Ibrahim Maalouf, « 10 ans de Live ! »

Ibrahim Maalouf, « 10 ans de Live ! »

10 ans de Live, ça se fête !

En 2006 Ibrahim Maalouf s’est lancé dans l’aventure avec son premier album « Diasporas » présenté sur scène la même année. Huit albums plus tard, Ibrahim Maalouf est devenu un artiste incontournable. Le 07 octobre, il fête ses 10 ans de Live avec un coffret exceptionnel.

Ibrahim Maalouf - 10 ans de live - cover digitalC’est en 2006 qu’Ibrahim Maalouf monte pour la première fois sur scène en solo au New Morning. 10 ans, un millier de concerts et des dizaines de pays traversés plus tard, il fête cette décennie de carrière scénique. 10 ans de Live, ça se fête !

mister-productions_logo_200L’enfant de Beyrouth né sous les bombes, ce prodige de la trompette à 4 pistons inventée par son père, s’est révélé comme une star du jazz au profil d’homme d’affaire. Sous son label « Mi’ster Productions » il commercialise ses huit albums

Pour évoquer sa trajectoire et l’anniversaire de ses « 10 ans de Live », il parait essentiel de revisiter la discographie d’Ibrahim Maalouf car c’est bien à partir de ce terreau qu’au fil des années le trompettiste a alimenté ses spectacles de scène, les a enrichis, les a habités.

Huit albums. Le tryptique « Diasporas » (2007), « Diachronism » (2009) et « Diagnostic » (2011), tous trois  réédités en 2013 dans le coffret « Dias ». En 2012 sort le merveilleux album « Wind », une musique délicate et précieuse qui a accompagné la projection du film muet de René Clair, « La proie du vent » à la Cinémathèque française. Il constitue aussi un hommage à Miles Davis.

L’année 2013 voit la parution de l’album « Illusions », intense et lumineux. L’opus affiche un côté pop-rock et prend quelques distances avec le jazz. L’artiste y présente une nouvelle facette de son art qu’il met en scène avec plus d’exubérance. Il élargit son public. Cette démarche n’est pas sans évoquer celle d’un autre célèbre trompettiste nommé Miles Davis qui a marqué le jazz de son empreinte. En 2014 Ibrahim Maalouf propose le délicieux « Au pays d’Alice… » avec le rappeur Oxmo Puccino. Une splendide adaptation de l’histoire d’Alice au Pays des Merveilles de Lewis Caroll. Un projet ambitieux et magique, un « presqu’opéra » dont la diffusion scénique est restée trop confidentielle.

anzh_ibrahimmaalouf_200En septembre 2015, Ibrahim Maalouf fait coup double en sortant deux albums en même temps. Deux hommage à la femme. Deux projets, deux orchestres. « Kalthoum » et « Red & Black Light ». Le premier album célèbre la figure emblématique de la chanteuse que le trompettiste a écoutée durant son enfance, Oum Kalthoum. Son répertoire transcrit en jazz propose une « suite » de tableaux respectueux de l’écriture originelle. Avec une esthétique plis actuelle, plus électro, voire pop, le second opus est une ode à la femme d’aujourd’hui. Constitué de compositions du trompettiste et d’une reprise de Beyonce, il est accessible à un large public. Un album qui incite à danser et à chanter.

Pour avoir suivi l’évolution sur scène du trompettiste depuis ses premiers débuts, on peut témoigner de la présence scénique réelle qu’exerce Ibrahim Maalouf. Chez lui on peut vraiment parler de l’alliance du charisme et de l’intelligence musicale. D’année en année on a vu ce musicien transformer ses concerts en des shows dont la qualité musicale n’est jamais sacrifiée. Ibrahim Maalouf assume tous les rôles. Compositeur, interprète, organisateur, il pratique avec bonheur l’art la pédagogie depuis longtemps et sait aussi communiquer avec les foules.

Sa prestation triomphale en ouverture du Festival « Jazz à Vienne » cet été est un exemple probant de sa capacité à soulever le public. Dans la même journée, il a présenté un tryptique musical. Le matin un spectacle pédagogique destiné à sensibiliser le jeune public au jazz. En soirée a développé durant deux sets les répertoires de ses deux albums « Kalthoum » et « Red & Black Light ». Le spectacle fut captivant et généreux. Il comblé les 8 000 spectateurs du Théâtre Antique de Vienne qui seront sûrement nombreux à revenir l’écouter à Lyon le 05 décembre.

Un bon millier de concerts en France et à travers le monde, des récompenses (Victoire du Jazz, Victoire de la Musique, plusieurs disques d’or), des centaines de milliers d’albums vendus sur son propre label, ainsi que différentes musiques de film. Ibrahim Maalouf est devenu un artiste incontournable.

C’est pour garder une trace durable de ses meilleurs souvenirs de scène que le trompettiste10-ans-de-live-ibrahim-maalouf-compil-3d_250 Ibrahim Maalouf a sélectionné les concerts les plus marquants et les propose au public sous plusieurs formes évoquées sur le site de l’artiste.
 
Dans le projet discographique il y a plus de 10 morceaux inédits jamais gravés sur les albums mais joués sur scène depuis des années. Qabu ou encore Jamal, des versions incroyables de True sorry, avec des musiciens venus de partout. La Javanaise avec Juliette Gréco, un moment magique à l’Olympia. Et de nombreux autres moments inoubliables.

À anniversaire exceptionnel, coffret exceptionnel ! Le 07 octobre sortira « 10 ans de Live », coffret se déclinant en divers formats et dans lequel on retrouve en CD, DVD ou sur clef USB des morceaux inédits, et des versions inoubliables des meilleurs titres joués partout dans le monde par Ibrahim Maalouf, ses musiciens, et des invités comme Juliette Gréco avec qui fut enregistrée à l’Olympia une version magique de La Javanaise.

Ibrahim Maalouf organise aussi une tournée de 19 dates. États-Unis, Canada, Suisse, Allemagne, Finlande et Monaco… sans oublier la France avec des concerts dans les Zénith à Strasbourg, Dijon, Lille, Toulouse, Grenoble, dont celui de Paris le 03 Décembre, sans oublier le festival « Nancy Jazz Pulsations » et Lyon où il sera le 05 décembre pour un concert à 20h à l’Amphithéâtre de la Cité Internationale. Il terminera par une date historique à l’AccorHôtels Arena le 14 Décembre 2016.

En attendant les concerts on se plait à écouter un extrait du coffret, Red & Black Light enregistré au Zénith Nantes Métropole.

Tant pis s’il agace les puristes du jazz qui voit en lui un trompettiste devenu homme d’affaire. Ibrahim Maalouf demeure avant tout un musicien qui déclenche l’enthousiasme tout en produisant une musique dont il soigne à la perfection. 10 ans de Live ! … et bien sûr on attend la prochaine décennie.

The Royal Bopsters présentent « Party of Four »

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Le quartet de jazz vocal américain, « The Royal Bopsters », dévoile « Party of Four » chez Motema Records. Composé d’Amy London, de la regrettée Holli Ross, de Pete McGuinness et de Dylan Pramuk, le groupe cisèle un joyau de l’art vocalese. Dans la lignée des fameux Lambert, Hendricks & Ross, des Manhattan Transfer, et des Double Six, The Royal Bopsters présentent un album éblouissant. Accompagné d’un brillant trio piano-contrebasse-batterie, le quartet a invité Sheila Jordan, Bob Dorough et Christian McBride. Au cœur d’arrangements somptueux, les prouesses de ces quatre voix de haute voltige débordent de swing et de précision.

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Roberto Negro présente « Papier Ciseau »

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Trois ans après l’éblouissant « Saison 3 », Roberto Negro revient avec « Papier Ciseau » à sortir le 13 novembre 2020. Toujours en quête de renouvellement, le pianiste et compositeur Roberto Negro revient avec le trio Dadada devenu quartet avec la venue de Valentin Ceccaldi. Les sensations se succèdent, les univers se croisent, les couleurs sonores contrastent et la musique explose.

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Francesco Bearzatti Tinissima 4tet signe « Zorro »…

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Dès ses origines, le jazz s’est inscrit dans une dynamique de libération, de résistance à l’injustice. A l’occasion du centenaire de la création de Zorro, le saxophoniste et clarinettiste italien Francesco Bearzatti à la tête de son Tinissima Quartet célèbre ce justicier légendaire. Les quatre trublions avant-gardistes signent chez Cam Jazz un opus divertissant. Un jazz libéré aux ambiances joyeuses.

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Norah Jones de retour avec « Day Breaks »

Norah Jones de retour avec « Day Breaks »

Au piano, Norah Jones flirte avec le jazz

Sur le Label Blue Note records, la chanteuse Norah Jones renoue avec le clavier de son piano et teinte de jazz l’univers de son album « Day Breaks ». L’amour et le contexte socio-politique s’invitent dans une atmosphère plutôt sépia.

250-250_couv-day-breaks« Day Breaks ». Douze chansons. Des grands noms du jazz invités en studio, le saxophoniste Wayne Shorter, l’organiste Dr Lonnie Smith et le batteur Brian Blade. Deux standards de jazz, Peace du pianiste Horace Silver et Fleurette Africaine de Duke Ellington. Neuf compositions originales. Une reprise de Neil Young, Don’n be denied.

Comme déjà annoncé dans l’article du mois d’août avec l’écoute du morceau Carry On, Norah Jones revient quelque peu au monde du jazz. Pour ce retour annoncé à ses racines, la fille de Ravi Shankar s’est bien entourée. En effet, aux crédits de l’album, on trouve le batteur Brian Blade, déjà présent sur le premier disque de la chanteuse. Il assure une assise rythmique solide. Le bassiste John Patitucci et le légendaire saxophoniste Wayne Shorter, le rejoignent sur quelques titres.

C’est vraiment avec grand plaisir qu’on écoute le solo de Wayne Shorter au saxophone soprano sur Peace, le titre d’Horace Silver. Sur la fameuse composition de Duke Ellington, Fleurette Africaine, Norah Jones se contente de fredonner la mélodie sur la dernière plage de l’album. Sa  méditation est soutenue alors par une improvisation apaisée de Wayne Shorter. On ne pouvait rêver meilleure chanson pour terminer l’album300-72_norahjones.

Sur deux titres, Norah Jones est accompagnée du batteur Karriem Riggins, du bassiste Vicente Archer et d’une section de cuivres composée du trompettiste Dave Guy, du tromboniste J. Walter Hawkes et du saxophoniste ténor Leon Michels. Avec cette formation, l’atmosphère tricote du côté des musiques folk et country teintées d’accents soul. On oublie vite Once I had a laugh plutôt délayé pour préférer la reprise du titre de Neil Young Don’t be denied plus vibrant. Sans doute la chanteuse est-elle nostalgique de l’époque où elle chantait ce titre avec son girl-band « Puss N Boots » durant les premières parties des concerts de Neil Young.

Norah Jones a écrit ou co-écrit neuf des pistes de l’album avec Sarah Oda. De la collaboration des deux femmes est issu le titre It’s a wonderful time for love qui balance sur un tempo très swing et que Norah Jones interprète en trio. La ballade Tragedy fait aussi partie de ces compositions à quatre mains. L’orgue colore le morceau d’accents soul-bluesy et contraste par sa légèreté avec le titre précédent.

L’organiste Dr Lonnie Smith est aussi présent sur Burn, une mélopée au climat sombre. Après les titres enregistrés avec Wayne Shorter, Brian Blade et John Patitucci, une des plus belles réussites de l’album est sans doute la chanson la plus rythmée, Flipside où l’orgue se mêle à la ligne de basse jouée par la pianiste. Sur ce thème, le chant de Norah Jones s’élève jusqu’à devenir un cri libérateur. On aime cette énergie dont l’album manque un peu. Au son de ce morceau on fait aussi le lien avec les écoutes musicales qui ont inspiré la chanteuse, les albums de soul jazz des années 60, les trios avec orgue et surtout l’album « Compared to What » de Les McCann. La filiation est saisissante.

Ainsi, avec « Day Breaks », le Label Blue Note mêle les grandes légendes de son passé avec une artiste d’aujourd’hui dont il n’est pas exclut qu’elle fasse aussi partie de l’avenir du label.

A noter sur l’agenda des concerts de cette fin d’année la première date de la tournée française de Norah Jones qui sera à Lyon le 11 novembre à 20h, à l’Amphithéâtre 3000 de la Cité Internationale.

The Royal Bopsters présentent « Party of Four »

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Le quartet de jazz vocal américain, « The Royal Bopsters », dévoile « Party of Four » chez Motema Records. Composé d’Amy London, de la regrettée Holli Ross, de Pete McGuinness et de Dylan Pramuk, le groupe cisèle un joyau de l’art vocalese. Dans la lignée des fameux Lambert, Hendricks & Ross, des Manhattan Transfer, et des Double Six, The Royal Bopsters présentent un album éblouissant. Accompagné d’un brillant trio piano-contrebasse-batterie, le quartet a invité Sheila Jordan, Bob Dorough et Christian McBride. Au cœur d’arrangements somptueux, les prouesses de ces quatre voix de haute voltige débordent de swing et de précision.

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Roberto Negro présente « Papier Ciseau »

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Trois ans après l’éblouissant « Saison 3 », Roberto Negro revient avec « Papier Ciseau » à sortir le 13 novembre 2020. Toujours en quête de renouvellement, le pianiste et compositeur Roberto Negro revient avec le trio Dadada devenu quartet avec la venue de Valentin Ceccaldi. Les sensations se succèdent, les univers se croisent, les couleurs sonores contrastent et la musique explose.

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Francesco Bearzatti Tinissima 4tet signe « Zorro »…

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Dès ses origines, le jazz s’est inscrit dans une dynamique de libération, de résistance à l’injustice. A l’occasion du centenaire de la création de Zorro, le saxophoniste et clarinettiste italien Francesco Bearzatti à la tête de son Tinissima Quartet célèbre ce justicier légendaire. Les quatre trublions avant-gardistes signent chez Cam Jazz un opus divertissant. Un jazz libéré aux ambiances joyeuses.

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André Minvielle présente l’album « 1time »

André Minvielle présente l’album « 1time »

André Minvielle dévoile son monde intime et magique

L’album « 1time » du voc’alchimiste André Minvielle est sorti le 23 septembre. Le chanteur joue avec les rythmes et les mots. Sa voix chaleureuse invite à un voyage où syncope et syntaxe explosent de rire à chaque virage.

couv_minvielle1timelow« 1time ». Comment énoncer et comprendre  le titre de l’album ?  « Intime » ou « One time » ? Libre à chacun. En tout cas on  ne peut l’écouter one time seulement car cet opus est comme un piège. On vient vite à l’écouter plus encore pour en découvrir tous les sens, pour en explorer tous les rythmes et pénétrer dans le monde d’André Minvielle.

Difficile donc de chroniquer un album aussi riche que « 1time » (Complexe articole de déterritorialisation/L’Autre Distribution). En effet, on ne sait comment l’appréhender pour le présenter sans le trahir. En fait, « 1time » se suffit à lui-même et du coup, on serait tenté d’écrire tout simplement : « 1time », un disque à écouter et à réécouter sans modération pour appréhender l’intimité musicale de cet artiste unique qu’est André Minvielle. 57 minutes de déterritorialisation musicale française. Pourtant on ne peut s’y résoudre car ce serait faire fort peu de crédit à cet objet précieux que signe André Minvielle.

En livrant son « intime », Minvielle invite à pénétrer dans son monde. Dans son univers de chanteur-musicien-poète qui télescope rythmes et syllabes. Dans son territoire de chercheur collectionneur d’accents. Dans les sphères du rugby, des champignons, des crapauds et de la terre vivante. Dans les mondes de ses amis et de ceux qui l’inspirent, Sylvie Servoise et son « Art de l’intime », Claude Laurius et son livre « L’Anthropocène », le bassiste et sculpteur Fernand « Nino » Ferrer, les poètes Jacques Prévert et André Bénédetto, George Baux avec qui il a réalisé l’album, Patrick Auzier, l’artificier de la Cie Lubat et sa fille qui reprend le flambeau sans oublier Charles Baudelaire et son poème en prose « Enivrez-vous ».

Sur « 1time », la pulsation des rythmes croise la scansion des mots. La musique vibre au rythme de la poésie à moins que ce ne soit l’inverse. Comme l’écrit André Minvielle dans le livret de présentation de l’album, cet opus est un hommage qu’il rend à Saint Cop et à sa compagne Sainte Axe et, il faut le dire, c’est une réussite. Le voc’alchimiste, à moins que ce ne soit le vocal-chimiste, trousse les rimes et détrousse les notes comme nul autre.

andre-minvielleDans le morceau Présentation, André Minvielle teste la nouvelle compagne de son intime, la main-vielle à roue fabriquée sur mesure par Jacques Grandchamp pour accompagner son chant. Dans cet album, il choisit de convier une bande de musiciens complices.

Dans Intime One time, le titre d’ouverture, le premier invité est le créateur du festival « Uzeste Musical », Bernard Lubat avec qui il a longtemps collaboré. Avec Lubat au piano Fender, le rythme balance « de l’extime au next time ». Dans Le facteur d’accent on retrouve avec bonheur Abdel Sefsaf, l’ancien chanteur stéphanois du groupe Dézoriental. Son scat furieux constitue un moment phare de l’album. Il revient sur A Fungi ! où il prend une improvisation fongique échevelée.

Le groupe « Journal Intime » est lui aussi convié. Fred Gastard au saxophone baryton, Sylvain Bardiau à la trompette et Matthias Mahler mêlent leurs timbres chaleureux aux voix de Juliette et André Minvielle sur la valse Le Verbier qui vante les mérites des vers « de belle vertu » qui fertilisent la terre. A vrai dire l’anthropophone Minvielle affirme de nouveau son intérêt pour la terre dans Keskifon, un rap-soul-bluesy inspiré par le travail de Claude Laurius qui a fondé les bases de la climatologie. Non seulement le titre groove mais en plus il est plus pédagogique qu’un livre pour expliquer « l’effet de serre ».

stcop_couv_minvielle1timelowSur Nino, André Minvielle convoque « Journal Intime » et « Ti’bal Tribal » composé de sa fille cadette Juliette Minvielle voix/piano, du saxophoniste Illyes Ferfera et du bassiste Fernand « Nino Ferrer pour un rythm’ & blues funky comme une ode à St Cop. La pulsation du morceau n’a rien à envier aux meilleurs orchestres de funk.

Le guitariste Sylvin Marc invité par « Ti’bal Tribal » fait chalouper Sacré Éole et Madada. Ce dernier titre fait un clin d’oeil à la plasticienne Marina Jolivet dont le pingouin coquin figure au pied de la statuette de St Cop qu’elle a colorisée en bleu et jaune.

Étranges étrangers, le poème de Jacques Prévert (toujours d’actualité) mis en musique par Minvielle, Les crapauds à l’ambiance hallucinante et drolatique… tous les titres de l’album valent le détour. Il reste juste à laisser tourner le disque en boucle sur la platine ou sur tout autre support et à écouter jusqu’à plus soif ! ET surtout ne pas oublier de faire un tour sur le site d’André Minvielle.

Il est aussi vrai qu’une autre option permet de découvrir le nouveau répertoire d’André Minvielle, l’écouter en live. Dans ce cas, un tour du côté du Studio de l’Ermitage à Paris s’impose le 11 Octobre à 21h pour la sortie de l’album « 1time » avec Juliette et André Minvielle, Fernand Ferrer et Journal intime (Fred Gastard, Sylvain Bardiau, Matthias Malher).

The Royal Bopsters présentent « Party of Four »

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Roberto Negro présente « Papier Ciseau »

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Francesco Bearzatti Tinissima 4tet signe « Zorro »…

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« Free », le nouvel album de Guillaume Perret

« Free », le nouvel album de Guillaume Perret

Guillaume Perret, « Free »… en solo et sans filet

Guillaume Perret bouscule de nouveau le paysage du jazz. Il choisit cette fois de naviguer libre et seul. Avec « Free », il déplace les balises et se libère des contraintes. Il lève le voile sur l’essence de sa musique.

guillaumeperretfree_couvAprès avoir explosé les conventions du jazz avec « The Electric Epic » qui lui avait valu d’être remarqué par John Zorn et d’enregistrer en 2009 sous le label Tzadic, Guillaume Perret a contribué à révolutionner les repères du jazz. Son ouverture d’esprit l’a conduit alors à explorer d’autres horizons musicaux et à pratiquer une musique hors normes, la fusion de tous les styles qui l’ont influencé. De cela témoigne l’album « Open me » sorti en 2014.

On l’a aimé avec « The Electric Epic ». Aujourd’hui il explore différemment l’univers sonore et on le découvre « solo » dans « Free » (Kakoum Records/Harmonia Mundi) dont la sortie est annoncée le 23 septembre. L’ouverture d’esprit de Guillaume Perret et son désir de découverte le poussent en effet à explorer un nouveau son. En utilisant des pédales et des effets, il propulse son saxophone électrifié dans un univers surprenant et inclassable qui dépayse et invite à la rêverie. Performant en solo avec son saxophone et ses machines filtrant le son, Guillaume Perret nous restitue l’ampleur d’un orchestre entier à lui tout seul.

En fait, par l’électrification de son instrument et les dispositifs d’effets associés, le musicien peut produire les sons de tous les instruments de l’orchestre. Ainsi le saxophone génère sonorités et rythmes d’une percussion, d’une grosse caisse ou d’une caisse claire, d’une basse, d’une guitare ou d’un synthé. Guillaume Perret a enregistré, édité et mixé l’album « Free » en 9 jours. Pas de programmation, tout est joué en temps réel. Une prise par morceau mais aucune post production. Avec son seul saxophone traité, l’artiste recrée des sections d’orchestre ou des prod électro, un drive de batterie ou la suspension d’une basse.

Choisir le terme « free » en guise de titre d’album procède d’une démarche qui peut paraître provocatrice à certains. En effet d’aucuns verront dans l’utilisation de ce mot une référence au courant musical du free jazz dont la musique de Perret est loin d’être le reflet. En fait on comprend que l’artiste a besoin de se libérer des contraintes de l’orchestre, de s’autoriser à naviguer en toute liberté au gré de ses inspirations, de ses envies et de donner ainsi à entendre la bande-son de son imaginaire. C’est d’ailleurs ce que Guillaume Perret prétend. « Conçu comme une musique de film, « Free » se veut un parcours libre au travers de différents paysages, différentes émotions ».

Les nouvelles inspirations de Guillaume Perret sont plus calmes que dans ses précédents albums avec son groupe « Electric Epic ». Elles n’en restent pas moins énergiques et rythmées. Pour découvrir le nouvel univers de l’artiste on a laissé se dérouler l’album en boucle et on s’en est imprégné.

A l’écoute de « Free », on capte les pulsations de la musique, on se laisse gagner par les sensations, on vibre au gré des énergies et des rythmes qui évoluent au fil des plages de l’album. Il en résulte des émotions lumineuses et d’autres plus sombres. On voyage comme en immersion dans le monde de Guillaume Perret. Une épopée qui libère vraiment l’oreille.

guillaume-perret-free-cover-digipack-3e-vol-ext-photoGuillaume Perret pare deux titres de lumière et les dédie à son fils. Susu, une boucle hypnotique qui n’en finit pas de tourner et En Good aux allures d’un calypso enchanteur que n’aurait pas renié Sonny Rollins.

On aime son clin d’oeil à I Got Rythm et on sourit à l’écoute des réminiscences d’un bon vieux jazz qui swing sur She’s got Rythm à l’ambiance jungle. Avec surprise on découvre Heavy Dance, une galette électro qui aurait mémorisé la musique de Bach.

Au fil des titres, les ambiances varient et c’est en apnée qu’on écoute Cosmonaut à l’atmosphère sidérale. La pulsion aquatique exacerbée de Birth of Aphrodite renvoie au tableau de Boticelli où la déesse nait de l’océan. La spirale angoissante d’Inner Jail résonne comme en écho à Inside Song, chant sombre jailli des profondeurs insondables. Sur la vidéo, Benjamin Flao (illustration) et Serge Sang (montage) ajoutent leurs talents à celui du musicien.

On craque surtout sur Pilgrim, une mélopée erratique, celle du pèlerin errant à la recherche de sa terre promise. Au-delà de la musique dont elle restitue l’essence, la vidéo donne à voir la performance scénique de Guillaume Perret, entre saxophone électrifié, pédales et dispositifs d’effets. Véritable trip pour les yeux et les oreilles.

« Free ». Une musique hybride et troublante qui évoque un imaginaire fantastique et provoque de très fortes sensations. Un album envoutant qui libère et transporte.

Le site de Guillaume Perret constitue un passage incontournable pour en savoir plus sur l’artiste, sa musique et ses concerts à venir. A ne pas rater, la date du 17 novembre au Café de la Danse, à Paris. En attendant, on écoute l’album sans modération !

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Juan Carmona présente « Perla de Oriente »

Juan Carmona présente « Perla de Oriente »

« Perla de Oriente », un flamenco aux accents orientaux

Le 23 septembre, Juan Carmona sort « Perla de Oriente » enregistré en studio dans les conditions du live à l’occasion d’une tournée en Asie. Accompagné de son septet le guitariste parvient à faire revivre l’émotion et la magie de ses concerts. Un flamenco entre modernité et tradition.

300_perla-de-oriente_couv_juan-carmonaLes pieds dans la terre de ses ancêtres et la tête dans la modernité, Juan Carmona voue son art au flamenco. Son nouvel album « Perla de Oriente » (Nomades Kultur/L’autre Distribution) est à son image, insaisissable et intemporel. Le guitariste inscrit sa musique dans les pas de Paco de Lucia à qui il rend d’ailleurs hommage avec cet album.

Sans fioritures, loin des orchestrations et des albums sophistiqués, l’artiste revisite son répertoire qu’il réinterprète et réinvente. Après avoir parcouru la Corée du Sud, Taïwan et la Chine, Juan Carmona fait de son carnet de route le fil rouge de l’album « Perla de oriente ». En effet, chaque titre évoque le voyage et rappelle un souvenir de la tournée.

Mar de China, une alegria comme un reflet distant de la mer de Cadiz. La fine et délicate Casa de té inspirée de la cérémonie du thé. Perla de Oriente en souvenir de Shangai, un titre inédit comme une perle rare posée au carrefour entre Asie et Orient. Buleria prohibida qui ré-interprète la buleria traditionnelle. On frémit aux accents de la voix  écorchée d’El Piculabe sur Luz de Manama. Le son nostalgique du duduk, cet instrument arménien en bois d’abricotier, teinte d’émotions sensibles Perla de oriente qui termine l’album et donne envie d’écouter de nouveau l’ensemble du répertoire.

Virtuose confirmé, Juan Carmona inscrit sa musique au croisement de la modernité et des traditions les plus vivantes d’Andalousie. « Perla de Oriente », son dernier album résonne d’accents orientaux. Fluide et mélodique, harmoniquement riche, puissant et rythmé, le flamenco du guitariste continue à renouveler le style.

350_juan_carmona_photo_molinavisuals-2Ce onzième opus teinté de reflets orientaux restitue le langage tout à fait personnel de Juan Carmona, celui qu’on avait aimé dans « Alchemya » et « Sinfonia Flamenca ». Dans ces enregistrements réalisés en studio dans les conditions du live, on perçoit la véracité de la création spontanée, les accents de sincérité de l’instantané, la complicité et la connivence qui lient les musiciens. Autour de Juan Carmona sont réunis Domingo Patricio aux flûte, pad et claviers, Bandolero aux percussions, El Bachi à la basse, Paco Carmona à la seconde guitare flamenca. El Piculabe assure le cante traditionnel flamenco et  les pieds du danseur Sergio Aranda s’associent aux palmas assurés par Huanares alors que Noemie Humanes qui assure les chœurs. Le guitariste a invité de nouveaux venus dans son équipe. Thomas Bramerie à la contrebasse, Alex Ouemba à la batterie et  Levon Minassian au duduk dont la présence constitue un atout indéniable.

Pour en savoir encore plus sur Juan Carmona, la consultation de son site s’impose.

Quand l’actualité des concerts rime avec celle des sorties discographiques le plaisir n’en est qu’augmenté. Ainsi on peut écouter Juan Carmona et son septet  le 25 octobre au New Morning pour le concert de sortie de l’album « Perla de Oriente ».

The Royal Bopsters présentent « Party of Four »

The Royal Bopsters présentent « Party of Four »

Le quartet de jazz vocal américain, « The Royal Bopsters », dévoile « Party of Four » chez Motema Records. Composé d’Amy London, de la regrettée Holli Ross, de Pete McGuinness et de Dylan Pramuk, le groupe cisèle un joyau de l’art vocalese. Dans la lignée des fameux Lambert, Hendricks & Ross, des Manhattan Transfer, et des Double Six, The Royal Bopsters présentent un album éblouissant. Accompagné d’un brillant trio piano-contrebasse-batterie, le quartet a invité Sheila Jordan, Bob Dorough et Christian McBride. Au cœur d’arrangements somptueux, les prouesses de ces quatre voix de haute voltige débordent de swing et de précision.

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Roberto Negro présente « Papier Ciseau »

Roberto Negro présente « Papier Ciseau »

Trois ans après l’éblouissant « Saison 3 », Roberto Negro revient avec « Papier Ciseau » à sortir le 13 novembre 2020. Toujours en quête de renouvellement, le pianiste et compositeur Roberto Negro revient avec le trio Dadada devenu quartet avec la venue de Valentin Ceccaldi. Les sensations se succèdent, les univers se croisent, les couleurs sonores contrastent et la musique explose.

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Francesco Bearzatti Tinissima 4tet signe « Zorro »…

Francesco Bearzatti Tinissima 4tet signe « Zorro »…

Dès ses origines, le jazz s’est inscrit dans une dynamique de libération, de résistance à l’injustice. A l’occasion du centenaire de la création de Zorro, le saxophoniste et clarinettiste italien Francesco Bearzatti à la tête de son Tinissima Quartet célèbre ce justicier légendaire. Les quatre trublions avant-gardistes signent chez Cam Jazz un opus divertissant. Un jazz libéré aux ambiances joyeuses.

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Hiromi en concert le 17 octobre à l’Auditorium de Lyon

Hiromi en concert le 17 octobre à l’Auditorium de Lyon

Entre tradition et modernité, l’étourdissante Hiromi

La pianiste Hiromi se produit le 17 octobre à l’Auditorium de Lyon dans le cadre d’une coproduction avec Jazz à Vienne et Rhino Jazz(s) Festival. Les réjouissances musicales seront ébouriffantes à n’en point douter.

300_hiromiCe concert avec « The Trio Project » conduit par Hiromi inaugure la saison « Jazz et Musiques du Monde 2016/17 » de l’Auditorium de Lyon présentée dans la chronique du 27 avril. La pianiste Hiromi (Hiromi Huehara) se produit en trio avec le bassiste Jimmy Johnson qui remplace Anthony Jackson précédemment annoncé. Nul doute que sur sa basse à 5 cordes, le bassiste de James Taylor conjuguera son talent à celui du batteur Simon Philips. Ce dernier puise quant à lui ses racines dans un rock plutôt swing. Avec de tels musiciens, on peut parier que l’énergie sera au rendez-vous sur scène.

Hiromi s’inscrit dans la lignée de ces jeunes pianistes virtuoses formées au Japon. On se rappelle le choc éprouvé à son écoute lors de sa première venue en 2003 dans le cadre du Rhino Jazz(s) Festival. Sa prestation au Festival Jazz à Vienne en 2011 avait ensuite tenu toutes ses promesses. On ne doute pas que les amateurs de jazz attendent avec impatience la venue de la pianiste le 17 octobre à 20h à l‘Auditorium de Lyon.

Cette enfant prodige du piano, formée dès 6 ans au sein de la fameuse Yamaha School of Music a  fréquenté ensuite le Berklee College of Music de Boston avant de se faire connaître en 2003 lorsqu’elle enregistre l’album « Another Mind » avec le soutien du grand Ahmad Jamal.hiromi En 2009 elle enregistre à Tokyo, le double CD live « Duet » avec Chick Corea. Elle devient ensuite une véritable coqueluche auprès des publics du Japon et d’ailleurs.

Son dixième opus « Spark » (Concord/Universal) sorti cette année montre une Hiromi toujours aussi phénoménale et débordante d’énergie. Ses influences sont multiples. D’Oscar Peterson à Ahmad Jamal, en passant par Bach et Liszt, avec des détours du côté de « Sly & The Family Stone » et King Crimson. Pour faire court, un jazz marqué de l’empreinte du rock et du classique.

Avec sa technique prodigieuse et sa virtuosité dopées par une audace étonnante, Hiromi donne rendez-vous à tous les amateurs de jazz le 17 octobre à 20h, à l’Auditorium de Lyon pour un concert qui mélange tradition et modernité.

Pour mieux se préparer à mieux vivre la soirée, un « propos d’avant-concert » est aussi proposé (entrée libre) à 19h dans le Bas-Atrium de l’Auditorium. Sans oublier un tour sur le site de la pianiste et une petite « mise en oreille vidéo » pour se motiver à ne pas rater ce concert

The Royal Bopsters présentent « Party of Four »

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