Avec l’arrivée de Nikolaj Szeps-Znaider, nouveau directeur musical de l’Orchestre national de Lyon, la saison 2020/2021 à l’Auditorium de Lyon-Orchestre National de Lyon s’annonce riche en promesses. Outre la venue de grands interprètes, d’éminents chefs d’orchestre et d’ensembles internationaux et français exceptionnels, l’Auditorium accueille d’immenses stars du jazz et des musiques du monde. Intenses moments en perspective avec un Hommage à Michel Petrucciani, Fatoumata Diawara, Chucho Valdés, un Hommage à Astor Piazzolla. De quoi réjouir le public !
Le guitariste Larry Coryell est mort
Disparition d’un des créateurs du jazz-fusion
Le célèbre guitariste Larry Coryell s’est éteint le 19 février à New-York à l’âge de 73 ans. Amoureux de l’éclectisme musical, le guitariste américain a participé à la création du style « jazz-fusion ». Inclassable, il figure au panthéon des guitaristes de jazz.
Né à Galveston, au Texas, le 2 avril 1943, Larry Coryell grandit à Richmond. Il commence à apprendre le piano puis se tourne vers la guitare à l’adolescence et débute dans des groupes de country et de rock. C’est dans les années soixante qu’il se tourne vers le jazz.
En 1965 il s’installe à New-York et intègre le quartet de Chico Hamilton. A 23 ans il monte « Free Spirits », avec le batteur Bob Moses, un groupe pop-rock-psychédélique-jazz avec qui il grave l’album « Out of Sight and Sound ». Curieux des musiques de rock autant que celle de Coltrane Larry Coryell s’emploie à imaginer une musique qui croise tous les styles, country, rock, blues, jazz. Le jazz fusion se profile.
En 1967, après la dissolution du groupe « Free Spirits », il rejoint le quartet du vibraphoniste Gary Burton puis sort ses deux premiers albums en solo, « Lady Coryell » et « Coryell ».
En 1970 avec le guitariste John McLaughlin, le batteur Billy Cobham, le bassiste Miroslav Vitouš, le pianiste Chick Corea, il grave « Spaces », son troisième album comme leader, un opus qu’on peut considérer comme le premier album qui fusionne, jazz, rock et R’nB, en quelque sorte le premier album de jazz-fusion. La même année Miles Davis sort « Bitches Brew » avec la même, équipe (sauf Miroslav Vitous) mais c’est Miles Davis que retiendra l’histoire comme étant l’initiateur du jazz-fusion où le guitariste McLaughlin éclipse Larry Coryell.
Avide de découvertes et de rencontres, il multiplie les collaborations dans les années 70 où il joue avec Charles Mingus, Sonny Rollins, Philip Catherine, Stéphane Grapelli, Chet Baker et John Scofield. Durant ces mêmes années, il enchaîne les projets dont le groupe « Eleventh House » créé avec Alphonse Mouzon le temps de trois albums, de 1973 à 1976. A Leurs côtés dans le groupe, Randy Brecker à la trompette, Mike Mandel aux claviers et Danny Trifon à la basse.
En 1979, il participe à la création du « Guitar Trio », avec John McLaughlin et Paco de Lucia, mais ses addictions l’obligent à laisser la place à Al Di Meola, le guitariste de « Return to Forever ». Larry Coryell ne connaît pas l’immense succès du trio avec l’album live « Friday Night in San Francisco » sorti en 1981. Après ces périodes où le guitariste ne parvient pas vraiment imposer son nom et son talent, il poursuit sa carrière avec ténacité. Larry Coryell continue à jouer sur les scènes du monde entier.
On se rappelle d’un concert magique un certain 23 novembre 2012 à l’Espace Tonkin de Villeurbanne, dans le cadre du festival « les Guitares » où il partageait la scène avec le guitariste de flamenco Juan Carmona.
Jusqu’à son dernier jour, Larry Corryell a enregistré avec les plus grands et a joué dans tous les styles. Il continué à sortir des albums merveilleux dont le dernier en date « Barefoot Man : Sanpaku » sorti en octobre 2016. La veille de son décès, il jouait encore dans le club new-yorkais, l’Iridium.
Virtuose de la guitare et pionnier du jazz fusion Larry Coryell a réussi une belle synthèse des genres. Il a contribué à l’émancipation de la guitare et reste à tout jamais un des guitaristes majeurs de l’histoire du jazz.
Saison 2020/21 à l’Auditorium de Lyon
L’Orchestre National de Jazz sort deux albums
Directeur artistique de l’Orchestre National de Jazz depuis janvier 2019, le compositeur et guitariste Frédéric Maurin démarre la saison 2020-2021 avec une double sortie d’albums attendue le 21 août 2020. « Dancing In Your Head(s) » & « Rituels. Deux répertoires, deux esthétiques, une version live et une autre studio. Immersion dans la galaxie d’Ornette Coleman pour le premier. Promenade chimérique dans un monde acoustique et poétique. Deux projets ambitieux fort réussis.
Jazz Campus est là … avec 3 concerts !
Nouvelle réjouissante pour les amateurs de jazz live… Jazz Campus en Clunisois programme 3 concerts sur le territoire de la Bourgogne Sud ! En effet, même si, en raison de la crise sanitaire, Didier Levallet et toute l’équipe du festival ont dû renoncer à leur semaine annuelle de programmation musicale et aux stages, ils ne se sont pas résignés. Au final, Jazz Campus est là avec trois concerts proposés au public les 20 et 21 août 2020. Sylvain Rifflet solo, Novo Quartet et Rose Radio. Belle perspective que le plaisir de renouer avec des émotions musicales vivantes !
Premier album de ce « Label ECM-Focus4 », celui du Colin Vallon Trio sorti le 13 janvier 2017, « Danse ». Après « Rruga » (2011) et « Le Vent » (2014) « Danse » est le troisième opus en trio du pianiste Colin Vallon chez ECM où il a aussi participé aux deux albums de la chanteuse Elina Duni, “Matanë Malit” (2012) et « Dallёndyshe » (2012).
Deuxième album de ce « Label ECM-Focus4 », l’opus « The Invariant » du pianiste berlinois Benedikt Jahnel Trio sorti le 13 janvier 2017, cinq ans après « Equilibrium ». Constitué du pianiste Benedikt Jahnel, du bassiste espagnol Antonio Miguel et du batteur canadien Owen Howar, le trio célèbre son dixième anniversaire.
Sur les onze titres de l’album « Sooner and Later » on retrouve la musique du trio dans sa pleine maturité après que le groupe ait conduit sa musique tout autour du monde, de l’Europe à l’Amérique du Nord sans oublier le Pérou et surtout la Chine et l’Asie Centrale. De cette dernière tournée témoigne l’interprétation de Biz Joluktuk. Le groupe a découvert ce morceau interprété par un jeune violoniste du Kirghizistan. La pianiste a ré-harmonisé le morceau et il en ressort une musique libre et suspendue entre son et silence.
C’est avec le quartet du pianiste/claviériste américain Craig Taborn que se termine ce « Label ECM-Focus4 ». Après le disque solo « Avenging Angel » paru en 2011 et « Chants » enregistré en trio et publié en 2013 chez ECM, le pianiste revient en leader pour son troisième album à la tête d’un quartet avec « Daylight Ghosts » attendu le 24 février 2017. On ne compte plus ses autres participations comme sideman aux côtés des musiciens phare du label ECM comme Roscoe Mitchell, Tim Berne, Chris Potter et Michael Formanek.
Avec « Turn Up The Quiet » (Verve/Universal), Diana Krall revient au jazz et à la tradition du Great American Songbook qu’on se le dise. Pour cet album, elle retrouve le légendaire producteur Tommy Lipuma. Avec une telle affiche, on peut imaginer que les récompenses vont honorer un album dont le succès est quasi garanti.
Sur « Elegy » Theo Bleckmann est accompagné de son compagnon de longue date, le guitariste Ben Monder, du pianiste Shai Maestro et de la subtile section rythmique constituée de Chris Tordini et John Hollenbeck. Certes l’album met en vedette Theo Bleckmann comme chanteur mais aussi en tant que compositeur.
Basel Rajoub du 16 février 2017 est annoncé comme une 
Chaque morceau développe un climat particulier. Du qanûn de Feras Sherastan s’élèvent des mélodies aux notes cristallines qui invitent le saxophone à propulser son chant dans les médiums puis à s’épaissir et enfler, soutenu par la percussion. Avec élégance et précision Andrea Piccionni caresse les tambourins plus qu’il ne les frappe. Rythmique autant que mélodique le percussionniste fait pleurer la peau des tambours. A l’issue d’un solo sensible et bouleversant il ouvre tous les possibles à ses deux complices qui croisent leurs chants inspirés. Au-dessus des harmonies développées par le qanûn plane le souffle du saxophone.
duclar mais conserve sur tous les instruments un son sensible, boisé et chaud qui rappelle parfois celui du duduk.
Dix-huit valses ou java/valses au répertoire de l’album « Le Bal Perdu ». Celles de l’accordéoniste Jo Privat qui sont à l’origine du projet que propose le flutiste Joce Minniel aux membres de l’Art Sonic Ensemble. Le flutiste élabore des arrangements suffisamment charpentés pour que basson, hautbois, cor, flûte et clarinette tissent la trame d’une orchestration aux fils musicaux inspirés. Sylvain Rifflet et Baptiste Germser proposent aussi quelques arrangements. Les notes du talentueux accordéoniste Didier Ithursarry survolent avec élégance le tissu léger soufflé par les vents. Le miracle opère et la musique virevolte et danse.
Après un peu plus de 30 ans de carrière, Richard Galliano a enregistré plus de cinquante albums et embrassé avec talent de nombreuses esthétiques musicales, la chanson, le tango, la musique brésilienne le jazz sans oublier la musique classique puisqu’il est le seul accordéoniste concertiste à enregistrer Mozart, Bach ou Vivaldi pour le prestigieux label discographique allemand “Deutsche Grammophon”.
Album innovant, « Transparent Water » (World Village/Pias) témoigne d’une aventure autant humaine que musicale et de la quête incessante du pianiste Omar Sosa vers de nouvelles orientations musicales.
L’album « Asi de Sampling ! » (Sound Surveyor Music/L’Autre Distribution) a été enregistré en 2016 par « Vocal Sampling » sous la direction de René Baños Pascual. « Vocal Sampling », dont les débuts remontent à 1989, regroupe aux côtés du directeur musical René Baños Pascual, les chanteurs Oscar Porro Jimenez, Reinaldo Sanler Maseda, Pedro Guillermo Bernard Coto, Luis Alberto Alzaga Mora et Hector Crespo Enriquez.