Sélection « Label Stunt#1 » pour belle fin année 2016

Sélection « Label Stunt#1 » pour belle fin année 2016

Quelques pépites 2016 du Label Stunt

Avec la sélection « Label Stunt#1 », on découvre en cette fin d’année 2016 quelques albums essentiels de ce label scandinave. Un jazz diversifié et de qualité pour surprendre et contenter tout amateur curieux.

stunt_logo_200Stunt Records, relai de la société musicale scandinave basée à Copenhague, Sundance Music, privilégie une grande exigence artistique, un design graphique exclusif et une qualité de son haut de gamme. En 25 ans, il s’est  forgé une solide réputation. Le profil musical des artistes signés est tourné vers le jazz même s’il outrepasse souvent les genres, avec un métissage de différents styles musicaux.

flashbacksdedications_couvL’album « Flashbacks & Dedications » sorti le 21 octobre propose onze compositions du pianiste Ole Matthiessen. Empreint de musique modale mais aussi ancré dans la chanson traditionnelle danoise, cet album met à l’honneur les vertus fondamentales du jazz. Le pianiste s’est entouré de la crème de la scène danoise. Tous ont d’ailleurs été récompensés par le prestigieux prix Ben Webster. Le trompettiste Henrik Bolberg, le saxophoniste ténor américain Bob Rockwell, basé au Danemark depuis 30 ans, le contrebassiste Jesper Lundgaard et le batteur Ole Streenberg.

« Flashbacks & Dedications », les amateurs de jazz moderne vont y trouver leur compte car l’improvisation y tient une grande part.

sinti-du-monde_couvParu le 21 octobre, l’album « Sinti du Monde » de Dorado et Amati Schmitt convient aux passionnés de musique manouche. En effet le guitariste Dorado Schmitt fait partie de ceux qui déclenchent l’enthousiasme des passionnés de la musique héritée de Django Rheinhardt. Entouré de Xavier Nikq à la contrebasse, Franco Rehstein et Essen Strandvig à la guitare, Dorado Schmitt est rejoint par son fils Amati Schmitt. Déjà virtuose, le jeune guitariste fait preuve d’un talent certain. L’enregistrement a eu lieu au décours de l’édition 2015 du festival danois Vinterjazz et s’est fait sans aucun artifice, après le départ du public.

« Sinti du Monde », l’acoustique et l’atmosphère ont inspiré les musiciens. L’esprit de la fête est présent et la musique célèbre le jazz manouche.

in-denmark-oscar-pettiford_couvLes amateurs de titres inédits sont comblés par la réédition d’un album publié le 21 octobre. Il s’agit de l’opus « In Denmark 1959-1960 » qui réunit Oscar Pettiford & Jan Johansson avec Stan Getz en invité. Oscar Pettiford est présent sur les dix-sept plages de l’album et le pianiste Jan Johansson le rejoint après les cinq premières plages où l’instrument est tenu par le pianiste Bent Axen.

Il est vrai qu’à la fin des années cinquante, le contrebassiste Oscar Pettiford s’est installé dans la capitale danoise en pleine transformation culturelle avec le début du club « Jazzhus Montmartre ». Le jazz déferle alors sur la ville et le saxophoniste ténor américain Stan Getz est invité par le trio constitué de Jan Johansson, Oscar Pettiford et Joe Harris à la batterie. Trois titres résultent d’un enregistrement live réalisé en 1959 à l’occasion d’un concert au Tivoli Gardens. L’interprétation de la composition de Benny Golson,  I remember Clifford, constitue un moment phare de l’album où l’on retrouve l’inspiration sensible du grand Getz dont le lyrisme émeut encore.

La second partie de l’album est focalisée sur le travail du duo Pettiford/Johansson avec le vibraphoniste Louis Hjulmand. Trois thèmes suédois traditionnels sont interprétés par Johansson en solo.

« In Denmark 1959-1960 », un album historique à savourer avec gourmandise.my-scandinavian-blues_us4_couv

Avec « US4 My Scandivinian Blues - A Tribute to Horace Parlan » sorti le 14 novembre, on a entre les oreilles une pure pépite. Sur le CD, onze compositions originales du répertoire d’Horace Parlan interprétés par Adam Nussbaum à la batterie, Tomas Franck au saxophone ténor, Thomas Clausen au piano et Roger Pedersen à la contrebasse, avec la voix de Sinne Eeg sur deux morceaux. Sur le DVD on peut visionner six enregistrements du projet.

La sortie de cet album est donc l’occasion de se pencher sur la vie de ce pianiste qui a développé un style très personnel après avoir été frappé par la polio qui a paralysé sa main droite. Horace Parlan a enregistré avec Mingus dans les années 50 et a signé quelques albums sous son nom chez « Blue Note ». Il s’est ensuite produit aux côtés de Dexter Gordon, Archie Shepp, Sonny Rollins, Chet Baker et bien d’autres. Il quitte ensuite les USA pour échapper à la ségrégation raciale et trouve refuge au Danemark qui devient son pays d’adoption.

Il participe plus tard avec sa femme à l’éclosion d’un  label qui a fait les beaux jours du jazz, SteepleChase. Malgré cela il est aujourd’hui confronté à une vie difficile qui le conduit à sacrifier ses dernières économies pour la réalisation de cet album et de cette vidéo.

Sur ce second extrait du DVD on aperçoit Horace Parlan et on devine son bonheur à l’écoute des titres. Quelques images d’archives constituent aussi de très beaux moments à partager.

« US4 My Scandivinian blues - A tribute to Horace Parlan », un album vibrant de l’âme du jazz. Du pur bonheur de bout en bout des deux supports audio et vidéo. A partager largement.

the-voyage_couv_t-clausen-f-caliStunt Records a une vision élargie sur le jazz et propose aussi des musiques inédites. C’est le cas de l’album « The Voyage » sorti le 15 novembre et enregistré par Thomas Clausen et Francesco Cali. Un duo Piano/Accordéon qui fonctionne plutôt bien.

Le premier, Thomas Clausen est un pianiste jazz qui a suivi une formation classique. Italien naissance, le second, Francesco Cali, est un accordéoniste lui aussi au cursus plutôt classique.

Les deux solistes proposent un voyage dans des univers aux atmosphères variées. Ils puisent leur inspiration dans la musique européenne, traditionnelle et classique, le choro brésilien, le tango et le jazz. La continuité du répertoire est séduisante et le propos plutôt minimaliste. On se laisse porter par les ballades mélancoliques et on vibre aux accents passionnés de certaines plages. La musique déroule des climats où Satie aurait laissé son empreinte et le voyage nous entraîne dans des contrées lointaines où résonne un tango tempéré.

« The Voyage », pour illuminer des fins de soirée  et voguer vers la sérénité. Une musique chaleureuse et tranquille à la beauté intemporelle.

Thomas Delor revient avec « Silence the 13th »

Thomas Delor revient avec « Silence the 13th »

Après le somptueux et singulier « The Swaggerer », le batteur et compositeur Thomas Delor récidive avec « Silence the 13th », un deuxième album tout aussi convaincant que le premier. Entouré des compagnons déjà présents sur son premier opus, le leader confirme ses qualités de compositeur et d’instrumentiste. L’album cultive l’art de la nuance et séduit par ses pulsations contrastées, ses couleurs captivantes et ses silences… véritables notes de musique.

lire plus
Shang Ziming Quartet présente « Bridge of Soul »

Shang Ziming Quartet présente « Bridge of Soul »

A n’en pas douter, l’album « Bridge of Soul », sorti le 27 avril 2020, constitue l’une des meilleures surprises de cette rentrée post-confinement 2020. Enregistré à Budapest fin février 2020 par un quartet international, le Shang Ziming Quartet, cet opus d’une musicalité inouïe propulse une musique moderne, énergique et innovante portée par la ferveur et la virtuosité des musiciens

lire plus
Solo Insolent #1 avec Fred Escoffier

Solo Insolent #1 avec Fred Escoffier

Le label indépendant Ouch ! Records lance, sur son site, Solo Insolent, une émission live mensuelle en exclusivité et participation libre. A partir du dimanche 24 mai à 18 heures, captation et diffusion de concerts dans le grenier de Lionel Martin, saxophoniste, compositeur et fondateur du label. Premier concert à suivre sur Ouch ! Records, celui du pianiste Fred Escoffier.

lire plus
Abou Diarra célèbre le blues mandingue avec « Koya »

Abou Diarra célèbre le blues mandingue avec « Koya »

Le blues ensorcelant et apaisant de « Koya »

« Koya », le nouvel album d’Abou Diarra, se profile entre émotion et énergie, entre poésie malienne et blues. Un monde musical situé entre tradition et modernité.

300_couv-koya_abou-diarraSur les onze plages de l’album « Koya » (Mix et Métisse/L’Autre Distribution), sorti le 10 novembre, Abou Diarra chante et s’accompagne du kamale n’goni, sorte de harpe/luth africaine utilisée à l’origine par les chasseurs de sa région natale. L’album rend hommage à sa mère dont il porte le nom. On écoute d’ailleurs sa voix voilée sur  le titre Koya Blues.

Abou Diarra a composé et écrit la totalité des titres et est accompagné de ses complices de scène, Daouda Dembelé à la guitare et Moussa Koita aux claviers. Si l’harmonica de Vincent Bucher renforce la tonalité blues, les discrètes touches d’électro apportées par Nicolas Repac (chargé de la direction artistique) contribuent à moderniser l’ambiance de l’album

« Koya », le quatrième album d’Abou Diarra, promène son blues entre la tradition malienne et une modernité bienheureuse et ronde irriguée des samples de Nicolas Repac.

Formé par « Vieux Kanté », un maître virtuose de l’instrument et aveugle, Abou Diarra a sillonné pendant plusieurs mois les routes d’Abidjan-Bamako-Conakry à pied, accompagné de son seul instrument le kamale n’goni qui restitue la douce mélancolie du Mali. Grâce aux cordes supplémentaires ajoutées par Abou Diarra, l’instrument devient guitare, basse ou même percussion … et le miracle opère tant sur les ballades nostalgiques que sur les rythmes endiablés. Ainsi Tunga sonne comme un reggae qui ne dit pas son nom. Le rythme de Ma chérie incite à la danse et on respirerait presque la poussière de la piste de danse.

Les flutes peuhles et mandingues enregistrées par Simon Wensé contribuent à la dimension traditionnelle de la musique. Ainsi, Djalaba résonne des plaintes de la flûte qui joint son chant aux voix. Par contre sur Koya Blues, le dialogue entre la flûte et l’harmonica accentue l’ambiance lancinante de ce blues qui fait un clin d’oeil complice à la musique du Mississippi.

Le grand Toumani Diabaté est invité et la sonorité magique de sa kora résonne sur Labanko et Djarabi. En bambara, « Djarabi » signifie « Mon amour ». On écoute ce titre qui a inspiré le clip ci-après réalisé par Maet Charles avec la complicité de Victor Delfim. On apprécie la chorégraphie de Jean-Paul Mehansio interprétée par le danseur lui-même et Lorna Goiame.

« Un homme et une femme s’observent et s’apprivoisent. de la solitude au désir, de la rupture à la tendresse, un temps suspendu au creux de la rencontre amoureuse ». 

Sur « Koya », Abou Diarra pratique un métissage réussi entre tradition wassoulou, l’afrofunk, le blues et le jazz dont il a exploré les techniques. Ça groove tout au long des onze titres de l’album !

Pour écouter Abou Diarra sur scène avant la fin de cette année 2016, rendez-vous le 24 décembre au Nouveau Théâtre de Montreuil dans le cadre du Festival Africolor… et en avant-goût, cette vidéo enregistrée en direct au cours du concert Ocora Couleurs du Monde avec Françoise Degeorge et le Festival Africolor 12 nov 2016

Thomas Delor revient avec « Silence the 13th »

Thomas Delor revient avec « Silence the 13th »

Après le somptueux et singulier « The Swaggerer », le batteur et compositeur Thomas Delor récidive avec « Silence the 13th », un deuxième album tout aussi convaincant que le premier. Entouré des compagnons déjà présents sur son premier opus, le leader confirme ses qualités de compositeur et d’instrumentiste. L’album cultive l’art de la nuance et séduit par ses pulsations contrastées, ses couleurs captivantes et ses silences… véritables notes de musique.

lire plus
Shang Ziming Quartet présente « Bridge of Soul »

Shang Ziming Quartet présente « Bridge of Soul »

A n’en pas douter, l’album « Bridge of Soul », sorti le 27 avril 2020, constitue l’une des meilleures surprises de cette rentrée post-confinement 2020. Enregistré à Budapest fin février 2020 par un quartet international, le Shang Ziming Quartet, cet opus d’une musicalité inouïe propulse une musique moderne, énergique et innovante portée par la ferveur et la virtuosité des musiciens

lire plus
Solo Insolent #1 avec Fred Escoffier

Solo Insolent #1 avec Fred Escoffier

Le label indépendant Ouch ! Records lance, sur son site, Solo Insolent, une émission live mensuelle en exclusivité et participation libre. A partir du dimanche 24 mai à 18 heures, captation et diffusion de concerts dans le grenier de Lionel Martin, saxophoniste, compositeur et fondateur du label. Premier concert à suivre sur Ouch ! Records, celui du pianiste Fred Escoffier.

lire plus
Lucy Dixon swingue sur « Lulu’s Back In Town »

Lucy Dixon swingue sur « Lulu’s Back In Town »

Lucy Dixon, années 30/40, swing, guitares et claquettes

D’emblée, la pochette de l’album « Lulu’s Back in Town » donne le ton. Le noir et blanc et la tenue un rien rétro évoquent les années 30/40. La démarche déterminée de Lucy Dixon laisse augurer d’une belle énergie. Un concentré de swing, un brin de nostalgie et des claquettes en prime.

300_couv-album-lucy-dixonSorti le 23 octobre, « Lulu’s Back in Town » (B Stream/L’Autre Distribution) est vraiment un album dont l’écoute est stimulante. En rupture avec la morosité atmosphérique ambiante de ce début d’hiver, les quinze titres donnent la pêche. C’est en effet un grand plaisir que de se laisser booster par le swing que Lucy Dixon impulse aux standards des années 30/40 interprètés avec tonus et légèreté, tout en respectant la tradition, sans pour autant manquer d’originalité.

Dopée par le swing d’enfer de la triplette Samy Daussat à la guitare et des frères Gastine, David à la guitare et Sébastien à la contrebasse, Lucy Dixon ne pleure pas son énergie et mène son répertoire tambour battant, ou plutôt devrait-on écrire claquettes trépidantes. En effet, la chanteuse ne se contente pas de chanter. Forte de son expérience dans la troupe « Stomp » dont elle a fait partie pendant 10 ans, la belle anglaise propose un jazz tonique et au chant elle associe avec bon goût, percussions et claquettes.

Avec elle on chante et siffle Get Happy et on se prend même à danser… enfin à essayer car quand elle attaque Fascinating Rythm ou Nagasaki, c’est mort ! On ne peut plus suivre. Du coup on se prend à regretter que l’album ne propose que des titres audio, il nous reste à imaginer la prestation de l’artiste ou mieux à regarder une vidéo tournée lors du Festival « Jazz à Saint Germain-des-Prés » où l’on peut apprécier le spectacle qu’elle propose live avec son trio guitares/contrebasse.

Avec l’efficace rythmique manouche qui l’accompagne de bout en bout, Lucy Dixon sait aussi changer de tempo, comme par exemple sur It don’t mean a thing qu’elle prend sur un rythme ralenti. Par ailleurs, sur When somebody thinks you’re wonderful et sur le titre phare de l’album, Darling je vous aime beaucoup, Lucy Dixon adopte un registre plus romantique qui lui permet de mettre en valeur l’esthétique de son chant.

C’est aussi un beau moment que d’écouter Lucy Dixon interpréter When I get low I get high avec quelques sons de claquettes, seulement accompagnée par Steve Argüelles qui assure certes le rythme mais est aussi responsable de la réalisation de cet album. Tout au long du disque, la prise de son de Philippe Teissier Ducros permet de saisir les nuances de la prestation de Lucy Dixon qui joue autant de sa voix que de ses jambes.

On note avec intérêt l’intervention du pianiste Laurent de Wilde sur deux titres, Lulu’s Back In Town et I’m living In A Great Big Way et on apprécie aussi la chaleureuse coloration que donne la section de cuivres sur le titre éponyme de l’album, Get Happy et Fascinating Rythm.

A vrai dire « Lulu’s Back in Town » devrait ravir toutes celles et ceux qui apprécient la tradition du swing et le parti pris de Lucy Dixon qui restitue l’esprit de ce style tout en lui apportant une fraîcheur et une légèreté  qui ne sont pas sans évoquer la comédie musicale.

Après les soirées parisiennes de décembre à l’Olympia et au Sunset, Lucy Dixon sera au Jazz Club d’Annecy le 16 décembre et le 17 décembre au Jazz Club Lyon Saint Georges qui affiche complet. Pour suivre l’actualité de la chanteuse et connaître les dates des concerts à venir sur les scènes françaises, rien de mieux qu’une visite du site de Lucy Dixon. Get happy !

Thomas Delor revient avec « Silence the 13th »

Thomas Delor revient avec « Silence the 13th »

Après le somptueux et singulier « The Swaggerer », le batteur et compositeur Thomas Delor récidive avec « Silence the 13th », un deuxième album tout aussi convaincant que le premier. Entouré des compagnons déjà présents sur son premier opus, le leader confirme ses qualités de compositeur et d’instrumentiste. L’album cultive l’art de la nuance et séduit par ses pulsations contrastées, ses couleurs captivantes et ses silences… véritables notes de musique.

lire plus
Shang Ziming Quartet présente « Bridge of Soul »

Shang Ziming Quartet présente « Bridge of Soul »

A n’en pas douter, l’album « Bridge of Soul », sorti le 27 avril 2020, constitue l’une des meilleures surprises de cette rentrée post-confinement 2020. Enregistré à Budapest fin février 2020 par un quartet international, le Shang Ziming Quartet, cet opus d’une musicalité inouïe propulse une musique moderne, énergique et innovante portée par la ferveur et la virtuosité des musiciens

lire plus
Solo Insolent #1 avec Fred Escoffier

Solo Insolent #1 avec Fred Escoffier

Le label indépendant Ouch ! Records lance, sur son site, Solo Insolent, une émission live mensuelle en exclusivité et participation libre. A partir du dimanche 24 mai à 18 heures, captation et diffusion de concerts dans le grenier de Lionel Martin, saxophoniste, compositeur et fondateur du label. Premier concert à suivre sur Ouch ! Records, celui du pianiste Fred Escoffier.

lire plus
Le « Duo Intermezzo » fête ses 10 ans

Le « Duo Intermezzo » fête ses 10 ans

Le Tango enflammé du « Duo intermezzo »

Depuis 10 ans, le « Duo Intermezzo » réunit le bandonéon de Sébastien Authemayou et le piano de Marielle Gars. Animés par un esprit novateur, les deux artistes interprètent un répertoire sensible centré sur le Tango.

Deux musiciens issus des conservatoires. Deux instruments polyphoniques. Entre classique et jazz, Sébastien Authemayou et Marielle Gars se retrouvent en 2006 autour de la musique du célèbre compositeur argentin Astor Piazzola et fondent le « Duo Intermezzo ».

C’est le début de dix ans de création autour du tango nuevo pour lequel ils conçoivent des arrangements spécifiques afin de mettre en valeur cette musique dont la mélancolie n’a d’égale que la rage qui l’habite.

L’énergie du duo se consacre d’emblée à l’univers300_couv_duo-intermezzo_astor-piazzola-balada-para-un-loco-copie d’Astor Piazzola, ce compositeur argentin à l’origine d’une musique unique, le tango nuevo. Les deux musiciens rendent en effet hommage au Maître argentin et restituent l’énergie et la subtilité de son univers tanguistique.

C’est ainsi qu’en 2012, le « Duo intermezzo » enregistre l’album « Astor Piazzola, Balada para un loco » (Indésens/Calliope Records). Sur les neuf plages de l’album, bandonéon et piano interprètent quelques-unes des compositions les plus connues de Piazzola. Libertango, Adios Noniño, Michelangelo’70.

Ils ajoutent une des quatre saisons, Invierno porteño et des adaptations instrumentales du répertoire de tango chanté avec Balada para un loco, Chiquilin de Bachin et Ave Maria.

On peut ci-après écouter des extraits de concerts consacrés à la musique d’Astor Piazzola, ambassadeur et initiateur du tango moderne. On apprécie le piano énergique et percussif, le bandonéon charmeur et déchiré et la sensibilité des deux artistes qui restituent l’univers du tango nuevo.

Après la sortie de « Balada para un loco » et une année de concerts célébrant le vingtième anniversaire de la disparition du Maître argentin, le « Duo Intermezzo » s’engage dans un nouveau projet fondé sur la concordance existant entre l’œuvre de Jean-Sébastien Bach et celle d’Astor Piazzola. Il en résulte un nouvel album, « Bach & Piazzola - Tête à tête » (Indésens/Calliope Records).

300_couv_duo-intermezzo_bach-piazzollaSur ce nouvel opus, le dialogue instrumental bandonéon/piano restitue une conversation musicale entre les esthétiques des deux compositeurs. D’emblée, on ne perçoit que les différences qui séparent les deux écritures pourtant très vite il apparaît que le principe de la fugue est un point commun entre Bach et Piazzola.

En son temps, Bach a toujours été à la recherche des nouveautés musicales et son œuvre colossale a inspiré de nombreux compositeurs tels Mozart, Mendelssohn, Chostakovitch et inspire encore de nombreux musiciens de jazz comme Keith Jarrett, Richard Galliano, Gary Burton ou Bobby McFerrin. Par ailleurs, Bach fut une des nombreuses inspirations d’Astor Piazzola qui a lui aussi composé en référence aux principes de la fugue et utilisé des marches harmoniques typiquement baroques. Muerte del angel, Primavera Porteña et Fugata sont autant de compositions crées par Piazzola en hommage au Cantor de Leipzig.

La grande réussite du « Duo Intermezzo » réside en ce que les deux musiciens s’expriment à partir de transcriptions et d’arrangements personnels inédits. Avec talent, Sébastien Authemayou et Marielle Gars parviennent ainsi à instaurer un dialogue fécond entre les instruments et les langages des deux grands compositeurs mais ils n’en restent pas là. Les deux artistes réussissent vraiment à créer des tête à tête de morceaux qui justifient le titre de l’album. En témoigne cet enregistrement où Otoño Porteño d’Astor Piazzolla s’entremêle avec un extrait de la Fugue BWV 889 en la mineur de Jean-Sébastien Bach, capté en concert le 6 août 2016 pour les Musicales de Bormes les Mimosas au Château de Bormes les Mimosas.

Après dix ans de concerts et deux enregistrements récompensés « Choix de France Musique », le « Duo Intermezzo » poursuit sa route, toujours animé du même souffle de créativité et de liberté. On attend avec impatience la parution de  leur prochain opus « Invitación » à paraître en 2017 chez Klarthe Records/Harmonia Mundi. Sans doute les deux artistes réservent-ils à cette occasion de nouvelles surprises et des rencontres musicales avec d’autres compositeurs.

En attendant, on les écoute interpréter le Preludio 9 d’Astor Piazzolla juxtaposé avec l’Adagio de la Toccata BWV 564 de Jean-Sébastien Bach à partir d’un enregistrement réalisé en concert et en plein air au Théâtre de Verdure de Cotignac le 03 août 2016 dans le cadre de l’édition 2016 du Festival du Rocher en partenariat avec le Festival Gloriana.

Thomas Delor revient avec « Silence the 13th »

Thomas Delor revient avec « Silence the 13th »

Après le somptueux et singulier « The Swaggerer », le batteur et compositeur Thomas Delor récidive avec « Silence the 13th », un deuxième album tout aussi convaincant que le premier. Entouré des compagnons déjà présents sur son premier opus, le leader confirme ses qualités de compositeur et d’instrumentiste. L’album cultive l’art de la nuance et séduit par ses pulsations contrastées, ses couleurs captivantes et ses silences… véritables notes de musique.

lire plus
Shang Ziming Quartet présente « Bridge of Soul »

Shang Ziming Quartet présente « Bridge of Soul »

A n’en pas douter, l’album « Bridge of Soul », sorti le 27 avril 2020, constitue l’une des meilleures surprises de cette rentrée post-confinement 2020. Enregistré à Budapest fin février 2020 par un quartet international, le Shang Ziming Quartet, cet opus d’une musicalité inouïe propulse une musique moderne, énergique et innovante portée par la ferveur et la virtuosité des musiciens

lire plus
Solo Insolent #1 avec Fred Escoffier

Solo Insolent #1 avec Fred Escoffier

Le label indépendant Ouch ! Records lance, sur son site, Solo Insolent, une émission live mensuelle en exclusivité et participation libre. A partir du dimanche 24 mai à 18 heures, captation et diffusion de concerts dans le grenier de Lionel Martin, saxophoniste, compositeur et fondateur du label. Premier concert à suivre sur Ouch ! Records, celui du pianiste Fred Escoffier.

lire plus
Kurt Elling … « The Beautiful Day »

Kurt Elling … « The Beautiful Day »

Kurt Elling (en)chante Noël

« Kurt Elling sings Christmas ». Le chanteur célèbre Noël avec « The Beautiful Day ». Un disque qui tranche avec la platitude des ritournelles habituelles. Quatorze plages d’un jazz lumineux.

A l’occasion de Noël, loin du tumulte superficiel et sans effets de paillettes, Kurt Elling grave « The Beautiful Day », un véritable album de jazz. Un enchantement éloigné de tous les poncifs habituels en la matière. Pour sa première réalisation chez Okeh/Sony, le baryton de Chicago a le bon goût de réaliser un disque à l’atmosphère accueillante.

« The Beautiful Day », une chaleureuse bulle musicale où l’on s’immerge. On se sent entouré par la voix du chanteur comme par une écharpe de tendresse. On baigne dans des ambiances mystérieuses, dans des climats contemplatifs et reposants.

ke-sings-christmas-the-beautiful-day_couvOn a récemment pu apprécier les performances de Kurt Elling sur l’album « Upward Spiral » où il est l’invité du Brandford Marsalis Quartet. Sur « The Beautiful Day », le chanteur restitue l’essence d’un jazz dont il est un maître incontesté.

Kurt Elling sert l’idiome du jazz de belle manière entouré de son groupe régulier un peu augmenté. John McLean aux guitares, Stuart Mindeman aux claviers, Clark Sommers à la contrebasse, Jill Kaeding au violoncelle, Jim Gailloreto au saxophone soprano, Tito Carillo à la trompette, Kendrick Scott à la batterie et Kalyan Elling aux percussions. Sa fille Luiza joint sa voix à la sienne sur The Beautiful Day qui  termine l’album.

Avec un tel équipage, la magie du jazz opère, à moins que ce ne soit aussi celle de Noël. En effet, l’esprit de Noël préside tout au long de l’album qui ménage autant de surprises que de titres. On peut écouter des chants de Noël traditionnels interprétés comme on souhaiterait qu’ils le soient toujours. Same Old Lan Syne pris sur un tempo mâtiné de folk-rock de bon aloi. We Three Kings échappe à l’ambiance liturgique habituelle grâce au chant de la guitare et aux paroles de Tori Amos.

Little Drummer Boy s’impose comme un des titres phares de l’album. Voix, contrebasse et une batterie qui résonne comme une caisse claire des rues de la Nouvelle-Orléans.

L’album propose aussi des chants de Noël plus contemporains comme Star of Wonder et sa lumière paradisiaque, ainsi que The Snow is Deep on the Ground/ Snowfall ou Some Children See Him qui restitue tout l’esprit de Noël.

Insérées comme des enluminures précieuses, trois images intitulées Wenceslaus, en mémoire du chant de Noël « Good King Wenceslaus », écrit en 1853 par l’Anglais John Mason Neal. Kurt Elling fait le choix de découper le morceau en trois « images », trois respirations récurrentes sans paroles qui irradient l’album. 

The Michigan Farm constitue un autre repère essentiel de l’album. Une courte mélodie du compositeur norvégien Edvard Grieg pour laquelle Kurt Elling a écrit des paroles. Trois minutes durant lequel le temps est suspendu. Accompagnée par le piano, la voix du chanteur donne à entendre toute sa plénitude sur cette poésie mystérieuse.

En ouverture de l’album, on aime le délicieux Sing a Christmas Carol écrit par Leslie Bricusse pour le film musical « Scroodge » (1970) et arrangé par le bassiste Clark Sommers. Le thème s’illumine des lignes mélodiques que brode le saxophone soprano de Jim Gailloreto. Le swing tout en délicatesse de Christmas Children scintille comme une pépite discrète.

Bien que Noël figure en filigrane tout au long de l’album, « The Beautiful Day » ne célèbre pas la fête chrétienne. Il chante les louanges d’un moment où tendresse et souci de l’autre permettent à tout un chacun de se retrouver dans la douceur et une certaine mélancolie bienveillante. « The Beautiful Day »,  un album précieux à partager avec générosité tout autour de soi.

Thomas Delor revient avec « Silence the 13th »

Thomas Delor revient avec « Silence the 13th »

Après le somptueux et singulier « The Swaggerer », le batteur et compositeur Thomas Delor récidive avec « Silence the 13th », un deuxième album tout aussi convaincant que le premier. Entouré des compagnons déjà présents sur son premier opus, le leader confirme ses qualités de compositeur et d’instrumentiste. L’album cultive l’art de la nuance et séduit par ses pulsations contrastées, ses couleurs captivantes et ses silences… véritables notes de musique.

lire plus
Shang Ziming Quartet présente « Bridge of Soul »

Shang Ziming Quartet présente « Bridge of Soul »

A n’en pas douter, l’album « Bridge of Soul », sorti le 27 avril 2020, constitue l’une des meilleures surprises de cette rentrée post-confinement 2020. Enregistré à Budapest fin février 2020 par un quartet international, le Shang Ziming Quartet, cet opus d’une musicalité inouïe propulse une musique moderne, énergique et innovante portée par la ferveur et la virtuosité des musiciens

lire plus
Solo Insolent #1 avec Fred Escoffier

Solo Insolent #1 avec Fred Escoffier

Le label indépendant Ouch ! Records lance, sur son site, Solo Insolent, une émission live mensuelle en exclusivité et participation libre. A partir du dimanche 24 mai à 18 heures, captation et diffusion de concerts dans le grenier de Lionel Martin, saxophoniste, compositeur et fondateur du label. Premier concert à suivre sur Ouch ! Records, celui du pianiste Fred Escoffier.

lire plus
Visuel 2017 Jazz à Vienne

Visuel 2017 Jazz à Vienne

Un puzzle visuel pour annoncer « Jazz à Vienne » 2017

Image centrale du festival « Jazz à Vienne », le visuel 2017 a été dévoilé à l’occasion du concert du Chicago Blues Festival. Pour la trentième année consécutive, il est signé par l’artiste Bruno Théry.

300_jazzavienne_visuel-2017C’est en effet à l’occasion du concert du 22 novembre proposé par la saison 2016/17 de « Jazz à Vienne », que Benjamen Tanguy a présenté le visuel du Festival « Jazz à Vienne ». Dès le premier coup d’oeil on retrouve la palette artistique reconnaissable de Bruno Théry qui écrit l’histoire graphique des éditions du Festival « Jazz à Vienne » depuis maintenant trente ans.

Pour la première fois cette année, l’affichiste et peintre Bruno Théry présente pour « Jazz à Vienne », un puzzle visuel mêlant peinture, photographie et matière. A la manière du cubisme qui affectionnait les collages, l’artiste a souhaité retransmettre la richesse culturelle du festival pendant lequel « tous les pays, tous les genres, toutes les cultures, toutes les folies, parfums et horizons se réunissent […] apportant [ainsi] une alchimie et une richesse incroyable ».

Sur l’affiche, la caisse de résonance d’un instrument à corde, une percussion et une figure coquine dont les deux profils balayent l’horizon en quête de musiques surprenantes et créatives.

Bien sûr il faudra attendre quelques mois pour en savoir plus quant à la programmation du festival mais la billetterie « spéciale offres de Noël » est déjà en ligne pour celles et ceux qui souhaiteraient garnir quelques chaussures avec un abonnement open ou un jazz ticket.

Par contre on peut d’ores et déjà prendre rendez-vous avec « Jazz à Vienne » qui se déroulera du 29 juin au 13 juillet 2017. On compte sur Benjamin Tanguy et toute l’équipe chargée de la programmation artistique, Jean-Paul Boutelier, Reza Ackbaraly et Jean-Pierre Vignola pour concocter une édition riche en surprises.

Thomas Delor revient avec « Silence the 13th »

Thomas Delor revient avec « Silence the 13th »

Après le somptueux et singulier « The Swaggerer », le batteur et compositeur Thomas Delor récidive avec « Silence the 13th », un deuxième album tout aussi convaincant que le premier. Entouré des compagnons déjà présents sur son premier opus, le leader confirme ses qualités de compositeur et d’instrumentiste. L’album cultive l’art de la nuance et séduit par ses pulsations contrastées, ses couleurs captivantes et ses silences… véritables notes de musique.

lire plus
Shang Ziming Quartet présente « Bridge of Soul »

Shang Ziming Quartet présente « Bridge of Soul »

A n’en pas douter, l’album « Bridge of Soul », sorti le 27 avril 2020, constitue l’une des meilleures surprises de cette rentrée post-confinement 2020. Enregistré à Budapest fin février 2020 par un quartet international, le Shang Ziming Quartet, cet opus d’une musicalité inouïe propulse une musique moderne, énergique et innovante portée par la ferveur et la virtuosité des musiciens

lire plus
Solo Insolent #1 avec Fred Escoffier

Solo Insolent #1 avec Fred Escoffier

Le label indépendant Ouch ! Records lance, sur son site, Solo Insolent, une émission live mensuelle en exclusivité et participation libre. A partir du dimanche 24 mai à 18 heures, captation et diffusion de concerts dans le grenier de Lionel Martin, saxophoniste, compositeur et fondateur du label. Premier concert à suivre sur Ouch ! Records, celui du pianiste Fred Escoffier.

lire plus
Gilles Peterson présente « Havana Cultura Anthology »

Gilles Peterson présente « Havana Cultura Anthology »

La musique cubaine plus créative que jamais

Les vingt-trois titres de « Havana Cultura Anthology » célèbrent les huit années de recherches et d’expérimentations musicales que Gilles Peterson a menées sur l’avant garde musicale de Cuba. La sortie de ce double CD dresse le portrait d’une culture musicale à la vitalité incontestable.

Il n’est plus utile de présenter la réputation de Gilles Peterson programmateur sur la radio 1 de la  BBC. Il passe ensuite en 2012 sur BBC radio 6 Music où il anime trois heures d’émission tous les samedis. Ce DJ est aussi producteur et responsable de label. C’est d’ailleurs sous cette casquette qu’il a réalisé des compilations thématiques autour des musiques brésiliennes, africaines et bien d’autre styles muscicaux où se mêlent l’électro, le hip-hop, le funk, le R&B, le jazz, des musiques teintée de world ou d’underground. Clairement, le père de l’Acid-Jazz est un vrai défricheur de talents et de musiques.

Invité en 2009 à Cuba par Havana Cultura, Gilles Peterson a alors enregistré avec la fine fleur de l’île, un double album, « Havana Cultura : The New Cuba Sound ». En 2010 il produit « Havana Cultura Sessions EP » avec Danay Suárez et aussi « Havana Cultura Remixed ». En 2011 la série continue avec « Havana Cultura : The Search continues » et il faut ensuite attendre 2014 pour que sorte « Havana Cultura MIx - The Soundclash! ». En 2015 Gilles Peterson travaille avec la chanteuse Daymé Arocena avec qui il réalise « Havana Cultura Sessions EP ». Cette initiative se poursuit jusqu’à 2016 où est publié « Havana Rumba Sessions ». L’ensemble de ce travail mené par Gilles Peterson avec Havana Cultura constitue une référence incontournable qui présente l’éventail des musiques cubaines actuelles..

Après huit années de ce travail acharné à explorer la musique cubaine sous toutes ses formes actuelles, Gilles Peterson livre le 18 novembre 2016 « Havana Cultura Anthology », un double album produit sous son label Brownswood Recording. Les vingt-trois titres témoignent de la créativité cubaine contemporaine et de la diversité des expressions.

gilles-peterson-presents-havana-cultura-anthologyCe double album est le résultat du travail mené par Gilles Peterson depuis 2008, en collaboration étroite avec son Havana Cultura Band, qui réunit le meilleur des musiciens et chanteur(se)s cubains invité(e)s : Danay Suarez, Daymé Arocena, Telmary et Elain Morales, Mayra Carirad Valdes, Dreiser Sexto Sendido. Dans la galaxie du producteur on trouve les brillants re-mixeurs que sont Mala, Motor City Drum Ensemble, Owiny Sigoma, Poirier ou Michel Cleis.

A l’écoute des 23 titres du double album on découvre une musique aux visages multiples et à l’inventivité bouillonnante. Certes de nombreux morceaux, comme Arroz con Pollo ou Ipacuba, restituent la tradition afro-caribéenne teintée influencée quelquefois par la culture yoruba. D’autres titres restituent l’influence des musiques urbaines comme Check La Rima ou La Mulata Abusadora enregistré en 2011 sur « Havana Cultura : The Search continues ». On aime les couleurs jazz de Orisa et de Rezando qui tranchent avec les atmosphères plutôt house du Rezando remix par Michel Cleis ou de celui de La Plaza par Poirier. On vibre aux échos de La Rumba Experimental, un remix de Motor City Drum Ensemble gravé en 2016 sur « Havana Rumba Sessions ».

En comparant le double album « Havana Cultura Anthology » au Buena Vista Social Club du XXIème siècle, le producteur anglais Gilles Peterson affirme une vérité criante. En effet, cette anthologie témoigne de la vitalité de la musique cubaine toujours plus brillante et inventive que jamais.

Et pour se faire plaisir on survole en 8’59 le double album « Havana Cultura Anthology ». Que du bonheur ….!!!

Thomas Delor revient avec « Silence the 13th »

Thomas Delor revient avec « Silence the 13th »

Après le somptueux et singulier « The Swaggerer », le batteur et compositeur Thomas Delor récidive avec « Silence the 13th », un deuxième album tout aussi convaincant que le premier. Entouré des compagnons déjà présents sur son premier opus, le leader confirme ses qualités de compositeur et d’instrumentiste. L’album cultive l’art de la nuance et séduit par ses pulsations contrastées, ses couleurs captivantes et ses silences… véritables notes de musique.

lire plus
Shang Ziming Quartet présente « Bridge of Soul »

Shang Ziming Quartet présente « Bridge of Soul »

A n’en pas douter, l’album « Bridge of Soul », sorti le 27 avril 2020, constitue l’une des meilleures surprises de cette rentrée post-confinement 2020. Enregistré à Budapest fin février 2020 par un quartet international, le Shang Ziming Quartet, cet opus d’une musicalité inouïe propulse une musique moderne, énergique et innovante portée par la ferveur et la virtuosité des musiciens

lire plus
Solo Insolent #1 avec Fred Escoffier

Solo Insolent #1 avec Fred Escoffier

Le label indépendant Ouch ! Records lance, sur son site, Solo Insolent, une émission live mensuelle en exclusivité et participation libre. A partir du dimanche 24 mai à 18 heures, captation et diffusion de concerts dans le grenier de Lionel Martin, saxophoniste, compositeur et fondateur du label. Premier concert à suivre sur Ouch ! Records, celui du pianiste Fred Escoffier.

lire plus
« Serpientes » sort son premier album, « Le Bruit de tes talons »

« Serpientes » sort son premier album, « Le Bruit de tes talons »

« Le bruit de tes talons », du post-tango insolent et passionné

Après le Tango Nuevo de Piazzola, le Tango Blues de Melingo, les huit musiciens du groupe Serpientes se revendiquent du « Post Tango ». Cet octet inventif sort un premier album déchaîné, « Le bruit de tes talons ». Un opus insolent et libre. Un tango mutant aux accents rock poignants.

« Serpientes » construit un tango transgenre où tragique et solennel se côtoient. Si le groupe transgresse les codes en s’abreuvant au rock et aux musiques improvisées, il ancre son discours dans la tradition.  Son premier album, « Le bruit de tes talons », offre un tango qui danse entre passion et modernité.


De fait, « Serpientes » est le prolongement du quartet « Tangoleon ». Ce quartet de tango crée par le pianiste Laurent Gehant et l’accordéoniste Sophie Azambre le Roy compte aussi le contrebassiste Mathieu Barbances et l’harmoniciste Emmanuel Bosser qui joue aussi d’un tas d’autres instruments étonnants. Pour créer un tango encore plus actuel tout en s’appuyant sur la tradition, le quartet s’est adjoint quatre autres instrumentistes. Ainsi, avec le batteur Jean-Pascal Molina, le guitariste électrique et chanteur Claude Whipple, la violoniste Caroline Pearsall et la violoncelliste Sabine Balasse, est né l’octet « Serpientes ».

couvserpientes-2Après recours à un financement participatif sur la plateforme numérique Proarti, « Serpientes » a pu finaliser les huit titres de l’album « Le bruit de tes talons » sorti le 29 novembre avec une magnifique pochette créée après 3 semaines de travail avec les typographes de « La fin du monde ». les morceaux sont principalement de compositions de Laurent Gehant ainsi que quelques morceaux prêtés par des compositeurs argentins contemporains. Sans oublier quelques standards de tango comme la version renouvelée de Volver que propose le groupe avec une ambiance surréaliste qui regarde du côté du western.

Les influences revendiquées par le groupe donne une idée de la pluralité des esthétiques qui se croisent au sein de l’expression de Serpientes. Astor Piazzola, Ennio Morricone, Nino Rota, Charlie Mingus, Carla Bley, John Zorn, Altertango, Vinicius Capossela, Surnatural Orchestra, Jerez Le Cam, Mr Bungle. Issu d’un tel creuset, pas étonnant que le discours musical de « Serpientes » soit riche, atypique et renouvelle le style du tango.

Ainsi, les huit conquistadors se lancent à l’assaut du tango et créent un post-tango qui prolonge en quelque sorte le tango originel de Gardel et le nuevo tango de Piazzola. Une musique qui prend des libertés avec celle des origines. Un tango qui aurait cannibalisé le rock et le jazz et détourné la puissance du premier et la liberté du second pour accentuer la dimension tragique d’un post-tango.

On aime Torpe et son ambiance tragique de fin du monde où la plainte du saxophone de Julien Loureau accentue et prolonge la dimension poignante du chant de Claude Whipple. Une ambiance sombre caractérise le titre 100m où l’harmonica ouvre le bal pour donner ensuite la parole à l’accordéon et aux cordes. Une sorte d’intrigue policière qui hésite entre nostalgie et humour où la silhouette d’une panthère rose chercherait le coupable d’un larcin commis au coin de sombres ruelles.

Le morceau Maïs transgénique est tout à fait représentatif de l’ADN de « Serpientes ». Il restitue l’essence même de ce post-tango imaginatif et progressif où la guitare électrique tranchante pilote l’orchestre loin des sentiers de randonnée du tango pour mieux y revenir.

 « Serpientes » parvient à élargir les frontières du tango sans le trahir. Ainsi irradié par un rock déchaîné, le tango conserve son ADN originel mais peut se projeter dans l’avenir. Étonnant et détonnant à la fois, « Le bruit de tes talons » invente une musique qui peut rallier les amateurs de jazz et de rocks même s’il peut questionner les puristes du tango.

Thomas Delor revient avec « Silence the 13th »

Thomas Delor revient avec « Silence the 13th »

Après le somptueux et singulier « The Swaggerer », le batteur et compositeur Thomas Delor récidive avec « Silence the 13th », un deuxième album tout aussi convaincant que le premier. Entouré des compagnons déjà présents sur son premier opus, le leader confirme ses qualités de compositeur et d’instrumentiste. L’album cultive l’art de la nuance et séduit par ses pulsations contrastées, ses couleurs captivantes et ses silences… véritables notes de musique.

lire plus
Shang Ziming Quartet présente « Bridge of Soul »

Shang Ziming Quartet présente « Bridge of Soul »

A n’en pas douter, l’album « Bridge of Soul », sorti le 27 avril 2020, constitue l’une des meilleures surprises de cette rentrée post-confinement 2020. Enregistré à Budapest fin février 2020 par un quartet international, le Shang Ziming Quartet, cet opus d’une musicalité inouïe propulse une musique moderne, énergique et innovante portée par la ferveur et la virtuosité des musiciens

lire plus
Solo Insolent #1 avec Fred Escoffier

Solo Insolent #1 avec Fred Escoffier

Le label indépendant Ouch ! Records lance, sur son site, Solo Insolent, une émission live mensuelle en exclusivité et participation libre. A partir du dimanche 24 mai à 18 heures, captation et diffusion de concerts dans le grenier de Lionel Martin, saxophoniste, compositeur et fondateur du label. Premier concert à suivre sur Ouch ! Records, celui du pianiste Fred Escoffier.

lire plus
« A Vaulx Jazz 2018 », pour conserver un rythme annuel au festival

« A Vaulx Jazz 2018 », pour conserver un rythme annuel au festival

Pour maintenir le rythme annuel du Festival « A Vaulx Jazz »

Le Festival « A Vaulx Jazz » inscrit depuis bientôt 30 ans dans le paysage du jazz rhône-alpin est menacé de devenir biennal. Le Comité « A Vaulx Jazz 2018 » se mobilise pour défendre le maintien de ce festival sur un rythme annuel. Pour soutenir ce mouvement citoyen, une pétition est mise en ligne.

 

Encore une fois le jazz est mis en danger par une décision politico-économique dont les tenants et les ressorts ne sont pas clairement communiqués sur la place publique mais dont les enjeux dépassent, on le comprend, le strict périmètre de la musique.

 

Pourtant ce festival « A Vaulx Jazz » a fait la preuve de sa profonde immersion dans le territoire de la commune de Vaulx-en-Velin qui vit chaque année durant trois semaines au rythme du jazz. « A Vaulx Jazz » est un repère essentiel dans la vie du jazz régional. Un repère pour les amateurs de jazz, certes mais aussi pour les musiciens et pour les Vaudais qui ont accueilli le jazz depuis plus de 29 ans.

 

En effet depuis de nombreuses années, le périmètre du festival « A Vaulx Jazz » dépasse largement les concerts produits de la scène du Centre Culturel Communal Charlie Chaplin. Au-delà des grands noms de la scène nationale et internationale du jazz, « A Vaulx Jazz », c’est aussi les concerts « Hors les murs » et la mise en place et le soutien d‘actions artistiques.

 

C’est ainsi que durant trois semaines, avec le « Hors les Murs », le jazz vit dans la ville de Vaulx-en-Velin, ses écoles, ses maisons de quartiers, ses crèches, ses maisons de retraite, ses rues, ses places, le Planétarium, la Maison des Fêtes et des Familles, la salle Édith Piaf, le Cinéma Pathé Carré de Soie du Pôle Commercial Carré de Soie, le Conservatoire de Musique et de Danse de Vaulx-en-Velin. Ce « Hors les Murs » rayonne d’ailleurs aussi hors de l’agglomération vaudaise et participe ainsi à faire rayonner encore plus le festival. Pour référence, en 2016, ont participé à ce « Hors les Murs », le Périscope, l’Auditorium de Lyon, L’École Nationale de Musique, L’Épicerie Moderne et bien d’autres encore.

 

D’ailleurs en 2015, Hélène Geoffroy, alors Maire socialiste de Vaulx-en-Velin et Vice-Présidente de la Métropole de Lyon allait en ce sens et reconnaissait, vantait même les mérites du Festival « A Vaulx Jazz » en rappelant les qualités du jazz et du festival qui savent « métisser les cultures » et « embellissent » la ville. Un festival et une année plus tard, le 19 octobre 2016, Nadia Lakehal, adjointe à la culture au maire socialiste de Vaulx-en-Velin, confirme certes la « tenue de la trentième édition du Festival « A Vaulx Jazz » du 14 au 25 mars 2017″ mais annonce que « le festival a vocation à devenir une biennale par la suite ».

 

Certes à la fin du festival « A Vaulx Jazz » 2016, on avait eu vent de « rumeurs » quant à une telle décision mais après le printemps et l’été on continuait à espérer que ces rumeurs ne soient que du vent. Or l’automne 2016 n’est malheureusement pas seulement annonciateur de la chute des feuilles mais aussi de celle du festival « A Vaulx Jazz ». En effet, une annonce publiée dans « Vaulx-en-Velin Le Journal », N° 142, page 5, précise que le festival « A Vaulx Jazz » a vocation à devenir biennal.

 

petition-pour-le-maintien-annuel-du-festival-a-vaulx-jazzLa gravité de cette nouvelle a entraîné une forte mobilisation dont l’initiative revient entre autre au musicien Fred Roudet. Une association, le Comité « A Vaulx Jazz 2018 », a été créée. Sur son site, on peut lire le rappel du contexte et signer une pétition pour le maintien du rythme annuel du festival « A Vaulx Jazz ». A ce jour 967 signatures ont déjà été recueillies. Il importe que la mobilisation soit forte pour que la parole des citoyens soit représentative et participe à la prise de décision des édiles en charge de Vaulx-en-Velin.

 

Certes les réponses tardent aux questions que pose le Comité « A Vaulx Jazz 2018 ». Monsieur Dussurgey et son équipe municipale se défendent de vouloir mettre « A Vaulx Jazz » en péril mais arguent qu’un rythme biennal pour le jazz permettrait à la ville de mettre en place une année sur deux, un festival des cultures urbaines qui conviendrait tout à fait au contexte de Vaulx-en-Velin. Comme si les deux contextes ne pouvaient pas coexister et s’enrichir l’un l’autre. Comme si les décideurs savaient quelle est la musique qui convient aux habitants des banlieues. Comme si à Vaulx-en-Velin le jazz n’était pas perçu ni compris. En quelque sorte, un formatage politicien déciderait quelle musique peut convenir à quels habitants !

 

D’ailleurs un tel positionnement est vraiment curieux car « A Vaulx Jazz » a largement accueilli du hip-hop, du slam, de la musique de rues et le jazz est connu pour avoir toujours été perméable aux autres arts et musiques. En ce sens, le festival « A Vaulx Jazz » représente un vrai modèle car il a toujours porté son regard et son écoute sur les musiques des minorités dont il a favorisé l’expression. « A Vaulx Jazz » a communiqué avec ses habitants qui se sont mobilisés lors des concerts proposés au cœur de la ville. Ce festival pourtant reconnu au niveau national pour ses qualités artistiques et son implication sociétale n’est pourtant pas perçu comme tel par les siens, en tout cas par les décideurs de la ville.

 

Bien sûr on n’est pas sans connaître le contexte économique actuel au niveau de la Région Rhône-Alpes-Auvergne et de la Métropole. On n’est pas sans ignorer la baisse des aides et des subventions vis à vis de cette musique qu’est le jazz mais on se demande pourquoi une équipe municipale consentirait à sacrifier un festival dont la réussite constitue un plus incontestable pour la ville et ses citoyens.

 

Il n’est pas imaginable que les responsables municipaux vaudais restent insensibles aux arguments cohérents portés par le Comité « A Vaulx Jazz 2018 ». Que ceux qui soutiennent le jazz s’expriment ! Il ne s’agit pas d’un vote mais d’un engagement de soutien, une signature au bas d’une pétition qui demande le maintien annuel du festival « A Vaulx Jazz ».

 

Pour un festival « A Vaulx Jazz » pérenne et annuel ! Pour le mélange des musiques et des cultures ! Pour que les citoyens de Vaulx-en-Velin accèdent à la vision élargie que le jazz donne de la musique !

 

 
Thomas Delor revient avec « Silence the 13th »

Thomas Delor revient avec « Silence the 13th »

Après le somptueux et singulier « The Swaggerer », le batteur et compositeur Thomas Delor récidive avec « Silence the 13th », un deuxième album tout aussi convaincant que le premier. Entouré des compagnons déjà présents sur son premier opus, le leader confirme ses qualités de compositeur et d’instrumentiste. L’album cultive l’art de la nuance et séduit par ses pulsations contrastées, ses couleurs captivantes et ses silences… véritables notes de musique.

lire plus
Shang Ziming Quartet présente « Bridge of Soul »

Shang Ziming Quartet présente « Bridge of Soul »

A n’en pas douter, l’album « Bridge of Soul », sorti le 27 avril 2020, constitue l’une des meilleures surprises de cette rentrée post-confinement 2020. Enregistré à Budapest fin février 2020 par un quartet international, le Shang Ziming Quartet, cet opus d’une musicalité inouïe propulse une musique moderne, énergique et innovante portée par la ferveur et la virtuosité des musiciens

lire plus
Solo Insolent #1 avec Fred Escoffier

Solo Insolent #1 avec Fred Escoffier

Le label indépendant Ouch ! Records lance, sur son site, Solo Insolent, une émission live mensuelle en exclusivité et participation libre. A partir du dimanche 24 mai à 18 heures, captation et diffusion de concerts dans le grenier de Lionel Martin, saxophoniste, compositeur et fondateur du label. Premier concert à suivre sur Ouch ! Records, celui du pianiste Fred Escoffier.

lire plus
Label ECM-Focus2-Octobre-Novembre 2016

Label ECM-Focus2-Octobre-Novembre 2016

Deux albums ECM, « Rising Grace », « A multitude of Angels »

Afin de continuer à explorer l’identité ECM, ce « Label ECM-Focus2 » présente deux albums ECM parus en octobre et novembre 2016. Grâce aérienne pour l’un. Libre énergie pour l’autre.

wolfgang-muthspiel_rising-grace_couvPremier album de ce « Label ECM-Focus2 », l’opus « Rising Grace » enregistré en quintet par le guitariste autrichien Wolfgang Muthspiel. Il a fait ses débuts chez ECM en 2013 sur « Travel Guide », dans un trio qui réunissait Ralph Towner et Slava Grigoryan. Il a ensuite gravé son premier CD en leader en 2014 avec l’album « Driftwood » où le contrebassiste Larry Grenadier et le batteur Brian Blade se tenaient à ses côtés. Le guitariste avait déjà travaillé avec le contrebassiste dans l’orchestre de Gary Burton, dans les années 90. Durant ces mêmes années il avait aussi joué en trio avec Brian Blade et le contrebassiste Marc Johnson.

Pour son deuxième album en leader chez ECM, Wolfgang Muthspiel choisit de s’exprimer au sein d’un quintet. Il conserve la même section rythmique et joue alternativement de la guitare électrique et d’une guitare classique acoustique. Il est soutenu par le jeu intense de Larry Grenadier et les vibrations subtiles et flottantes de Brian Blade. C’est avec deux solistes de premier plan que le guitariste étoffe son équipe. Le trompettiste Ambrose Akinmusire et le pianiste Brad Mehldau. Le jeu maîtrisé du pianiste diffuse une luminosité qui valorise la sonorité délicate du trompettiste et ses envolées lyriques. La sonorité ronde de la guitare électrique contraste avec celle la guitare acoustique plus sculpturale.

Les solistes conversent et la musique se déroule avec une fluidité sans pourtant manquer de passion. Les ambiances varient avec bonheur, les dynamiques alternent. Le climat élégant de Triad song contraste avec les ambiances davisiennes de Boogaloo. L’hommage à Kenny Wheeler, Den Wheeler, Den Kenny se joue du tempo alternativement étiré puis contracté. Ce titre fait référence à « Gnu High », le premier album que Kenny Wheeler a gravé chez ECM dans les années 70 avec Keith Jarrett, Dave Holland et Jack DeJohnette. A l’écoute de Father and Sun on peut deviner combien la naissance de sa fille a pu illuminer l’écriture du guitariste qui signe neuf des dix titres de l’album. On a aussi aimé, la souplesse de Wolfgang »s Waltz que Brad Mehldau a dédié au guitariste.

Encore une fois ECM et Manfred Eicher soutiennent l’émergence d’un talent en permettant à Wolfgang Muthspiel de réaliser un nouveau projet. L’enregistrement du quintet s’est déroulé dans les studios « La Buissonne » en seulement trois jours et témoigne encore une fois de l’esthétique musicale élégante propre à ECM.

« Rising Grace », un album enchanteur aux couleurs sonores sensibles. Les compositions de Wolfgang Muthspiel sont servies par la dynamique aérienne de la section rythmique. La fluidité des échanges des solistes concourt à magnifier les mélodies. Ambiances éthérées et sonorités romantiques tissent une trame musicale impressionniste pleine de grâce.

2500-03 X« A Multitude of Angels » est un coffret de quatre disques regroupant les enregistrements de quatre concerts solo donnés en Italie en octobre 1996, à Modène, Ferrare, Turin et Gênes par un des artistes phares du label ECM, le pianiste Keith Jarrett.

Ces disques s’inscrivent dans la chronologie des nombreux enregistrements live de Keith Jarrett en solo, juste après l’album La Scala paru en 1995. « A Multitude of Angels » marque en ce sens la fin de la première période des grands concerts solo du pianiste, documentée par ECM dans les coffrets Bremen-Lausanne et Sun Bear Concerts. Durant cette période la musique spontanée de Keith Jarrett donnait l’impression d’une totale liberté.

Dans ces concerts de 1996 le pianiste jouait encore des sets « sans pause ». Après ces concerts, il fallut attendre ensuite deux ans pour que Keith Jarrett enregistre chez lui l’album solo « The Melody At Night With You », sorte de méditation poétique autour de la mélodie. Revenu sur les scènes en 1998 avec son « Standards » trio (avec Gary Peacock et Jack DeJohnette), le pianiste a réintroduit dans ses tournées des concerts en solo dont témoigne l’album « Radiance » (2002) où chaque set se composait de « pièces » improvisées.

Écouter ces anciens concerts solo de Keith Jarrett  démontre encore une fois que le pianiste était lui-même sans être toujours le même, se renouvelait sans se répéter. On se laisse encore surprendre par les fulgurances de cet improvisateur solitaire qui a si bien su varier ses approches pendant les 25 ans où il a pratiqué le dur exercice du concert solo. Si l’on entend avec certitude la proximité que Keith Jarrett a entretenue avec la musique classique, on perçoit aussi l’influence du free-jazz et surtout on discerne la totale liberté que le pianiste s’accordait lors de ces concerts solo du début de sa carrière. « De la pure musique improvisée ».

A partir des enregistrements immortalisés par Keith Jarrett lui-même sur un DAT, ECM permet avec ce coffret de redécouvrir la musique d’un artiste phare du catalogue de ce si prestigieux label.

« A Multitude of Angels », des concerts marqués du sceau de la spontanéité et de la liberté. Jarrett communie avec lui-même. De la pure énergie.

On explore prochainement d’autres enregistrements du Label ECM dans un futur billet « Label ECM-Focus3 ».

Thomas Delor revient avec « Silence the 13th »

Thomas Delor revient avec « Silence the 13th »

Après le somptueux et singulier « The Swaggerer », le batteur et compositeur Thomas Delor récidive avec « Silence the 13th », un deuxième album tout aussi convaincant que le premier. Entouré des compagnons déjà présents sur son premier opus, le leader confirme ses qualités de compositeur et d’instrumentiste. L’album cultive l’art de la nuance et séduit par ses pulsations contrastées, ses couleurs captivantes et ses silences… véritables notes de musique.

lire plus
Shang Ziming Quartet présente « Bridge of Soul »

Shang Ziming Quartet présente « Bridge of Soul »

A n’en pas douter, l’album « Bridge of Soul », sorti le 27 avril 2020, constitue l’une des meilleures surprises de cette rentrée post-confinement 2020. Enregistré à Budapest fin février 2020 par un quartet international, le Shang Ziming Quartet, cet opus d’une musicalité inouïe propulse une musique moderne, énergique et innovante portée par la ferveur et la virtuosité des musiciens

lire plus
Solo Insolent #1 avec Fred Escoffier

Solo Insolent #1 avec Fred Escoffier

Le label indépendant Ouch ! Records lance, sur son site, Solo Insolent, une émission live mensuelle en exclusivité et participation libre. A partir du dimanche 24 mai à 18 heures, captation et diffusion de concerts dans le grenier de Lionel Martin, saxophoniste, compositeur et fondateur du label. Premier concert à suivre sur Ouch ! Records, celui du pianiste Fred Escoffier.

lire plus