incomparable organiste, et plus précisément le CD « The Sermon ! «  (1957). Nous vous proposons une écoute du titre éponyme avec Lee Morgan (tpt), Tina Brooks (ts), Lou Donaldson (as), Jimmy Smith (org), Kenny Burrell (guit) et Art Blakey (dr). Rien de mieux qu’un tel concentré de bonne humeur et d’énergie pour doper notre forme.

Lorsqu’il lui arrive de chantonner un air, c’est du côté d’un certain Serge Gainsbourg que le conduisent les notes et plus précisément, le thème « Læticia » ou encore « Black Trombone ». Après réflexion, il évoque l’album « Utopies » du Hadouk trio dont il aime à chantonner n’importe quel titre. Nous vous proposons donc d’écouter quelques mesures de « Toupie valse » où l’on retrouve Didier Malherbe (doudouk, fl, cl, sax), Loy Ehrlich (hajouj, kora, ..) et Steve Shehan (perc). Un peu d’ethno-jazz peut-être salutaire et dépaysant !

Sans hésiter Paul propose plusieurs titres d’albums pour sensibiliser au jazz une connaissance proche de lui. Revient alors le disque « Trouble in Mind » d’Archie Shepp, déjà évoqué plus haut, mais la palette d’écoute proposée s’élargit avec l’album « Sketches of Spain » (1959) de Miles Davis et enfin le titre « Autumn Leaves » gravé sur le disque « Something Else » de Cannonball Adderley enregistré en 1958 lorsque le saxophoniste faisait partie du sextet de Miles Davis. On y retrouve, Miles Davis (tpt), Cannonball Adderley (as), Hank Jones (p),  Sam Jones (cb) et Art Blakey (dr). Là encore nous succombons au plaisir de l’écoute du standard « Autumn Leaves » immortalisé de belle manière par les musiciens cités.

Paul Gonnet n’est vraiment pas à court d’idées pour sensibiliser un néophyte et le conduire vers le jazz. Il n’est pas interdit de penser qu’il a souvent pratiqué une telle démarche. Avec un dernier CD, il se propose d’introduire le candide dans le monde du latin-jazz, celui de la salsa avec le CD « Acid » que Ray Baretto a enregistré en 1968. Nous ne pouvons pas résister à l’envie de proposer l’écoute du titre éponyme.

V.TsabropoulosPaul serait capable de se déplacer loin et même de traverser l’Europe pour rejoindre la Grèce afin d’écouter le pianiste Vassilis Tsabropoulos Imprégné de musiques traditionnelles grecques et byzantines, ce musicien a enregistré deux CD en piano solo dont le dernier « The promise » (ECM/Universal) en 2009 et il a aussi gravé deux autres opus avec Anja Lechner (violoncelle) et un autre avec Arild Andersen (cb). Ainsi Paul nous dit de nouveau son intérêt pour les musiques que l’on peut appeler musiques du monde, celles qui participent autrement dit au courant de l’ethno-jazz. Par contre il écoute rarement les musiques qui s’inscrivent dans le courant hip-hop, pas plus que l’électro-jazz ni même les musiques de tendance noise ou trash.

C’est  très spontanément qu’il formule trois noms pour inscrire à l’affiche du concert idéal qu’il aimerait voir sur scène. Il réunirait le pianiste Ahmad Jamal, le contrebassiste Dave Holland et le saxophoniste John Surman. Ce rapprochement hypothétique ferait se côtoyer des musiciens qui ont en commun le sens de l’esthétique. Un jour peut-être, qui sait …?

Avant de nous séparer, Paul accepte de définir « en trois mots » sa vision du jazz. Il associe cette musique à la notion d’intensité et envisage que le jazz soit un vecteur propice à  l’évasion et au partage. Ainsi pour lui, le jazz est dépaysement, génère le mouvement vers un ailleurs, un ailleurs qui inclut un autre avec lequel la musique se partage intensément.

Si votre « ciel de jazz » accueille toutes les musiques et les ambiances évoquées par Paul Gonnet, il n’est pas exclu que vous côtoyez prochainement les même scènes de musique que lui. Assis côte à côte, vous pourrez alors échanger vos impressions.

Propos recueillis le jour du Jazz Day, 30 avril 2016.
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« Les 1001 Nuits du Jazz – Live au Bal Blomet »

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Le Jazz de Marion Tisserand

Le Jazz de Marion Tisserand

 

Marion Tisserand voit le Jazz en Lumière, Partage & Amour

 

Pour  Marion Tisserand, Jazz et Photo sont inséparables. C’est le jazz qui l’a menée sur les chemins de la photographie et aujourd’hui elle demeure fidèle à cette musique que son travail photographique magnifie.

C’est à double titre que nous nous avons souhaité présenter Marion dans le premier article de cette rubrique, « En trois mots ». D’une part elle est femme, dans le monde de la photo-jazz qui est plutôt masculin, et d’autre part elle est la lauréate du « Jazz World Photo 2016 » qu’elle a remporté avec un magnifique cliché de Renaud Garcia-Fons immortalisé lors du Crest jazz Vocal 2015. Mieux que tout discours, son site présente et valorise son travail. Précisons aussi qu’elle est nominée au titre des « Jazz Journalism Awards » dans la catégorie « Photo Jazz de l’année » avec un cliché de Marcus Miller cadré lors du festival « Jazz à Vienne » (résultats à venir le 14 juin). Ces deux reconnaissances officielles viennent saluer avec véracité un talent déjà plus que confirmé. Les deux photos évoquées figurent sur la page d’accueil du site de Marion Tisserand.

Tutu_couvSon premier contact avec le jazz remonte aux années 90 et à la découverte de Miles Davis via le répertoire de l’album « Tutu ». Elle nous précise être une absolue inconditionnelle de cet artiste (trompettiste, compositeur, arrangeur, ….) qui incarne aussi, le style de jazz qu’elle préfère.

Aujourd’hui elle affectionne l’écoute du jazz sur disque vinyle. Par contre elle privilégie l’écoute « live » pour ce qui concerne les musiques d’aujourd’hui ce qui lui permet bien sûr de profiter de la musique et de se consacrer à la photographie des musiciens sur scène. Interrogée quant à son instrument préfèré, elle cite sans hésiter la contrebasse. Il serait tentant de dire que l’instrument lui rend la politesse au regard des lauriers reçus avec la photo de Renaud Garcia-Fons et sa contrebasse.

Red&BlackLight_couvLes jours de pleine forme, elle fait tourner en boucle un des deux derniers albums de Ibrahim Maalouf, « Red & Black LIght ». A n’en pas douter la journée d’ouverture du 28 juin que le Festival « jazz à Vienne » 2016 consacre à cet artiste va prodiguer à Marion l’occasion de cibler le trompettiste dans son objectif. S’il lui arrive de chantonner un air à Aurora_A-Cohen_couvun moment ou à un autre de sa journée ce peut être « Moretika » un titre du CD « Aurora » d‘Avishai Cohen (le contrebassiste) à moins que ce ne soit un des multiples thèmes d’Ibrahim Maalouf ne l’habite ou encore un des nombreux titres de Miles.

Questionnée quant à la manière qu’elle adopterait pour TrioInTokyo_MPetrucciani_couvsensibiliser une personne de son entourage au jazz, elle envisage deux options. Soit faire écouter l’album « Trio in Tokyo » de Michel Petrucciani enregistré en 1997 avec Steve Gadd et Anthony Jackson. Soit engager la personne à assister un concert d’électro-jazz, comme par exemple une prestation d’Eric Truffaz ou de Julien Lour120_Truffaz-2au. Elle a souvent ainsi procédé avec ses proches et elle nous garantit que cela fonctionne pratiquement à tous les coups.

120_Avishai NB_modifié-1Marion Tisserand a déjà eu l’occasion de photographier de nombreux artistes des scènes jazz mais elle serait prête à se déplacer très loin pour écouter et capter l’essence de la musique d’Avishai Cohen (le trompettiste), Renaud Garcia-Fons et Ibrahim Maalouf  Aujourd’hui c’est sans doute le jazz manouche qui attire le moins son attention.

En fin d’entretien, Personnal Mountains_KeithJarrett_couvnous demandons à Marion de nous indiquer ses trois albums fétiches. Pour faire suite avec ses propos précédents, elle désigne « Tutu » de Miles Davis, « Trio à Tokyo » de Michel Petrucciani et rajoute l’album « Personal Mountains » de Keith Jarrett.

Nous proposons ensuite à Marion d’imaginer l’affiche d’un concert idéal qu’elle souhaiterait voir se réaliser sur scène demain. Sa réflexion est rapide : réunir sur le même plateau Erik Truffaz, Ibrahim Maalouf et Avishai Cohen (le trompettiste). Ainsi le concert rassemblerait quelques-uns des musiciens qu’elle apprécie aujourd’hui et sans doute verrons-nous prochainement des clichés des deux premiers musiciens  cités puisqu’ils seront présents dans l’édition du Festival Jazz à Vienne auquel Marion Tisserand est fidèle. A ce propos il est tout à fait intéressant de revoir et écouter le reportage publié sur CultureBox et réalisé en 2015 par Odile Morain, « Jazz à Vienne : Marion Tisserand, le marathon d’une photographe indépendante ».

Nous tenons à remercier Marion Tisserand de nous avoir permis d’utiliser ses photographies d’Avishai Cohen et Erik Truffaz pour illustrer cet article.

Avant de nous quitter, Marion accepte de nous confier les « trois mots » qu’elle emploierait pour définir sa vision du jazz. Sa réponse fuse. Au mot mot jazz elle associe celui de la lumière, ses ombres, ses contre-jours et ses contrastes, celui de partage qui existe entre le public, les musiciens et les photographes enfin celui de l’amour, son amour pour cette musique, mais aussi celui qu’elle dit devoir au public et aux musiciens. Ses photos se font l’écho de cette conception.

Vous croiserez sûrement Marion Tisserand et son matériel photo lors concerts jazz de la région. A vous de la reconnaître !

Propos recueillis le jour du Jazz Day, 30 avril 2016.

 

Visuel 2020 de Jazz Campus en Clunisois

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« Take me to the Alley » de Gregory Porter,

« Take me to the Alley » de Gregory Porter,

« Take Me to the Alley », le nouvel opus de Gregory Porter

En 2016 Gregory Porter revient avec « Take Me to the Alley », un album qui met une nouvelle fois en évidence son talent inné pour transcender les genres, blues, soul, gospel, jazz. La voix de baryton du chanteur résonne sur douze nouveaux titres.

GregoryPorter_couvtake-me-to-the-alley-coverAprès « Water » (2010) et « Be good » (2012) et le succès phénoménal de « Liquid Spirit », son premier disque sur Blue Note en 2013, Gregory Porter est retourné en studio à New-York pour réaliser « Take me to The Alley » (Blue Note/Universal), toujours avec le soutien de son fidèle producteur Kamau Kenyatta.  Il a enregistré avec le noyau dur de son groupe, le pianiste et directeur musical Chip Crawford, le bassiste Aaron James, le batteur Emmanuel Harrold, le saxophoniste alto Yosuke Sato et le saxophoniste ténor Tivon Pennicott. Le disque bénéficie également des participations de la chanteuse Alicia Olatuja, du trompettiste Keyon Harrold et de l’organiste Ondrel Pivec.

Douze nouveaux titres baignés du timbre chaud et sensuel de ce chanteur. Sur plusieurs morceaux il dit son engagement personnel. Le disque ouvre avec « Holding On », un morceau qu’il a déjà enregistré avec « Disclosure », le groupe d’électro britannique. Cette version, loin des climats imprégnés de la culture DJ, sonne de manière plus sereine et aérée. Le solo de trompette est redoutablement efficace.

Le titre éponyme, « Take me to the Alley », au climat très apaisant a été écrit lors de la visite du Pape François à New York, Gregory Porter évoque l’aide que sa mère avait l’habitude d’apporter aux nécessiteux et nous invite à accorder notre attention aux personnes qui en ont le plus besoin. Alicia Olatuja y assure les chœurs. C’est encore sa mère que le chanteur évoque dans « More Than a Woman« , une ballade émouvante où l’artiste rend hommage à Ruth Porter (sa mère) et la remercie pour l’amour et le soutien qu’elle n’a cessé de lui apporter tout au long de sa vie. Écoutons quelques accents de ce titre :

Vient ensuite d’une chanson débordante d’optimisme, « In Heaven » écrite par sa cousine Darlene Andrews et chantée par famille Porter lorsqu’un de ses membres vient de disparaître.

Sur l’album, le chanteur a aussi écrit deux chansons en pensant à Demyan, son fils âgé de trois ans. Sur « Day Dream », il évoque les trésors d’imagination que l’enfant déploie lorsqu’il joue. L’accompagnement subtil du pianiste est remarquable. Le second titre écrit par Gregory Porter pour son fils s’intitule « Don’t Lose Your Steam ». Bluesy en diable, le titre est porté tant par la voix du chanteur que par le groove inaltérable de l’orgue.

Les convictions politiques et sociales de l’artiste affleurent dans plusieurs morceaux de l’album, outre le titre éponyme déjà évoqué plus haut. Sur « Fan the Flames »,  un rythme hard-bop tonique, le chanteur nous engage à lutter contre les injustices et à protester tout en demeurant pacifique. C’est ensuite un regard  vers ses racines que porte Gregory Porter avec « French African Queen » au groove déchaîné.Gregory Porter_

Dans « Insanity » Gregory Porter adresse une prière à une femme aimée, pour qu’elle ne l’abandonne pas. Et bien sûr arrive la passion amoureuse et ses déboires avec « Consequence of Love », une ballade sensuelle où le chanteur évoque, avec le renfort de la voix d’Alicia Olatuja et de l’orgue, le caractère irrationnel et puissant du sentiment amoureux. Décidément l’amour, toujours … avec la lamentation teintée de bleu d’un saxophone qui pleure.  Sans doute ces accents mélancoliques sont-ils un peu convenus, mais il est parfois difficile de résister à de telles complaintes.

Le titre « In Fashion » est un peu en rupture avec l’ensemble du disque avec piano et batterie qui occupent les avant-postes. Cette chanson s’adresse aux « victimes de la mode ». Que ceux qui se sentent visés … écoutent !

Avec cet album Gregory Porter se veut le porte-voix de notre époque tout en faisant preuve de la plus grande fidélité à l’égard de la tradition jazz et soul. Peut-être un tantinet plus posé que les précédents albums, « Take me to the Alley » laissera-t-il les amateurs de groove déchaîné un peu sur la réserve mais à tous les coups ils aimeront la teinte soul-bluesy beaucoup plus prégnante dans cet opus. Pour ceux qui veulent en savoir plus cet artiste, rien de mieux qu’un petit clic vers le site de l’artiste.

Immersion à prévoir dans le monde musical de Gregory Porter lors de la soirée du 11 juillet sur la scène du Théâtre Antique de Vienne puisque le chanteur se produira, dans le cadre du « Festival Jazz à Vienne ». Nul doute que le chanteur saura encore une fois rallier tous les publics pour cette première partie d’une soirée prometteuse qui célèbre le 75ème anniversaire de Chick Corea.

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