Thierry Péala et Verioca Lherm célèbrent Tania Maria

Thierry Péala et Verioca Lherm célèbrent Tania Maria

« a Tania Maria Journey »

Pour leur premier album en duo, Thierry PĂ©ala et Verioca Lherm revisitent avec brio l’œuvre de la grande pianiste, compositrice et chanteuse brĂ©silienne Tania Maria. Sur « a Tania Maria Journey », les deux complices font respirer les musiques qu’ils ornent de dĂ©licatesse et interprètent avec une ferveur perceptible. Avec grand naturel, ils signent une performance tout Ă  fait rĂ©ussie. Un disque festif et pĂ©tillant oĂą les improvisations ont la part belle !

Le dĂ©fi Ă©tait de taille… transposer Ă  la guitare et Ă  deux voix, la musique Ă©nergique de Tania Maria. Thierry PĂ©ala et Verioca Lherm ont rĂ©ussi cet exercice de style de brillante manière sur « a Tania Maria Journey » (Edyson Productions/InOuĂŻe distribution), un opus entièrement auto produit dont la sortie est attendue le 16 avril 2021.

L’album rend un bel hommage Ă  quelques-unes des plus fameuses compositions de la pianiste, compositrice et chanteuse brĂ©silienne Tania Maria. Sur six titres, la musique se pare des interventions magiques du percussionniste Edmundo Carneiro, le compagnon de route de Tania durant plus de 25 ans.

Tania Maria elle-mĂŞme a dĂ©jĂ  saluĂ© l’album : « Votre interprĂ©tation absolument neuve, m’a rendu très heureuse. Muito Obrigada ».

Thierry Peala et Verioca Lherm

Thierry PĂ©ala admire et Ă©coute Tania Maria depuis son adolescence durant laquelle la musique de la musicienne brĂ©silienne faisait partie de sa vie. C’est aussi Tania Maria qui est Ă  l’origine de la passion de Verioca Lherm pour la musique brĂ©silienne. Son prĂ©nom de scène, Verioca, rĂ©sulte de la contraction Ver, les trois premières lettres de son prĂ©nom français et la terminaison de Carioca, le nom des habitants de Rio de Janeiro.

Le duo Thierry PĂ©ala et Verioca Lherm a vingt ans d’existence.

Olympia le 5 février 2001

C’est dans une petite histoire que s’enracine l’enregistrement de l’album « a Tania Maria Journey ».

En effet, il y a 20 ans, Thierry PĂ©ala et Verioca Lherm dĂ©fendaient au mĂŞme moment la sortie de leurs premiers albums respectifs : « Brasileira de coração » en solo pour Verioca et « Inner Traces, a Kenny Wheeler songbook » (NaĂŻve) pour Thierry PĂ©ala. Les deux projets Ă©taient en lice pour faire la première partie de Tania Maria Ă  l’Olympia le 05 fĂ©vrier 2001. Pour finir, c’est Verioca Lherm qui est pressentie pour faire l’ouverture. Dans les coulisses de cette soirĂ©e, le chanteur et la guitariste chanteuse se rencontrent et deviennent contre toute attente, les meilleurs amis du monde. Ils Ă©changent et rĂ©alisent que chacun d’entre eux possède toute la discographie de Tania Maria. Commence alors pour ces deux frères et sĹ“urs de musique une collaboration guitare/voix(x) autour des musiques de Toninho Horta, Edu Lobo, Djavan, FilĂł … en incluant au fil des annĂ©es de plus en plus de compositions de Tania Maria.

L’album « a Tania Maria Journey »

visuel de l'album A Tania Maria journey deThierry Peala et Verioca Lherm20 ans plus tard, Thierry PĂ©ala et Verioca Lherm dĂ©cident d’entrer en studio pour cĂ©lĂ©brer ce parcours et la musique de Tania. Ils choisissent 13 des titres les plus emblĂ©matiques de la pianiste et les rĂ©arrangent pour 2 voix et guitare. Sur 6 titres le duo est augmentĂ© de la prĂ©sence magique du percussionniste Edmundo Carneiro, compagnon de route de Tania Maria depuis plus de 25 ans. Le musicien a encouragĂ© le duo Ă  interprĂ©ter la musique de la pianiste Ă  leur façon.

Le pari Ă©tait grand. D’une part, transposer Ă  la guitare la musique organique de Tania Maria qui exprime simultanĂ©ment au piano et Ă  la voix ses idĂ©es musicales et d’autre part, apporter une touche personnelle sans trahir l’esprit de la compositrice et interprète. Ainsi, pour cet enregistrement, Verioca Lherm a empruntĂ© sur certains morceaux une esthĂ©tique proche de celle de JoĂŁo Bosco et pour le reste, le duo a laissĂ©, comme sur scène, une grande place Ă  la spontanĂ©itĂ©, Ă  leur entente très naturelle et au plaisir des improvisations vocales partagĂ©es.

Voyage autour des compositions de Tania Maria

L’album ouvre avec une version vivifiante de Sangria oĂą les deux voix entremĂŞlent leurs onomatopĂ©es singulières et plongent le titre dans un univers chaleureux oĂą les percussions d’Edmundo Carneiro ponctuent le tempo. 4’32 de partage et de communion. Sur le titre suivant, Lennon Cuica, que l’on retrouve sur l’album « Piquant » (1981) de Tania Maria, les vocalistes poursuivent le voyage Ă  deux. Après une superbe introduction de Thierry PĂ©ala, le chant profond de Verioca Lherm le rejoint. Les deux voix se font instruments et groovent avec bonheur.

Sur l’introduction de 210 West, les chants fusionnent sur un tempo de ballade puis la guitare intervient et les deux complices entonnent avec ferveur et subtilitĂ© la mĂ©lodie, accompagnĂ©s des percussions d’Edmundo Carneiro. Plus loin, le duo chante Ă  l’unisson et avec le percussionniste, ils donnent une version très personnelle du titre Intimadade enregistrĂ© par Tania Maria en 2005 chez Blue Note.

L’Ă©tape suivante du voyage permet de dĂ©couvrir une version singulière du titre It’s only Love enregistrĂ© en big band par Tania Maria sur l’album « Forbidden Colors » (1988). Thierry PĂ©ala chante la mĂ©lodie en anglais et utilise le one finger piano pour soutenir son propos alors que Verioca Lherm l’accompagne de ses percussions vocales. Dynamique et dĂ©licieux Ă  la fois.

En Ă©cho Ă  la version de l’album « Bela Vista » (1990), le duo offre une relecture enchanteresse de Match Box, toute en onomatopĂ©es subtiles. Inspiration et sensibilitĂ© sont au diapason. C’est ensuite Yatra-ta que les vocalistes transfigurent avec audace et fantaisie. Leur conversation Ă  la fois dĂ©licate et puissante rĂ©sonne comme une performance Ă©tonnante. Au mitan de l’album, ce titre Ă©blouit autant qu’il ravit.

Le sourdo et la guitare lumineuse cheminent de concert avec Thierry PĂ©ala. Tel un Ă©lĂ©gant crooner Ă  la voix caressante, il chante en anglais, la ballade Nega enregistrĂ©e par Tania Maria sur « Come with Me ». Le voyage se poursuit avec Encanto Meu. La voix ouatĂ©e de Verioca Lherm impulse le balanço comme une vraie carioca sur ce thème gravĂ© par Tania Maria sur « Bela Vista » (1990). Le jeu de guitare brillant est soutenu par celui tout en nuances du percussionniste, alors que le chant moelleux de Thierry PĂ©ala apporte une douceur infinie.

Plus tard, le duo restitue une version brillante de Seu Dia Vai Chegar enregistrĂ© par Tania Maria sur l’album « Tania Maria » Live (« 1989). Verioca Lherm explore toute l’Ă©tendue des rythmes brĂ©siliens Ă  la guitare. De sa voix chaude et sensuelle Ă©mane l’âme du BrĂ©sil et avec les contrechants de Thierry PĂ©ala, ce titre reprĂ©sente un vĂ©ritable remède Ă  la saudade. En parfaite osmose, les deux vocalistes interprètent alors une version allègre de Tranquillity gravĂ© par Tania Maria sur « Taurus » (1981). Ce samba vibre de leurs onomatopĂ©es exaltĂ©es et inspirĂ©es. Le duo poursuit avec Marguerita qui sert de tremplin Ă  leurs voix dont la connivence est toujours perceptible. Leurs chants s’harmonisent, se conjuguent, s’enchevĂŞtrent avec dĂ©licatesse et Ă©changent en Ă©quilibre parfait… Ils prennent le temps qu’il faut pour attendre le temps

Pour Funky Tamborim, le dernier titre de l’album, Edmundo Carneiro et ses percussions rejoignent Thierry PĂ©ala et Verioca Lherm. Le duo vocal canalise l’Ă©nergie de ce thème. Leur dialogue fusionnel et endiablĂ© exulte sur un tempo funky qui invite Ă  une danse jubilatoire… et il nous revient le souvenir des concerts de Tania Maria oĂą le public terminait en transe sur ce thème que la pianiste transformait en hymne Ă  la joie.

« a Tania Maria Journey »… un voyage autour des compositions de l’icĂ´ne du jazz brĂ©silien, Tania Maria, avec deux voix, celles de Thierry PĂ©ala et Verioca Lherm, une guitare tenue par Verioca Lherm, des percussions jouĂ©es par le percussionniste Edmundo Carneiro.

Monty Alexander présente « D-Day »

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« Quartier Latin, Jazz Club du Rhône »

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Clin d’Ĺ“il Ă  Ismail Sentissi Trio & « Genoma »

Clin d’Ĺ“il Ă  Ismail Sentissi Trio & « Genoma »

Escapade musicale onirique

Premier album d’Ismail Sentissi, « Genoma » invite Ă  suivre le pianiste et son trio au fil d’un voyage instrumental en douze Ă©tapes. Harmonies jazz et polyrythmies croisent blues et musiques traditionnelles marocaines. Il en ressort un album attachant oĂą les mĂ©lodies balisent une escapade musicale onirique.

Pianiste et compositeur, Ismail Sensini explore les terres de sa mĂ©moire en trio avec le contrebassiste Maurizio Congiu et le batteur Cedrick Bec. Construites autour de mĂ©lodies simples, les musiques de « Genoma » restituent des paysages envoĂ»tants. Produit par Jazz Family, l’album est annoncĂ© pour le 16 avril 2021.

« Mes morceaux sont des histoires qui me tiennent à cœur. Je ne me considère pas comme leur créateur, mais plutôt comme un humble conteur. Ces histoires racontent la vie, avec toutes ses surprises, sa beauté, et aussi les difficultés qu’elle nous réserve. Tout commence par une mélodie. Lorsque je trouve une mélodie qui me déchire le cœur, ou me fait sauter de joie, alors là je peux commencer un morceau. » Ismail Sentissi

Ismail Sentissi

NĂ© en 1986 Ă  Casablanca (Maroc), Ismail Sentissi a Ă©tĂ© bercĂ© dès son plus jeune âge par les musiques traditionnelles, par les rythmes des percussions et des tambours. Adolescent, il apprend seul le piano puis la guitare et commence Ă  composer. Après des Ă©tudes d’ingĂ©nierie Ă  Paris il entreprend une carrière dans le dĂ©veloppement international mais continue Ă  composer, puisant son inspiration dans une grande diversitĂ© de genres qui comptent pour lui comme le jazz (EST, Avishai Cohen, Bojan Z, Majid Bekkas, Hadouk) et les Musiques du Monde (Ali Farka Toure, Feka Kuti).

Genoma veut dire génome en italien. Le génome, c’est notre patrimoine génétique. Et c’est probablement l’une des seules choses écrites à l’avance quand on commence une vie. Le reste va être une succession d’expériences, rythmées, douces, explosives, simplement joyeuses, attendrissantes. Il y aura des heures sombres et des éclaircies. Et quoi qu’il arrive, il y aura des choses qui ne changeront pas. » Ismail Sentissi

A travers les douze morceaux de « Genoma », le musicien explore ce que l’on est tentĂ© de nommer son patrimoine musical inscrit entre musiques traditionnelles marocaines, musiques du Monde, blues et jazz. Les douze tableaux transportent l’oreille dans des paysages aux couleurs variĂ©es.

Les douze histoires de « Genoma »

La douce mĂ©lodie de Vent sourd tisse une mĂ©lodie charmeuse et charmante Ă  la fois, dĂ©but du voyage initiatique auquel invite le pianiste et son trio. Plus loin, après une introduction paisible, la mĂ©lodie de Semelle de plomb se transforme en une danse fougueuse et l’on se prend Ă  rĂŞver Ă  la lĂ©gèretĂ© des derviches qui tournent sans fin. Les notes du piano chantent une mĂ©lopĂ©e orientale rĂ©itĂ©rative qui transforme Silence d’Oumma en une imploration spirituelle que prolonge le chorus de contrebasse. Après avoir menĂ© un accompagnement Ă©voquant les rythmes des qraqeb, la batterie termine le morceau dans une explosion frĂ©nĂ©tique.

Exit le trio, le piano joue solo sur Tuktuk dont la mĂ©lodie attendrissante alterne avec des phrasĂ©s percussifs et, comme Ă  l’arrière d’un pousse-pousse, l’on dĂ©couvre un paysage urbain oĂą se disputent agitation et sĂ©rĂ©nitĂ©. Sur Genoma, le piano revient en trio. Après avoir dĂ©butĂ© sur un mode confidentiel, le thème se rĂ©pète Ă  l’envi. Le phrasĂ© percussif du piano, le thème rĂ©itĂ©ratif et les syncopes rythmiques ne sont pas sans rappeler l’univers du contrebassiste Avishai Cohen.

Douce rĂŞverie, Flocon opère comme une virgule qui suspend le temps. Le songe se prolonge par un voyage dans les paysages que parcourt Ethiopique, entre calme et voluptĂ©. De nouveau seul, le piano  fait sonner In Other Wise comme un interlude introspectif, comme une respiration intĂ©rieure. Le tempo se muscle sur Cafouillages oĂą piano volubile et section rythmique Ă©nergique regardent du cĂ´tĂ© du rock. On continue ensuite le voyage avec le trio en direction de Ait Tamejjout. Après un dĂ©but d’ascension calme et poĂ©tique, on gravit les montagnes du Haut-Atlas, soutenu par la ferveur rythmique du trio. Le jeu du piano et celui de la contrebasse deviennent enflammĂ©s et enivrants.

Plus loin, le piano aux couleurs modales transforme Aniss en un blues spirituel et nostalgique. IntitulĂ© Absence, le dernier morceau de l’album se dĂ©veloppe en trois mouvements. Après un dĂ©but Ă©vasif oĂą les mailloches rĂ©pondent Ă  quelques notes du clavier, le piano reprend, soutenu par de lĂ©gères percussions et rejoint par la contrebasse. De cette atmosphère en quasi-apesanteur Ă©merge une mĂ©lodie mĂ©lancolique Ă  laquelle succède un long silence qui se rĂ©sout par une reprise du piano. Il convoque cymbales et ligne de basse … et le trio fĂŞte ses retrouvailles et la fin du voyage.

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Edward Perraud signe « Hors Temps »

Edward Perraud signe « Hors Temps »

Évasion poétique et fluidité musicale

Trois ans après « Espaces », le batteur, percussionniste et compositeur Edward Perraud revient avec le captivant « Hors Temps » (Label Bleu /L’Autre Distribution). En trio avec le pianiste Bruno Angelini et le contrebassiste Arnault Cuisinier, il projette sa musique vers demain, loin des contraintes du temps. Un album comme une Ă©vasion poĂ©tique qui s’Ă©lève avec fluiditĂ© jusqu’au firmament.

Sorti le 02 avril 2021, « Hors Temps » (Label Bleu /L’Autre Distribution) a Ă©tĂ© enregistrĂ© du 02 au 12 septembre 2020, dans le Studio Gil Evans de la Maison de la Culture d’Amiens. Avec Bruno Angelini au piano et Arnault Cuisinier Ă  la contrebasse, le batteur poète Edward Perraud convie le trompettiste Erik Truffaz sur deux titres.

En neuf escales, la musique transporte l’oreille dans des contrĂ©es oĂą la musique suspend le temps.

« Hors temps » …

visuel de l'album Hors temps de Edward PerraudCertes le titre pourrait paraĂ®tre paradoxal pour un batteur, mais Edward Perraud n’est pas seulement un batteur. Le musicien est aussi rĂŞveur et inventeur car il faut l’ĂŞtre pour vouloir libĂ©rer la musique, tenter de l’extraire de la temporalitĂ©, imaginer « d’arrĂŞter le temps, figer l’espace », de « partir, de s’Ă©chapper en restant vivant ». Un peu comme s’il envisageait la musique comme une monture Ă  chevaucher pour s’Ă©vader « N’importe oĂą ! n’importe oĂą ! pourvu que ce soit hors de ce monde ! » comme l’Ă©crivait Charles Baudelaire dans « Petits poèmes en prose, Les paradis artificiels ».

Tel un photographe, le musicien poète ouvre les horizons de son album avec un visuel oĂą les eaux de l’ocĂ©an et les nuages du ciel adoptent la verticale, loin des contraintes de la gravitĂ©.

« Voici comment je m’imaginais, avec mes mots, la musique que je souhaitais inventer : composer une musique à fleur de peau, méta sensuelle, une musique d’amour éternel, infini, un amour que l’on ressent au cœur de la nature et de l’art des humains, sans pour autant toujours en comprendre les sources. » Edward Perraud

Edward Perraud

Percussionniste, batteur, compositeur, improvisateur

Avec Ă  son actif plus d’une cinquantaine de disques, Edward Perraud s’est exprimĂ© avec de nombreux musiciens des scènes europĂ©ennes et amĂ©ricaines. Il a jouĂ© au sein de nombreux groupes, en duo avec Elise Caron, avec le bassiste Frederick Galliay dans BIG, avec Philippe Torreton pour le spectacle « Mec » en hommage Ă  Allain Leprest, en quartet avec le « Synaesthetic Trip » qui rĂ©unit autour de lui Benoit Delbecq, Bart Maris et Arnault Cuisinier, en quintet avec « Hubbub », sextet avec le Supersonic de Thomas de Pourquery.

Outre dans le groupe europĂ©en « Das Kapital » oĂą le batteur est entourĂ© du guitariste Hasse Poulsen et du saxophoniste Daniel Erdmann, il s’est aussi exprimĂ© en trio avec le contrebassiste Bruno Chevillon et le pianiste Paul Lay sur le superbe « Espaces » (Label Bleu/L’Autre Distribution) sorti en 2018. Sur l’album « Hors Temps » (Label Bleu /L’Autre Distribution), Edward Perraud est entourĂ© du pianiste Bruno Angelini et du contrebassiste Arnault Cuisinier et invite le trompettiste Erik Truffaz sur deux titres.

Créateur de Label

En 2005, il a créé son propre label « Quark-Records » qui compte aujourd’hui plus d’une vingtaine d’albums. C’est d’ailleurs avec l’album Supersonic « Plays Sun Ra » de Thomas de Pourquery qu’il obtient le prix de l’album de Jazz de l’annĂ©e 2014 aux Victoires de la musique.

Evasion en neuf escales

Tour Ă  tour Ă©nergique ou pleine de retenue, la musique joue avec l’Ă©nergie et se dĂ©ploie dans une bulle protĂ©gĂ©e des contraintes du temps et de l’espace. Vivante, elle conjugue la libertĂ© loin des chapelles musicales formatĂ©es, dĂ©joue les conventions, se structure et s’organise, lĂ©vite et glisse, invente et invite au voyage.

L’album ouvre avec le mĂ©ditatif Hors sol. Après une ligne mĂ©lodique jouĂ©e au piano comme en suspension, se profile un climat lunaire bercĂ© par le feuilletage des balais et les larmes de la contrebasse. Ce thème pointilliste en trois mouvements prend au fil du temps une dimension spatiale.

InspirĂ© par l’astre des poètes, le trio brosse alors un univers poĂ©tique Ă©trange parcouru de tensions frĂ©nĂ©tiques. Chien lune permet de goĂ»ter Ă  l’éclectisme rythmique et mĂ©lodique du leader. Avec Hors piste, changement de dĂ©cor musical. Après un motif enivrant qui procure une sensation de glissement sur les rythmes de J.S. Bach, le piano privilĂ©gie la facette aĂ©rienne de son style puis orne son propos cristallin et ses notes choisies de constructions harmoniques mystĂ©rieuses. Les ponctuations de la batterie impressionnent par la diversitĂ© de ses accentuations et sa spontanĂ©itĂ© alors que la contrebasse sĂ©duit par son exploration aventureuse puis par son jeu d’archet sensible.

Plus loin, sur Flower of skin, la trompette d’Erik Truffaz gĂ©nère une atmosphère Ă©thĂ©rĂ©e. Comme un chant intemporel, la musique entre en lĂ©vitation. On s’abandonne et l’on flotte en apesanteur.

Fer de lance permet ensuite de saisir la parfaite alchimie du trio. Sur un motif rĂ©itĂ©ratif de contrebasse, piano et batterie croisent les lignes au fil d’un Ă©change stimulant. En osmose avec le son grave de la contrebasse et le piano expressif, la batterie accentue le tempo du très libre Hors la loi.

La trompette rejoint le trio sur Neguentropie. Si sur ce titre, sa sonoritĂ© se fait plus incisive, la connivence entre les quatre musiciens n’en est pas moins grande. VĂ©ritable concentrĂ© d’Ă©lĂ©gance, le titre fait alterner climat Ă©nigmatique et Ă©nergique chevauchĂ©e. D’emblĂ©e, Edukation interpelle par son propos contemporain et ses brisures de rythme. Avec une grande libertĂ©, le collectif batterie-piano-contrebasse dĂ©veloppe une musique aux accents jubilatoires.

L’opus se termine avec l’envoĂ»tant Firmanent… mĂ©lancolie rĂŞveuse du piano, vibrations sensibles des peaux et cymbales, sonoritĂ©s graves de la contrebasse… dernière Ă©tape de cette salvatrice Ă©vasion poĂ©tique hors du temps qui aide Ă  s’abstraire des contingences matĂ©rielles du quotidien.


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Stefano Di Battista crĂ©e l’Ă©vènement avec « Morricone Stories »

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Lyrisme, flamboyance et virtuosité

​Le saxophoniste Stefano Di Battista revient sur le devant de la scène avec « Morricone Stories », un projet dĂ©diĂ© Ă  son compatriote Ennio Morricone. En quartet, il rend hommage Ă  l’un des plus grands auteurs de musiques de film. L’opus propose quelques thèmes devenus lĂ©gendaires et d’autres plus confidentiels, avec, en prime, une composition inĂ©dite que le Maestro Morricone a offert Ă  Stefano di Battista. Avec talent, l’altiste s’empare des thèmes du compositeur et les restitue avec lyrisme, flamboyance et virtuositĂ©.

visuel de l'album Morricone Stories de Stefano Di BattistaDans la liste des hommages Ă  Ennio Morricone, après « Play Morricone 1 » (2001) et « Play Morricone 2 » (2002) enregistrĂ©s par Enrico Pieranunzi avec Joey Baron et Marc Johnson, après  la compilation « Morricone Segreto » (Decca/Cam Sugar) et « More Morricone » (BonsaĂŻ Music/L’Autre Distribution/Idol) de Ferrucio Spinetti et Giovanni Ceccarelli parus en 2020, c’est au tour du saxophoniste alto Stefano Di Battista de saluer en 2021 la mĂ©moire du grand compositeur et arrangeur Ennio Morricone disparu le 6 juillet 2020. Pour son projet « Morricone Stories » Ă  sortir le 02 avril 2021 chez Warner Music, l’altiste a rĂ©uni AndrĂ© Ceccarelli Ă  la batterie, Fred Nardin au piano et Daniele Sorrentino Ă  la contrebasse.

Avec ce groupe de haute volĂ©e, il rĂ©interprète de cĂ©lèbres thèmes gravĂ©s dans l’inconscient collectif, comme ceux des films de Sergio Leone mais aussi d’autres moins connus (Veruschka, La cosa buffa…) du compositeur Ennio Morricone (1928-2020). L’album recèle aussi un thème inĂ©dit intitulĂ© Flora, offert par le Maestro au saxophoniste, en hommage Ă  sa fille.

« Morricone Stories », une plongée délicieuse au cœur de la musique du Maestro Ennio Morricone.

Stefano Di Battista

De Rome Ă  Paris

Parmi ses influences, le saxophoniste romain Stefano Di Battista compte entre autres musiciens, les altistes Art Pepper et Cannonball Adderley. Après sa rencontre avec le saxophoniste alto Massimo Urbani (1957-1993) qui devient son mentor, il s’oriente vers le jazz. Il s’installe ensuite Ă  Paris et participe aux groupes du batteur Aldo Romano puis, avec Flavio Boltro (trompette, bugle) il intègre l’Orchestre National de Jazz sous la direction du chef d’orchestre Laurent Cugny (1994-1997).

De nombreux albums

S’il joue beaucoup en France, il conserve alors aussi des liens Ă©troits avec la communautĂ© jazz italienne et enregistre avec nombre de ses compatriotes parmi lesquels entre autres, le trompettiste Enrico Rava (1996), la pianiste Rita Marcotulli sur « The Woman Next Door » (1998), le saxophoniste Daniele Scannapieco (2003) et le contrebassiste Dario Rosciglione (2004).

Après avoir enregistré avec Flavio Boltro « Volare » sorti en 1997 chez Label Bleu, il grave ensuite plusieurs albums chez Blue Note, « A Prima vista » (1998 ), « Stefano Di Battista » (2000), « Round About Roma » (2002) avec à ses côtés, le pianiste Belge Éric Legnini, le batteur français André Ceccarelli et le bassiste italien Rosario Bonaccorso, accompagnés par un orchestre symphonique dirigé par Vince Mendoza puis enregistre Parker’s Mood (2004), en hommage à Charlie Parker et « Trouble Shootin’ » (2007) avec Fabrizio Bosso à la trompette et Baptiste Trotignon à l’orgue Hammond.

Après « La Musica di Noi » (2010) et Woman’s Land (2011) parus sur le label italien Alice Records, il enregistre « GiĂą la Testa » (2014) avec le guitariste Sylvain Luc et poursuit sa collaboration avec la chanteuse Nicky Nicolai sur « Mille bolle blu » sorti la mĂŞme annĂ©e chez Jando Music. C’est aussi avec elle et l’écrivain Erri De Luca qu’il grave « La Musica Insieme », un projet Ă  la frontière entre littĂ©rature napolitaine et performance musicale.

En 2021, Stefano Di Battista revient avec « Morricone Stories », un album hommage Ă  Ennio Morricone, avec qui il a travaillĂ©. Sur cet album annoncĂ© pour le 02 avril 2021, le saxophoniste revisite des thèmes d’Ennio Morricone Ă  la tĂŞte d’un quartet qui rĂ©unit le batteur AndrĂ© Ceccarelli, le pianiste Fred Nardin et le contrebassiste Daniele Sorrentino. Avec eux, Stefano Di Battista transporte la musique de Morricone dans un nouveau monde musical, celui du jazz, c’est Ă  dire un monde bien Ă©loignĂ© de celui des bandes originales.

Douze Morricone Stories

Le rĂ©sultat est sidĂ©rant, les thèmes d’Ennio Morricone rĂ©sonnent comme des standards de jazz. Une rĂ©ussite absolue !

En ouverture, le quartet fait virevolter la musique du thème Cosa avete Fallo a Solange ? du film Ă©ponyme de Massimo Dallamo (1972). Sur la ligne mĂ©lodique ondulatoire, l’on perçoit d’emblĂ©e combien le saxophoniste fait preuve d’une maĂ®trise absolue de la sonoritĂ© de son soprano. Le climat change du tout au tout avec le thème du mĂŞme nom que Peur sur la ville, le film de 1975 d’Henri Verneuil. Stefano Di Battista siffle avec justesse inouĂŻe puis s’envole au soprano oĂą il exprime fureur et crainte. Le quartet restitue Ă  merveille la tension cinĂ©matographique et l’angoisse que fait rĂ©gner le tueur psychopathe poursuivi par BĂ©bel;

En l’interprĂ©tant comme une ballade romantique, le quartet conserve Ă  La Cosa Buffa les couleurs sonores nostalgiques de la B.O. originale du film italien d’Aldo Lado de 1974. Le lyrisme du soprano fait merveille. C’est ensuite sur un tempo de latin jazz que le groupe interprète Veruschka, un des thèmes du film Ă©ponyme de Franco Rubartelli de 1971. Avec une fluiditĂ© et une fougue sans pareilles, l’alto dĂ©ploie des fulgurances qui ne sont pas sans Ă©voquer celles d’Art Pepper, après quoi le piano dĂ©veloppe un solo souple et chatoyant d’un charme infini. L’album se poursuit avec Deborah’s Theme. Sur ce thème de la B.O. du film « Il Ă©tait une fois en AmĂ©rique » (1984) de Sergio Leone, le coulĂ© du phrasĂ© de l’alto possède la douceur des envolĂ©es des violons.

Plus loin, sur Metti, una sera a cena, l’alto et le piano dĂ©roulent une ligne mĂ©lodique qui fonce Ă  grande vitesse et fait swinguer un des thèmes de la BO du film « Metti, una sera a cena » (1969) de Giuseppe Patroni Griffi. C’est ensuite d’une douce mĂ©lancolie aux accents bucoliques que piano et soprano teintent le thème Apertura della Caccia de la BO du film « 1900 » de Bernado Bertolucci sorti en 1976. Changement de climat avec l’interprĂ©tation du thème Il grande silencio oĂą l’alto Ă©plorĂ© se pare de flamboyance. PortĂ© par les accents percussifs du piano et une section rythmique Ă©tonnante de prĂ©cision, le saxophone restitue les chevauchĂ©es des chasseurs de prime qui traquent les paysans et bĂ»cherons devenus hors-la-loi dans le western de Sergio Corbucci « Le Grand Silence » (1968).

Flora se distingue des autres titres de l’album. En effet, cette courte ballade a Ă©tĂ© composĂ©e par Ennio Morricone et offerte Ă  Stefano Di Battista qui la dĂ©diĂ©e Ă  sa fille. Les envolĂ©es cĂ©lestes du soprano sont Ă©vocatrices d’une douce tendresse. Avec La donna della domenica, les musiciens sont de retour dans l’univers des B.O. de films, en l’occurence celle de « La Femme du dimanche » (1975) de Luigi Comencini. La ligne mĂ©lodique est mĂ©tamorphosĂ©e par les cĂ©sures et les Ă©clats Ă©tincelants du soprano.

Sur Gabriel’s oboe, le soprano Ă©lève son souffle tout aussi bien que le faisait le hautbois qui jouait sur la B.O. de « Mission » (1986) de Roland JoffĂ©. Trois minutes trente d’une grâce musicale absolue.

L’album se termine avec une version Ă©carlate de The Good,the Bad and the Ugly. En effet, l’alto s’embrase et sa sonoritĂ© rutilante embrase de volutes de jazz modal un des thèmes de la B.O. du film de Sergio Leone « Le Bon, la Brute et le Truand » sorti en 1966. Peut-ĂŞtre plus encore que dans la version originale, perçoit-on dans cette interprĂ©tation, l’audace de l’Ă©criture d’Ennio Morricone.

Avec « Morricone Stories », Stefano Di Battista rend un hommage inspiré au grand compositeur Ennio Morricone. A la tête de son quartet il colore de flamboyance et de lyrisme les musiques du « Maestro ».

Monty Alexander présente « D-Day »

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Swing virtuose et éloquence sensible Le 06 juin 2024, le débarquement de Normandie et Monty Alexander célèbreront leurs 80 ans. Le pianiste dont le prénom Montgomery, est un hommage au fameux général libérateur, présente son nouvel album « D-Day ». Il propose un...

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Nuits de Fourvière 2024 – La programmation

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​Festival international de la Métropole de Lyon, Les Nuits de Fourvière 2024 font dialoguer musique, cirque, danse et théâtre. En invitant des têtes d’affiche mais aussi la nouvelle génération, le festival s’engage pour que la création rencontre tous les publics du 30 mai au 25 juillet 2024. Deux mois de fête pour toutes et tous !

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« Quartier Latin, Jazz Club du Rhône »

« Quartier Latin, Jazz Club du Rhône »

Bonne nouvelle pour la rĂ©gion Auvergne-RhĂ´ne-Alpes que l’ouverture Ă  Saint-Romain-en-Gal d’un nouveau club de jazz … le « »Quartier Latin, Jazz Club du RhĂ´ne », inaugurĂ© le lundi 04 fĂ©vrier 2024 lors d’un hommage Ă  Mario Stanchev. PortĂ© par l’association « Jazz Club du RhĂ´ne » prĂ©sidĂ©e par Jean-Paul Boutellier – Fondateur du Festival Jazz Ă  Vienne, le projet est soutenu par le dĂ©partement du RhĂ´ne.

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Clin d’œil à Duo Fines Lames & « InTime Brubeck »

Clin d’œil à Duo Fines Lames & « InTime Brubeck »

Modernité sensible

​Sur « InTime Brubeck », le Duo Fines Lames explore le monde musical de Dave Brubeck Ă  travers des relectures d’œuvres choisies ou des compositions personnelles inspirĂ©es de l’univers de cette figure essentielle du jazz West Coast que fut le pianiste. Les lames de l’accordĂ©on chromatique de Florent Sepchat et celles du vibraphone et du marimba de Renaud Detruit dialoguent en interaction permanente. Entre hommage fidèle et crĂ©ation inventive, leurs Ă©changes d’une modernitĂ© sensible crĂ©ent des climats inĂ©dits.

Avec leur deuxième opus, « InTime Brubeck » (La Saugrenu /L’Autre Distribution) Ă  paraĂ®tre le 02 avril 2021, le Duo Fines Lames offre une relecture contemporaine et singulière des diffĂ©rentes facettes du monde musical de Dave Brubeck, dont on fĂŞtait les 100 ans de la naissance en 2020.

Enregistré durant cette même année, après le premier confinement, « InTime Brubeck » rend un hommage singulier à Dave Brubeck, ce pianiste et compositeur qui a introduit de nouvelles métriques dans le jazz et a créé un style unique, au carrefour de la musique classique européenne et du jazz.

Sur « InTime Brubeck », les Ă©changes fĂ©conds et complices de Florent Sepchat et Renaud Detruit Ă©maillent les relectures de six pièces choisies de Brubeck et des compositions originales inscrites en droite ligne dans l’univers du pianiste.

Duo Fines Lames

RĂ©unis dans le Duo Fines Lames, l’accordĂ©on de Florent Sepchat et le vibraphone et le marimba de Renaud Detruit possèdent des similitudes : claviers et polyphonie et vibrations des lames mĂŞme si le mode de cette vibration diffère, par le souffle de l’air pour l’accordĂ©on ou par la percussion des mailloches pour marimba et vibraphone. Chaque instrument du duo explore les dimensions mĂ©lodique, rythmique et harmonique et le duo sonne comme un vĂ©ritable orchestre.

Après « Fines Lames » sorti en 2017, le tandem récidive et revient en 2021 avec « InTime Brubeck », un nouvel album tourné vers la musique de Dave Brubeck.

« InTime Brubeck »

Par son titre, le deuxième album de Florent Sepchat (accordéon) et Renaud Detruit (vibraphone, marimba) fait écho à « Time Out » (1959), à « Time In » (1966) et plus largement à la série des Time enregistrés par Dave Brubeck (1920 -2012).

visuel de l'album InTime Brubeck du Duo Fines LamesAvec leur intitulĂ©, Take Eleven de Florent Sepchat et Rondo de Pablo Pico se profilent aussi comme des clins d’œil Ă  Take Five ou Blue Rondo Ă  la Turk, ces fameux morceaux de Brubeck gravĂ©s sur l’album « Time out ». Fairy Blades, Ibericana et ELM sont Ă  porter au crĂ©dit de Renaud DĂ©truit. Les six autres titres du rĂ©pertoire sont des reprises de compositions de Dave Brubeck, l’Ă©nergique Fast life, le nostalgique Bluette et le très rythmique Tritonis mais aussi le dĂ©licat Koto song, le dĂ©paysant Tokyo traffic et l’aĂ©rien Fujiyama, trois morceaux gravĂ©s par Brubeck en 1964 sur « Jazz Impressions of Japan ».

Loin du format « piano-saxophone alto-contrebasse-batterie » du Dave Brubeck Quartet qui a regroupĂ© autour du pianiste un groupe Ă©phĂ©mère constituĂ© du saxophoniste alto Paul Desmond et d’une section rythmique constituĂ©e du batteur Joe Morello et du contrebassiste Eugene Wright, le Duo Fines Lames devient trio sur quatre titres. Le tandem accordĂ©on-marimba/vibraphone invite en effet le saxophone alto de Jean-Baptiste RĂ©hault sur Bluette et Tokyo Traffic et accueille Yoann Loustalot et son bugle dont les spirales de notes Ă©maillent de leur lumière poĂ©tique Rondo et ELM.

Impressions

Tels des Ă©quilibristes, l’accordĂ©oniste Florent Sepchat et le vibraphoniste Renaud Detruit devisent avec fluiditĂ© et souplesse. Leur dialogue fusionnel, swinguant et ludique prend parfois des accents poĂ©tiques oĂą allĂ©gresse et mĂ©lancolie jouent Ă  cache-cache. Leur musique de format chambriste possède un rien de sophistication et se distingue par l’extrĂŞme virtuositĂ© de chacun des interprètes. Tous deux sont au service d’une trame narrative mĂ©lodique qu’ils Ă©maillent d’improvisations vertigineuses.

On se laisse captiver par le grand naturel et la maĂ®trise du dialogue de Florent Sepchat (accordĂ©on) et Renaud Detruit. Si leur musique Ă  la texture dĂ©licate mĂ©rite Ă  n’en pas douter le qualificatif de raffinĂ©e, elle possède par ailleurs une dimension d’espièglerie qui apporte fraĂ®cheur et modernitĂ© Ă  la relecture que font les deux complices de l’univers brubeckien.

Monty Alexander présente « D-Day »

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Michel Portal présente « MP85 »

Michel Portal présente « MP85 »

Un voyage musical radieux

Après un silence discographique de 10 ans, Michel Portal revient avec un nouvel album aux accents joyeux, « MP85 ». Si les initiales du titre reprennent celles de son identitĂ©, le nombre associĂ© Ă©voque les 85 bougies soufflĂ©es le 27 novembre 2020 par le leader. Avec son nouveau groupe, le clarinettiste restitue la vision qu’il a du monde. Il invite Ă  le suivre dans un voyage musical radieux qui commence en Afrique et se termine au pays basque. Dix paysages sonores sublimes.

Avec une carrière menĂ©e avec brio Ă  la confluence de plusieurs univers, musiques classique et contemporaine, bandes originales de films, jazz et musiques improvisĂ©es, le clarinettiste Michel Portal inspire le respect. Dix ans après « BalaĂŻdor » (2011) enregistrĂ© en New York, l’album « MP85 » couverture de l'album MP85 de Michel Portalmarque les retrouvailles de l’artiste avec Label Bleu, label avec lequel il avait collaborĂ© dans les annĂ©es 90 pour trois albums dont le dernier, « Dockings » (1998), rĂ©unissait dĂ©jĂ  Ă  ses cĂ´tĂ©s, Bruno Chevillon et Bojan Zulfikarpašić plus connu sous le nom de Bojan Z.

EnregistrĂ© après le premier confinement, entre le 25 et le 30 juin 2020, par l’ingĂ©nieur du son Philippe Teissier du Cros, au Studio Gil Evans de la Maison de la Culture d’Amiens, « MP85 » (Label Bleu/L’Autre Distribution) est sorti le 05 mars 2020. Michel Portal Ă©voque lui-mĂŞme cet enregistrement comme une sorte de retour Ă  ce qui fonde pour lui la musique… la joie des Ă©changes et du partage.

« Ce disque s’est fait dans des conditions très particulières, au sortir de deux longs mois de confinement. Avec les membres de mon nouveau quintet, nous nous sommes retrouvĂ©s dans les studios de Label Bleu, avides de musique mais animĂ©s d’un sentiment mĂŞlĂ© de joie, de crainte du virus et de mĂ©fiance involontaire envers l’autre soudain renvoyĂ© Ă  son statut d’“étranger menaçant”. Comme s’il s’agissait pour chacun d’entre nous de rĂ©tablir la bonne distance par rapport au monde et aux autres, la musique durant ces quelques jours d’enregistrement s’est inventĂ©e au prĂ©sent en circulant de l’un Ă  l’autre avec une vraie intensitĂ© collective. C’est ce mouvement fondamental d’ouverture qui, je crois, donne Ă  la musique de ce disque sa couleur et sa direction — comme un retour progressif Ă  la vie. Ce que nous avons cherchĂ© lĂ  tous ensemble, c’est de retrouver l’élan et l’insouciance du jeu, la joie simple de partager l’instant dans ce qu’il a de plus vif et explosif : cette facultĂ© qu’a la musique, quand on la prend au sĂ©rieux avec suffisamment de lĂ©gèretĂ©, d’abattre tous les murs qui peuvent s’ériger entre nous ! »  Michel Portal.

Un groupe transgénérationnel

Michel Portal quintet

Michel Portal 5tet©Stella D

Depuis toujours le musicien et compositeur Michel Portal parcourt les scènes et affectionne les rencontres musicales. En effet, ce prĂ©curseur du free jazz a jouĂ© avec les plus grands noms de la scène jazz europĂ©enne et internationale et n’hĂ©site pas Ă  rencontrer les jeunes pointures de la scène actuelle du jazz.

Ce fut le cas en 2018, oĂą Michel Portal s’entoure d’un nouveau groupe pour honorer une commande de l’Europa Jazz Festival du Mans. Pour l’occasion, il Ă©toffe le duo de ses fidèles compagnons de scène Bojan Z (piano, claviers) et Bruno Chevillon (contrebasse) de deux complices plus rĂ©cents, le batteur belge Lander Gyselinck et le tromboniste allemand Nils Wogram, un familier du pianiste avec lequel il joue souvent en duo. Après la rĂ©ussite scĂ©nique de ce groupe transgĂ©nĂ©rationnel rĂ©uni autour d’un nouveau rĂ©pertoire, le quintet se retrouve en juin 2020 dans le Studio Gil Evans de la Maison de la Culture d’Amiens, pour enregistrer les dix pistes de « MP85 » produit par Label Bleu.

« MP85 »

Avant mĂŞme d’Ă©couter les dix plages de l’album, on est captivĂ© par le visuel de l’album crĂ©ditĂ© Ă  Christophe RĂ©my (Links CrĂ©ation Graphique) qui donne Ă  voir le profil de Michel Portal, pensif au centre d’une trouĂ©e nuageuse au bleu intense.

Pour ce projet, Michel Portal embouche clarinette basse, clarinette en si bĂ©mol et saxophone soprano. Au fil des titres, il conjugue lyrisme et virtuositĂ©, romantisme et Ă©nergie. Il libère son inventivitĂ© et s’envole dans des improvisations oĂą se croisent humour et poĂ©sie.

Autour du leader, Bojan Z se fait tour Ă  tour explosif et enchanteur sur les claviers alors que le jeu Bruno Chevillon sur sa contrebasse ravit par sa subtilitĂ©, sa prĂ©cision et sa justesse. La technique Ă©blouissante du tromboniste Nils Wogram s’allie Ă  un phrasĂ© sans dĂ©faut oĂą l’imagination prend toute sa part. Le groove très actuel du batteur Lander Gyselinck, originaire d’Anvers, possède une palette de sons nuancĂ©e et une subtilitĂ© rythmique qui contribuent Ă  crĂ©er d’Ă©lĂ©gants climats sonores propices Ă  la libertĂ© d’expression des solistes.

De l’Afrique au Pays Basque…

De l’Afrique au Pays Basque en passant par l’ArmĂ©nie, les Balkans et le dĂ©sert, « MP85 » regarde largement sur le monde.

Toutes les compositions de « MP85 » sont de Michel Portal sauf Full Half Moon de Bojan Z, Split The Difference de Nils Wogram et le chant traditionnel basque Euskal Kantua.

En ouverture, African Wind rĂ©sonne comme une mĂ©lopĂ©e africaine et invite Ă  la danse. Les instruments teintent leur jeu de couleurs douces et leur expression semble tĂ©moigner d’une joie insouciante et d’un partage plein de gĂ©nĂ©rositĂ©. La mĂ©lodie mĂ©lancolique de Full Half Moon Ă©voque les musiques des Balkans que dĂ©veloppent trombone et piano. La clarinette basse part dans une improvisation libĂ©rĂ©e et stimule le trombone dont le solo dĂ©capant est vivifiant.

Plus loin, en contrepoint avec le trombone et accompagnĂ© par le seul piano, la clarinette dĂ©veloppe la superbe mĂ©lodie du titre Armenia. Son chant rĂŞveur aux accents empreints de tristesse transporte dans un monde onirique au-dessus duquel plane l’âme du pays Ă©voquĂ© dans le titre. Dès le dĂ©but de Jazzoulie, on est saisi par la dimension orchestrale rutilante de cette plage qui contraste avec la prĂ©cĂ©dente et sonne comme un clin d’œil Ă  l’univers de Miles Davis. L’arrangement explosif, la rythmique affranchie de toute limites, le jeu imprĂ©visible de la clarinette et l’expression jubilatoire du trombone, tout concourt Ă  faire de ce titre un moment fort, Ă  la fois dĂ©routant et rĂ©jouissant.

Hommage non dissimulĂ© Ă  Mino Cinellu et Ă  Miroslav Vitous, Mino- Miro sĂ©duit par son riff que la contrebasse joue en intro avant d’ĂŞtre repris par la clarinette et le trombone Ă  l’unisson. Après un chorus aĂ©rien du piano, la clarinette s’envole au pays des Balkans puis le trombone enracine son solo dans celui du blues. Très jazzy, la ligne mĂ©lodique de Split The Difference est exposĂ©e avec Ă©nergie et prĂ©cision par les soufflants. Le piano enflammĂ© leur rĂ©pond puis le trombone se prend au jeu et dĂ©veloppe une improvisation toute en vivacitĂ© alors que la clarinette n’est pas en reste. S’installe ensuite un Ă©change exubĂ©rant entre tous les protagonistes propulsĂ©s par une rythmique tonique.

Le voyage continue ensuite dans des paysages dĂ©sertiques avec Desertown oĂą l’on s’attend Ă  tout instant Ă  croiser une certaine Caravan de Duke Ellington. La sonoritĂ© lumineuse de la clarinette peint des arabesques cĂ©lestes auquel rĂ©pond le chant empreint de sensualitĂ© du trombone. Les ruptures pulsatiles de la rythmique et les interventions du piano les rejoignent et contribuent Ă  crĂ©er un climat poĂ©tique Ă©trange qui Ă©voque pour finir, un vent de sable. Sur le tempo vigoureux de Nu Hay, la clarinette au son rĂ©verbĂ©rĂ©, le trombone au jeu explosif et le piano hyper-rythmique Ă©bouriffent cette musique organique au groove charpentĂ©.

Plus tard, Mister Pharmacy se mĂ©tamorphose de bout en bout Ă  partir d’un motif rĂ©itĂ©ratif dont la rĂ©pĂ©tition Ă©voque un climat obsessionnel irriguĂ© par un lyrisme joyeux. Comme un clin d’œil nostalgique Ă  la jeunesse du leader, l’album se termine par la reprise d’un chant traditionnel basque, Euskal Kantua. Après une introduction de la contrebasse dont le jeu imprime une forte charge Ă©motionnelle, clarinette basse et piano magnifient ce morceau qui rĂ©sonne comme un hymne porteur d’espoir.

« MP85 », un album gĂ©nĂ©reux aux couleurs sensibles. Des musiques se dĂ©gagent des ondes de joie de vivre. Une potion d’optimisme musical !

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