Le label Storyville Records annonce pour octobre 2020, la sortie de l’album « Standards » enregistré par Fonnesbæk & Kauflin. Le contrebassiste et le pianiste s’expriment dans un langage qui leur est commun et dialoguent de manière fusionnelle. Le répertoire compte neuf standards issus de l’héritage des grands compositeurs de jazz du XXème siècle. De l’album se dégage un swing irrésistible, une virtuosité absolue et une musicalité inouïe.
Hiromi en concert le 17 octobre à l’Auditorium de Lyon
Entre tradition et modernité, l’étourdissante Hiromi
La pianiste Hiromi se produit le 17 octobre à l’Auditorium de Lyon dans le cadre d’une coproduction avec Jazz à Vienne et Rhino Jazz(s) Festival. Les réjouissances musicales seront ébouriffantes à n’en point douter.
Ce concert avec « The Trio Project » conduit par Hiromi inaugure la saison « Jazz et Musiques du Monde 2016/17 » de l’Auditorium de Lyon présentée dans la chronique du 27 avril. La pianiste Hiromi (Hiromi Huehara) se produit en trio avec le bassiste Jimmy Johnson qui remplace Anthony Jackson précédemment annoncé. Nul doute que sur sa basse à 5 cordes, le bassiste de James Taylor conjuguera son talent à celui du batteur Simon Philips. Ce dernier puise quant à lui ses racines dans un rock plutôt swing. Avec de tels musiciens, on peut parier que l’énergie sera au rendez-vous sur scène.
Hiromi s’inscrit dans la lignée de ces jeunes pianistes virtuoses formées au Japon. On se rappelle le choc éprouvé à son écoute lors de sa première venue en 2003 dans le cadre du Rhino Jazz(s) Festival. Sa prestation au Festival Jazz à Vienne en 2011 avait ensuite tenu toutes ses promesses. On ne doute pas que les amateurs de jazz attendent avec impatience la venue de la pianiste le 17 octobre à 20h à l‘Auditorium de Lyon.
Cette enfant prodige du piano, formée dès 6 ans au sein de la fameuse Yamaha School of Music a fréquenté ensuite le Berklee College of Music de Boston avant de se faire connaître en 2003 lorsqu’elle enregistre l’album « Another Mind » avec le soutien du grand Ahmad Jamal.
En 2009 elle enregistre à Tokyo, le double CD live « Duet » avec Chick Corea. Elle devient ensuite une véritable coqueluche auprès des publics du Japon et d’ailleurs.
Son dixième opus « Spark » (Concord/Universal) sorti cette année montre une Hiromi toujours aussi phénoménale et débordante d’énergie. Ses influences sont multiples. D’Oscar Peterson à Ahmad Jamal, en passant par Bach et Liszt, avec des détours du côté de « Sly & The Family Stone » et King Crimson. Pour faire court, un jazz marqué de l’empreinte du rock et du classique.
Avec sa technique prodigieuse et sa virtuosité dopées par une audace étonnante, Hiromi donne rendez-vous à tous les amateurs de jazz le 17 octobre à 20h, à l’Auditorium de Lyon pour un concert qui mélange tradition et modernité.
Pour mieux se préparer à mieux vivre la soirée, un « propos d’avant-concert » est aussi proposé (entrée libre) à 19h dans le Bas-Atrium de l’Auditorium. Sans oublier un tour sur le site de la pianiste et une petite « mise en oreille vidéo » pour se motiver à ne pas rater ce concert
Fonnesbæk & Kauflin – « Standards » (Storyville Records)
Storyville Records
Nommé d’après le quartier notoire de la Nouvelle-Orléans où le jazz est né, Storyville Records est un label de jazz européen indépendant créé en 1952 à Copenhague. Le label développe une dynamique éditoriale qui préserve son identité. Dans cette perspective sont publiés des inédits de grands jazzmen du XXème siècle et des enregistrements d’artistes contemporains. Ainsi, sont annoncées les sorties des albums « Montmartre 1964 » de Dexter Gordon et « Standards » de Fonnesbæk & Kauflin. Se souvenir du jazz d’hier et s’immerger dans le jazz d’aujourd’hui, une belle manière de relier tradition et actualité.
Stracho Temelkovski signe « The Sound Braka »
Le multi-instrumentiste, improvisateur et beatboxer, Stracho Temelkovski signe son premier album « The Sound Braka ». Aux confluences du jazz, des musiques improvisées et des musiques du monde, l’album réunit autour du leader ses « frères de son ». Des formations à géométrie variable proposent des musiques issues des cultures populaires orales et des musiques savantes. Entre ambiances festives et hypnotiques se crée une alchimie naturelle. Un univers musical aux accents universels où les rythmes frénétiques des Balkans croisent des poésies jazzy. Un album singulier chargé d’humanité.
La collaboration de Jacky Terrasson et de Stéphane Belmondo remonte à leurs débuts dans le monde du jazz, il y a près de trente ans. Une époque où ils entretenaient déjà une relation musicale privilégiée. Ils se sont retrouvés il y a six ans pour un concert donné en duo dans le sud-ouest de la France au Festival de Saint-Emilion. Depuis ils ont eu l’occasion de cultiver leur complicité et de donner naissance à un univers qui leur appartient en propre. « Mother » (Impulse!/Universal) dont la sortie est annoncée pour le 02 septembre, est l’aboutissement logique de leurs retrouvailles.
L’album ouvre avec First Song, le morceau poignant de Charlie Haden dont les deux musiciens font ressortir la beauté mélancolique. Il se referme avec une interprétation splendide du célèbre Que reste-t-il de nos amours ? de Chauliac et Trenet sorti en 1943.
des musiques de Debussy, Poulenc, Ravel et Fauré.
e Jazz via Martial Solal est donc de nouveau invité dans la Grande Salle le 14 octobre 2016.
Dans son 7ème album en solo, elle revient à ses racines et au piano. Sur « Day Breaks » (Blue Note/Universal), Norah Jones entremêle avec une rare subtilité country, folk, rock, soul et jazz. Elle est cette fois accompagnée par de véritables légendes du jazz comme le saxophoniste Wayne Shorter, l’organiste Dr Lonnie Smith et le batteur Brian Blade déjà présent sur son premier disque et dont le jeu constitue l’épine dorsale de ce nouvel album.
et des reprises d’Horace Silver (Peace), Duke Ellington (Fleurette Africaine) et Neil Young (Don’t be denied).
dont il favorise l’émergence (Festival eemerging). En 2016 on se laissera éblouir par les Vibrations des Lumières avec une programmation tout en contrastes et clairs-obscurs.
« Jazz Campus en Clunisois » Des musiciens créatifs au long cours et de nouveaux venus qui sont les enchanteurs de demain font vivre une programmation attractive où alternent concerts pique-nique gratuits et soirées en salle. Sans oublier en fin de festival la restitution du travail réalisé par les stages durant les 6 ateliers proposés cette année.
Le samedi 13 août à 21h, c’est dans le parc de la Maison des Patrimoines de Matour qu’on a rendez-vous avec le duo de Raphaël Schwab (contrebasse) & Julien Soro (/saxophone alto). Les deux complices proposent un jazz tout en poésie, humour, lyrisme. Concert gratuit.
Hélène Labarrière et le guitariste Hasse Poulsen. Leur nouvelle aventure explore « la chanson sans les mots ». La chanson, souvenir d’enfance au pays des rêves, des perles de la variété française, des trésors du mythe américain. Les cordes de ces deux explorateurs se frottent et s’emmêlent, pour encore plus d’intimité, de partage, avec jubilation et profondeur. Tout un programme à découvrir pour les oreilles curieuses.
La seconde partie de soirée appartient à Mohamed Abozekry & Heejaz extended avec le oudiste Mohamed Abozekry, Anne-Laure Bourget (percussions), Hugo Reydet (contrebasse), Ludovic Yapoudjian (piano) et Benoit Baud (saxophone). Une « musique univers » qui emprunte l’énergie du rock, l’improvisation du jazz et chevauche les mélodies du monde à la sensibilité orientale. A découvrir de tout urgence si ce n’est pas encore fait ou à réécouter pour apprécier de nouveau cette musique singulière et énergique.
Le mercredi 17 août on prend la direction de Cluny pour le Théâtre Les Arts à 21h où l’on retrouve Eve Risser et son White Desert Orchestra. La pianiste et compositrice Eve Risser dirige un ensemble de dix musiciens, composé de représentants de sa génération, celle qui marie technicité à toute épreuve, ouverture artistique tous azimuts et sens de la prise de risque. Elle nous fait parcourir les canyons américains sur les ailes d’une musique qui allie jazz, la musique classique et contemporaine. Une rêverie un peu savante et sérieuse qui surprend quelquefois. Un voyage dépaysant.
La soirée du 18 août se déroule à Cluny. A partir de 21h, la scène du Théâtre Les Arts appartient au guitariste Marc Ducret. Pour sa première venue au Festival Jazz Campus en Clunisois, le guitariste annonce la couleur… Métatonal. Marc Ducret a su marier les éléments constitutifs du rock et ceux du jazz. Son idiome est devenu une référence. En trio avec ses habituels compagnons Eric Echampard (batterie) et Bruno Chevillon (contrebasse) il invite trois vents, et pas n’importe lesquels. Rien moins que le saxophoniste Christophe Monniot, le trompettiste Fabrice Martinez et le tromboniste Samuel Blaser. La soirée promet son pesant de son.
A 12h30 le vendredi 19 août, invitation à un pique-nique au Haras National de Cluny pour écouter le Possible(S) quartet. Quatre instrumentistes à vent lâchés dans la nature. On retrouve Rémi Gaudillat (trompette, bugle), Fred Roudet trompette), Loïc Bachevillier (tuba) et Laurent Vichard (clarinette). Au programme, compositions originales et improvisations élégantes. Tout est possible.
Issu d’un orchestre sud-africain multiracial, ce big band émigré en 1966 en Europe pour cause d’apartheid, est né dans les années 70 à Londres. Il a laissé une empreinte profonde dans les mémoires. Il enflamme la scène européenne du jazz, opérant une jonction explosive entre les musiques populaires d’Afrique du Sud et l’avant-garde des improvisateurs britanniques, sous la houlette du pianiste Chris Mc Gregor, jusqu’en1990.