Retour de la pianiste et chanteuse Eliane Elias avec « Dance of Time »

Retour de la pianiste et chanteuse Eliane Elias avec « Dance of Time »

Une déclaration d’amour à la samba

Deux ans après l’album « Made in Brazil », 2017 voit le retour d’Eliane Elias avec « Dance of Time », un album comme une déclaration d’amour à la samba dont la pianiste-chanteuse célèbre les 100 ans. L’artiste rend hommage aux personnes qui l’ont accompagnée à ses débuts, tant au Brésil qu’aux Etats-Unis.

Durant toute sa carrière Eliane Elias, native de São Paulo a navigué entre jazz et Brésil, deux musiques dans lesquelles elle est parvenue à s’imposer avec autant de talent et de succès.

Du côté du Brésil, la bossa nova a longtemps eu sa préférence avec plusieurs albums consacrés à ce style, « Eliane Elias Plays Jobim » en 1990, « Fantasia » en 1992, « Paulistana » en 1993, « Eliane Elias sings Jobim » en 1998; « Bossa Nova Stories » en 2009 et bien sûr, l’album enregistré au Brésil, « Made in Brazil » en 2015 qui est un hommage vibrant à trois générations de compositeurs brésiliens et a emporté le Grammy du « Meilleur album de Latin Jazz ».

Pourtant en 2016, Eliane Elias revient au Brésil pour enregistrer cette fois « Dance of Time » (Concord/Universal) dont la sortie est annoncée pour le 24 mars 2017. Dans son pays natal on fête alors le centenaire de Pelo Telefone, la première samba jamais enregistrée et la pianiste-chanteuse entreprend de graver un album à cette occasion afin de célébrer ce style musical.

Pour Eliane Elias, « la samba est à la fois la plus authentique et la plus irrésistible des musiques brésiliennes. On peut difficilement imaginer meilleur endroit au monde que le Brésil pour tenter de capturer l’essence de cette musique. Il fallait impérativement que je me trouve là-bas pour pouvoir enregistrer « Dance of Time. »

« Dance of Time » consacre donc principalement son répertoire à la samba et plus précisément à cette forme de samba qui entretient une filiation étroite avec le choro, cette danse populaire très ancienne et improvisée jouée à l’origine sur l’alaúde, sorte de luth portugais aux origines orientales, une samba qui se dansait en cercle, les rodas (les rondes), un style qui est un métissage entre les musiques européennes du Portugal et de l’Espagne et celle de l’Afrique.

L’album « Dance of Time » ouvre avec O Pato, le célèbre thème de J.Silvia et N.Teixeira où Eliane Elias expose avec brio tout son art. Le swing sans pareil de son piano et sa chaude voix sensuelle qui n’a vraiment rien de celle du canard évoqué dans la chanson. Eliane Elias sait vraiment caresser les syllabes et les faire vibrer au rythme de la samba. En amont de la sortie de l’album, on écoute un très court extrait d’O Pato.

Pour authentifier le climat samba du disque, la pianiste-chanteuse invite aussi deux personnalités marquantes du Brésil. D’une part João Bosco dont elle apprécie l’authenticité. Le guitariste et chanteur sait faire swinguer la musique comme on peut d’ailleurs se rendre compte en écoutant Coisa de Feita dont le groove constitue un moment phare de l’album. D’autre part, avec Toquinho, Eliane Elias interprète Sambou Sambou et Samba de Orly, dont les versions magnifient ces deux sambas portant déjà si souvent écoutées.

Sur ce nouvel opus, Eliane Elias zoome aussi sur des périodes marquantes de sa vie, comme si elle passait sa carrière en revue, d’hier à aujourd’hui, du Brésil aux Etats-Unis. Elle est accompagnée par des invités aussi prestigieux que le pianiste Amilton Godoy, les guitaristes et chanteurs João Bosco et Toquinho, le trompettiste Randy Brecker, le vibraphoniste Mike Mainieri et aussi Mark Kibble. Ces artistes ont compté pour elle, ils ont marqué des étapes clefs de sa carrière de pianiste-chanteuse et de fait, d’autres musiques flirtent avec la samba sur « Dance of Time ».

C’est à l’âge de 7 ans qu’Eliane Elias commence l’apprentissage du piano à São Paulo. Après 6 ans de travail, elle continue à 13 ans l’étude technique classique du piano avec un certain professeur, Amilton Godoy dont elle dit qu’il l’a aidée à développer son style. Il est invité sur « Dance of Time ».

Pour rappel, adolescente, Eliane Elias a entamé une carrière de musicienne professionnelle et, au début des années 80, sur les conseils du bassiste Eddie Gomez, elle gagne New-York pour étudier à la Juilliard School of Music. Elle se confronte ensuite aux musiciens de la cité et rejoint le groupe « Steps Ahead »  aux côtés de Michael Brecker, Peter Erskine, Eddie Gomez et Mike Manieri. En 1983, elle enregistre un album avec le groupe. Sur « Dance of Time », Eliane Elias invite le vibraphoniste Mike Manieri qui prête sa magnifique sonorité et son talent sur deux titres de l’album. Une composition originale de la pianiste, Little Paradise et A habit for me une bossa nova qui parle d’amour et que Frank Sinatra a chantée.

Peu après avoir quitté « Steps Ahead », Elias Elias commence une collaboration avec le trompettiste Randy Brecker qu’elle épouse ensuite. Leur album duo, sorti en 1985, porte le nom de leur fille Amanda. Randy Brecker revient jouer avec Eliane Elias sur le titre Speek Low auquel il apporte une connotation jazzy avec un chorus tout à fait inspiré même si on peut regretter l’ambiance globale du morceau qui sonne un peu pop-funk.

On écoute Eliane Elias présenter mieux que personne cet album « Dance of Time » dont les douze titres exubérants devraient encore une fois ensorceler son public.

Le duo Peirani – Parisien signe « Abrazo »

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Six ans après leur premier album « Belle Époque », le duo Peirani – Parisien revient avec « Abrazo ». Le saxophoniste et l’accordéoniste étreignent les mélodies, explorent les rythmes et revisitent à leur manière le tango. Élégant et mélancolique, l’opus fait la part belle à l’improvisation. Un album magistral dont la musique enchante de bout en bout.

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Saison 2020/21 à l’Auditorium de Lyon

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Avec l’arrivée de Nikolaj Szeps-Znaider, nouveau directeur musical de l’Orchestre national de Lyon, la saison 2020/2021 à l’Auditorium de Lyon-Orchestre National de Lyon s’annonce riche en promesses. Outre la venue de grands interprètes, d’éminents chefs d’orchestre et d’ensembles internationaux et français exceptionnels, l’Auditorium accueille d’immenses stars du jazz et des musiques du monde. Intenses moments en perspective avec un Hommage à Michel Petrucciani, Fatoumata Diawara, Chucho Valdés, un Hommage à Astor Piazzolla. De quoi réjouir le public !

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L’Orchestre National de Jazz sort deux albums

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Directeur artistique de l’Orchestre National de Jazz depuis janvier 2019, le compositeur et guitariste Frédéric Maurin démarre la saison 2020-2021 avec une double sortie d’albums attendue le 21 août 2020. « Dancing In Your Head(s) » & « Rituels. Deux répertoires, deux esthétiques, une version live et une autre studio. Immersion dans la galaxie d’Ornette Coleman pour le premier. Promenade chimérique dans un monde acoustique et poétique. Deux projets ambitieux fort réussis.

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Gil Evans Paris Workshop et Laurent Cugny signent « Spoonful »

Gil Evans Paris Workshop et Laurent Cugny signent « Spoonful »

Une musique somptueuse aux textures mouvantes

Le 10 mars 2017 sort “Spoonful” gravé par le Gil Evans Paris Workshop et Laurent Cugny. Ce double album célèbre la musique et l’héritage de Gil Evans sous la direction de son principal disciple européen, le pianiste, compositeur et arrangeur Laurent Cugny.

Sur le double CD « Spoonful » (jazz&people/PIAS), Laurent Cugny revisite des partitions plus ou moins connues de Gil Evans et élabore un répertoire inédit à la tête d’un orchestre en forme de all-stars issus de la nouvelle génération du jazz français, le Gil Evans Paris Workshop. La plume de Laurent Cugny, fidèle aux principes d’écriture de son mentor, signe un opus éblouissant qui réserve des surprises infinies.

« Spoonful ». Une musique orchestrale lyrique et inventive, des climats enchanteurs et somptueux, des univers aux textures riches et mouvantes, des ambiances irisées ou  explosives. Les arrangements d’une richesse inouïe comblent et surprennent à la fois. Un double album qui plonge dans l’essence du jazz et en restitue l’essentiel pour combler les sens des auditeurs. Après la première écoute vient la tentation d’en reprendre une cuillerée voire même une louche. Ne surtout pas s’en priver, c’est vivifiant !

C’est après une campagne de financement participatif frutueux sur KissKissBankBank que « jazz&people », premier label de jazz participatif français, annonce pour le 10 mars 2017 la sortie de “Spoonful” en numérique et en double CD avec pochette cartonnée et des textes rédigés par Laurent Cugny. Un bel objet à l’image de la musique.

Reprenant une instrumentation proche de celles qu’affectionnait Gil Evans, avec cor, tuba, guitare et flûte, le Gil Evans Paris Workshop (GEPW) dirigé par Laurent Cugny redonne vie au répertoire historique de l’arrangeur Gil Evans. Le projet de Laurent Cugny tient en quelques phrases.

« Où il est question de faire revivre l’esprit de Gil Evans plutôt que la lettre de sa musique, impossible à recréer. S’appuyer donc sur ses arrangements (des années 60 et 70 plus que 50), les utiliser comme base pour faire vivre un orchestre d’aujourd’hui. Mais aussi proposer des arrangements inédits sur des compositions inédites. D’où le terme d’atelier : atelier d’orchestre, atelier d’écriture. Dans ce but, j’ai choisi de m’entourer de cette magnifique génération de musiciens nés autour des années 1980, qui entendent et font le jazz d’aujourd’hui. » Laurent Cugny

Rien de figé donc dans ce « Spoonful » où les musiciens s’approprient les arrangements de Laurent Cugny qui tient aussi le piano et le Fender Rhodes. Le talent et l’inventivité des interprètes font s’épanouir les compositions et les arrangements.

L’orchestre compte 15 des meilleurs musiciens d’aujourd’hui, tous nés dans les années 1980. Antonin-Tri Hoang (saxophone alto), Martin Guerpin (saxophones soprano, ténor), Adrien Sanchez (saxophone ténor), Jean-Philippe Scali (saxophone baryton, clarinette basse) constituent la section des anches. La section trompette compte Malo Mazurié, Quentin Ghomari, Olivier Laisney et Brice Moscardini. Au trombone, Bastien Ballaz et Léo Pellet, au cor, Victor Michaud et  Fabien Debellefontaine au tuba et à la flûte. La guitare est tenue par Marc-Antoine Perrio.  Ce sont les deux membres du trio de Laurent Cugny,  Joachim Govin (contrebasse) et Gautier Garrigue (batterie) qui assurent la section rythmique.

Gil Evans, inspirateur de ce projet musical, est l’un des plus importants arrangeurs de la musique de jazz au XXème siècle. L’influence de Gil Evans est, en effet, encore considérable, tant pour les partitions orchestrales conçues pour Miles Davis pour les albums « Miles Ahead », « Porgy and Bess » et « Sketches of Spain » que pour ses propres albums devenus des classiques et des incontournables du jazz en grande formation comme « The Individualism of Gil Evans » ou « Out of the Cool ».

En quelques lignes on va tenter de brosser un portrait rapide de celui qui porte ce projet ambitieux et réussi. Le pianiste, compositeur et arrangeur Laurent Cugny est l’ancien directeur du Big Band Lumière (1979-1994) avec qui il grave 6 albums et de l’Orchestre National de Jazz qu’il dirige de1994 à1997. Il est aussi l’auteur d’un opéra jazz, « La tectonique des nuages » avec David Linx, Laïka Fatien et Yann-Gaël Poncet et a signé des arrangements pour des albums d’Abbey Lincoln, Lucky Peterson, Viktor Lazlo et David Linx.

Laurent Cugny, c’est aussi celui qui, en 1987, a effectué en Europe avec Gil Evans et avec le Big Band Lumière, une tournée de 21 concerts et enregistré deux albums « Rhythm-A-Ning » (1988) et « Golden Hair » (1989) tous deux réédités en 1983 et un troisième disque qui réunit la totalité des titres enregistrés, « The Complete Recordings » (1989). Ces opus comptent parmi les ultimes chefs-d’œuvre du légendaire arrangeur dont on fêtera le trentenaire de la disparition en 2018 après qu’on ait célébré en 2012 le centenaire de la naissance.

Si la notoriété de Laurent Cugny est en grande partie liée à ses activités d’arrangeur et chef d’orchestre, le pianiste a conservé des activités musicales en trio avec Joachim Govin (contrebasse) et Gautier Garrigue (batterie).

Laurent Cugny, c’est encore un chercheur musicologue qui a écrit plusieurs livres parmi lesquels on peut citer en 1993 « Electrique: Miles Davis, 1968-1975 » (André Dimanche éditeur) sur la période électrique de Miles Davis et en 1989, « Las Vegas Tango : Une vie de Gil Evans » (P. O. L.), ouvrage de référence sur la musique de Gil Evans. Fort d’un doctorat en musicologie obtenu en 2001, Laurent Cugny se consacre alors à la recherche et à l’enseignement à l’Université Paris Sorbonne (Paris IV).

2014 voit le retour de Laurent Cugny à la musique en grande formation à la tête du Gil Evans Paris Workshop qui poursuit trois objectifs : « continuer à faire vivre l’héritage musical pluriel de Gil Evans », « jouer sur la dynamique d’une génération neuve de musiciens » et « créer les conditions d’un orchestre vivant, évolutif de 16 musiciens ». On se rappelle encore du splendide concert du 06 juillet 2015 où le Gil Evans Paris Workshop et Laurent Cugny jouent sur la scène du Festival « Jazz à Vienne ». L’écoute de l’album a ravivé le souvenir de ce moment éblouissant où l’orchestre a tenu en haleine les spectateurs du Théâtre Antique de Vienne. Une véritable musique à suspense.

En 2017, trente ans après leur collaboration, Laurent Cugny célébrè la musique de Gil Evans avec la publication de « Spoonful ». Pour ce faire, il renoue avec l’esprit de son mentor. A l’image de Gil Evans qui faisait jouer sa musique par des musiciens plus jeunes que lui, Laurent Cugny adopte la même démarche. Il dirige des musiciens plus jeunes que lui pour interpréter le répertoire de la seconde partie de la carrière de Gil Evans, très propice à une interprétation actuelle et à des variations. Le répertoire n’est pas seulement celui de Gil Evans et donne latitude à l’orchestre de créer sa propre musique.

Le CD2 de « Spoonful » est entièrement consacré à 12 morceaux écrits et/ou arrangés par Gil Evans. C’est une composition du bluesman Willie Dixon, Spoonful qui éclabousse de sa lumière cet album durant 15′ et donne son nom au double album. Pour précision, ce titre figure sur « The Individualism Of Gil Evans » enregistré par Gil Evans en 1963 et 1964. Le titre est à l’époque interprété par 17 musiciens parmi lesquels, pour ne citer que les plus connus, Kenny Burrel (guitare), Paul Chambers (contrebasse), Thad Jones (trompette), Phil Woods (saxophone alto), Jimmy Cleeveland (trombone) et  Elvins Jones (batterie).

Le CD1 de « Spoonful » propose 9 titres dont 3 nouvelles compositions de Laurent Cugny et ses arrangements de My Man’s Gone Now de Gershwin, de Manoir de mes rêves de Django Reinhardt et de Lilia de Milton Nascimento.

Pour en savoir encore plus… juste un clic sur le site du Gil Evans Paris Workshop et sur celui de Laurent Cugny.

 
Après avoir écouté dès le 10 mars le double album « Spoonful », pourquoi ne pas fêter sa sortie avec un concert live du Gil Evans Paris Workshop dirigé par Laurent Cugny au New Morning (Paris) le 07 avril à 21h.
Le duo Peirani – Parisien signe « Abrazo »

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Le pianiste et compositeur de jazz, Horace Parlan est mort

Le pianiste et compositeur de jazz, Horace Parlan est mort

Un au-revoir ému à un géant du piano

Né le 19 janvier 1931 à Pittsburgh en Pennsylvanie, le pianiste et compositeur de jazz Horace Parlan est mort le 23 février au Danemark à l’âge de 86 ans. Authentique légende du jazz, il a participé au mouvement hard-bop et a collaboré avec les plus grands, Charlie Mingus, Dexter Gordon et Archie Shepp.

Atteint de la poliomyélite au niveau de la main droite à l’âge de cinq ans, il entreprend sa rééducation par une pratique intensive du  piano et récupère l’usage de trois doigts. Comme le guitariste Django Reinhardt, Horace Parlan surmonte son handicap en se forgeant un style très personnel par l’utilisation de nombreux renversements d’arpèges et le développement d’un jeu puissant et très rythmique de la main gauche.

On est touché par le style très original que le pianiste Horace Parlan a su développer au fil des années. Un style ancré dans les racines de la musique afro-américaine (blues, gospel, soul) qui lui a permis de très bien s’adapter au développement du hard bop dans les années 50/60 et de continuer à évoluer par la suite.

De 1951 à 1957 il côtoie entre autres musiciens le saxophoniste Sonny Stitt puis joue dans le Workshop de Charlie Mingus de 1957 à 1959 avec qui il enregistre  « Blues and Roots » et « Mingus Ah-Um » en 1959. On le retrouve ensuite aux côtés de Lou Donaldson puis en 1961 dans le quintet d’Eddie « Lockjaw » Davis & Johnny Griffin. En 1963 il joue avec Roland Kirk puis avec de nombreux saxophonistes ténors dont Zoot Sims et Archie Shepp avec lequel il entreprend une collaboration qui s’est poursuivie dans le temps.

Sous son nom Horace Parlan a enregistré sept albums sous le mythique label Blue Note avec des musiciens prestigieux comme Grant Green (guitare) et les saxophonistes Booker Ervin et Stanley Turrentine. On retient surtout  « Up & Down » et  “Speakin’ My Piece”.

En 1972, il quitte les États-Unis et émigre au Danemark où il s’installe à Copenhague et rejoint Ben Webster et Dexter Gordon. C’est le début d »une seconde carrière. Il a en effet enregistré de nombreux albums sous le label danois SteepleChase et s’est souvent produit au Club Montmartre de la capitale. Il développe aussi beaucoup son activité de compositeur.

En 1977 il enregistre avec Archie Shepp le fameux « Going Home » qui propose un répertoire de spirituals. Par la suite ils enregistrent ensemble « Trouble in Mind » et se produisent souvent en duo ou quartet.

Son dernier enregistrement “My Little Brown Book » date de 2007. Ces dernières années Horace Parlan souffrait des complications de son diabète qui l’a obligé à réduire son activité. Au Danemark, il demeure une figure respectée du jazz. Pour mémoire on renvoie à la chronique du 19 décembre dans laquelle est évoquée la vie d’Horace Parlan et l’hommage que lui a rendu le label Stunt en publiant le 14 novembre « US4 My Scandivinian Blues - A Tribute to Horace Parlan », un album consacré à onze de ses compositions interprétées par Adam Nussbaum (batterie), Tomas Franck (saxophone ténor), Thomas Clausen (piano) et Roger Pedersen (contrebasse), avec la voix de Sinne Eeg sur deux morceaux. Sur un DVD publié dans le même temps, on peut visionner six enregistrements du projet et retrouver la fragile silhouette du pianiste.

On a aussi beaucoup appris et eu grand plaisir à le voir et l’écouter jouer avec le contrebassiste Jimmi Pedersen sur le documentaire réalisé par Don McGlynn.

Le duo Peirani – Parisien signe « Abrazo »

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Saison 2020/21 à l’Auditorium de Lyon

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« Short Trip », le nouvel album de Vincent Bourgeyx

« Short Trip », le nouvel album de Vincent Bourgeyx

Un voyage renversant de swing et de musicalité

Le 24 février 2017 Vincent Bourgeyx sort « Short Trip », son cinquième album en leader. Swing et musicalité ont élu domicile sur les treize plages du disque. La musique émet des vibrations de bonheur de bout en bout de l’opus. Pour faire durer le voyage… il suffit de laisser tourner l’album encore et encore !

Pour l’enregistrement de « Short Trip » (Fresh Sound Record /Socadisc) au Studio de Meudon en mai 2016, Vincent Bourgeyx a réuni une section rythmique purement américaine. Le contrebassiste Matt Penman qu’il a connu au Berklee College de Boston. Collaborateur habituel du saxophoniste Joshua Redman, le rythmicien est l’un des plus demandés aux États-Unis. Il est aussi membre du SFJAZZ Collective, un all-star constitué de la fine fleur des jazzmen USA auquel participe aussi le batteur Obed Calvaire rencontré récemment par Vincent Bourgeyx. Entouré de cette section rythmique contrebasse/batterie hors pair le pianiste est comme porté et s’autorise toutes les libertés sur son clavier.

Vincent Bourgeyx a convié Sarah Lazarus, la chanteuse américaine installée en France depuis les années 80. Avec elle, le trio grave deux ballades renversantes d’émotion. Le pianiste a aussi invité le saxophoniste français David Prez à rejoindre le trio sur sept titres. Membre du ParisJazzUndergroung, ce dernier a déjà gravé deux albums qui ont contribué à faire reconnaître son talent.

Renversant de maturité, le pianiste grave avec « Short Trip » un album où le jazz respire. En trio, en quartet ou en solo, Vincent Bourgeyx atteint des sommets de musicalité et cultive le swing avec brio. Avec lui pas d’emphase, pas d’étalage. La musique prend racine aux fondamentaux de l’art et s’alimente du savoir-faire et de la sensibilité des artistes. Viennent s’y ajouter une spontanéité et une vivacité qui contribuent à l’identité de l’album. « Short Trip », du jazz tonique mais nuancé, charpenté mais tout en légèreté.

La construction du répertoire contribue aussi à la qualité de l’album. Huit compositions originales du pianiste et cinq standards arrangés par ses soins. Le trio Bourgeyx/Penman/Calvaire interprète trois titres, Tune Up de Miles Davis qui prend ses distances avec l’original sans le trahir, For All We Know de John Frederick Coots & Sam M. Lewis qui termine l’album et une composition du pianiste, le vivace In a Hurry.

Le trio accueille la chanteuse Sarah Lazarus sur deux somptueuses ballades, I Got Lost in His Arms d’Irving Berlin bouleversante de douceur et I’ve Grown Accustomed to His Face d’Alan Jay Lerner & Frederick Loewe qui flotte comme en apesanteur.

Le saxophoniste rejoint le trio sur une reprise, This Is New de Kurt Weill & George Gershwin et sur six compositions de Vincent Bourgeyx. Sur Choral, David Prez embouche le saxophone soprano pour un moment de rêverie éthérée. Sur les autres titres, c’est au saxophone ténor qu’il s’exprime. Ses chorus véloces ou déliés brillent par leur inventivité. La section rythmique pousse ou soutient les solistes et leur autorise une liberté dont ils usent avec brio.

Au centre du répertoire, le pianiste interprète un morceau de son cru, While she sleep. Une très courte valse au tempo ralenti. Une berceuse attendrie qui veille sur le sommeil d’une douce endormie en attente de son prince … un jour prochain… comme un clin d’oeil à un autre air bien connu.

On se prend à espérer que bientôt Matt Penman et Obed Calvaire profitent d’un Short Trip pour traverser l’Atlantique, rejoindre Vincent Bourgeyx, David Prez et Sarah Lazarus et  jouer leur musique sur les scènes de l’hexagone.

Le duo Peirani – Parisien signe « Abrazo »

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Andrea Motis sort « Emotional Dance » chez Impulse!

Andrea Motis sort « Emotional Dance » chez Impulse!

Andrea Motis, chanteuse et trompettiste

Après six albums avec le bassiste Joan Chamorro, la chanteuse-trompettiste et compositrice Andrea Motis débute en leader chez Impulse! sur l’album « Emotional Dance ». Enregistré à New York autour d’un groupe américano-catalan, l’opus valorise la voix de cette artiste repérée en 2012 par Quincy Jones.

Co-produit par Joan Chamorro et le duo Jay Newland/Brian Bacchus (connus pour leur travail auprès de Norah Jones ou Gregory Porter) l’album « Emotional Dance » (Impulse!/Universal) sorti le 17 février 2017 propose un jazz solide aux accents très actuels. Son identité résulte de la réunion de musiciens espagnols, partenaires habituels d’Andréa Motis, et de jazzmen américains.

En effet, sur « Emotional Dance », la jeune trompettiste et chanteuse Andrea Motis, est entourée des musiciens catalans avec lesquels elle travaille régulièrement, le contrebassiste Joan Chamorro qui a été son professeur dès ses débuts dans le jazz, le pianiste lgnasi Terraza, le guitariste Josep Traver et le batteur Esteve Pi rejoints sur deux titres par le saxophoniste Perico Sambeat.

Par contre, sur les conseils de Brian Bacchus et de Jean-Philippe Allard, directeur chez Universal, Andréa Motis a invité des musiciens américains à rejoindre le noyau dur de ses compagnons habituels. Le vibraphoniste Warren Wolf, Scott Robinson au saxophone baryton, l’accordéoniste Gil Goldstein et le percussionniste Café Da Silva. Sur cinq titres on entend aussi un saxophoniste ténor américain qui a déjà joué avec Andrea Motis et Joan Chamorro à Barcelone en 2016. Il s’agit de Joel Frahm dont les interventions sont un pur bonheur.

Si la pochette présente Andrea Motis avec sa trompette, elle assume aussi sur « Emotional Dance » son statut de chanteuse avec grand talent. Le charme d’une voix de contralto claire et souple qui s’adapte à tous les styles. Du jazz sans surprise à écouter sans a priori. Un album élégant et équilibré. Quatorze titres dont sept reprises et sept compositions originales.

Les reprises sortent des sentiers battus. He’s funny that way ouvre l’album de belle manière, Never will I Marry de Franck Loeser, You’d be so nice to come home to de Cole Porter, le fameux Baby Girl d’Eddy Jefferson qui reprend les chorus de Lester Young sur « These foolish things », I remember you de Johnny Mercer, Señor Blues d’Horace Silver et Chega da Saudade d’Antonio Carlos Jobim et Vinicius de Moraes. Si les reprises respectent l’esprit des titres originaux, elles n’en sonnent pas moins très moderne et les solistes proposent des échanges charpentés.

C’est une composition du pianiste lgnasi Terraza, Emotional Danse qui donne son titre à l’album. Située au centre du répertoire, cette bossa-nova au climat chargé d’émotions positives incite à une « danse émue » où la tendresse du vibraphone épouse le lyrisme du piano. Sur l’album figure aussi trois compositions originales d’Andrea Motis. La ballade poignante If you give more than you can ouvre l’album suivie de I didn’t tell them why plus pêchu. Save the Orangutan, le troisième titre écrit par la trompettiste, est un instrumental au climat hard-bop où la trompette en découd avec le sax ténor de Joel Fram.

Pour la première fois, la chanteuse a enregistré en studio trois morceaux en catalan. La splendide Matilda est à porter au crédit du saxophoniste Perico Sambeat qui avait déjà enregistré le morceau en 2003 avec Brad Mehldau, Kurt Rosenwinkel, Ben Street et Jeff Ballard sur l’album « Friendship » (ACT) où Carmen Canela assurait la partie vocale. Le chorus de soprano de Perico Sambeat croise sa spirale avec celle du tendre chant d’Andrea Motis. Sur un tempo à trois temps s’envole La Gavina (la mouette), une composition de Frederico Sires Puig. C’est sur une inspiration plus folk que se termine l’album avec le titre Louisiana O els camps de Cotó écrit par le groupe « Els Amics de les Arts »

Andrea Motis ne délaisse pas sa trompette et ses interventions ne cessent de surprendre. A  21 ans la jeune Barcelonaise fait preuve d’une grande musicalité sur son instrument qu’elle étudie depuis l’âge de sept ans. Élégance d’une sonorité entre cuivre et ambre. Elle articule ses phrases avec beaucoup d’aisance avec peu d’attaque mais toujours une grande justesse.

La voix d’Andrea Motis voyage sur le fil de l’histoire du jazz, de Cole Porter à Horace Silver avec des clins d’oeil à tous les styles, swing, west-coast, hard-bop, bossa-nova… Son timbre un peu nasal évoque la manière dont Chet Baker chantait à ses débuts. Sa voix élastique d’une grande justesse enchaîne des phrases courtes avec tendresse ou vélocité. Si elle excelle dans les ballades et les bossa-novas qu’elle phrase comme seules savent le faire les Brésiliennes, elle sait performer sur les tempi rapides. Elle sait aussi se faire bluesy et funky et conserve un grain de douceur un rien acidulé ou voilé au gré des morceaux et des ambiances. 

 

Andrea Motis présente le répertoire de son nouveau projet « Emotional Dance » à Paris le 17 mars à 19h30 au Café de la Danse.
Le duo Peirani – Parisien signe « Abrazo »

Le duo Peirani – Parisien signe « Abrazo »

Six ans après leur premier album « Belle Époque », le duo Peirani – Parisien revient avec « Abrazo ». Le saxophoniste et l’accordéoniste étreignent les mélodies, explorent les rythmes et revisitent à leur manière le tango. Élégant et mélancolique, l’opus fait la part belle à l’improvisation. Un album magistral dont la musique enchante de bout en bout.

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Saison 2020/21 à l’Auditorium de Lyon

Saison 2020/21 à l’Auditorium de Lyon

Avec l’arrivée de Nikolaj Szeps-Znaider, nouveau directeur musical de l’Orchestre national de Lyon, la saison 2020/2021 à l’Auditorium de Lyon-Orchestre National de Lyon s’annonce riche en promesses. Outre la venue de grands interprètes, d’éminents chefs d’orchestre et d’ensembles internationaux et français exceptionnels, l’Auditorium accueille d’immenses stars du jazz et des musiques du monde. Intenses moments en perspective avec un Hommage à Michel Petrucciani, Fatoumata Diawara, Chucho Valdés, un Hommage à Astor Piazzolla. De quoi réjouir le public !

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L’Orchestre National de Jazz sort deux albums

L’Orchestre National de Jazz sort deux albums

Directeur artistique de l’Orchestre National de Jazz depuis janvier 2019, le compositeur et guitariste Frédéric Maurin démarre la saison 2020-2021 avec une double sortie d’albums attendue le 21 août 2020. « Dancing In Your Head(s) » & « Rituels. Deux répertoires, deux esthétiques, une version live et une autre studio. Immersion dans la galaxie d’Ornette Coleman pour le premier. Promenade chimérique dans un monde acoustique et poétique. Deux projets ambitieux fort réussis.

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Youn Sun Nah annonce son prochain album « She Moves On »

Youn Sun Nah annonce son prochain album « She Moves On »

Nouvel album et Youn Sun Nah … bientôt sur scène !

Le 19 mai 2017, la chanteuse Youn Sun Nah revient avec un nouvel album, « She Moves On » (ACT). Cette sortie discographique coïncide aussi avec le retour de l’artiste sur les scènes françaises. Ces deux nouvelles vont réjouir les amateurs de cette chanteuse magnétique aux performances vocales hors du commun.

Depuis le printemps 2015, la chanteuse sud-coréenne Youn Sun Nah est absente des scènes européennes qu’elle a délaissées pour rejoindre sa terre natale. Sa voix sans pareille et sa simplicité ont conquis tous les publics. La chanteuse a enregistré trois albums sur le label ACT, « Voyage » en 2009, « Same Girl » en 2010 et « Lento » 2013. Les deux derniers furent disques d’or (plus de 50 000 exemplaires). Son retour va ravir le public tombé sous le charme de sa voix aux mille éclats.

Quatre ans après « Lento » Youn Sun Nah annonce son retour le 19 mai 2017 avec la sortie de « She Moves On » (ACT),  le nouvel album qu’elle va présenter sur scène dès le printemps 2017.

Improvisatrice hors pair dotée d’une fabuleuse technique vocale, Youn Sun Nah s’est imposée comme une figure incontournable dans le paysage du jazz vocal actuel. La chanteuse maîtrise les mille nuances d’une voix à la fois pure et sensuelle, profonde et puissante, chaude comme le feu et acérée comme la glace. Adepte du minimalisme elle fait se côtoyer les extrêmes. Elle cultive en effet une esthétique qui alterne entre joie et mélancolie, entre furie et douceur.

Avec « She Moves On », Youn Sun Nah livre une nouvelle fois une œuvre coloriste. Elle exploite ses nombreuses possibilités harmoniques et une large palette d’émotions, aussi bien pour ses propres compositions que pour une exploration iconoclaste des répertoires de Jimi Hendrix, Joni Mitchell ou Paul Simon.

Pour sa tournée, Youn Sun Nah est entourée d’un quartet américain avec Jamie Saft (piano, orgue Hammond, Fender Rhodes), Brad Jones (contrebasse) et Dan Rieser (batterie) qui ont tous trois participé à l’enregistrement de ce nouvel album aux studios Sear Sound, au cœur du quartier de Hell’s Kitchen de New York, et enfin Clifton Hyde (guitares).

 
« Jazz à Sète »se déroule du 13 au 20 juillet 2017. Les Sétois sont des veinards car le 22 février dernier, le festival a annoncé en avant-première la venue de la chanteuse Youn Sun Nah à Sète le 17 juillet prochain (places en vente dès le 02 mars).
Le duo Peirani – Parisien signe « Abrazo »

Le duo Peirani – Parisien signe « Abrazo »

Six ans après leur premier album « Belle Époque », le duo Peirani – Parisien revient avec « Abrazo ». Le saxophoniste et l’accordéoniste étreignent les mélodies, explorent les rythmes et revisitent à leur manière le tango. Élégant et mélancolique, l’opus fait la part belle à l’improvisation. Un album magistral dont la musique enchante de bout en bout.

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Saison 2020/21 à l’Auditorium de Lyon

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Avec l’arrivée de Nikolaj Szeps-Znaider, nouveau directeur musical de l’Orchestre national de Lyon, la saison 2020/2021 à l’Auditorium de Lyon-Orchestre National de Lyon s’annonce riche en promesses. Outre la venue de grands interprètes, d’éminents chefs d’orchestre et d’ensembles internationaux et français exceptionnels, l’Auditorium accueille d’immenses stars du jazz et des musiques du monde. Intenses moments en perspective avec un Hommage à Michel Petrucciani, Fatoumata Diawara, Chucho Valdés, un Hommage à Astor Piazzolla. De quoi réjouir le public !

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L’Orchestre National de Jazz sort deux albums

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Directeur artistique de l’Orchestre National de Jazz depuis janvier 2019, le compositeur et guitariste Frédéric Maurin démarre la saison 2020-2021 avec une double sortie d’albums attendue le 21 août 2020. « Dancing In Your Head(s) » & « Rituels. Deux répertoires, deux esthétiques, une version live et une autre studio. Immersion dans la galaxie d’Ornette Coleman pour le premier. Promenade chimérique dans un monde acoustique et poétique. Deux projets ambitieux fort réussis.

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José James sort « Love In A Time Of Madness » chez Blue Note

José James habille sa voix de R&B

Avec « Love In A Time Of Madness », son quatrième album chez Blue Note, le chanteur José James clame son éclectisme. Dans ce nouvel opus consacré à l’amour, le songwriter new-yorkais opère une mue tout à fait réussie en chanteur R&B.

Après avoir sorti en 2015 un album de jazz en hommage à Billie Holiday, « Yesterday I Had The Blues », José James prend une certaine distance avec le jazz. Le 24 février il sort « Love In A Time Of Madness », son septième album, le quatrième sur le prestigieux label Blue Note. Si le chanteur ne s’est jamais laissé emprisonner par les barrières stylistiques, il penche aujourd’hui vers le R&B, un R&B teinté d’électro.

Avec son titre, « Love In A Time Of Madness », l’album annonce la tonalité…« L’amour dans une époque de folie ». Douze plages où s’entremêlent soul, pop, électro, gospel, jazz, funk et au final… le R&B triomphe. Certes la voix du chanteur se pare des atours de la séduction mais si José James joue la corde du charme, il sait changer de registre. Un album réussi que l’on écoute sans se lasser avec beaucoup de plaisir.

Dans un contexte électro teinté de rose, José James ouvre l’album avec un titre à l’allure pseudo romantique, Always There. Les paroles évoquent une relation solide « …I can count on you over and ever, forever and ever. » dont on se doute qu’elle ne va pas durer.

Effectivement, dès le second titre, le ton change et le romantisme passe au second plan. En effet, avec What Good Is Love, le ton change, l’inquiétude pointe, des percussions glaciales rendent l’ambiance un peu menaçante. Le chanteur évoque les mensonges, les affres de la séparation. Sur le troisième titre Let It Fall José James évoque la condition du célibataire. Pour ce titre plutôt soigné il fait intervenir le chanteur Mali Music sur fond de guitare acoustique et de percussions.

Avec Live Your Fantasy et Ladies Man c’est un R&B teinté d’électro-funk qui pointe son nez. A l’écoute de ces deux titres on est transporté dans les faubourgs de Minneapolis et plane l’ombre de Prince. Les synthés débrident leur rythme, les mélodies deviennent obsédantes et l’on se prend à les fredonner avec les voix de l’album. Ne serait-ce pas plutôt de la pop ? Peu importe, on succombe au rythme. Le mouvement s’impose au corps et il prend l’envie de bouger, de danser. On peut parier que ces deux titres vont faire fureur sur les dance floors.

You know I Know et Closer affichent sans ambiguïté une couleur carrément électro qui n’est pas sans évoquer les ambiances de ses premiers disques sortis par Gilles Peterson, le célèbre DJ de la BBC. Véritable caméléon de rêve, José James termine l’album avec I’m Yours un brin gospellisant. Un titre teinté d’espoir où résonne la voix de la légendaire Oleta Adams. L’amour triomphe de tous les aléas et la boucle est bouclée.

Sur l’album « Love In A Time Of Madness », José James s’éloigne très clairement du jazz même si les fondamentaux du style ressurgissent de temps à autre comme par exemple dans To be With You où le chanteur apaisé adopte sa voix chaude de crooner pour clamer son amour à la femme qu’il aime. Une véritable ode à l’amour. Un clip réalisé par Tyler Dunning Evans présente To be With You sur une chorégraphie imaginée par Hope Boykin, de la célèbre compagnie de danse new-yorkaise Alvin Ailey.

Serpent, corbeau et pétales de roses … tentation ou maléfice, ensorcellement ou séduction, à chacun sa vision de l’amour. En tout cas avec les douze titres de « Love In A Time Of Madness », José James laisse à chacun le choix de préférer son ambiance. En cela l’album fait très fort car avec son mélange des genres, l’album et le chanteur vont rallier sans aucun doute les suffrages de publics très variés.

 

En tournée en France, José James présente le répertoire de l’album « Love In A Time Of Madness » dans plusieurs villes de l’hexagone. Il est annoncé à Lyon, le 22 avril à 20h30 au Transbordeur et le 24 avril à 20h30 au New-Morning à Paris.
Le duo Peirani – Parisien signe « Abrazo »

Le duo Peirani – Parisien signe « Abrazo »

Six ans après leur premier album « Belle Époque », le duo Peirani – Parisien revient avec « Abrazo ». Le saxophoniste et l’accordéoniste étreignent les mélodies, explorent les rythmes et revisitent à leur manière le tango. Élégant et mélancolique, l’opus fait la part belle à l’improvisation. Un album magistral dont la musique enchante de bout en bout.

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Saison 2020/21 à l’Auditorium de Lyon

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Avec l’arrivée de Nikolaj Szeps-Znaider, nouveau directeur musical de l’Orchestre national de Lyon, la saison 2020/2021 à l’Auditorium de Lyon-Orchestre National de Lyon s’annonce riche en promesses. Outre la venue de grands interprètes, d’éminents chefs d’orchestre et d’ensembles internationaux et français exceptionnels, l’Auditorium accueille d’immenses stars du jazz et des musiques du monde. Intenses moments en perspective avec un Hommage à Michel Petrucciani, Fatoumata Diawara, Chucho Valdés, un Hommage à Astor Piazzolla. De quoi réjouir le public !

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L’Orchestre National de Jazz sort deux albums

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Directeur artistique de l’Orchestre National de Jazz depuis janvier 2019, le compositeur et guitariste Frédéric Maurin démarre la saison 2020-2021 avec une double sortie d’albums attendue le 21 août 2020. « Dancing In Your Head(s) » & « Rituels. Deux répertoires, deux esthétiques, une version live et une autre studio. Immersion dans la galaxie d’Ornette Coleman pour le premier. Promenade chimérique dans un monde acoustique et poétique. Deux projets ambitieux fort réussis.

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2017 Marseille Jazz des Cinq Continents-Premières dates

2017 Marseille Jazz des Cinq Continents-Premières dates

… trois artistes, Roberto Fonseca, N’Guyen Lê, Norah Jones

2017 Marseille Jazz des Cinq Continents dévoile 2 dates et les noms de 3 artistes qui donnent le ton de cette 18ème édition. Le festival accueille le Jazz de la planète et annonce une programmation éclatante où résonneront les sons de l’Amérique… mais pas que !

« Marseille Jazz des Cinq Continents »,

2 premières dates annoncées, les 21 juillet et 24 juillet 2017

… 3 premiers noms communiqués, le duo Nguyên Lê & Ngô Hông Quang et la pianiste-chanteuse Norah Jones.

Avec ces annonces, « Marseille Jazz des Cinq Continents » entrouvre le rideau et révèle la tonalité de l’édition 2017 qui  laisse augurer d’une palette jazz élargie et de voyages musicaux tout autour de la planète. De l’Amérique du Nord aux Caraïbes en passant par le Viet-Nam… avec les noms de trois artistes, prestigieux, le pianiste cubain Roberto Fonseca, le duo du guitariste Nguyên Lê avec Ngô Hông Quang, la pianiste-chanteuse Norah Jones..

Du 19 au 29 Juillet 2017 le festival « Marseille Jazz des Cinq Continents » accueille le Jazz de la planète dans les plus beaux lieux de la ville (La Friche, le Théâtre Silvain, le Mucem et les Jardins du Palais Longchamp). On se réjouit de de la venue de ces artistes dont « Latins de Jazz… & Cie » a chroniqué les albums lors de leur sortie.

Place au vrai son de Cuba au Théâtre Silvain le vendredi 21 juillet à 21h avec le pianiste Roberto Fonseca. D’une certaine manière c’est l’histoire du latin jazz en un seul spectacle, tant le pianiste explosif traverse à un rythme effréné, toutes les influences d’une musique qui soulève les corps, bien au-delà de Cuba. Il tire même des bords jusqu’aux confins de l’Afrique, pour raconter les couleurs, les contrastes et les rythmes d’une longue lignée de musiciens inoubliables. Puissant et doux à la fois, Roberto Fonseca, pianiste virtuose, nouvelle icône du jazz cubain, emporte les spectateurs dans son histoire… sans que l’on se plaigne.

Le pianiste Roberto Fonseca est accompagné du batteur et percussionniste Ramses “Dinamite” Rodriguez, du bassiste Yandy Martinez, du multi-instrumentiste Javier Zalba (saxophone, flûte et clarinette), du saxophoniste Jimmy Jenks et du trompettiste Matthew Simon.

Pour se mettre en oreille on plonge dans la chronique des Latins de Jazz... & Cie pour un voyage coloré à travers la musique cubaine du pianiste cubain Roberto Fonseca et son nouveau répertoire « Abuc » et  la splendide vidéo Afro Mambo.

Double plateau annoncé pour le 24 juillet au Jardin du Palais Longchamp. A 21h la soirée ouvre avec le guitariste de jazz Nguyên Lê et Ngô Hông Quang, virtuose de la musique traditionnelle vietnamienne. La musique du « Hà Nội Duo » regorge de jeunesse et de vitalité, à l’image du Vietnam d’aujourd’hui. Dans ce duo à la complexité subtile, chaque identité reste forte et singulière, mais le but commun est très clair, chacun exprime la richesse et la magie d’une culture où la tradition s’imprègne dans le monde contemporain, sans perdre de vue la source.

Rien de mieux qu’une immersion dans l’article des Latins de Jazz… & Cie pour se laisser toucher par la grâce et le chant des oiseaux entre nuages et rizières…avec le duo Nguyên Lê et Ngô Hồng Quang et  le répertoire du récent opus « Hà Nội Duo » avec la splendide vidéo de Like Mountains Birds.

En seconde partie de la soirée du 24 juillet, le Jardin du Palais Longchamp accueille Norah Jones. Avec neuf Grammy Awards à son actif et plus de 45 millions d’albums vendus à travers le monde, la chanteuse-pianiste Norah Jones est une artiste au son unique. Elle tisse des liens entre les différents styles fondamentaux de la musique américaine, country, folk, rock, soul et jazz. La fille de Ravi Shankar revient avec le répertoire de son sixième album solo, « Day Breaks ». Un jazz acoustique, organique et envoûtant. Norah Jones replonge aux racines du jazz et de son instrument de cœur et d’âme : le piano.

Il n’est pas trop tard pour (re)découvrir les posts consacrés à Norah Jones sur les Latins de Jazz… & Cie le piano de Norah Jones flirte avec le jazz sur l’album « Day Breaks »avec les vidéos de Tragedy et Flipside et celui qui annonce le retour de Norah Jones à ses racines jazz avec la vidéo de Day Breaks.

En 2017, Marseille se profile décidément comme une destination jazz de l’hexagone. On attend avec grand intérêt la date du 06 avril pour découvrir la programmation complète de « Marseille Jazz des Cinq Continents » avec les noms des plus de 130 artistes invités. En attendant il est déjà possible d’accéder à la billetterie des 3 concerts déjà annoncés.

Le duo Peirani – Parisien signe « Abrazo »

Le duo Peirani – Parisien signe « Abrazo »

Six ans après leur premier album « Belle Époque », le duo Peirani – Parisien revient avec « Abrazo ». Le saxophoniste et l’accordéoniste étreignent les mélodies, explorent les rythmes et revisitent à leur manière le tango. Élégant et mélancolique, l’opus fait la part belle à l’improvisation. Un album magistral dont la musique enchante de bout en bout.

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Saison 2020/21 à l’Auditorium de Lyon

Saison 2020/21 à l’Auditorium de Lyon

Avec l’arrivée de Nikolaj Szeps-Znaider, nouveau directeur musical de l’Orchestre national de Lyon, la saison 2020/2021 à l’Auditorium de Lyon-Orchestre National de Lyon s’annonce riche en promesses. Outre la venue de grands interprètes, d’éminents chefs d’orchestre et d’ensembles internationaux et français exceptionnels, l’Auditorium accueille d’immenses stars du jazz et des musiques du monde. Intenses moments en perspective avec un Hommage à Michel Petrucciani, Fatoumata Diawara, Chucho Valdés, un Hommage à Astor Piazzolla. De quoi réjouir le public !

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L’Orchestre National de Jazz sort deux albums

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Le guitariste Larry Coryell est mort

Le guitariste Larry Coryell est mort

Disparition d’un des créateurs du jazz-fusion

Le célèbre guitariste Larry Coryell s’est éteint le 19 février à New-York à l’âge de 73 ans. Amoureux de l’éclectisme musical, le guitariste américain a participé à la création du style « jazz-fusion ». Inclassable, il figure au panthéon des guitaristes de jazz.

Né à Galveston, au Texas, le 2 avril 1943, Larry Coryell grandit à Richmond. Il commence à apprendre le piano puis se tourne vers la guitare à l’adolescence et débute dans  des groupes de country et de rock. C’est dans les années soixante qu’il se tourne vers le jazz.

En 1965 il s’installe à New-York et  intègre le quartet de Chico Hamilton. A 23 ans il monte « Free Spirits », avec le batteur Bob Moses, un groupe pop-rock-psychédélique-jazz avec qui il grave l’album « Out of Sight and Sound ». Curieux des musiques de rock autant que celle de Coltrane Larry Coryell s’emploie à imaginer une musique qui croise tous les styles, country, rock, blues, jazz. Le jazz fusion se profile.

En 1967, après la dissolution du groupe « Free Spirits », il rejoint le quartet du vibraphoniste Gary Burton puis sort ses deux premiers albums en solo, « Lady Coryell » et « Coryell ».

En 1970 avec le guitariste John McLaughlin, le batteur Billy Cobham, le bassiste Miroslav Vitouš, le pianiste Chick Corea, il grave « Spaces », son troisième album comme leader, un opus qu’on peut considérer comme le premier album qui fusionne, jazz, rock et R’nB, en quelque sorte le premier album de jazz-fusion. La même année Miles Davis sort « Bitches Brew » avec la même, équipe (sauf Miroslav Vitous) mais c’est Miles Davis que retiendra l’histoire comme étant l’initiateur du jazz-fusion où le guitariste McLaughlin éclipse Larry Coryell.

Avide de découvertes et de rencontres, il multiplie les collaborations dans les années 70 où il joue avec Charles Mingus, Sonny Rollins, Philip Catherine, Stéphane Grapelli, Chet Baker et John Scofield. Durant ces mêmes années, il enchaîne les projets dont le groupe « Eleventh House » créé avec Alphonse Mouzon le temps de trois albums, de 1973 à 1976. A Leurs côtés dans le groupe, Randy Brecker à la trompette, Mike Mandel aux claviers et Danny Trifon à la basse.

En 1979, il participe à la création du « Guitar Trio », avec John McLaughlin et Paco de Lucia, mais ses addictions l’obligent à laisser la place à Al Di Meola, le guitariste de « Return to Forever ». Larry Coryell ne connaît pas l’immense succès du trio avec l’album live « Friday Night in San Francisco » sorti en 1981. Après ces périodes où le guitariste ne parvient pas vraiment imposer son nom et son talent, il poursuit sa carrière avec ténacité. Larry Coryell  continue à jouer sur les scènes du monde entier.

On se rappelle d’un concert magique un certain 23 novembre 2012 à l’Espace Tonkin de Villeurbanne, dans le cadre du festival « les Guitares » où il partageait  la scène avec le guitariste de flamenco Juan Carmona.

Jusqu’à son dernier jour, Larry Corryell a enregistré avec les plus grands et a joué dans tous les styles. Il continué à sortir des albums merveilleux dont le dernier en date « Barefoot Man : Sanpaku » sorti en octobre 2016. La veille de son décès, il jouait encore dans le club new-yorkais, l’Iridium.

Virtuose de la guitare et pionnier du jazz fusion Larry Coryell a réussi une belle synthèse des genres. Il a contribué à l’émancipation de la guitare et reste à tout jamais un des guitaristes majeurs de l’histoire du jazz.

Le duo Peirani – Parisien signe « Abrazo »

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Six ans après leur premier album « Belle Époque », le duo Peirani – Parisien revient avec « Abrazo ». Le saxophoniste et l’accordéoniste étreignent les mélodies, explorent les rythmes et revisitent à leur manière le tango. Élégant et mélancolique, l’opus fait la part belle à l’improvisation. Un album magistral dont la musique enchante de bout en bout.

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Saison 2020/21 à l’Auditorium de Lyon

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L’Orchestre National de Jazz sort deux albums

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Label ECM-Focus4-Janvier-février 2017 – Pianistes

Label ECM-Focus4-Janvier-février 2017 – Pianistes

« Danse », « The Invariant », « Sooner and Later », « Daylight Ghosts »


« Label ECM-Focus4 » continue l’exploration du label ECM et de son identité singulière. En ce début 2017, ECM propose les albums de quatre pianistes aux univers très différents. Colin Vallon, Benedikt Jahnel et Julia Hüllsman, tous en trio et Craig Taborn en quartet.

Premier album de ce « Label ECM-Focus4 », celui du Colin Vallon Trio sorti le 13 janvier 2017, « Danse ». Après « Rruga » (2011) et « Le Vent » (2014) « Danse » est le troisième opus en trio du pianiste Colin Vallon chez ECM où il a aussi participé aux deux albums de la chanteuse Elina Duni, “Matanë Malit” (2012) et « Dallёndyshe » (2012).

Aux côtés du pianiste, le batteur Julian Sartorius déjà présent sur l’album « Le vent » de 2014. Son jeu de batterie foisonne de détails rythmiques précis qu’il dispense avec insistance en soutien aux lignes tout aussi obsédantes de la contrebasse de Patrice Moret, intégré au trio de Colin Vallon depuis 2004. L’entente piano/contrebasse est très forte puisque tous deux participent aussi au quartet de la chanteuse Elena Duni et se retrouvent au sein du groupe « Parallels » du saxophoniste Nicolas Masson.

Imposer son nom dans l’univers surpeuplé des trios piano/basse/batterie n’est pas chose évidente, pourtant le Colin Vallon trio y est parvenu depuis sa création en 1999. Le pianiste ne met pas en avant ses talents de soliste mais esquisse la mélodie puis définit avec ses partenaires un cadre où se libère l’expression collective. Si le pianiste a composé neuf des onze pièces de l’album, le contrebassiste a contribué au répertoire avec Tinguely, une pièce tellurique et étrange.

« Danse » a été enregistré dans le magnifique studio Aditorio Stelio Molo de la RSI à Lugano en live, sans écouteurs ni séparations acoustiques. La musique y gagne en fraîcheur et en authenticité.

« Danse ». Des rythmes doux et insistants qui explorent la dimension du temps. Des passages au calme recueilli et d’autres où la musique déclenche des séismes. Une musique sensible et subtile qui bouleverse les repères.

Deuxième album de ce « Label ECM-Focus4 », l’opus « The Invariant » du pianiste berlinois Benedikt Jahnel Trio sorti le 13 janvier 2017, cinq ans après « Equilibrium ». Constitué du pianiste Benedikt Jahnel, du bassiste espagnol Antonio Miguel et du batteur canadien Owen Howar, le trio célèbre son dixième anniversaire.

Cette constance du trio constitue un « invariant » dans la vie du musicien Benedikt Jahnel et vaut son titre à l’album, « The Invariant ». Dire que le trio pratique la musique tout comme un chercheur résout une équation est tentant. En effet, Benedikt Jahnel est un compositeur prolifique amoureux de la musique et des mathématiques. Il développe des motifs pianistiques sur des textures aux mailles variables dessinées par les dynamiques échanges de la contrebasse et de la batterie.

Further Consequence ouvre l’album et reprend là où le précédent disque « Equilibrium » s’était arrêté en 2012. Ce continuum dans le style témoigne de ce qui caractérise le Benedikt Jahnel Trio. On peut parler d’une continuité qui n’engendre pourtant aucune monotonie. La tendre ballade For the Encore contraste avec Mirrors dont le propos tempéré du piano se voit dynamisé par le son boisé de la contrebasse et avec Part of The Game où le flot de notes du piano déboule en réponse à l’appel d’ouverture que lancent batterie et la contrebasse.

Produit par Manfred Eicher, « The Invariant » a été enregistré en avril 2016 dans l’Oslo’s Rainbow Studio.

« The Invariant ». La dynamique du trio crée une musique soignée et subtile. Les mélodies simples alternent avec des moments de pur lyrisme. D’un morceau à l’autre les climats et les rythmes évoluent. Entre écriture et improvisation, les interactions musicales génèrent un équilibre collectif harmonieux au swing absolu. Un album singulier et attachant.

Ce « Label ECM-Focus4 » présente un troisième trio piano/contrebasse/batterie, celui de la pianiste berlinoise Julia Hülsmann qui collabore avec le label ECM depuis 2008, année où elle enregistre « The End of a Summer » avec ceux qui sont devenus ses partenaires réguliers, le contrebassiste Marc Muellbauer et le batteur Heinrich Köbberling. En 2011 elle grave avec eux « Imprint » puis le trio devient quartet avec le trompettiste/buggliste Tom Arthurs et advient l’album « In Full View », en 2013. Le même quartet accueille le chanteur Theo Bleckmann sur le disque « A Clear Midnight  » autour de la musique de Kurt Weill. 

Fidèle au label ECM, la pianiste Julia Hülsmann revient au trio avec l’album « Sooner and Later » annoncé pour le 24 février 2017. Cette artiste est une militante acharnée du jazz allemand ce qui lui a valu d’être récompensée du prix d’honneur du WDR (Westdeutscher Rundfunk) pour son action en faveur des musiciens de jazz.

Sur les onze titres de l’album « Sooner and Later » on retrouve la musique du trio dans sa pleine maturité après que le groupe ait conduit sa musique tout autour du monde, de l’Europe à l’Amérique du Nord sans oublier le Pérou et surtout la Chine et l’Asie Centrale. De cette dernière tournée témoigne l’interprétation de Biz Joluktuk. Le groupe a découvert ce morceau interprété par un jeune violoniste du Kirghizistan. La pianiste a ré-harmonisé le morceau et il en ressort une musique libre et suspendue entre son et silence.

Écrit par Hülsmann, le thème Thatpujai rend hommage à la pianiste de jazz Jutta Hipp dont il est l’anagramme. J.J., Soon et Der Mond jouent avec le rythme et les syncopes. Le piano rebondit sur les passerelles tendues par la batterie féline et la contrebasse sérieuse. L’oreille s’amuse de ces jeux rythmiques. Encore une fois, tous les membres de l’album ont contribué aux compositions. Comme Mehldau et bien d’autres musiciens de jazz, le Julia Hülsmann trio succombe à la musique du groupe britannique « Radiohead » dont il reprend avec inspiration le fameux All I Need.

Produit par Manfred Eicher, « Sooner and Later » a été enregistré en septembre 2016 dans le fameux Oslo’s Rainbow Studio. Toujours présent et attentif, le producteur du label ECM prodigue ses conseils tout en respectant le libre-arbitre des musiciens.

« Sooner and Later ». Une musique souple et dansante qui coule avec limpidité. Des atmosphères multiformes qui ne cessent de surprendre.Tempo étiré et césures rythmiques étonnantes. Le trio joue en équilibre avec le rythme, élément majeur du style de ce trio qui sait intégrer le silence à son discours.

C’est avec le quartet du pianiste/claviériste américain Craig Taborn que se termine ce « Label ECM-Focus4 ». Après le disque solo « Avenging Angel » paru en 2011 et « Chants » enregistré en trio et publié en 2013 chez ECM, le pianiste revient en leader pour son troisième album à la tête d’un quartet avec « Daylight Ghosts » attendu le 24 février 2017. On ne compte plus ses autres participations comme sideman aux côtés des musiciens phare du label ECM comme Roscoe Mitchell, Tim Berne, Chris Potter et Michael Formanek.

Craig Taborn réunit autour de lui, Chris Speed (saxophone ténor et clarinette), Chris Lightcap (contrebasse et basse électrique) et Dave King (batterie et batterie électronique) membre éminent du groupe « Bad Plus ».

La palette sonore des instruments est constitutive du climat singulier de l’album. La construction des morceaux surprend et séduit à la fois. Des fragments de mélodie entrent en collision avec des riffs ostinato développés sans fin comme des lignes de basse intranquilles. Entre électrique et acoustique les motifs s’assemblent et le mystère s’éclaircit au fur et à mesure du disque.

Riche de ses propres influences, chaque musicien contribue à colorer les plages de climats qui empruntent autant au rock qu’à la musique électronique. Sans omettre le clin d’oeil appuyé à ce jazz où la musique se fonde et se soude à partir de l’improvisation collective.

Des moments de grande quiétude peuplent The Great Silence et Subtle Living Equations. La clarinette éthérée de Chris Spedd apporte une lumineuse fragilité à la reprise de Jamaïcan Farewell du saxophoniste Roscoe Mitchell.

« Daylight Ghosts » a été enregistré aux Avatar Studios de New York City’s en présence du producteur Manfred Eicher.

Le disque dégage une énergie hypnotique intense et des ambiances spectrales alternatives. La technicité et la virtuosité des musiciens contribuent à la richesse sonore de l’album dont les climats troublants tiennent autant à la dimension collective qu’aux performances brillantes des solistes.

On explore très bientôt d’autres enregistrements du Label ECM dans un futur billet « Label ECM-Focus5 ».

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