Clin d’œil à The Amazing Keystone Big Band & Django Extended

Clin d’œil à The Amazing Keystone Big Band & Django Extended

Une célébration grand format de Django Reinhardt

The Amazing Keystone Big Band et ses dix-sept musiciens annoncent la sortie de l’album « Django Extended ». Servie par ce grand orchestre de jazz et quatre invités prestigieux, la musique du légendaire Django Reinhardt explose mais ne perd rien de son essence.

Après avoir adapté et enregistré pour les enfants les œuvres de Serge Prokofiev sur l’album « Pierre et le Loup… Et le Jazz ! » et de Camille Saint-Saens sur l’opus « Le Carnaval Jazz des Animaux », The Amazing Keystone Big Band continue son chemin et le 20 octobre 2017 publie « Django Extended - The Greatest Gypsy Hits » (Nome/L’Autre Distribution).

Pour sensibiliser les plus jeunes à la musique de Jazz et en l’occurrence à celle de Django Reinhardt, l’orchestre fait coup double et sort en même temps un conte musical ludique et joyeux intitulé « Monsieur Django & Lady Swing ».

De fait, l’album « Django Extended » a été enregistré après une tournée triomphale du dernier projet scénique de The Amazing Keystone Big Band consacré à la musique du légendaire guitariste Django Reinhardt. Après une présentation en 2015 au Festival Django Reinhardt de Samois-sur-Seine (quoi de plus logique), le projet a tourné sur de nombreuses scènes. Le 06 juillet 2016, l’orchestre s’est produit au Théâtre Antique de « Jazz à Vienne », au cours d’une Soirée Hommage à Django mémorable avec des invités fameux parmi lesquels figuraient Stochelo Rosenberg (guitare) , Marion Badoï (accordéon) et James Carter (saxophones).

Sur l’album « Django Extended » quatre prestigieux invités apportent leur contribution, le violoniste Didier Lockwood, le guitariste Stochelo Rosenberg, l’accordéoniste Marian Badoï et le guitariste Thomas Dutronc. Le prodigieux Stochelo Rosenberg a le privilège d’ouvrir le disque sur le fameux thème Djangology

La direction du big band est toujours assurée par Bastien Ballaz (trombone), Jon Boutellier (saxophone), David Enhco (trompette) et Frédéric Nardin (piano). Leurs arrangements musicaux raffinés mettent en valeur la  musique de Django  L’oreille demeure captive tout au long des neuf titres de l’album parmi lesquels on retrouve les hits qui ont contribué à la gloire du guitariste manouche et sont entrés depuis dans la mémoire collective,  Djangology, Manoir de mes rêves, Tears, Nuages et Minor Swing. Sur ce dernier titre qui termine l’album, les quatre invités unissent leur talents et font swinguer comme jamais la musique de Django Reinhardt.

Outre la rêverie et la joie souvent présentes au cœur du répertoire de Django, l’album explore d’autres couleurs musicales comme la nostalgie de Troublant Bolero, l’étrangeté de Rythme Futur qui sied à la virtuosité de Didier Lockwood. L’orchestre donne la pleine mesure de son expression sur deux titres de Django moins connus du grand public, Anouman et Flèche d’Or où swing et modernité coexistent.

« Django Extended », les sonorités éclatantes et les couleurs rutilantes de The Amazing Keystone Big Band fournissent un écrin somptueux au répertoire de Django Reinhardt. La musique fait la part belle aux prestations éblouissantes des solistes invités. Les arrangements projettent la musique du guitariste dans une modernité qui sied au swing.

Clin d’œil à Duo Fines Lames & « InTime Brubeck »

Clin d’œil à Duo Fines Lames & « InTime Brubeck »

​​Sur « InTime Brubeck », le Duo Fines Lames explore le monde musical de Dave Brubeck à travers des relectures d’œuvres choisies ou des compositions personnelles inspirées de l’univers de cette figure essentielle du jazz West Coast que fut le pianiste. Les lames de l’accordéon chromatique de Florent Sepchat et celles du vibraphone et du marimba de Renaud Detruit dialoguent en interaction permanente. Entre hommage fidèle et création inventive, leurs échanges d’une modernité sensible créent des climats inédits.

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Michel Portal présente « MP85 »

Michel Portal présente « MP85 »

Après un silence discographique de 10 ans, Michel Portal revient avec un nouvel album aux accents joyeux, « MP85 ». Si les initiales du titre reprennent celles de son identité, le nombre associé évoque les 85 bougies soufflées le 27 novembre 2020 par le leader. Avec son nouveau groupe, le clarinettiste restitue la vision qu’il a du monde. Il invite à le suivre dans un voyage musical radieux qui commence en Afrique et se termine au pays basque. Dix paysages sonores sublimes.

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Pierrick Pedron sort « Fifty/Fifty (1) New York Sessions »

Pierrick Pedron sort « Fifty/Fifty (1) New York Sessions »

Le 05 mars 2021, le saxophoniste altiste Pierrick Pedron sort « Fifty/Fifty (1) New York Sessions ». Premier volume d’un duo d’albums, cet opus acoustique a été enregistré en 2020 à New York avec trois maîtres du jazz américain. Une musique jubilatoire où règnent tour à tour virtuosité flamboyante et lyrisme sensible. A découvrir absolument !

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Laurent de Wilde publie New Monk trio

Laurent de Wilde publie New Monk trio

Entre hier et aujourd’hui

Le 10 octobre, Thelonious Monk aurait eu 100 ans. Pour  marquer ce centenaire, le pianiste Laurent de Wilde publie New Monk trio. En trio acoustique, Laurent de Wilde explore la musique intemporelle de ce musicien révolutionnaire.

« New Monk trio » (Gazebo/L’Autre Distribution) est attendu pour le 20 octobre 2017. Pour son nouvel album dédié à la grande figure du jazz qu’est Thelonious Monk, Laurent de Wilde choisit de s’exprimer en trio acoustique. Il réunit autour de lui le contrebassiste Jérôme Regard et le batteur Donald Kontomanou avec lesquels il a récemment présenté « Ce que le Djazz fait à ma Djambe », un spectacle de lectures musicales autour de textes de Jacques Gamblin.

Sur ce nouvel opus le pianiste reprend quelques compositions de Monk qu’il arrange de manière très personnelle. Laurent de Wilde propose en effet une relecture singulière et contemporaine de certains titres du répertoire de celui à qui il a consacré en 1996 une biographie devenue depuis un ouvrage de référence en la matière, « Monk » (Éditions l’Arpenteur/Gallimard).

Certes, au fil de ses successives formations acoustiques et électroniques, de Wilde avait emprunté  quelques pièces au répertoire de Monk qu’il avait glissées dans les répertoires de ses groupes. ce fut le cas pour Off Minor et Jackie-ing en acoustique et Shuffle Boil et Epistrophy en électronique. Il aura donc fallu plus de vingt ans à Laurent de Wilde pour qu’il consacre un album entier à Thelonious « Sphere » Monk, cette figure tutélaire mythique qui l’inspire et le nourrit.

« New Monk trio » une relecture respectueuse mais point de revivalisme. Un hommage contemporain de Laurent de Wilde à Thelonious Monk conçu comme un opus transitionnel entre hier et aujourd’hui, entre le jazz révolutionnaire de Monk et le jazz contemporain de Laurent de Wilde. Du travail sérieux qui ne se prend pas au sérieux.

Pour « New Monk trio », Laurent de Wilde prend le parti de relire quelques titres de l’héritage de Monk, de les interpréter à sa manière en modifiant le tempo originel, en altérant les formes, en éclatant les harmonies, selon son humeur et son humour. Ainsi on re-découvre avec grand plaisir les versions des très connus Misterioso, ‘Round Midnight, Pannonica, Monk’s Mood que le trio revisite de belle manière. On apprécie l’écoute de Monk’s Mix qui réunit avec humour plusieurs mélodies sur un rythme de calypso. On se prend à siffler joyeusement avec le trio sur Friday The 13, le dernier titre de l’album.

Pourtant sur « New Monk trio », deux titres échappent au parti-pris du leader. Ainsi, Reflections est interprété fidèlement à son écriture d’origine. Par ailleurs, l’album compte une composition de Laurent de Wilde que ce dernier exécute en solo comme une révérence personnelle à Monk. Il s’agit de Tune for Monk qui rend hommage au style stride de Monk. On se souvient alors ce que Laurent de Wilde écrivait dans l’ouvrage « Monk » en disant que la main gauche de Monk représentait le jazz classique et la droite le jazz moderne. Par jazz classique, il faisait référence au style stride où la main gauche assurait à elle seule le rythme.

Avec « New Monk trio », Laurent de Wilde et son trio établissent clairement, pour ceux qui en auraient encore douté, la modernité encore très actuelle de la langue monkienne. Entre hier et aujourd’hui, au-delà des limites du temps, la musique de Monk demeure intemporelle et sa modernité résiste aux outrages qu’inflige souvent le temps aux œuvres du passé.

On écoute Laurent de Wilde jouer et parler de son projet …

Clin d’œil à Duo Fines Lames & « InTime Brubeck »

Clin d’œil à Duo Fines Lames & « InTime Brubeck »

​​Sur « InTime Brubeck », le Duo Fines Lames explore le monde musical de Dave Brubeck à travers des relectures d’œuvres choisies ou des compositions personnelles inspirées de l’univers de cette figure essentielle du jazz West Coast que fut le pianiste. Les lames de l’accordéon chromatique de Florent Sepchat et celles du vibraphone et du marimba de Renaud Detruit dialoguent en interaction permanente. Entre hommage fidèle et création inventive, leurs échanges d’une modernité sensible créent des climats inédits.

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Michel Portal présente « MP85 »

Michel Portal présente « MP85 »

Après un silence discographique de 10 ans, Michel Portal revient avec un nouvel album aux accents joyeux, « MP85 ». Si les initiales du titre reprennent celles de son identité, le nombre associé évoque les 85 bougies soufflées le 27 novembre 2020 par le leader. Avec son nouveau groupe, le clarinettiste restitue la vision qu’il a du monde. Il invite à le suivre dans un voyage musical radieux qui commence en Afrique et se termine au pays basque. Dix paysages sonores sublimes.

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Pierrick Pedron sort « Fifty/Fifty (1) New York Sessions »

Pierrick Pedron sort « Fifty/Fifty (1) New York Sessions »

Le 05 mars 2021, le saxophoniste altiste Pierrick Pedron sort « Fifty/Fifty (1) New York Sessions ». Premier volume d’un duo d’albums, cet opus acoustique a été enregistré en 2020 à New York avec trois maîtres du jazz américain. Une musique jubilatoire où règnent tour à tour virtuosité flamboyante et lyrisme sensible. A découvrir absolument !

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Clin d’œil au nouveau trio de Roberto Negro, Dadada & Saison 3

Clin d’œil au nouveau trio de Roberto Negro, Dadada & Saison 3

Libre abstraction et onirique promenade

Le nouveau trio de Roberto Negro, Dadada publie l’album « Saison 3 ». Un poète musical, un rêveur stellaire et un sculpteur sonore. Roberto Negro, Émile Parisien et Michele Rabbia. Piano, saxophone et percussions peignent des paysages musicaux stellaires. Éblouissante création.

Annoncé pour le 20 octobre 2017, « Saison 3 » (Label Bleu/L’Autre Distribution) se profile comme une construction à la fois musicale, picturale et dansante. On n’en attendait pas moins de ces facétieux musiciens que de nommer avec humour, « Saison 3 », la première série du nouveau trio de Roberto Negro, Dadada.

En fait, inutile de chercher à comprendre. Il convient juste de se laisser porter et d’écouter les douze pièces déclinées sur « Saison 3 ».

Le pianiste Roberto Negro, le saxophoniste Émile Parisien et le percussionniste Michele Rabbia dessinent des arabesques oniriques. Leur propos musical très libre navigue dans un espace où abstraction et précision se succèdent.

Roberto Negro a composé les douze épisodes de « Saison 3 » en référence au monde des Constellations de Juan Mirò, séries de toiles crées par le peintre et sculpteur espagnol. Loin des suites habituelles écrites par le pianiste, chacun des douze titres de l’album adopte plutôt le format de courtes chansons. A vrai dire, ce serait plutôt des historiettes dont les titres évoquent les noms de curieux personnages… Sangu, Gloria, Rudi, Sally Queen, Poucet, Nano que l’on suit jusque Behind The Scene, pour connaître la fin de l’histoire.

« Saison 3 », escapade musicale dans un pays imaginaire peuplé de sonorités stellaires, échappée libre en apesanteur, découverte de la vision musicale de trois sculpteurs de sons inspirés.

L’oreille musarde tout au long du chemin musical que tracent les trois complices de Dadada. Sur « Saison 3 » se succèdent des climats de rêveries, des éclats sonores incandescents, des cascades bruitistes éclatantes et des silences pointillistes. Après la surprise advient le plaisir. L’on se prend à prêter l’oreille plutôt trois fois qu’une à cet album atypique et addictif.

Sur « Saison 3 », Roberto Negro, Émile Parisien et Michele Rabbia croisent leurs vibrations en toute liberté et en parfaite osmose. De leurs échanges naît une onirique promenade musicale. Les trois musiciens proposent des tableaux où s’entrecroisent des effets électroniques subtils, des lignes mélodiques nocturnes et des sonorités stellaires.

Clin d’œil à Duo Fines Lames & « InTime Brubeck »

Clin d’œil à Duo Fines Lames & « InTime Brubeck »

​​Sur « InTime Brubeck », le Duo Fines Lames explore le monde musical de Dave Brubeck à travers des relectures d’œuvres choisies ou des compositions personnelles inspirées de l’univers de cette figure essentielle du jazz West Coast que fut le pianiste. Les lames de l’accordéon chromatique de Florent Sepchat et celles du vibraphone et du marimba de Renaud Detruit dialoguent en interaction permanente. Entre hommage fidèle et création inventive, leurs échanges d’une modernité sensible créent des climats inédits.

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Michel Portal présente « MP85 »

Michel Portal présente « MP85 »

Après un silence discographique de 10 ans, Michel Portal revient avec un nouvel album aux accents joyeux, « MP85 ». Si les initiales du titre reprennent celles de son identité, le nombre associé évoque les 85 bougies soufflées le 27 novembre 2020 par le leader. Avec son nouveau groupe, le clarinettiste restitue la vision qu’il a du monde. Il invite à le suivre dans un voyage musical radieux qui commence en Afrique et se termine au pays basque. Dix paysages sonores sublimes.

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Pierrick Pedron sort « Fifty/Fifty (1) New York Sessions »

Pierrick Pedron sort « Fifty/Fifty (1) New York Sessions »

Le 05 mars 2021, le saxophoniste altiste Pierrick Pedron sort « Fifty/Fifty (1) New York Sessions ». Premier volume d’un duo d’albums, cet opus acoustique a été enregistré en 2020 à New York avec trois maîtres du jazz américain. Une musique jubilatoire où règnent tour à tour virtuosité flamboyante et lyrisme sensible. A découvrir absolument !

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Lucky Peterson rend hommage à Jimmy Smith

Lucky Peterson rend hommage à Jimmy Smith

Un concentré de pulsion, de groove & d’énergie

Le 13 octobre 2017, Lucky Peterson sort « Tribute to Jimmy Smith ». Sur l’orgue Hammond B-3, le bluesman célèbre son mentor, l’organiste Jimmy Smith. Pulsation du jazz, groove du rhythm’n blues, énergie du rock. Un hommage enflammé et chaleureux.

Sur « Tribute to Jimmy Smith » (Jazz Village/Pias) Lucky Peterson rend hommage à Jimmy Smith. Le bluesman américain joue exclusivement de l’orgue Hammond B-3 et privilégie des morceaux instrumentaux, même si l’album compte malgré tout deux titres vocaux. Le disque a été enregistré à Paris en février 2016 et mixé en juin 2016 par Vincent Mahey au studio Sextan de Malakoff.

Lucky Peterson se produit en trio orgue/guitare/batterie et délaisse la guitare qu’il confie sur cet opus au remarquable Kelyn Crapp. La batterie est tenue par Herlin Riley, musicien de La Nouvelle-Orléans qui a joué avec Wynton Marsalis et que l’on a récemment écouté aux côtés du pianiste Ahmad Jamal.

Le casting de l’album ne s’arrête pas là puisque Lucky Peterson invite aussi le saxophoniste Archie Shepp qui intervient sur deux titres, au ténor et à la voix, le trompettiste français Nicolas Folmer sur le premier titre de l’album et le guitariste français Philippe Petrucciani, frère de Michel Petrucciani, sur le dernier morceau du disque.

Lucky Peterson rend hommage à Jimmy Smith qui fut un de ses professeurs d’orgue (avec Bill Doggett et Dr Lonnie Smith). Le bluesman de Buffalo à même eu l’occasion de jouer en duo sur scène avec Jimmy Smith, tous deux à l’orgue Hammond. On n’ose imaginer la teneur des jams ! C’est après avoir appris l’orgue que Lucky Peterson se met à la guitare.

Aujourd’hui son talent de guitariste et de chanteur sont largement reconnus mais à l’écoute de ce « Tribute to Jimmy Smith », on ne doute pas que cet album où il joue de l’orgue figure en bonne place dans la discographie du bluesman américain.

Douze ans après la disparition de Jimmy Smith, cet hommage à  tombe à pic. On se rappelle l’élégance et le swing inouï de ce musicien qui avait les faveurs du public et a fait les beaux jours du label Blue Note. On se souvient aussi de son plaisir évident à faire groover son instrument. Influencé par le gospel, le maître de l’orgue Hammond qu’était Jimmy Smith a régné avec brio sur le jazz imposant son swing, sa fougue mais aussi son propos sensible et profond. Le challenge n’est pas mince de reprendre le flambeau et c’est vraiment réussi.

« Tribute to Jimmy Smith », une belle réussite à l’énergie communicative. Un album teinté de blues. Du « jazz’n blues » comme on l’écoutait dans les années 60. L’orgue de Lucky Peterson swingue, groove et pulse. Une musique teintée de soul et de gospel. Un jazz mâtiné de rhythm’ blues.

L’album démarre avec l’énergique composition de Jimmy Forrest, Night Train dont se dégage une bel entrain. Jimmy Smith l’avait enregistré chez Verve en 1966 avec le guitariste Wes Montgomery. Dans la lignée du grand Wes, le guitariste Kelyn Crapp fait sonner ses cordes en rajoutant un petit soupçon de funk en plus. Le trompettiste Nicolas Folmer apporte une touche de brillance bienvenue et assure le contrat avec brio. Sur Blues for Wes, le dernier titre de l’album, Philippe Petrucciani honore aussi le guitariste Wes Montgomery.

L’interprétation que fait Lucky Peterson du grand standard de jazz, Misty, constitue un des moments les plus réussis de l’album. Son toucher bluesy est suivi d’un chorus de Kelyn Crapp qui laisse pantois. Sur les cordes la virtuosité du guitariste est mise au service de l’émotion. L’orgue répond avec délicatesse. Un moment de jazz où affleure la sensibilité.

Si l’album est à dominante instrumentale, Lucky  Peterson donne pourtant de la voix sur Singin’ this song 4 you, une relecture étonnante du A Song for You de Leon Russel. Pulsation soul, ambiance churchy et effluves funk tout à la fois.

La composition de Lucky Peterson, Jimmy Wants to Groove, résonne des feulements bluesy du saxophone d’Archie Shepp qu’encourage la voix de l’organiste. Le saxophoniste sort le grand jeu et de sa manière inimitable crie le blues tel un shouter inspiré. Les deux bluesmen dialoguent et l’émotion émerge.

« Tribute to Jimmy Smith », un concentré d’énergie et de bonne humeur. Lucky Peterson perpétue la mémoire d’un style et d’un homme. On se laisse gagner par la joie indéniable et le groove puissant qui se dégagent de la musique. Neuf titres à écouter sans modération.

 

Lucky Peterson présente son projet « Tribute to Jimmy Smith » au Duc des Lombards à Paris les 15 & 16 octobre 2017. C’est l’occasion où jamais d’écouter le bluesman à l’orgue. Il sera entouré de Kelyn Crapp (guitare), Nicolas Folmer (trompette) et Ahmad Compaoré (batterie).
Clin d’œil à Duo Fines Lames & « InTime Brubeck »

Clin d’œil à Duo Fines Lames & « InTime Brubeck »

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Michel Portal présente « MP85 »

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Pierrick Pedron sort « Fifty/Fifty (1) New York Sessions »

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Octobre 2017, le Bémol 5 accueille Michel Fernandez

Octobre 2017, le Bémol 5 accueille Michel Fernandez

Deux concerts du Michel Fernandez 4tet

Les 18 et 19 octobre 2017, le Bémol 5 accueille Michel Fernandez en quartet. Après la sortie de l’album « Brazza Cry », c’est l’occasion ou jamais de découvrir sur scène le nouveau projet du saxophoniste. Du jazz libre et énergique.

En automne, les feuilles tombent mais les concerts continuent de fleurir au Bémol 5. Après septembre marqué par les deux concerts du pianiste René Urtreger qui ont comblé le public présent, la programmation d’octobre 2017 réserve son lot de surprises et de réjouissances. Les propositions se diversifient et les styles musicaux variés devraient plaire à des publics tout aussi divers.

Ibra Galissa (kora) et Marc Liebeskind (guitare) avec leur quartet « Talking Strings » (11 octobre), le batteur Bernard Doussin qui se produit en quartet avec Jean-Louis Almosnino, Alexis Requet et Stéphane Rivero (13 & 14 octobre), le chanteur Rafa Caballero et son projet « Trafalgar en acoustique » (20 & 21 octobre), le « Bounce Trio » de Matthieu Marthouret (25 & 26 octobre), le quartet de la saxophoniste Nora Kamm (27 & 28 octobre). On note avec intérêt que la « jam session friends and neighbors » du 20 octobre est animée par le batteur Stéphane Foucher, le contrebassiste Christophe Lincontang et le pianiste Ludovic Yapoudjian.

Les 18 & 19 octobre 2017 le Bémol 5 accueille Michel Fernandez en quartet. Ces deux concerts s’inscrivent dans le cadre de la tournée de lancement de l’album « Brazza Cry » (Disques Futura et Marges). Sur les sept plages de l’opus, lamentation et allégresse se côtoient pour le meilleur. Cet opus enthousiasmant dégage une énergie communicative qui sied aux prestations live.

Le saxophoniste (ténor & soprano) Michel Fernandez se produit avec son nouveau groupe constitué du pianiste Joël Sicard, du contrebassiste François Gallix et du batteur Nicolas Serret. Pour précision la soirée du jeudi 19 octobre 2017 est suivie de la fameuse jam session du jeudi institutionnalisée par le Bémol 5.

Attaché à ses racines, les musiques libertaires des années 60/70, free-jazz et Afro-Beat, le saxophoniste Michel Fernandez propose son nouveau projet qui navigue entre jazz modal et musiques du Sud. Les quatre compères livrent une musique ancrée dans le free-jazz et l’Afro-Beat qui se projette dans un avenir prometteur et plein d’allégresse. Au répertoire, compositions originales et reprises de thèmes. Que du bonheur à la clef, avec ou sans bémols !

Sans aucun doute le live sied à la musique du Michel Fernandez Quartet. Rendez-vous donc les 18 ou 19 octobre 2017 au Bémol 5.  C’est l’occasion ou jamais d’écouter (ou ré-écouter) un jazz libre et énergique qui navigue entre lamentation et spiritualité, entre incandescence et incantation. A ne rater sous aucun prétexte !

Clin d’œil à Duo Fines Lames & « InTime Brubeck »

Clin d’œil à Duo Fines Lames & « InTime Brubeck »

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Michel Portal présente « MP85 »

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Pierrick Pedron sort « Fifty/Fifty (1) New York Sessions »

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Label ECM-Focus10-octobre 2017 – Anouar Brahem

Label ECM-Focus10-octobre 2017 – Anouar Brahem

Sur les territoires du jazz

« Label ECM-Focus10 » propose de découvrir « Blue Maqams », le dernier album enregistré par Anouar Brahem. Annoncé pour le 13 octobre 2017, cet opus s’inscrit tout à fait dans l’identité du label ECM et célèbre les 60 ans du oudiste. Aux croisées de l’Orient et de l’Occident.

« Blue Maqams » paraît le 13 octobre 2017, trois ans après le double album « Souvenance » où Anouar Brahem avait enregistré avec François Couturier et un orchestre de cordes. On se souvient aussi des deux merveilleux opus sortis chez ECM en 2002, « Le pas du chat noir » et « Le voyage de Sahar » en 2006 en trio avec le pianiste François Couturier et l’accordéoniste Jean-Louis Matinier.

Avec ce nouveau projet, Anouar Brahem a souhaité jouer de nouveau avec un piano mais pour renforcer le processus créatif, il entre en rupture avec ses habitudes. Ainsi, malgré la très grande complicité qui le lie avec le pianiste François Couturier avec qui il joue depuis 32 ans, il choisit de ne pas se tourner vers lui. Après avoir décidé d’enregistrer avec une véritable section rythmique de jazz, il sollicite sans hésiter le contrebassiste avec lequel il entretenait le désir de jouer de nouveau, Dave Holland. En effet, les deux musiciens ont déjà enregistré l’album « Thimar » en trio avec John Surman sorti en 1998 chez ECM.

En ce qui concerne le batteur, Anouar Brahem porte son choix sur le phénoménal Jack DeJohnette dont les qualités de rythmicien se doublent d’une grande subtilité. Grâce au producteur du label Manfred Eicher il découvre le pianiste britannique Django Bates qu’il décide d’associer à son projet.

« Blue Maqam », célèbre l’histoire d’amour d’Anouar Brahem avec le jazz, cette forme musicale majeure du XXème siècle. Il partage avec cet art une « communauté d’esprit ». Il en apprécie l’ouverture vers les cultures du monde. Le projet laisse donc de l’espace à la liberté d’interprétation via l’improvisation, une des caractéristiques du jazz, mais conserve une fidélité à la partition à laquelle le leader est très attaché comme garant de son identité musicale profondément ancrée dans la tradition arabe.

Ainsi, pour répondre à la conception d’Anouar Brahem, les musiciens interprètent des passages très écrits même si existent aussi des espaces d’improvisation. Pour conserver le caractère identitaire de sa musique Anouar Brahem a en effet tenu à ce que l’espace de liberté que dessine l’improvisation soit déterminé et limité. Cette conception de la musique a été questionnée par les musiciens issus du jazz et habitués à plus de liberté formelle.

La présence de Manfred Eicher a contribué à rendre les échanges sereins entre les musiciens et encore une fois son implication et son écoute ont permis d’éclairer les choix d’enregistrement. Derrière la console de son, le producteur avec qui Anouar Brahem est très complice, choisit « les prises les plus éclairées » et participe ainsi à « faire ressortir les qualités de la musique ». Encore une fois Manfred Eicher contribue à l’identité de la musique qui elle-même participe à celle du label ECM.

Le titre de l’album évoque les Maqams qui se réfèrent au système modal de la musique arabe traditionnelle. Les « maqams bleus »  font écho au « Kind of Blue » de Miles Davis qui en 1959  explorait la modalité. Pour avoir travaillé avec Miles Davis, Jack DeJohnette et Dave Holland présentent le profil idéal pour explorer le nouveau territoire qu’Anour Brahem a souhaité fouler. Dans l’album « Blue Maqams, » Anouar Brahem a intégré de véritable taxims (forme traditionnelle de solo improvisé) qui coexistent avec les improvisations du trio jazz.

Anouar Brahem, ce grand maître de l’oud qui a intégré le label ECM depuis 1989 et enregistré pour la première fois avec un musicien de jazz en 1992 (Jan Garbarek), continue à écrire son histoire avec le label ECM avec ce nouveau « Blue Maqams ». Anouar Brahem a composé la plupart des pièces de ce nouvel album entre 2011 et 2017 et a repris deux compositions de 1990, Bahia et Bom Dia Rio.

« Blue Maqams », la sérénité de l’oud inspire la contrebasse de Dave Holland dont le jeu précis et grave ne manque pas de rondeur. La souplesse de ses chorus et la chaleur de ses accompagnements tranchent avec le chant poétique et épuré de l’oud. On apprécie l’inventivité de Django Bates, son phrasé virtuose et son toucher subtil. Jack DeJohnette développe de bout en bout son jeu tout en finesse et en subtilité.

Sur Blue Maqams, on imagine le batteur figé dans l’écoute des interventions de l’oud et reprenant sa gestuelle pour mieux soutenir la musique du soliste. Le duo piano/oud de La Passante met en évidence l’entente des deux instruments qui dialoguent en parfaire symbiose. Bom Dia Rio résonne de la chaleureuse dynamique qu’impulse la contrebasse. La musique s’octroie alors un détour plus affirmé du côté du jazz. Piano et oud cheminent sur Persepolis’s Mirage qui fait se confronter un oud au chant très oriental à un piano lyrique qui émarge très clairement dans le territoire du jazz.

Enregistré aux studios Avatar de New-York sous la direction artistique du producteur Manfred Eicher, « Blue Maqams » s’inscrit au cœur même de l’esthétique du label ECM. Pour visionner un extrait, voir ici.

« Blue Maqams » trouve le bon équilibre entre rêve et introspection,, entre la magie orientale des maqams et l’esthétique lyrico-dynamique du jazz occidental. Le chant sobre et épuré de l’oud accueille la chaleur d’un jazz nuancé. Poétique et délicat, soigné et sans excès, l’album enchante.

A bientôt pour explorer d’autres enregistrements du Label ECM dans un futur billet « Label ECM-Focus11 »

Clin d’œil à Duo Fines Lames & « InTime Brubeck »

Clin d’œil à Duo Fines Lames & « InTime Brubeck »

​​Sur « InTime Brubeck », le Duo Fines Lames explore le monde musical de Dave Brubeck à travers des relectures d’œuvres choisies ou des compositions personnelles inspirées de l’univers de cette figure essentielle du jazz West Coast que fut le pianiste. Les lames de l’accordéon chromatique de Florent Sepchat et celles du vibraphone et du marimba de Renaud Detruit dialoguent en interaction permanente. Entre hommage fidèle et création inventive, leurs échanges d’une modernité sensible créent des climats inédits.

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Michel Portal présente « MP85 »

Michel Portal présente « MP85 »

Après un silence discographique de 10 ans, Michel Portal revient avec un nouvel album aux accents joyeux, « MP85 ». Si les initiales du titre reprennent celles de son identité, le nombre associé évoque les 85 bougies soufflées le 27 novembre 2020 par le leader. Avec son nouveau groupe, le clarinettiste restitue la vision qu’il a du monde. Il invite à le suivre dans un voyage musical radieux qui commence en Afrique et se termine au pays basque. Dix paysages sonores sublimes.

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Pierrick Pedron sort « Fifty/Fifty (1) New York Sessions »

Pierrick Pedron sort « Fifty/Fifty (1) New York Sessions »

Le 05 mars 2021, le saxophoniste altiste Pierrick Pedron sort « Fifty/Fifty (1) New York Sessions ». Premier volume d’un duo d’albums, cet opus acoustique a été enregistré en 2020 à New York avec trois maîtres du jazz américain. Une musique jubilatoire où règnent tour à tour virtuosité flamboyante et lyrisme sensible. A découvrir absolument !

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Musicas Hibridas à Lyon du 19 au 24 octobre 2017

Musicas Hibridas à Lyon du 19 au 24 octobre 2017

Création « Kaixu by Pixvae »

Dans le cadre de l’année France-Colombie 2017, le projet « Músicas Híbridas » vient à Lyon du 19 au 24 octobre 2017. Une trentaine de musiciens, chercheurs, professionnels de la culture et pédagogues colombiens poursuivent ainsi échanges et réflexions autour des musiques hybrides. Au cœur de l’évènement lyonnais… Le Périscope.

L’année France-Colombie a été décidée en 2015 par les présidents des deux pays pour renforcer les relations entre eux, après 52 ans de guerre en Colombie. Il s’agit d’un programme de coopération ambitieux qui compte plus de 700 évènements répartis entre la Saison de la France en Colombie qui s’est déroulée entre le 16/12/2016 et le 14/07/2017 et la Saison de la Colombie en France qui s’étale du 23/06/2017 au 17/12/2017.

Comme déjà annoncé lors de la présentation du premier trimestre de programmation du Périscope, le volet lyonnais des « Músicas Híbridas » du 19 au 24 octobre 2017 fait suite au volet colombien qui s’est déroulé à Bogotá du 12 au 22 avril 2017. C’est l’association entre Le Périscope et IDARTES (Institut Culturel de la ville de Bogotá) qui donne vie à ce projet bilatéral. Cette action résulte de la volonté des deux métropoles de créer un pont entre les deux scènes artistiques, leur mode de fonctionnement et leurs évolutions.

Pour le public de la métropole lyonnaise « Músicas Híbridas » représente une opportunité unique de découvrir la scène bouillonnante et indépendante de la capitale colombienne avec cinq jours de concerts qui se dérouleront dans de nombreux lieux de l’agglomération lyonnaise.

Du 16 au 24/10/2017, les échanges professionnels s’intéressent aux politiques culturelles, aux dispositifs d’aide publique dans le secteur des musiques actuelles et dans les lieux de diffusion des métropoles. Visites, études de cas, présentation et observations permettent à la délégation colombienne de découvrir les spécificités de la métropole de Lyon. Tables rondes, conférences et rencontre-débats sont l’occasion pour les participants de questionner l’évolution des métiers, les organisations et tout ce qui caractérise le secteur des musiques actuelles.

« Músicas Híbridas » investit l’agglomération lyonnaise pour  2 après-midis « jeune public », 2 journées « découverte » et 6 concerts. Trois des quatre scènes de la nouvelle SMAC S2M (Scène de Musiques Métropolitaines) accueillent des concerts, Le Périscope, le Marché Gare et Bizarre!  La soirée de clôture se tient au Centre Culturel Charlie Chaplin de Vaulx-en-Velin.

  • Rendez-vous le 19 octobre 2017 à 21h au Périscope avec Santiago Botero (contrebassiste, compositeur, arrangeur et chercheur colombien) et le groupe El Ombligo.

Aux côtés du leader Santiago Botero, le batteur et percussionniste Pedro Ojeda, le pianiste Ricardo Gallo et le guitariste Enrique Mendoza lancent des ponts entre cumbia, free jazz, vallenato sabanero et improvisation.

Entre avant-garde et musiques tropicales.

  • Rendez-vous le 20 octobre 2017 à 20h30 au Marché Gare avec Direction Survet et le groupe Curupira. L’orchestre réunit cinq musiciens sous la sous la direction du compositeur, producteur et bassiste Juan Sebastían Monsalve.

Autour du bassiste Juan Sebastián Monsalve on trouve Urián Sarmiento, Jorge SepúlvedaAndrés Felipe Salazar, María José Salgado aux percussions et le guitariste Camilo Velásquez.

Fusion des musiques traditionnelles colombiennes avec les musiques urbaines.

  • Rendez-vous le 21 octobre 2017 à 21h à Bizarre! avec le groupe Redil Cuarteto et l’Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp.

Depuis 2010, le Redil Cuarteto réunit Santiago Botero (contrebasse), Urián Sarmiento (batterie et balafon), Juan Ignacio Arbaiza (saxophone ténor et flûte traversière), Adrian Sabogal (guitare et marimba de chonta) et Juan Carlos Arrechea (marimba de chonta).

Fusion entre jazz, cumbia et marimba.

  • Rendez-vous le 22 octobre 2017 à 14h au Périscope pour découvrir l’Ensamble Triptico. Ce même jour de 11h à 18h se déroule une journée découverte « Sur les ondes colombiennes » avec écoutes, débats, échanges, vente de disques et rencontres. Entrée libre pour les deux évènements.

Le groupe est dirigé par le pianiste et compositeur Diego Sanchez. Autour de lui sont réunis Paulo Triviño (bandola), Manuel Hernández (batterie) et Carlos Andrés Cetina (basse électrique). Les instruments de traditions musicales différentes permettent au groupe de mélanger des airs traditionnels, du jazz et les musiques urbaines.

Dialogue fructueux entre racines colombiennes et musiques contemporaines.

  • L‘Ensamble Triptico donne rendez-vous au Jeune Public le 23 octobre 2017 à 14h30 au Périscope. Le même jour à partir de 21h une jam session est ouverte aux musiciens.
  • Dernier rendez-vous pour la soirée de clôture le 24 octobre 2017 à 20h30 au Centre Charlie Chaplin de Vaulx-en-Velin pour un concert de l’Ensamble Triptico et la présentation de la création « Kaixu by Pixvae ».

Après une première résidence de création qui s’est déroulée à l’université ASAB de Bogotá du 12 au 17 avril 2017, le groupe de musiciens franco-colombiens profite de cette seconde période pour peaufiner sa musique et présenter au final le résultat de leur travail.

Créé en 2015 par le saxophoniste et compositeur Romain Dugelay et le chanteur, percussionniste et anthropologue Jaime Salazar, le  groupe franco-colombien Pixvae fait coexister les chants et percussions de la Côte Pacifique colombienne et le jazz européen. Pixvae réunit Damien Cluzel (guitare), Alejandra Charry (chant, guasa), Romain Dugelay (saxophone baryton), Jaime Salazar (chant, percussions), Léo Dumont (batterie) et Margaux Delatour (chant, guasa).

Lors de la première résidence à  Bogotá en avril 2017, Pixvae a accueilli le percussionniste colombien Juan Carlos Arrechea (marimba de chonta) et le compositeur et luthier colombien Elber Álvarez (gaïta, chant, percussions) ainsi que le Français Clément Edouard (dispositif électronique et traitement sonore). Tous les musiciens ont confronté les musiques traditionnelles colombiennes au jazz pris dans son acception la plus moderne. Ainsi de Pixvae émerge Kaixu (le cœur en langue Awa).

Ainsi est né un nouvel idiome, avec une syntaxe musicale singulière et de nouveaux paysages sonores dont témoigne la vidéo enregistrée à Bogotá  à l’issue de la première résidence.

Résultat d’un défi enthousiasmant, la création « Kaixu by Pixvae » est présentée le 24 octobre 2017 sur la scène du Centre Charlie Chaplin à l’issue de la seconde semaine de résidence des « Músicas Híbridas » et après les premiers concerts d’une tournée française.

Clin d’œil à Duo Fines Lames & « InTime Brubeck »

Clin d’œil à Duo Fines Lames & « InTime Brubeck »

​​Sur « InTime Brubeck », le Duo Fines Lames explore le monde musical de Dave Brubeck à travers des relectures d’œuvres choisies ou des compositions personnelles inspirées de l’univers de cette figure essentielle du jazz West Coast que fut le pianiste. Les lames de l’accordéon chromatique de Florent Sepchat et celles du vibraphone et du marimba de Renaud Detruit dialoguent en interaction permanente. Entre hommage fidèle et création inventive, leurs échanges d’une modernité sensible créent des climats inédits.

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Michel Portal présente « MP85 »

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Après un silence discographique de 10 ans, Michel Portal revient avec un nouvel album aux accents joyeux, « MP85 ». Si les initiales du titre reprennent celles de son identité, le nombre associé évoque les 85 bougies soufflées le 27 novembre 2020 par le leader. Avec son nouveau groupe, le clarinettiste restitue la vision qu’il a du monde. Il invite à le suivre dans un voyage musical radieux qui commence en Afrique et se termine au pays basque. Dix paysages sonores sublimes.

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Pierrick Pedron sort « Fifty/Fifty (1) New York Sessions »

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« Brazza Cry » par le quartet de Michel Fernandez

« Brazza Cry » par le quartet de Michel Fernandez

Escales mémorielles et transe spirituelle

« Brazza Cry », résonne de la musique du nouveau quartet de Michel Fernandez. Le dernier album du saxophoniste témoigne de son attachement à ses racines musicales ancrées dans les années 60/70. Un pamphlet musical brûlant d’énergie où lamentation et allégresse se côtoient pour le meilleur.

En intitulant son l’album « Brazza Cry », le saxophoniste Michel Fernandez annonce très clairement la couleur. Un clin d’œil à la musique congolaise et plus généralement aux musiques africaines dont l’Afrobeat de Fela. L’opus s’inscrit aussi en droite ligne avec les propos de ceux qui inspirent depuis toujours Michel Fernandez, John Tchicai, son mentor et Don Cherry, deux représentants du free-jazz, ce courant libertaire vivace durant les années 60/70 et dont Michel Fernandez se revendique.

Formé en 2016, le Michel Fernandez Quartet réunit le saxophoniste Michel Fernandez aux saxophones (soprano et ténor), Joël Sicard au piano, François Gallix à la contrebasse et Nicolas Serret à la batterie. Ainsi entouré d’un solide trio, le leader a toute latitude pour faire vibrer de son jazz les sept plages de l’album.

« Brazza Cry » navigue entre jazz modal et musiques du sud. Abreuvé de l’énergie des rythmes et des improvisations on voyage d’Afrique en Andalousie, du Maghreb aux territoires d’un jazz libéré. Le propos du quartet de Michel Fernandez actualise avec bonheur les musiques libertaires des années 60/70 dans lesquelles il s’enracine. Le plaisir de l’écoute est proportionnel à l’intensité de la musique qui irradie d’énergie les sept titres du disque.

Enregistré en janvier 2017 au Domaine Le Trouillet à Alboussière, l’album « Brazza Cry » (Disques Futura et Marges) est la dernière production du regretté Gérard Terronès. On connait l’engagement qui fut le sien en direction des musiques issues du courant du free-jazz. On apprécie par ailleurs la qualité de l’enregistrement, le soin apporté à la prise de son et au mixage par Pierre Baudinat qui permet de percevoir la spontanéité des échanges entre musiciens et leur plaisir de jouer.

L’album compte de nouvelles compositions et trois reprises de titres déjà enregistrés par Michel Fernandez comme Bird Boy de Don Cherry où la sonorité déchirée du saxophoniste au ténor fait bon ménage avec la virtuosité du pianiste. Le saxophone élève sa prière après un solo de piano aux accents hard-bop. La solide section rythmique porte les solistes et le climat devient incandescent.

C’est aussi au saxophone ténor que Michel Fernandez rend hommage à John Tchicai sur Seven for Tchicai où le vigoureux Nicolas Serret laisse libre cours à son inspiration sur toms et cymbales. Sur Jamaâ El-Fna de Tawfik Ouldammar l’Afrique s’invite sur la superbe introduction de contrebasse de François Gallix qui explore le registre des graves évoquant ainsi le gembri des Gnawas. On est ensuite convié à une cérémonie gnaouie par la batterie qui utilise les cymbales pour rappeler les qraqeb. Le saxophone soprano virevolte. Sa psalmodie est soutenue par un piano entraînant… la transe n’est pas loin.

On aime l’ambiance de Colo-Mentality où le jazz emprunte les rythmiques africaines. Jazz colonisateur ou Afrique courtisée ? En tout cas, il s’agit d’une union heureuse. La batterie a l’honneur de mener l’échange jusqu’à sa fin qui surprend un peu. Sur Lea, le feu se fait braise et le ténor fait entendre une douce prière comme une bénédiction sereine.

C’est un ténor à la sonorité plus écorchée qui ouvre Brazza Cry. Un leitmotiv pulsatile introduit la prière exaltée du saxophone. Porté par le trio piano-basse-batterie, le saxophone élève sa voix jusqu’au cri. Le jeu modal de Joël Sicard et son solo volubile ne sont pas sans évoquer Don Pullen. On est immergé dans un sanctuaire où la musique tient lieu de lumière.

De « Brazza Cry » se dégage une mélancolie teintée d’allégresse. Mélancolie d’un hier révolu, allégresse d’un avenir possible. D’une plage à l’autre les rythmes venus d’Afrique enrichissent le propos hérité du free-jazz. Le quartet de Michel Fernandez crée un jazz libre et énergique qui navigue entre lamentation et spiritualité, entre incandescence et incantation.

 

Dans le cadre de la tournée de lancement de l’album « Brazza Cry » plusieurs dates se profilent pour découvrir le groupe en live. Pour retrouver le Michel Fernandez Quartet, rendez-vous à Lyon au Bémol 5 les 18 & 19 octobre 2017 à 20h30, à Paris le 24 octobre 2017 à 21h30 au Sunside dans le cadre de la 6ème édition de « Jazz sur Seine » et à Dijon le 25 octobre 2017 au Crusoé à 20h30.
Clin d’œil à Duo Fines Lames & « InTime Brubeck »

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Michel Portal présente « MP85 »

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Pierrick Pedron sort « Fifty/Fifty (1) New York Sessions »

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Auditorium de Lyon – Dianne Reeves

Auditorium de Lyon – Dianne Reeves

Une force émotionnelle intense servie par une voix d’exception

Le 24 octobre 2017 à 20h, l’Auditorium de Lyon accueille Dianne Reeves avec le quartet de son dernier opus. Avec cinq Grammy Awards à son palmarès, la chanteuse mérite vraiment le titre de « diva » et son statut d’icône du jazz vocal.

Présentée en coproduction par l’Auditorium de Lyon, le « Rhino Jazz(s) Festival » et « Jazz à Vienne », Dianne Reeves revient le 24 octobre 2017 à 20h dans la salle de l’Auditorium de Lyon qui l’avait accueillie en 2004 avec l’Orchestre National de Lyon. Écouter Dianne Reeves en concert constitue un évènement dont on se réjouit d’avance. En effet, c’est sur scène que la chanteuse donne le meilleur d’elle-même. Il suffit de se rappeler les prestations passées et les albums enregistrés live à l’écoute desquels on prend la mesure de son art.

Tout en Dianne Reeves captive. Sa voix, pure et puissante à la fois, son charisme scénique, sa sensibilité et sa force émotionnelle, sa générosité et son expression sans cesse questionnée et renouvelé. Les projets se succèdent, les répertoires varient mais toujours Dianne Reeves fascine et convainc.

Inscrite dans la grande tradition du jazz, Dianne Reeves aborde l’art vocal avec aisance. Sa virtuosité, sa puissance et une tessiture étendue alliées à un brin de modernité font d’elle ce que l’on peut nommer sans se tromper « une diva ». Capable de scats échevelés et inventifs sa voix peut tout autant se faire caressante et sensible sur les ballades qu’elle interprète avec une maîtrise et un sens harmonique absolus.

Elle interprète des musiques brésiliennes, ses propres compositions, de grands thèmes de jazz ou les standards de Broadway.  Elle excelle dans les styles et sur tous les rythmesi. Avec aisance elle teinte son chant d’influences africaines ou latines, de blues ou de gospel.

Le 24 octobre 2017 à 20h, Dianne Reeves se présente à l’Auditorium de Lyon avec le quartet qui est à ses côtés sur son dernier opus « Light up the Night-Live in Marciac » (Concord/Universal) sorti le 15 septembre 2017. Comme le titre l’indique, l’album a été enregistré live le 09 août 2016 lors de son concert sous le chapiteau de Jazz in Marciac.

Autour de Dianne Reeves, un quartet à sa mesure avec au piano Peter Martin au toucher raffiné, à la guitare le fidèle Romero Lubambo, à la contrebasse Reginald Veal et son swing implacable et à la batterie Terreon Gully capable de maîtriser tous les rythmes.

Pour mieux s’immerger dans le concert, l’Auditorium propose le « Propos d’avant-concert » animé par Jean-Paul Boutellier. Proposé en entrée libre dans le bas-atrium à 19h, ce court moment (30 minutes) permet de contextualiser la musique et de mieux profiter de la soirée.

Grâce et virtuosité peuvent qualifier l’art de Dianne Reeves qui mobilise en même temps une grande technique vocale et une sensibilité hors du commun. Son chant inventif dépasse de loin la simple performance vocale. Son expression élégante emporte dans son monde celles et ceux qui l’écoutent.

Clin d’œil à Duo Fines Lames & « InTime Brubeck »

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Clin d’œil à Goran Bregovic & Three Letters from Sarajevo

Clin d’œil à Goran Bregovic & Three Letters from Sarajevo

La musique médiatrice de paix

Goran Bregovic est de retour avec Three Letters from Sarajavo. Trois pièces instrumentales avec violon et orchestre mais aussi des titres chantés par des artistes aux origines multiculturelles avec l’Orchestre des Mariages et des Enterrements.

L’album Three Letters from Sarajavo (Mercury/Universal), déjà annoncé comme Une Ode à la « Jérusalem des Balkans » dans une précédente chronique, rend hommage à la ville natale de Goran Bregovic. Le répertoire fait alterner la diversité des expressions du compositeur.

Cet album est pour Goran Bregovic l’occasion de célébrer la ville de Sarajavo où se sont succédé les occupants et où pendant longtemps, chrétiens orthodoxes, catholiques, juifs séfarades et musulmans ont coexisté dans la paix avant de se déchirer.

Sans aucun doute c’est la paix que Goran Bregovic appelle de ses vœux. En effet, l’album mêle différentes identités, croyances, langues et expressions musicales.

Des violonistes originaires des Balkans, du Maghreb et d’Israël incarnent les traditions chrétienne, musulmane et juive. Un  orchestre symphonique accompagne le chant du violon sur chacune des Trois Lettres de Sarajevo, la Lettre chrétienne, la Lettre musulmane et la Lettre juive.

Accompagnés par les musiciens de l’Orchestre des Mariages et des Enterrements des chanteurs de différentes nationalités interprètent des titres de Goran Bregovic. Ainsi, les voix de Bebe, Riff Cohen, Rachid Taha, Asaf Avidan, Sifet et Mehmed s’expriment dans des langues aussi diverses que l’arabe, le serbo-croate, l’espagnol, l’hébreu et l’anglais… et comme par magie, la musique du compositeur gomme les différences qui se fondent dans l’identité bregovicienne.

Les Trois Lettres de Sarajevo, pièces instrumentales avec violon et orchestre alternent avec des titres chantés où des chanteurs qui s’expriment dans des langues différentes aux côté de l’Orchestre des Mariages et des Enterrements. Même si l’on aurait souhaité que ces pièces instrumentales soient plus longuement développées, les onze titres constituent un ensemble cohérent.

En effet du premier au dernier titre de l’album, tous les morceaux portent l’empreinte si aisément reconnaissable du musicien/compositeur serbo-croate.

Sur « Three Letters from Sarajavo », Goran Bregovic se joue des différences. La musique de l’album esquisse le profil d’un idéal pacifié. Le compositeur repousse les frontières des possibles jusqu’à faire coexister en musique les différentes croyances et populations pourtant souvent irréconciliables hors des scènes et des studios. Goran Bregovic projette la musique comme possible médiatrice de paix.

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