Jazz à Vienne Saison 19/20#4 – Auditorium de Lyon, Décembre 2019

Jazz à Vienne Saison 19/20#4 – Auditorium de Lyon, Décembre 2019

Angelique Kidjo

Jazz à Vienne Saison 19/20#4 annonce la venue de la chanteuse Angelique Kidjo sur la scène de l’Auditorium de Lyon, le 02 décembre 2019. Pour ce concert, la chanteuse béninoise rend un vibrant hommage à la chanteuse Celia Cruz, la « Reine de la Salsa ». Avec la venue de cette incandescente interprète, le mercure des thermomètres va monter de plusieurs degrés. Concert caliente en perspective !

Jazz à Vienne Saison 19/20#4 avec Angelique KidjoAprès Herbie Hancock et Bobby McFerrin, c’est au tour de la chanteuse béninoise, Angelique Kidjo d’être invitée le 02 décembre 2019, dans la Grande Salle de l’Auditorium de Lyon, dans le cadre des concerts coproduits par Jazz à Vienne et l’Auditorium-Orchestre National de Lyon.

Jazz à Vienne Saison 19/20#4 présente le concert de la chanteuse Angelique Kidjo qui rend hommage à Celia Cruz (1925-2003), surnommée la « Reine de la Salsa ». En remontant aux racines africaines de la salsa, Angelique Kidjo croise sonorités latines et africaines, incantations et rythmes effrénés et réinvente ainsi la salsa.

Jazz à Vienne Saison 19/20#4 avec Angelique KidjoAmbassadrice de l’Unicef, Angelique Kidjo est aussi une infatigable militante des droits de l’homme. Voix emblématique de l’Afrique, cette éternelle prêcheuse du multiculturalisme est reconnue par ses pairs et a été récompensée par trois Grammy Awards. Son engagement scénique, sa puissance vocale, sa vitalité et son charisme, transforment ses concerts en d’intenses moments de communication avec le public, comme le 07 juillet 2017 dans le Théâtre Antique de Jazz à Vienne où la chanteuse béninoise avait ouvert la « Soirée Cuba » par un festif hommage à la figure de proue de la salsa, Celia Cruz.

Hommage à Celia Cruz

Après avoir déjà honoré Nina Simone et Miriam Makeba, Angelique Kidjo célèbre la chanteuse cubaine Celia Cruz qui a révolutionné le monde de la salsa. Après des débuts de carrière à la Havane en 1950 avec son groupe « La sonora Matancera », elle quitte Cuba et s’exile à New-York. Au cours de sa carrière elle a produit plus de 70 albums.

En avril 2019, la chanteuse béninoise lui a consacré un album intitulé « Celia ». Jazz à Vienne Saison 19/20#4, couverture de l'album Celia Cruz de la chanteuse Angelique KidjoCe disque croise les destins de ces deux femmes qui ont eu toutes deux la force de s’exiler de leur pays, ont investi leur énergie et leur credo dans leur art qu’elles ont imposé dans le monde plutôt masculin de la musique.

Genre musical inventé entre Miami et New York par les diasporas cubaine et portoricaine, la salsa se pare avec Angelique Kidjo de reflets d’africanité. La chanteuse y insuffle en effet la force de l’Afrobeat et la richesse de la culture yoruba originaire d’Afrique et encore très vive à Cuba. Au-delà de l’hommage qu’elle rend à Celia Cruz, Angelique Kudjo relie les rythmes béninois et ceux de la salsa. Ainsi en mettant en avant la dimension percussive de la salsa via les tambours africains, elle invite l’Afrobeat et invente une nouvelle salsa.

Sur la scène de la Grande Salle de l’Auditorium de Lyon, la chanteuse Angélique Kidjo se présente entourée de Dominic James (guitare), Magatte Sow (percussions), Thierry Vaton (claviers), Michael Olatuja (basse), Edgardo Serka (batterie), Michael Joussein (trompette) et Julien Raffin (saxophone).

RV à 20h le lundi 02 décembre 2019 à l’Auditorium de Lyon, pour une soirée qui porte en elle la promesse d’une fête incandescente. Angelique Kidjo et ses musiciens vont embraser le public et transformer la Grande Salle de l’Auditorium de Lyon en un chaudron ardent. On s’en réjouit par avance !

Francesco Geminiani signe « Red Sky, Blue Water »

Francesco Geminiani signe « Red Sky, Blue Water »

Le saxophoniste ténor et compositeur Francesco Geminiani signe « Red Sky, Blue Water ». Le musicien a composé un répertoire original très dynamique qu’il présente avec un ensemble de musiciens talentueux de la scène jazz internationale. Le répertoire restitue les rythmes de la vie urbaine. Neuf tableaux musicaux aux couleurs lyriques et sensibles.

lire plus
Thierry Péala et Verioca Lherm célèbrent Tania Maria

Thierry Péala et Verioca Lherm célèbrent Tania Maria

Pour leur premier album en duo, Thierry Péala et Verioca Lherm revisitent avec brio l’œuvre de la grande pianiste, compositrice et chanteuse Tania Maria. Sur « a Tania Maria Journey », les deux complices font respirer les musiques qu’ils ornent de délicatesse et interprètent avec une ferveur perceptible. Avec grand naturel, ils signent une performance tout à fait réussie. Un disque festif et pétillant où les improvisations ont la part belle !

lire plus
Jazz à Vienne 2021 – La programmation

Jazz à Vienne 2021 – La programmation

Dans le contexte sanitaire actuel, le festival Jazz à Vienne maintient sa 40ème édition du 23 juin au 10 juillet 2021. Dévoilée le 06 avril 2021, la programmation laisse augurer de belles soirées dans le Théâtre Antique de la ville iséroise. Outre les noms déjà dévoilés parmi lesquels Jamie Cullum, Keziah Jones, Ibrahim Maalouf, Erik Truffaz, Avishai Cohen et Vincent Peirani, d’autres têtes d’affiche se profilent comme autant de rendez-vous prometteurs : Marcus Miller, Brad Mehldau, Roberto Fonseca, Kyle Eastwood, Thomas Dutronc et bien d’autres encore. De quoi satisfaire les festivaliers de toutes sensibilités.

lire plus
Erik Truffaz revient en quartet avec « Lune Rouge »

Erik Truffaz revient en quartet avec « Lune Rouge »

Poésie sidérale aux accents cosmiques

En recherche perpétuelle, Erik Truffaz continue ses explorations musicales et une fois encore il renouvelle sa musique sur l’album « Lune Rouge » sorti le 11 octobre 2019. Entouré de Benoit Corboz, Marcello Giuliani et Arthur Hnatek, le trompettiste façonne une rêverie musicale lunaire aux accents cosmiques. Un album captivant de poésie sidér(ante)ale.

Couverture de l'album Lune Rouge de Erik Truffaz QuartetTrois ans après « Doni Doni », le trompettiste Erik Truffaz est de retour en quartet avec « Lune Rouge » (Foufino Productions/Warner Music France) sorti le 11 octobre 2019.

Sur cet album le leader est entouré des fidèles, Marcello Giuliani (basse) et Benoît Corboz (claviers) et du batteur Arthur Hnatek qui a intégré le quartet depuis « Doni Doni ». D’ailleurs, c’est  lui qui a assuré la direction artistique de « Lune Rouge », comme le précise Erik Truffaz… « Nous avons confié les clés à Arthur Hnatek et lui avons demandé de composer le matériel de base sur lequel le quartet a pu travailler le son, arranger puis déranger les éléments. »

Aux frontières du jazz, de la pop instrumentale et de la musique électronique, « Lune Rouge » explore de nouveaux territoires sonores où se croisent mélodie et groove. Une superbe alchimie s’opère entre le timbre assez doux de la trompette et les sonorités synthétiques issues des années 70. Improvisations maîtrisées, envolées vibrantes et polyrythmies complexes se côtoient pour le meilleur. Après l’écoute de « Lune Rouge », le retour à la gravité terrestre est difficile car avec Erik Truffaz Quartet on marche sur la lune !

Erik Truffaz Quartet

La carrière sur les scènes françaises du trompettiste a commencé en 1993, année où Erik Truffaz obtient le prix du jury au concours de la Défense de la ville de Paris. Après 1996 où il signe sous le label Blue Note et sort « Out of a Dream », le succès du musicien ne cesse de croître.

Même si tout au long de sa carrière le trompettiste et compositeur Erik Truffaz s’est engagé avec succès dans de nombreuses collaborations (musiques de cinéma, écriture pour orchestre symphonique, musiques électroacoustiques, concerts graphiques avec Enki Bilal et bien d’autres rencontres), c’est avec Erik Truffaz Quartet qu’il conquiert le public.

1996-2008 avec Marcello Giuliani, Patrick Muller & Marc Erbetta

Entre 1996 et 2008, Erik Truffaz publie douze albums sous le label Blue Note parmi lesquels quatre sont à porter au crédit de son quartet avec Marcello Giuliani (basse), Patrick Muller (claviers) et Marc Erbetta (batterie). Après « The Dawn » (1998) et « Bending New Corners » (1999) où le poète rappeur Nya est invité, la musique du quartet acquiert une renommée internationale. Sortent ensuite le plus rock « The Walk of the Giant Turtle » (2003) et le superbe « Arckhangelsk » (2007) qui accueille les voix de Christophe et Ed Harcourt.

Depuis 2010, Benoit Corboz aux claviers

En Juin 2010 Benoît Corboz, ingénieur du son du groupe depuis « The Dawn », passe aux claviers du quartet. La nouvelle formule du groupe entre en studio sans tarder et en 2010 sort « In Between » (Blue Note/Universal) avec la voix de Sophie Hunger sur deux titres.

Après 2015, Arthur Hnatek à la batterie

En 2015, le batteur historique du quartet, Marc Erbetta cède la place à Arthur Hnatek, jeune batteur suisse-américain domicilié en Suisse. C’est avec lui qu’Erik Truffaz Quartet enregistre « Doni Doni » sorti en 2016 avec les voix de Rokia Traoré et Oxmo Puccino.

2019, sortie de « Lune Rouge »

Après avoir célébré l’album « Bending New Corners » au cours d’une tournée de concerts où le batteur historique Marc Erbetta a repris du service pour jouer cette musique « qui n’a pas pris une ride vingt ans après sa création », Erik Truffaz réunit Corboz, Giuliani et Hnatek et avec eux, il investit le studio suisse du Flon, à Lausanne.

C’est là que Benoît Corboz assisté par Alix Gauthier enregistre en avril 2019 le 19ème album du trompettiste, « Lune Rouge » (Foufino Productions/Warner Music France) sorti le 11 octobre 2019.  Aux sonorités des synthétiseurs de Benoît Corboz s’ajoutent celles de la batterie qu’Arthur Hnatek a branchée sur un synthétiseur modulaire, en prenant garde à conserver la dynamique des peaux grâce à des capteurs.

Fidèle à une tradition établie Erik Truffaz Quartet invite aussi deux voix. Il s’agit cette fois de celle de Jose James avec qui le trompettiste a tourné pour des concerts en hommage à Chet Baker. Le trompettiste a composé le morceau Reflections qu’il a envoyé au chanteur lequel a enregistré sa voix à New York… et les ingénieurs du son ont fait le reste. La seconde voix posée sur She’s the Moon est celle d’Andrina Bollinger. Elle évolue, avec la chanteuse Marena Whitcher dans le duo Eclecta qui mêle jazz, électro et pop.

Tous les titres de « Lune Rouge » sont écrits et composés par Arthur Hnatek, Marcello Giuliani, Benoît Corboz et Erik Truffaz, hormis Reflections auquel José James et Talia Billig ont apporté leur contribution.

« Lune Rouge »… voyage musi-cosmique

Au fil des douze titres de « Lune Rouge », Erik Truffaz Quartet propose un voyage musical lyrique où la trompette poétique incite à une rêverie électro-groovy irriguée de sonorités électroniques vintage. L’oreille oscille entre hallucinations pulsatiles et apesanteur flottante.

Le terme lune rouge recouvre une réalité astronomique, celle d’une éclipse totale quand lune, terre et soleil sont parfaitement alignées alors que la lune frôle l’orbite de la terre. Sidéral et tellurique, le titre qui donne son nom à l’album résulte de 45 minutes d’improvisation qui ont été enregistrées puis découpées et montées. Le morceau de presque douze minutes propose des ambiances très différentes. La trompette propulse une ligne mélodique sur des bidouillages électroniques et une rythmique incandescente. La trompette semble dilater le son et le porter au rouge.

C’est du motif répétitif de Cycle by Cycle réitéré sans fin par la basse et le synthé qu’émerge la trompette poétique et lumineuse. Poussée par le jeu coloriste de la batterie, elle s’envole ensuite en quête du cosmos, telle une fusée triomphante. Le voyage continue et plus tard le motif obsédant de Five on The Floor pose la lumière sur la trompette. Porté par sa sonorité stratosphérique et les nappes du synthé, on se laisse embarquer vers les espaces infinis. On flotte ensuite en apesanteur sur ET Two où la trompette élève une ode à la science-fiction sur un tempo électro-jazz lunaire.

Le voyage du quartet n’est vraiment pas de tout repos comme le laisse entendre Tiger in the Train. Le vaisseau des musiciens frôle un astéroïde et les polyrythmies de la batterie tellurique font vibrer la musique. Les rythmes décalés reviennent ensuite sur Nostalgia qui frissonne entre nostalgie et énergie stimulante.

L’épopée spatiale est ponctuée par des improvisations enregistrées en une seule prise et insérées dans le répertoire qu’elles dynamisent… atmosphère  fantastique de Tanit du nom d’un cratère de Ganymède (lune de Jupiter), timbre brisé de la trompette et mugissement sidéral d’Algol ainsi dénommée en référence à une étoile de la constellation de Persée, effets captivants des synthés sur Alhena dont le nom fait référence à une étoile située dans la constellation des Gémeaux.

Les deux titres chantés apportent quant à eux de douces flottaisons durant le voyage cosmique. Sur Reflections la voix profonde de Jose James et la trompette oscillent sur un tempo hip-hop poussées par la section rythmique. Plus tard, sur She’s The Moon, c’est la voix caressante d’Indrina Bollinger et le contrechant séduisant de la trompette qui met le vaisseau sur une orbite pop.

Le répertoire se termine avec le poétique Houlgate. Piano et bugle jouent une évanescente mélodie d’où se dégage une sensation de grande sérénité. Le vaisseau spatial du quartet est parvenu à destination… calme lunaire et lumière angélique baignent les cinq dernières minutes de l’album.

Pour écouter Erik Truffaz Quartet en concert la date du 25 novembre 2019 au Café de la Danse à Paris annonce COMPLET.

Par contre qu’on se le dise, Erik Truffaz revient à Paris en quartet avec Benoit Corboz (Rhodes, synthétiseurs, piano), Marcello Giuliani (basse) et Arthur Hnatek (batterie & électroniques) le 27 mai 2020 à 19h30 à La Gaîté Lyrique.

Francesco Geminiani signe « Red Sky, Blue Water »

Francesco Geminiani signe « Red Sky, Blue Water »

Le saxophoniste ténor et compositeur Francesco Geminiani signe « Red Sky, Blue Water ». Le musicien a composé un répertoire original très dynamique qu’il présente avec un ensemble de musiciens talentueux de la scène jazz internationale. Le répertoire restitue les rythmes de la vie urbaine. Neuf tableaux musicaux aux couleurs lyriques et sensibles.

lire plus
Thierry Péala et Verioca Lherm célèbrent Tania Maria

Thierry Péala et Verioca Lherm célèbrent Tania Maria

Pour leur premier album en duo, Thierry Péala et Verioca Lherm revisitent avec brio l’œuvre de la grande pianiste, compositrice et chanteuse Tania Maria. Sur « a Tania Maria Journey », les deux complices font respirer les musiques qu’ils ornent de délicatesse et interprètent avec une ferveur perceptible. Avec grand naturel, ils signent une performance tout à fait réussie. Un disque festif et pétillant où les improvisations ont la part belle !

lire plus
Jazz à Vienne 2021 – La programmation

Jazz à Vienne 2021 – La programmation

Dans le contexte sanitaire actuel, le festival Jazz à Vienne maintient sa 40ème édition du 23 juin au 10 juillet 2021. Dévoilée le 06 avril 2021, la programmation laisse augurer de belles soirées dans le Théâtre Antique de la ville iséroise. Outre les noms déjà dévoilés parmi lesquels Jamie Cullum, Keziah Jones, Ibrahim Maalouf, Erik Truffaz, Avishai Cohen et Vincent Peirani, d’autres têtes d’affiche se profilent comme autant de rendez-vous prometteurs : Marcus Miller, Brad Mehldau, Roberto Fonseca, Kyle Eastwood, Thomas Dutronc et bien d’autres encore. De quoi satisfaire les festivaliers de toutes sensibilités.

lire plus
Clin d’œil à Nitaï Hershkovits & « Lemon the Moon »

Clin d’œil à Nitaï Hershkovits & « Lemon the Moon »

Album méditatif à l’élégance diaphane

Pour « Lemon The Moon », le pianiste Nitaï Hershkovits s’entoure du batteur Amir Bresler et du contrebassiste Or Bareket. D’élégantes lignes mélodiques irriguent d’étranges climats. Les confidences diaphanes du piano croisent les lignes éthérées du synthé venues des confins de la galaxie. Un album méditatif à l’élégance diaphane.

Couverture de l'album Lemon The Moon de Nitaï HershkovitsAprès « New Place Always », l’album « Lemon The Moon », sorti le 15 novembre 2019, marque la deuxième collaboration de Nitaï Hershkovits avec Enja Yellowbird Records. Sur ce troisième album en tant que leader, Nitaï Hershkovits (piano, Prophet 08) invite à ses côtés le batteur Amir Bresler et le contrebassiste Or Bareket remarqué pour « 33 », son deuxième album sorti en mai 2019 avec Nitaï Hershkovits au piano.

Dans la lignée de ses albums précédents, le pianiste fait équipe avec Rejoicer (Yuvi Haykin) qui co-produit l’album avec lui, intervient (piano, Prophet 08) sur deux titres et assure le mixage de l’opus.

Nitaï Hershkovits

Après avoir étudié musique classique et piano en Israël, le jeune Nitaï Hershkovits rejoint le groupe du bassiste Avishai Cohen en 2011. Ensemble ils enregistrent trois opus. « Duende » (EMI/Blue Note) gravé en duo et sorti en 2012, le superbe projet de cordes, « Almah » (EMI/Parlaphone) publié en 2014 et « From Darknesse » (Razdaz Records) capté en trio et paru en 2015.

En 2016, après cinq années passées avec Avishai Cohen Group, le pianiste s’installe à New-York où il enregistre avec de nombreux artistes (Theo Bleckmann, Matt Penman, Mark Turner, Marcus Gilmore, Kendrick Scott, Jorge Rossy, Gilad Hekselman… entre autres) et devient membre régulier des groupes d’Oded Tzur et d’Ari Hoenig.

Le pianiste sort son premier album « I Asked You A Question » (Raw Tapes Records) en février 2016. Coproduit avec Rejoicer, le disque met en vedette Nitaï Hershkovits au chant, au piano et aux synthés. Sur deux titres il est rejoint par la chanteuse Georgia Anne Muldrow et le célèbre guitariste Kurt Rosenwinkel. Sur deux autres morceaux la batterie est tenue par Amir Bresler. Assez éclectique, l’album explore le domaine de l’électronique analogique qu’il mêle avec la dimension improvisée du jazz.

Les huit titres de son deuxième album, « New Place Always » (Enja/Yellowbird) sorti en 2018, ont été écrits en studio avec Rejoicer pour piano solo. Durant la même année il entreprend par ailleurs une fructueuse collaboration avec Rejoicer et d’autres complices electro-soul avec lesquels ils fondent « Time Grove ».

En juillet 2018, le pianiste part en tournée pour deux semaines au Japon en trio avec deux musiciens qu’il connait de longue date, le batteur Amir Bresler et le bassiste Or Bareket. C’est avec eux qu’il va enregistrer son troisième album « Lemon The Moon » (Enja Yellow Bird/L’Autre Distribution) sorti le 15 novembre 2019.

« Lemon The Moon »

Le répertoire de cet album réunit dix morceaux assez courts puisque la durée du disque ne dépasse pas trente-sept minutes. Certes le propos n’est pas bavard mais l’album réussit la prouesse de créer un climat dont les contrastes diaphanes sont propices à la méditation. Avec légèreté et élégance, les titres dessinent une musique transparente dont les lumineux contrejours se parent d’élégantes douceurs.

Élégante et légère, la mélodie du titre d’ouverture, Invite Me, Dance, danse sur les touches du piano qui génère une ambiance teintée de mélancolie.

Les univers se succèdent. Imaginaire et ensorcelant sur la cadence binaire sur les sonorités électro de Witch is which ou minimaliste sur le sensible Amelia Heals, Le climat change encore sur Bridge Under Water où alternent rêverie apaisée du piano et exploration rythmique de la contrebasse et de la batterie.

La musique du trio transcende les genres et véhicule un large spectre musical aux contrastes variés. Espiègle, Goat résonne des échos fantaisistes du synthé qui croise un motif réitératif du piano sur Lemon The Moon dont la ligne mélodique s’envole ensuite pour rejoindre l’astre lunaire. Ailleurs les ambiances sonores se succèdent et réservent bien des surprises sur le très changeant Thin White Curtain alors que la musique glisse sur le terrain de l’Ethio-jazz sur l’enivrant Bonfire Wiggle qu’enflamme un chorus de contrebasse.

Dans un espace pourtant empreint de légèreté, un motif répétitif de contrebasse installe un climat étrange qui instaure un groove inattendu sur Hangontree. Dans la même veine groovy, portés par la rythmique pulsatile, le piano lumineux et le Prophet 08 embarquent Far Picture of Bresi sur un chemin truffé de surprises sonores interrogatives.

Sur « Lemon The Moon », Nitaï Hershkovits invite à cheminer dans des ambiances oniriques qui dessinent des espaces imaginaires apaisants.

Francesco Geminiani signe « Red Sky, Blue Water »

Francesco Geminiani signe « Red Sky, Blue Water »

Le saxophoniste ténor et compositeur Francesco Geminiani signe « Red Sky, Blue Water ». Le musicien a composé un répertoire original très dynamique qu’il présente avec un ensemble de musiciens talentueux de la scène jazz internationale. Le répertoire restitue les rythmes de la vie urbaine. Neuf tableaux musicaux aux couleurs lyriques et sensibles.

lire plus
Thierry Péala et Verioca Lherm célèbrent Tania Maria

Thierry Péala et Verioca Lherm célèbrent Tania Maria

Pour leur premier album en duo, Thierry Péala et Verioca Lherm revisitent avec brio l’œuvre de la grande pianiste, compositrice et chanteuse Tania Maria. Sur « a Tania Maria Journey », les deux complices font respirer les musiques qu’ils ornent de délicatesse et interprètent avec une ferveur perceptible. Avec grand naturel, ils signent une performance tout à fait réussie. Un disque festif et pétillant où les improvisations ont la part belle !

lire plus
Jazz à Vienne 2021 – La programmation

Jazz à Vienne 2021 – La programmation

Dans le contexte sanitaire actuel, le festival Jazz à Vienne maintient sa 40ème édition du 23 juin au 10 juillet 2021. Dévoilée le 06 avril 2021, la programmation laisse augurer de belles soirées dans le Théâtre Antique de la ville iséroise. Outre les noms déjà dévoilés parmi lesquels Jamie Cullum, Keziah Jones, Ibrahim Maalouf, Erik Truffaz, Avishai Cohen et Vincent Peirani, d’autres têtes d’affiche se profilent comme autant de rendez-vous prometteurs : Marcus Miller, Brad Mehldau, Roberto Fonseca, Kyle Eastwood, Thomas Dutronc et bien d’autres encore. De quoi satisfaire les festivaliers de toutes sensibilités.

lire plus
Jazz à Vienne Saison 19/20#3 – Novembre 2019

Jazz à Vienne Saison 19/20#3 – Novembre 2019

Forum Jazz 2019, du 27 au 30 novembre 2019

Jazz à Vienne Saison 19/20#3 présente la troisième édition du Forum Jazz. A la fois rendez-vous professionnel et évènement culturel, cette manifestation organisée du 27 au 30 novembre 2019 dans l’agglomération de Vienne Condrieu est placée sous le marrainage de la contrebassiste et compositrice Sarah Murcia. Cerise sur le gâteau, la soirée de clôture du 30 novembre 2019 réserve une surprise. Avant les concerts de EYM Trio et The Amazing Keystone Big Band, seront dévoilés le visuel et les premiers noms de la 40ème édition du Festival Jazz à Vienne 2020.

Forum Jazz du 27 au 30 novembre 2019_Jazz à Vienne Saison 19/20#3Plateforme des acteurs du Jazz en Auvergne Rhône-Alpes, JAZZ(s)RA rassemble tous les protagonistes qui œuvrent à la vie du jazz dans la région Auvergne-Rhône-Alpes où cette musique est fort implantée. Ainsi, depuis 2015, JAZZ(s)RA organise le Forum Jazz, une manifestation conçue comme la vitrine du dynamisme régional commun à tous les adhérents de l’association.

Au fil des ans ce Forum Jazz  a pris la forme d’une biennale itinérante qui présente des ateliers professionnels et des concerts dont certains sont ouverts au public, un programme d’activités à destination des professionnels et des actions d’éducation artistique.

En 2019, le troisième Forum Jazz  en Auvergne-Rhône-Alpes est accueilli du 27 au 30 novembre sur le territoire de Vienne Condrieu Agglomération.

JAZZ(s)RA & Forum Jazz

De nombreux artistes, collectifs, producteurs, scènes, festivals et écoles adhèrent à l’association régionale, JAZZ(s)RA, véritable plateforme des acteurs du Jazz en Auvergne Rhône-Alpes. L’association contribue à valoriser l’ensemble des initiatives de la scène jazz régionale, à participer à la structuration et à la professionnalisation des acteurs du jazz, à inciter au renouvellement des publics et à instaurer une dynamique territoriale nouvelle à travers le principe de l’itinérance de l’événement comme des coopérations inter-régionales en France et en Europe.

Conçu comme un évènement biennal et itinérant dans la région Auvergne Rhône-Alpes, Forum Jazz  est devenu à la fois un rendez-vous pour les professionnels et un évènement culturel pour le public.

Forum Jazz du 27 au 30 novembre 2019

Jazz à Vienne Saison 19/20#3 - Forum Jazz du 27 au 30 novembre 2019Après Annecy en 2015 puis Saint-Etienne en 2017, en 2019, le Conseil d’Administration de JAZZ(s)RA a retenu la candidature impulsée par le Festival Jazz à Vienne - adhérent historique de JAZZ(s)RA - en coopération avec le Théâtre de Vienne, le Musée de Saint Romain en Gal, la MJC de Vienne et le Conservatoire de Vienne.

Ainsi, la troisième édition du Forum Jazz va faire rayonner la richesse de la scène jazz régional sur le territoire de Vienne Condrieu Agglomération. Du 27 au 30 novembre 2019, il est placé sous le marrainage de la contrebassiste et compositrice Sarah Murcia,

Le programme de Forum Jazz 2019 est prometteur :

  • plus de 30 concerts ouverts au public
  • un parcours de 6 concerts chez les producteurs viticoles et fruitiers de l’agglomération le samedi en journée
  • 12 show-cases pour étudiants et professionnels.
  • plus de 200 artistes musiciens.nne.s et de nombreux professionnels
  • un programme d’invitations de plus de 120 professionnels nationaux et internationaux
  • un programme de conférences, ateliers et master-class construit autour de trois thématiques (les publics, l’économie et nouvelles sources de financement)
  • des actions d’éducation artistique avec la chorale « Le Grand Collectage Métissé » et des concerts pour les enfants.

Concerts du Forum Jazz 2019

Depuis la soirée d’ouverture le 27 novembre 2019 jusqu’à la soirée de clôture le 30 novembre 2019, les concerts ouverts au public de ce Forum Jazz 2019 sont accueillis dans plusieurs structures culturelles du territoire de Vienne Condrieu Agglomération : Le Manège, le Théâtre de Vienne, le Musée de Saint-Romain-en-Gal, l’Auditorium Le Trente et la MJC de Vienne.

Par ailleurs, le samedi 30 novembre, des concerts sont aussi programmés au fil des étapes d’un « parcours producteurs » qui compte le Maison Colombier, le Domaine de Gorneton, le Domaine Gerard, Ogier Fruits et le Domaine Yves Cuilleron. Ainsi, des groupes de la région Auvergne-Rhône-Alpes, La bête à sept têtes et We want our money back, et deux autres groupes issus de la région Occitanie, Anticyclone, et de la région Centre Val- de-Loire, KAPLAA, sont invités à se produire dans des espaces plus habitués à la production viticole ou fruitière qu’au jazz. 

La programmation exhaustive des concerts ouverts au public est à consulter ICI.

Concert d’ouverture

Le 27 novembre 2019, Le Manège accueille le concert d’ouverture avec un double plateau qui voit se succéder deux groupes invités. De 20h à 21h, Livi’zz & Big Band du Conservatoire puis de 21h30 à 23h, Pierre Drevet invite le Brussels Jazz Orchestra.

Signe du succès du Forum Jazz, le Théâtre de Vienne affiche complet le 28 novembre 2019 pour les concerts de WASL avec Sarah Murcia et Kamilya Jubran puis Imperial Orpheon ainsi que le 29 novembre 2019 pour les prestations de Jean-Paul Hervé puis du Very Big Experimental Toubifri orchestra.

Au Musée de Saint-Romain-en-Gal

On se propose de découvrir le Musée de Saint-Romain-en-Gal, ce superbe lieu qui accueille des concerts durant toute la durée du Forum Jazz. Plusieurs rendez-vous se profilent :

  • le jeudi 28 novembre 2019 dès 20h pour une escapade entre Moyen-Orient, Afrique et Maroc avec Sarab, B.L.U. et Arbaa Experimental Chaabi.
  • le vendredi 29 novembre dès 20h pour assister aux propositions musicales de trois groupes aux esthétiques diversifiées, Equinox Trio, Kairos et Seba Kaapstad, quartet multinational de neo-soul venu d’Allemagne.
  • le samedi 30 novembre 2019, à 14h pour entrer dans le monde du MN Bigband de Matthieu Notargiacomo, à 15h15 pour voyager dans le monde subtil du projet « Vind » de Loïs Le Van en trio avec Sandrine Marchetti (piano) et Paul Jarret (guitare), à 16h45 pour accéder aux paysages du Gaspard Baradel quartet, à 18h15 pour s’immerger dans la musique sans frontières du Zaza Desiderio Trio.

Concert de clôture

Jazz à Vienne Saison 19/20#3 - AKBB & EYM TrioLe Manège présente aussi la soirée de clôture du 30 novembre 2019 qui débute à 20h30 par quelques surprises. En effet, le Festival Jazz à Vienne a prévu de présenter son visuel 2020 et de lever le voile sur les premiers noms de sa quarantième édition.

La soirée se poursuit avec un double plateau. En ouverture, EYM Trio se produit avec la chanteuse Varijashree Venugopal.

C’est ensuite à The Amazing Keystone Big Band qu’il revient de tirer le rideau de fin du Forum Jazz 2019. Lauréat des Victoires du Jazz 2018 dans la catégorie « Groupe de l’année » et co-dirigé par Bastien Ballaz, Jon Boutellier, David Enhco & Fred Nardin, le big band régional vient présenter son dernier projet « We Love Ella » qui réinvente quelques grands succès de la légendaire Ella Fitzgerald.

Francesco Geminiani signe « Red Sky, Blue Water »

Francesco Geminiani signe « Red Sky, Blue Water »

Le saxophoniste ténor et compositeur Francesco Geminiani signe « Red Sky, Blue Water ». Le musicien a composé un répertoire original très dynamique qu’il présente avec un ensemble de musiciens talentueux de la scène jazz internationale. Le répertoire restitue les rythmes de la vie urbaine. Neuf tableaux musicaux aux couleurs lyriques et sensibles.

lire plus
Thierry Péala et Verioca Lherm célèbrent Tania Maria

Thierry Péala et Verioca Lherm célèbrent Tania Maria

Pour leur premier album en duo, Thierry Péala et Verioca Lherm revisitent avec brio l’œuvre de la grande pianiste, compositrice et chanteuse Tania Maria. Sur « a Tania Maria Journey », les deux complices font respirer les musiques qu’ils ornent de délicatesse et interprètent avec une ferveur perceptible. Avec grand naturel, ils signent une performance tout à fait réussie. Un disque festif et pétillant où les improvisations ont la part belle !

lire plus
Jazz à Vienne 2021 – La programmation

Jazz à Vienne 2021 – La programmation

Dans le contexte sanitaire actuel, le festival Jazz à Vienne maintient sa 40ème édition du 23 juin au 10 juillet 2021. Dévoilée le 06 avril 2021, la programmation laisse augurer de belles soirées dans le Théâtre Antique de la ville iséroise. Outre les noms déjà dévoilés parmi lesquels Jamie Cullum, Keziah Jones, Ibrahim Maalouf, Erik Truffaz, Avishai Cohen et Vincent Peirani, d’autres têtes d’affiche se profilent comme autant de rendez-vous prometteurs : Marcus Miller, Brad Mehldau, Roberto Fonseca, Kyle Eastwood, Thomas Dutronc et bien d’autres encore. De quoi satisfaire les festivaliers de toutes sensibilités.

lire plus
Laurent de Wilde sort « Three Trios »

Laurent de Wilde sort « Three Trios »

Trois trios, Trois albums, Trois époques

Le 15 novembre 2019, Laurent de Wilde sort « Three Trios », un coffret de trois albums enregistrés en trio. « Odd & Blue » (1989) un album introuvable depuis vingt ans. « Open Changes » (1993) qui a reçu le Prix Django Reinhardt la même année. « The Present » (2006) épuisé depuis une décennie. Il est aisé de percevoir combien, entre 1989 et 2006, le pianiste a élargi le langage du trio traditionnel en incorporant compositions et acquis issus de ses autres aventures. Un voyage au fil des ans qui permet de saisir l’évolution de son art au sein du trio, piano-contrebasse-batterie.

Depuis trente ans Laurent de Wilde s’est exprimé dans différents contextes, électronique ou jazz. Certes c’est en quintet qu’il a enregistré son premier disque sous son nom « Off The Boat » en 1987 à New-York, mais le pianiste tourne ensuite autour du trio et revient toujours au format du trio piano-contrebasse- batterie..Laurent de Wilde sort le coffret Three Trios

Pour lui « Le triangle d’or, la seule figure géométrique dont les pointes se touchent entre elles, l’équilibre sacré entre le rythme, la mélodie et l’harmonie » et dans cette perspective, le 15 novembre 2019, Laurent de Wilde publie un coffret qui propose trois albums enregistrés par le pianiste en trio piano-contrebasse-batterie., « Three Trios » (Gazebo/L’Autre Distribution) avec :

  • CD1 « Odd & Blue » (1989) avec Ira Coleman (contrebasse) & Jack DeJohnette (batterie)
  • CD2 « Open Changes » (1993) avec Ira Coleman (contrebasse) & Billy Drummond (batterie)
  • CD3 « The Present » (2006) avec Darryl Hall (contrebasse) & Laurent Robin (batterie)

« Three Trios ». Une rétrospective discographique qui donne à entendre comment le pianiste a évolué au sein du trio, configuration devenue référence incontournable du jazz… Trois Trios, Trois albums, Trois époques.

Trio piano-contrebasse-batterie

Laurent de Wilde l’écrit dans le livret du coffret « Three Trios », le trio… « c’est mon point d’équilibre, mon confort personnel, mon tabouret à trois pied, à l’aise sur toutes les pentes, mon petit chez moi à moi. »

La riche production d’albums du pianiste témoigne d’ailleurs de son intérêt pour le trio. En 2017, à l’occasion du centenaire de la naissance du pianiste et compositeur Thelonious Monk, Laurent de Wilde a sorti le superbe « New Monk Trio » auquel l’Académie du Jazz a décerné en 2017 le prix du « Meilleur disque français ». Ce même album où il joue avec Jérôme regard (contrebasse) et Donald Kontomanou (batterie) lui a valu d’être récompensé en 2018 du titre d’Artiste de l’Année dans le cadre des Victoires du Jazz et de recevoir la même année le Grand Prix Sacem.

A regarder attentivement la discographie du pianiste, on observe par ailleurs qu’en 2012 il a aussi sorti « Over The Clouds », un autre album enregistré en trio à Paris avec Ira Coleman (contrebasse) et Clarence Penn (batterie), un disque qui intègre à la tradition du trio jazz traditionnel « les formes, les mélodies, les matières musicales [qu’il a] vécues au cours de cette dernière décennie ».

En effet entre 2000 et 2012 Laurent de Wilde a sorti six albums de musique électronique parmi les lesquels « Organics » (2004) où il joue avec le saxophoniste Gael Horellou, le bassiste Philippe Bussonnet et le batteur Yoan Sera. On note par ailleurs que cet album est ressorti en 2011 dans un coffret où il est associé à « The Present », un album enregistré en trio jazz en 2006.Laurent de Wilde sort Three trios avec Odd and Blue, Open Changes et The Present - Verso de la pochette du coffret

Chez le pianiste responsable du Label Gazebo, germe l’idée de jeter un regard rétrospectif sur ses productions discographiques en trio. Ainsi, il conçoit de rééditer deux de ses albums en trio jazz quasiment introuvables. « The Present », précédemment évoqué et aussi « Odd and Blue » introuvable depuis vingt ans. A ces deux opus il assoie « Open Changes » qui a reçu le prix Django Reinhardt de l’Académie du Jazz en 1993. Le projet devient réalité et Laurent de Wilde sort « Three trios », le coffret qui réunit ces trois albums gravés en trio.

« Three Trios »

Laurent de Wilde sort Threee Trios

Laurent de Wilde©Christophe Charpenel

Annoncé pour le 15 novembre 2019, le coffret « Three Trios » (Gazebo/L’Autre Distribution) réunit et ressuscite trois albums gravés en trio par Laurent de Wilde sous son nom. Cet évènement réjouissant permet d’accéder à des enregistrements quasiment introuvables.

D’abord « Odd & Blue » (1989) enregistré à New-York avec le contrebassiste Ira Coleman et le batteur Jack DeJohnette. Ensuite « Open Changes » (1993) gravé lui- aussi à New-York avec Ira Coleman que rejoint la batteur Billy Drummond. Enfin « The Present » (2006) capté à Paris avec le contrebassiste Darryl Hall et le batteur Laurent Robin.

Comme Laurent de Wilde le précise dans le livret, « La façon dont ces trios sont ordonnés ne dépend pas seulement de la chronologie de leur sortie, mais plutôt aussi de la chromologie de leurs pochettes : elles dérivent du bleu au jaune en passant par le gris et c’est joli comme ça. »

Une durée de plus de quinze ans séparent le premier du troisième trio ce qui permet de prendre la mesure de l’évolution de l’art du pianiste.  Un voyage musical dans le temps et l’œuvre de ce pianiste qui a développé un style très personnel fondé sur la tradition et enrichi de ses expériences musicales. « Three Trios », trois Trios Jazz… du swing au groove.

« Odd & Blue » (1989)

Laurent de Wilde sort Three trios - Couverture de l'album Odd and BlueCet album a été enregistré par l’ingénieur du son Tom Mark les 25 et 26 juillet 1989, au nord de New York, du côté de Woodstock, dans une ancienne église en bois reconvertie en studio par Jack DeJohnette. C’est d’ailleurs le batteur lui-même qui est derrière fûts et cymbales pendant que la contrebasse est jouée de main de maître par Ira Coleman.

Laurent de Wilde s’inscrit dans la grande tradition du piano jazz malgré les mauvaises conditions d’enregistrement qu’il évoque dans le livret. En effet, les cordes du Steinway D changées la veille contraignaient à accorder le piano entre chaque prise et l’enregistrement réalisé « direct sur deux pistes » obligeait à tout reprendre en cas d’erreur. Pourtant, le professionnalisme et le talent de tous les protagonistes furent tels que l’écoute de « Odd & Blue » ne laisse rien percevoir de ces tracas techniques.

Les neuf plages révèlent un Laurent de Wilde inspiré. En verve et poussé par le jeu scintillant et bouillonnant de Jack DeJohnette à la batterie, le pianiste plaque des accords percussifs soutenu par Ira Coleman et ses solides lignes de basse. L’imperturbable basse assure un soutien indéfectible au piano et à la batterie qui dialoguent à bâtons rompus. Un trio isocèle.

Le répertoire de neuf titres compte cinq compositions personnelles du pianiste teintées de blues et gorgées de swing, Twilight, Oral loops, Brooding, Secret Plan et Spare changes. S’y ajoutent, Four in one (Thelonious Monk), The pleasure is mine (Herbie Hancock), House of jade (Wayne Shorter) et How deep is the ocean (Irving Berlin)…

On a de fait été saisi par l’écoute de la version de How deep is the ocean que dynamise le jeu pétillant de Laurent de Wilde soutenu par la basse inébranlable et propulsé par le jeu ardent, généreux et inventif de Jack Dejohnette.

« Open Changes » (1993)

Quatre ans plus tard, Laurent de Wilde enregistre ce disque à New-York, les 06 et 07 décembre 1992, dans le même studio et avec le même ingénieur du son David Baker que pour son opus « Colors of Manhattant ». Pour cette nouvelle collaboration entre le contrebassiste Ira Coleman et la batterie est confiée à Billy Drummond.

Enregistré sur un Steinway B dans le meilleur de sa forme et dans des conditions beaucoup plus confortables que « Odd & Blue », cet album fut le dernier disque que le pianiste a enregistré pour Philippe Vincent dont le label Ida Records a ensuite disparu. « Open Changes » a reçu le prix Django Reinhardt décerné par l’Académie du Jazz, laquelle prestigieuse récompense a ouvert quelques années plus tard les portes du label Sony à Laurent de Wilde.

Au fil des titres, on perçoit le bonheur de jouer du pianiste qui revitalise les standards. Relances/décélération, tensions/détente se succèdent. Au service du pianiste, la paire rythmique met en valeur le jeu serein et limpide du pianiste. Le trio équilatéral prodigue une musique fluide et apaisée.

Yack attack est la seule composition de Laurent de Wilde à figurer au répertoire de cet opus constitué essentiellement de standards. Parmi les dix reprises on retrouve entre autres deux morceaux de Monk, Off Minor et Jackie-Ing ainsi qu’une de Duke Ellington, Reflections in D,..

On a succombé à la superbe version que le trio donne de Reflections in D dont il fait ressortir la quintessence. Sur cette ballade, véritable éloge à la lenteur, la section rythmique d’une élégance subtile et d’une sobriété rare apporte son soutien au pianiste inspiré. Son jeu d’une beauté indicible fait vibrer les notes dans les aigus comme une trame de soie et magnifie la superbe composition du Duke.

« The Present » (2006)

Laurent de Wilde sort Three trios - Couverture de l'album The PresentTreize ans plus tard et après trois albums électro enregistrés chez Warner, il prend l’envie à Laurent de Wilde de renouer avec le trio jazz.

Le pianiste se lance donc un nouveau défi en trio acoustique avec l’album « The Present ». Il a été enregistré sur un Steinway D à Paris, au studio Acousti, les 21 et 22 février 2006 par l’ingénieur du son Dominique Poutet, alias Dume avec lequel le pianiste continue à travailler.

Laurent de Wilde se lance dans l’aventure avec Laurent Robin, le batteur déjà à ses côtés dans son sextet électrique sur l’album « Stories » gravé en 2003. Il s’adjoint par ailleurs la collaboration du contrebassiste américain Darryl Hall, installé en France depuis quelques années « dont le style de jeu et la musicalité complétaient parfaitement [s]a vision du trio ». On note que sur deux titres, la batterie passe aux mains d’un invité, Dion Parson.

Tout au long des huit plages du disque, le trio acoustique fait résonner une musique dont les atmosphères comblent l’oreille par leur diversité. Le climat musical se fait tour à tour funky, groovy, reggae, bluesy et parfois même techno. L’album se démarque des deux autres opus du coffret qui cultivent le swing à l’envi. Sur « The Present », la musique passe du swing au groove. L’opus inaugure et signe l’évolution du style que Laurent de Wilde va continuer ensuite à développer.

Hormis la reprise de Fleurette Africaine, un standard d’Ellington déjà enregistré quinze ans plus tôt sur « Colours of Manhattan », le répertoire compte des compositions issues du monde électronique du pianiste parmi lesquels entre autres The present, Move on, Quiet - Not Quite. Le passage de l’électronique à l’acoustique est réussi et fort innovant. Très personnels et colorés, les titres sont imprégnés d’une énergie rythmique inouïe qui dynamise la matière sonore.

Même si ça groove du début à la fin, on a succombé à l’écoute du titre Up and Down dont la pulsation drum’n bass illustre tout à fait la nouvelle conception du trio. Le morceau témoigne d’une expression très ouverte, avec une relative démesure ancrée dans la modernité du 21ème siècle. La section rythmique porte à la perfection l’énergie et le jeu renouvelé du pianiste.

« Three Trios », trois albums pour savourer l’évolution de l’art pianistique de Laurent de Wilde au sein du trio, piano-contrebasse-batterie. Sans renier la tradition dans laquelle il demeure ancré, ce voyage dans le temps témoigne du renouvellement de l’inspiration du pianiste et de sa capacité à se réinventer. Il a en effet incorporé dans son jeu et dans son écriture des formes, des mélodies et des textures issues de ses nombreuses et riches expériences musicales. Ce coffret porte l’empreinte d’un artiste sans cesse en questionnement et devenu un musicien de référence dans le jazz.

Francesco Geminiani signe « Red Sky, Blue Water »

Francesco Geminiani signe « Red Sky, Blue Water »

Le saxophoniste ténor et compositeur Francesco Geminiani signe « Red Sky, Blue Water ». Le musicien a composé un répertoire original très dynamique qu’il présente avec un ensemble de musiciens talentueux de la scène jazz internationale. Le répertoire restitue les rythmes de la vie urbaine. Neuf tableaux musicaux aux couleurs lyriques et sensibles.

lire plus
Thierry Péala et Verioca Lherm célèbrent Tania Maria

Thierry Péala et Verioca Lherm célèbrent Tania Maria

Pour leur premier album en duo, Thierry Péala et Verioca Lherm revisitent avec brio l’œuvre de la grande pianiste, compositrice et chanteuse Tania Maria. Sur « a Tania Maria Journey », les deux complices font respirer les musiques qu’ils ornent de délicatesse et interprètent avec une ferveur perceptible. Avec grand naturel, ils signent une performance tout à fait réussie. Un disque festif et pétillant où les improvisations ont la part belle !

lire plus
Jazz à Vienne 2021 – La programmation

Jazz à Vienne 2021 – La programmation

Dans le contexte sanitaire actuel, le festival Jazz à Vienne maintient sa 40ème édition du 23 juin au 10 juillet 2021. Dévoilée le 06 avril 2021, la programmation laisse augurer de belles soirées dans le Théâtre Antique de la ville iséroise. Outre les noms déjà dévoilés parmi lesquels Jamie Cullum, Keziah Jones, Ibrahim Maalouf, Erik Truffaz, Avishai Cohen et Vincent Peirani, d’autres têtes d’affiche se profilent comme autant de rendez-vous prometteurs : Marcus Miller, Brad Mehldau, Roberto Fonseca, Kyle Eastwood, Thomas Dutronc et bien d’autres encore. De quoi satisfaire les festivaliers de toutes sensibilités.

lire plus