The Amazing Keystone Big Band revient le 19 octobre 2018 avec « We Love Ella ». Les dix-sept musiciens de l’orchestre et la chanteuse Célia Kaméni tentent de réinventer quelques grands succès de la légendaire Ella Fitzgerald.
Jazz Day 2017 par-ci, par-là… Jazz Day au Sirius
La fougue de Gaël Horellou enflamme le Sirius
Faute de posséder le don d’ubiquité, impossible de profiter de la totalité des évènements du Jazz Day 2017 à Lyon même si tous sont attractifs. Le Jazz Day au Sirius enflamme la péniche et enchante son public. Gaël Horellou porte le message d’un jazz multiculturel et ouvert.
Comme annoncé, le Jazz Day 2017 à Lyon, Saint-Étienne et Vienne, augurait des réjouissances prometteuses pour le 30 avril. 24h de jazz à vivre un dimanche laissait envisager la possible participation de familles à cet évènement. Ce fut le cas et l’on a observé de nombreux jeunes enfants aux côtés de leurs parents durant les évènements diurnes de ce Jazz Day 2017 à Lyon.
Faute de pouvoir se transporter dans l’espace et le temps pour profiter de tous les spectacles proposés pour cette Journée Internationale du Jazz, on choisit d’entreprendre une déambulation le long des fleuves de la métropole des Gaules.
On se dirige du côté du Bémol5, 01 rue de la Baleine sur les quais de Saône, dans ce lieu qui a ouvert ses portes le 21 avril avec la venue de David Linx et de « InLab 4tet ». Ce 30 avril 2017, Yves Dorn et son équipe propose un Brunch au Bémol5 à partir de 13h30 avec la promesse d’une double programmation.
Lorsqu’on arrive, la salle affiche « complet ». Le concert de Magnetic Orchestra a commencé depuis 13h30. Il s’agit en fait du Magnetic Orchestra « augmenté ». En effet, le trio est devenu quartet avec la participation du saxophoniste ténor
Stephan Moutot qui a rejoint le contrebassiste François Gallix, le pianiste Benoît Thévenot et le batteur Nicolas Serret. On découvre à l’occasion que l’orchestre présente son nouvel album « June ». Le public applaudit à tout rompre et visiblement le plaisir est de mise tant sur la scène que dans la salle. Après la courte mais énergique prestation du Magnetic Orchestra s’installent les 17 musiciens du Limonest Swing Band dirigés par Stéphane Rivero.
Le Bémol5 ne désemplit pas et la fête du jazz continue mais on le quitte pour se diriger vers le Jazz Club Saint Georges du même côté de la Saône. Dans cette cave sympathique est programmé le Georges V Quintet et là encore la salle affiche « complet »… même les escaliers sont occupés. On écoute les derniers morceaux du groupe sur l’écran situé dans l’entrée alors qu’affluent les nouveaux spectateurs venus pour écouter le Jazz Club Quarte. Décidément, du côté de la Saône, le jazz attire le public.
On poursuit le parcours du Jazz Day péri-fluvial en direction de la confluence du Rhône pour rejoindre le Musée des Confluences qui consacre le Jazz Day aux Racines du Jazz et on prend le parti de s’y rendre en avance pour pouvoir accéder au grand Auditorium du musée et à sa double programmation, conférence de Florent Mazzoleni puis concert de Lionel Martin & Mario Stanchev autour du répertoire de l’album « Jazz Before Jazz ». mais que nenni ! Impossible d’accéder aux gradins de la salle, là encore le lieu affiche complet pour les deux spectacles.
Déçus, on se réjouit malgré tout du succès que rencontre le Jazz Day tout au long des fleuves lyonnais. On en profite pour deviser avec d’autres spectateurs déçus que l’on engage à se rendre au Sirius.
On remonte le Rhône en direction de la péniche amarrée en face 04 quai Augagneur, le Sirius qui, pour ce jazz Day accueille le saxophoniste Gaël Horellou qui vient présenter son nouveau projet et son album « Identité ». A 17h, il y a déjà foule pour un concert qui doit commencer à 18h et qui débute à 18h30 son premier set. Les rayons du soleil dardent leur lumière à travers les vitres de la péniche dont la température va très vite monter. Outre l’astre solaire, c’est aussi et surtout la musique de Gaël Horellou et de son groupe qui réchau
ffe l’ambiance.
C’est en effet la verve habituelle du saxophoniste alto qui déclenche l’enthousiasme du public massé dans tous les recoins du pont. Il y a certes des fidèles qui suivent le saxophoniste mais aussi des spectateurs venus profiter de ce moment festif proposé dans le cadre du Jazz Day. Ils font coup double et découvrent en même temps le lieu et les musiciens. D’emblée, ils adhèrent à cette musique chaleureu
se et énergique que le groupe offre avec grande générosité.
Sur scène le saxophoniste Gaël Horellou est entouré de Florent Gac (orgue) et du guitariste réunionnais Nicolas Beaulieu. Si les percussionnistes de l’album ne sont pas présents, Vincent Alyberil, Fredo Ilata, Zelito et David Dorisa assurent leur partie avec brio et l’on met bien au défi quiconque de faire la différence tant sont grands leur enthousiasme et leur talent.
La musique demeure live ce qu’elle est sur l’album. Elle oscille entre les caractéristiques du Jazz et ceux du Maloya, entre chaleur des percussions et improvisations du jazz. L’altiste navigue très bien entre les deux mondes dont il possède les codes. Avec lui coexistent modernité du jazz et tradition du maloya.
La mise en place de la musique est parfaite, l’altiste possède une présence scénique inouïe. L’orchestre tout entier s’investit et avec Saint Leu et Identité la pression monte à son paroxysme. Le premier set ébouriffant se termine par une romance poétique (dixit Gaël lui-même) issue du répertoire de Broadway, Nature boy gravé sur l’album « Identité ». Le saxophoniste change de registre sans effort et son discours se pare d’accents sensibles presque poétiques.
L’orchestre attaque le second set avec Grand Brillé ou d’emblée Gaël Horellou introduit une dimension quasi mystique au cœur de la musiqu
e. Les tambouyé tendent le rythme alors que Nicolas Beaulieu déclenche l’enthousiasme du public. La transe n’est pas loin lorsque l’altiste totalement libéré enflamme presque le pont de ses improvisations hypnotiques. Malgré l’effort, le saxophoniste ne se départ pas de son sourire. La musique coule et sa chaleur se répand dans l’assemblée qui reçoit avec un bonheur palpable cette musique où se marient la culture de la Réunion et celle du jazz. Après l’interprétation de Lonely Woman composition d’Ornette Coleman où l’émotion et la sensibilité sont perceptibles, le concert se termine avec des vibrations tout droit venues de la Réunion.
La Journée Internationale du Jazz prône le dialogue interculturel. On termine ce Jazz Day péri-fluvial 2017 en adéquation avec cette philosophie. En effet, c’est bien ce qu’a offert la chaleureuse et solide musique jouée par Gaël Horellou et les musiciens qui l’accompagnent autour de son projet « Identité », un exemple absolu de musique multiculturelle et ouverte.
Clin d’œil à The Amazing Keystone Big Band & We Love Ella
Steen Rasmussen Quinteto publie « Canta »
Le 19 octobre 2018, Steen Rasmussen Quinteto livre « Canta ». Un swing absolu s’écoule des douze plages de cet album joyeux et tendre. Une douce sensualité imprègne les délicates mélodies et les subtiles harmonies de cet opus inspiré des musiques du Brésil.
Eric Le Lann et Paul Lay présentent « Thanks A Million »
« Thanks A Million » réunit Eric Le Lann et Paul Lay autour de la musique de Louis Armstrong. Le trompettiste et le pianiste unissent leurs expressions pour dire leur gratitude à cette figure légendaire et fondatrice du jazz. La conversation du duo fait résonner les échos du passé dans un univers moderne et élégant.
Sur ce nouvel album « Les idées heureuses » (Mélisse/Outhere Music France) sorti le 14 avril 2017, le contrebassiste Jean-Philippe Viret poursuit sa quête autour de François Couperin. Le disque emprunte d’ailleurs son titre à une pièce de l’auteur, issue du premier livre de pièces de clavecin paru en 1713.






écouté, analysé la musique gwo ka, sa tradition et sa modernité. Le disque restitue l’authenticité de cette musique. Il s’est amusé à exploiter de manière différente une même base de mélodie pour qu’à la fin les musiques restituent des reflets différents, tantôt plus axé sur le gwo ka moderne, tantôt plus orienté vers le jazz. Bien sûr à cela, Sonny Troupe rajoute des métriques issues du métal qu’il a aussi étudié sans oublier quelques pincées d’électro pour pimenter le tout.
Benjamin Tanguy d’avoir joué le jeu qui consiste à suggérer quelques orientations pour guider des spectateurs encore hésitants face aux
De La Soul puise ses racines dans le jazz des années 70 et même s’il a choisi de s’exprimer via les textes, il demeure très instrumental et joue en live. Cet été il ne fait que quelques dates et le festival est très heureux de les avoir. Durant cette même soirée est proposé le projet « Hip-Hop symphonique », reprise d’une création donnée en en 2016 à Radio France avec un orchestre symphonique. A Vienne c’est l’ONL (Orchestre national de Lyon) qui intervient avec la venue exceptionnelle de MC Solaar, avec les Sages Poètes de la Rue de retour après 14 ans d’absence et aussi avec Ärsenik et Bigflo & Oli.