Suite à l’annulation de la tournée européenne de Marcus Miller, les deux concerts du bassiste programmés les 04 et 06 juillet 2021 dans le cadre de Jazz à Vienne 2021 sont annulés. Les organisateurs du festival communiquent à propos de la soirée du 04 juillet. La soirée ouvre avec le guitariste Raul Midón puis le batteur Manu Katché recrée sa célèbre émission « One Shot Not » sur la scène du Théâtre Antique de Vienne.
Blanco y Negro propose « Timbero »
Doux mélange de jazz et de musique cubaine
Le groupe Blanco y Negro mélange le jazz scandinave à la musique traditionnelle cubaine. Sur l’album « Timbero », le quintet interprète une musique qui balance entre allégresse et poésie. Du latin-jazz plein de vitalité.
Annoncé pour le 16 février 2018, l’album « Timbero » (Stunt Records/Una Volta Music) restitue une musique marquée de l’héritage de chacun de ses membres originaires de Cuba pour le pianiste, le bassiste et le percussionniste, du Danemark pour le batteur et de la Suède concernant le saxophoniste.
Composé à l’origine du joueur de conga cubain Eliel Lazo, du bassiste cubain Yasser Morejón, du batteur danois Jonas Johansen, du pianiste Tony Rodríguez et du saxophoniste Jakob Dinesen, le groupe Blanco y Negro a sorti en 2006 un album au titre éponyme enregistré à La Havane. Après une longue période de silence, la section rythmique demeurée intacte a été rejointe par le pianiste cubain Abel Marcel et par le saxophoniste Karl-Martin Almqvist.
La section rythmique originelle de Blanco y Negro est pourvoyeuse d’une forte imprégnation afro-cubaine mais inscrit aussi son propos dans la grande tradition du jazz. Les deux nouveaux membres du groupe possèdent eux aussi cette même caractéristique. Ainsi « Timbero » résonne des rythmes cubains enfiévrés et possède les qualités de ce jazz scandinave méditatif et aérien.
Brillant représentant du jazz scandinave, le saxophoniste Karl-Martin Almqvist a travaillé son instrument avec George Garzone, a collaboré avec Maria Schneider et Dave Liebman et est actuellement membre du « Danish Radio Big Band ». Sur son thème La Aldea Del Norte, son jeu méditatif apporte un espace de sérénité et de légèreté. Du jazz aérien et poétique.

Blanco y Negro©Stephen Freiheit
Fougueux pianiste au style ancré dans l’école cubaine du piano, Abel Marcel a joué au sein de la formation de David Murray et continue aussi à s’exprimer aux sein d’orchestres cubains traditionnels. Il possède de sérieux talents d’improvisateur que « Timbero » permet d’apprécier. Fin compositeur il contribue au répertoire de l’album avec trois thèmes teintés d’un lyrisme aux accents plutôt nostalgiques. La douce valse October 6th et Nostalgia De Un Sueño permettent au saxophoniste de libérer la dimension lyrique de son expression. Nostalgia De Otro Sueño interprétée en solo par le pianiste termine l’album avec de tendres accents mélancoliques.
La percussionniste Eliel Lazo figure parmi les maîtres des congas et si ses projets personnels sont ancrés dans la tradition cubaine il a aussi joué avec de grands noms du jazz comme Eliane Elias, Steve Swallow ou Mike Stern. Les climats de ses deux compositions, Timbero et Tradición sont emblématiques de la tradition cubaine.
Le bassiste cubain Yasser Morejón a lui aussi un pied dans le jazz et un autre dans les climats de son île natale. Il a en effet eu l’occasion de jouer avec Chucho Valdes et Roberto Fonseca mais a étudié la contrebasse avec le grand NHOP (Niels Herning Ørsted Pedersen). Something Personal, sa composition à la rythmique sophistiquée ouvre l’album.
Le batteur danois Jonas Johansen a quant à lui une grande expérience au sein des big bands de jazz mais a aussi travaillé avec des pointures du jazz brésilien comme Egberto Gismonti ou Airto Moreira. Il contribue au répertoire de l’album à hauteur de trois compositions. The Caretaker, Taa-Daa et le splendide The Munch
« Timbero », un métissage équilibré entre la tradition afro-cubaine et le jazz scandinave. Chaque influence participe à enrichir l’autre sans pourtant se renier. Polyrythmie et poésie se croisent pour le meilleur.
Jazz à Vienne 2021 – 04 juillet
Clin d’œil à Florian Pellissier Quintet & « Rio »
Intitulé « Rio », le cinquième album du Florian Pellissier Quintet invite à un voyage vers des rivages apaisés, sensibles et élégants. Enregistré en quintet dans le New Jersey, dans le mythique studio de Rudy Van Gelder, l’opus navigue entre hard bop méditatif et douce poésie. Imprégné de groove et de musicalité, le répertoire enchante de bout en bout. La musique coule comme un fleuve, un rio, um rio…
Coup de cœur pour « Kaboom » et Michel Meis 4tet
Le quartet luxembourgeois du batteur Michel Meis annonce la sortie de son deuxième album, « Kaboom », avec en invité, le violoniste français Théo Ceccaldi. Le titre explosif de l’opus est en parfaite adéquation avec son contenu musical. Un jazz moderne, nerveux et dynamique où alternent mélodies accrocheuses et improvisations décapantes et inspirées. Avec un goût affirmé pour la diversité des ambiances et les structures complexes, la musique affirme son identité qui tranche avec les formats consensuels. A découvrir et à partager !
Fidèle aux valeurs de ses origines, Didier Levallet et toute l’équipe de Jazz Campus en Clunisois ont élaboré une édition 2017 qui a permis au public de vivre huit jours de concerts, aux stagiaires de progresser et de s’enrichir durant les ateliers et à tous de se retrouver le 26 août 2017 pour une fête d’anniversaire conviviale.


C’est le thème de Monk, Ask me Now qui ouvre l’album. La solidité de la section rythmique permet au ténor de s’exprimer avec une grande liberté et beaucoup d’audace. Sur Nobody Else But Me de Jerome Kern, le saxophoniste surprend par son aisance à improviser en restant très proche du thème alors que la batterie propulse le rythme à grand train.
Avec la venue du saxophoniste Joshua Redman, le trio devient quartet. On the Trail de Ferde Grofé résonne du joyeux échange qu’entreprennent les deux ténors. Après avoir avoir exposé le thème en alternance, les deux saxophonistes joutent avec souplesse et dextérité durant six minutes sur la solide rythmique qu’assurent Harland et McBride. L’échange est amical et l’on saisit le fort potentiel de Walter Smith III qui tient tête à Joshua Redman avec une aisance remarquable. Un échange de saxophones dans la grande tradition des chase d’antan.
Après son dernier opus jazz « My Picture » enregistré en trio avec Mark Turner et Ben Street et sorti en 2016,
Les trois compères sillonnent l’Europe, les États-Unis et se produisent sur les scènes des festivals et celles des clubs où ils côtoient à l’occasion Stefano Battaglia, Nils Peter Molvaer et bien d’autres encore. C’est durant les tournées de présentation du CD « The Human Beings » que le trio a conçu le travail préliminaire de l’album à venir et a défini sa direction musicale que restitue son titre, « Legacy ». Un projet inspiré par un héritage aux origines variées.
le trio Pericopes+1 va s’engager dans une tournée européenne entre mars et mai 2018.
