Clin d’œil à Ichiro Onoe & « Miyabi »

Clin d’œil à Ichiro Onoe & « Miyabi »

Couleurs rythmiques raffinées

Sur l’album « Miyabi », le batteur Ichiro Onoe est entouré des trois musiciens déjà présents sur son premier opus « Wind Child ». Le quartet présente un répertoire tout en subtilité et en élégance. Il ouvre les portes d’un univers ancré dans la tradition du jazz et irradié de couleurs raffinées.

Couverture de l'album "Miyabi" de Ichiro OnoeSur son deuxième album « Miyabi » (Promise Land/Socadisc) sorti le 07 juin 2018, le batteur Ichiro Onoe se produit en quartet avec les trois musiciens déjà présents à ses côtés sur « Wind Child » sorti en 2014.

Avec le saxophoniste Geoffrey Secco, le pianiste Ludovic Allainmat et le contrebassiste Matyas Szandai, le leader présente un répertoire de sept titres de son cru dont certains ont été composés à l’origine pour des instruments traditionnels japonais (Shö, Hichiriki, tambour).

Natif de Tolyo, Ichiro Onoe a étudié la batterie au Berklee College de Boston et vit depuis de nombreuses années à Paris où il s’est produit aux côtés de Bruno Angelini, Ricky Ford, Chris Cheek, Manola Badrena, Andy Narell et bien d’autres.

Le batteur continue sa carrière de leader après celle de sideman qu’il a menée durant de nombreuses années auprès de personnalités du jazz comme Ron Carter ou de chanteuses/chanteurs tels que Yasuko Agawa (au Japon) ou Mina Agoss, Joe Lee Wilson ou Jane Birkin.

Les musiques de John Coltrane, Charles Mingus, Wheather Report ou Bob Mintzer constituent les références musicales revendiquées par Ichiro Onoe et perceptibles dans « Miyabi ». Le batteur propose néanmoins une musique très actuelle irisée de douces couleurs sans doute à porter au crédit de ses racines japonaises. Sur certaines plages, ses traits de baguette rapellent l’esthétique simple et de élégante des calligraphies asiatiques.

 Ichiro Onoe émaille les plages de brisures rythmiques. Son toucher très personnel s’apparente ainsi autant à des zébrures qu’à des caresses mais son jeu peut aussi évoquer la pulsation du rock comme sur le titre Life Pulse traversé d’une puissance certes domptée mais très efficace.

La composition Miyaby réserve des surprises et de beaux moments de lyrisme. Saxophone et piano évoquent le fantôme de Coltrane puis dessinent avec l’archet de la contrebasse des gravures japonaises nuancées avant d’explorer des univers très libres et repartir en contrepoint. Sur chaque paysage le batteur adapte son jeu et prodigue de nouvelles couleurs. Tout au long des douze minutes et treize secondes du morceau on demeure suspendu à l’écoute de cette musique qui se renouvelle sans cesse tout en conservant un subtil équilibre rythmique et mélodique.

On demeure sous le charme de Despite All empreint de mystère et de douce mélancolie. La sonorité à tour de rôle grave ou écorchée du saxophone ténor est exacerbée par les roulements des tambours, les caresses des cymbales ou les martèlements des fûts qui dialoguent avec le silence. Cette ballade d’une facture peu commune met en évidence le talent du batteur autant que celle de ses trois comparses.

Imprégnée de sérieuses influences bop ou hard bop la musique du batteur Ichiro Onoe sait aussi se parer de douceur et de retenue. L’album est habité par un swing indéniable impulsé par ce rythmicien dont le lyrisme élégant se pare de délicates nuances perceptibles de bout en bout des sept plages de « Miyabi ».

« Too Short » par Fabien Mary and The Vintage Orchestra

« Too Short » par Fabien Mary and The Vintage Orchestra

« Too Short », le premier album en big band de Fabien Mary réalisé avec The Vintage Orchestra est sorti le 28 mai 2021 sur le label jazz&people. Membre de l’orchestre depuis ses débuts, le trompettiste a composé et arrangé l’intégralité de la musique de ce disque. Répertoire original, couleurs chatoyantes, improvisations inspirées. Dix pièces inscrites dans la grande tradition du jazz orchestral. Du swing XXXL !

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Simon Bolzinger Trio – Jazz des cinq continents

Simon Bolzinger Trio – Jazz des cinq continents

Dans le cadre de Jazz des cinq continents, le pianiste Simon Bolzinger rend hommage en trio aux musiques du continent latino-américain, le 20 juin 2021 à 20h au Musée Provençal de Marseille. Son album « Ritmos Queridos » opère la fusion entre musiques traditionnelles d’Amérique du Sud et Jazz. Promesses d’un voyage musical épicé en Amérique du Sud.

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Jeremy Hababou revient avec « Nuances »

Jeremy Hababou revient avec « Nuances »

Une élégante poésie musicale

Le deuxième album de Jeremy Hababou porte vraiment bien son nom, « Nuances ». D’une facture épurée, mélodies et atmosphères explorent le registre des émotions. Élégantes et raffinées, les compositions du pianiste s’accordent avec la sobriété de son jeu. Une musique poétique, sensible et élégante.

Jereny Hababou revient avec "Nuances"Dans la continuité de son premier album « Run Away », Jeremy Hababou revient avec « Nuances » (Outnote/Outhere) sorti le 08 juin 2018. On retrouve l’élégance, la sensibilité et la sobriété déjà perceptibles dans sa musique de 2016.

Sur « Nuances » enregistré en mai 2017 par Gérard de Haro assisté d’Anaëlle Marsollier dans les studios de La Buissonne à Pernes-les-Fontaines, Jeremy Hababou se présente en trio avec Lukmil Perez à la batterie et Chris Jennings à la basse. Le pianiste invite aussi Stéphane Chausse (clarinette et clarinette basse) sur quatre titres et Jeremy Bruyère (contrebasse) sur trois morceaux.

Depuis « Run Away »…

Depuis ses débuts discographiques et après les rencontres musicales et humaines déjà évoquées dans la chronique « Run Away », le premier album de Jeremy Hababou, le pianiste a participé à la bande son du film « Tamara » réalisé par Alexandre Castagnetti, à celle de « Django » réalisé par Etienne Comar ainsi que celle de « La promesse de l’aube » réalisé par Eric Barbier.

Jeremy Hababou a cheminé aux côtés d’André Manoukian en qui il a trouvé un « coach » et aussi un partenaire complice puisqu’il leur arrive de se produire en concert en duo. Il convient aussi d’évoquer dans son entourage la présence d’un autre pianiste, Eric Legnini qui assure la direction musicale de son nouvel album « Nuances ».

Le monde sensible de « Nuances »

Des paysages musicaux de « Nuances » se dégage une dimension cinématographique indéniable. En effet, les atmosphères des neuf pistes possèdent une forte puissance suggestive. Chaque titre déclenche des impressions voire même des émotions qui évoluent plutôt dans le registre d’un romantisme bien tempéré avec des incursions dans le monde de la mélancolie et d’un univers aux teintes sépia.

Dans la plupart des climats musicaux règne une épure qui confine quelquefois au minimalisme. Malgré une esthétique dépouillée, le pianiste compositeur fait advenir des ambiances harmoniques et rythmiques plus coloristes qui demeurent malgré tout ancrées dans le monde sensible de cet artiste dont la maturité musicale se confirme.

Impressions musicales

La mélodie mélancolique de Tristesse incarne tout à fait le sentiment qu’évoque son titre. Une ballade épurée et sensible où l’archet de la contrebasse étire les notes en une lamentation que Satie n’aurait pas déniée.

Dans la même gamme de nuances, s’inscrivent les deux versions de Chanson d’Hiver. Dans le premier morceau la mélodie est chantée par la clarinette basse dont la sonorité très pure sied à cette romance délicate. L’accompagnement dépouillé et sobre du piano et de l’archet de la contrebasse accentue plus encore le climat hivernal du morceau. Le leader reprend le thème en piano solo et ses harmonisations accentuent le climat romantique du morceau.

Le piano ouvre en solo Le Penseur par une mélodie qui peut évoquer un songe calme débuté durant une nuit printanière sereine. La section rythmique presse ensuite le tempo et le vent se lève, l’intensité gagne le discours du piano qui laisse deviner la survenue d’une pensée plus dense et agitée. Le Désir qui ouvre l’album fait lui aussi coexister deux ambiances musicales qui s’enchaînent et adoptent un tempo différent. Le motif réitératif développé par le piano tranche avec celui plus pondéré que joue l’archet. A la toute fin ils s’entremêlent en bonne entente.

Au centre de l’album, Éclaircie donne à entendre une superbe embellie musicale. Ce titre permet au batteur de prendre un solo long et énergique sur un motif répétitif du piano qui se développe en expansion. Sur une ligne de contrebasse tendue le thème de Pantin est décliné à l’unisson par la clarinette et le piano puis survient un déséquilibre (très étudié) qui permet à la clarinette de se lancer dans un chorus voltigeur et de retrouver son équilibre sur les accords sécurisants d’un piano ludique.

Sur Chanson pour Anne, les envolées lyriques et aériennes de la clarinette illuminent la musique du trio comme un clin d’oeil ému fait à Anne Ducros. Le Chant Du Chameau est sans doute la composition qui se démarque le plus des autres par le style oriental de sa mélodie. La clarinette décolle en impro sur le tapis volant déroulé par le piano et la contrebasse mais la batterie a le dernier mot et marque la fin de la promenade à chameau.

Avec « Nuances » Jeremy Hababou confirme sa place parmi les plus talentueux musiciens de la scène jazz française. La sobriété de son jeu porte le sceau indéniable de la musique classique ce qui sied tout à fait à son écriture et aux climats qu’il instaure. Aucun bavardage n’entache cet album qui brille par ses climats nuancés et un art maîtrisé de l’épure.

« Too Short » par Fabien Mary and The Vintage Orchestra

« Too Short » par Fabien Mary and The Vintage Orchestra

« Too Short », le premier album en big band de Fabien Mary réalisé avec The Vintage Orchestra est sorti le 28 mai 2021 sur le label jazz&people. Membre de l’orchestre depuis ses débuts, le trompettiste a composé et arrangé l’intégralité de la musique de ce disque. Répertoire original, couleurs chatoyantes, improvisations inspirées. Dix pièces inscrites dans la grande tradition du jazz orchestral. Du swing XXXL !

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Simon Bolzinger Trio – Jazz des cinq continents

Simon Bolzinger Trio – Jazz des cinq continents

Dans le cadre de Jazz des cinq continents, le pianiste Simon Bolzinger rend hommage en trio aux musiques du continent latino-américain, le 20 juin 2021 à 20h au Musée Provençal de Marseille. Son album « Ritmos Queridos » opère la fusion entre musiques traditionnelles d’Amérique du Sud et Jazz. Promesses d’un voyage musical épicé en Amérique du Sud.

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« Fire », l’album enflammé de Dave Liebman

« Fire », l’album enflammé de Dave Liebman

Étincelles, flamme, cendres… une flambée infernale

« Fire » est le troisième album de la série que Dave Liebman consacre aux éléments naturels. Le casting de l’album est exceptionnel puisque le saxophoniste réunit autour de lui trois musiciens impliqués dans l’évolution du jazz et devenus des légendes, Jack DeJohnette, Dave Holland et Kenny Werner. Un jazz ardent et chaleureux dont le feu flamboyant étincelle et crépite.

Après « Water-Giver of Life » (1997) enregistré avec Pat Metheny, Billy Hart et Cecil McBee et « Air » (2011) gravé avec Walter Quintus, le saxophoniste Dave Liebman publie « Fire », le troisième album de sa série consacrée aux éléments naturels, sorti le 20 avril 2018 sous le label Jazzline.

Artiste innovant, Dave Liebman fait partie de ces figures qui ont contribué à l’histoire du jazz. Technicien émérite, il produit des performances volcaniques et fougueuses inscrites dans la mouvance post-coltranienne. Sa sensibilité et son sens de la musicalité lui permettent par ailleurs de prodiguer des musiques lyriques à la forte dimension émotionnelle.

Dave Liebman

Le saxophoniste Dave Liebman au festoval A Vaulx Jazz en 2015Après avoir eu comme professeurs Lennie Tristano (1963) et Charles Llyod (1964), Dave Liebman a fait partie des groupes d’Elvin Jones et de Miles Davis dans les années 70, Dave Liebman a mené une brillante carrière de leader et s’est aussi engagé dans la transmission de la musique qu’il pratique depuis les années 60.

Au fil des ans il a joué avec de nombreux musiciens parmi lesquels John Scofield, Richie Beirach, Bob Moses, Billy Hart, Chick Corea, Steve Grossman, Larry Coryell, Lenny White, Michael Brecker, Randy Brecker, Pee Wee Ellis, Joe Lovano, Ravi Coltrane mais aussi en Europe Joachim Kuhn, Daniel Humair, Paolo Fresu,  Michel Portal, Wolfgang Reisinger, Jean-Paul Celea, MArtial Solal et bien d’autres.Le saxophoniste Dave Liebman au Festival A Vaulx Jazz en 2015

Sa discographie compte parmi les plus imposantes des musiciens de jazz. Il a en effet participé à plus de 500 enregistrements dont environ 200 comme leader ou co-leader. Parmi ses nombreux groupes on peut citer le groupe Quest avec lequel il a enregistré sept albums mais peut noter aussi l’intérêt qu’il manifeste vis à vis de groupes tel l’Ensemble Intercontemporain de Paris. On sans doute parler de sa part d’un éclectisme musical qui lui permis de s’exprimer dans de nombreux idiomes, de la fusion au free passant par exemple par les arias de Puccini.

Dave Liebman s’est imposé dans le jazz comme un maître du saxophone soprano sur lequel il s’est forgé un style unique et inimitable qu’il développe sur des répertoires qui mêlent en général les expressions du passé, du présent et de demain.

« Fire »

Lorsqu’il évoque les éléments de la nature dans ses albums, Dave Liebman se réfère à la dualité qui se rapporte à chacun de ces éléments. Ainsi au feu, Fire, sont associés des éléments bénéfiques telles la chaleur et lumière et aussi le fait que le feu permette à l’homme d’améliorer sa subsistance. Couverture de l'album "Fire" de Dave LiebmanA contrario, le processus qui génère le feu est porteur de destruction. Les étincelles, Sparks, qui donnent naissance à des flammes, Flames, voire des brasiers pouvant se transformer en un enfer, Inferno, ravageur dont témoignent les cendres, Ashes.

Pour enregistrer l’album, Dave Liebman réunit quatre musiciens pointures du jazz le batteur Jack DeJohnette, le contrebassiste Dave Holland et le pianiste Kenny Werner. La relation du saxophoniste avec les deux premiers remonte à la fin des années 60 alors qu’il jouait avec Miles Davis. Il a rencontré Holland à Londres durant une tournée en Europe et DeJohnette à New-York durant des jam-sessions, tous deux ont rejoint ensuite l’orchestre de Miles Davis et au fil des ans sont devenus des références sur leur instrument respectif.

L’album « Fire » recrée les ambiances de cette musique de la fin des années 60 en incluant une forte dose de free jazz inspiré par la musique de Coltrane de l’époque de l’album « Ascension », cette époque où coexistaient free-jazz et jazz fusion. Sur le disque, six titres dont cinq composés par Dave Liebman et soixante-neuf minutes d’une musique aux climats contrastés. Les atmosphères oscillent entre des déchaînements furieux et passionnés et des moments plus contemplatifs et sereins, évocateurs tour à tour de cette dualité qui habite le feu.

Impressions musicales

Flash!, une séance d’improvisation collective donne le ton. Le saxophone ténor serpente et trace son chemin à travers un bouillonnement rythmique incessant puis le saxophone soprano émet des spirales incandescentes annonciatrices de flammes

Avec trente-deux minutes trente-cinq, Fire constitue le titre phare de l’album. On serait tenté de rejoindre le feu allumé et entretenu par les quatre musiciens pour partager leur musique enflammée.

Avec quelques notes ciselées le piano peint une mélodie onirique qu’accompagne la contrebasse portée par le tapis que les balais tissent sur la batterie. Le soprano s’insinue ensuite avec délicatesse et déroule avec lyrisme ses phrases musicales élastiques qu’il étire avant de laisser place à la contrebasse très libre dans son improvisation. Le ténor devenu rageur se manifeste avec véhémence sur les accords dissonants du pianiste. après un solo de la batterie qui combine rythmes binaires et ternaires. La plage se termine dans un étrange climat de sérénité créé par les sonorités vaporeuses du ténor et le piano apaisé.

En introduction de Sparks, la flute en bois, le piano, la batterie et la contrebasse créent une atmosphère méditative puis le saxophone soprano s’élance avant de laisser place à la contrebasse tellurique que frotte l’archet jusqu’à ce que tous les instruments conjuguent leur énergie pour faire jaillir les étincelles fatales

Des bourrasques sonores enflammées du ténor et des flammèches jaillies du piano sur Flames se dégagent une atmosphère incandescente. La batterie termine le morceau et introduit Inferno par un long solo continu qui va se prolonger alors que le soprano déclenche sa fureur inextinguible et entraîne le piano qui va se déchainer jusqu’à l’épuisement

Avec Ashes se termine l’album. Le titre dessine une oasis sonore dès les premières notes de la flute enchanteresse. Le ténor souffle ensuite une brume moelleuse. C’est un climat musical évanescent que font régner les quatre musiciens après avoir attisé le feu sur les cinq plages précédentes mais on sait bien que sous les cendres couve le feu  et pour ne pas l’oublier on peut réécouter l’album sans se lasser.

Sur « Fire », le jazz étincelle et éclaire de sa lumière les six plages de l’album. Des retours de flamme évocateurs de musiques historiques qui ont gagné en sérénité et en précision. Un feu de camp lumineux qu’entretiennent quatre compagnons complices, à moins qu’il ne s’agisse d’un incendie ravageur. A chacun(e) sa vision.  Une musique libre et inspirée, forte et sensible à la fois.

« Too Short » par Fabien Mary and The Vintage Orchestra

« Too Short » par Fabien Mary and The Vintage Orchestra

« Too Short », le premier album en big band de Fabien Mary réalisé avec The Vintage Orchestra est sorti le 28 mai 2021 sur le label jazz&people. Membre de l’orchestre depuis ses débuts, le trompettiste a composé et arrangé l’intégralité de la musique de ce disque. Répertoire original, couleurs chatoyantes, improvisations inspirées. Dix pièces inscrites dans la grande tradition du jazz orchestral. Du swing XXXL !

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Simon Bolzinger Trio – Jazz des cinq continents

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Dans le cadre de Jazz des cinq continents, le pianiste Simon Bolzinger rend hommage en trio aux musiques du continent latino-américain, le 20 juin 2021 à 20h au Musée Provençal de Marseille. Son album « Ritmos Queridos » opère la fusion entre musiques traditionnelles d’Amérique du Sud et Jazz. Promesses d’un voyage musical épicé en Amérique du Sud.

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Stephan Oliva… Cinéma Invisible

Stephan Oliva… Cinéma Invisible

Le Son devient BO Imag(inair)e

Stephan Oliva projette ses musiques sur l’écran imaginaire de « Cinéma Invisible », un album sorti le 02 mars 2018. En concert, le pianiste improvise à partir des mots proposés par le public et propose une BO inédite. Une expérience inédite à vivre le 09 juin 2018 à 18h à la MLIS de Villeurbanne.

Le concept de l’album « Cinéma Invisible » (Illusions Music)Couverture de l'album "Cinéma Invisible" de Stephan Oliva est pour le moins original. Philippe Ghielmetti, du label Illusions Music et Stéphane Oskeritzian proposent à Stephan Oliva de rentrer en studio, sans l’informer précisément de la teneur du projet, si ce n’est que cela a un vague rapport avec le cinéma. Après avoir enregistré « Ghosts of Bernard Herrmann » (2007), « Film Noir » (2011) et « Vaguement Godard » (2013), le pianiste cinéphile accepte la proposition des deux producteurs complices.

Au Studio La Buissonne de Pernes-les-Fontaines, Stephan Oliva s’installe devant le piano et répond par ses improvisations aux mots de la liste proposée par Philippe Ghielmetti et Stéphane Oskeritzian. Il s’agit de termes de pure technique cinématographique (travelling, arrière-plan, gros plan, flashback, hors-champ, …). Gérard de Haro recueille cinq heures d’enregistrements. Stéphane Oskeritzian en sélectionne des séquences et les monte.

Les plages suggèrent des images mystérieuses et envoûtantes. Ralenti suspend le temps, Champ-Contrechamp capte la lumière, Gros Plan génère le trouble, Flashback interroge, Arrêt sur Image inquiète, Split Screen libère le mouvement.

« Cinéma Invisible ». Un album de vingt-quatre plages d’improvisation qui portent les noms de termes techniques cinématographiques. Quarante-cinq minutes et trois secondes de climats et de rythmes variés. Une Bande Originale à s’approprier librement et à projeter en noir et blanc ou en couleurs sur l’écran imaginaire de chacun(e).

Stephan Oliva prolonge le jeu lors de concerts où le public incarne le rôle du réalisateur et dirige le concert, comme cela s’est déroulé en studio lors de l’enregistrement de « Cinéma Invisible ».

Dans le cadre de ses rendez-vous « Images et sons passages », la Maison du Livre et de l’Image de Villeurbanne convie les amateurs de musique et de cinéma le samedi 09 juin 2018 à 18h pour assister à une séance de « Cinéma Invisible » projeté par Stephan Oliva.

Les talents d’improvisateur de Stephan Oliva, son goût pour le septième art et sa sensibilité qui confine à la poésie laissent augurer un moment riche en promesses, surprises et découvertes.

 

« Too Short » par Fabien Mary and The Vintage Orchestra

« Too Short » par Fabien Mary and The Vintage Orchestra

« Too Short », le premier album en big band de Fabien Mary réalisé avec The Vintage Orchestra est sorti le 28 mai 2021 sur le label jazz&people. Membre de l’orchestre depuis ses débuts, le trompettiste a composé et arrangé l’intégralité de la musique de ce disque. Répertoire original, couleurs chatoyantes, improvisations inspirées. Dix pièces inscrites dans la grande tradition du jazz orchestral. Du swing XXXL !

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Simon Bolzinger Trio – Jazz des cinq continents

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Marcus Miller revient avec « Laid Black »

Marcus Miller revient avec « Laid Black »

Cool et groove pour le meilleur

Trois ans après « Afrodeezia », Marcus Miller revient avec « Laid Black », son nouvel album studio publié chez Blue Note Records. La star de la basse et ses invités explorent tous les horizons. Le généreux groove millerien traverse sans jamais faillir jazz-funk, gospel, R&B, soul et hip-hop. Rien d’innovant mais une valeur sûre à savourer simplement.

Couverture de l'album "Laid Black" de Marucs MillerCompositeur, producteur, arrangeur et instrumentiste, Marcus Miller n’a plus rien à prouver. Avec « Laid Black » annoncé pour le 01 juin 2018 chez Blue Note, Marcus Miller revient et signe un album inscrit dans la continuité du précédent « Afrodeezia ».

Il continue à imposer sa carrure aux confins du jazz et du funk. à la tête d’un groupe qui réunit d’incroyables jeunes talents et de nombreux invités de marque, Trombone Shorty, Selah Sue, Kirk Whalum, Take 6, Jonathan Butler.

Au sommet de son art depuis plus de trente ans Marcus Miller prend pourtant encore le temps d’enregistrer la vision musicale du monde qu’il perçoit aujourd’hui. En neuf titres, il brosse une synthèse parfaite des styles qui constituent le sous-bassement de sa musique, mélodies intemporelles et rythmique solide et imperturbable.

Avec son titre d’ouverture enregistré live, Trip Trap, « Laid Black » restitue l’écho des musiques urbaines qui transpirent un funk remuant. 7-T’s restitue lui aussi une ambiance supra funky à laquelle le tromboniste Trombone Shorty participe avec un bel entrain.

Du côté des reprises on trouve Que Sera Sera, le standard que reprend la chanteuse Selah Sue dans l’arrangement de Sly Stone. Le morceau se teinte d’accents soul exacerbés par l’orgue et les riffs orchestraux des cuivres. Sur Keep ‘Em Runnin, le bassiste invite un certain rappeur, Julian Miller… son fils.

Sublimity se distingue de l’ensemble des plages avec ses mélodies et ses séquences variées comme autant de contrastes lumineux et enchanteurs. On retrouve avec plaisir le saxophone alto d’Alex Hann et la trompette de Marquis Hill à l’unisson ainsi que le piano caressant de Brett Willams. La somptueuse basse et les cuivres échangent avec bonheur et tendresse sur un tissu rythmique tout en rondeur.

Déjà enregistré sur « Afrodeezia », le thème Preacher’s Kid se teinte cette fois d’une émotion perceptible. Marcus Miller dédie en effet ce morceau à son père récemment disparu. Son chant est porté par la clarinette basse qui est rejointe par l’ensemble vocal Take 6 et les saxophonistes Kirk Whalum et Alex Han pour un final gospélisant en diable.

On gage que les neuf titres « Black Laid » vont faire vibrer leur groove sur les scènes aux côtés de Tutu, Blast et autres grands succès de Marcus Miller.

 

Quelques rendez-vous se profilent pour écouter live la musique de Marcus Miller. Le 03 juillet 2018 à Jazz à Vienne,  le 08 juillet 2018 au Festival Django Reinhardt,  le 19 juillet 2018 à Jazz à Juan, le 20 juillet 2018 à Chambéry, le 27 juillet 2018 à Jazz en Baie le 30 juillet 2018 à Jazz in Marciac.
« Too Short » par Fabien Mary and The Vintage Orchestra

« Too Short » par Fabien Mary and The Vintage Orchestra

« Too Short », le premier album en big band de Fabien Mary réalisé avec The Vintage Orchestra est sorti le 28 mai 2021 sur le label jazz&people. Membre de l’orchestre depuis ses débuts, le trompettiste a composé et arrangé l’intégralité de la musique de ce disque. Répertoire original, couleurs chatoyantes, improvisations inspirées. Dix pièces inscrites dans la grande tradition du jazz orchestral. Du swing XXXL !

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Simon Bolzinger Trio – Jazz des cinq continents

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Clin d’œil à Fabrice Martinez & « Rebirth Reverse »

Clin d’œil à Fabrice Martinez & « Rebirth Reverse »

La complétude de “Rebirth Reverse”

Avec le soutien de l’ONJ Fabric, le trompettiste Fabrice Martinez annonce la sortie d’un double vinyle, « Rebirth Reverse ». Deux facettes d’un même groupe. Électrique ou acoustique, la musique est pourtant porteuse du même ADN harmonique. Réjouissant, étonnant et stimulant.

Pochette de l'album "Rbirth - Reverse" de Fabrice Martinet etChut!Non content du succès de « Rebirth » sorti en mai 2016, le trompettiste Fabrice Martinez, membre de l’ONJ d’Olivier Benoit, revient le 25 mai 2018 avec « Rebirth Reverse » (ONJ Records), un double vinyle où chaque titre est décliné en deux versions que tout semble opposer à la première écoute.

A la tête du quartet Chut! composé de Fred Escoffier (piano), Bruno Chevillon (contrebasse) et Eric Echampard (batterie), Fabrice Martinez dévoile « Reverse », une facette en miroir inversé de « Rebirth ».

Le propos en miroir de ces deux opus interpelle autant qu’il ravit. Rétro-électrique et groovy pour l’un, intemporel et acoustique pour l’autre. Le très électrique « Rebirth », a été re-masterisé pour s’adapter aux sillons du vinyle et restituer la chaleur de l’analogique alors que « Reverse », nouveau et  acoustique, a bénéficié d’un enregistrement en direct dans une chapelle.

Fabrice Martinez et Chut! proposent donc deux faces inversées du même monde en déclinant deux versions d’un répertoire commun. Si l’esthétique des deux opus diffère, la musique est pourtant indubitablement porteuse du même ADN harmonique. C’est d’ailleurs cette fondation harmonique qui tend un pont entre ces deux musiques-sœurs. L’une très rythmique, marquée par l’esthétique électro et rétro des années 70, l’autre aérienne, inscrite dans la grande tradition des musiques improvisées européennes.

« Rebirth » exacerbe les rythmes, concentre les intensités et valorise l’énergie. « Reverse » inverse le processus, étire les silences et caresse les mélodies, explore l’espace sonore et tend des voiles. Le premier incite au mouvement et le second à la rêverie mais l’inventivité habite les deux mondes tout autant porteurs de contrastes et de nuances.

« Reverse » théâtralise la musique qu’il projette sur une scène où s’invitent en contre-jour des traces contrapuntiques fugaces, des réminiscences du monde de Nino Rota, des résurgences de la musique européenne classique du XIXème siècle qui émargeraient du côté de Ravel ou des embardées plus contemporaines et telluriques.

Le trompettiste Fabrice MartinezSur « Reverse » Fabrice Martinez s’exprime exclusivement au bugle. Son jeu lumineux ravit l’oreille par la précision de son  articulation, son originalité et des prises de risques inouïes. On re-découvre avec plaisir l’exploration réussie du clavier qu’entreprend Fred Escoffier loin des climats électrifiés

Les phrasés élégants de Bruno Chevillon s’accommodent très bien des atmosphères contemporaines, lyriques ou romantico-oniriques. Le toucher coloriste d’Eric Echampard sied aux ambiances réverbérées, crée une impression feutrée d’intimité mais prodigue un soutien solide aux solistes. Au fil des plages aériennes de « Reverse », Bruno Chevillon et Eric Echampard constituent une paire rythmique à la réactivité extrême.

De fait « Rebirth » et « Reverse » ne sont pas en opposition. Tous deux se complètent plus qu’ils ne s’opposent. Les musiciens explorent deux faces du même monde. L’une inscrite dans un monde électrique, l’autre dans un univers acoustique aux sons aériens. Il fait bon choisir entre les versions miroirs des titres en fonction des envies et des moments.

 
Le lundi 28 mai 2018 à 20h30, la Dynamo de Banlieues Bleues et le label ONJ Records fêtent à Pantin les quatre ans d’existence du label et la sortie du double album vinyle « Rebirth reverse ». C’est l’occasion de retrouver sur scène Fabrice MartinezFred Escoffier, Bruno Chevillon et Eric Echampard.
« Too Short » par Fabien Mary and The Vintage Orchestra

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