Andrea Motis sort « Emotional Dance » chez Impulse!

Andrea Motis sort « Emotional Dance » chez Impulse!

Andrea Motis, chanteuse et trompettiste

Après six albums avec le bassiste Joan Chamorro, la chanteuse-trompettiste et compositrice Andrea Motis débute en leader chez Impulse! sur l’album « Emotional Dance ». Enregistré à New York autour d’un groupe américano-catalan, l’opus valorise la voix de cette artiste repérée en 2012 par Quincy Jones.

Co-produit par Joan Chamorro et le duo Jay Newland/Brian Bacchus (connus pour leur travail auprès de Norah Jones ou Gregory Porter) l’album « Emotional Dance » (Impulse!/Universal) sorti le 17 février 2017 propose un jazz solide aux accents très actuels. Son identité résulte de la réunion de musiciens espagnols, partenaires habituels d’Andréa Motis, et de jazzmen américains.

En effet, sur « Emotional Dance », la jeune trompettiste et chanteuse Andrea Motis, est entourée des musiciens catalans avec lesquels elle travaille régulièrement, le contrebassiste Joan Chamorro qui a été son professeur dès ses débuts dans le jazz, le pianiste lgnasi Terraza, le guitariste Josep Traver et le batteur Esteve Pi rejoints sur deux titres par le saxophoniste Perico Sambeat.

Par contre, sur les conseils de Brian Bacchus et de Jean-Philippe Allard, directeur chez Universal, Andréa Motis a invité des musiciens américains à rejoindre le noyau dur de ses compagnons habituels. Le vibraphoniste Warren Wolf, Scott Robinson au saxophone baryton, l’accordéoniste Gil Goldstein et le percussionniste Café Da Silva. Sur cinq titres on entend aussi un saxophoniste ténor américain qui a déjà joué avec Andrea Motis et Joan Chamorro à Barcelone en 2016. Il s’agit de Joel Frahm dont les interventions sont un pur bonheur.

Si la pochette présente Andrea Motis avec sa trompette, elle assume aussi sur « Emotional Dance » son statut de chanteuse avec grand talent. Le charme d’une voix de contralto claire et souple qui s’adapte à tous les styles. Du jazz sans surprise à écouter sans a priori. Un album élégant et équilibré. Quatorze titres dont sept reprises et sept compositions originales.

Les reprises sortent des sentiers battus. He’s funny that way ouvre l’album de belle manière, Never will I Marry de Franck Loeser, You’d be so nice to come home to de Cole Porter, le fameux Baby Girl d’Eddy Jefferson qui reprend les chorus de Lester Young sur « These foolish things », I remember you de Johnny Mercer, Señor Blues d’Horace Silver et Chega da Saudade d’Antonio Carlos Jobim et Vinicius de Moraes. Si les reprises respectent l’esprit des titres originaux, elles n’en sonnent pas moins très moderne et les solistes proposent des échanges charpentés.

C’est une composition du pianiste lgnasi Terraza, Emotional Danse qui donne son titre à l’album. Située au centre du répertoire, cette bossa-nova au climat chargé d’émotions positives incite à une « danse émue » où la tendresse du vibraphone épouse le lyrisme du piano. Sur l’album figure aussi trois compositions originales d’Andrea Motis. La ballade poignante If you give more than you can ouvre l’album suivie de I didn’t tell them why plus pêchu. Save the Orangutan, le troisième titre écrit par la trompettiste, est un instrumental au climat hard-bop où la trompette en découd avec le sax ténor de Joel Fram.

Pour la première fois, la chanteuse a enregistré en studio trois morceaux en catalan. La splendide Matilda est à porter au crédit du saxophoniste Perico Sambeat qui avait déjà enregistré le morceau en 2003 avec Brad Mehldau, Kurt Rosenwinkel, Ben Street et Jeff Ballard sur l’album « Friendship » (ACT) où Carmen Canela assurait la partie vocale. Le chorus de soprano de Perico Sambeat croise sa spirale avec celle du tendre chant d’Andrea Motis. Sur un tempo à trois temps s’envole La Gavina (la mouette), une composition de Frederico Sires Puig. C’est sur une inspiration plus folk que se termine l’album avec le titre Louisiana O els camps de Cotó écrit par le groupe « Els Amics de les Arts »

Andrea Motis ne délaisse pas sa trompette et ses interventions ne cessent de surprendre. A  21 ans la jeune Barcelonaise fait preuve d’une grande musicalité sur son instrument qu’elle étudie depuis l’âge de sept ans. Élégance d’une sonorité entre cuivre et ambre. Elle articule ses phrases avec beaucoup d’aisance avec peu d’attaque mais toujours une grande justesse.

La voix d’Andrea Motis voyage sur le fil de l’histoire du jazz, de Cole Porter à Horace Silver avec des clins d’oeil à tous les styles, swing, west-coast, hard-bop, bossa-nova… Son timbre un peu nasal évoque la manière dont Chet Baker chantait à ses débuts. Sa voix élastique d’une grande justesse enchaîne des phrases courtes avec tendresse ou vélocité. Si elle excelle dans les ballades et les bossa-novas qu’elle phrase comme seules savent le faire les Brésiliennes, elle sait performer sur les tempi rapides. Elle sait aussi se faire bluesy et funky et conserve un grain de douceur un rien acidulé ou voilé au gré des morceaux et des ambiances. 

 

Andrea Motis présente le répertoire de son nouveau projet « Emotional Dance » à Paris le 17 mars à 19h30 au Café de la Danse.
EYM Trio annonce la sortie de « Sadhana »

EYM Trio annonce la sortie de « Sadhana »

Après deux albums et deux ans de tournée en Asie et en Europe, EYM trio revient le 21 septembre 2018 avec « Sadhana ». L’album déroule un récit à plusieurs voix. EYM Trio invite la chanteuse Mirande Shah et le guitariste Gilad Hekselman.

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Jean-Pierre Como signe « Infinite »

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« Infinite », le dernier opus du pianiste Jean-Pierre Como, vibre de musicalité. Sereine, la musique navigue entre douceur feutrée et ardeur maîtrisée. Le jazz sensible et poétique de l’album dégage un charme auquel il est difficile de résister.

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« Hymn », le magistral album de Jacques Vidal

« Hymn », le magistral album de Jacques Vidal

Après avoir exploré le monde de Mingus, le contrebassiste Jacques Vidal revient à la composition. « Hymn », son nouvel album enregistré en quintet, apporte une respiration oxygénée et inspirée sur l’actualité jazz de cet automne 2018. Un opus passionnant qui résonne de l’histoire du jazz.

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Youn Sun Nah annonce son prochain album « She Moves On »

Youn Sun Nah annonce son prochain album « She Moves On »

Nouvel album et Youn Sun Nah … bientôt sur scène !

Le 19 mai 2017, la chanteuse Youn Sun Nah revient avec un nouvel album, « She Moves On » (ACT). Cette sortie discographique coïncide aussi avec le retour de l’artiste sur les scènes françaises. Ces deux nouvelles vont réjouir les amateurs de cette chanteuse magnétique aux performances vocales hors du commun.

Depuis le printemps 2015, la chanteuse sud-coréenne Youn Sun Nah est absente des scènes européennes qu’elle a délaissées pour rejoindre sa terre natale. Sa voix sans pareille et sa simplicité ont conquis tous les publics. La chanteuse a enregistré trois albums sur le label ACT, « Voyage » en 2009, « Same Girl » en 2010 et « Lento » 2013. Les deux derniers furent disques d’or (plus de 50 000 exemplaires). Son retour va ravir le public tombé sous le charme de sa voix aux mille éclats.

Quatre ans après « Lento » Youn Sun Nah annonce son retour le 19 mai 2017 avec la sortie de « She Moves On » (ACT),  le nouvel album qu’elle va présenter sur scène dès le printemps 2017.

Improvisatrice hors pair dotée d’une fabuleuse technique vocale, Youn Sun Nah s’est imposée comme une figure incontournable dans le paysage du jazz vocal actuel. La chanteuse maîtrise les mille nuances d’une voix à la fois pure et sensuelle, profonde et puissante, chaude comme le feu et acérée comme la glace. Adepte du minimalisme elle fait se côtoyer les extrêmes. Elle cultive en effet une esthétique qui alterne entre joie et mélancolie, entre furie et douceur.

Avec « She Moves On », Youn Sun Nah livre une nouvelle fois une œuvre coloriste. Elle exploite ses nombreuses possibilités harmoniques et une large palette d’émotions, aussi bien pour ses propres compositions que pour une exploration iconoclaste des répertoires de Jimi Hendrix, Joni Mitchell ou Paul Simon.

Pour sa tournée, Youn Sun Nah est entourée d’un quartet américain avec Jamie Saft (piano, orgue Hammond, Fender Rhodes), Brad Jones (contrebasse) et Dan Rieser (batterie) qui ont tous trois participé à l’enregistrement de ce nouvel album aux studios Sear Sound, au cœur du quartier de Hell’s Kitchen de New York, et enfin Clifton Hyde (guitares).

 
« Jazz à Sète »se déroule du 13 au 20 juillet 2017. Les Sétois sont des veinards car le 22 février dernier, le festival a annoncé en avant-première la venue de la chanteuse Youn Sun Nah à Sète le 17 juillet prochain (places en vente dès le 02 mars).
EYM Trio annonce la sortie de « Sadhana »

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Après deux albums et deux ans de tournée en Asie et en Europe, EYM trio revient le 21 septembre 2018 avec « Sadhana ». L’album déroule un récit à plusieurs voix. EYM Trio invite la chanteuse Mirande Shah et le guitariste Gilad Hekselman.

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Jean-Pierre Como signe « Infinite »

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« Hymn », le magistral album de Jacques Vidal

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José James sort « Love In A Time Of Madness » chez Blue Note

José James habille sa voix de R&B

Avec « Love In A Time Of Madness », son quatrième album chez Blue Note, le chanteur José James clame son éclectisme. Dans ce nouvel opus consacré à l’amour, le songwriter new-yorkais opère une mue tout à fait réussie en chanteur R&B.

Après avoir sorti en 2015 un album de jazz en hommage à Billie Holiday, « Yesterday I Had The Blues », José James prend une certaine distance avec le jazz. Le 24 février il sort « Love In A Time Of Madness », son septième album, le quatrième sur le prestigieux label Blue Note. Si le chanteur ne s’est jamais laissé emprisonner par les barrières stylistiques, il penche aujourd’hui vers le R&B, un R&B teinté d’électro.

Avec son titre, « Love In A Time Of Madness », l’album annonce la tonalité…« L’amour dans une époque de folie ». Douze plages où s’entremêlent soul, pop, électro, gospel, jazz, funk et au final… le R&B triomphe. Certes la voix du chanteur se pare des atours de la séduction mais si José James joue la corde du charme, il sait changer de registre. Un album réussi que l’on écoute sans se lasser avec beaucoup de plaisir.

Dans un contexte électro teinté de rose, José James ouvre l’album avec un titre à l’allure pseudo romantique, Always There. Les paroles évoquent une relation solide « …I can count on you over and ever, forever and ever. » dont on se doute qu’elle ne va pas durer.

Effectivement, dès le second titre, le ton change et le romantisme passe au second plan. En effet, avec What Good Is Love, le ton change, l’inquiétude pointe, des percussions glaciales rendent l’ambiance un peu menaçante. Le chanteur évoque les mensonges, les affres de la séparation. Sur le troisième titre Let It Fall José James évoque la condition du célibataire. Pour ce titre plutôt soigné il fait intervenir le chanteur Mali Music sur fond de guitare acoustique et de percussions.

Avec Live Your Fantasy et Ladies Man c’est un R&B teinté d’électro-funk qui pointe son nez. A l’écoute de ces deux titres on est transporté dans les faubourgs de Minneapolis et plane l’ombre de Prince. Les synthés débrident leur rythme, les mélodies deviennent obsédantes et l’on se prend à les fredonner avec les voix de l’album. Ne serait-ce pas plutôt de la pop ? Peu importe, on succombe au rythme. Le mouvement s’impose au corps et il prend l’envie de bouger, de danser. On peut parier que ces deux titres vont faire fureur sur les dance floors.

You know I Know et Closer affichent sans ambiguïté une couleur carrément électro qui n’est pas sans évoquer les ambiances de ses premiers disques sortis par Gilles Peterson, le célèbre DJ de la BBC. Véritable caméléon de rêve, José James termine l’album avec I’m Yours un brin gospellisant. Un titre teinté d’espoir où résonne la voix de la légendaire Oleta Adams. L’amour triomphe de tous les aléas et la boucle est bouclée.

Sur l’album « Love In A Time Of Madness », José James s’éloigne très clairement du jazz même si les fondamentaux du style ressurgissent de temps à autre comme par exemple dans To be With You où le chanteur apaisé adopte sa voix chaude de crooner pour clamer son amour à la femme qu’il aime. Une véritable ode à l’amour. Un clip réalisé par Tyler Dunning Evans présente To be With You sur une chorégraphie imaginée par Hope Boykin, de la célèbre compagnie de danse new-yorkaise Alvin Ailey.

Serpent, corbeau et pétales de roses … tentation ou maléfice, ensorcellement ou séduction, à chacun sa vision de l’amour. En tout cas avec les douze titres de « Love In A Time Of Madness », José James laisse à chacun le choix de préférer son ambiance. En cela l’album fait très fort car avec son mélange des genres, l’album et le chanteur vont rallier sans aucun doute les suffrages de publics très variés.

 

En tournée en France, José James présente le répertoire de l’album « Love In A Time Of Madness » dans plusieurs villes de l’hexagone. Il est annoncé à Lyon, le 22 avril à 20h30 au Transbordeur et le 24 avril à 20h30 au New-Morning à Paris.
EYM Trio annonce la sortie de « Sadhana »

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Après deux albums et deux ans de tournée en Asie et en Europe, EYM trio revient le 21 septembre 2018 avec « Sadhana ». L’album déroule un récit à plusieurs voix. EYM Trio invite la chanteuse Mirande Shah et le guitariste Gilad Hekselman.

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2017 Marseille Jazz des Cinq Continents-Premières dates

2017 Marseille Jazz des Cinq Continents-Premières dates

… trois artistes, Roberto Fonseca, N’Guyen Lê, Norah Jones

2017 Marseille Jazz des Cinq Continents dévoile 2 dates et les noms de 3 artistes qui donnent le ton de cette 18ème édition. Le festival accueille le Jazz de la planète et annonce une programmation éclatante où résonneront les sons de l’Amérique… mais pas que !

« Marseille Jazz des Cinq Continents »,

2 premières dates annoncées, les 21 juillet et 24 juillet 2017

… 3 premiers noms communiqués, le duo Nguyên Lê & Ngô Hông Quang et la pianiste-chanteuse Norah Jones.

Avec ces annonces, « Marseille Jazz des Cinq Continents » entrouvre le rideau et révèle la tonalité de l’édition 2017 qui  laisse augurer d’une palette jazz élargie et de voyages musicaux tout autour de la planète. De l’Amérique du Nord aux Caraïbes en passant par le Viet-Nam… avec les noms de trois artistes, prestigieux, le pianiste cubain Roberto Fonseca, le duo du guitariste Nguyên Lê avec Ngô Hông Quang, la pianiste-chanteuse Norah Jones..

Du 19 au 29 Juillet 2017 le festival « Marseille Jazz des Cinq Continents » accueille le Jazz de la planète dans les plus beaux lieux de la ville (La Friche, le Théâtre Silvain, le Mucem et les Jardins du Palais Longchamp). On se réjouit de de la venue de ces artistes dont « Latins de Jazz… & Cie » a chroniqué les albums lors de leur sortie.

Place au vrai son de Cuba au Théâtre Silvain le vendredi 21 juillet à 21h avec le pianiste Roberto Fonseca. D’une certaine manière c’est l’histoire du latin jazz en un seul spectacle, tant le pianiste explosif traverse à un rythme effréné, toutes les influences d’une musique qui soulève les corps, bien au-delà de Cuba. Il tire même des bords jusqu’aux confins de l’Afrique, pour raconter les couleurs, les contrastes et les rythmes d’une longue lignée de musiciens inoubliables. Puissant et doux à la fois, Roberto Fonseca, pianiste virtuose, nouvelle icône du jazz cubain, emporte les spectateurs dans son histoire… sans que l’on se plaigne.

Le pianiste Roberto Fonseca est accompagné du batteur et percussionniste Ramses “Dinamite” Rodriguez, du bassiste Yandy Martinez, du multi-instrumentiste Javier Zalba (saxophone, flûte et clarinette), du saxophoniste Jimmy Jenks et du trompettiste Matthew Simon.

Pour se mettre en oreille on plonge dans la chronique des Latins de Jazz... & Cie pour un voyage coloré à travers la musique cubaine du pianiste cubain Roberto Fonseca et son nouveau répertoire « Abuc » et  la splendide vidéo Afro Mambo.

Double plateau annoncé pour le 24 juillet au Jardin du Palais Longchamp. A 21h la soirée ouvre avec le guitariste de jazz Nguyên Lê et Ngô Hông Quang, virtuose de la musique traditionnelle vietnamienne. La musique du « Hà Nội Duo » regorge de jeunesse et de vitalité, à l’image du Vietnam d’aujourd’hui. Dans ce duo à la complexité subtile, chaque identité reste forte et singulière, mais le but commun est très clair, chacun exprime la richesse et la magie d’une culture où la tradition s’imprègne dans le monde contemporain, sans perdre de vue la source.

Rien de mieux qu’une immersion dans l’article des Latins de Jazz… & Cie pour se laisser toucher par la grâce et le chant des oiseaux entre nuages et rizières…avec le duo Nguyên Lê et Ngô Hồng Quang et  le répertoire du récent opus « Hà Nội Duo » avec la splendide vidéo de Like Mountains Birds.

En seconde partie de la soirée du 24 juillet, le Jardin du Palais Longchamp accueille Norah Jones. Avec neuf Grammy Awards à son actif et plus de 45 millions d’albums vendus à travers le monde, la chanteuse-pianiste Norah Jones est une artiste au son unique. Elle tisse des liens entre les différents styles fondamentaux de la musique américaine, country, folk, rock, soul et jazz. La fille de Ravi Shankar revient avec le répertoire de son sixième album solo, « Day Breaks ». Un jazz acoustique, organique et envoûtant. Norah Jones replonge aux racines du jazz et de son instrument de cœur et d’âme : le piano.

Il n’est pas trop tard pour (re)découvrir les posts consacrés à Norah Jones sur les Latins de Jazz… & Cie le piano de Norah Jones flirte avec le jazz sur l’album « Day Breaks »avec les vidéos de Tragedy et Flipside et celui qui annonce le retour de Norah Jones à ses racines jazz avec la vidéo de Day Breaks.

En 2017, Marseille se profile décidément comme une destination jazz de l’hexagone. On attend avec grand intérêt la date du 06 avril pour découvrir la programmation complète de « Marseille Jazz des Cinq Continents » avec les noms des plus de 130 artistes invités. En attendant il est déjà possible d’accéder à la billetterie des 3 concerts déjà annoncés.

EYM Trio annonce la sortie de « Sadhana »

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Le guitariste Larry Coryell est mort

Le guitariste Larry Coryell est mort

Disparition d’un des créateurs du jazz-fusion

Le célèbre guitariste Larry Coryell s’est éteint le 19 février à New-York à l’âge de 73 ans. Amoureux de l’éclectisme musical, le guitariste américain a participé à la création du style « jazz-fusion ». Inclassable, il figure au panthéon des guitaristes de jazz.

Né à Galveston, au Texas, le 2 avril 1943, Larry Coryell grandit à Richmond. Il commence à apprendre le piano puis se tourne vers la guitare à l’adolescence et débute dans  des groupes de country et de rock. C’est dans les années soixante qu’il se tourne vers le jazz.

En 1965 il s’installe à New-York et  intègre le quartet de Chico Hamilton. A 23 ans il monte « Free Spirits », avec le batteur Bob Moses, un groupe pop-rock-psychédélique-jazz avec qui il grave l’album « Out of Sight and Sound ». Curieux des musiques de rock autant que celle de Coltrane Larry Coryell s’emploie à imaginer une musique qui croise tous les styles, country, rock, blues, jazz. Le jazz fusion se profile.

En 1967, après la dissolution du groupe « Free Spirits », il rejoint le quartet du vibraphoniste Gary Burton puis sort ses deux premiers albums en solo, « Lady Coryell » et « Coryell ».

En 1970 avec le guitariste John McLaughlin, le batteur Billy Cobham, le bassiste Miroslav Vitouš, le pianiste Chick Corea, il grave « Spaces », son troisième album comme leader, un opus qu’on peut considérer comme le premier album qui fusionne, jazz, rock et R’nB, en quelque sorte le premier album de jazz-fusion. La même année Miles Davis sort « Bitches Brew » avec la même, équipe (sauf Miroslav Vitous) mais c’est Miles Davis que retiendra l’histoire comme étant l’initiateur du jazz-fusion où le guitariste McLaughlin éclipse Larry Coryell.

Avide de découvertes et de rencontres, il multiplie les collaborations dans les années 70 où il joue avec Charles Mingus, Sonny Rollins, Philip Catherine, Stéphane Grapelli, Chet Baker et John Scofield. Durant ces mêmes années, il enchaîne les projets dont le groupe « Eleventh House » créé avec Alphonse Mouzon le temps de trois albums, de 1973 à 1976. A Leurs côtés dans le groupe, Randy Brecker à la trompette, Mike Mandel aux claviers et Danny Trifon à la basse.

En 1979, il participe à la création du « Guitar Trio », avec John McLaughlin et Paco de Lucia, mais ses addictions l’obligent à laisser la place à Al Di Meola, le guitariste de « Return to Forever ». Larry Coryell ne connaît pas l’immense succès du trio avec l’album live « Friday Night in San Francisco » sorti en 1981. Après ces périodes où le guitariste ne parvient pas vraiment imposer son nom et son talent, il poursuit sa carrière avec ténacité. Larry Coryell  continue à jouer sur les scènes du monde entier.

On se rappelle d’un concert magique un certain 23 novembre 2012 à l’Espace Tonkin de Villeurbanne, dans le cadre du festival « les Guitares » où il partageait  la scène avec le guitariste de flamenco Juan Carmona.

Jusqu’à son dernier jour, Larry Corryell a enregistré avec les plus grands et a joué dans tous les styles. Il continué à sortir des albums merveilleux dont le dernier en date « Barefoot Man : Sanpaku » sorti en octobre 2016. La veille de son décès, il jouait encore dans le club new-yorkais, l’Iridium.

Virtuose de la guitare et pionnier du jazz fusion Larry Coryell a réussi une belle synthèse des genres. Il a contribué à l’émancipation de la guitare et reste à tout jamais un des guitaristes majeurs de l’histoire du jazz.

EYM Trio annonce la sortie de « Sadhana »

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