Le guitariste Larry Coryell est mort

Le guitariste Larry Coryell est mort

Disparition d’un des créateurs du jazz-fusion

Le célèbre guitariste Larry Coryell s’est éteint le 19 février à New-York à l’âge de 73 ans. Amoureux de l’éclectisme musical, le guitariste américain a participé à la création du style « jazz-fusion ». Inclassable, il figure au panthéon des guitaristes de jazz.

Né à Galveston, au Texas, le 2 avril 1943, Larry Coryell grandit à Richmond. Il commence à apprendre le piano puis se tourne vers la guitare à l’adolescence et débute dans  des groupes de country et de rock. C’est dans les années soixante qu’il se tourne vers le jazz.

En 1965 il s’installe à New-York et  intègre le quartet de Chico Hamilton. A 23 ans il monte « Free Spirits », avec le batteur Bob Moses, un groupe pop-rock-psychédélique-jazz avec qui il grave l’album « Out of Sight and Sound ». Curieux des musiques de rock autant que celle de Coltrane Larry Coryell s’emploie à imaginer une musique qui croise tous les styles, country, rock, blues, jazz. Le jazz fusion se profile.

En 1967, après la dissolution du groupe « Free Spirits », il rejoint le quartet du vibraphoniste Gary Burton puis sort ses deux premiers albums en solo, « Lady Coryell » et « Coryell ».

En 1970 avec le guitariste John McLaughlin, le batteur Billy Cobham, le bassiste Miroslav Vitouš, le pianiste Chick Corea, il grave « Spaces », son troisième album comme leader, un opus qu’on peut considérer comme le premier album qui fusionne, jazz, rock et R’nB, en quelque sorte le premier album de jazz-fusion. La même année Miles Davis sort « Bitches Brew » avec la même, équipe (sauf Miroslav Vitous) mais c’est Miles Davis que retiendra l’histoire comme étant l’initiateur du jazz-fusion où le guitariste McLaughlin éclipse Larry Coryell.

Avide de découvertes et de rencontres, il multiplie les collaborations dans les années 70 où il joue avec Charles Mingus, Sonny Rollins, Philip Catherine, Stéphane Grapelli, Chet Baker et John Scofield. Durant ces mêmes années, il enchaîne les projets dont le groupe « Eleventh House » créé avec Alphonse Mouzon le temps de trois albums, de 1973 à 1976. A Leurs côtés dans le groupe, Randy Brecker à la trompette, Mike Mandel aux claviers et Danny Trifon à la basse.

En 1979, il participe à la création du « Guitar Trio », avec John McLaughlin et Paco de Lucia, mais ses addictions l’obligent à laisser la place à Al Di Meola, le guitariste de « Return to Forever ». Larry Coryell ne connaît pas l’immense succès du trio avec l’album live « Friday Night in San Francisco » sorti en 1981. Après ces périodes où le guitariste ne parvient pas vraiment imposer son nom et son talent, il poursuit sa carrière avec ténacité. Larry Coryell  continue à jouer sur les scènes du monde entier.

On se rappelle d’un concert magique un certain 23 novembre 2012 à l’Espace Tonkin de Villeurbanne, dans le cadre du festival « les Guitares » où il partageait  la scène avec le guitariste de flamenco Juan Carmona.

Jusqu’à son dernier jour, Larry Corryell a enregistré avec les plus grands et a joué dans tous les styles. Il continué à sortir des albums merveilleux dont le dernier en date « Barefoot Man : Sanpaku » sorti en octobre 2016. La veille de son décès, il jouait encore dans le club new-yorkais, l’Iridium.

Virtuose de la guitare et pionnier du jazz fusion Larry Coryell a réussi une belle synthèse des genres. Il a contribué à l’émancipation de la guitare et reste à tout jamais un des guitaristes majeurs de l’histoire du jazz.

Saison 2020/21 à l’Auditorium de Lyon

Saison 2020/21 à l’Auditorium de Lyon

Avec l’arrivée de Nikolaj Szeps-Znaider, nouveau directeur musical de l’Orchestre national de Lyon, la saison 2020/2021 à l’Auditorium de Lyon-Orchestre National de Lyon s’annonce riche en promesses. Outre la venue de grands interprètes, d’éminents chefs d’orchestre et d’ensembles internationaux et français exceptionnels, l’Auditorium accueille d’immenses stars du jazz et des musiques du monde. Intenses moments en perspective avec un Hommage à Michel Petrucciani, Fatoumata Diawara, Chucho Valdés, un Hommage à Astor Piazzolla. De quoi réjouir le public !

lire plus
L’Orchestre National de Jazz sort deux albums

L’Orchestre National de Jazz sort deux albums

Directeur artistique de l’Orchestre National de Jazz depuis janvier 2019, le compositeur et guitariste Frédéric Maurin démarre la saison 2020-2021 avec une double sortie d’albums attendue le 21 août 2020. « Dancing In Your Head(s) » & « Rituels. Deux répertoires, deux esthétiques, une version live et une autre studio. Immersion dans la galaxie d’Ornette Coleman pour le premier. Promenade chimérique dans un monde acoustique et poétique. Deux projets ambitieux fort réussis.

lire plus
Jazz Campus est là … avec 3 concerts !

Jazz Campus est là … avec 3 concerts !

Nouvelle réjouissante pour les amateurs de jazz live… Jazz Campus en Clunisois programme 3 concerts sur le territoire de la Bourgogne Sud ! En effet, même si, en raison de la crise sanitaire, Didier Levallet et toute l’équipe du festival ont dû renoncer à leur semaine annuelle de programmation musicale et aux stages, ils ne se sont pas résignés. Au final, Jazz Campus est là avec trois concerts proposés au public les 20 et 21 août 2020. Sylvain Rifflet solo, Novo Quartet et Rose Radio. Belle perspective que le plaisir de renouer avec des émotions musicales vivantes !

lire plus
Label ECM-Focus4-Janvier-février 2017 – Pianistes

Label ECM-Focus4-Janvier-février 2017 – Pianistes

« Danse », « The Invariant », « Sooner and Later », « Daylight Ghosts »


« Label ECM-Focus4 » continue l’exploration du label ECM et de son identité singulière. En ce début 2017, ECM propose les albums de quatre pianistes aux univers très différents. Colin Vallon, Benedikt Jahnel et Julia Hüllsman, tous en trio et Craig Taborn en quartet.

Premier album de ce « Label ECM-Focus4 », celui du Colin Vallon Trio sorti le 13 janvier 2017, « Danse ». Après « Rruga » (2011) et « Le Vent » (2014) « Danse » est le troisième opus en trio du pianiste Colin Vallon chez ECM où il a aussi participé aux deux albums de la chanteuse Elina Duni, “Matanë Malit” (2012) et « Dallёndyshe » (2012).

Aux côtés du pianiste, le batteur Julian Sartorius déjà présent sur l’album « Le vent » de 2014. Son jeu de batterie foisonne de détails rythmiques précis qu’il dispense avec insistance en soutien aux lignes tout aussi obsédantes de la contrebasse de Patrice Moret, intégré au trio de Colin Vallon depuis 2004. L’entente piano/contrebasse est très forte puisque tous deux participent aussi au quartet de la chanteuse Elena Duni et se retrouvent au sein du groupe « Parallels » du saxophoniste Nicolas Masson.

Imposer son nom dans l’univers surpeuplé des trios piano/basse/batterie n’est pas chose évidente, pourtant le Colin Vallon trio y est parvenu depuis sa création en 1999. Le pianiste ne met pas en avant ses talents de soliste mais esquisse la mélodie puis définit avec ses partenaires un cadre où se libère l’expression collective. Si le pianiste a composé neuf des onze pièces de l’album, le contrebassiste a contribué au répertoire avec Tinguely, une pièce tellurique et étrange.

« Danse » a été enregistré dans le magnifique studio Aditorio Stelio Molo de la RSI à Lugano en live, sans écouteurs ni séparations acoustiques. La musique y gagne en fraîcheur et en authenticité.

« Danse ». Des rythmes doux et insistants qui explorent la dimension du temps. Des passages au calme recueilli et d’autres où la musique déclenche des séismes. Une musique sensible et subtile qui bouleverse les repères.

Deuxième album de ce « Label ECM-Focus4 », l’opus « The Invariant » du pianiste berlinois Benedikt Jahnel Trio sorti le 13 janvier 2017, cinq ans après « Equilibrium ». Constitué du pianiste Benedikt Jahnel, du bassiste espagnol Antonio Miguel et du batteur canadien Owen Howar, le trio célèbre son dixième anniversaire.

Cette constance du trio constitue un « invariant » dans la vie du musicien Benedikt Jahnel et vaut son titre à l’album, « The Invariant ». Dire que le trio pratique la musique tout comme un chercheur résout une équation est tentant. En effet, Benedikt Jahnel est un compositeur prolifique amoureux de la musique et des mathématiques. Il développe des motifs pianistiques sur des textures aux mailles variables dessinées par les dynamiques échanges de la contrebasse et de la batterie.

Further Consequence ouvre l’album et reprend là où le précédent disque « Equilibrium » s’était arrêté en 2012. Ce continuum dans le style témoigne de ce qui caractérise le Benedikt Jahnel Trio. On peut parler d’une continuité qui n’engendre pourtant aucune monotonie. La tendre ballade For the Encore contraste avec Mirrors dont le propos tempéré du piano se voit dynamisé par le son boisé de la contrebasse et avec Part of The Game où le flot de notes du piano déboule en réponse à l’appel d’ouverture que lancent batterie et la contrebasse.

Produit par Manfred Eicher, « The Invariant » a été enregistré en avril 2016 dans l’Oslo’s Rainbow Studio.

« The Invariant ». La dynamique du trio crée une musique soignée et subtile. Les mélodies simples alternent avec des moments de pur lyrisme. D’un morceau à l’autre les climats et les rythmes évoluent. Entre écriture et improvisation, les interactions musicales génèrent un équilibre collectif harmonieux au swing absolu. Un album singulier et attachant.

Ce « Label ECM-Focus4 » présente un troisième trio piano/contrebasse/batterie, celui de la pianiste berlinoise Julia Hülsmann qui collabore avec le label ECM depuis 2008, année où elle enregistre « The End of a Summer » avec ceux qui sont devenus ses partenaires réguliers, le contrebassiste Marc Muellbauer et le batteur Heinrich Köbberling. En 2011 elle grave avec eux « Imprint » puis le trio devient quartet avec le trompettiste/buggliste Tom Arthurs et advient l’album « In Full View », en 2013. Le même quartet accueille le chanteur Theo Bleckmann sur le disque « A Clear Midnight  » autour de la musique de Kurt Weill. 

Fidèle au label ECM, la pianiste Julia Hülsmann revient au trio avec l’album « Sooner and Later » annoncé pour le 24 février 2017. Cette artiste est une militante acharnée du jazz allemand ce qui lui a valu d’être récompensée du prix d’honneur du WDR (Westdeutscher Rundfunk) pour son action en faveur des musiciens de jazz.

Sur les onze titres de l’album « Sooner and Later » on retrouve la musique du trio dans sa pleine maturité après que le groupe ait conduit sa musique tout autour du monde, de l’Europe à l’Amérique du Nord sans oublier le Pérou et surtout la Chine et l’Asie Centrale. De cette dernière tournée témoigne l’interprétation de Biz Joluktuk. Le groupe a découvert ce morceau interprété par un jeune violoniste du Kirghizistan. La pianiste a ré-harmonisé le morceau et il en ressort une musique libre et suspendue entre son et silence.

Écrit par Hülsmann, le thème Thatpujai rend hommage à la pianiste de jazz Jutta Hipp dont il est l’anagramme. J.J., Soon et Der Mond jouent avec le rythme et les syncopes. Le piano rebondit sur les passerelles tendues par la batterie féline et la contrebasse sérieuse. L’oreille s’amuse de ces jeux rythmiques. Encore une fois, tous les membres de l’album ont contribué aux compositions. Comme Mehldau et bien d’autres musiciens de jazz, le Julia Hülsmann trio succombe à la musique du groupe britannique « Radiohead » dont il reprend avec inspiration le fameux All I Need.

Produit par Manfred Eicher, « Sooner and Later » a été enregistré en septembre 2016 dans le fameux Oslo’s Rainbow Studio. Toujours présent et attentif, le producteur du label ECM prodigue ses conseils tout en respectant le libre-arbitre des musiciens.

« Sooner and Later ». Une musique souple et dansante qui coule avec limpidité. Des atmosphères multiformes qui ne cessent de surprendre.Tempo étiré et césures rythmiques étonnantes. Le trio joue en équilibre avec le rythme, élément majeur du style de ce trio qui sait intégrer le silence à son discours.

C’est avec le quartet du pianiste/claviériste américain Craig Taborn que se termine ce « Label ECM-Focus4 ». Après le disque solo « Avenging Angel » paru en 2011 et « Chants » enregistré en trio et publié en 2013 chez ECM, le pianiste revient en leader pour son troisième album à la tête d’un quartet avec « Daylight Ghosts » attendu le 24 février 2017. On ne compte plus ses autres participations comme sideman aux côtés des musiciens phare du label ECM comme Roscoe Mitchell, Tim Berne, Chris Potter et Michael Formanek.

Craig Taborn réunit autour de lui, Chris Speed (saxophone ténor et clarinette), Chris Lightcap (contrebasse et basse électrique) et Dave King (batterie et batterie électronique) membre éminent du groupe « Bad Plus ».

La palette sonore des instruments est constitutive du climat singulier de l’album. La construction des morceaux surprend et séduit à la fois. Des fragments de mélodie entrent en collision avec des riffs ostinato développés sans fin comme des lignes de basse intranquilles. Entre électrique et acoustique les motifs s’assemblent et le mystère s’éclaircit au fur et à mesure du disque.

Riche de ses propres influences, chaque musicien contribue à colorer les plages de climats qui empruntent autant au rock qu’à la musique électronique. Sans omettre le clin d’oeil appuyé à ce jazz où la musique se fonde et se soude à partir de l’improvisation collective.

Des moments de grande quiétude peuplent The Great Silence et Subtle Living Equations. La clarinette éthérée de Chris Spedd apporte une lumineuse fragilité à la reprise de Jamaïcan Farewell du saxophoniste Roscoe Mitchell.

« Daylight Ghosts » a été enregistré aux Avatar Studios de New York City’s en présence du producteur Manfred Eicher.

Le disque dégage une énergie hypnotique intense et des ambiances spectrales alternatives. La technicité et la virtuosité des musiciens contribuent à la richesse sonore de l’album dont les climats troublants tiennent autant à la dimension collective qu’aux performances brillantes des solistes.

On explore très bientôt d’autres enregistrements du Label ECM dans un futur billet « Label ECM-Focus5 ».

Saison 2020/21 à l’Auditorium de Lyon

Saison 2020/21 à l’Auditorium de Lyon

Avec l’arrivée de Nikolaj Szeps-Znaider, nouveau directeur musical de l’Orchestre national de Lyon, la saison 2020/2021 à l’Auditorium de Lyon-Orchestre National de Lyon s’annonce riche en promesses. Outre la venue de grands interprètes, d’éminents chefs d’orchestre et d’ensembles internationaux et français exceptionnels, l’Auditorium accueille d’immenses stars du jazz et des musiques du monde. Intenses moments en perspective avec un Hommage à Michel Petrucciani, Fatoumata Diawara, Chucho Valdés, un Hommage à Astor Piazzolla. De quoi réjouir le public !

lire plus
L’Orchestre National de Jazz sort deux albums

L’Orchestre National de Jazz sort deux albums

Directeur artistique de l’Orchestre National de Jazz depuis janvier 2019, le compositeur et guitariste Frédéric Maurin démarre la saison 2020-2021 avec une double sortie d’albums attendue le 21 août 2020. « Dancing In Your Head(s) » & « Rituels. Deux répertoires, deux esthétiques, une version live et une autre studio. Immersion dans la galaxie d’Ornette Coleman pour le premier. Promenade chimérique dans un monde acoustique et poétique. Deux projets ambitieux fort réussis.

lire plus
Jazz Campus est là … avec 3 concerts !

Jazz Campus est là … avec 3 concerts !

Nouvelle réjouissante pour les amateurs de jazz live… Jazz Campus en Clunisois programme 3 concerts sur le territoire de la Bourgogne Sud ! En effet, même si, en raison de la crise sanitaire, Didier Levallet et toute l’équipe du festival ont dû renoncer à leur semaine annuelle de programmation musicale et aux stages, ils ne se sont pas résignés. Au final, Jazz Campus est là avec trois concerts proposés au public les 20 et 21 août 2020. Sylvain Rifflet solo, Novo Quartet et Rose Radio. Belle perspective que le plaisir de renouer avec des émotions musicales vivantes !

lire plus
Diana Krall annonce « Turn Up The Quiet »

Diana Krall annonce « Turn Up The Quiet »

Diana Krall revient au Great American Songbook

Nouvelle réjouissante, la célèbre pianiste et chanteuse de jazz Diana Krall annonce la sortie de son prochain album « Turn Up The Quiet » pour le 05 mai 2017. On aime son premier single, Night and Day.

Avec « Turn Up The Quiet » (Verve/Universal), Diana Krall revient au jazz et à la tradition du Great American Songbook qu’on se le dise. Pour cet album, elle retrouve le légendaire producteur Tommy Lipuma. Avec une telle affiche, on peut imaginer que les récompenses vont honorer un album dont le succès est quasi garanti.

Au programme de l’opus « Turn Up The Quiet », des reprises titres prestigieux L.O.V.E., Like Someone In Love, I’m Confessin’, Dream. Ce retour aux standards du jazz laisse augurer un opus soigné qui devrait rallier autant les suffrages des puristes de la tradition jazz que ceux du grand public qui affectionne de reconnaître ces grands thèmes devenus populaires.

On découvre le premier single de l’album où Diana Krall interprète une version sensuelle du célèbre Night and Day. Sur un rythme de bossa nova alangui marquée par le balançao de la guitare, la chanteuse étire le temps. Soutenue par les violons, sa voix légèrement embrumée murmure le thème qu’elle égrène au  piano avec délicatesse.

 

Diana Krall annonce la date de ses premiers concerts en France. Déplacement à prévoir pour toutes celles et ceux qui ne souhaitent pas rater sa venue en France. Elle donne rendez-vous aux amateurs de sa musique les 07 et 08 octobre 2017 à Paris et plus précisément à l’Olympia.
Saison 2020/21 à l’Auditorium de Lyon

Saison 2020/21 à l’Auditorium de Lyon

Avec l’arrivée de Nikolaj Szeps-Znaider, nouveau directeur musical de l’Orchestre national de Lyon, la saison 2020/2021 à l’Auditorium de Lyon-Orchestre National de Lyon s’annonce riche en promesses. Outre la venue de grands interprètes, d’éminents chefs d’orchestre et d’ensembles internationaux et français exceptionnels, l’Auditorium accueille d’immenses stars du jazz et des musiques du monde. Intenses moments en perspective avec un Hommage à Michel Petrucciani, Fatoumata Diawara, Chucho Valdés, un Hommage à Astor Piazzolla. De quoi réjouir le public !

lire plus
L’Orchestre National de Jazz sort deux albums

L’Orchestre National de Jazz sort deux albums

Directeur artistique de l’Orchestre National de Jazz depuis janvier 2019, le compositeur et guitariste Frédéric Maurin démarre la saison 2020-2021 avec une double sortie d’albums attendue le 21 août 2020. « Dancing In Your Head(s) » & « Rituels. Deux répertoires, deux esthétiques, une version live et une autre studio. Immersion dans la galaxie d’Ornette Coleman pour le premier. Promenade chimérique dans un monde acoustique et poétique. Deux projets ambitieux fort réussis.

lire plus
Jazz Campus est là … avec 3 concerts !

Jazz Campus est là … avec 3 concerts !

Nouvelle réjouissante pour les amateurs de jazz live… Jazz Campus en Clunisois programme 3 concerts sur le territoire de la Bourgogne Sud ! En effet, même si, en raison de la crise sanitaire, Didier Levallet et toute l’équipe du festival ont dû renoncer à leur semaine annuelle de programmation musicale et aux stages, ils ne se sont pas résignés. Au final, Jazz Campus est là avec trois concerts proposés au public les 20 et 21 août 2020. Sylvain Rifflet solo, Novo Quartet et Rose Radio. Belle perspective que le plaisir de renouer avec des émotions musicales vivantes !

lire plus
Label ECM-Focus4-Janvier-février 2017 – Pianistes

Label ECM-Focus3-Janvier 2017 – La voix de Theo Bleckmann

Theo Bleckman enregistre « Elegy » en leader chez ECM

Avec « Label ECM-Focus3 » se poursuit l’exploration de l’identité ECM. Sur l’album « Elegy » sorti le 27 janvier 2017, le chanteur Theo Bleckmann fait ses débuts comme leader chez ECM. Un album sublime où le chanteur évoque la mort sous un éclairage lumineux.

Après être apparu sur les deux albums ECM de Meredith Monk, « Impermanance » (2007) et « Mercy » (2002), Theo Blackmann a tenu un rôle important sur « A clear Midnight », l’album que la pianiste Julia Hülsmann a consacré en 2015 aux chansons de Kurt Weill. 

« Elegy » est le premier album de Theo Bleckmann comme leader chez ECM. Chanteur à la voix d’une pureté rare, il pratique son art avec audace comme le ferait un peintre. Sa voix pose des traits de lumière sur la toile musicale déroulée par le groupe. Le chanteur propulse librement ses vocalises sur les parois d’une bulle sonore dont il semble qu’elle réverbère les échos de sa voix.

Sur « Elegy » Theo Bleckmann est accompagné de son compagnon de longue date, le guitariste Ben Monder, du pianiste Shai Maestro et de la subtile section rythmique constituée de Chris Tordini et John Hollenbeck. Certes l’album met en vedette Theo Bleckmann comme chanteur mais aussi en tant que compositeur.

Porté par la performance collective de l’orchestre, le chant de Theo Bleckmann s’étire sur les accords du piano et sa voix de ténor Prend toute sa mesure dans l’univers singulier que tisse le guitariste Ben Monder avec qui le chanteur a déjà travaillé en duo. Si Bleckmann a aussi joué avec le batteur John Hollenbeck, c’est par contre une nouvelle collaboration qu’il entreprend avec le contrebassiste ChrisTordini et Shai Maestro dont le toucher léger presque minimaliste convient tout à fait au contexte de l’album. Le pianiste joue d’ailleurs un rôle majeur dans l’album dont il assume en grande partie le contexte harmonique sur lequel évolue le chanteur. Le pianiste est tout aussi impliqué dans la dimension rythmique assurée en grande partie par la guitare et la batterie.

Le titre de l’album, « Elegy », réfère « à la mort ou évoque… la transcendance existentielle » que Theo Bleckmann a souhaité convovoquer. Malgré la gravité du contexte, le chanteur offre une musique lumineuse. Les climats changeants et contrastés nimbent la mortalité d’une aura d’espoir dénué de tristesse.

Les onze titres tressent les fils du silence avec les lignes de l’élégance. Des textes sur quatre des onze titres. De petites pièces instrumentales comme des respirations, comme des îles posées sur le fil de la vie. Sur les autres morceaux, Théo Bleckmann improvise et crée des ambiances qui empruntent la légèreté aux plumes des anges célestes.

On découvre avec intérêt la sublime interprétation de chanson de Sondheim Comedy Tonight  dont le chanteur donne une version assez éloignée de l’originale la dotant d’une tonalité mélancolique. Les arrangements planants restituent le souvenir de l’humour et du regard toujours amusé que sa mère récemment décédée portait encore à 91 ans sur les choses de la vie.

Toujours en référence à la thématique de l’album, les paroles To Be Shown to Monks at a Certain Temple sont celles d’un poème Zen sur lequel Theo Bleckmann a mis de la musique. « Il s’agit de ne pas abandonner, de ne pas penser à la mort, juste continuer à bouger, ne pas être morose, continuer à vivre » précise le chanteur.

Theo Bleckmann a écrit Take my life en pensant à Bach et à ses cantates et plus précisément Ich habe genug. Sur un rythme soutenu, la voix évoque un départ presque joyeux vers l’au-delà. Le chanteur imagine « ce que serait de mourir, de perdre peu à peu ses facultés : perdre la  voix, son pouls, son souffle ». L’orchestre porte la voix jusqu’au silence. Nul pathos, la vie/la mort, l’énergie avant la fin.

On vibre à l’écoute de la mélodieuse Elegy et on est touché par l’ambiance quasi fantomatique du morceau « Fields » où le toucher impressionniste du batteur évoque les mouvements des herbes qui ploient sous le souffle du vent changeant.

Enregistré aux Studios Avatar de New York, « Elegy » a bénéficié de toute l’attention du producteur Manfred Eicher qui a assuré la Direction artistique de l’album. C’est par exemple lui qui a suggéré d’utiliser des matériaux écrits par le chanteur comme des bases d’improvisations libres et de les insérer des respirations instrumentales, comme des îlots de sérénité entre les chansons. Ainsi l’album ouvre avec Semblance et se termine avec Alate alors qu’au milieu du répertoire Cortège résonne comme une marche funèbre.

« Elegy ». Une réussite absolue. Les atmosphères flottantes de l’album évoquent avec grâce les émotions liées au cycle immuable de la vie. Flexible et contrôlée la voix du chanteur évolue toute en retenue.

Très bientôt un billet « Label ECM-Focus4 » pour explorer d’autres enregistrements du Label ECM.

Saison 2020/21 à l’Auditorium de Lyon

Saison 2020/21 à l’Auditorium de Lyon

Avec l’arrivée de Nikolaj Szeps-Znaider, nouveau directeur musical de l’Orchestre national de Lyon, la saison 2020/2021 à l’Auditorium de Lyon-Orchestre National de Lyon s’annonce riche en promesses. Outre la venue de grands interprètes, d’éminents chefs d’orchestre et d’ensembles internationaux et français exceptionnels, l’Auditorium accueille d’immenses stars du jazz et des musiques du monde. Intenses moments en perspective avec un Hommage à Michel Petrucciani, Fatoumata Diawara, Chucho Valdés, un Hommage à Astor Piazzolla. De quoi réjouir le public !

lire plus
L’Orchestre National de Jazz sort deux albums

L’Orchestre National de Jazz sort deux albums

Directeur artistique de l’Orchestre National de Jazz depuis janvier 2019, le compositeur et guitariste Frédéric Maurin démarre la saison 2020-2021 avec une double sortie d’albums attendue le 21 août 2020. « Dancing In Your Head(s) » & « Rituels. Deux répertoires, deux esthétiques, une version live et une autre studio. Immersion dans la galaxie d’Ornette Coleman pour le premier. Promenade chimérique dans un monde acoustique et poétique. Deux projets ambitieux fort réussis.

lire plus
Jazz Campus est là … avec 3 concerts !

Jazz Campus est là … avec 3 concerts !

Nouvelle réjouissante pour les amateurs de jazz live… Jazz Campus en Clunisois programme 3 concerts sur le territoire de la Bourgogne Sud ! En effet, même si, en raison de la crise sanitaire, Didier Levallet et toute l’équipe du festival ont dû renoncer à leur semaine annuelle de programmation musicale et aux stages, ils ne se sont pas résignés. Au final, Jazz Campus est là avec trois concerts proposés au public les 20 et 21 août 2020. Sylvain Rifflet solo, Novo Quartet et Rose Radio. Belle perspective que le plaisir de renouer avec des émotions musicales vivantes !

lire plus

Décès du pianiste Maurice Vander

Le 16 février, Maurice Vander a rejoint le firmament du jazz

Le pianiste et compositeur de jazz Maurice Vander s’est éteint à Paris le 16 février à l’âge de 87 ans. Son swing incomparable l’avait fait connaître et apprécié dans les milieux du jazz parisien de l’après-guerre et aussi à l’international. Durant 40 ans il a été le pianiste de Claude Nougaro.

Après avoir étudié le piano et l’accordéon le petit Maurice Vandershuer qui prendra plus tard le nom de Maurice Vander choisit le piano après avoir découvert, grâce à son frère, la musique de jazz via la musique américaine que diffusait Hugues Panassié à la radio. On peut dire qu’il tombe ainsi dans le bop.

Dans les années 1950, il fréquente les clubs parisiens et s’impose rapidement comme l’un des grands pianistes de jazz de son époque. Il accompagne au piano des chanteurs comme Boris Vian, Sacha Distel, Henri Salvador, et aussi de grands musiciens de jazz comme le saxophoniste ténor américain Don Byas, Le pianiste et compositeur Michel Legrand, le violoniste Stéphane Grappelli et le guitariste Django Reinhardt.

En 1959 à Paris il enregistre « Jazz At The Blue Note » avec le contrebassiste Pierre Michelot et le célèbre batteur be-bop Kenny Clarke

Il croise la route de Chet Baker, de Stan Getz, de Quincy Jones et son nom s’impose dans le milieu du jazz international.

Au début des années 1960 sa rencontre avec le chanteur Claude Nougaro donne une autre orientation à sa carrière .Il devient son pianiste attitré et commence avec lui une aventure de plus de 40 ans. Il l’accompagne sur scène et arrange plusieurs de ses  grands succès comme Le coq et la pendule, La pluie fait des claquettes et Armstrong.

Durant les dernières années de sa vie il a sillonné les routes de France et rendu hommage à Nougaro avec le spectacle  » Ils se la jouent Nougaro »

Maurice Vander a aussi collaboré à de nombreuses musiques de films comme « Les Valseuses » de Bertrand Blier, « Nous irons tous au paradis » d’Yves Robert,  « Mille milliards de dollars » d’Henri Verneuil, « Milou en mai » de Louis Malle, « Tenue correcte exigée » de Philippe Lioret.

Il était le père de Christian Vander, le leader du groupe de rock progressif Magma, et de l’organiste de jazz Laurent Vander.

On garde le souvenir de son swing incomparable et on imagine qu’il accompagne ailleurs ses vieux compagnons Claude Nougaro et Eddy Louiss. Il nous reste les disques et les souvenirs

Saison 2020/21 à l’Auditorium de Lyon

Saison 2020/21 à l’Auditorium de Lyon

Avec l’arrivée de Nikolaj Szeps-Znaider, nouveau directeur musical de l’Orchestre national de Lyon, la saison 2020/2021 à l’Auditorium de Lyon-Orchestre National de Lyon s’annonce riche en promesses. Outre la venue de grands interprètes, d’éminents chefs d’orchestre et d’ensembles internationaux et français exceptionnels, l’Auditorium accueille d’immenses stars du jazz et des musiques du monde. Intenses moments en perspective avec un Hommage à Michel Petrucciani, Fatoumata Diawara, Chucho Valdés, un Hommage à Astor Piazzolla. De quoi réjouir le public !

lire plus
L’Orchestre National de Jazz sort deux albums

L’Orchestre National de Jazz sort deux albums

Directeur artistique de l’Orchestre National de Jazz depuis janvier 2019, le compositeur et guitariste Frédéric Maurin démarre la saison 2020-2021 avec une double sortie d’albums attendue le 21 août 2020. « Dancing In Your Head(s) » & « Rituels. Deux répertoires, deux esthétiques, une version live et une autre studio. Immersion dans la galaxie d’Ornette Coleman pour le premier. Promenade chimérique dans un monde acoustique et poétique. Deux projets ambitieux fort réussis.

lire plus
Jazz Campus est là … avec 3 concerts !

Jazz Campus est là … avec 3 concerts !

Nouvelle réjouissante pour les amateurs de jazz live… Jazz Campus en Clunisois programme 3 concerts sur le territoire de la Bourgogne Sud ! En effet, même si, en raison de la crise sanitaire, Didier Levallet et toute l’équipe du festival ont dû renoncer à leur semaine annuelle de programmation musicale et aux stages, ils ne se sont pas résignés. Au final, Jazz Campus est là avec trois concerts proposés au public les 20 et 21 août 2020. Sylvain Rifflet solo, Novo Quartet et Rose Radio. Belle perspective que le plaisir de renouer avec des émotions musicales vivantes !

lire plus
Concert de Basel Rajoub au Théâtre de Vienne

Concert de Basel Rajoub au Théâtre de Vienne

 Une musique captivante au climat apaisant

Le 16 février 2017, le concert de Basel Rajoub a instauré un climat de paix et de sérénité dans le Théâtre de Vienne. Forts d’un héritage culturel étoffé et d’une maîtrise des instruments orientaux et occidentaux, Basel Rajoub et les musiciens du « Soriana Project » ont offert à l’auditoire une musique mélodieuse et aérienne.

Organisé dans le cadre de la « Saison 2016/17 Jazz à Vienne », le concert de Basel Rajoub du 16 février 2017 est annoncé comme une musique lumineuse traversée par la tradition moyen-orientale et la liberté du jazz. Bouleversé par le propos musical singulier de l’album « The Queen of Turquoise » sorti chez Jazz Village le 13 mai 2016, on attend  avec grand intérêt de découvrir la dimension scénique de cette musique fascinante.

Le concert de Basel Rajoub débute en trio. A gauche de la scène, le très concentré Feras Sherastan au qanûn, cette cithare en bois en forme de trapèze dont il est soliste virtuose au sein du Qatar Philharmonic Orchestra et du Syrian National Symphony Orchestra. Sur le côté droit lui fait face le souriant percussionniste Andrea Piccionni et ses tambourins. Au centre, Basel Rajoub embouche à tour de rôle le duclar, cet instrument traditionnel en bois qui ne possède qu’une octave, le saxophone soprano et le saxophone ténor. Il manifeste le souci de faire priorité à la musique et prend la parole uniquement pour présenter ses musiciens, en début et fin de concert. Après cinq morceaux le trio invite la chanteuse Lynn Adib qui les rejoint sur trois titres et un rappel.

Attentifs, les artistes développent une écoute de chaque instant qui leur permet de réagir au juste moment et de construire des interactions souples et nuancées. Les instrumentistes virtuoses maîtrisent les instruments, les rythmes et modes moyen-orientaux mais parviennent à dépasser la technique pour proposer au public une musique accessible.

Mise en place précise, énergie maîtrisée, complicité extrême, richesse des timbres. Un voyage magique entre tradition orientale et modernité des improvisations.

Chaque morceau développe un climat particulier. Du qanûn de Feras Sherastan s’élèvent des mélodies aux notes cristallines qui invitent le saxophone à propulser son chant dans les médiums puis à s’épaissir et enfler, soutenu par la percussion. Avec élégance et précision Andrea Piccionni caresse les tambourins plus qu’il ne les frappe. Rythmique autant que mélodique le percussionniste fait pleurer la peau des tambours. A l’issue d’un solo sensible et bouleversant il ouvre tous les possibles à ses deux complices qui croisent leurs chants inspirés. Au-dessus des harmonies développées par le qanûn plane le souffle du saxophone.

Lors d’un autre morceau, qanûn et saxophone ténor exposent le thème à l’unisson puis en fond de scène, loin des micros, le saxophone de Basel Rajoub entonne un chant sourd qui tranche avec la clarté de la sonorité des cordes pincées. Le paysage musical évolue, entre son et souffle s’élève la plainte du saxophone au-dessus de la percussion dont le rythme reproduit l’écoulement du temps. Le souffle s’assombrit mais l’espoir renait et le son redevient lumière. Il flotte comme un parfum de jasmin sur le public qui suspend sa respiration. Le saxophoniste passe du soprano au ténor pour revenir au duclar mais conserve sur tous les instruments un son sensible, boisé et chaud qui rappelle parfois celui du duduk.

Avec l’arrivée de la chanteuse Lynn Adib, le quartet interprète une Prière pour la Vierge Marie. Un chant lumineux comme une offrande au monde qui souffre. Le chant limpide de la voix s’unit aux notes pures du qanûm. Les visages des musiciens s’illuminent. Après cette parenthèse calme et recueillie, le quartet interprète un morceau qui évoque le vol d’un Pigeon chargé de porter le rameau de paix à la Syrie. La voix fragile et les instruments mêlent leurs timbres. Porté par le son boisé du duclar, l’oiseau chevauche le vent en quête de la lumière des cieux. Le frais murmure vocal plane au-dessus du lead léger des cordes pincées soutenu par les percussions délicates. On a vu planer un rameau d’olivier au-dessus de Damas.

Empreinte de gravité la musique du concert de Basel Rajoub, Feras Sherastan, Andrea Piccionni et Lynn Adib captive de bout en bout. Envoûtante et lyrique elle respire, apaise et instaure un climat propice au recueillement. Sensible et mélodieuse elle est comme un pont tendu entre deux mondes musicaux, entre Moyen-Orient et Occident, entre l’idiome de la tradition et la liberté du jazz.

Le temps d’un concert les musiciens sont parvenus à transporter le public dans la musique et l’esthétique du « Soriana Project » dont on attend avec impatience les prochains développements.

Saison 2020/21 à l’Auditorium de Lyon

Saison 2020/21 à l’Auditorium de Lyon

Avec l’arrivée de Nikolaj Szeps-Znaider, nouveau directeur musical de l’Orchestre national de Lyon, la saison 2020/2021 à l’Auditorium de Lyon-Orchestre National de Lyon s’annonce riche en promesses. Outre la venue de grands interprètes, d’éminents chefs d’orchestre et d’ensembles internationaux et français exceptionnels, l’Auditorium accueille d’immenses stars du jazz et des musiques du monde. Intenses moments en perspective avec un Hommage à Michel Petrucciani, Fatoumata Diawara, Chucho Valdés, un Hommage à Astor Piazzolla. De quoi réjouir le public !

lire plus
L’Orchestre National de Jazz sort deux albums

L’Orchestre National de Jazz sort deux albums

Directeur artistique de l’Orchestre National de Jazz depuis janvier 2019, le compositeur et guitariste Frédéric Maurin démarre la saison 2020-2021 avec une double sortie d’albums attendue le 21 août 2020. « Dancing In Your Head(s) » & « Rituels. Deux répertoires, deux esthétiques, une version live et une autre studio. Immersion dans la galaxie d’Ornette Coleman pour le premier. Promenade chimérique dans un monde acoustique et poétique. Deux projets ambitieux fort réussis.

lire plus
Jazz Campus est là … avec 3 concerts !

Jazz Campus est là … avec 3 concerts !

Nouvelle réjouissante pour les amateurs de jazz live… Jazz Campus en Clunisois programme 3 concerts sur le territoire de la Bourgogne Sud ! En effet, même si, en raison de la crise sanitaire, Didier Levallet et toute l’équipe du festival ont dû renoncer à leur semaine annuelle de programmation musicale et aux stages, ils ne se sont pas résignés. Au final, Jazz Campus est là avec trois concerts proposés au public les 20 et 21 août 2020. Sylvain Rifflet solo, Novo Quartet et Rose Radio. Belle perspective que le plaisir de renouer avec des émotions musicales vivantes !

lire plus
L’Ensemble Art Sonic fait valser « Le Bal Perdu »

L’Ensemble Art Sonic fait valser « Le Bal Perdu »

Un souffle élégant ressuscite les valses populaires

Avec « Le Bal Perdu », l’Ensemble Art Sonic redonne leur élégance aux valses musettes. D’un souffle léger l’orchestre chambriste dépoussière l’héritage issu des bals populaires et insuffle une modernité teintée de nostalgie à ces grands standards d’antan. Une prouesse absolue qui fait la part belle à la mélodie et aux arrangements.

« Le Bal Perdu » témoigne d’un subtil travail de mémoire qu’il convient de saluer avec déférence. Entre poésie et swing la palette orchestrale chatoyante de l’Ensemble Art Sonic ravive ces thèmes d’autrefois qu’on croyait oubliés. La nostalgie affleure mais c’est la fête, on sourit et roule musique… 1, 2, 3… 1, 2, 3… les mélodies s’élèvent, la tête tourne, on se prend à avoir envie de se déhancher et de valser sur la piste en bois d’un bal populaire retrouvé.

Certes depuis ses débuts on connaît l’Ensemble Art Sonic pour l’intérêt qu’il manifeste aux musiques populaires. Formé par le flutiste Joce Mienniel et le clarinettiste Sylvain Rifflet, ce quintette à vent développe sa recherche en direction d’une « musique de chambre progressive » avec trois autres soufflants, Sophie Bernardo (basson) Cédric Chatelain (hautbois, cor anglais) et Baptiste Germser (cor). Après leur premier album « Cinque Terre », l’Ensemble Art Sonic invite pour ce nouveau projet « Le Bal Perdu », l’accordéoniste Didier Ithursarry immergé lui aussi dans la culture populaire. L’accordéoniste assume avec brio l’héritage de ses aînés du piano à bretelle, Gus Viseur, Jo Privat, Joss Baselli, Louis Ferrari ou Emile Carrara.

Avec une sortie annoncée pour le 03 mars 2017, l’album « Le Bal Perdu » (Drugstore/L’Autre Distribution) gagne un pari que l’on aurait pu croire risqué, celui d’actualiser les musiques populaires dont les créateurs ont pour beaucoup disparu. On se souvient les récits des anciens. « C’était bien … au petit bal perdu » et on se prend à rêver à ce temps passé qui s’invite dans le temps présent. Fort d’un potentiel innovant l’art d’aujourd’hui relie hier à demain. Bien au-delà des notes inscrites sur les portées, les arrangements et l’instrumentation transmettent plus qu’une musique, les souvenirs et les émotions d’une époque.

Dix-huit valses ou java/valses au répertoire de l’album « Le Bal Perdu ». Celles de l’accordéoniste Jo Privat qui sont à l’origine du projet que propose le flutiste Joce Minniel aux membres de l’Art Sonic Ensemble. Le flutiste élabore des arrangements suffisamment charpentés pour que basson, hautbois, cor, flûte et clarinette tissent la trame d’une orchestration aux fils musicaux inspirés. Sylvain Rifflet et Baptiste Germser proposent aussi quelques arrangements. Les notes du talentueux accordéoniste Didier Ithursarry survolent avec élégance le tissu léger soufflé par les vents. Le miracle opère et la musique virevolte et danse.

Neuf valses musettes créées dans l’entre-deux guerres par les accordéonistes Jo Privat, Gus Viseur, Joss Baselli, Louis Ferrari ou Émile Carrara. Elles ont fait tourner les couples sur le parquet du fameux Balajo dans le quartier de la Bastille. Les Papillons Noirs, Allez, glissez / Allez! Roulez, Avalanche, Valsajo, Flambée Montalbanaise, Coup de Fil, Les bluets, Volubilis sans oublier la fameuse Reine de Musette du pianiste Jean Peyronnin à partir des arrangements de Christophe Monniot dont on connaît le goût et le talent pour la valse musette.

Parmi les neuf autres compositions on retrouve avec émotion de grandes chansons. La fameuse Java des Bombes Atomiques immortalisée par Boris Vian sur une musique d’Alain Goraguer, De dame et d’homme composée par l’accordéoniste Marc Perrone et souvent chantée par André Minvielle, l’inoubliable Javanaise de Serge Gainsbourg, La ballade irlandaise et C’était bien… au petit bal perdu reliées dans la mémoire collective à la voix de Bourvil et repris en 2004 par André Minvielle, Guillaume de Chassy et Daniel Yvinec de belle manière sur l’album « Chansons sous les bombes ».

Enfin des clins à des compositeurs. Le thème Les quatre cents coups composé par Jean Constantin pour le film éponyme de François Truffaut. La tourbillonnante valse manouche Montagne Sainte-Geneviève composée par le guitariste Django Rheinhardt et dont l’orchestre restitue le swing absolu et équilibré. Le mélodique Il Camino écrit par le batteur italien Aldo Romano.

Pendant que « Le Bal Perdu » tourne en boucle, on se prend à rêver d’un bal retrouvé sous un kiosque à musique fleuri de tendres volubilis bleutés où valseraient des couples insouciants et souriants. Image un peu surannée et nostalgique ? Certes, mais quoi de mieux que la tendresse, l’esthétique et la poésie de la musique pour mieux vivre dans un monde au rythme effréné où se perd la mémoire du beau et du simple.

Pour ressentir la force de ces chansons et pour apprécier l’orchestration fine et élégante de l’Ensemble Art Sonic et de Didier Ithursarry, un rendez-vous s’impose. Le 16 mars 2017 à 20h30 à la Dynamo dans le cadre du « Festival Banlieues Bleues » pour le concert de sortie de l’album « Le Bal Perdu ». A ne rater sous aucun prétexte !
Saison 2020/21 à l’Auditorium de Lyon

Saison 2020/21 à l’Auditorium de Lyon

Avec l’arrivée de Nikolaj Szeps-Znaider, nouveau directeur musical de l’Orchestre national de Lyon, la saison 2020/2021 à l’Auditorium de Lyon-Orchestre National de Lyon s’annonce riche en promesses. Outre la venue de grands interprètes, d’éminents chefs d’orchestre et d’ensembles internationaux et français exceptionnels, l’Auditorium accueille d’immenses stars du jazz et des musiques du monde. Intenses moments en perspective avec un Hommage à Michel Petrucciani, Fatoumata Diawara, Chucho Valdés, un Hommage à Astor Piazzolla. De quoi réjouir le public !

lire plus
L’Orchestre National de Jazz sort deux albums

L’Orchestre National de Jazz sort deux albums

Directeur artistique de l’Orchestre National de Jazz depuis janvier 2019, le compositeur et guitariste Frédéric Maurin démarre la saison 2020-2021 avec une double sortie d’albums attendue le 21 août 2020. « Dancing In Your Head(s) » & « Rituels. Deux répertoires, deux esthétiques, une version live et une autre studio. Immersion dans la galaxie d’Ornette Coleman pour le premier. Promenade chimérique dans un monde acoustique et poétique. Deux projets ambitieux fort réussis.

lire plus
Jazz Campus est là … avec 3 concerts !

Jazz Campus est là … avec 3 concerts !

Nouvelle réjouissante pour les amateurs de jazz live… Jazz Campus en Clunisois programme 3 concerts sur le territoire de la Bourgogne Sud ! En effet, même si, en raison de la crise sanitaire, Didier Levallet et toute l’équipe du festival ont dû renoncer à leur semaine annuelle de programmation musicale et aux stages, ils ne se sont pas résignés. Au final, Jazz Campus est là avec trois concerts proposés au public les 20 et 21 août 2020. Sylvain Rifflet solo, Novo Quartet et Rose Radio. Belle perspective que le plaisir de renouer avec des émotions musicales vivantes !

lire plus
Richard Galliano honore son New Musette avec « New Jazz Musette »

Richard Galliano honore son New Musette avec « New Jazz Musette »

Projet anniversaire en hommage aux 30 ans du New Musette

Devenu une référence incontournable de l’accordéon, Richard Galliano a créé il y a 30 ans le style New Musette. Le 17 février 2017, il sort « New Jazz Musette ». Plus qu’un simple bilan, ce double-album célèbre avec élégance ce style unique qui a marqué le renouveau de l’accordéon et a contribué à faire de lui un maître  incontesté de l’instrument.

Après un peu plus de 30 ans de carrière, Richard Galliano a enregistré plus de cinquante albums et embrassé avec talent de nombreuses esthétiques musicales, la chanson, le tango, la musique brésilienne le jazz sans oublier la musique classique puisqu’il est le seul accordéoniste concertiste à enregistrer Mozart, Bach ou Vivaldi pour le prestigieux label discographique allemand “Deutsche Grammophon”.

Avec ce double-album « New Jazz Musette » (Ponderosa/Pias), Richard Galliano projette un regard rétrospectif sur le style qu’il a créé, le New Musette.

C’est en effet en 1985, avec l’album « Spleen », que Richard Galliano initie une démarche qui fait de lui le fondateur du style New Musette, suivant en cela les conseils du maître Astor Piazzola lui-même fondateur du New Tango. Durant trois décennies, l’accordéoniste virtuose a partagé le répertoire du New Musette avec des guitaristes tels Phillip Catherine, Biréli Lagrène ou Jean-Marie Ecay, des bassistes ou contrebassistes comme Pierre Michelot, Jean-François Jenny-Clark ou Jean-Marc Jafet, des batteurs comme Daniel Humair, Charles Belonzi ou Aldo Romano.

Si Richard Galliano a beaucoup écouté ses grands aînés de l’accordéon-musette, Gus Viseur, Tony Murena, Marcel Azzola, Joss Baselli…, il a aussi intégré les influences issues des grands musiciens de jazz écoutés durant son adolescence comme Bill Evans, Herbie Hancock, Chick Corea, Johne Coltrane, … Trois décennies après sa naissance, le New Musette a atteint l’âge adulte et Richard Galliano peut afficher la satisfaction d’avoir créé mais surtout d’avoir fait triompher un style dorénavant inscrit dans l’histoire de la musique

Ainsi l’accordéoniste virtuose convoque des compagnons de longue date qui connaissent son répertoire et sont comme lui des adeptes de la mélodie. Le guitariste Sylvain Luc, le batteur Philippe Aerts et le batteur André Ceccarelli avec qui il enregistre le double-album « New Jazz Musette » en jouant d’un accordéon dont le registre est un peu éloigné de celui du disque historique « New Musette » de 1991.

Décidément le chiffre 3 et ses multiples président à cet album « New Jazz Musette » de Richard Galliano. Les 3 temps de la valse musette, 3 décennies de carrière, 66 ans et 18 titres gravés en 3 jours à raison de 6 titres par séance.

« New Jazz Musette » rend un hommage élégant qui traverse tout le répertoire de l’accordéoniste. On retrouve des titres de son Quartet New Musette déjà gravés sur des albums comme « New Musette », « Coloriage », « Viaggio » ou « French Touch ».

Sur « New Jazz Musette » figurent aussi des thèmes composés dans d’autres contextes que le New Musette,comme par exemple Tango pour Claude pour le chanteur Claude Nougaro ou Love Day pour sa rencontre avec Gonzalo Rubalcaba et Charlie Haden en 2008. Par contre, on note un seul titre inédit, un blues dédié à Nice, la ville qui lui est si chère, après l’attentat du 14 juillet 2016, Nice Blues.

Richard Galliano a créé un style musical inscrit dans l’histoire de l’accordéon et passé le relai à une nouvelle génération d’accordéonistes susceptibles de créer un nouveau langage pour cet instrument. Bien sûr, il n’a plus rien à prouver mais on attend avec impatience la suite de ses productions discographiques et de ses rencontres sur scène avec de nouvelles surprises à venir.

Saison 2020/21 à l’Auditorium de Lyon

Saison 2020/21 à l’Auditorium de Lyon

Avec l’arrivée de Nikolaj Szeps-Znaider, nouveau directeur musical de l’Orchestre national de Lyon, la saison 2020/2021 à l’Auditorium de Lyon-Orchestre National de Lyon s’annonce riche en promesses. Outre la venue de grands interprètes, d’éminents chefs d’orchestre et d’ensembles internationaux et français exceptionnels, l’Auditorium accueille d’immenses stars du jazz et des musiques du monde. Intenses moments en perspective avec un Hommage à Michel Petrucciani, Fatoumata Diawara, Chucho Valdés, un Hommage à Astor Piazzolla. De quoi réjouir le public !

lire plus
L’Orchestre National de Jazz sort deux albums

L’Orchestre National de Jazz sort deux albums

Directeur artistique de l’Orchestre National de Jazz depuis janvier 2019, le compositeur et guitariste Frédéric Maurin démarre la saison 2020-2021 avec une double sortie d’albums attendue le 21 août 2020. « Dancing In Your Head(s) » & « Rituels. Deux répertoires, deux esthétiques, une version live et une autre studio. Immersion dans la galaxie d’Ornette Coleman pour le premier. Promenade chimérique dans un monde acoustique et poétique. Deux projets ambitieux fort réussis.

lire plus
Jazz Campus est là … avec 3 concerts !

Jazz Campus est là … avec 3 concerts !

Nouvelle réjouissante pour les amateurs de jazz live… Jazz Campus en Clunisois programme 3 concerts sur le territoire de la Bourgogne Sud ! En effet, même si, en raison de la crise sanitaire, Didier Levallet et toute l’équipe du festival ont dû renoncer à leur semaine annuelle de programmation musicale et aux stages, ils ne se sont pas résignés. Au final, Jazz Campus est là avec trois concerts proposés au public les 20 et 21 août 2020. Sylvain Rifflet solo, Novo Quartet et Rose Radio. Belle perspective que le plaisir de renouer avec des émotions musicales vivantes !

lire plus
Omar Sosa et Seckou Keita présentent « Transparent Water »

Omar Sosa et Seckou Keita présentent « Transparent Water »

Conversation spirituelle et sereine des musiques du monde

Le 24 février 2017, la discographie du pianiste cubain Omar Sosa s’étoffe d’un nouvel opus, « Transparent Water » enregistré avec Seckou Keita, maître de la kora et chanteur sénégalais. De leur conversation sereine ruisselle une musique pure et translucide.

Album innovant, « Transparent Water » (World Village/Pias) témoigne d’une aventure autant humaine que musicale et de la quête incessante du pianiste Omar Sosa vers de nouvelles orientations musicales.

Cinq années séparent la première rencontre entre Omar Sosa et Seckou Keita et la sortie de l’album. Au départ, un concert du batteur Mark Gilmore auxquels les deux musiciens participent en 2012 au CLF Art Café à Londres à Londres.

Si Omar Sosa a un agenda surchargé on connaît aussi son goût pour les rencontres et sa curiosité pour les musiques du monde. Certes le temps passe mais les musiciens se retrouvent de nouveau en 2013 pour commencer l’enregistrement à Osnabrück en Allemagne au Studio Fattoria Musica. En avril 2013, Omar Sosa est invité par la pianiste et joueuse de cornemuse Cristina Pato à une résidence d’artistes à Saint-Jacques de Compostelle où il côtoie des artistes proches du « Silk Road Ensemble » de Yo-Yo-Ma. Il fait alors la connaissance du joueur de sheng (flûte traditionnelle chinoise) Wu Tong que le pianiste intègre à son projet. En septembre 2013 il profite d’un concert à Shangai pour enregistrer les parties de flûte.

En recherche de sonorités instrumentales qui participent à teinter d’une couleur originale le nouvel album, Omar Sosa s’adresse ensuite à la joueuse de koto, Mieko Miyazaki dont il apprécie le travail auprès du guitariste Nguyen Lê et du contrebassiste Michel Benita. Pour la dimension rythmique de la musique, Omar Sosa se tourne enfin vers le percussionniste vénézuélien Gustavo Osvalles avec il collabore de longue date puisqu’il est déjà présent sur trois de ses albums, « Sentir », Ayaguna » et « Eggūn ».

C’est après les derniers enregistrements réalisés en 2014 qu’Omar Sosa confie à Paris le mixage de l’album au batteur et producteur britannique Steve Argüelles avec qui il a déjà travaillé pour les albums « Mulatos » et « Afreecanos ». Enregistrés entre Allemagne, Chine et France, joués par des musiciens aux origines internationales, les treize titres de l’album « Transparent Water » restituent une musique qui navigue entre spiritualité et rêve.

Au final, à l’écoute de « Transparent Water » on est comme hypnotisé par le mariage subtil et harmonieux des voix, du piano rythmique cubain, de la polyrythmie africaine, des mélodies impressionnistes du koto japonais et de la kora africaine, du souffle du sheng chinois.

Dédié au père de Seckou Keita, Dary ouvre l’album. C’est aussi le premier morceau que Seckou Keita et Omar Sosa ont enregistré en studio. Un chant de paix où les voix des deux musiciens s’unissent pour n’en faire plus qu’une.

Plus que tous les autres, Oni Yalorde entre en résonance avec le titre de l’album, « Transparent water ». En effet, cette composition d’Omar Sosa dédiée à la déesse de la rivière et de l’eau est porteuse d’un climat spirituel et apaisé dont la douceur évoque un amour absolu et impalpable, transparent et pur comme l’eau de la rivière.

On a aimé le climat réflexif et contemplatif du titre In The Forest complètement improvisé et totalement apaisé. Sheng, kora, voix et piano habillent Black Dream d’une atmosphère introspective et émouvante. La tradition africaine fait la part belle à la kora qui croise le folklore et la tradition cubaine sur deux titres exprimés en Wolof, la langue d’origine de Seckou Keita. Mining-Nah qui signifie « serre-moi fort » et Fatiliku qui évoque « le souvenir ».

Empreint des cultures des cinq continents, l’album d’Omar Sosa et Seckou Keita « Transparent Water » offre une musique multiculturelle sans frontières. De cette musique collective se dégage une lumière sereine, celle d’un monde idéal où les instruments improvisent et conversent librement et sans contrainte. De la pure musique du monde comme un remède apaisant au brouhaha dissonant du monde !

Et pour rester dans le domaine des belles nouvelles, le « Trio Transparent Water » (Omar Sosa - Seckou Keita - Gustavo Ovalles) présente l’album éponyme dans plusieurs villes de France. Il est en 16 mars à Paris, au Café de la Danse pour présenter le répertoire de l’album. De la Musique du Monde de belle facture !

 

Saison 2020/21 à l’Auditorium de Lyon

Saison 2020/21 à l’Auditorium de Lyon

Avec l’arrivée de Nikolaj Szeps-Znaider, nouveau directeur musical de l’Orchestre national de Lyon, la saison 2020/2021 à l’Auditorium de Lyon-Orchestre National de Lyon s’annonce riche en promesses. Outre la venue de grands interprètes, d’éminents chefs d’orchestre et d’ensembles internationaux et français exceptionnels, l’Auditorium accueille d’immenses stars du jazz et des musiques du monde. Intenses moments en perspective avec un Hommage à Michel Petrucciani, Fatoumata Diawara, Chucho Valdés, un Hommage à Astor Piazzolla. De quoi réjouir le public !

lire plus
L’Orchestre National de Jazz sort deux albums

L’Orchestre National de Jazz sort deux albums

Directeur artistique de l’Orchestre National de Jazz depuis janvier 2019, le compositeur et guitariste Frédéric Maurin démarre la saison 2020-2021 avec une double sortie d’albums attendue le 21 août 2020. « Dancing In Your Head(s) » & « Rituels. Deux répertoires, deux esthétiques, une version live et une autre studio. Immersion dans la galaxie d’Ornette Coleman pour le premier. Promenade chimérique dans un monde acoustique et poétique. Deux projets ambitieux fort réussis.

lire plus
Jazz Campus est là … avec 3 concerts !

Jazz Campus est là … avec 3 concerts !

Nouvelle réjouissante pour les amateurs de jazz live… Jazz Campus en Clunisois programme 3 concerts sur le territoire de la Bourgogne Sud ! En effet, même si, en raison de la crise sanitaire, Didier Levallet et toute l’équipe du festival ont dû renoncer à leur semaine annuelle de programmation musicale et aux stages, ils ne se sont pas résignés. Au final, Jazz Campus est là avec trois concerts proposés au public les 20 et 21 août 2020. Sylvain Rifflet solo, Novo Quartet et Rose Radio. Belle perspective que le plaisir de renouer avec des émotions musicales vivantes !

lire plus
Le retour du groupe « Vocal Sampling » avec « Asi de Sampling ! »

Le retour du groupe « Vocal Sampling » avec « Asi de Sampling ! »

Les voix sonnent comme des instruments de musique

« Asi de Sampling ! », le nouvel album du sextet cubain mythique « Vocal Sampling » est annoncé pour le 03 mars 2017. Dès les premières notes, la magie du groupe opère. A capella, le groupe reproduit à s’y tromper la sonorité des instruments d’un orchestre cubain. Un renversant « trompe-l’oreille » !

L’album « Asi de Sampling ! » (Sound Surveyor Music/L’Autre Distribution) a été enregistré en 2016 par « Vocal Sampling » sous la direction de René Baños Pascual.  « Vocal Sampling », dont les débuts remontent à 1989, regroupe aux côtés du directeur musical René Baños Pascual, les chanteurs Oscar Porro Jimenez, Reinaldo Sanler Maseda, Pedro Guillermo Bernard Coto, Luis Alberto Alzaga Mora et Hector Crespo Enriquez.

Depuis leur premier album « Una Forma mas » en 1993, les chanteurs ont sillonné le monde entier dans les années 90 et 2000, parcourant les clubs de jazz et les grandes scènes d’Europe, d’Asie, des Amériques et du Japon. Leur album de 2001, « Cambio de Tiempo » a été suivi par « Akapelleando ». En 2015, le groupe a rodé le répertoire de l’album « Asi Sampling ! » en Asie et au Mexique avant de l’enregistrer en 2016.

En fermant les yeux on a vraiment l’illusion d’écouter un orchestre cubain avec chanteur, trombone, trompette, flûte, basse, piano, guitare, percussion et batterie… et pourtant ce sont uniquement les voix qui assurent les mélodies et les rythmes. « Vocal Sampling », un groupe de salsa a capella avec seulement des cordes vocales, des bouches, des mains et des micros. Musicalité garantie !

Au répertoire de l’album cinq compositions du directeur musical René Baños Pascuale qui a par ailleurs conçu les arrangements des quatorze titres de l’album. Parmi les titres les plus connus, le fameux Tiene Que Haber de To du chanteur cubain Tony Avila et des thèmes du fameux « Buena Vista Social Club » dont le langoureux Dos Gardenias et d’autres titres de leur dernier opus. On trouve aussi Every Breath You Take de Sting, Blowing In The Wind de Bob Dylan et l’adaptation surprenante d’un chant traditionnel chinois Tian Mi Mi. Sans oublier le non moins connu Five Minutes more de Sammy Cahn et Jule Styne popularisé par Franck Sinatra. La reprise vaut son pesant de notes

 

Si l’écoute de l’album est renversante, voir « Vocal Sampling » sur scène s’impose. Et comme un bonheur ne va jamais seul,en effet, les magiciens des cordes vocales sont de retour en Europe.  En France ils font étape le 17 mars au « Festival Babel Med » de Marseille et  le 25 mars au Café de la Danse à Paris, dans le cadre du festival « In Vivo Veritas ».
Saison 2020/21 à l’Auditorium de Lyon

Saison 2020/21 à l’Auditorium de Lyon

Avec l’arrivée de Nikolaj Szeps-Znaider, nouveau directeur musical de l’Orchestre national de Lyon, la saison 2020/2021 à l’Auditorium de Lyon-Orchestre National de Lyon s’annonce riche en promesses. Outre la venue de grands interprètes, d’éminents chefs d’orchestre et d’ensembles internationaux et français exceptionnels, l’Auditorium accueille d’immenses stars du jazz et des musiques du monde. Intenses moments en perspective avec un Hommage à Michel Petrucciani, Fatoumata Diawara, Chucho Valdés, un Hommage à Astor Piazzolla. De quoi réjouir le public !

lire plus
L’Orchestre National de Jazz sort deux albums

L’Orchestre National de Jazz sort deux albums

Directeur artistique de l’Orchestre National de Jazz depuis janvier 2019, le compositeur et guitariste Frédéric Maurin démarre la saison 2020-2021 avec une double sortie d’albums attendue le 21 août 2020. « Dancing In Your Head(s) » & « Rituels. Deux répertoires, deux esthétiques, une version live et une autre studio. Immersion dans la galaxie d’Ornette Coleman pour le premier. Promenade chimérique dans un monde acoustique et poétique. Deux projets ambitieux fort réussis.

lire plus
Jazz Campus est là … avec 3 concerts !

Jazz Campus est là … avec 3 concerts !

Nouvelle réjouissante pour les amateurs de jazz live… Jazz Campus en Clunisois programme 3 concerts sur le territoire de la Bourgogne Sud ! En effet, même si, en raison de la crise sanitaire, Didier Levallet et toute l’équipe du festival ont dû renoncer à leur semaine annuelle de programmation musicale et aux stages, ils ne se sont pas résignés. Au final, Jazz Campus est là avec trois concerts proposés au public les 20 et 21 août 2020. Sylvain Rifflet solo, Novo Quartet et Rose Radio. Belle perspective que le plaisir de renouer avec des émotions musicales vivantes !

lire plus