Miki Yamanaka présente « Shades Of Rainbow »

Miki Yamanaka présente « Shades Of Rainbow »

Du jazz de haute volée !

Annoncé en France pour le 08 septembre 2023, l’album « Shades Of Rainbow » permet de découvrir la pianiste japonaise Miki Yamanaka. En compagnie du saxophoniste Mark Turner, du contrebassiste Tyrone Allen et du batteur Jimmy Macbride, elle présente un album remarquable où se télescopent swing et inventivité. Tout au long de ses huit compositions, ses solos laissent pantois. Du jazz de haute volée !

Visuel de l'album Shades of Rainbow de Miki YamanakaMiki Yamanaka a enregistré « Shades Of Rainbow » (Cellar Records) le 06 février 2023 aux Monarch Studios de Vancouver avec le contrebassiste Tyrone Allen, le batteur Jimmy Macbride et le saxophoniste Mark Turner.

Originaire de Kobe, au Japon, la pianiste Miki Yamanaka a déménagé à New York en 2012. Elle a étudié le piano avec Jason Lindner, Jeb Patton et Fred Hersch, et l’orgue avec Sam Yahel et Larry Goldings.

Fascinée par Chick Corea, Randy Weston et Benny Colson, Miki Yamanaka interprétait leurs œuvres en solo sur les scènes de New York où elle a très vite été reconnue comme l’une des pianistes majeures de sa génération. Elle a enchaîné les résidences dans les clubs du West Village, le Smalls et le Mezzrow et est devenue incontournable. Le public est tombé sous le charme de son jeu expressif et ancré dans la tradition.

En 2015, elle a été l’une des trois pianistes sélectionnées pour participer à « Betty Carter’s Jazz Ahead », une résidence de composition intensive au Kennedy Center. Durant la pandémie, elle avait instauré une série hebdomadaire de « concerts à la maison » en streaming intitulés « Miki’s Mood » dans lesquels elle invitait de nombreux talents du jazz new-yorkais.

Miki Yamanaka a déjà enregistré sept albums sous son nom et est très demandée comme « sidewoman » par les musiciens les plus connus de la scène new new-yorkaise. Elle a travaillé avec des personnalités du jazz comme le saxophoniste alto Antonio Hart qui loue son talent. Son mentor Larry Goldings vante ses qualités musicales et le magazine « Downbeat Jazz » ne tarit pas d’éloges à propos de sa musique. Avec son album précédent en tant que leader, « Stairways to the Stars » (Outside In Music), dans lequel elle joue avec Mark Turner et Orlando le Fleming, elle a acquis une reconnaissance internationale.

Sur « Shades Of Rainbow » (Cellar Records) à sortir le 08 septembre 2023, Miki Yamanaka est entourée de Tyrone Allen (contrebasse), de Jimmy Macbride (batterie) et de Mark Turner (saxophone ténor).

« Shades Of Rainbow »

Tyrone Allen et Jimmy Macbride sont deux musiciens très actifs de la scène jazz de new York. Diplômé de la Juilliard School, où il a étudié avec Carl Allen, Billy Drummond et Kenny Washington, Jimmy Macbride a tourné à travers l’Europe, l’Asie et l’Amérique du Nord et s’est aussi produit dans de célèbres festivals, notamment le Monterey Jazz Festival, le North Sea Jazz Festival et le Newport Jazz Festival, entre autres. À ce jour, il apparaît sur plus de 40 albums.

Avec une parfaite maîtrise, Mark Turner développe sur son saxophone ténor des lignes mélodiques à la fois fluides et complexes. Imprégné de la tradition West Coast, son jeu moderne et vigoureux est aussi porteur d’influences coltraniennes.

A travers ses huit compositions, Miki Yamanaka développe l’étendue de sa vision du jazz sur l’album « Shades Of Rainbow » (Cellar Records).

Au fil des titres

C’est sur les accords de Along Came Betty de Benny Golson, que Miki Yamanaka a écrit That Ain’t Betty. Sur un tempo rapide, cette composition originale met en évidence le jeu effervescent de la pianiste et le souffle fluide du saxophoniste. Le répertoire se poursuit avec une des plus anciennes compositions de la pianiste, Early Morning, une ballade au climat onirique. De sa sonorité souple et sans vibrato, le saxophoniste adopte des cheminements harmoniques complexes et développe un discours tendu dans le registre supérieur de l’instrument comme si l’énergie alimentait son expressivité.

Shades Of Rainbow qui donne son nom à l’album, a été écrit quelques semaines seulement avant la tournée, alors que Miki Yamanaka savait que Mark Turner allait rejoindre le trio. Tonique, le saxophoniste explore la musique dans une dynamique hard bop alors que le jeu de la pianiste se fait frénétique. Le quartet s’envole sur des tangentes bouillonnantes.

C’est ensuite sur un tempo d’enfer qu’advient Uh Oh. Sur ce blues, les musiciens débordent de vitalité. Après le jeu jubilatoire de la pianiste au wurlitzer, le ténor volubile déborde de puissance et de virtuosité et propose un chorus éblouissant.

Song For Mary Lou rend hommage à Mary Lou Williams. Sur ce titre, la pianiste séduit par son jeu sensible, le saxophoniste affirme son sens aigu de la mélodie et le contrebassiste explore avec sobriété et sérénité les registres grave et médium de son instrument lors d’un court chorus.

L’ambiance change du tout au tout avec le tempo médium et l’ambiance ellingtonnienne de Clam que la pianiste avait écrit avant d’aller manger des ramen à base de bouillon de palourdes. Tout comme dans le Mood Indigo d’Ellington, l’ambiance est à la relaxation. Le thème est joué à l’unisson par le wurlitzer et le ténor qui rivalisent d’élégance.

Écrit pour Horace Silver, GIN est une des plus anciennes compositions de la pianiste. Sur son improvisation, Miki Yamanaka embellit la mélodie jusqu’au sublime… bouquets de notes chatoyantes, digressions déconcertantes. Sur le tempo rapide, le saxophoniste éblouit par sa décontraction. Le morceau se termine après un superbe échange contrebasse/batterie.

Écrit pendant la pandémie alors que Miki Yamanaka se moquait de Jimmy Macbride et de son frère mangeant des flocons d’avoine, Oatmeal résonne d’accents bluesy et soul. Au discours incisif du saxophone ténor répond le jeu ludique et piquant du wurlitzer. Avant les dernières mesures du titre, c’est le batteur qui a le dernier mot avec un solo polyrythmique éclatant.

« Shades Of Rainbow », un album incontournable !

Laurent Coq présente « Confidences »

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Le pianiste Laurent Coq propose « Confidences », son troisième album enregistré en trio piano-contrebasse-batterie. Un répertoire de huit compositions empreintes à la fois de poésie, de mélancolie et d’allégresse. Il serait dommage de se priver de ce jazz vibrant au lyrisme intense et à l’écriture singulière. Pas question donc que cette sortie se fasse sous le sceau du secret. « Confidences »… à partager largement !

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Jazz Campus en Clunisois 2024 – Louis Sclavis Quintet

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Pour sa septième et dernière soirée au Théâtre les Arts, le Festival Jazz Campus en Clunisois 2024 affiche complet. Le compositeur, saxophoniste et clarinettiste Louis Sclavis vient en quintet présenter son projet « India ». Fusion entre son jazz toujours inventif et des réminiscences mélodiques issues en droite ligne de l’Inde. De Madras à Cluny en passant par Calcutta… les notes vagabondent.

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Jazz Campus en Clunisois 2024 – Néon & Unfolding

Pour sa cinquième soirée, le Festival Jazz Campus en Clunisois 2024 accueille deux quartets sur la scène du Théâtres Les Arts de Cluny. Au programme, « Néon » puis « Unfolding – Baccarini/Melville ». Leurs univers différents déclenchent l’enthousiasme du public. Les contraintes formelles sont oubliées au profit d’une expression musicale libre et inventive.

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Disparition de Mario Stantchev

Disparition de Mario Stantchev

Son piano résonne désormais au Paradis du Jazz

Le pianiste et compositeur Mario Stantchev s’est éteint le 14 juillet 2023 à l’âge de 75 ans. De la Bulgarie à la France, la carrière de Mario Stantchev s’est distinguée par son intensité et ses développements variés. A l’origine de la création du Conservatoire National de Région de Lyon, il a partagé sa vie entre pédagogie et concerts. Son piano résonne désormais au Paradis du Jazz.

Disparition de Mario StantchevAvide de rencontres humaines, doté d’une grande curiosité, d’une large ouverture d’esprit et d’un enthousiasme toujours renouvelé, Mario Stantchev a ouvert sa musique à de nombreuses influences. Il a diversifié sa vie musicale entre classique et jazz avec des escapades du côté des musiques contemporaines et ethniques.

Mario Stantchev a mené une vie musicale intense, riche et variée, de Sofia et la Bulgarie où il est né en 1948 à Lyon où il s’est installé en 1982. Au fil des années il a fait coexister avec bonheur une carrière de pédagogue, de compositeur et d’instrumentiste où il a concilié musique classique, jazz et de nombreuses autres expressions musicales vers lesquelles le porte sa curiosité insatiable.

Disparition de Mario StantchevPendant 30 ans, il a enseigné le piano au Conservatoire National de Région de Lyon où, en 1984, il a fondé le département « Jazz et Musiques contemporaines ».

Après 1984, il enchaîné les concerts et les enregistrements tout en continuant à composer sur commande ou pour lui-même. Il a joué sur les scènes de France, d’Europe, d’Amérique et de Chine, en solo ou dans des formations de formats variés, du duo au big band, avec des musiciens comme Ron Carter, Enrico Rava, Michel Perez, Jay Anderson et aussi avec . Il affectionnait les musiques de Duke Ellington, Monk, Bartok, Debussy, Copin, Brahms et Monpoue.

Ses derniers albums sont sortis sur le label Cristal et sur le label lyonnais de Lionel Martin Ouch Records :

Disparition de Mario StantchevLe 10 janvier 2023, il a donné son dernier concert à l’Amphi de l’Opéra de Lyon avec Dimitar Karamfilov à la contrebasse et Hristo Yotsov à la batterie devant une salle comble et un public comblé.

Comme lors de chacune de ses prestations, on a pu apprécier, son expression concise et contrastée, son articulation précise et son phrasé aérien. Entre force et finesse, Mario Stantchev mettait toujours de côté sa virtuosité au profit d’une approche dynamique où se combinent le lyrisme et un certain romantisme issus de ses influences classiques. Très expressif, il maîtrisait à la perfection la ligne mélodique et invitait toujours le silence dans sa musique.

Au-revoir Mario, tu demeures avec nous et l’on garde un souvenir ému des échanges humains et musicaux dont tu as gratifié tes amis et ton public.

Laurent Coq présente « Confidences »

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Le pianiste Laurent Coq propose « Confidences », son troisième album enregistré en trio piano-contrebasse-batterie. Un répertoire de huit compositions empreintes à la fois de poésie, de mélancolie et d’allégresse. Il serait dommage de se priver de ce jazz vibrant au lyrisme intense et à l’écriture singulière. Pas question donc que cette sortie se fasse sous le sceau du secret. « Confidences »… à partager largement !

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Jazz Campus en Clunisois 2024 – Louis Sclavis Quintet

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Saison 2023/24 –  Auditorium Orchestre National de Lyon

Saison 2023/24 – Auditorium Orchestre National de Lyon

D’intenses moments musicaux en perspective

La saison 2023/2024 de l’Auditorium Orchestre National de Lyon promet d’intenses moments musicaux du côté du Jazz et des Musiques actuelles… Gilberto Gil, Mariza, Toumani Diabaté, Avishai Cohen et Macoto Ozone, Cecil Mc Lorin Salvant, Bertrand Belin et Nils Frahm, Tindersticks. De quoi réjouir le public !

Fermée en septembre 2023 pour des travaux d’acoustique, l’institution lyonnaise poursuit cette saison encore ses incursions en dehors des répertoires classiques. Auditorium-Orchestre National de Lyon affirme ainsi son ouverture vers d’autres univers musicaux tels ceux du Jazz et des Musiques actuelles.

L’Orchestre National de Lyon est bien sûr de la partie et collabore aux prestations de deux grands artistes, Toumani Diabaté et Cecil Mc Lorin Salvant.

Auditorium-Orchestre National de Lyon et « Jazz à Vienne

Cette saison encore, le dialogue artistique entre l’Auditorium-Orchestre National de Lyon et « Jazz à Vienne » se poursuit avec quatre concerts coproduits par les deux structures, Gilberto Gil, Mariza, Avishai Cohen & Makoto Ozone & Cécile McLorin Salvant.

Gilberto Gil - Saison 2023/24 -  Auditorium Orchestre National de LyonLes Musiques du Monde ouvrent la saison le 09 octobre 2023 à 20h avec un concert de Gilberto Gil.

À 81 ans et avec 60 ans de carrière, ce monument de la musique brésilienne promet un concert d’une belle teneur. Le compositeur chanteur guitariste sera sur scène entouré de sa famille avec à ses côtés Bem Gil (chant, guitare et basse), Jose Gil (chant et batterie) et João Gil (chant, guitare et basse).

Dans le même univers des Musiques du Monde, Mariza est invitée le 11 décembre 2023 à 20h.MAriza - Saison 2023/24 -  Auditorium Orchestre National de Lyon

Respectueuse de la tradition et héritière d’Amália Rodrigues, la fadista Mariza perpétue le genre du fado et au son de la guitare portugaise, propose un répertoire imprégné de la saudade, cette mélancolie si particulière, à la joie. Elle a ainsi popularisé le fado classique à travers le monde tout en lui apportant une touche de modernité. Elle sera accompagnée sur scène par Luís Guerreiro (guitare portugaise), Phelipe Ferreira (guitare acoustique), Adriano Alves (guitare basse), João Freitas (percussions) et João Frade (accordéon).

Avishai Cohen et Makoto Ozone - Saison 2023/24 -  Auditorium Orchestre National de LyonInscrits dans l’univers du Jazz, le contrebassiste et compositeur Avishai Cohen et le pianiste Makoto Ozone seront sur la scène de l’Auditorium de Lyon le 05 février 2025 à 20h.

Une profonde amitié musicale les réunit et ces deux légendes du Jazz international proposeront un concert qui on n’en doute pas séduira pas son harmonie et sa lumière.

Cecil McLorin Salvant - Saison 2023/24 -  Auditorium Orchestre National de LyonLe 10 mai 2024 à 20h, accompagnée au piano par Sullivan Fortner, c’est la chanteuse franco-américaine Cécile McLorin Salvant qui emmènera l’Orchestre National de Lyon dans le domaine du Jazz, à la rencontre de ses ballades favorites.

Véritable sensation du jazz vocal, la chanteuse franco-américaine saura émouvoir le public par la grâce de son chant qui ne manque ni de puissance ni d’élégance.

Toumani Diabaté

Toumani Diabaté - Saison 2023/24 -  Auditorium Orchestre National de LyonC’est dans la galaxie des Musiques du Monde que le virtuose de la kora, Toumani Diabaté, se produira le 26 avril 2024 à 20h.

Après avoir commencé le concert seul avec son instrument, il sera rejoint sur scène par l’ONL. L’orchestre symphonique et le musicien africain entameront alors un dialogue musical lumineux, véritable trait d’union entre la tradition ancestrale des griots et l’écriture orchestrale occidentale. Sur des arrangements de Ian Gardiner et Nico Muhly, l’ONL sera dirigé par Clark Rundell.

Tindersticks et Claire Denis

Inscrit dans le cadre d’un partenariat avec l’Institut Lumière et réalisé en collaboration par le groupe culte anglais Tindersticks et la réalisatrice Claire Denis, le Ciné Concert Tindersticks sera présenté le 02 novembre 2024 à 20h par le groupe culte qui revisite sa collaboration avec la cinéaste. Avec huit musiciens et des cordes, Tindersticks interagira en direct avec les scènes les plus mémorables de dix films (Nénette et Boni, Trouble Every Day, L’Intrus, 35 Rhums, White Material, Les Salauds, Un beau soleil intérieur, High Life, Avec amour et acharnement et Des étoiles à midi) dans un montage réalisé avec l’accord de la réalisatrice.

Ainsi avec Stuart A. Staples (chant, guitare) , David Boulter (vibraphone, claviers), Neil Fraser (guitare), Earl Harvin (batterie, percussions), Dan McKinna (guitare basse, claviers) et Terry Edwards (trompette et saxophone) se profilent les promesses d’atmopshères élégantes et de paysages sonores atmosphériques.

Scène minimaliste et chanson française

Par ailleurs, la saison 2023/24 n’oublie ni la chanson française, ni la scène minimaliste avec deux artistes qui brouillent les frontières entre musiques savantes et musiques populaires.

Nils Frahm

Nils Frahm - Saison 2023/24 -  Auditorium Orchestre National de LyonRetour de Nils Frahm le 17 novembre 2023 à 20h avec « Music for Lyon ».

À la croisée du minimalisme et de l’électro, le pianiste, producteur et compositeur électro berlinois présentera une nouvelle performance solo, contemplative, intime où se dessineront des paysages sonores évoluant entre rêve et transe.

Bertrand Belin

Bertrand Belin - Saison 2023/24 -  Auditorium Orchestre National de LyonLe chanteur, musicien, écrivain et acteur, Bertrand Belin viendra quant à lui pour la première fois le 06 novembre 2023 à 20h pour défendre « Tambour Vision ».

Avec Lara Oyedepo (percussions, claviers, choeurs), Thibault Frisoni (claviers, basses, choeurs), Jean-Baptiste Julien (claviers), Julien King Omé (guitares) et Sylvain Joasson (batterie, machines) son chant et ses guitares interrogeront avec élégance et liberté notre faculté à « être au monde ».

Les spectacles de Jazz et de Musiques Actuelles de la saison 2023/2024 à l’Auditorium-Orchestre National de Lyon laissent augurer des soirées prometteuses. Une fois encore, cette programmation manifeste le réel souci de diversification de cette institution qui conserve son ADN mais sait ouvrir sa programmation en direction de publics variés.

Laurent Coq présente « Confidences »

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Le pianiste Laurent Coq propose « Confidences », son troisième album enregistré en trio piano-contrebasse-batterie. Un répertoire de huit compositions empreintes à la fois de poésie, de mélancolie et d’allégresse. Il serait dommage de se priver de ce jazz vibrant au lyrisme intense et à l’écriture singulière. Pas question donc que cette sortie se fasse sous le sceau du secret. « Confidences »… à partager largement !

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Jazz Campus en Clunisois 2024 – Louis Sclavis Quintet

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Pour sa septième et dernière soirée au Théâtre les Arts, le Festival Jazz Campus en Clunisois 2024 affiche complet. Le compositeur, saxophoniste et clarinettiste Louis Sclavis vient en quintet présenter son projet « India ». Fusion entre son jazz toujours inventif et des réminiscences mélodiques issues en droite ligne de l’Inde. De Madras à Cluny en passant par Calcutta… les notes vagabondent.

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Ricardo Izquierdo présente « Kikun Pelu Mi Wá »

Ricardo Izquierdo présente « Kikun Pelu Mi Wá »

Un jazz moderne et spirituel

Après « Ida » et « Ants », le saxophoniste Ricardo Izquierdo présente son nouvel album « Kikun Pẹlu Mi Wá » (MiRR/L’Autre Distribution) sorti le 26 mai 2023. A l’écoute de cet opus, on plonge au cœur des premières influences de Ricardo Izquierdo, celles de son enfance dans le quartier de la Marina de la ville portuaire de Matanzas, l’un des principaux berceaux de la musique afro-cubaine.

Visuel de l'album Kikun Pelu Mi Wa de Ricardo IzquierdoSur « Kikun Pelu Mi Wá«  (MiRR/L’Autre Distribution) dont le titre signifie « Peindre avec mes racines » en Yoruba, le musicien rend un hommage très personnel aux forces spirituelles de la religion Yoruba.

De bout en bout de l’album, Ricardo Izquierdo inscrit son propos au croisement du jazz et de ses racines afro-cubaines. Qu’il embouche le saxophone ténor ou le soprano, Ricardo Izquierdo développe un son dont la puissance se pare de douceur. Son jeu fort expressif interpelle par sa fluidité et sa limpidité, son lyrisme et sa poésie.

« Kikun Pelu Mi Wá », un jazz moderne empreint de spiritualité.

Ricardo Izquierdo

Né en 1978 à Matanzas, Ricardo Izquierdo commence à étudier la musique par le violoncelle à l’âge de 8 ans puis quelques années plus tard, il se tourne vers le saxophone alto. En 1993, il finit ses études dans sa ville natale et rejoint la capitale de Cuba, La Havane. Il est admis à la prestigieuse « Escuela Nacional de Artes - E.N.A » où, pendant 4 ans, il approfondit ses connaissances et améliore ses qualités d’instrumentiste. Il se produit par ailleurs avec le groupe Diàkara auprès de Oscar Valdès.

Ricardo Izquierdo©Isabelle Saint Jean

Ricardo Izquierdo©Isabelle Saint Jean

Durant ses études à la E.N.A, il participe à des stages et des masterclass avec entre autres Herbie Hancock, Hilario Duran, Steve Coleman, Nicholas Payton et Antonio Hart… Il intègre le quintet du pianiste Alexis Bosch, avant de rejoindre Carlos Maza Quartet et se produit à ses côtés sur les scènes de nombreux festivals européens, parmi lesquels Jazz à la Villette, Nancy Jazz Pulsations, Jazz à Vienne.

En 2001, il quitte Cuba et s’installe à Paris où il multiplie rencontres et collaborations avec des musiciens de renommées internationales tels que Frank Lacy, Orlando Poleo, Mayra Andrade, Michel Zenino, John Betsch, Nelson Veras, Mario Canonge, Philippe Soirat, Santi Debriano, Hamid Drake, Laurent Coq, Katy Roberts, Francesco Bearzatti, Orichas, Jean Jacques Elangué, Remi Vignolo, Napoleon Maddox, Mauro Gargano, Ichiro Onoe, Jason Palmer, Jeff Ballard, Bojan Z, Famoudou Don Moye et de nombreux autres encore.

En 2014, il enregistre « Ida » (Abeille Musique/Plus Loin Music), son premier album en tant que leader avec Sergio Gruz (piano), Juan Sebastien Jimenez (contrebasse), Mauro Gargano (contrebasse) et Lukmil Pérez (batterie). En 2017 il sort « Ants » (Label Gaya Music), un deuxième album, en co-leader avec Mauro Gargano et Fabrice Moreau (batterie). Ces deux albums sont très bien accueillis par la critique. Il joue et enregistre par ailleurs avec Mario Canonge et Michel Zenino au sein de Quint’Up puis avec Adrien Chicot.

En 2023, Ricardo Izquierdo présente un nouvel album « Kikun Pelu Mi Wá » (MiRR/L’Autre Distribution), en Yoruba.

« Kikun Pelu Mi Wá »

Sorti le 26 mai 2023, « Kikun Pelu Mi Wá » (MiRR/L’Autre Distribution) se distingue par l’écriture musicale très personnelle de Ricardo Izquierdo qui formalise la rencontre entre ses origines et le jazz.

« Kikun Pelu Mi Wá » rend un vibrant hommage à Matanzas, ce haut lieu de la culture cubaine où cohabitent musique, danse et poésie en harmonie depuis des centaines d’années, dans un environnement qui a conservé toute son authenticité et sa ruralité, ancré dans les cultures africaines Yoruba et les cultes des sociétés secrètes ou confréries Abakùa.

Sur cet album issu d’une quête transculturelle afro-diasporique du musicien, le saxophoniste s’est entouré d’une nouvelle formation composée de musiciens avec lesquels il collabore depuis longtemps. Leur complicité et leur écoute mutuelle sous-tend leur subtil dialogue.

A ses côtés, on retrouve le pianiste Sergio Gruz, les contrebassistes Gildas Boclé et Juan Sebastien Jimenez, le batteur Fabrice Moreau et le percussionniste Javier Campos Martinez.

Au fil des plages

Dès le titre d’ouverture, Libellule, on tombe sous le charme de la sonorité douce et limpide du ténor qui murmure une musique lyrique, poétique et exigeante dont la richesse rythmique s’inscrit aux confluences du jazz et de la musique cubaine. Son jeu fluide est couronné par de douces spirales qui évoquent le vol gracieux de l’insecte qui zigzague dans les airs.

Sur Verde Y Negro, le ténor immerge l’oreille dans un monde musical en demi-teinte, un monde envoûtant.Le solo du pianiste Sergio Gruz crée une atmosphère qui flotte entre imaginaire et réel et invite à l’introspection. Si le saxophoniste ne s’interdit pas des escapades virtuoses, il évite tout bavardage superflu.

Le répertoire se poursuit avec Autour du Jardin (Jekua Baba). Après accords et harmoniques du soprano, le saxophoniste développe une mélodie mystérieuse soutenue par les percussions de Javier Campos, les subtiles friselis des cymbales de Fabrice Moreau et les souples envolées de la contrebasse de Gildas Boclé. Le soprano improvise avec délicatesse et déploie des arabesques totalement maîtrisées.

Adentro fait ensuite résonner un champ musical onirique où le ténor s’exprime avec fougue, entouré de Sergio Gruz, Gildas Bosclé et Fabrice Moreau, tous très inspirés. Les surprises musicales se succèdent au fil des portées et ravissent l’écoute.

Co-signé avec le percussionniste cubain Javier Campos Martinez, Pueblo Nuevo rend hommage à la société Abakuá, société secrète d’hommes venus du sud-est du Nigeria et du sud-ouest du Cameroun. Le chant du soprano, la voix et la percussion évoquent les ambiances sonores des rites initiatiques de cette société secrète, symbole avéré de résistance. Changement de climat radical avec Pa’Aggayu. En introduction, le jeu appuyé du ténor prend des inflexions très libres puis le discours devient incantatoire et la musique se pare de mystère. A savourer sans retenue.

Sur le très court Elle, le soprano se fait lyrique et chaleureux. Son chant fluide ne manque pas d’énergie mais sait éviter la frénésie. La musique respire, le bonheur est là encore de la partie.

De retour au ténor sur E.I.I.O. (Elerin Ikpin Ibikeji Olodumare), le saxophoniste souffle des lignes musicales nettes et élégantes où alternent raucité et douceur, ce qui n’est pas sans évoquer le souvenir du jeu du regretté Wayne Shorter.

L’album se termine avec Tún,Tún,Tún (Aggo Mi Padre,TraigoEl Papalote). Avec Juan Sebastien Jimenez, Ricardo Izquierdo et ses complices poursuivent leur exploration musicale et combinent avec raffinement les éléments du folklore afro-cubain avec ceux du jazz le plus contemporain. Le jeu éloquent et enflammé du ténor est soutenu par les riches harmonies du piano et la solide rythmique.

Rendez-vous le 29 juin 2023 pour le concert de sortie de l’album « Kikun Pelu Mi Wá » au Studio de l’Ermitage à Paris. Ricardo Izquierdo sera accompagné de Sergio Gruz (piano), Gildas Boclé (contrebasse), Fabrice Moreau (batterie) et Javier Campos Martinez (percussions). Après l’été d’autres concerts se profilent, le 29 septembre 2023 au Jazz Club de Savoie à Chambéry, le 06 octobre 2023 aux Musiques au Comptoir à Fontenay-sous-Bois et le 07 octobre 2023 à La Sirène à Paimpol.

Après « Ida » et « Ants », le saxophoniste Ricardo Izquierdo présente son nouvel album « Kikun Pẹlu Mi Wá » (MiRR/L’Autre Distribution) sorti le 26 mai 2023. A l’écoute de cet opus, on plonge au cœur des premières influences de Ricardo Izquierdo, celles de son enfance dans le quartier de la Marina de la ville portuaire de Matanzas, l’un des principaux berceaux de la musique afro-cubaine.

Visuel de l'album Kikun Pelu Mi Wa de Ricardo IzquierdoSur « Kikun Pelu Mi Wá«  (MiRR/L’Autre Distribution) dont le titre signifie « Peindre avec mes racines » en Yoruba, le musicien rend un hommage très personnel aux forces spirituelles de la religion Yoruba.

De bout en bout de l’album, Ricardo Izquierdo inscrit son propos au croisement du jazz et de ses racines afro-cubaines. Qu’il embouche le saxophone ténor ou le soprano, Ricardo Izquierdo développe un son dont la puissance se pare de douceur. Son jeu fort expressif interpelle par sa fluidité et sa limpidité, son lyrisme et sa poésie.

« Kikun Pelu Mi Wá », un jazz moderne empreint de spiritualité.

Ricardo Izquierdo

Né en 1978 à Matanzas, Ricardo Izquierdo commence à étudier la musique par le violoncelle à l’âge de 8 ans puis quelques années plus tard, il se tourne vers le saxophone alto. En 1993, il finit ses études dans sa ville natale et rejoint la capitale de Cuba, La Havane. Il est admis à la prestigieuse « Escuela Nacional de Artes - E.N.A » où, pendant 4 ans, il approfondit ses connaissances et améliore ses qualités d’instrumentiste. Il se produit par ailleurs avec le groupe Diàkara auprès de Oscar Valdès.

Ricardo Izquierdo©Isabelle Saint Jean

Ricardo Izquierdo©Isabelle Saint Jean

Durant ses études à la E.N.A, il participe à des stages et des masterclass avec entre autres Herbie Hancock, Hilario Duran, Steve Coleman, Nicholas Payton et Antonio Hart… Il intègre le quintet du pianiste Alexis Bosch, avant de rejoindre Carlos Maza Quartet et se produit à ses côtés sur les scènes de nombreux festivals européens, parmi lesquels Jazz à la Villette, Nancy Jazz Pulsations, Jazz à Vienne.

En 2001, il quitte Cuba et s’installe à Paris où il multiplie rencontres et collaborations avec des musiciens de renommées internationales tels que Frank Lacy, Orlando Poleo, Mayra Andrade, Michel Zenino, John Betsch, Nelson Veras, Mario Canonge, Philippe Soirat, Santi Debriano, Hamid Drake, Laurent Coq, Katy Roberts, Francesco Bearzatti, Orichas, Jean Jacques Elangué, Remi Vignolo, Napoleon Maddox, Mauro Gargano, Ichiro Onoe, Jason Palmer, Jeff Ballard, Bojan Z, Famoudou Don Moye et de nombreux autres encore.

En 2014, il enregistre « Ida » (Abeille Musique/Plus Loin Music), son premier album en tant que leader avec Sergio Gruz (piano), Juan Sebastien Jimenez (contrebasse), Mauro Gargano (contrebasse) et Lukmil Pérez (batterie). En 2017 il sort « Ants » (Label Gaya Music), un deuxième album, en co-leader avec Mauro Gargano et Fabrice Moreau (batterie). Ces deux albums sont très bien accueillis par la critique. Il joue et enregistre par ailleurs avec Mario Canonge et Michel Zenino au sein de Quint’Up puis avec Adrien Chicot.

En 2023, Ricardo Izquierdo présente un nouvel album « Kikun Pelu Mi Wá » (Mirr/L’Autre Distribution), en Yoruba.

« Kikun Pelu Mi Wá »

Sorti le 26 mai 2023, « Kikun Pelu Mi Wá » (MiRR/L’Autre Distribution) se distingue par l’écriture musicale très personnelle de Ricardo Izquierdo qui formalise la rencontre entre ses origines et le jazz.

« Kikun Pelu Mi Wá » rend un vibrant hommage à Matanzas, ce haut lieu de la culture cubaine où cohabitent musique, danse et poésie en harmonie depuis des centaines d’années, dans un environnement qui a conservé toute son authenticité et sa ruralité, ancré dans les cultures africaines Yoruba et les cultes des sociétés secrètes ou confréries Abakùa.

Sur cet album issu d’une quête transculturelle afro-diasporique du musicien, le saxophoniste s’est entouré d’une nouvelle formation composée de musiciens avec lesquels il collabore depuis longtemps. Leur complicité et leur écoute mutuelle sous-tend leur subtil dialogue.

A ses côtés, on retrouve le pianiste Sergio Gruz, les contrebassistes Gildas Boclé et Juan Sebastien Jimenez, le batteur Fabrice Moreau et le percussionniste Javier Campos Martinez.

Au fil des plages

Dès le titre d’ouverture, Libellule, on tombe sous le charme de la sonorité douce et limpide du ténor qui murmure une musique lyrique, poétique et exigeante dont la richesse rythmique s’inscrit aux confluences du jazz et de la musique cubaine. Son jeu fluide est couronné par de douces spirales qui évoquent le vol gracieux de l’insecte qui zigzague dans les airs.

Sur Verde Y Negro, le ténor immerge l’oreille dans un monde musical en demi-teinte, un monde envoûtant.Le solo du pianiste Sergio Gruz crée une atmosphère qui flotte entre imaginaire et réel et invite à l’introspection. Si le saxophoniste ne s’interdit pas des escapades virtuoses, il évite tout bavardage superflu.

Le répertoire se poursuit avec Autour du Jardin (Jekua Baba). Après accords et harmoniques du soprano, le saxophoniste développe une mélodie mystérieuse soutenue par les percussions de Javier Campos, les subtiles friselis des cymbales de Fabrice Moreau et les souples envolées de la contrebasse de Gildas Boclé. Le soprano improvise avec délicatesse et déploie des arabesques totalement maîtrisées.

Adentro fait ensuite résonner un champ musical onirique où le ténor s’exprime avec fougue, entouré de Sergio Gruz, Gildas Bosclé et Fabrice Moreau, tous très inspirés. Les surprises musicales se succèdent au fil des portées et ravissent l’écoute.

Co-signé avec le percussionniste cubain Javier Campos Martinez, Pueblo Nuevo rend hommage à la société Abakuá, société secrète d’hommes venus du sud-est du Nigeria et du sud-ouest du Cameroun. Le chant du soprano, la voix et la percussion évoquent les ambiances sonores des rites initiatiques de cette société secrète, symbole avéré de résistance. Changement de climat radical avec Pa’Aggayu. En introduction, le jeu appuyé du ténor prend des inflexions très libres puis le discours devient incantatoire et la musique se pare de mystère. A savourer sans retenue.

Sur le très court Elle, le soprano se fait lyrique et chaleureux. Son chant fluide ne manque pas d’énergie mais sait éviter la frénésie. La musique respire, le bonheur est là encore de la partie.

De retour au ténor sur E.I.I.O. (Elerin Ikpin Ibikeji Olodumare), le saxophoniste souffle des lignes musicales nettes et élégantes où alternent raucité et douceur, ce qui n’est pas sans évoquer le souvenir du jeu du regretté Wayne Shorter.

L’album se termine avec Tún,Tún,Tún (Aggo Mi Padre,TraigoEl Papalote). Avec Juan Sebastien Jimenez, Ricardo Izquierdo et ses complices poursuivent leur exploration musicale et combinent avec raffinement les éléments du folklore afro-cubain avec ceux du jazz le plus contemporain. Le jeu éloquent et enflammé du ténor est soutenu par les riches harmonies du piano et la solide rythmique.

Rendez-vous le 29 juin 2023 pour le concert de sortie de l’album « Kikun Pelu Mi Wá » au Studio de l’Ermitage à Paris. Ricardo Izquierdo sera accompagné de Sergio Gruz (piano), Gildas Boclé (contrebasse), Fabrice Moreau (batterie) et Javier Campos Martinez (percussions). Après l’été d’autres concerts se profilent, le 29 septembre 2023 au Jazz Club de Savoie à Chambéry, le 06 octobre 2023 aux Musiques au Comptoir à Fontenay-sous-Bois et le 07 octobre 2023 à La Sirène à Paimpol.

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20 ans après… Seu Jorge revient avec « Cru »

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Samba Pop dépouillée et réjouissante

​Nul besoin de présenter Seu Jorge, chanteur et acteur brésilien au succès international. En 2004, l’album « Cru » l’avait consacré comme « roi » de la musique brésilienne. Annoncé pour le 16 juin 2024, l’album « Cru » fête ses 20 ans. Constitué de reprises, de compositions originales de Seu Jorge et de ceux qui étaient de jeunes auteurs-compositeurs dans les années 2000, l’album n’a rien perdu de sa saveur. De la samba pop dépouillée et réjouissante. L’idéal pour bien commencer la saison estivale.

Seu Jorge revient avec Cru20 ans après sa sortie, « Cru » (Believe) s’impose comme un album indémodable qui éblouit encore par le talent de tous les artistes engagés autour de Seu Jorge parmi lesquels on note particulièrement Pretinho da Serrinha (percussions, arrangements, voix, cavaquinho) présent sur la plupart et en charge de nombreux arrangements. On apprécie par ailleurs la qualité du mixage réalisé par Renaud Letang, un travail raffiné qui met en valeur une épure musicale bien éloignée des habituels poncifs rattachés à la samba brésilienne.

Issue d’une même logique esthétique la pochette est créditée au plasticien Vik Muniz.

« Cru », un album dépouillé aux mélodies charmeuses. Pleine de nuances et de sensibilité, la voix légèrement éraillée de Seu Jorge se déploie au fil des neuf plages avec une grâce inouïe dans les aigus, une plénitude absolue dans les médiums et une grande profondeur dans les graves.

Seu Jorge

Plus connu sous son nom de scène de Seu Jorge que lui a donné son ami et batteur Marcelo Yuka, Jorge Mário da Silva est né le 08 juin 1970 et a grandi dans une favela de Belford Roxo dans la région de Baixada Fluminense, région de l’État de Rio de Janeiro. Après une enfance difficile, il apprend la guitare sous le parrainage de Paulo Moura clarinettiste et chef d’orchestre puis intègre la troupe de théâtre de son neveu Gabriel Moura.

Au début des années 1990, il rejoint en tant que chanteur le groupe Farofa Carioca avec lequel enregistre « Moro No Brasil » sorti en 1998 et commercialisé au Brésil, au Portugal et au Japon. Il intègre ensuite la formation hip-hop « Planet Hemp ».

Il se lance ensuite dans une carrière solo et sort son premier disque en 2001 « Samba Esporte Fino » produit par Mario Caldato. Cet album aux sonorités pop influencés par la musique de Jorge Ben, Gilberto Gil ou Milton Nascimento ne sort en 2002 qu’à l’extérieur du Brésil sous le nom de « Carolina ». Il signe un second opus « Cru », salué par les professionnels qui considèrent Seu Jorge comme une figure marquante de la nouvelle génération de la samba-pop brésilienne.

Sorti après le film brésilien culte « La cité de Dieu » (2002) de Fernando Meirelles, dans lequel il interprétait le rôle du chauffeur de bus « Mané Galinha », l’album « Cru » est enregistré en France après une rencontre entre Seu Jorge et le producteur français Jérôme Pigeon. Matthieu Chedid participe à l’enregistrement d’un titre de l’album, Tive razão et invite ensuite Seu Jorge en première partie d’un concert à Bercy. Ils se retrouveront ensuite à de nombreuses reprises en France et au Brésil. L’album « Cru » reçoit un franc succès.

Wes Anderson propose ensuite à Seu Jorge un rôle dans son film « Life Aquatic » (2004) aux côtés de Bill Murray, William Defoe, Cate Blanchett et Anjelica Houston, dans lequel il joue le rôle d’un musicien, Pelé Dos Santos. Pour l’occasion, il interprète plusieurs chansons de David Bowie en portugais. Récemment Seu Jorge a tourné dans le film « Marighella  » tourné en 2019 et sorti en 2021.

Devenu vedette internationale, l’ancien enfant des favelas est aujourd’hui un ambassadeur de la culture brésilienne et un artiste très engagé contre le racisme encore très présent au Brésil.

« Cru »

« Cru », un album de neuf titres d’une grande sobriété au niveau de l’orchestration, ce qui permet d’apprécier le chant et la sonorité de chacun des instruments utilisés.

L’album commence avec un thème d’amour, l’hypnotique et dansant Tive razão de Seu Jorge.

Plus loin, le chanteur interprète une deuxième composition de son cru, São Gonça, un morceau beaucoup plus dénudé qu’il exprime avec une grande tendresse, seul avec sa guitare acoustique.

Pris sur un rythme plus rapide que l’original de Serge Gainsbourg, la reprise de Chatterton ne respire pas la joie de vivre et distille un malaise certain, ce d’autant plus que la liste des « suicidés » ou « fous à lier » inclut plus de personnages que dans le morceau de référence parmi lesquels apparaissent des personnalités du XXème siècle comme le président brésilien Getulio Vargas ou Kurt Cobain, tous deux suicidés par balle.

Après ce titre rythmiquement enlevé advient le plus intimiste Fiore de la Città de Robertinho Brant. Entouré de Robertinho Brant (guitare acoustique), Pretinho Da Serrinha (cavaquinho et percussions) et Fabio Fonseca (synthétiseur), le chanteur est à la basse.

Le répertoire se poursuit avec le plus tonique Bem Querer de Carlos Da Fé et Dom Mita où le chanteur tient la guitare électrique accompagné par la basse de Marcelo Aube et les percussions de Pretinho Da Serrinha. Le titre balance au rythme des claquements de mains et des chœurs qui lui confèrent de douces couleurs. Avec les mêmes musiciens, Seu Jorge reprend le titre de Jerry Leiber et Mike Stoller, Don’t, au climat intimiste et délicat.

Dans un registre tout aussi délicat, Seu Jorge propose ensuite une version acoustique de Bola de Meia de Duani simplement accompagné par la guitare acoustique de Robertinho Brant. On écoute avec délice cette triste histoire d’amour que la voix et la guitare content avec une tendre mélancolie. C’est ensuite avec Una Mujer de Murilo Antunes et Robertinho Brant que se poursuit le répertoire. Tout aussi nostalgique que le précédent, il évoque lui aussi l’amour, la mer, le soleil… la vie.

« Cru » se termine avec une reprise de Eu Sou Favela de Noca Da Portela et Sergio Mosca. Seulement accompagnée de la cuica et des percussions de Pretinho Da Serrin, la voix du chanteur évoque avec une douce langueur le réel problème de société que constituent les favelas. Un dernier titre bluesy et entêtant qui engage à remettre l’album au début pour l’écouter encore et encore.

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