Enrico Pieranunzi-Mads Vinding-Alex Riel sur « Yesterdays »

Enrico Pieranunzi-Mads Vinding-Alex Riel sur « Yesterdays »

Un lyrisme incandescent

Le 17 novembre 2017 le label Stunt Records sort « Yesterdays ». Un album live enregistré le 11 novembre 1997 avec le trio de Mads Vinding qui réunit Enrico Pieranunzi-Mads Vinding-Alex Riel sur la scène du Jazzhouse de Copenhague. Sept pistes d’un jazz éblouissant et virtuose.

Couverture de l'album "Yesterday" avec Enrico Pieranunzi-Mads Vinding-Alex Riel, album enregsitré live en 1997 au Copenhagen JazzhouseEn 1997, l’album « The Kingdom Where Nobody Dies » du trio de Mads Vinding est élu « meilleur album de jazz de l’année » au Danemark et figure dans le top 5 annuel du magazine américain Jazz Times. Vingt ans plus tard, le label Stunt Records donne une suite à cet album majeur de son catalogue avec la sortie de « Yesterdays » (Stunt Records/Una Volta Music), un enregistrement live du trio de Mads Vinding composé de Enrico Pieranunzi-Mads Vinding-Alex Riel.

C’est le contrebassiste Mads Vinding qui est à l’origine de ce trio Enrico Pieranunzi-Mads Vinding-Alex Riel. Il avait alors souhaité joué avec ses musiciens favoris, le pianiste Enrico Pieranunzi et le batteur Alex Riel. L’on apprécie aujourd’hui cette  collaboration musicale qui fait merveille et prodigue un jazz énergique et inventif.

« Yesterdays », sept pistes d’une musique généreuse pleine de vitalité, de dynamisme et d’incandescence. Virtuoses et performants les trois musiciens jouent avec générosité. Dans le respect de la tradition du jazz, le trio Enrico Pieranunzi-Mads Vinding-Alex Riel semble s’amuser à déconstruire les grands thèmes de jazz pour ensuite les reconstruire avec inspiration.

Depuis 1997, Enrico Pieranunzi est devenu un protagoniste incontournable et incontestable de la scène européenne et internationale du jazz. Si depuis il a enregistré plus de 80 albums, le disque « Yesterdays » donne à entendre son jeu déjà virtuose, expressif et très maîtrisé.

Très à l’écoute et hyper réactive, la paire rythmique constituée par le contrebassiste Mads Vinding et le batteur Alex Riel s’entend à merveille. Le son élastique et la riche expression musicale du contrebassiste s’allient à l’accompagnement alternativement féroce ou délicat du batteur. Leur accompagnement nuancé mais dynamique permet à Enrico Pieranunzi de s’octroyer toutes les libertés.

Sur My Funny Valentine, il prend d’abord ses distances avec la mélodie qu’il découpe et fragmente en vignettes interrogatives et contemplatives partagées avec le contrebassiste avant de revenir à la mélodie qu’il harmonise et entraîne ensuite sur un rythme effréné. Il colore Jitterbug Waltz de paillettes et la fait tourner avec force jusqu’à l’étourdissement. Il fait battre d’enthousiasme le cœur du thème My Foolish heart que l’on écoute comme enivré.

Avec une aisance sans pareille, Enrico Pieranunzi développe un style puissant. Son jeu fluide et pourtant fort étoffé libère une musique aérienne. La clarté de son articulation lui permet de faire coexister des lignes mélodiques expressives avec des séquences rythmiques percutantes. L’élégance du pianiste romain fait mouche sur les sept pistes. 

Outre l’indéniable talent des musiciens, il convient aussi de saluer celui de Bjarne Hansen, véritable magicien du son, qui après avoir enregistré le concert le 11 novembre 1997 au Jazzhouse de Copenhague a mixé et masterisé avec précision et sensibilité en avril 2017 cet enregistrement live intitulé « Yesterdays », en référence à la composition de Jerome Kern qui ouvre l’album.

Roberto Negro présente « Papier Ciseau »

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Trois ans après l’éblouissant « Saison 3 », Roberto Negro revient avec « Papier Ciseau » à sortir le 13 novembre 2020. Toujours en quête de renouvellement, le pianiste et compositeur Roberto Negro revient avec le trio Dadada devenu quartet avec la venue de Valentin Ceccaldi. Les sensations se succèdent, les univers se croisent, les couleurs sonores contrastent et la musique explose.

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Francesco Bearzatti Tinissima 4tet signe « Zorro »…

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Dès ses origines, le jazz s’est inscrit dans une dynamique de libération, de résistance à l’injustice. A l’occasion du centenaire de la création de Zorro, le saxophoniste et clarinettiste italien Francesco Bearzatti à la tête de son Tinissima Quartet célèbre ce justicier légendaire. Les quatre trublions avant-gardistes signent chez Cam Jazz un opus divertissant. Un jazz libéré aux ambiances joyeuses.

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Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

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A 75 ans, le pianiste Keith Jarrett sort un opus inédit intitulé « Live in Budapest ». Publié chez ECM, ce double album restitue la teneur d’un récital capté en 2016 au Béla Bartók National Concert Hall lors d’un récital donné dans la capitale hongroise. Une plongée dans le monde unique de Keith Jarrett devenu le maître absolu de l’improvisation en piano solo.

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Crossover#1… Reverso – Suite Ravel

Crossover#1… Reverso – Suite Ravel

Continuum musical loin des clivages

Crossover#1… Le jazz a inspiré Ravel. Franck Woeste et Ryan Keberle plongent dans la musique du grand compositeur qu’ils rapprochent de leur jazz. Reverso - Suite Ravel, une instrumentation originale, trombone, violoncelle, piano et  batterie, des couleurs singulières, une musique inspirée et inspirante.

Couverture de l'album Reverso - Suite RavelC’est dans le cadre d’un échange culturel franco-américain, le programme French-American Jazz Exchange qui réunit le Service Culturel de l’Ambassade de France aux États-Unis, les fondations Doris Duke, Florence Gould et Andrew W. Mellon, l’Institut Français, le ministère de la Culture et la Sacem, que le pianiste Franck Woeste et le tromboniste américain Ryan Keberle ont imaginé le projet Reverso - Suite  Ravel dont l’album du même nom est sorti le 20 octobre 2017 sous le label PhonoArt.

Les musiciens de Reverso - Suite Ravel, Franck Woeste, Ryan Keberle, Vincent Courtois et Jeff Ballard - Photo de Pauline Penicaud

Franck Woeste, Ryan Keberle, Vincent Courtois, Jeff Ballard © Pauline Penicaud

L’on sait combien Ravel a été en son temps inspiré par le jazz. Aujourd’hui, le pianiste Franck Woeste et le tromboniste Ryan Keberle opèrent un jeu de miroirs inversés. Ils s’immergent en 2017 dans l’univers de Ravel et rapprochent leur jazz, celui du XXIème siècle, de la musique du grand compositeur français du XXème siècle… Crossover

Reverso, un quartet, ou peut-être devrait-on écrire un quatuor, composé du pianiste d’origine allemande installé en France Franck Woeste, du tromboniste américain Ryan Keberle, du violoncelliste français Vincent Courtois et du batteur américain Jeff Ballard, grand explorateur de styles.

Reverso - Suite Ravel, une  musique vivante et inspirée. Les timbres des instruments étoffent l’architecture de l’écriture qui envoûte l’oreille autant qu’elle libère l’imagination.

En son temps Ravel a modélisé le principe d’une suite baroque qu’il a transposée au XXème siècle en composant le fameux « Tombeau de Couperin », suite en 6 mouvements écrite d’abord pour piano puis orchestrée par Ravel pour orchestre symphonique.

En 2017, Reverso - Suite Ravel joue avec les mouvements constitutifs de la traditionnelle suite baroque, prélude, fugue, forlane, rigaudon, menuet et toccata. Dans la partition chambriste de Reverso - Suite Ravel on perçoit les reflets subtils de l’écriture originale. L’album rapproche avec force la musique classique d’hier du jazz d’aujourd’hui.

Reverso - Suite Ravel tisse des liens au-delà des clivages et rapproche la musique improvisée du XXIème siècle de la musique classique européenne du XXème siècle. Mouvement continué de va et vient par-delà les ans, du jazz à Ravel, de Ravel au jazz. L’inspiration des musiciens transcende les styles, dépasse les influences et surpasse les genres.

 

Un concert à ne pas rater pour vivre live la musique de Reverso - Suite Ravel. Rendez-vous à Antony le samedi 25 novembre 2017 à 20h30 à l’Espace Vasarely dans le cadre du Festival « Place au Jazz« .
Roberto Negro présente « Papier Ciseau »

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Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

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Clin d’œil à Armel Dupas & « A Night Walk »

Clin d’œil à Armel Dupas & « A Night Walk »

Sculpteur de sons et profileur de mélodies

Le 20 octobre 2017, le pianiste Armel Dupas a publié l’album « A Night Walk » (Upriver Records/L’Autre Distribution). Du jazz électro acoustique avec le batteur Mathieu Penot et le bassiste Kenny Ruby. Projet singulier où le pianiste dévoile une autre facette de sa personnalité musicale.

Après son association avec le batteur Corentin Rio et le succès en 2013 de « WaterBabies », son projet électro-jazz-groove qui a été lauréat du Tremplin Rézzo Focal Jazz à Vienne et dont le premier album « Inner Island » (Naïve) a été un succès, le pianiste Armel Dupas a sorti en 2015 son album « Upriver » chez Jazz Village.

Couverture de l'album "A Night Walk" d'Armel DupasDeux ans après, Armel Dupas présente sous son propre label son nouveau projet personnel, « A Night Walk » où il choisit de s’exprimer en trio électro-acoustique avec le batteur Mathieu Penot et le bassiste Kenny Ruby qu’il a rencontré durant une tournée auprès de Sandra Nkaké en 2011/12. Au piano et claviers, le leader intervient au chant sur un titre. Ses deux complices ne se contentent pas d’assurer leurs parties sur leurs instruments respectifs, ils pilotent à ses côtés les synthétiseurs analogiques très présents sur l’album.

Outre ses projets personnels, Armel Dupas a participé en 2014 à l’album « Ripples » de la chanteuse suédoise Sofie Sörman. Le pianiste a par ailleurs intégré depuis mai 2014 le groupe du contrebassiste Henri Texier « Sky Dancers » où le pianiste fait merveille. Par ailleurs il a mis ses talents de compositeur au service de réalisateurs de cinéma (Arnaud Desplechin, Michel Gondry, Olivier Jahan, Christophe Honoré). Armel Dupas est aussi partie prenante du nouveau groupe de David Linx « Chronicles » que  l’on ne saurait tarder d’évoquer.

« A Night Walk », un court métrage électroacoustique où le pianiste Armel Dupas déroule un scénario de huit titres enchaînés. Avec les trois musiciens on suit la marche d’un homme qui traverse la nuit. Le propos musical laisse affleurer le souci d’une recherche mélodique constante qui illumine les ténèbres nocturnes. Les textures varient et transposent en couleurs les ressentis et les émotions de l’homme.

« A Night Walk », piano acoustique caressant, clavier électrique plus acerbe, densité des nappes électroniques, lignes de basses réitératives, batterie pulsatile. Au gré du vent on traverse des paysages externes à moins que l’on ne plonge dans l’intériorité d’un individu en quête de lui-même. Tout se brouille, oasis de calme avec au loin des ondes échappées d’un monde où le rock progressif flirterait avec l’ambiant music.

 

Lauréat du dispositif d’accompagnement des jeunes musiciens, Jazz Migration #3, le trio d’Armel Dupas présente le répertoire de son album « Night Walk » le mardi 28 novembre 2017 à 20h à la Dynamo de Banlieues Bleues à Pantin. Quand l’actualité discographique est relayée sur les scènes, la musique éclate de bonheur ! A suivre plus largement l’actualité « concert » d’Armel Dupas.
Roberto Negro présente « Papier Ciseau »

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Francesco Bearzatti Tinissima 4tet signe « Zorro »…

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Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

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Clin d’œil à Brian Blade et The Fellowship Band

Clin d’œil à Brian Blade et The Fellowship Band

« Body and Shadow », doux moment entre ombre et lumière

Pour leur vingtième anniversaire, Brian Blade et The Fellowship Band proposent « Body and Shadow », un album méditatif entre ombre et lumière. Loin de toute prouesse, les douces brumes reposent et détendent. Un baume musical envoûtant.

pochette de l'album "Body and Shadow" de Brian Blade et The Fellowship BandPour leur cinquième album, « Body and Shadow » (Blue Note/Universal), Brian Blade et The Fellowship Band ne s’éloignent pas de leur zone de confort mais semblent se faire plaisir. En effet, le batteur Brian Blade et sa bande de copains proposent un album qui ne se prend pas la tête et ne prend guère de risques mais il serait dommage de se refuser une douce immersion dans des ambiances légères et planantes. Écoute zen et mode économie d’énergie.

Formé en 1997, le groupe Brian Blade et The Fellowship Band a publié un premier album éponyme en 1998. Leur cinquième opus, « Body and Shadow », sorti le 10 novembre 2017, réunit le leader de la bande, le batteur Brian Blade, le pianiste Jon Cowherd, le bassiste Chris Thomas, le saxophoniste ténor Melvin Butler le saxophoniste alto et clarinettiste Myron Walden et le guitariste Dave Devine venu rejoindre le groupe.

« Body and Shadow », entre folk planant et nappes de jazz, la musique s’écoule entre clarté et obscurité. Propice à la méditation, le flux des ondes sonores procure une écoute pacifiée qui contraste avec l’hyperactivité du monde.

Brian Blade et Jon Cowherd ont écrit, arrangé et produit les morceaux de l’album qui ont été enregistrés dans l’historique Théâtre Columbus à Providence (Rhode Island). Au-delà l’écriture, le processus de création collective a fonctionné et la connivence des musiciens a sans doute insufflé une cohésion globale à l’ambiance du disque, même si elle n’a pas dopé l’inventivité.

On se prend à préférer la version nocturne Body and Shadow à celle du matin que propose le groupe. Duality fait la part belle à la dynamique de groupe avec huit minutes qui permettent aux musiciens de s’exprimer pleinement et à Brian Blade de faire vraiment entendre ses talents de batteur accompli aux côtés d’un Jon Cowherd qui libère son inspiration.

Ouvert par Within Everything, un titre tout en douceur, l’album « Body and Shadow » se termine avec un Broken Legs Day empreint d’une belle énergie.

Roberto Negro présente « Papier Ciseau »

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Francesco Bearzatti Tinissima 4tet signe « Zorro »…

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Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

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A 75 ans, le pianiste Keith Jarrett sort un opus inédit intitulé « Live in Budapest ». Publié chez ECM, ce double album restitue la teneur d’un récital capté en 2016 au Béla Bartók National Concert Hall lors d’un récital donné dans la capitale hongroise. Une plongée dans le monde unique de Keith Jarrett devenu le maître absolu de l’improvisation en piano solo.

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« Jazz Loves Disney 2 », la magie des mélodies

« Jazz Loves Disney 2 », la magie des mélodies

A chacun son Disney au rythme du jazz

« Jazz Loves Disney 2 » annoncé pour le 10 novembre 2017 fait suite au premier volet paru en 2016. Les chansons des films de Disney sont comme des « madeleines » qui éveillent les souvenirs magiques d’images précieuses. Un casting international de voix renouvelle l’exercice avec gourmandise.

Pochette de l'album "Jazz Loves Disney 2"« Jazz Loves Disney 2 » (Verve/Universal) poursuit le premier volet « Jazz Loves Disney » paru en 2016 et ce deuxième album fait plus qu’exploiter un simple filon. Certes le catalogue des productions Disney est immense et le premier album est loin d’avoir épuisé ces mélodies inscrites dans la mémoire collective. Par ailleurs le vivier des chanteurs talentueux est vaste et l’éventail des voix est large. Le concept une mélodie Disney/une nouvelle voix demeure mais évolue. 

Ce nouvel enregistrement supervisé par Jay Newland est arrangé par Rob Mounsey et, l’on s’en réjouit, par The Amazing Keystone Big Band, avec l’Appassionato Orchestra dirigé par Mathieu Herzog pour les cordes.

On a tous en mémoire un dessin animé de Disney dont le souvenir revient dès les premières notes des mélodies qui ont accompagné les images. Évocation d’un moment de sa propre enfance, bonheur d’un temps partagé en famille qui ravive ces histoires magiques où l’on croit que tout est possible même l’impossible. « Jazz Loves Disney 2 » propose une promenade dans les mélodies de « La Belle et la Bête », « Blanche-Neige et les Sept Nains », « La petite Sirène », « Dumbo », « Cendrillon », les « Silly Symphonies », « Tarzan », « Mary Poppins » ou le plus récent « Zootopie ». Chacun devrait y trouver son bonheur.

Présent sur la plupart des plages, The Amazing Keystone Big Band conduit par David Enhco, prend les commandes du bateau à moteur. A l’écoute des 2’23 de Steamboat Willie on imagine Mickey sifflotant à la barre dans le dessin animé du même nom, le premier en son post-synchro et le premier vrai film avec Mickey et Minnie en vedette. Un moment de magie musicale.

Pur délice aussi que le calypso Under The Sea qu’interprète le prodigieux Jacob Collier, chanteur et multi-instrumentiste prodige. Une version chorale et percussive qui projette « La Petite Sirène » dans un jazz électrique et funky du meilleur cru qui n’est pas sans évoquer le monde d’un certain Al Jarreau. C’est craquant d’innovation.

C’est aussi un plaisir de retrouver l’éternel ado Jamie Cullum qui fait équipe avec un partenaire tout à fait improbable en la personne d’Eric Cantona. Le duo fait merveille. La voix de stentor de Cantona et celle plus acidulée de Cullum s’entendent à ravir pour théâtraliser Be Our Guest extrait de la « La Belle et la Bête » arrangé par Tom Richard. Les accompagnements sont somptueux, l’on se croirait à Broadway. Une superbe reprise qui devrait réunir tous les suffrages.

Le thème Beauty and The Beast de « La Belle et la Bête » est repris par Bebel Gilberto sur un rythme de bossa lente avec la guitare indolente de Romero Lubambo et des cordes de l’Appassionato Orchestra. Cette version réinvente le romantisme des versions déjà gravées par Céline Dion (1991) et Ariana Grande (2017). Une friandise pleine de fraîcheur.

George Benson se prête aussi au jeu et reprend You’ll Be In my Heart que chantait Phil Collins dans « Tarzan ». Plus de guitare que de voix et l’on ne s’en plaint pas. Laura Mvula interprète un Stay Awake un peu sirupeux que Julie Andrews avait pourtant su rendre magique dans « Mary Poppins ». Peut-être les versions les plus conventionnelles de l’album.

Thomas Dutrons chante When I See an Elephant Fly sur Jazz Loves Dinsney 2Chapeau bas à Thomas Dutronc pour sa version burlesque et entraînante de J’ai vu voler un éléphant de l’inoubliable « Dumbo ». Jazzy et tonique avec Rocky Gresset à la guitare et The Amazing Keystone Big Band qui orchestre la scène avec maestria. Des notes et du rire !

Au fil des pistes on découvre avec gourmandise la voix grave d’Imany sur One Day My Prince Will Come, celle d’Angelique Kidjo dans une version flamboyante et rythmique de Try Everything qui incite à la danse. Dans la pure tradition de Broadway, la jeune chanteuse belge Selah Sue interprète la romance de « Cendrillon » attendant le prince charment … un So This is Love  que n’aurait pas renié Marylyn. Madeleine Peyroux libère sa voix et propose une interprétation enjouée de The Golden Touch, extrait de l’une des soixante-quinze « Silly Symphonies », ces courts métrages de Disney parus entre 1929 et 1939.

Un album à partager et à faire découvrir pour retrouver de douces sensations enfantines.

 

Dans le cadre du Blue Note Festival, le samedi 18 novembre 2017, un concert exceptionnel « Jazz Loves Disney » est  présenté par André Manoukian à 20h30 à Paris, Salle Pleyel. Au programme sur scène, Imany, Hugh Coltman, China Moses, Myles Sanko, Raphaël Gualazzi, Sarah McKenzie. Quelques interprètes du premier album rejoignent Imany et The Amazing Keystone Big Band dirigé par Bastien Ballaz, Jon Boutellier, Fred Nardin et David Enhco.
Roberto Negro présente « Papier Ciseau »

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Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

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Clin d’œil à Christophe Monniot-Jeff Boudreaux-Rhoda Scott

Clin d’œil à Christophe Monniot-Jeff Boudreaux-Rhoda Scott

« Blanc Cassé »… à consommer sans modération !

« Christophe Monniot-Jeff Boudreaux-Rhoda Scott », un saxophoniste explorateur, un batteur infatigable et la Barefoot Lady de l’orgue Hammond. La réunion peut intriguer mais leur musique, celle de l’album « Blanc Cassé », explose d’énergie, de swing et de groove. Un cocktail vivifiant de modernité et de tradition.

la pochette de l'album "Blanc Cassé" avec Christophe Monniot-Jeff Boudreax-Rhoda Scott

©Jeff Humbert

La sortie de l’album « Blanc Cassé » (Plaza Mayor Company Ltd/EMI) annoncée pour le 10 novembre 2017 a de quoi réjouir tous les amateurs de musique. Enregistrée au « Triton » par Jacques Vivante et Florian Tirot, la musique de « Christophe Monniot-Jeff Boudreaux-Rhoda Scott » restitue une explosion d’allégresse teintée d’une nostalgie poétique et groovy.

Celles et ceux qui ont déjà goûté live la musique de « Christophe Monniot-Jeff Boudreaux-Rhoda Scott » se réjouissent sans doute encore plus de pouvoir s’y ressourcer de nouveau. On se souvient en effet de l’affiche du premier concert de la résidence de Christophe Monniot à l’AmphiJazz de Lyon, le 09 mars 2017, le « Soul Trio » qui réunit « Christophe Monniot-Jeff Boudreaux-Rhoda Scott ».

Dans la salle se sont mobilisés les inconditionnels de l’inventif saxophoniste tout autant que les fans de l’organiste et les curieux qui viennent écouter le batteur louisianais. Dès le premier morceau, le trio prodigue une musique qui met d’accord les tenants de tous les styles musicaux. Le concert déclenche un enthousiasme qui n’en finit pas de croître et les présents n’ont pas oublié cette soirée délirante. On en parle encore.

« Blanc Cassé » va combler les amoureux du swing, les accros du groove et les amateurs de musique impro car elle réunit ces grands courants mais comme tout bon cocktail, « Blanc Cassé » est plus goûteux que la somme de ses parties. En effet « Christophe Monniot-Jeff Boudreaux-Rhoda Scott » ont ajouté quelque notes d’élégance, de poésie, d’humour, de nostalgie, d’émotion et de folie. Une musique transgénérationnelle et nuancée qui réunit tradition et modernité. De la diversité naît tous les possibles. Du paroxysme émerge un univers prometteur.

« Blanc Cassé » c’est Christophe Monniot tel qu’en lui-même. Saxophoniste (alto et sopranino) et bidouilleur électronique de génie, virtuose, inventif, curieux, joueur et érudit. « Blanc Cassé » c’est aussi Jeff Boudreaux au drumming infatigable, funk en diable avec des breacks au cordeau et une réactivité sans pareille. « Blanc Cassé » c’est enfin le groove indémontable de Rhoda Scott dont le jeu virtuose chaleureux et sensible fait chanter son orgue Hammond.

Blanc Cassé, une ballade langoureuse en diable. Un blues tricoté par les trois musiciens complices. Le déchirant chant traditionnel Amazing Grace débute churchy pour se terminer dans des larsens d’une guitare hendrixienne surgie d’un saxophone et des enceintes de retour. Before Over une échappée libre poétique pleine d’espoir qui enchaîne avec une version éthérée du magnifique thème Over The Rainbow qui s’élève comme une valse lente vers les cieux lumineux de l’intemporel. Saxophone sopranino, orgue et balais, mailloches, cymbales et peaux colorent d’émotion un arc en ciel musical sensible

Mack The Knife ouvre l’album et donne le ton. Allègre et voltigeur, le saxophone attaque et passe la parole à l’orgue plein de rondeur tandis que la batterie garde le tempo sans faillir. Sur Chameleon la rythmique funky et intraitable du batteur s’allie à l’orgue pour soutenir la frénésie délirante du saxophone qui libère des sonorités bidouillées et aiguës qui saluent Herbie Hancock, l’auteur du thème. On retrouve le même groove sur la composition de Joe Zawinul, Mercy Mercy Mercy qui termine l’album. On saisit alors combien est grande l’écoute et la complicité des trois protagonistes qui interagissent jusqu’à une fin crisique qui donne envie que cela recommence. On se prend à hurler et à applaudir.

En cet automne chagrin à souhait, « Blanc Cassé » vraiment tombe à pic. Mieux qu’un vaccin, un élixir tonifiant !

Roberto Negro présente « Papier Ciseau »

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