Diana Krall annonce « Turn Up The Quiet »

Diana Krall annonce « Turn Up The Quiet »

Diana Krall revient au Great American Songbook

Nouvelle réjouissante, la célèbre pianiste et chanteuse de jazz Diana Krall annonce la sortie de son prochain album « Turn Up The Quiet » pour le 05 mai 2017. On aime son premier single, Night and Day.

Avec « Turn Up The Quiet » (Verve/Universal), Diana Krall revient au jazz et à la tradition du Great American Songbook qu’on se le dise. Pour cet album, elle retrouve le légendaire producteur Tommy Lipuma. Avec une telle affiche, on peut imaginer que les récompenses vont honorer un album dont le succès est quasi garanti.

Au programme de l’opus « Turn Up The Quiet », des reprises titres prestigieux L.O.V.E., Like Someone In Love, I’m Confessin’, Dream. Ce retour aux standards du jazz laisse augurer un opus soigné qui devrait rallier autant les suffrages des puristes de la tradition jazz que ceux du grand public qui affectionne de reconnaître ces grands thèmes devenus populaires.

On découvre le premier single de l’album où Diana Krall interprète une version sensuelle du célèbre Night and Day. Sur un rythme de bossa nova alangui marquée par le balançao de la guitare, la chanteuse étire le temps. Soutenue par les violons, sa voix légèrement embrumée murmure le thème qu’elle égrène au  piano avec délicatesse.

 

Diana Krall annonce la date de ses premiers concerts en France. Déplacement à prévoir pour toutes celles et ceux qui ne souhaitent pas rater sa venue en France. Elle donne rendez-vous aux amateurs de sa musique les 07 et 08 octobre 2017 à Paris et plus précisément à l’Olympia.
Jazz Campus est là … avec 3 concerts !

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Nouvelle réjouissante pour les amateurs de jazz live… Jazz Campus en Clunisois programme 3 concerts sur le territoire de la Bourgogne Sud ! En effet, même si, en raison de la crise sanitaire, Didier Levallet et toute l’équipe du festival ont dû renoncer à leur semaine annuelle de programmation musicale et aux stages, ils ne se sont pas résignés. Au final, Jazz Campus est là avec trois concerts proposés au public les 20 et 21 août 2020. Sylvain Rifflet solo, Novo Quartet et Rose Radio. Belle perspective que le plaisir de renouer avec des émotions musicales vivantes !

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Le trompettiste Pierre Drevet signe « EchangƎ »

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Le trompettiste, compositeur et arrangeur Pierre Drevet signe le superbe « EchangƎ ». Enregistré live avec le Brussels Jazz Orchestra et la chanteuse Claire Vaillant, l’album délivre une musique flamboyante où la richesse et la joie du partage sont perceptibles. Compositions originales, arrangements éclatants, splendides envolées des solistes. Du swing grand format dont l’écoute déclenche l’enthousiasme. A partager sans réserve.

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Les flamboyantes couleurs sonores de « Twins »

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Premier projet du Collectif La Boutique, « Twins » est construit autour du répertoire de Jean-Remy Guédon. Le trompettiste Fabrice Martinez en assure la direction artistique et propose une relecture inspirée des titres, avec en invité, l’accordéon de Vincent Peirani. Orchestre rutilant et sonorités flamboyantes accrochent l’oreille.

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Label ECM-Focus3-Janvier 2017 – La voix de Theo Bleckmann

Label ECM-Focus3-Janvier 2017 – La voix de Theo Bleckmann

Theo Bleckman enregistre « Elegy » en leader chez ECM

Avec « Label ECM-Focus3 » se poursuit l’exploration de l’identité ECM. Sur l’album « Elegy » sorti le 27 janvier 2017, le chanteur Theo Bleckmann fait ses débuts comme leader chez ECM. Un album sublime où le chanteur évoque la mort sous un éclairage lumineux.

Après être apparu sur les deux albums ECM de Meredith Monk, « Impermanance » (2007) et « Mercy » (2002), Theo Blackmann a tenu un rôle important sur « A clear Midnight », l’album que la pianiste Julia Hülsmann a consacré en 2015 aux chansons de Kurt Weill. 

« Elegy » est le premier album de Theo Bleckmann comme leader chez ECM. Chanteur à la voix d’une pureté rare, il pratique son art avec audace comme le ferait un peintre. Sa voix pose des traits de lumière sur la toile musicale déroulée par le groupe. Le chanteur propulse librement ses vocalises sur les parois d’une bulle sonore dont il semble qu’elle réverbère les échos de sa voix.

Sur « Elegy » Theo Bleckmann est accompagné de son compagnon de longue date, le guitariste Ben Monder, du pianiste Shai Maestro et de la subtile section rythmique constituée de Chris Tordini et John Hollenbeck. Certes l’album met en vedette Theo Bleckmann comme chanteur mais aussi en tant que compositeur.

Porté par la performance collective de l’orchestre, le chant de Theo Bleckmann s’étire sur les accords du piano et sa voix de ténor Prend toute sa mesure dans l’univers singulier que tisse le guitariste Ben Monder avec qui le chanteur a déjà travaillé en duo. Si Bleckmann a aussi joué avec le batteur John Hollenbeck, c’est par contre une nouvelle collaboration qu’il entreprend avec le contrebassiste ChrisTordini et Shai Maestro dont le toucher léger presque minimaliste convient tout à fait au contexte de l’album. Le pianiste joue d’ailleurs un rôle majeur dans l’album dont il assume en grande partie le contexte harmonique sur lequel évolue le chanteur. Le pianiste est tout aussi impliqué dans la dimension rythmique assurée en grande partie par la guitare et la batterie.

Le titre de l’album, « Elegy », réfère « à la mort ou évoque… la transcendance existentielle » que Theo Bleckmann a souhaité convovoquer. Malgré la gravité du contexte, le chanteur offre une musique lumineuse. Les climats changeants et contrastés nimbent la mortalité d’une aura d’espoir dénué de tristesse.

Les onze titres tressent les fils du silence avec les lignes de l’élégance. Des textes sur quatre des onze titres. De petites pièces instrumentales comme des respirations, comme des îles posées sur le fil de la vie. Sur les autres morceaux, Théo Bleckmann improvise et crée des ambiances qui empruntent la légèreté aux plumes des anges célestes.

On découvre avec intérêt la sublime interprétation de chanson de Sondheim Comedy Tonight  dont le chanteur donne une version assez éloignée de l’originale la dotant d’une tonalité mélancolique. Les arrangements planants restituent le souvenir de l’humour et du regard toujours amusé que sa mère récemment décédée portait encore à 91 ans sur les choses de la vie.

Toujours en référence à la thématique de l’album, les paroles To Be Shown to Monks at a Certain Temple sont celles d’un poème Zen sur lequel Theo Bleckmann a mis de la musique. « Il s’agit de ne pas abandonner, de ne pas penser à la mort, juste continuer à bouger, ne pas être morose, continuer à vivre » précise le chanteur.

Theo Bleckmann a écrit Take my life en pensant à Bach et à ses cantates et plus précisément Ich habe genug. Sur un rythme soutenu, la voix évoque un départ presque joyeux vers l’au-delà. Le chanteur imagine « ce que serait de mourir, de perdre peu à peu ses facultés : perdre la  voix, son pouls, son souffle ». L’orchestre porte la voix jusqu’au silence. Nul pathos, la vie/la mort, l’énergie avant la fin.

On vibre à l’écoute de la mélodieuse Elegy et on est touché par l’ambiance quasi fantomatique du morceau « Fields » où le toucher impressionniste du batteur évoque les mouvements des herbes qui ploient sous le souffle du vent changeant.

Enregistré aux Studios Avatar de New York, « Elegy » a bénéficié de toute l’attention du producteur Manfred Eicher qui a assuré la Direction artistique de l’album. C’est par exemple lui qui a suggéré d’utiliser des matériaux écrits par le chanteur comme des bases d’improvisations libres et de les insérer des respirations instrumentales, comme des îlots de sérénité entre les chansons. Ainsi l’album ouvre avec Semblance et se termine avec Alate alors qu’au milieu du répertoire Cortège résonne comme une marche funèbre.

« Elegy ». Une réussite absolue. Les atmosphères flottantes de l’album évoquent avec grâce les émotions liées au cycle immuable de la vie. Flexible et contrôlée la voix du chanteur évolue toute en retenue.

Très bientôt un billet « Label ECM-Focus4 » pour explorer d’autres enregistrements du Label ECM.

Jazz Campus est là … avec 3 concerts !

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Le trompettiste Pierre Drevet signe « EchangƎ »

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Les flamboyantes couleurs sonores de « Twins »

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Décès du pianiste Maurice Vander

Le 16 février, Maurice Vander a rejoint le firmament du jazz

Le pianiste et compositeur de jazz Maurice Vander s’est éteint à Paris le 16 février à l’âge de 87 ans. Son swing incomparable l’avait fait connaître et apprécié dans les milieux du jazz parisien de l’après-guerre et aussi à l’international. Durant 40 ans il a été le pianiste de Claude Nougaro.

Après avoir étudié le piano et l’accordéon le petit Maurice Vandershuer qui prendra plus tard le nom de Maurice Vander choisit le piano après avoir découvert, grâce à son frère, la musique de jazz via la musique américaine que diffusait Hugues Panassié à la radio. On peut dire qu’il tombe ainsi dans le bop.

Dans les années 1950, il fréquente les clubs parisiens et s’impose rapidement comme l’un des grands pianistes de jazz de son époque. Il accompagne au piano des chanteurs comme Boris Vian, Sacha Distel, Henri Salvador, et aussi de grands musiciens de jazz comme le saxophoniste ténor américain Don Byas, Le pianiste et compositeur Michel Legrand, le violoniste Stéphane Grappelli et le guitariste Django Reinhardt.

En 1959 à Paris il enregistre « Jazz At The Blue Note » avec le contrebassiste Pierre Michelot et le célèbre batteur be-bop Kenny Clarke

Il croise la route de Chet Baker, de Stan Getz, de Quincy Jones et son nom s’impose dans le milieu du jazz international.

Au début des années 1960 sa rencontre avec le chanteur Claude Nougaro donne une autre orientation à sa carrière .Il devient son pianiste attitré et commence avec lui une aventure de plus de 40 ans. Il l’accompagne sur scène et arrange plusieurs de ses  grands succès comme Le coq et la pendule, La pluie fait des claquettes et Armstrong.

Durant les dernières années de sa vie il a sillonné les routes de France et rendu hommage à Nougaro avec le spectacle  » Ils se la jouent Nougaro »

Maurice Vander a aussi collaboré à de nombreuses musiques de films comme « Les Valseuses » de Bertrand Blier, « Nous irons tous au paradis » d’Yves Robert,  « Mille milliards de dollars » d’Henri Verneuil, « Milou en mai » de Louis Malle, « Tenue correcte exigée » de Philippe Lioret.

Il était le père de Christian Vander, le leader du groupe de rock progressif Magma, et de l’organiste de jazz Laurent Vander.

On garde le souvenir de son swing incomparable et on imagine qu’il accompagne ailleurs ses vieux compagnons Claude Nougaro et Eddy Louiss. Il nous reste les disques et les souvenirs

Jazz Campus est là … avec 3 concerts !

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Le trompettiste Pierre Drevet signe « EchangƎ »

Le trompettiste Pierre Drevet signe « EchangƎ »

Le trompettiste, compositeur et arrangeur Pierre Drevet signe le superbe « EchangƎ ». Enregistré live avec le Brussels Jazz Orchestra et la chanteuse Claire Vaillant, l’album délivre une musique flamboyante où la richesse et la joie du partage sont perceptibles. Compositions originales, arrangements éclatants, splendides envolées des solistes. Du swing grand format dont l’écoute déclenche l’enthousiasme. A partager sans réserve.

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Les flamboyantes couleurs sonores de « Twins »

Les flamboyantes couleurs sonores de « Twins »

Premier projet du Collectif La Boutique, « Twins » est construit autour du répertoire de Jean-Remy Guédon. Le trompettiste Fabrice Martinez en assure la direction artistique et propose une relecture inspirée des titres, avec en invité, l’accordéon de Vincent Peirani. Orchestre rutilant et sonorités flamboyantes accrochent l’oreille.

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Concert de Basel Rajoub au Théâtre de Vienne

Concert de Basel Rajoub au Théâtre de Vienne

 Une musique captivante au climat apaisant

Le 16 février 2017, le concert de Basel Rajoub a instauré un climat de paix et de sérénité dans le Théâtre de Vienne. Forts d’un héritage culturel étoffé et d’une maîtrise des instruments orientaux et occidentaux, Basel Rajoub et les musiciens du « Soriana Project » ont offert à l’auditoire une musique mélodieuse et aérienne.

Organisé dans le cadre de la « Saison 2016/17 Jazz à Vienne », le concert de Basel Rajoub du 16 février 2017 est annoncé comme une musique lumineuse traversée par la tradition moyen-orientale et la liberté du jazz. Bouleversé par le propos musical singulier de l’album « The Queen of Turquoise » sorti chez Jazz Village le 13 mai 2016, on attend  avec grand intérêt de découvrir la dimension scénique de cette musique fascinante.

Le concert de Basel Rajoub débute en trio. A gauche de la scène, le très concentré Feras Sherastan au qanûn, cette cithare en bois en forme de trapèze dont il est soliste virtuose au sein du Qatar Philharmonic Orchestra et du Syrian National Symphony Orchestra. Sur le côté droit lui fait face le souriant percussionniste Andrea Piccionni et ses tambourins. Au centre, Basel Rajoub embouche à tour de rôle le duclar, cet instrument traditionnel en bois qui ne possède qu’une octave, le saxophone soprano et le saxophone ténor. Il manifeste le souci de faire priorité à la musique et prend la parole uniquement pour présenter ses musiciens, en début et fin de concert. Après cinq morceaux le trio invite la chanteuse Lynn Adib qui les rejoint sur trois titres et un rappel.

Attentifs, les artistes développent une écoute de chaque instant qui leur permet de réagir au juste moment et de construire des interactions souples et nuancées. Les instrumentistes virtuoses maîtrisent les instruments, les rythmes et modes moyen-orientaux mais parviennent à dépasser la technique pour proposer au public une musique accessible.

Mise en place précise, énergie maîtrisée, complicité extrême, richesse des timbres. Un voyage magique entre tradition orientale et modernité des improvisations.

Chaque morceau développe un climat particulier. Du qanûn de Feras Sherastan s’élèvent des mélodies aux notes cristallines qui invitent le saxophone à propulser son chant dans les médiums puis à s’épaissir et enfler, soutenu par la percussion. Avec élégance et précision Andrea Piccionni caresse les tambourins plus qu’il ne les frappe. Rythmique autant que mélodique le percussionniste fait pleurer la peau des tambours. A l’issue d’un solo sensible et bouleversant il ouvre tous les possibles à ses deux complices qui croisent leurs chants inspirés. Au-dessus des harmonies développées par le qanûn plane le souffle du saxophone.

Lors d’un autre morceau, qanûn et saxophone ténor exposent le thème à l’unisson puis en fond de scène, loin des micros, le saxophone de Basel Rajoub entonne un chant sourd qui tranche avec la clarté de la sonorité des cordes pincées. Le paysage musical évolue, entre son et souffle s’élève la plainte du saxophone au-dessus de la percussion dont le rythme reproduit l’écoulement du temps. Le souffle s’assombrit mais l’espoir renait et le son redevient lumière. Il flotte comme un parfum de jasmin sur le public qui suspend sa respiration. Le saxophoniste passe du soprano au ténor pour revenir au duclar mais conserve sur tous les instruments un son sensible, boisé et chaud qui rappelle parfois celui du duduk.

Avec l’arrivée de la chanteuse Lynn Adib, le quartet interprète une Prière pour la Vierge Marie. Un chant lumineux comme une offrande au monde qui souffre. Le chant limpide de la voix s’unit aux notes pures du qanûm. Les visages des musiciens s’illuminent. Après cette parenthèse calme et recueillie, le quartet interprète un morceau qui évoque le vol d’un Pigeon chargé de porter le rameau de paix à la Syrie. La voix fragile et les instruments mêlent leurs timbres. Porté par le son boisé du duclar, l’oiseau chevauche le vent en quête de la lumière des cieux. Le frais murmure vocal plane au-dessus du lead léger des cordes pincées soutenu par les percussions délicates. On a vu planer un rameau d’olivier au-dessus de Damas.

Empreinte de gravité la musique du concert de Basel Rajoub, Feras Sherastan, Andrea Piccionni et Lynn Adib captive de bout en bout. Envoûtante et lyrique elle respire, apaise et instaure un climat propice au recueillement. Sensible et mélodieuse elle est comme un pont tendu entre deux mondes musicaux, entre Moyen-Orient et Occident, entre l’idiome de la tradition et la liberté du jazz.

Le temps d’un concert les musiciens sont parvenus à transporter le public dans la musique et l’esthétique du « Soriana Project » dont on attend avec impatience les prochains développements.

Jazz Campus est là … avec 3 concerts !

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Le trompettiste Pierre Drevet signe « EchangƎ »

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Les flamboyantes couleurs sonores de « Twins »

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Premier projet du Collectif La Boutique, « Twins » est construit autour du répertoire de Jean-Remy Guédon. Le trompettiste Fabrice Martinez en assure la direction artistique et propose une relecture inspirée des titres, avec en invité, l’accordéon de Vincent Peirani. Orchestre rutilant et sonorités flamboyantes accrochent l’oreille.

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L’Ensemble Art Sonic fait valser « Le Bal Perdu »

L’Ensemble Art Sonic fait valser « Le Bal Perdu »

Un souffle élégant ressuscite les valses populaires

Avec « Le Bal Perdu », l’Ensemble Art Sonic redonne leur élégance aux valses musettes. D’un souffle léger l’orchestre chambriste dépoussière l’héritage issu des bals populaires et insuffle une modernité teintée de nostalgie à ces grands standards d’antan. Une prouesse absolue qui fait la part belle à la mélodie et aux arrangements.

« Le Bal Perdu » témoigne d’un subtil travail de mémoire qu’il convient de saluer avec déférence. Entre poésie et swing la palette orchestrale chatoyante de l’Ensemble Art Sonic ravive ces thèmes d’autrefois qu’on croyait oubliés. La nostalgie affleure mais c’est la fête, on sourit et roule musique… 1, 2, 3… 1, 2, 3… les mélodies s’élèvent, la tête tourne, on se prend à avoir envie de se déhancher et de valser sur la piste en bois d’un bal populaire retrouvé.

Certes depuis ses débuts on connaît l’Ensemble Art Sonic pour l’intérêt qu’il manifeste aux musiques populaires. Formé par le flutiste Joce Mienniel et le clarinettiste Sylvain Rifflet, ce quintette à vent développe sa recherche en direction d’une « musique de chambre progressive » avec trois autres soufflants, Sophie Bernardo (basson) Cédric Chatelain (hautbois, cor anglais) et Baptiste Germser (cor). Après leur premier album « Cinque Terre », l’Ensemble Art Sonic invite pour ce nouveau projet « Le Bal Perdu », l’accordéoniste Didier Ithursarry immergé lui aussi dans la culture populaire. L’accordéoniste assume avec brio l’héritage de ses aînés du piano à bretelle, Gus Viseur, Jo Privat, Joss Baselli, Louis Ferrari ou Emile Carrara.

Avec une sortie annoncée pour le 03 mars 2017, l’album « Le Bal Perdu » (Drugstore/L’Autre Distribution) gagne un pari que l’on aurait pu croire risqué, celui d’actualiser les musiques populaires dont les créateurs ont pour beaucoup disparu. On se souvient les récits des anciens. « C’était bien … au petit bal perdu » et on se prend à rêver à ce temps passé qui s’invite dans le temps présent. Fort d’un potentiel innovant l’art d’aujourd’hui relie hier à demain. Bien au-delà des notes inscrites sur les portées, les arrangements et l’instrumentation transmettent plus qu’une musique, les souvenirs et les émotions d’une époque.

Dix-huit valses ou java/valses au répertoire de l’album « Le Bal Perdu ». Celles de l’accordéoniste Jo Privat qui sont à l’origine du projet que propose le flutiste Joce Minniel aux membres de l’Art Sonic Ensemble. Le flutiste élabore des arrangements suffisamment charpentés pour que basson, hautbois, cor, flûte et clarinette tissent la trame d’une orchestration aux fils musicaux inspirés. Sylvain Rifflet et Baptiste Germser proposent aussi quelques arrangements. Les notes du talentueux accordéoniste Didier Ithursarry survolent avec élégance le tissu léger soufflé par les vents. Le miracle opère et la musique virevolte et danse.

Neuf valses musettes créées dans l’entre-deux guerres par les accordéonistes Jo Privat, Gus Viseur, Joss Baselli, Louis Ferrari ou Émile Carrara. Elles ont fait tourner les couples sur le parquet du fameux Balajo dans le quartier de la Bastille. Les Papillons Noirs, Allez, glissez / Allez! Roulez, Avalanche, Valsajo, Flambée Montalbanaise, Coup de Fil, Les bluets, Volubilis sans oublier la fameuse Reine de Musette du pianiste Jean Peyronnin à partir des arrangements de Christophe Monniot dont on connaît le goût et le talent pour la valse musette.

Parmi les neuf autres compositions on retrouve avec émotion de grandes chansons. La fameuse Java des Bombes Atomiques immortalisée par Boris Vian sur une musique d’Alain Goraguer, De dame et d’homme composée par l’accordéoniste Marc Perrone et souvent chantée par André Minvielle, l’inoubliable Javanaise de Serge Gainsbourg, La ballade irlandaise et C’était bien… au petit bal perdu reliées dans la mémoire collective à la voix de Bourvil et repris en 2004 par André Minvielle, Guillaume de Chassy et Daniel Yvinec de belle manière sur l’album « Chansons sous les bombes ».

Enfin des clins à des compositeurs. Le thème Les quatre cents coups composé par Jean Constantin pour le film éponyme de François Truffaut. La tourbillonnante valse manouche Montagne Sainte-Geneviève composée par le guitariste Django Rheinhardt et dont l’orchestre restitue le swing absolu et équilibré. Le mélodique Il Camino écrit par le batteur italien Aldo Romano.

Pendant que « Le Bal Perdu » tourne en boucle, on se prend à rêver d’un bal retrouvé sous un kiosque à musique fleuri de tendres volubilis bleutés où valseraient des couples insouciants et souriants. Image un peu surannée et nostalgique ? Certes, mais quoi de mieux que la tendresse, l’esthétique et la poésie de la musique pour mieux vivre dans un monde au rythme effréné où se perd la mémoire du beau et du simple.

Pour ressentir la force de ces chansons et pour apprécier l’orchestration fine et élégante de l’Ensemble Art Sonic et de Didier Ithursarry, un rendez-vous s’impose. Le 16 mars 2017 à 20h30 à la Dynamo dans le cadre du « Festival Banlieues Bleues » pour le concert de sortie de l’album « Le Bal Perdu ». A ne rater sous aucun prétexte !
Jazz Campus est là … avec 3 concerts !

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Le trompettiste Pierre Drevet signe « EchangƎ »

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Richard Galliano honore son New Musette avec « New Jazz Musette »

Richard Galliano honore son New Musette avec « New Jazz Musette »

Projet anniversaire en hommage aux 30 ans du New Musette

Devenu une référence incontournable de l’accordéon, Richard Galliano a créé il y a 30 ans le style New Musette. Le 17 février 2017, il sort « New Jazz Musette ». Plus qu’un simple bilan, ce double-album célèbre avec élégance ce style unique qui a marqué le renouveau de l’accordéon et a contribué à faire de lui un maître  incontesté de l’instrument.

Après un peu plus de 30 ans de carrière, Richard Galliano a enregistré plus de cinquante albums et embrassé avec talent de nombreuses esthétiques musicales, la chanson, le tango, la musique brésilienne le jazz sans oublier la musique classique puisqu’il est le seul accordéoniste concertiste à enregistrer Mozart, Bach ou Vivaldi pour le prestigieux label discographique allemand “Deutsche Grammophon”.

Avec ce double-album « New Jazz Musette » (Ponderosa/Pias), Richard Galliano projette un regard rétrospectif sur le style qu’il a créé, le New Musette.

C’est en effet en 1985, avec l’album « Spleen », que Richard Galliano initie une démarche qui fait de lui le fondateur du style New Musette, suivant en cela les conseils du maître Astor Piazzola lui-même fondateur du New Tango. Durant trois décennies, l’accordéoniste virtuose a partagé le répertoire du New Musette avec des guitaristes tels Phillip Catherine, Biréli Lagrène ou Jean-Marie Ecay, des bassistes ou contrebassistes comme Pierre Michelot, Jean-François Jenny-Clark ou Jean-Marc Jafet, des batteurs comme Daniel Humair, Charles Belonzi ou Aldo Romano.

Si Richard Galliano a beaucoup écouté ses grands aînés de l’accordéon-musette, Gus Viseur, Tony Murena, Marcel Azzola, Joss Baselli…, il a aussi intégré les influences issues des grands musiciens de jazz écoutés durant son adolescence comme Bill Evans, Herbie Hancock, Chick Corea, Johne Coltrane, … Trois décennies après sa naissance, le New Musette a atteint l’âge adulte et Richard Galliano peut afficher la satisfaction d’avoir créé mais surtout d’avoir fait triompher un style dorénavant inscrit dans l’histoire de la musique

Ainsi l’accordéoniste virtuose convoque des compagnons de longue date qui connaissent son répertoire et sont comme lui des adeptes de la mélodie. Le guitariste Sylvain Luc, le batteur Philippe Aerts et le batteur André Ceccarelli avec qui il enregistre le double-album « New Jazz Musette » en jouant d’un accordéon dont le registre est un peu éloigné de celui du disque historique « New Musette » de 1991.

Décidément le chiffre 3 et ses multiples président à cet album « New Jazz Musette » de Richard Galliano. Les 3 temps de la valse musette, 3 décennies de carrière, 66 ans et 18 titres gravés en 3 jours à raison de 6 titres par séance.

« New Jazz Musette » rend un hommage élégant qui traverse tout le répertoire de l’accordéoniste. On retrouve des titres de son Quartet New Musette déjà gravés sur des albums comme « New Musette », « Coloriage », « Viaggio » ou « French Touch ».

Sur « New Jazz Musette » figurent aussi des thèmes composés dans d’autres contextes que le New Musette,comme par exemple Tango pour Claude pour le chanteur Claude Nougaro ou Love Day pour sa rencontre avec Gonzalo Rubalcaba et Charlie Haden en 2008. Par contre, on note un seul titre inédit, un blues dédié à Nice, la ville qui lui est si chère, après l’attentat du 14 juillet 2016, Nice Blues.

Richard Galliano a créé un style musical inscrit dans l’histoire de l’accordéon et passé le relai à une nouvelle génération d’accordéonistes susceptibles de créer un nouveau langage pour cet instrument. Bien sûr, il n’a plus rien à prouver mais on attend avec impatience la suite de ses productions discographiques et de ses rencontres sur scène avec de nouvelles surprises à venir.

Jazz Campus est là … avec 3 concerts !

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Le trompettiste Pierre Drevet signe « EchangƎ »

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Le trompettiste, compositeur et arrangeur Pierre Drevet signe le superbe « EchangƎ ». Enregistré live avec le Brussels Jazz Orchestra et la chanteuse Claire Vaillant, l’album délivre une musique flamboyante où la richesse et la joie du partage sont perceptibles. Compositions originales, arrangements éclatants, splendides envolées des solistes. Du swing grand format dont l’écoute déclenche l’enthousiasme. A partager sans réserve.

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Les flamboyantes couleurs sonores de « Twins »

Les flamboyantes couleurs sonores de « Twins »

Premier projet du Collectif La Boutique, « Twins » est construit autour du répertoire de Jean-Remy Guédon. Le trompettiste Fabrice Martinez en assure la direction artistique et propose une relecture inspirée des titres, avec en invité, l’accordéon de Vincent Peirani. Orchestre rutilant et sonorités flamboyantes accrochent l’oreille.

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Omar Sosa et Seckou Keita présentent « Transparent Water »

Omar Sosa et Seckou Keita présentent « Transparent Water »

Conversation spirituelle et sereine des musiques du monde

Le 24 février 2017, la discographie du pianiste cubain Omar Sosa s’étoffe d’un nouvel opus, « Transparent Water » enregistré avec Seckou Keita, maître de la kora et chanteur sénégalais. De leur conversation sereine ruisselle une musique pure et translucide.

Album innovant, « Transparent Water » (World Village/Pias) témoigne d’une aventure autant humaine que musicale et de la quête incessante du pianiste Omar Sosa vers de nouvelles orientations musicales.

Cinq années séparent la première rencontre entre Omar Sosa et Seckou Keita et la sortie de l’album. Au départ, un concert du batteur Mark Gilmore auxquels les deux musiciens participent en 2012 au CLF Art Café à Londres à Londres.

Si Omar Sosa a un agenda surchargé on connaît aussi son goût pour les rencontres et sa curiosité pour les musiques du monde. Certes le temps passe mais les musiciens se retrouvent de nouveau en 2013 pour commencer l’enregistrement à Osnabrück en Allemagne au Studio Fattoria Musica. En avril 2013, Omar Sosa est invité par la pianiste et joueuse de cornemuse Cristina Pato à une résidence d’artistes à Saint-Jacques de Compostelle où il côtoie des artistes proches du « Silk Road Ensemble » de Yo-Yo-Ma. Il fait alors la connaissance du joueur de sheng (flûte traditionnelle chinoise) Wu Tong que le pianiste intègre à son projet. En septembre 2013 il profite d’un concert à Shangai pour enregistrer les parties de flûte.

En recherche de sonorités instrumentales qui participent à teinter d’une couleur originale le nouvel album, Omar Sosa s’adresse ensuite à la joueuse de koto, Mieko Miyazaki dont il apprécie le travail auprès du guitariste Nguyen Lê et du contrebassiste Michel Benita. Pour la dimension rythmique de la musique, Omar Sosa se tourne enfin vers le percussionniste vénézuélien Gustavo Osvalles avec il collabore de longue date puisqu’il est déjà présent sur trois de ses albums, « Sentir », Ayaguna » et « Eggūn ».

C’est après les derniers enregistrements réalisés en 2014 qu’Omar Sosa confie à Paris le mixage de l’album au batteur et producteur britannique Steve Argüelles avec qui il a déjà travaillé pour les albums « Mulatos » et « Afreecanos ». Enregistrés entre Allemagne, Chine et France, joués par des musiciens aux origines internationales, les treize titres de l’album « Transparent Water » restituent une musique qui navigue entre spiritualité et rêve.

Au final, à l’écoute de « Transparent Water » on est comme hypnotisé par le mariage subtil et harmonieux des voix, du piano rythmique cubain, de la polyrythmie africaine, des mélodies impressionnistes du koto japonais et de la kora africaine, du souffle du sheng chinois.

Dédié au père de Seckou Keita, Dary ouvre l’album. C’est aussi le premier morceau que Seckou Keita et Omar Sosa ont enregistré en studio. Un chant de paix où les voix des deux musiciens s’unissent pour n’en faire plus qu’une.

Plus que tous les autres, Oni Yalorde entre en résonance avec le titre de l’album, « Transparent water ». En effet, cette composition d’Omar Sosa dédiée à la déesse de la rivière et de l’eau est porteuse d’un climat spirituel et apaisé dont la douceur évoque un amour absolu et impalpable, transparent et pur comme l’eau de la rivière.

On a aimé le climat réflexif et contemplatif du titre In The Forest complètement improvisé et totalement apaisé. Sheng, kora, voix et piano habillent Black Dream d’une atmosphère introspective et émouvante. La tradition africaine fait la part belle à la kora qui croise le folklore et la tradition cubaine sur deux titres exprimés en Wolof, la langue d’origine de Seckou Keita. Mining-Nah qui signifie « serre-moi fort » et Fatiliku qui évoque « le souvenir ».

Empreint des cultures des cinq continents, l’album d’Omar Sosa et Seckou Keita « Transparent Water » offre une musique multiculturelle sans frontières. De cette musique collective se dégage une lumière sereine, celle d’un monde idéal où les instruments improvisent et conversent librement et sans contrainte. De la pure musique du monde comme un remède apaisant au brouhaha dissonant du monde !

Et pour rester dans le domaine des belles nouvelles, le « Trio Transparent Water » (Omar Sosa - Seckou Keita - Gustavo Ovalles) présente l’album éponyme dans plusieurs villes de France. Il est en 16 mars à Paris, au Café de la Danse pour présenter le répertoire de l’album. De la Musique du Monde de belle facture !

 

Jazz Campus est là … avec 3 concerts !

Jazz Campus est là … avec 3 concerts !

Nouvelle réjouissante pour les amateurs de jazz live… Jazz Campus en Clunisois programme 3 concerts sur le territoire de la Bourgogne Sud ! En effet, même si, en raison de la crise sanitaire, Didier Levallet et toute l’équipe du festival ont dû renoncer à leur semaine annuelle de programmation musicale et aux stages, ils ne se sont pas résignés. Au final, Jazz Campus est là avec trois concerts proposés au public les 20 et 21 août 2020. Sylvain Rifflet solo, Novo Quartet et Rose Radio. Belle perspective que le plaisir de renouer avec des émotions musicales vivantes !

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Le trompettiste Pierre Drevet signe « EchangƎ »

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Le trompettiste, compositeur et arrangeur Pierre Drevet signe le superbe « EchangƎ ». Enregistré live avec le Brussels Jazz Orchestra et la chanteuse Claire Vaillant, l’album délivre une musique flamboyante où la richesse et la joie du partage sont perceptibles. Compositions originales, arrangements éclatants, splendides envolées des solistes. Du swing grand format dont l’écoute déclenche l’enthousiasme. A partager sans réserve.

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Les flamboyantes couleurs sonores de « Twins »

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Premier projet du Collectif La Boutique, « Twins » est construit autour du répertoire de Jean-Remy Guédon. Le trompettiste Fabrice Martinez en assure la direction artistique et propose une relecture inspirée des titres, avec en invité, l’accordéon de Vincent Peirani. Orchestre rutilant et sonorités flamboyantes accrochent l’oreille.

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Le retour du groupe « Vocal Sampling » avec « Asi de Sampling ! »

Le retour du groupe « Vocal Sampling » avec « Asi de Sampling ! »

Les voix sonnent comme des instruments de musique

« Asi de Sampling ! », le nouvel album du sextet cubain mythique « Vocal Sampling » est annoncé pour le 03 mars 2017. Dès les premières notes, la magie du groupe opère. A capella, le groupe reproduit à s’y tromper la sonorité des instruments d’un orchestre cubain. Un renversant « trompe-l’oreille » !

L’album « Asi de Sampling ! » (Sound Surveyor Music/L’Autre Distribution) a été enregistré en 2016 par « Vocal Sampling » sous la direction de René Baños Pascual.  « Vocal Sampling », dont les débuts remontent à 1989, regroupe aux côtés du directeur musical René Baños Pascual, les chanteurs Oscar Porro Jimenez, Reinaldo Sanler Maseda, Pedro Guillermo Bernard Coto, Luis Alberto Alzaga Mora et Hector Crespo Enriquez.

Depuis leur premier album « Una Forma mas » en 1993, les chanteurs ont sillonné le monde entier dans les années 90 et 2000, parcourant les clubs de jazz et les grandes scènes d’Europe, d’Asie, des Amériques et du Japon. Leur album de 2001, « Cambio de Tiempo » a été suivi par « Akapelleando ». En 2015, le groupe a rodé le répertoire de l’album « Asi Sampling ! » en Asie et au Mexique avant de l’enregistrer en 2016.

En fermant les yeux on a vraiment l’illusion d’écouter un orchestre cubain avec chanteur, trombone, trompette, flûte, basse, piano, guitare, percussion et batterie… et pourtant ce sont uniquement les voix qui assurent les mélodies et les rythmes. « Vocal Sampling », un groupe de salsa a capella avec seulement des cordes vocales, des bouches, des mains et des micros. Musicalité garantie !

Au répertoire de l’album cinq compositions du directeur musical René Baños Pascuale qui a par ailleurs conçu les arrangements des quatorze titres de l’album. Parmi les titres les plus connus, le fameux Tiene Que Haber de To du chanteur cubain Tony Avila et des thèmes du fameux « Buena Vista Social Club » dont le langoureux Dos Gardenias et d’autres titres de leur dernier opus. On trouve aussi Every Breath You Take de Sting, Blowing In The Wind de Bob Dylan et l’adaptation surprenante d’un chant traditionnel chinois Tian Mi Mi. Sans oublier le non moins connu Five Minutes more de Sammy Cahn et Jule Styne popularisé par Franck Sinatra. La reprise vaut son pesant de notes

 

Si l’écoute de l’album est renversante, voir « Vocal Sampling » sur scène s’impose. Et comme un bonheur ne va jamais seul,en effet, les magiciens des cordes vocales sont de retour en Europe.  En France ils font étape le 17 mars au « Festival Babel Med » de Marseille et  le 25 mars au Café de la Danse à Paris, dans le cadre du festival « In Vivo Veritas ».
Jazz Campus est là … avec 3 concerts !

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Le trompettiste Pierre Drevet signe « EchangƎ »

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Les flamboyantes couleurs sonores de « Twins »

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Christophe Monniot en résidence à l’AmphiJazz de Lyon

Christophe Monniot en résidence à l’AmphiJazz de Lyon

Le jazz inventif d’un explorateur musical

Du 09 au 11 mars 2017, l’AmphiJazz de l’Opéra de Lyon accueille le saxophoniste Christophe Monniot en résidence. Duos, trio, quintet, septet… Des concerts prometteurs avec la famille musicale de ce musicien prolifique toujours en effervescence créative.

Après la résidence somptueuse du saxophoniste Emile Parisien dont les cinq concert ont été des réussites absolues, en mars, François Postaire convie un combinateur inspiré de musiques, le saxophoniste Christophe Monniot en résidence à l’AmphiJazz.

En recherche perpétuelle, Christophe Monniot crée une musique accessible et sans cesse renouvelée. Cet infatigable explorateur musical prodigue un jazz singulier qui n’exclut aucune musique. De la Musette à Ligetti en passant par Bach et Satie, Parker, Monk, Ellington, Ayler, Dolphy, Weather Report, Zappa, sans oublier la musique populaire.

Né dans une famille musicienne, Christophe Monniot est venu à la musique par la voix, celle de son père (ténor). Après avoir commencé par la trompette il s’oriente vers le saxophone (alto, soprano, sopranino, baryton). Il a longtemps joué dans les orchestres de bal, ce qui explique son amour pour la musique populaire et les valses musettes. Dans le milieu du jazz, il a appris auprès de ceux qu’il appelle ses mentors, le saxophoniste Laurent Dehors (au sein du fameux orchestre « Tous Dehors ») et le batteur Daniel Humair (dans le non moins fameux « Baby Boom »).

En 1995, Christophe Monniot se décide à créer avec le batteur percussionniste Denis Charolles et certains de ses anciens compagnons du Conservatoire de Rouen, la « Campagnie des Musiques à Ouïr » où il élabore son propre idiome, un jazz libre et iconoclaste avec de nombreux enregistrements de la « Campagnie des musiques à OuÏr » entre 1999 et 2006 et les albums de « Moniot Mania » (2002 , 2007).

Même si Christophe Monniot ne se prétend pas un inventeur, il possède un réel talent d’écriture. En effet, on se souvient de sa relecture des « Quatre Saisons » de Vivaldi à qui il a fait croiser le changement climatique. L’œuvre est inspirée et monumentale. Après la création du projet au Rhino Jazz Festival le 07 octobre 2006, l’album « Vivaldi Universel (saison 5) sort en 2009 et reçoit un accueil unanime de la critique et du public.

Christophe Monniot a aussi joué comme sideman au sein de nombreux orchestres, comme « Le Sacre du Tympan » de Fred Pallem, l’ONJ de Paolo Damiani, le Big Band du pianiste Antoine Hervé sans oublier le « Mégaoctet » du pianiste Andy Emler. Le saxophoniste est aussi membre du Moutin Factory Quintet dont le groove irrésistible est très bien restitué sur le dernier album « Deep » sorti en 2016. Christophe Monniot collabore par ailleurs avec de nombreux autres musiciens. Avec l’altiste Guillaume Roy et l’accordéoniste Didier Ithursarry avec qui il a enregistré l’album « Station Mir » en 2012. Avec le pianiste Roberto Negro et son groupe » Kimono » qui l’invite et avec qui il a enregistré en 2015.

En 2006, Christophe Monniot et le pianiste/claviériste d’origine hongroise Emil Spányi créent le groupe « Ozone » et sortent la même année un premier album au titre éponyme. En 2010 le duo « Ozone » s’étoffe rejoint par le batteur Joe Quitzke et ils enregistrent l’album « This is c’est la vie » avec Lukács Miklós, joueur de cymbalum (cithare de table à cordes frappées). Le résultat est inouï, lyrique et détonnant, dense et impétueux. En 2016 « Ozone » devient « Ozone Acoustyle Quartet » avec l’arrivée du contrebassiste Mátyás Szandai et la sortie de  l’album « Organic Food » (BMC). Le disque séduit par son équilibre absolu entre lyrisme et liberté.

En 2016, grâce à une « Quarte Blanche » proposée par le célèbre club parisien des Lilas, « Le Triton »Christophe Monniot a travaillé avec ceux qu’il côtoie depuis des décennies. Le guitariste Marc Ducret et le contrebassiste Bruno Chevillon avec qui il a enregistré le furieux et organique album « Métatonal » en 2015. Le batteur Franck Vaillant avec qui Monniot et Chevillon ont gravé l’album « Freestyles » en 2016. L’organiste Rhoda Scott et le batteur Jeff Boudreaux pour un « Soul Trio » et une musique qui navigue entre énergie et swing.

Défenseur d’une musique décloisonnée, Christophe Monniot diversifie les rencontres et les productions musicales. Esprit ouvert, curieux et inventif, il alimente son discours et son écriture de la richesse des expressions musicales les plus diverses. La résidence de Christophe Monniot à l’AmphiJazz de Lyon du 09 au 11 mars 2017 sera une occasion supplémentaire pour lui de continuer à alimenter son processus continu de recherche et de création. Le réjouissant programme des concerts en témoigne.

Le jeudi 09 mars à 20h30, Christophe Monniot présente le « Soul Trio » avec la légendaire Rhoda Scott à l’orgue Hammond et Jeff Boudreaux, le batteur de la Nouvelle-Orléans. Swing, soul et ambiance chaleureuse prévus

Le vendredi 10 mars à 20h30, place au quintet « Une Nouvelle terre ». Christophe Monniot se produit avec le guitariste Marc Ducret, le pianiste Stéphan Oliva, le contrebassiste Bruno Chevillon et le batteur Franck Vaillant. Pour précision, le titre « Une nouvelle Terre » fait référence à une action culturelle menée aux Lilas (commune de Seine-Saint-Denis) où les élèves de l’école Paul Langevin avec leur professeur David Nolan ont réalisé des travaux plastiques illustrant des « maximes » écrites par ces mêmes élèves lors d’ateliers de philosophie à l’école Paul Langevin. La liberté musicale préside à la soirée avec en perspective de prometteuses improvisations. Du jazz inventif et incisif.

Le samedi 11 mars à 20h30, le plateau s’étoffe encore avec un septet, réunion du quartet « Ozone Acoustyle Quartet » avec Christophe Monniot, le pianiste Emil Spányi, le contrebassiste Mátyás Szandai et le batteur Joe Quitzke et du trio « Kimono » avec le pianiste Roberto Negro, le bassiste Stéphane Decolly et le batteur Adrien Chennebault. Entre rythmes furieux et ambiances apaisées, entre explosion et tranquillité, les contrastes se profilent pour une sonate inédite. L’intention est créative, le propos promet d’être vivifiant.

Outre ces trois concerts présentés en soirée, il convient de repérer aussi les deux Amphi-Midi proposés à 12h30 le mercredi 08 et le vendredi 10 mars. Lors de la première séance Christophe Monniot invite son compère de « Station Mir », l’accordéoniste Didier Ithursarry. Pour le second concert il appelle Frédéric Gastard, le saxophoniste basse du trio « Journal Intime » qui a participé au dernier album de Marc Ducret, « Paysages avec bruits » sorti en 2016. De nouvelles pépites créatives à ne rater sous aucun prétexte.

Christophe Monniot en résidence à l’AmphiJazz, c’est la promesse de vivre un jazz où improvisation et écriture s’équilibrent, la certitude de découvrir la création d’une musique construite en temps réel dans le plus pur esprit de la grande tradition du jazz. Un tel évènement ne se rate pas. Qu’on se le dise !

Jazz Campus est là … avec 3 concerts !

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Disparition du chanteur Al Jarreau

Disparition du chanteur Al Jarreau

Une légende s’éteint

Le chanteur Al Jarreau est mort à 76 ans ce dimanche 12 février 2017 à Los Angeles peu de temps après avoir annoncé sa retraite. Sa voix souple à la tessiture étendue et ses scats inventifs ont marqué de leur sceau les années 70 et 80.

Celui qui a obtenu sept Grammy Award a cheminé entre jazz et variété/pop sans jamais se départir de son éternel sourire.

Né le 12 mars 1940, à Milwaukee (Wisconsin) d’un pasteur et d’une pianiste, Al Jarreau est très tôt sensibilisé au chant qu’il pratique dans la chorale du temple. A la fin des années 60 il vit à Los Angeles où il se produit dans les clubs de jazz.

Il rencontre le pianiste George Duke avec qui il travaille. Repéré ensuite par la grande compagnie Warner Bros, il enregistre l’album « We Got By » avec le pianiste Dave Grusin. Publié en 1975, le disque rencontre le succès tant auprès des critiques que du public. On se rappelle du titre éponyme et aussi de You Don’t See Me, deux titres qu’il chantera tout au long de sa carrière. On tombe sous le charme de sa voix chaude et souple qui hésite entre jazz et soul. Avec l’album de 1976, « Glow » et son titre Rainbow In Your Eye, c’est la consécration pour Al Jarreau.

Al Jareau va alors enchaîner des tournées triomphales dans le monde entier à la suite de quoi il grave en 1977 le double album live « Look To The Rainbow » qui lui vaut son premier Grammy Award.  Il est alors désigné chanteur jazz de l’année par la revue Downbeat. La France n’est pas en reste et le sacre aussi chanteur jazz de l’année. Ballades de charme, scats qui s’envolent. Al Jarreau use de la souplesse de sa voix pour imiter basse et percussions ce que bien d’autres reprendront par la suite.

On reste bouche-bée à l’écoute de ses décoiffantes interprétations des grands standards de jazz, comme l’époustouflant Take Five de Dave Brubeck.

Le disque  « All Fly Home«  lui vaut son deuxième Grammy Award. De l’album « This Time » (1980) on se rappelle son interprétation époustouflante du titre de Chick Corea, Spain.

De « Breakin’Away » (1982) on garde le souvenir joyeux de l’écoute du titre éponyme, de We’re In This Love Together et aussi du fameux Roof Garden. On sent alors poindre chez Al Jarreau une orientation qui confine à une variété/pop de qualité.

On se souvient ensuite la sortie de l’album « Givin’It Up » sorti en 2006 avec la participation du guitariste-chanteur George Benson et du pianiste Herbie Hancock. Lors de ses dernières venues au festival « Jazz à Vienne » en 2007 avec George Benson et en 2011 durant la All Night Jazz, pas de surprise, pas de scats renversants, tout est savamment arrangé. Al Jarreau donne l’image d’un homme fatigué pourtant soucieux de soigner encore  son image de chanteur de jazz.

On garde à l’âme le souvenir impérissable de la voix et de la présence du chanteur Al Jarreau en 1981 lors du 22ème Festival de Jazz d’Antibes-Juan-les-Pins. Une voix à couper le souffle. Virtuose, le chanteur franchit les octaves, se joue des syncopes, improvise des scats débridés. Pourtant sa voix sans vibrato retrouve sa douceur pour murmurer des ballades chargées d’émotion.

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