Après deux albums et deux ans de tournée en Asie et en Europe, EYM trio revient le 21 septembre 2018 avec « Sadhana ». L’album déroule un récit à plusieurs voix. EYM Trio invite la chanteuse Mirande Shah et le guitariste Gilad Hekselman.
Andrea Motis sort « Emotional Dance » chez Impulse!
Andrea Motis, chanteuse et trompettiste
Après six albums avec le bassiste Joan Chamorro, la chanteuse-trompettiste et compositrice Andrea Motis débute en leader chez Impulse! sur l’album « Emotional Dance ». Enregistré à New York autour d’un groupe américano-catalan, l’opus valorise la voix de cette artiste repérée en 2012 par Quincy Jones.
Co-produit par Joan Chamorro et le duo Jay Newland/Brian Bacchus (connus pour leur travail auprès de Norah Jones ou Gregory Porter) l’album « Emotional Dance » (Impulse!/Universal) sorti le 17 février 2017 propose un jazz solide aux accents très actuels. Son identité résulte de la réunion de musiciens espagnols, partenaires habituels d’Andréa Motis, et de jazzmen américains.
En effet, sur « Emotional Dance », la jeune trompettiste et chanteuse Andrea Motis, est entourée des musiciens catalans avec lesquels elle travaille régulièrement, le contrebassiste Joan Chamorro qui a été son professeur dès ses débuts dans le jazz, le pianiste lgnasi Terraza, le guitariste Josep Traver et le batteur Esteve Pi rejoints sur deux titres par le saxophoniste Perico Sambeat.
Par contre, sur les conseils de Brian Bacchus et de Jean-Philippe Allard, directeur chez Universal, Andréa Motis a invité des musiciens américains à rejoindre le noyau dur de ses compagnons habituels. Le vibraphoniste Warren Wolf, Scott Robinson au saxophone baryton, l’accordéoniste Gil Goldstein et le percussionniste Café Da Silva. Sur cinq titres on entend aussi un saxophoniste ténor américain qui a déjà joué avec Andrea Motis et Joan Chamorro à Barcelone en 2016. Il s’agit de Joel Frahm dont les interventions sont un pur bonheur.
Si la pochette présente Andrea Motis avec sa trompette, elle assume aussi sur « Emotional Dance » son statut de chanteuse avec grand talent. Le charme d’une voix de contralto claire et souple qui s’adapte à tous les styles. Du jazz sans surprise à écouter sans a priori. Un album élégant et équilibré. Quatorze titres dont sept reprises et sept compositions originales.
Les reprises sortent des sentiers battus. He’s funny that way ouvre l’album de belle manière, Never will I Marry de Franck Loeser, You’d be so nice to come home to de Cole Porter, le fameux Baby Girl d’Eddy Jefferson qui reprend les chorus de Lester Young sur « These foolish things », I remember you de Johnny Mercer, Señor Blues d’Horace Silver et Chega da Saudade d’Antonio Carlos Jobim et Vinicius de Moraes. Si les reprises respectent l’esprit des titres originaux, elles n’en sonnent pas moins très moderne et les solistes proposent des échanges charpentés.
C’est une composition du pianiste lgnasi Terraza, Emotional Danse qui donne son titre à l’album. Située au centre du répertoire, cette bossa-nova au climat chargé d’émotions positives incite à une « danse émue » où la tendresse du vibraphone épouse le lyrisme du piano. Sur l’album figure aussi trois compositions originales d’Andrea Motis. La ballade poignante If you give more than you can ouvre l’album suivie de I didn’t tell them why plus pêchu. Save the Orangutan, le troisième titre écrit par la trompettiste, est un instrumental au climat hard-bop où la trompette en découd avec le sax ténor de Joel Fram.
Pour la première fois, la chanteuse a enregistré en studio trois morceaux en catalan. La splendide Matilda est à porter au crédit du saxophoniste Perico Sambeat qui avait déjà enregistré le morceau en 2003 avec Brad Mehldau, Kurt Rosenwinkel, Ben Street et Jeff Ballard sur l’album « Friendship » (ACT) où Carmen Canela assurait la partie vocale. Le chorus de soprano de Perico Sambeat croise sa spirale avec celle du tendre chant d’Andrea Motis. Sur un tempo à trois temps s’envole La Gavina (la mouette), une composition de Frederico Sires Puig. C’est sur une inspiration plus folk que se termine l’album avec le titre Louisiana O els camps de Cotó écrit par le groupe « Els Amics de les Arts ».
Andrea Motis ne délaisse pas sa trompette et ses interventions ne cessent de surprendre. A 21 ans la jeune Barcelonaise fait preuve d’une grande musicalité sur son instrument qu’elle étudie depuis l’âge de sept ans. Élégance d’une sonorité entre cuivre et ambre. Elle articule ses phrases avec beaucoup d’aisance avec peu d’attaque mais toujours une grande justesse.
La voix d’Andrea Motis voyage sur le fil de l’histoire du jazz, de Cole Porter à Horace Silver avec des clins d’oeil à tous les styles, swing, west-coast, hard-bop, bossa-nova… Son timbre un peu nasal évoque la manière dont Chet Baker chantait à ses débuts. Sa voix élastique d’une grande justesse enchaîne des phrases courtes avec tendresse ou vélocité. Si elle excelle dans les ballades et les bossa-novas qu’elle phrase comme seules savent le faire les Brésiliennes, elle sait performer sur les tempi rapides. Elle sait aussi se faire bluesy et funky et conserve un grain de douceur un rien acidulé ou voilé au gré des morceaux et des ambiances.
Andrea Motis présente le répertoire de son nouveau projet « Emotional Dance » à Paris le 17 mars à 19h30 au Café de la Danse.
EYM Trio annonce la sortie de « Sadhana »
Jean-Pierre Como signe « Infinite »
« Infinite », le dernier opus du pianiste Jean-Pierre Como, vibre de musicalité. Sereine, la musique navigue entre douceur feutrée et ardeur maîtrisée. Le jazz sensible et poétique de l’album dégage un charme auquel il est difficile de résister.
« Hymn », le magistral album de Jacques Vidal
Après avoir exploré le monde de Mingus, le contrebassiste Jacques Vidal revient à la composition. « Hymn », son nouvel album enregistré en quintet, apporte une respiration oxygénée et inspirée sur l’actualité jazz de cet automne 2018. Un opus passionnant qui résonne de l’histoire du jazz.
Depuis le printemps 2015, la chanteuse sud-coréenne Youn Sun Nah est absente des scènes européennes qu’elle a délaissées pour rejoindre sa terre natale. Sa voix sans pareille et sa simplicité ont conquis tous les publics. La chanteuse a enregistré trois albums sur le label ACT, « Voyage » en 2009, « Same Girl » en 2010 et « Lento » 2013. Les deux derniers furent disques d’or (plus de 50 000 exemplaires). Son retour va ravir le public tombé sous le charme de sa voix aux mille éclats.
« Marseille Jazz des Cinq Continents »,
Place au vrai son de Cuba au Théâtre Silvain le vendredi 21 juillet à 21h avec le pianiste Roberto Fonseca. D’une certaine manière c’est l’histoire du latin jazz en un seul spectacle, tant le pianiste explosif traverse à un rythme effréné, toutes les influences d’une musique qui soulève les corps, bien au-delà de Cuba. Il tire même des bords jusqu’aux confins de l’Afrique, pour raconter les couleurs, les contrastes et les rythmes d’une longue lignée de musiciens inoubliables. Puissant et doux à la fois, Roberto Fonseca, pianiste virtuose, nouvelle icône du jazz cubain, emporte les spectateurs dans son histoire… sans que l’on se plaigne.
Double plateau annoncé pour le 24 juillet au Jardin du Palais Longchamp. A 21h la soirée ouvre avec le guitariste de jazz Nguyên Lê et Ngô Hông Quang, virtuose de la musique traditionnelle vietnamienne. La musique du « Hà Nội Duo » regorge de jeunesse et de vitalité, à l’image du Vietnam d’aujourd’hui. Dans ce duo à la complexité subtile, chaque identité reste forte et singulière, mais le but commun est très clair, chacun exprime la richesse et la magie d’une culture où la tradition s’imprègne dans le monde contemporain, sans perdre de vue la source.
En seconde partie de la soirée du 24 juillet, le Jardin du Palais Longchamp accueille Norah Jones. Avec neuf Grammy Awards à son actif et plus de 45 millions d’albums vendus à travers le monde, la chanteuse-pianiste Norah Jones est une artiste au son unique. Elle tisse des liens entre les différents styles fondamentaux de la musique américaine, country, folk, rock, soul et jazz. La fille de Ravi Shankar revient avec le répertoire de son sixième album solo, « Day Breaks ». Un jazz acoustique, organique et envoûtant. Norah Jones replonge aux racines du jazz et de son instrument de cœur et d’âme : le piano.
Né à Galveston, au Texas, le 2 avril 1943, Larry Coryell grandit à Richmond. Il commence à apprendre le piano puis se tourne vers la guitare à l’adolescence et débute dans des groupes de country et de rock. C’est dans les années soixante qu’il se tourne vers le jazz.