Bémol 5 « Live jazz bar & food », un nouveau lieu dédié au Jazz à Lyon

Bémol 5 « Live jazz bar & food », un nouveau lieu dédié au Jazz à Lyon

Réjouissante nouvelle pour le jazz et ses aficionados.

Un nouveau club de jazz, le « Bémol 5- Live Jazz Bar & Food » va ouvrir à Lyon le 21 avril 2017 sur la rive droite de la Saône. Cette heureuse initiative émane d’un musicien et homme d’affaires, Yves Dorn. Du mardi au samedi, jazz et restauration. De belles vibrations jazz à prévoir.

Certes « Bémol 5 - Live Jazz Bar & Food » a pour vocation de diffuser de la musique et de la culture jazz mais le concept développé par le propriétaire se veut différent de celui des clubs déjà existants dans la ville.

« Bémol 5 » c’est « Live … », avec programmation musicale régulière, jam-session le jeudi soir, concerts les vendredi et samedi … et d’autres évènements culturels en lien avec la jazzosphère.

« Bémol 5 » c’est  « … Jazz Bar & Food » avec restauration en soirée du mardi au samedi et à midi les vendredis et samedis ainsi qu’un bar. Garants de qualité, le bar et le restaurant se proposent de faire découvrir des produits artisanaux, locaux ou en provenance des grandes maisons lyonnaises.  Musique pour les oreilles, spectacles pour la vie, boissons et mets pour faire vibrer les papilles

A la clef de « Bémol 5 - Live Jazz Bar & Food » …. des vibrations pour  les oreilles, les yeux et les papilles. L’équation est alléchante !

Ni en sous-sol, ni en étage, ni dans une cour, « Bémol 5 - Live Jazz Bar & Food » accueille public et musiciens sur une superficie de140m² visible et ouverte sur la rue. Par ailleurs, le lieu propose des services de répétition et d’enregistrement aux musiciens qui apprécient cette aubaine.

Pour profiter des rendez-vous prochains du nouveau club « Bémol 5 - Live Jazz Bar & Food » on note tout de suite l’adresse dans les mémoires, les carnets d’adresse, les smartphones, les GPS : 1 rue de la Baleine dans le 5ème arrondissement de Lyon.

Et encore mieux, une autre bonne nouvelle concernant « Bémol 5 - Live Jazz Bar & Food ». Invité du groupe « InLab 4tet », c’est le chanteur David Linx qui parraine en quelque sorte le lieu avec sa participation aux deux concerts d’ouverture prévus les vendredi 21 et samedi 22 avril 2017.

Au regard du talent de cet artiste il est prudent de prévoir de réserver dès que le site sera fonctionnel car les récentes prestations de David Linx à l’Amphi jazz de l’Opéra lors de la Résidence d’Antonio Farao ont encore prouvé, si tant est que cela soit vraiment nécessaire, le magnifique talent de ce musicien et compositeur hors norme.

« InLab4tet », le groupe qui est aux côtés de David Linx pour l’ouverture de Bémol 5 a pour slogan de la musique rien que de la musique. C’est plutôt de bonne augure ! 

« InLab4tet » c’est 4 musiciens de la région Auvergne - Rhône-Alpes réunis autour d’une même envie. Créer un laboratoire sonore ou chacun apporte sa sensibilité et son expérience pour arriver à une alchimie musicale. « InLab4tet » est constitué du saxophoniste Patrice Foudon, du pianiste Benoît Thevenot, du contrebassiste Alexandre Bès et du batteur Nicolas Serret. Ce quartet récent possède de belles fondations et développe un discours et un phrasé matures. Le swing, le groove et le jazz actuel font partie des éléments-clés des compositions originales que présente le groupe. La musique née de cet amalgame est vivante, mouvante, et chaleureuse.

Patrice Faudon a participé à différents projets du « Brussels Jazz Orchestra » auquel David Linx s’est associé avec succès à de nombreuses occasions dont la plus récente pour le projet « Brel » dont l’album est une absolue réussite et la tournée un succès.

Option indispensable pour en savoir plus sur l’activité de ce nouveau lieu lyonnais du jazz « Bémol 5 - Live Jazz Bar & Food », le site bemol5-jazz.com actuellement en cours de construction, devrait bientôt être opérationnel.

Jazz Campus en Clunisois 2018 – Dadada

Jazz Campus en Clunisois 2018 – Dadada

Le 24 août 2018, le public se presse au Théâtre Les Arts de Cluny pour écouter « Dadada ». Autour du pianiste Roberto Negro sont réunis le saxophoniste Émile Parisien et le batteur Michele Rabbia. Les paysages musicaux proposés par ces trois improvisateurs émérites déclenchent l’enthousiasme du public.

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Jazz Campus en Clunisois 2018 – Concert Pique-nique

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Pour les festivaliers de Jazz Campus, le 24 août 2018 débute avec le rituel incontournable du « concert pique-nique » dans le parc du Haras de Cluny. Cette année, Christophe Monniot et Didier Ithursarry assurent la nourriture spirituelle du déjeuner sur l’herbe. Le public tombe sous le charme du duo. Un des meilleurs souvenirs de l’édition 2018 du festival.

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Jazz Campus en Clunisois 2018 – 23 août 2018

Jazz Campus en Clunisois 2018 – 23 août 2018

Le 23 août 2018, Jazz Campus en Clunisois propose un menu musical étoffé. En ouverture le duo de Jean-Marc Larché/Yves Rousseau au Farinier des Moines puis un double plateau au Théâtre Les Arts avec le duo Benjamin Moussay/Claudia Solal suivi du trio « Un Poco Loco ». Le triomphe de l’improvisation.

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« Masqualero », album mythique réédité chez Odin

« Masqualero », album mythique réédité chez Odin

Une seconde jeunesse  pour « Masqualero »

« Masqualero » est le premier album du groupe éponyme. Il s’agit d’un enregistrement sorti en 1983 qui compte dans l’histoire du jazz norvégien. Récompensé par le Grammy national du meilleur album à sa sortie. Le label Odin réédite le 24 février cet opus historique et lui donne une seconde jeunesse.

Le groupe « Masqualero » s’est imposé comme l’un des plus grands représentant du jazz Norvégien des années 80, rassemblant deux générations de musiciens.

D’un côté le duo rythmique composé du bassiste Arild Andersen né en 1945 et de batteur Jon Christensen né en 1943 et qui a travaillé avec Karin Krog et Jan Garbarek. De l’autre côté, le saxophoniste Tore Brunborg et le trompettiste Nils Petter Molvaer né en 1960 puis Jon Balke, déjà pianiste du premier quartet de Arild Andersen en 1974 et 1976. Après avoir écoutés le saxophoniste et le trompettiste dans un club d’oslo, Arild Andersen décide les inclure dans ce qui allait devenir « The Arild Andersen/Jon Christensen quintet ».

En route pour leur tout premier concert à Konsberg, les musiciens écoutent un enregistrement du concert de Miles Davis en 1969 à Juan les Pins et craquent en quelque sorte pour Masqualero, la composition de Wayne Shorte. Dansla foulée, ils décident d’interpréter le morceau dans le concert du soir et… la suite appartient à l’histoire du jazz.

L’album éponyme est ensuite enregistré en trois jours, deux jours de studio et un jour de mixage avec Jan Erik Kongshaug au Talent Studio, un peu sur le mode de fonctionnement du label ECM. La première édition de l’album « Masqualero » compte huit compositions originales et bien sûr la fameuse reprise du thème de Wayne Shorter. Le CD de 1996 inclut un morceau supplémentaire issu de la même session d’enregistrement et quatre autres enregistrés en 1985 au Rainbow Studio. La réédition propose 14 titres et le répertoire ouvre avec le fameux titre qui donne son titre à l’album.

La musique de « Masqualero » est assez représentative du son nordique de l’époque. Les compositions sont à la fois aériennes, énergiques et particulièrement mélodiques. leurs structures très précises permettent aux soufflants Nils Petter Molvaer et à Tore Brunborg à fond sur un son de piano électrique plutôt chaleureux et des rythmes plus typiquement rock. Sur certains morceaux on perçoit même l’influence de la période électrique de Miles Davis. Sur d’autres morceaux, que l’on peut qualifier de plus accessibles, on baigne dans une atmosphère plus relaxée assez proche de la fusion des années 80.

Par la suite, le groupe va enregistrer 3 albums pour ECM records et aujourd’hui encore Arild Andersen et Jon Christensen sont des artistes essentiels du catalogue du label allemand.

C’est avec un grand intérêt que l’on accueille la réédition de l’album « Masquelero » qui va permettre à la nouvelle génération de redécouvrir ce groupe mythique et cette musique qui a baigné une époque bénie pour le jazz.

Remastérisé au Rainbow Studio par Arild Andersen lui-même et Jan Erik Kongshaug, celui-là même qui était présent lors de l’enregistrement  original, l’album participe au renouveau du Label Odin qui a été très actif de 1981 à 1983. Ce retour sur le devant de la scène du label norvégien laisse espérer la réédition de quelques autres albums qui ont marqué l’histoire du jazz. on espère par ailleurs que ce sera aussi l’occasion de découvrir de nouvelles pépites typiquement scandinaves.

On se régale avec l’écoute du thème Remembrance, une composition de Nils Petter Molvaer figurant sur la nouvelle réédition de l’album « Masqualero » sous le label Odin.

Jazz Campus en Clunisois 2018 – Dadada

Jazz Campus en Clunisois 2018 – Dadada

Le 24 août 2018, le public se presse au Théâtre Les Arts de Cluny pour écouter « Dadada ». Autour du pianiste Roberto Negro sont réunis le saxophoniste Émile Parisien et le batteur Michele Rabbia. Les paysages musicaux proposés par ces trois improvisateurs émérites déclenchent l’enthousiasme du public.

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Jazz Campus en Clunisois 2018 – Concert Pique-nique

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Pour les festivaliers de Jazz Campus, le 24 août 2018 débute avec le rituel incontournable du « concert pique-nique » dans le parc du Haras de Cluny. Cette année, Christophe Monniot et Didier Ithursarry assurent la nourriture spirituelle du déjeuner sur l’herbe. Le public tombe sous le charme du duo. Un des meilleurs souvenirs de l’édition 2018 du festival.

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Jazz Campus en Clunisois 2018 – 23 août 2018

Jazz Campus en Clunisois 2018 – 23 août 2018

Le 23 août 2018, Jazz Campus en Clunisois propose un menu musical étoffé. En ouverture le duo de Jean-Marc Larché/Yves Rousseau au Farinier des Moines puis un double plateau au Théâtre Les Arts avec le duo Benjamin Moussay/Claudia Solal suivi du trio « Un Poco Loco ». Le triomphe de l’improvisation.

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Auditorium Lyon – « Le Carnaval Jazz des Animaux »

Auditorium Lyon – « Le Carnaval Jazz des Animaux »

Avec « The Amazing Keystone Big Band »

Dans le cadre des concerts « Jeune Public », l’Auditorium propose « Le Carnaval Jazz des Animaux » crée par « The Amazing Keystone Big Band ». Dix-sept musiciens de jazz réinterprètent l’œuvre de Camille Saint Saëns. Ça swingue et c’est drôle !  A voir et à écouter en famille.

En complicité avec « Jazz à Vienne » et avec le soutien de l’Adami et de la Spedidam, « The Amazing Keystone Big Band » donne trois représentations du « Carnaval Jazz des Animaux ». 75 minutes de concert sur la scène de l’Auditorium, le vendredi 24 février à 20h, le samedi 25 février à 15h et le même samedi 25 février à 18h. Il reste donc au public à choisir la séance et les horaires qui conviennent le mieux aux âges des spectateurs.

Quoi qu’il en soit, petits et grands devraient prendre plaisir au spectacle. En effet, si le propos est ludique et pédagogique le jazz occupe le centre du spectacle. Le spectacle est l’occasion pour tous de survoler toutes les expressions du jazz, de parcourir l’histoire de cette musique qui a déjà 100 ans, de découvrir les instruments d’un big band. Une promenade musicale du blues au be-bop en passant par le swing et le free-jazz avec des détours du côté des fanfares de la Nouvelle-Orléans, de la bossa-nova, du funk ou du rock.

Après le très grand succès du spectacle « Pierre et le Loup… et le jazz », réécriture du célèbre conte musical de Serge Prokofiev, « The Amazing Keystone Big Band » et ses dix-sept musiciens poursuivent leurs aventures pour sensibiliser les publics, jeunes et adultes, au jazz et aux musiques improvisées.

« The Amazing Keystone Jazz Big Band » s’est ensuite attaqué à une adaptation jazz d’un chef-d’œuvre du répertoire classique, « Le Carnaval des Animaux » de Camille Saint-Saëns. Après la création du spectacle à Vienne devant plus de 6000 enfants en juin 2015, un album intitulé « Le Carnaval Jazz des Animaux » est sorti le 14 octobre 2015. Il s’agit d’un conte inédit écrit par Taï-Marc Le Thanh avec la voix d’Édouard Baer comme récitant sur une adaptation jazz tout spécialement composée et interprétée par « The Amazing Keystone Jazz Big Band » d’après la célèbre musique de Camille Saint-Saëns.

« Le Carnaval Jazz des Animaux » est donc un conte musical joyeux et ludique pour petits et grands. Pour les spectacles donnés à l’Auditorium le récitant sera Sébastien Denigues. De la même façon que Saint-Saëns présentait l’orchestre classique en associant un instrument de musique à un animal, le spectacle fait découvrir au public les instruments du big band.

Le lion est représenté par le trombone, le cygne par le saxophone, la basse-cour par la trompette, l’éléphant par le tuba, la tortue par un saxophone ténor, le piano stride évoque les bonds du kangourou, les poissons de l’aquarium nagent avec les bugles et les flûtes traversières font pépier toute la volière sans oublier le coucou incarné par la clarinette. Tous les instruments-animaux forment un orchestre qui swingue.

Tonique et virtuose, « The Amazing Keystone Big Band » incarne avec brio l’esprit des grandes formations de l’ère du swing. L’orchestre propose un jazz contemporain, inventif et ouvert. Le tromboniste Bastien Ballaz, le saxophoniste Jonathan Boutellier, le pianiste Frédéric Nardin et le trompettiste David Enhco assurent une codirection artistique et conçoivent les arrangements de l’orchestre.

Constitué de Pierre Dessasis, Kenny Jeanney, Jon Boutellier, Éric Prost et Ghislain Regard (saxophones/flûte), Vincent Labarre, Thierry Seneau, Félicien Bouchot et David Enhco (trompette), Bastien Ballaz, Alois Benoit, Loic Bachevillier et Sylvain Thomas (trombone), Frédéric Nardin (piano), Thibaut François (guitare) , Patrick Maradan (contrebasse) et Romain Sarron (batterie), « The Amazing Keystone Big Band » a aussi eu l’occasion de collaborer et d’écrire de la musique pour des artistes de renommée internationale, Quincy Jones, James Carter, Rhoda Scott, Stochelo Rosenberg, Liz McComb, Michel Hausser, Cécile McLorin Salvant, et bien d’autres.

Ce spectacle musical divertissant et pédagogique est présenté par Claire Laplace dans les propos d’avant concert. D’une durée de 30 minutes, ils se déroulent  dans le Bas-Atrium, le vendredi 24 février à 19h et le samedi 25 février à 14h et 17h (entrée libre). Rien de mieux pour se mettre en oreille pour assister au joyeux et swinguant « Carnaval Jazz des Animaux ».

Jazz Campus en Clunisois 2018 – Dadada

Jazz Campus en Clunisois 2018 – Dadada

Le 24 août 2018, le public se presse au Théâtre Les Arts de Cluny pour écouter « Dadada ». Autour du pianiste Roberto Negro sont réunis le saxophoniste Émile Parisien et le batteur Michele Rabbia. Les paysages musicaux proposés par ces trois improvisateurs émérites déclenchent l’enthousiasme du public.

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Jazz Campus en Clunisois 2018 – Concert Pique-nique

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Pour les festivaliers de Jazz Campus, le 24 août 2018 débute avec le rituel incontournable du « concert pique-nique » dans le parc du Haras de Cluny. Cette année, Christophe Monniot et Didier Ithursarry assurent la nourriture spirituelle du déjeuner sur l’herbe. Le public tombe sous le charme du duo. Un des meilleurs souvenirs de l’édition 2018 du festival.

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Jazz Campus en Clunisois 2018 – 23 août 2018

Jazz Campus en Clunisois 2018 – 23 août 2018

Le 23 août 2018, Jazz Campus en Clunisois propose un menu musical étoffé. En ouverture le duo de Jean-Marc Larché/Yves Rousseau au Farinier des Moines puis un double plateau au Théâtre Les Arts avec le duo Benjamin Moussay/Claudia Solal suivi du trio « Un Poco Loco ». Le triomphe de l’improvisation.

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« Jazz 100 », modernité du jazz centenaire

Après 100 ans de vie le jazz se renouvelle encore

Le all-stars réuni autour du pianiste Danilo Perez est au-rendez-vous le 05 février sur la scène de l’Auditorium de Lyon dans le cadre des « Concerts Jazz » organisés en coproduction avec Jazz à Vienne. « Jazz 100 » présente un jazz centenaire renouvelé. Fidèle à l’esprit des créateurs, l’orchestre rajeunit la forme même s’il gomme la flamboyance des origines.

Comme annoncé dans la chronique Le projet « Jazz 100 » fête le Jazz et ses stars nées en 1917 !, « Jazz 100 », c’est le pianiste Danilo Perez et  son trio composé de Ben Street (contrebasse) et Adam Cruz (batterie) auxquels se joignent Avishai Cohen (trompette), Chris Potter (saxophones ténor & soprano,  flûte), Robin McKelle (chant) et Roman Diaz (percussions, chant). Celles et ceux qui s’attendaient à une fête latine ont dû ressentir une relative frustration car la musique présentée était loin de la fièvre insufflée par Dizzy Dillespie et ses comparses à la grande époque où le jazz fusionnait avec les musiques cubaines.

La prestation de « Jazz 100 » a paré d’une modernité étonnante les musiques de Monk, Dizzy, Mongo et Ella. Arrangements soignés, lyrisme tempéré, textures riches et inventives. Certes Danilo Perez a joué avec Dizzy Gillespie entre 1989 et 1992 mais il est aussi le partenaire de Wayne Shorter depuis 2001. Sans doute cette proximité a-t-elle transformé sa perception de la musique. De même les leaders que sont Chris Potter et Avishai Cohen explorent et évoluent dans des idiomes personnels dont la forme diffère de celle du jazz centenaire honoré dans ce projet. Ce différentiel entre la musique originelle et celle des artistes actuels participe sans doute à influencer l’esthétique de la musique de « Jazz 100 ».

Si les arrangements et les interprétations de « Jazz 100 » conservent la structure et l’esprit de la musique des origines, ils la dotent d’une modernité étonnante. Ainsi la prestation offerte ce 05 février par le combo de Danilo Perez prouve combien le jazz est capable de se renouveler sans reproduction. Pas de revivalisme mais un jazz revivifié qui ne demande qu’à se projeter en direction des cents années à venir. Point de retour en arrière malgré un clin d’oeil complice aux créateurs. Un coup de projecteur sur un jazz d’aujourd’hui qui laisse augurer des perspectives évolutives porteuses d’avenir.

Sur Cubano-Be, Cubano Bop de Dizzy Gillespie, le chant du percussionniste Roman Diaz ravive le souvenir que l’on a des interventions vocales dont Dizzy ponctuaient ses morceaux. De la même manière les incantations du percussionniste ouvrent le grand standard écrit par Mongo Santamaria, Afro Blues. Le morceau se poursuit avec un inventif échange percussion/batterie devant les autres musiciens réunis en arc de cercle devant eux. Les hommes des peaux sont ensuite rejoints par l’orchestre tout entier. Le climat enfle, s’épaissit et dessine des textures luxuriantes évocatrices de l’Afrique originelle.

On oublie très vite le chant un brin trop léché et les interventions sans relief que Robin McKelle tente pour honorer la mémoire de la grande Ella Fitzgerald dont les performances font encore référence. Pourtant la chanteuse parvient à capter l’attention lors de son interprétation de la ballade It’s Up to Me and You qu’elle interprète en duo avec Danilo Perez. Le timbre chaleureux de sa voix font oublier le reste de sa prestation appliquée qui aurait gagnée à être plus spontanée.

Au ténor ou au soprano, Chris Potter est égal à lui-même de bout en bout du concert. Sur Off Minor, ses arrangements restituent à merveille les climats, les ruptures de rythme, les dissonances de la musique de Monk. En équilibre entre le bop et le jazz contemporain, Chris Potter excelle et fait monter la tension allant même jusqu’à parer son improvisation d’accents presque rollinsiens. Il rend ainsi un magnifique hommage à la musique de Monk qui porte en elle le ferment éternel d’un jazz moderne et évolutif.

Le moment le plus marquant du concert est sans doute le solo de Danilo Perez qui interprète Round Midnight, un des thèmes les plus connus de Monk. Un moment singulier hors du temps où l’esthétique engendre l’émotion. Le jeu délicat et minimaliste du pianiste s’éloigne sans cesse du thème qui demeure pourtant toujours présent en filigrane. L’artiste cisèle une véritable sonate crépusculaire.

On a aussi apprécié le climat que le groupe a impulsé en rappel sur « Manteca » arrangé par Avishai Cohen. Avec une belle énergie, la section rythmique chauffée à blanc restitue les couleurs cubaines premières du thème de Dizzy Gillespie. Batteur, percussionniste, bassiste et pianiste soutiennent les soufflants. La dernière intervention du trompettiste Avishai Cohen étonne et enthousiasme. On s’étonne encore de la capacité de cet artiste à sortir de son esthétique habituelle. Ses aigus et son sens du rythme impressionnent. 

Avec « Jazz 100 », le jazz centenaire baigne dans un terreau de modernité qui donne un nouvel élan aux standards éternels. Cette musique élaborée honore la mémoire des créateurs que furent Dizzy Gillespie, Thelonious « Sphere » Monk, Ella Fitzgerald et Mongo Santamaria. Moins organique mais plus léchée, elle insuffle un bain de jouvence à ces standards qui ont fondé le jazz et que l’on se plaît à écouter encore et encore. « Jazz 100 » engage à demeurer ouvert à un autre jazz, fils du premier et capable de générer un avenir créatif à cette musique éternelle. Le jazz a encore de beaux jours devant lui.

Jazz Campus en Clunisois 2018 – Dadada

Jazz Campus en Clunisois 2018 – Dadada

Le 24 août 2018, le public se presse au Théâtre Les Arts de Cluny pour écouter « Dadada ». Autour du pianiste Roberto Negro sont réunis le saxophoniste Émile Parisien et le batteur Michele Rabbia. Les paysages musicaux proposés par ces trois improvisateurs émérites déclenchent l’enthousiasme du public.

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Jazz Campus en Clunisois 2018 – Concert Pique-nique

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Jazz Campus en Clunisois 2018 – 23 août 2018

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Le 23 août 2018, Jazz Campus en Clunisois propose un menu musical étoffé. En ouverture le duo de Jean-Marc Larché/Yves Rousseau au Farinier des Moines puis un double plateau au Théâtre Les Arts avec le duo Benjamin Moussay/Claudia Solal suivi du trio « Un Poco Loco ». Le triomphe de l’improvisation.

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Rhoda Scott Lady Quartet présente « We free queens »

Rhoda Scott Lady Quartet présente « We free queens »

Le groove du jazz féminin « made in France »

Entourée de la génération montante des french jazzwomen, Rhoda Scott, la grande Dame de l’orgue Hammond sort son nouvel album « We free Queens » chez Sunset Records. Une musique généreuse au groove dopé par cuivres endiablés.

Après « Live at the Sunset » sorti en 2008, voici venir « We Free Queens » avec le Lady Quartet de Rhoda Scott. Il s’agit de la première production discographique du Sunset/Sunside, dirigé par Stéphane Portet. Sorti le 03 février sous le label Sunset Records, l’album est distribué par L’Autre Distribution.

Depuis 2007, année où le « Lady Quartet » est né au Sunset, Rhoda Scott aime à se produire avec trois représentantes de la nouvelle génération des musiciennes de jazz français, Sophie Alour (saxophone ténor), Lisa Cat-Berro (saxophone alto) et Julie Saury (batterie). Pour cet enregistrement, les quatre jazzwomen invitent Géraldine Laurent (saxophone alto), Anne Paceo (batterie) et Julien Alour (trompette).

On se rappelle le succès du groupe féminin lors de leur passage le 30 juin 2011 sur la scène du Théâtre Antique lors du  festival « Jazz à Vienne ». Sans sexisme, l’ensemble avait alors invité Alex Tassel (bugle, trompette). De la même manière, sur l’album « We free Queens », on observe que le groupe invite aussi un représentant masculin à les rejoindre, le trompettiste Julien Alour. Comme le dit Rhoda Scott elle-même, le groupe n’est « pas sextaire » !

Véritable légende vivante du jazz Rhoda Scott est l’ambassadrice de l’orgue Hammond depuis près de 40 ans. A chacun de ses passages sur scène, elle déclenche l’enthousiasme du public. Au-delà de ses talents de musicienne, sa simplicité et sa générosité lui attirent la sympathie de tous. A 78 ans elle a tout joué, le blues, le gospel, le jazz et aujourd’hui encore elle semble se faire plaisir avec le « Lady Quartet ».

Née le 4 juillet 1938, à Dorothy, dans l’État du New Jersey, l’américaine Rhoda Scott est organiste et chanteuse de jazz. Enfant, elle se mettait pieds nus sur l’orgue du presbytère où son père était pasteur pour ne pas abîmer le bois du pédalier. Elle a conservé cette habitude qui lui a valu le surnom de « Barefoot lady ».

On connait le souffle énergique de la saxophoniste ténor Sophie Alour qui sait aussi faire vibrer la corde de la sensibilité. On apprécie le sens de l’improvisation de la saxophoniste alto Lisa Cat-Berro qui accompagne aussi Rhoda Scott hors quartet. Julie Saury  fait preuve de finesse sur sa batterie mais soutient le swing, il est vrai que la fille de Maxims Saury a très tôt goûté à cet art.

Le répertoire de « We Free Queens » propose la tendre Valse à Charlotte écrite par Rhoda Scott, deux compositions originales de Sophie Alour, I wanna move et Joke et deux autres de Lisa Cat-Berro, Rhoda’s delight et We Free Queens tout à fait représentatif de la tonalité globale de l’album.

Du côté des reprises on n’est pas surpris de retrouver le légendaire titre de Ray Charles, What I’d say, qui termine l’album en groovant de belle manière L’alto incisif de Géraldine Laurent met le feu aux poudres et entraîne les cuivres dans une joute tonique où Julien Alour tente de sortir de la mêlée féminine envers et contre le ténor plein de rage de Sophie Alour.

Porté par l’orgue, le groupe livre une interprétation tout en souplesse du titre de Wayne Shorter, One by One. Comme on savoure les éclaircies après l’orage, on prend aussi beaucoup de plaisir à écouter le thème légendaire de Charles Trenet, Que reste-t-il de nos amours ? Langueur et nuances teintent cette ballade savoureuse. Les échanges entre l’orgue de Rhoda Scott et le souffle de velours du ténor de Sophie Alour ponctuent l’album d’un bienfaisant climat de douceur.

« We free Queens ». Un groove bien tempéré et équilibré qui n’oublie pas la musicalité et la finesse. Du jazz généreux à destination de tous les publics. Stimulé par les échanges des cuivres, l’orgue Hammond impulse un groove intemporel dopé aux vitamines. Derrière la musique on devine le grand sourire de Rhoda Scott qui joute avec bonheur avec la nouvelle génération du jazz féminin français.

A ne pas rater le concert de sortie de l’album « We free Queen » le 16 mars 2017 à 20h30 au New Morning. Ambiance groovy garantie.
Jazz Campus en Clunisois 2018 – Dadada

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Jazz Campus en Clunisois 2018 – Concert Pique-nique

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Jazz Campus en Clunisois 2018 – 23 août 2018

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